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Ce sont, Monseigneur l’Archevêque Philipe KPODZRO et
Monseigneur Benoît ALOWONOU, Evêque de Kpalimé et
vice-président de la CET qui ont animé ce point de
presse en présence de certains invités et d’un
parterre de journalistes.
L’unité en création au Togo fait partie du
réseau des Unités de l’Université Catholique de
l’Afrique de l’Ouest (UCAO) qui est un ensemble
d’université avec des unités installées ou en voie de
l’être dans les différentes conférences épiscopales
qui composent la Conférence Episcopale Régionale de
l’Afrique de l’Ouest (CERAO). Les pays concernés par
ces unités universitaires sont : le Bénin, le Burkina
Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Mali, le
Sénégal et le Togo.
Monseigneur Alowonou a rappelé que du 17
au 20 octobre 2006 à Dapaong, la CET a rendu publique
sa décision d’accueillir l’Unité de l’UCAO attribuée
au Togo et d’ouvrir la 1ère rentrée
académique en 2007-2008.
La création des unités de l’UCAO est le
résultat d’un appel lancé depuis 1984 à Kinshasa en
République Démocratique du Congo (RDC) où le Symposium
des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar
(SCEAM) exhortait l’Eglise catholique d’Afrique à
mettre un accent particulier sur la promotion de
l’enseignement supérieur et universitaire en Afrique.
C’est alors qu’en février 2000, à Conakry en
République de Guinée, les Evêques de la CERAO réunis
en Assemblée plénière ont pris la décision de créer
l’UCAO.
Au sein de l’UCAO, chaque unité
universitaire porte le nom de la ville d’implantation ;
ainsi l’unité du Togo qui sera implantée à Tsévié (dans
l’Archidiocèse de Lomé) est dénommé Université
Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité
Universitaire de Tsévié (UCAO-UUT). Elle aura pour
domaine de formation : les Sciences Informatiques et
Applications.
L’objectif de l’UCAO-UUT est « de
contribuer à la formation de cadres de haut niveau
dans les pays de la CERAO avec un accent particulier
sur une initiation à une conduite de la vie et des
activités qui puisent son inspiration dans les valeurs
humaines, et essentiellement dans la vision de Dieu
sur l’homme telle que les enseignements de la Bible et
de la foi chrétienne nous l’apprennent ...» a
précisé Mgr Alowonou.
La rentrée académique annoncée pour
Octobre prochain se fera provisoirement dans les
infrastructures déjà existantes à Sanguéra, le temps
de réaliser les infrastructures propres à l’université
sur le site de Tsévié où la municipalité a offert 10
ha à cet effet. Les sources de financement de ce
projet sont l’Eglise du Togo à travers la CET, les
partenaires d’Eglises sœurs, des contributeurs locaux
à travers une mobilisation des fidèles et d’autres
particuliers ou institutions, des banques et
institutions financières locales ou étrangères.
L’accès à l’UCAO-UUT a précisé Mgr KPODZRO « est
ouvert à toute personne ayant obtenu son baccalauréat
ou un diplôme équivalent, et satisfaisant aux critères
académiques définis par les instances de l’université. »
Les partenaires académiques sont les
universités du Togo et d’ailleurs, des cadres locaux
ou de la sous-région aux compétences avérées ; des
universités du réseau UCAO, des universitaires ou
chercheurs confirmés dont les compétences intéressent
les filières de formation à l’UUT.
Monseigneur Philipe Fanoko Kpodzro,
chancelier de l’UCAO-UUT a ensuite présenté la nature
de l’UUT qui est celle d’une université technologique
avec des cycles de formation qui sont la Licence, le
Master et le Doctorat (Système L-M-D).
Pendant les cinq premières années a-t-il précisé,
l’UCAO-UUT entend développer deux filières principales
de formation à savoir les Sciences Technologiques et
les Sciences de l’Economie et de Gestion.
Les préoccupations des journalistes qui
concernent entre autres le coût de la formation, la
qualité de l’outil de formation, le choix du domaine
de formation par l’UUT ont trouvé satisfaction dans
les réponses données par le professeur Messanvi
Gbéassor, doyen de la faculté des sciences de
l’Université de Lomé, conseiller auprès du directeur
chargé des affaires académiques, à savoir que le coût
sera le moins élevé possible car l’Eglise insiste sur
la dimension sociale qu’elle allie bien entendu à la
qualité de la formation, l’outil de formation sera
d’une très bonne qualité, et que le choix de
l’informatique pour l’UUT est de répondre aux besoins
présents et avenirs.
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