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Le
vendredi 18 mai,
la CENI avait rencontré les partis politiques pour
leur présenter le chronogramme des élections. Après
cette rencontre, le bureau national de l’Union des
Forces de Changement (UFC) s’est retrouvé le 21 mai 2007
pour « un examen approfondi du processus électoral en
cours.» C’est
dans le but de partager avec la presse ses
préoccupations quant au déroulement du processus
électoral que le bureau national du parti
de Gilchrist Olympion
a organisé une conférence de presse ce mardi 22 mai à
son siège 59, Rue Koudadzé, Lomnava à Lomé.
Au cours de cette rencontre avec la presse nationale,
une déclaration liminaire a été lue par M. Crosby QUIST
chargé à la communication. Dans cette déclaration l’UFC
relève cinq points préoccupants: |
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- Du chronogramme des élections
:
Pour l’UFC, la CENI avait communiqué au Comité de
Suivi lors de sa session du 14 mai la date du 5 août
comme nouvelle date du scrutin en lieu et place du
chronogramme. Selon l’UFC l’absence du chronogramme
met les partis politiques dans l’ignorance totale de
la procédure et des étapes qui ont abouti à
l’obtention du 5 août et les délais des tâches qui y
concourent.
- De l’installation imminente des Commissions
Electorales Locales Indépendantes (CELI)
: L'UFC se dit
surprise d’apprendre la mise en place des membres
par le président de la CENI. Ce qui viole,
selon le parti,
l’article 28 du Code électoral.
Cet
article
dispose
que le président de la CELI est nommé par décret
pris en conseil des ministres sur proposition de la
CENI. Alors l’UFC « conteste formellement la
compétence du seul président de
la CENI a composer et à faire mettre en place les
membres de CELI ».
A cet effet, une lettre a été adressée à la CENI
dans laquelle l’UFC met cette dernière en garde
contre les graves conséquences de toute violation de
la loi électorale et de toute décision tendant à
compromettre l’organisation d’élections crédibles et
acceptables
par tous.
- De
la caution
pour le dépôt de candidature
:
La caution est de
200.000 avec une réduction de 25% pour les femmes.
L’UFC s’élève contre cette décision qu’elle qualifie
d’arbitraire, qui ne tient aucun compte du niveau de
vie de la population togolaise. L’UFC pense que ce
montant est fixé dans l’objectif d’exclure la
majorité des togolais de la course électorale.
- De la réforme de la Cour Constitutionnelle
:
Selon
l’UFC
cette reforme
doit s’opérer sur une base consensuelle. L’UFC
« met en garde tout replâtrage, tout rafistolage
visant à mettre en selle tout ou partie des membres
actuels de
la Cour Constitutionnelle ».
- Du code de
la
bonne conduite annexé à l’Accord politique global :
l’UFC s’indigne du non-respect de ce code par M.
Gilbert Bawara ministre de la Coopération et du
NEPAD, membre du Comité central du RPT, qui
« s’emploie à agresser régulièrement l’UFC et son
président sur les médias ».
L’UFC est convaincue que l’organisation
d’élections libres, justes et transparentes passe
par la recherche de solutions consensuelles à ces
préoccupations, l’observation des lois en vigueur et
du code bonne conduite. |