La marche du Togo vers la démocratie :
bilan et perspectives. C’est sur ce thème que
l’organisation Jeunesse Unie pour la Démocratie en
Afrique (J.U.D.A) a animé le samedi 17 février 2007 au
CESAL de Tokoin Séminaire à Lomé, en collaboration avec
le Mouvement Citoyen de la Diaspora Togolaise en Europe
(MDTE), une rencontre publique. Cette conférence selon
les responsables de la J.U.D.A, se veut une tribune pour
le peuple et surtout la jeunesse de débattre du
processus démocratique enclenché depuis 1990 au Togo.
Après les mots de bienvenue du
président de la J.U.D.A, M. Benjamin NALIALI, précédés
de l’hymne national chanté avec ferveur par toute
l’assistance, une contribution écrite du MDTE a été lue,
par M. Kossi APLA, un militant actif de la J.U.D.A.
Suivra, l’exposé du thème de la rencontre par le
Secrétaire Général M. Rodrigue KPOGLI, qui a conclu que
le bilan est négatif en ce qui est de la marche du Togo
vers la démocratie. Les débats qui ont suivi l’exposé,
ont été comme d’habitude animés. M. Rodrigue KPOGLI,
avec sa franchise traditionnelle n’a rien laissé passer.
A toutes les questions et autres commentaires, le
communicateur a apporté des réponses qui ne laissent
transparaître aucune zone d’ombre, confirmant ainsi qu’à
la J.U.D.A, un chat est un chat. Les participants ont, à
la fin des travaux, unanimement souhaité que
l’organisation tiennent plus régulièrement les
rencontres de ce genre pour permettre aux citoyens
togolais de comprendre certaines choses et leur donner
par là même, l’occasion de s’exprimer.
Pour permettre à chacun de se faire
son opinion sur cette rencontre, une nième de la J.U.D.A,
voici en intégralité le discours de bienvenue du
président M. Benjamin NALIALI, l’exposé de M. Rodrigue
KPOGLI et la contribution du MDTE lue lors des travaux
par Kossi APLA, militant actif de la J.U.D.A.
Discours de bienvenue du Président, M. Benjamin
NALIALI
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Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Chers amis infatigables combattants
de la Promotion des droits humains et des valeurs
démocratiques.
Je voudrais vous dire ce soir que je
suis comblé. Je suis comblé parce que vous avez pu
surseoir à certaines de vos occupations prioritaires
pour répondre massivement à notre invitation.
C’est un signe de patriotisme au
service de la nation tout entière. Car nous allons
échanger aujourd’hui autours du thème : « La marche
du Togo vers la démocratie : bilan et perspectives ».
Un sujet qui à notre humble avis, traite toute
l’histoire du peuple togolais depuis son accession à la
souveraineté internationale.
L’avènement d’une société
démocratique au Togo est le fondement d’une paix sociale
durable.
Aussi, me soit-il permis, au nom de
la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A.)
et en mon nom propre, de vous souhaiter la bienvenue.
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Je voudrais vous dire que le bilan de
la marche du Togo vers la démocratie est affreux,
horrible et écœurant. L’examen des faits de son histoire
est douloureux. Il est difficile de retenir mes larmes,
quant on procède à l’autopsie de ces événements. Car
chacun de nous a enregistré au moins une victime dans sa
famille.
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
C’est au Togo qu’a eu lieu le premier
coup d’Etat en Afrique 1963. Donc trois ans seulement
après l’accession à l’indépendance de nos colonies
africaines. Ce premier coup d’Etat a inauguré de facto,
l’ère d’un régime d’exception sous lequel le peuple
togolais a payé régulièrement de lourds tributs.
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Ce bilan a été très lourd quand le
peuple a demandé la suppression de ce régime dans la
mise en œuvre des conclusions de la Conférence nationale
souveraine de 1992. Et ceci, avec le vent de l’Est qui
avait soufflé sur tout le continent africain.
Mesdames, Messieurs,
Les lourds tributs payés par le
peuple togolais essentiellement axés sur la violation
des droits humains et les atteintes au droit à la vie
ont des multiples causes :
D’abord il y a l’immixtion
régulière de l’armée dans la vie politique foulant
aux pieds à tout instant les valeurs
constitutionnelles et autres atteintes des textes
fondamentaux. Le 05 février 2005, date du décès du
Feu Président Gnassingbé Eyadéma, les textes
fondamentaux de la République Togolaise ont été
méconnus dont le plus frappant est l’article 144
de la Constitution qui interdit toute révision en
période d’intérim.
Un autre juste motif de ces
lourds tributs est le comportement irréaliste et
malveillant de l’opposition. Cette opposition a
démontré tout au long de l’histoire de la marche
du Togo vers la démocratie, son incapacité notoire
à répondre aux aspirations profondes du peuple
togolais.
