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23  mai 2007

Alex Didjougouna
Elections législatives du 5 août 2007 : L’UFC soulève des inquiétudes

Le vendredi 18 mai, la CENI avait rencontré les partis politiques pour leur présenter le chronogramme des élections. Après cette rencontre, le bureau national de l’Union des Forces de Changement (UFC) s’est retrouvé le 21 mai 2007 pour « un examen approfondi du processus électoral en cours.» C’est dans le but de partager avec la presse ses préoccupations quant au déroulement du processus électoral que  le bureau national du parti de Gilchrist Olympion a organisé une conférence de presse ce mardi 22 mai à son siège 59, Rue Koudadzé, Lomnava à Lomé. Au cours de cette rencontre avec la presse nationale, une déclaration liminaire a été lue par M. Crosby QUIST chargé à la communication. Dans cette déclaration l’UFC relève cinq points préoccupants:

- Du chronogramme des élections : Pour l’UFC, la CENI avait communiqué au Comité de Suivi lors de sa session du 14 mai la date du 5 août comme nouvelle date du scrutin en lieu et place du chronogramme. Selon l’UFC l’absence du chronogramme met les partis politiques dans l’ignorance totale de la procédure et des étapes qui ont abouti à l’obtention du 5 août et les délais des tâches qui y concourent.

- De l’installation imminente des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI)
: L'UFC se dit surprise d’apprendre la mise en place des membres par le président de la CENI. Ce qui viole, selon le parti, l’article 28 du Code électoral. Cet article dispose que le président de la CELI est nommé par décret pris en conseil des ministres sur proposition de la CENI. Alors l’UFC « conteste formellement la compétence du seul président de la CENI a composer et à faire mettre en place les membres de CELI ». A cet effet, une lettre a été adressée à la CENI dans laquelle l’UFC met cette dernière en garde contre les graves conséquences de toute violation de la loi électorale et de toute décision tendant à compromettre l’organisation d’élections crédibles et acceptables par tous.

- De la caution pour le dépôt de candidature :   La caution est de 200.000 avec une réduction de 25% pour les femmes. L’UFC s’élève contre cette décision qu’elle qualifie d’arbitraire, qui ne tient aucun compte du niveau de vie de la population togolaise. L’UFC pense que ce montant est fixé dans l’objectif d’exclure la majorité des togolais de la course électorale.

- De la réforme de la Cour Constitutionnelle : Selon l’UFC cette reforme doit s’opérer sur une base consensuelle. L’UFC « met en garde tout replâtrage, tout rafistolage visant à mettre en selle tout ou partie des membres actuels de la Cour Constitutionnelle ».

- Du code de la bonne conduite annexé à l’Accord politique global : l’UFC s’indigne du non-respect de ce code par M. Gilbert Bawara ministre de la Coopération et du NEPAD, membre du Comité central du RPT, qui « s’emploie à agresser régulièrement l’UFC et son président sur les médias ».

L’UFC est convaincue que l’organisation d’élections libres, justes et transparentes passe par la recherche de solutions consensuelles à ces préoccupations, l’observation des lois en vigueur et du code bonne conduite.

 

 
 

 
 
 
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