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PM Yawovi
Agboyibo lors de l'ouverture de l'atelier |
L’atelier qui
a duré trois jours, a
permis a à la
soixantaine de toutes les catégories d’acteurs de
développement venus des quatre coins du pays, les ONG,
les syndicats et autres, de plancher sur les stratégies
à adopter pour réduire la pauvreté au Togo si on ne peut
l’enrayer.
Le travail s’est articulé
autour de 3 points à savoir :
- l’amélioration de la gouvernance politique et
économique
- la consolidation du processus de relance économique,
la promotion de la croissance et du développement
durable
- le développement des secteurs sociaux des ressources
humaines et de l’emploi.
Le document est le résultat d’un processus enclenché
depuis 2001 quand le gouvernement togolais a mis sur
pied, avec le concours des partenaires au développement
tant internes qu’externes, une cellule qui a réfléchi
sur ce qu’il y a lieu de faire pour mener cette lutte.
Dans son mot de bienvenue aux participants à l’atelier,
le ministre des finances du budget et des privatisations
a félicité et remercié les autorités togolaises pour
l’intérêt qu’elles attachent à la réduction de la
pauvreté au Togo. Il a ensuite encouragé les
participants à travailler d’arrache-pied pour parvenir à
l’élaboration d’un document final qui sera le guide de
l’acteur au développement. « Nous devons ensemble
nous mobiliser pour l’élaboration d’un document
définitif », a-t-il laissé entendre.
Prenant à son tour la parole pour inaugurer l’atelier,
le premier ministre Me Yawovi Agboyibo, représentant le
chef de l’Etat et le citant, a laissé comprendre que
depuis son accession à la magistrature suprême, des
efforts sont orientés vers le fait que le Togo retrouve
ses repères économiques afin d’atteindre un
développement croissant. Il a donné quelques actions
menées en ce sens entre autres, la signature de l’Accord
Politique Global, fruit du dialogue intertogolais ; le
déroulement du processus électoral des législatives…
« L’un des plus importants
paris qui restent à gagner, a
dit le chef de l’Etat à travers le premier ministre,
est celui du redressement économique et de
l’amélioration des conditions de vie des Togolaises et
des Togolais ». Puis il ajoute : « en adoptant en
novembre 2004 le document intérimaire de stratégie de
réduction de la pauvreté, le gouvernement a voulu
traduire dans les faits non seulement l’engagement pris
en 2000 à New York par les chefs d’Etat et de
gouvernement du monde entier de créer un monde meilleur
pour tous, mais aussi sa détermination de faire de la
lutte contre la pauvreté la pierre angulaire de sa
politique économique et sociale ».
Dans son message, le chef de l’Etat togolais, se
référant à une enquête menée en 2006, reconnaît que
environ 60% de la population togolaise vit en dessous du
seuil de pauvreté. « Cette situation interpelle la
conscience collective et prouve à quel point, s’il en
était besoin, qu’il est indispensable que nous puissions
taire nos divergences pour ne prendre en considération
que ce qui nous unit à savoir l’intérêt supérieur de
notre nation ». Il a ensuite exprimé sa gratitude à
tous les partenaires au développement que sont les ONG,
les centrales syndicales qui n’ont ménagé aucun effort
pour l’élaboration du document intérimaire.
Aussi, le message a-t-il passé en revue toutes les
conditions qui concourent à atteindre les objectifs de
développement. Il a rappelé l’intérêt que les
participants doivent porter, eux qui connaissent bien le
terrain, à la population. Aussi, Me Agboyibo les a-t-il
appelés au travail sérieux pour qu’à la fin, de bons
résultats puissent sortir des travaux : « Je vous
exhorte donc, a-t-il insisté, à vous investir
pleinement au cours de cet atelier pour une meilleure
prise en compte des préoccupations de tous, notamment
des plus démunis dans nos hameaux dans le souci
essentiel de rendre cette stratégie plus facile à
traduire dans les faits ».
Le document final sera adopté lors d’un Conseil des
ministres. |