Elle n’est dynamique et
compétente que pour occuper le fauteuil du Premier
Ministre et autres postes ministériels strapontins.
Son incapacité n’est plus à démontrer.
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Pour la J.U.D.A., le règne d’un Etat
de non droit au Togo est le fruit de l’inexistence même
de culture démocratique savamment exploitée par les
autorités Elyséennes pour imposer au peuple togolais,
des autorités de toute nature, à commencer par la
magistrature suprême. Car nous autres, nous sommes
surpris d’entendre comme le reconnaît bien l’un des
dirigeants : « On ne se fait pas chef tout seul… C’est
l’armée qui m’a proposé le job. »
La J.U.D.A. s’interroge depuis cet
instant. La désignation des autorités dans un Etat
est-elle dévolue à l’armée ? Comment le Togo pourra-t-il
entrer dans le giron des Etats de droit avec une telle
armée ?
Il se pose alors inéluctablement, la
réforme de l’armée. Les futures échéances législatives
que nous espérons libres et transparentes seront à ce
prix. En ce sens, nous saluons l’acte du gouvernement en
adoptant le statut qualifiant désormais les personnels
militaires des Forces Armées Togolaises de républicains.
Cependant, nous serons plus heureux de voir ce statut se
matérialiser effectivement.
Il convient aussi de faire un examen
de la nomenclature de la Cour Constitutionnelle, car
dans sa formation actuelle, cette cour est inapte à
accoucher les élections libres et transparentes. Il faut
donc la revoir ; c’est une disposition de l’accord
politique global qu’il faut concrétiser.
La modification de l’article 52,
alinéa 1er de la Constitution de 1992 est un
véritable tremplin pour le trafic de la volonté du
peuple togolais lors de la formation de la future
Assemblée Nationale avec son cortège de scrutin de liste
proportionnelle.
Mesdames, Messieurs,
Honorables invités,
Nous exhortons ici et maintenant la
jeunesse togolaise et les patriotes de tout bord au Togo
et ailleurs de rester debout et vigilant pour
l’avènement d’une paix sociale durable au Togo.
Vive la jeunesse togolaise !
Pour que vive un Togo nouveau, uni,
solidaire et fraternel.
Je vous remercie.
Communication de M. Rodrigue KPOGLI,
Secrétaire Général de la J.U.D.A
Mesdames, Messieurs les membres de la
J.U.D.A et du MDTE
Mesdames, Messieurs représentant la
presse nationale et internationale
Distingué(e)s invité(e)s
Une fois encore, vous avez accepté
braver des difficultés pour répondre à l’invitation de
la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique. Cette
obstination qui est la vôtre, est le témoignage
irréfutable de votre volonté et de votre engagement à
œuvrer individuellement puis collectivement à
l’édification d’un Togo nouveau fondé sur les valeurs
républicaines, elles-mêmes bâties sur la paix, la
justice et le respect de la dignité humaine.
Nous nous devons, avant tout,
d’adresser les félicitations de l’association à tous les
nôtres qui se battent, comme des lions, et souvent dans
l’anonymat, pour tenter d’ouvrir les yeux, les oreilles,
le cœur et la raison de leurs compatriotes
majoritairement encore inaccessibles aux notions de
démocratie, et de citoyenneté. A tous ces militants
sincères, convaincus et combatifs, nous disons :
courage, confiance et fierté.
La presse ici, représentée, mérite
respect et encouragement. Son travail, ces dernières
années, a été très précieux dans la compréhension du
système politique togolais.
Le Mouvement citoyen de la Diaspora
Togolaise en Europe (MDTE) qui a bien voulu être à nos
côtés en ces moments, est à féliciter et à saluer. La
J.U.D.A rend hommage à cette organisation qui, par ce
geste, mieux ce devoir patriotique d’amitié, montre que
le message de la J.U.D.A délivré à l’endroit de la
diaspora en juin 2006 lors d’une conférence dont le
thème est : quelle jeunesse pour le Togo ? n’est pas
tombé dans les oreilles de sourd. Son message lu depuis
cette tribune, en est la certitude. Chacun des membres
de cette structure et particulièrement l’Administrateur
délégué montrent à suffisance à travers leur engagement
que combattre pour un Togo démocratique requiert
l’implication positive des Togolais de l’étranger qui,
ne doivent pas voir leur éloignement géographique du
pays comme une bouée de sauvetage de l’enfer togolais
mais plutôt une mission sacrée pour apporter les
dividendes de leurs expériences acquises à leurs
compatriotes engagés qui sont restés sur le terrain.
