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Me Martial Akakpo |
En
effet, dans la semaine du 21 mai, la presse privée
togolaise dans sa grande majorité a relaté
les
faits qui opposent Me Martial Akakpo, avocat inscrit
au barreau de Lomé à M. Rémy Moèvi ;
Ceci a
provoqué une vive colère de l’avocat.
Les circonstances qui ont concouru à la naissance de
ce litige remontent
à
2004 quand
il fallait fournir des voitures devant assurer le
transport des officiels lors du sommet de la
francophonie tenu à Ouagadougou au Burkina Faso. A
l’époque, Me martial Akakpo avait été sollicité par
son cousin M. Olivier Sokpoh, DG de la société
Naliscar (société de location de voiture)
basée
au Bénin pour trouver un financement devant lui
permettre d’acheter des véhicules.
M. Olivier Sokpoh, s’étant déjà vu ravir ce marché
en 1994 par le Group Fadoul
a donc
sollicité
l’aide de son cousin avocat, Me Akakpo
avec qui il
aurait
mené
de nombreuses démarches infructueuses auprès de
certaines banques européennes et de leurs filiales
africaines ;
Selon
la version de Me Akakpo
lors de la conférence de presse, certaines de ces
banques
auraient relevé
que M. Sokpoh y avait des ardoises.
C’est alors que, contacté, M. Rémy Moèvi, employé à
la société SAGA à Paris arrive à mettre en contact
M. Olivier Sokpoh avec son ancien concurrent Fadoul
qui finance l’achat de 255 voitures auprès de
Peugeot, à hauteur de 4.711.000 Euros. Toujours dans
sa version des faits, Me Akakpo dit avoir retenu
dans son contrat avec M. Sokpoh, 75 millions de F
CFA comme convention d’honoraires au lieu de 300
millions de F CFA à raison d’un pourcentage de 10 à
15% du montant total comme l’exige son métier.
Dans le contrat de location avec le gouvernement
burkinabais, les véhicules devaient être revendus
après le sommet. Et c’est
avec
la recette
de revente des véhicules
que les deux associés feraient
face aux autres dépenses afférentes.
Dans l’impossibilité de revendre toutes ces voitures
sur coup, un certain M. Abdala (vendeur de voitures
au Niger, qui d’ailleurs était présent au point de
presse) a été contacté et au passage les trois
collaborateurs ont convenus de dégager un bénéfice
de 3 millions sur la vente de chaque voiture pour
que chacun ait droit à une commission d’un million
par voiture.
Sur ce, Me Akakpo déclare n’avoir reçu aucune
commission, ni ses honoraires sur la vente de 185
voitures achetées par le gouvernement burkinabais et
de 45 voitures vendues au Niger grâce à Abdala.
Ainsi, poursuit Me Akakpo, pour un petit nombre de
voitures vendues au Togo et dans un autre pays de la
sous-région, il encaisse 127 millions de FCFA (une
partie du total vendu). De cette somme, les frais de
démarche pour la vente, les multiples retraits
d’argent effectués par M. Olivier Sokpoh sont
évalués à 53 millions. Montant sur lequel les trois
collaborateurs se sont entendus à une réunion à Lomé
le 17 juin 2005.
M. Sokpoh s’étant vu refuser un retrait de 10
millions (sur le reste des 127 millions), demandé
à Me Akakpo, a fait recours à M. Rémy Moèvi (comme
facilitateur), qui se trouve être le beau-frère de
l’avocat. C’est dans ce rôle de médiateur que M.
Moèvi, aurait, le 04 avril dernier, sans aucune
forme de conciliation, imposé comme solution la
somme de 50 millions à remettre en guise
d’honoraires à l’avocat qui a contesté et la
procédure et la somme. Les discussions devenues
houleuses, ont entraîné des insultes des deux
parties. Me Akakpo aurait demandé au médiateur de
taire la discussion dans son bureau avant de le
quitter. M. Moèvi aurait continué les insultes hors
du bureau, devant les clients et les collaborateurs
de l’avocat ; ce qui aurait entraîné ce dernier à
perdre son sang froid. « Comme tout être humain à
qui cela pouvait arriver, j’ai perdu mon sang
froid » a laissé entendre Me Akakpo.
Selon l'avocat, aucune
charge ne sera retenue contre
lui
assigné en justice par M. Moèvi. Le procureur
estimant que, cinq jours d’incapacité de travail
qu’indique le certificat médical, sont insuffisants
pour inculper Me Akakpo.
Pour Me Ajavon Zeus également présent à la
conférence de presse, cet incident est un complot
qui vise à déstabiliser le réseau qu’ils ont mis en
place pour positionner des candidats avocats sur
toute l’étendue du territoire aux prochaines
législatives, en vue de donner une nouvelle vision à
la politique togolaise. Me Akakpo est en effet
candidat aux élections législatives à Anèho ; et
pour lui, la provocation de M. Moèvi et ses
complices vise à saboter son ambition politique.
Me Akakpo pour terminer son point de presse a
déclaré : « Je n’accepterai pas que quiconque
salisse le nom de ce cabinet, j’ai mis beaucoup
d’énergie, beaucoup de temps et de labeur pour le
construire » ; c’est pourquoi il dit porter
plainte contre M. Moèvi et tous les journaux qui ont
traité de manière partisane cette affaire sans
vérification, sans avoir l’autre version. |