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Le Prof Gnininvi
et Mme Adanlété |
Samedi 29 septembre 2007, il est 14 h 30. Simple
coïncidence ou stratégie politique, les rues menant à la
place Anani Santos, ex Fréau
Jardin sont bondées de monde arborant deux uniformes :
le rouge pour le Comité d’Action pour le Renouveau qui
tient son meeting côté Centre Culturel Français et le
rose pour la Convention Démocratique des Peuples
Africains (CDPA) qui tient également son meeting côté
Ecole Nationale d’Administration (ENA). Tous les deux
partis rivalisaient d’ardeur.
Sur le côté ENA servant d’aire de jeu, le professeur
Léopold Messan Kokou Gnininvi, leader de
la Convention Démocratique
des Peuples Africains (CDPA), tient son tout premier
meeting de campagne. Raymond Téttékpoè, Lydia Adanlété,
… bref tout l’état-major de la CDPA était présent.
Tour à tour, les candidats en lice tiennent en haleine
une foule vive de près d’un millier de sympathisants qui
arborent T-shirts et foulards roses à l’effigie de
l’emblème de
la CDPA.
La justice, l’équité, la
transparence, la bonne gouvernance, l’amour, la
solidarité sont entre autres termes récurrents au cours
des trois interventions ayant meublé cette première
sortie de « l’équipe du professeur » qui
ne compte pas faire les choses à moitié.
Pour reconstruire le pays,
La CDPA propose un programme en seize (16)
points à savoir :
la reconstruction de l’Etat, la gratuité de l’école
primaire et l’amélioration des conditions de l’éducation
et de la formation, assurer la santé pour tous, la
promotion des droits humains et l’égalité des chances,
la réhabilitation de l’armée togolaise pour en faire un
acteur de développement de la nation, donner au monde
rural sa vraie place dans la société togolaise,
sauvegarder l’environnement pour sécuriser l’avenir.
Les personnes du 3ème âge ne sont pas
oubliées par le professeur. Elles vont occuper une place
de choix, afin que leur savoir-faire et leur expérience
servent aux générations présentes et futures. La femme
togolaise n’est pas du reste. Elle sera, selon ce
programme, réhabilitée et va constituer un partenaire
égal à l’homme…
C’est par des cris stridents et des applaudissements
nourris que la foule a accueilli ce programme qui a été
présenté par le professeur Gnininvi.
Le leader de la CDPA demande au peuple, un délai de 1095 jours soit trois
ans, pour lui rendre compte. Mais avant, Gnininvi et son
équipe demandent que le peuple leur accorde le
maximum de confiance en votant massivement pour les
candidats en liste de
la CDPA.
« Ces élections législatives annoncent des lendemains
prometteurs pour notre pays », a lancé Léopold
Gnininvi qui invite toute la classe politique togolaise
à ne pas compromettre cet avenir qu’il qualifie de « radieux ».
Aux militants, il demande de rester vigilent et de
proscrire de leur comportement quotidien la violence et
autres actes qui ne les honorent point.
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Les militants de
la CDPA |
C’est dans une atmosphère détendue et comblée par les
différentes interventions que la foule des « rose »
a raccompagné leurs candidats jusqu’au domicile de Lydia
Adanlété (candidate), sis juste derrière le Camp de la
Gendarmerie Nationale.
Signalons que dans la matinée de ce 29 septembre, le
candidat tête de liste de la CDPA dans
la Commune de Lomé, le Prof Léopold Gnininvi a eu à
faire un tour des problèmes du pays et de son programme
de campagne avec les journalistes. C’était au cours d’un
entretien avec la presse qui s’est déroulé à son
domicile, entretien sanctionné par un message que nous
reprenons pour vous.
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Un militant du
CAR au meeting de la CDPA |
Symbole de la cohabitation politique au Togo
: Gnininvi
séduit un militant du CAR
La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA)
et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont tenu,
le samedi 29 septembre dernier leur premier meeting de
part et d’autre de la rue à
la Place Anani
Santos à Lomé.
Les militants du CAR étaient habillés de T-shirt et
foulards rouges, alors que ceux de la CDPA arboraient le rose. Et avant même que le leader du
CAR, Me Agboyibo ne quitte les lieux, certains de ses
militants s’étaient retrouvés dans le camp des « rose »
sans être inquiétés.
La quarantaine, visage imposant, ce militant du CAR en
rouge siégeait à la première place dans une foule des « rose »
sans que cela ne suscite un tollé, comme ce fut le cas
quelques années plus tôt.
Cette image forte qui, il n’y a longtemps, pouvait être
source d’affrontements, témoigne d’une certaine maturité
politique des Togolais qui en ont assez de se dévorer du
regard. C’est la preuve que la cohabitation politique
est possible au Togo même si chaque Togolais exhibait
son appartenance politique.
Loin d’être une image singulière, il faut souligner que
dans le voisinage immédiat de ces deux meetings, l’on a
remarqué que des militants arborant des couleurs à
l’effigie des emblèmes d’autres partis, circulaient
librement et pouvaient même se permettre des accolades
pour ceux qui sont familiers.
Espérons que ce bon voisinage ne s’évanouisse pas du
jour au lendemain, et augure un climat de paix et
d’harmonie sociale durables. |