Le sujet (La marche du Togo vers la
démocratie) qui nous réunit ici, cet après-midi devrait
être la préoccupation de tous. Mais certains
compatriotes notamment jeunes, bien qu’étant informés et
disposant de moyens pour faire le déplacement, ont
choisi, soit par ignorance, soit par mépris de rester
dans leur case ou de s’occuper par des activités
totalement futiles voire rétrogrades. En procédant ainsi,
ils ont agi comme des nourrissons, dormant
tranquillement au moment même où la case est en feu.
La marche du Togo vers la démocratie
n’a pas été une marche rectilinéaire. Elle est
sinusoïdale et sinueuse. Pleine d’embûches et d’écueils.
Cette marche enclenchée véritablement en 1990, le peuple
togolais l’avait rêvée. Aujourd’hui ce rêve est devenu
un cauchemar en pleine journée.
Dans la démonstration qui va suivre,
nous essayerons d’établir le bilan du processus
démocratique au Togo et formuler les perspectives qui
aux yeux de la Jeunesse unie, doivent guider l’action de
chacun de nous dans le présent et le futur.
le bilan de la marche du Togo
vers la démocratie
Pour parler du bilan de la marche du
Togo vers la démocratie, une définition du concept de la
démocratie s’impose.
A/ Qu’est-ce que la démocratie ?
La démocratie est le type de régime
politique dans lequel le peuple est maître du jeu dans
tous les sens. Fort de cela, on admet volontiers que la
démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple,
pour le peuple.
Pouvoir du peuple : l’autorité
politique appartient au peuple qui désigne librement ses
dirigeants, accorde confiance et donne mandat,
généralement au moyen des élections.
Pouvoir pour le peuple : les
personnes qui ont reçu ce mandat doivent exercer le
pouvoir au profit du peuple, dans son intérêt, et non
pour les privilèges, les honneurs et l'enrichissement
personnel.
Pouvoir par le peuple :
l'exercice du pouvoir par les membres de la société,
capables de poser des actes politiques bénéfiques au
peuple, sinon à la majorité, activement en faisant la
politique, en étant au pouvoir ou dans l'opposition ;
passivement sans faire la politique, en exprimant leurs
opinions de manière ouverte et pacifique, au moment
opportun, y compris par les élections.
Cette confiance issue du peuple se
définit par sa souveraineté qui lui permet d'investir
ses représentants désignés au cours d'élections libres.
Se réclamer d’un soutien populaire peut paraître une
étiquette démocratique. Liberté et démocratie sont des
mots que l'on utilise souvent de façon interchangeable,
mais ils ne sont pas synonymes.
La démocratie évoque effectivement
une série d'idées et de principes sur la liberté et la
modalité de gestion de la chose publique consistant en
une série de pratiques et de procédures élaborées au
regard des expériences souvent ardues, controversées et
tortueuses. Cependant, elle est l'institutionnalisation
de la liberté.
Certains élément; ont résisté à
l'épreuve du temps pour caractériser la démocratie à
savoir : les fondements du gouvernement constitutionnel,
les droits de l'homme et I'égalité devant la loi.
La marche vers la démocratie est le
cheminement pouvant permettre à un pays d’arriver à un
gouvernement où le peuple est en amont et en aval du
pouvoir. C’est le processus démocratique ou encore la
démocratisation.
Ce système de gouvernement, le peuple
togolais le désire depuis 1990 avec le soulèvement
populaire du 05 octobre. Près de 20 ans de marche, il
convient de faire le bilan.
B/ Le bilan proprement dit.
Le peuple togolais, aux lendemains
immédiats de l’accession du Togo à la souveraineté
internationale, avait été sevré précocement par un coup
d’état sanglant aboutissant à la mort tragique de M.
Sylvanus OLYMPIO, triomphalement porté au sommet de
l’Etat togolais lors du scrutin de 1958. Cette victoire
des Nationalistes, malgré les fraudes de tous genres,
est le premier signe annonçant la volonté du peuple
togolais de bâtir un Etat répondant à la trilogie :
gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
De l’assassinat de M. OLYMPIO en 1963
jusqu’en 1990, le Togo a connu trois dirigeants, tous
venus au pouvoir à l’insu du peuple qui en est l’unique
détenteur.
Sous le régime Eyadéma GNASSINGBE, le
Togo avait connu une paix imposée par les baïonnettes
jusqu’en 1990 où les Togolais étranglés par les
injustices et les brimades, avaient courageusement pris
la résolution de ne plus faire ménage avec ce régime
sanguinaire à la façade humaniste.
De octobre 1990 à février 2005 (du
soulèvement populaire à la mort de Gnassingbé)
Cette période a été très mouvementée.
