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D’un montant de 8 millions d’euros soit un peu plus de 5
milliards de nos francs, ce financement permettra selon
le ministre Bawara « à l’Etat togolais d’adapter sa
législation nationale par rapport aux conventions
internationales auxquelles notre pays fait partie »
La
cérémonie d’échange de documents a été l’occasion des
deux hommes de prononcer quelque mots en la
circonstance.
Dans son intervention M. Bawara a laissé entendre que «
la cérémonie de ce jour nous permet de signer la
convention de financement concernant le programme
nationale de modernisation de la justice au Togo ».
Il a profité de l’occasion pour remercier tous les
partenaires au développement à savoir la France , mais
surtout, l’UE pour son engagement et sa sincère
contribution pour la consolidation de l’Etat de droit
« car, a souligné M. le ministre, la justice
c’est le maillon de l’Etat de droit . La justice, c’est
l’instrument essentiel qui permet de renforcer la
progression des droits de l’homme et des libertés. »
Il n’a pas oublié de remercier également les autres
partenaires au nom du gouvernement et du peuple togolais
.
Cette signature va permettre une phase d’exécution
accélérée. « Il va s’agir, a dit M. Bawara de
renforcer la sécurité judiciaire, renforcer et
consolider la sécurité juridique et de la consolider, de
procéder à l’amélioration de l’accès des populations au
droit et aux services de la justice . Ce programme,
a-t-il poursuivi, permet à la fois de construire un
certain nombre d’infrastructures de juridiction telles
que les cours d’appel, les tribunaux de première
instance à Lomé et à Kara notamment. Mais il permet
surtout ( et c’est une bonne occasion de s’en féliciter)
d’adapter notre législation au conventions et
instruments internationaux que nous avons signés en
particulier ce qui est du domaine des droits de
l’homme. » Le ministre s’est ensuite félicité du
fait que les envoyés des organisation internationaux
constatent ces derniers temps une certaine amélioration
dans le domaine des droits de l’homme au Togo.
M. Bawara a rassuré « qu’à travers le travail qui
sera fait, toutes les conventions à la fois africaines
et internationales relatives au droit de l’homme
pourront trouver leur réflexion dans le droit pénal,
dans l’armature juridique nationale. Il s’agit surtout
aussi de faciliter l’accès des citoyens à la justice… »Bref,
pour le ministre , « il s’agit pour le Togo de
rentrer de pleins pieds dans une dynamique irréversible
qui va permettre la consolidation de la démocratie et
de l’Etat de droit et surtout, le plein respect des
libertés fondamentales. »
Le représentant de l’ UE pour sa part , a exprimé
son plaisir pour la signature de ladite convention de
financement relative au programme d’appui à la
modernisation de la justice et à la promotion des droits
de l’homme au Togo . « La signature de ce document
est un événement particulier qui s’inscrit en effet dans
le prolongement du programme national de modernisation
de la justice lancé en 2005. » Pour le diplomate,
cet acte est l’expression de son institution à
accompagner le Togo dans ses efforts dans le domaine des
droits de l’Homme. « Les activités qui seront menées
dans le cadre de ce projet, a-t-il dit, qu’il s’agisse
de l’indépendance des magistrats, de l’appui à la
modernisation de la justice, de la modernisation du
droit national, du renforcement des capacités du
ministère de la justice etc…, c’est une étape
nécessaire dans le processus de la modernisation du
droit qui est en cours. » Pour lui ces efforts pour
le Togo encourageront les investisseurs, et d’autres
partenaires d’aider le Togo sur la voix de la
démocratie . « Ce projet représente un défi pour
l’Etat togolais, qui devra veiller à couvrir un budget
plus conséquent. » |