On a connu :
les répressions des
manifestations pacifiques,
les assassinats politiques,
les emprisonnements,
la chasse aux patriotes,
les attentats,
des milliers de Togolais forcés
à s’exiler pour avoir la vie sauve. Parmi eux,
certains seront poursuivis jusque dans leur
dernier retranchement puis lâchement tuer.
D’autres mourront en exil.
Les marches de soutien au
régime en place à l’issue desquelles sont lues des
déclarations ou motions injurieuses et
calomnieuses à l’endroit des partis de
l’opposition et de tous ceux qui prônent le
changement. L’église n’est pas épargnée.
Les arrestations abusives
accompagnées de brutalités insoutenables notamment
de journalistes. Nous avons encore en mémoire les
plus récentes : Lucien Messan, Dimas Dzikodo,
Colombo Kpakpabia, Phillipe Evégnon… et j’en passe.
Plusieurs journaux ont dû cesser leur parution
pour éviter que la plume ne creuse la tombe de ses
tenants. D’autres ont changé tout simplement de
ligne éditoriale.
la conférence nationale
souveraine (CNS) qui a abouti au rétablissement de
l’hymne « Terre de nos aïeux », à la mise en place
du HCR comme institution législative provisoire,
d’un gouvernement de transition avec un premier
ministre. La CNS a d’autre part, limité les
prérogatives du président de la République,
suspendu l’ancienne constitution de 9 janvier 1980
et procédé à l’écriture d’une nouvelle
constitution adoptée en 1992 conduisant à
l’organisation de la première élection
présidentielle pluraliste de 1993. Suivront celles
de 1998, de 2003. Toutes ces consultations
électorales ont été entachées de fraudes et de
massacres des populations par l’armée.
La férocité de la répression a
conduit le peuple à s’inscrire dans une grève
pacifique illimitée qui dura 9 mois. La dictature
demeurera ferme telle une dent cariée.
Les législatives de 1994 sont
les seules élections dans l’histoire du Togo à
être proche de la réalité des urnes. Mais là aussi,
la dictature a joué le jeu de la division pour
vider les résultats de leur substance. Et
l’opposition y a contribué.
Tous ces actes de violences et
de violations des libertés démocratiques ont été
menés de main ferme par une armée nourrie,
habillée et équipée par ce même peuple qu’elle tue.
Les milices ont, elles aussi joué leur partition.
Le Togo avait connu aussi des
dialogues et des accords : Ouaga I, II et III, Colmar,
un Accord Cadre. 22 engagements ont aussi été pris
devant l’Union Européenne. Mais toutes ces démarches
n’ont strictement rien donné en terme d’évolution du
Togo vers un régime démocratique.
Bref à cette époque où le pouvoir en
place soutenu et conseillé par certains pays occidentaux
à la morale douteuse, révélait au grand jour son vrai
visage, l’opposition n’a rien trouver de mieux à offrir
au peuple qui lui est totalement acquise, qu’un jeu de
marquage et de positionnement vide de sens, symbolisé
par les détestations, les divisions internes et les
peaux de banane glissées cyniquement par les uns sous
les pieds des autres. L’opposition s’est vraiment
battue! Ignorant que la compétition n’est pas ouverte du
tout. Les différentes coalitions ou tentatives de
rassemblement de l’opposition pour des actions
concertées ayant beaucoup plus d’impact n’ont jamais
survécu. Ces coalitions disparaissent à la minute
qu’elles naissent.
Affaibli dans un premier temps par
l’extériorisation du mécontentement populaire, le
Général Gnassingbé a retrouvé les rênes de son pouvoir
par le biais de l’armée. Il a aussi accusé à tort ou à
raison l’opposition qui, par ses agissements, n’a pas
montré de réelles aptitudes à exercer le pouvoir
autrement. Une campagne de dénigrement a ainsi commencé
avec en toile de fond l’ethnisation du débat politique,
le tracé du clivage Nord –Sud… Malheureusement, aux
différentes élections, les vrais résultats jamais
proclamés, montrent que le peuple togolais n’est pas
totalement tombé dans ce traquenard. Cependant
l’opposition togolaise n’a jamais été capable de relever
le défi de la période post-électorale. Elle a toujours
laissé ces masses qui l’ont toujours soutenue et
accompagnée à la merci de la répression. Elle n’a jamais
montré qu’elle disposait de réelles stratégies de
conquête du pouvoir. Ainsi, le peuple togolais a eu à
supporter dans la douleur et le silence imposé,
Gnassingbé durant les 15 années premières années suivant
le soulèvement de 1990.
De février 2005 à ce jour (de la mort
de Gnassingbé à la présidence de Gnassingbé).
Le 05 février 2005, la nouvelle de la
disparition de Eyadéma Gnassingbé est tombée
officiellement au journal télévisé de 20 heures. Au lieu
de voir jubiler le peuple, la nouvelle fut accueillie
avec réserve et scepticisme. La suite des évènements a
donné raison à cette réaction. Quelques minutes plus
tard, sur les écrans de la même télévision, un quarteron
d’officiers supérieurs des Forces Armées Togolaises
(FAT) ont révélé au grand jour leur mainmise sur le
pouvoir. En émasculant le schéma républicain que le père
Gnassingbé a trituré préalablement pour baliser le
chemin à son fils, les putschistes ont violé les textes
fondamentaux de la République togolaise. Ils se sont
substitués à la Cour constitutionnelle qui est l’unique
institution à prononcer la vacance du pouvoir sur
saisine du gouvernement.
L’armée a constaté la vacance du
pouvoir et décidé de nommer Faure Gnassingbé à la
présidence de la République. Soucieux de donner un
vernis légal à cette forfaiture, la bande armée a
massacré la constitution togolaise en la réécrivant en
l’espace d’une journée avec la complicité de l’Assemblée
Nationale en violation absolue de l’article 144 de
ladite constitution, qui interdit les modifications
constitutionnelles en période d’intérim ou de vacance.
En l’espace de quelques heures, Faure Gnassingbé,
ministre de l’équipement à la mort de Eyadéma Gnassingbé,
a fait un parcours rocambolesque et connu une ascension
qui ne peut qu’être vertigineuse pour une personne ayant
toujours vécue dans des plaines. Du ministère de
l’équipement, Faure Gnassingbé est fait dans un premier
temps, président de la république par l’armée. Il
redescend au ministère pour retourner à l’Assemblée
nationale comme simple député pour être porté à la tête
de l’Assemblée puis il retrouve la présidence de la
République).
Plus tard, sous pression, les
putschistes ont, avec l’assistance de juristes français,
des conseillers de l’Elysée et du Quai d’Orsay, fait
semblant de rebrousser chemin non sans tuer de dizaines
de Togolais exigeant le retour à l’ordre constitutionnel
dans les rues.
Dans cette ambiance ensanglantée, le
scrutin présidentiel, précédé d’une campagne très
mouvementée, a eu lieu le 24 avril 2005 suite à une
interprétation biaisée de la constitution notamment
l’article 65. Le 26 avril 2005, Faure Gnassingbé est
proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle. Le
peuple se soulève. Il est accueilli par les coups de
canon. Le nombre de morts est estimé à un millier. Les
blessés ont atteint au moins 8000 personnes. Déjà, à la
veille de l’élection, des milliers de Togolais ont fui
le pays pour échapper aux violences entretenues. Au
lendemain du scrutin, le nombre des réfugiés a atteint
40.000 au Ghana et au Bénin sans compter les réfugiés en
interne, c'est-à-dire ceux-là qui se sont déplacés à
l’intérieur du pays. Rappelons que la population
togolaise est estimée à environ 6.000.000. C’est comme
un homme, voulant accéder à l’Elysée en France dont la
population est d’environ 60.000 000, tue 6.000 personnes,
blesse 80.000 autres et envoie 400.000 français en
Allemagne et en Espagne et tout ceci se passe en 2005.
La peur s’est installée. Les forces
de résistance démocratique ont dû plier l’échine sous le
poids des armes, des coups de matraque et de gourdins
cloutés. Elles ont fini par laisser la succession
héréditaire se réaliser au sommet de la république.
En bon pupille des réseaux
françafricains, Faure Gnassingbé obéit à la tradition
des dictatures en quête de légitimité. Il respectera
scrupuleusement chacune des phases du système : gagner
frauduleusement la présidentielle, réprimer très
sévèrement la contestation, appeler l’opposition et la
société civile à dialoguer pour la formation d’un
gouvernement d’union nationale ou de large ouverture,
puis appeler à l’organisation des législatives. Toutes
ces étapes ont été franchies avec brio par le clan au
pouvoir grâce notamment à la France, à la complicité de
l’opposition et de la société civile.
Le dialogue annoncé a connu deux
phases. D’abord à Lomé puis à Ouagadougou sous la
houlette du président Blaise Compaoré. Un accord
politique dit global est signé le 20 août 2006 à Lomé
par toutes les parties au dialogue.
A l’analyse, cet accord n’est qu’un
arrangement électoral sur fond de légitimation à vil
prix d’un pouvoir assis sur des ossements humains.
L’opposition togolaise, lors du dialogue a presque
réduit les pourparlers à une compétition au poste de
premier ministre. Les stratèges du régime ayant compris
que les leaders se donnaient des coups pour cela, ont
monté les enchères en déclarant qu’ils proposeront la
suppression de la primature lors des discussions. C’est
la consternation dans les rangs des prétendants au poste.
Une preuve supplémentaire que les
discussions ont visé d’autres choses que la
démocratisation du Togo, est que les forces de
changement (partis d’opposition et société civile) n’ont
pas pu demander la suppression de la fête du 13 janvier
dans le sens de la réconciliation. Lorsqu’il s’est agit
de la célébration du 13 janvier 2007, cyniquement et
certainement prenant le peuple pour une bande d’idiots,
les partis d’opposition au gouvernement d’union
nationale, au pouvoir donc, ont choisi de séduire
l’opinion en séchant les festivités. Le premier ministre
ainsi que tous les ministres du CAR et de la CDPA ont
été absents de la parade militaire. Le lendemain, la
presse a unanimement salué « la ligne de démarcation
tracée par ces responsables ». Non ! Nous autres à la
J.U.D.A, nous avons une lecture plus profonde que
celle-là. L’absence des ministres de l’opposition, si
elle est « une victoire », elle n’est qu’une victoire
sans trophée. Elle n’a pas empêché le RPT et ses
acolytes d’inviter leurs amis fêtards de divers horizons
pour sabler le champagne sur le dos du contribuable
togolais. L’opposition à notre sens, aurait tracé « la
ligne de démarcation » en demandant et en obtenant noir
sur blanc dans l’Accord politique du 20 août 2006, la
suppression pure et simple de cette date qui replongea
le Togo dans les arcanes du néocolonialisme.
Aujourd’hui au gouvernement, il
apparaît évident que deux camps s’affrontent. Une partie
des ministres est sous l’autorité du premier ministre à
quelques exceptions près. Une autre partie n’a de compte
à rendre qu’au chef de l’Etat.
Le régime actuel fait circuler
l’argent comme l’a fait le précédent. Tout est question
d’héritage alors ! Mais cette fois-ci, l’argent a des
cibles précises. Il s’agit des responsables de presse,
des leaders syndicaux, des responsables d’organisations
associatives voire politiques répondant au dénominateur
commun de critique envers le régime.
Comme conclusion, on peut dire que
sous le fils comme sous le père, les principes
démocratiques sont bafoués. Il n’y a pas de compte rendu
sur la gestion du pays. La volonté de mieux faire reste
absente. Toujours et toujours procéder par saupoudrage.
Les institutions sont restées de façade. Elles sont
toutes au service du clan. Au Togo, la priorité est
accordée à la démocratie-procédure au détriment
de la démocratie-culture. On va d’élections en
élections sans aucun changement. Le Togo, depuis 1990 a
acquis une culture de la démocratie-procédure et
enregistré 4 scrutins présidentiels et 3 législatives.
Toutes ces élections n’ont pas fait émerger la volonté
du peuple, fondement d’un régime démocratique. Toutes
les fois, ce sont les armes qui ont fait le jeu en se
substituant au peuple souverain. Et peut être que s’il y
a quelques rares ouvertures ; ces ouvertures ne
répondent à aucune volonté intérieure du clan d’aller
vers la démocratie. Elles sont plutôt mues par le souci
constant de tenter de plaire aux bailleurs de fonds et
autres institutions financières internationales, obligés
de faire la police auprès d’un régime refusant de
s’autoréguler.
La porte des médias publics, un des
éléments fondamentaux de la démocratie, n’est que
partiellement ouverte aux opinions contraires à celles
du régime en place.
La loi fondamentale est à plusieurs
reprises, modifiée, pas dans le sens de la performer
pour la rendre plus fonctionnelle. Elle l’a été pour
régresser vers un régime plutôt familial et liberticide.
II- Les perspectives
Les bases d’une véritable démocratie
étant faussées, il nous faut repartir des valeurs qui
n’ont rien de commun avec l’illusion démocratique dans
laquelle se trouve actuellement le Togo avec 77 partis
politiques (si la tendance est maintenue, à l’horizon
2050, chaque famille aura son parti politique. Quelle
honte ! Fort de cela, nous percevons les perspectives en
terme de défis à relever.
mobilisation pour les
prochaines législatives, si tant est qu’elles
pourraient servir d’occasion pour les forces
alternatives de renouer le lien avec les
populations, aujourd’hui échaudées par les
violences politiques,
réalisation de l’alternance
politique au plus tard en 2010,
émergence d’une société civile
responsable qui ne transforme pas le monde
associatif en un champ de bataille pour la
captation des sources de financements extérieurs,
édification d’une citoyenneté
responsable, qui dans son exercice ne fait pas des
casquettes, des T-shirts, d’un kilo de riz ou de
quelques billets de CFA le prix de l’engagement,
reforme des institutions
républicaines pour qu’elles soient au service de
tous et non du clan au pouvoir,
construction d’un Etat de droit
pour que l’égalité devant la loi dans les
principes ne se concrétise par une justice à
double vitesse dans les faits,
culture démocratique se
traduisant par la transcendance des clivages
ethnique, régionaliste voire sectaire. La
manifestation dans la vie de chaque fils de ce
pays des valeurs de tolérance, de respect du bien
public et d’autrui, l’altruisme…
répudiation de la gestion
sultanesque des ressources du pays,
fin de l’impunité révoltante
dont bénéficient les auteurs de violations des
Droits de l’Hommes et autres crimes économiques.
Si les gens savent que l’alternance est une
certitude, beaucoup hésiteront à commettre
certains actes,
réconciliation des togolais, et
en ce sens, le combat contre l’impunité n’est pas
à négliger,
fondation d’une armée
républicaine (a ce niveau, les seuls statuts ne
suffisent pas. Il faut une vraie pédagogie
démocratique aux hommes en armes. Il faut « toiletter »
leur mentalité,
conscientisation de la jeunesse
pour le retour aux valeurs traditionnelles
positives. Mettre fin à la tendance de mimétisme
beat en cours faisant du jeune togolais une copie
pâle du jeune européen ou asiatique,
défi d’informer les populations
rurales sur la situation du pays,
mise en place de la cour des
comptes et du conseil économique et social pour
compléter les institutions. Une démocratie a
besoin de compte rendu de la gestion des
ressources financières.
Il faut vaille que vaille préserver
les îlots d’intégrité et de résistance à toute épreuve
pouvant guider les actions du peuple vers une véritable
démocratie.
Mais, Honorables invités, si tout
ceci ne peut pas marcher, alors, il ne nous reste qu’à
dire à ceux qui, aujourd’hui manifestement disposent
d’un titre foncier sur le Togo, de diviser les 56. 600
Km2 du Togo aux 6.000.000 de ses habitants. Chacun
certainement pourrait avoir un lot ou un demi lot qu’il
pourra vendre. L’argent ainsi gagné pourra servir aux
uns de s’installer ailleurs et aux autres de décider de
ce qu’ils désirent faire de leur existence.
Je vous remercie.
Contribution du MDTE à la conférence
publique de J.U.D.A
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
les Responsables de la J.U.D.A,
Chers combattants de la Liberté,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Le Mouvement Citoyen de la Diaspora
Togolaise en Europe, tient tout d’abord à vous remercier
pour votre initiative qui, au-delà de faire le bilan de
notre pays dans sa difficile marche pour une démocratie
authentique, servira de cadre pour qu’ensemble les bases
d’une démocratie saine durable puissent être posées sur
la terre de nos aïeux.
C’est un plaisir et un grand honneur
qui nous est fait, nous, vos sœurs et frères qui vivons
en Europe et dont certains, regroupés au sein du MDTE,
ont résolument choisi de s’engager aux côtés du peuple
togolais.
Longtemps, les sœurs et frères restés
au TOGO se sont demandés si notre diaspora togolaise est
au courant des réalités locales et quotidiennes du
peuple togolais; et quel rôle cette diaspora joue ou
veut jouer dans cette marche pour la démocratie au TOGO.
Vous devez savoir, et nous vous
devons cette franchise, que l’implication collectivement
organisée de la diaspora n’a pas été jusqu’alors à la
hauteur des attentes légitimes qu’elle génère
aujourd’hui. Au sein du MDTE, nous voulons que cela
change pas seulement dans les discours, mais en étant
réellement à vos côtés, à travers des actions concrètes
directes, et aussi à travers des relais associatifs que
nous mettrons en place avec le concours de toutes les
bonnes volontés.
Le thème que vous avez choisi de
développer dans le cadre de cette conférence-débat est
« La marche du Togo vers la démocratie : bilan et
perspectives ». Nous vous en félicitons, car cette
démarche que vous initiez en ce début d’année est à nos
yeux, le passage obligé de toute organisation militante
engagée dans un long processus de démocratisation pour
l’avenir de notre pays. C’est un sujet qui nous
préoccupe au M D T E.
La situation générale de notre pays,
nous en convenons tous, reste encore aujourd’hui très
difficile. Les conditions d’organisation et de
déroulement du dernier scrutin présidentiel, témoignent
encore une fois du refus de dialogue toujours manifesté
par le système en place et sa volonté de verrouiller,
quoiqu’il en coûte, le paysage politique national.
Cet aveuglement qui a entraîné, comme
le monde entier le sait, la mort de plus de 500 de nos
compatriotes et jeté sur la route de l’exil plus de
40.000 autres, vise à maintenir le peuple togolais dans
un état d’asservissement permanent dont les conséquences
sont hélas, dramatiques dans tous les domaines. C’est
ainsi que :
Sur le plan éducatif et social,
la constante dégradation des conditions de vie dans
nos familles, couplée à l’absence totale de plans de
formation de jeunes, privés de toute perspective
sérieuse d’insertion sociale et professionnelle, une
génération montante qu’elle conduit au contraire
dans une impasse régie par la misère.
Sur le plan sanitaire, le
délabrement des structures hospitalières publiques
et la pénurie organisée des médicaments, n’offrent
pour garantie à nos parents qu’un accès difficile et
sélectif aux soins de premières nécessités.
Sur le plan économique, le
marasme est de règle dans tous les secteurs
d’activité. Les mieux lotis tournent au ralenti. Les
étals des commerçants et des petits revendeurs sont
vides. Dans les villages, les jours de marché ne
reflètent plus l’abondance mais l’incertitude du
lendemain.
Sur le plan des libertés
individuelles, l’insécurité demeure le lot commun de
tous les Togolais. Nos compatriotes déplacés, vivant
en exil dans des conditions inhumaines dans les pays
voisins, craignent toujours pour leur retour au
pays. Les journalistes indépendants sont brutalisés
voire arrêtés.
Sur le plan de la fonction
publique, les services de l’Etat offrent le même
constat de pénurie de moyens, que nos écoles, nos
hôpitaux, nos administrations. Notre système
judiciaire est plus que jamais, un paradoxe de
justice organisé autour d’une sacro-sainte impunité.
Enfin, notre souveraineté nationale n’est plus
qu’une coquille vide dont le contenu est bradé aux
Etats étrangers.
Nous sommes convaincus au MDTE, que
la grave crise togolaise ne peut se résoudre que par
deux voies parallèles. Des initiatives hardies et
volontaristes doivent œuvrer pour la création des
conditions d’une véritable réconciliation nationale. En
même temps, elles doivent promouvoir des outils
juridiques et constitutionnels fiables, destinés non
seulement à faire triompher cette volonté populaire,
mais aussi et surtout à la sauvegarder.
Nous considérons au MDTE que,
l’Accord Politique Global (APG), présente des
insuffisances notoires qui transparaissaient dans les
questions fondamentales. Malgré cela et faute de mieux,
ce compromis doit être perçu comme une médication
d’urgence permettant de mettre sous perfusion, l’espoir
du peuple togolais, annonciateur de la fin de son
martyr. Cet accord hélas, donne déjà l’impression d’une
duperie de plus du peuple togolais et semble conduire le
pays dans une impasse.
Se voulant force de propositions dans
l’application et la mise en œuvre fidèle de l’APG, le
MDTE, par cette analyse, décide d’assumer son rôle de
veille auprès des responsables chargés de l’application de
cet accord en leur demandant :
- de favoriser un réel recensement
de la population, sur la base d’une méthode ayant
obtenu l’adhésion de la majorité ;
- l’établissement des cartes
infalsifiables d’électeurs ;
- la mise en place des conditions
nécessaires pour réaliser le recensement des Togolais
de l’extérieur afin d’organiser leur vote dans les
mêmes conditions qu’au pays.
Le droit d’espérer
Pour le peuple togolais aussi, la fin
de cette longue quête de liberté doit maintenant arriver
et au plus vite ! C’est pourquoi le MDTE a toujours
appelé tous les Togolais de la diaspora, où qu’ils se
trouvent, quelles que soient leurs situations, à œuvrer
inlassablement pour la conquête de la dignité humaine en
général, l’instauration d’un Etat de droit et la
promotion du progrès social au Togo.
A vous, Togolaises et Togolais vivant
sur la terre de nos aïeux, otages involontaires du
système politique au Togo, ne perdez pas courage dans
votre combat pour l’amélioration de votre condition de
vie, et contre les pratiques claniques et mafieuses qui
espèrent vous maintenir dans la dictature de la misère.
Vous avez raison d’espérer le soutien, l’aide et
l’assistance de vos frères et sœurs de la diaspora à
travers le monde.
A nous, Togolaises et Togolais de la
diaspora, exilés volontaires ou de force à travers le
monde, puissions-nous prendre conscience de l’exigence
et de l’urgence de notre devoir de soutenir nos frères
et soeurs, gardiens de fait de notre patrimoine commun,
afin de conforter leur capacité à résister à toute forme
d’arbitraire, d’injustice et d’oppression.
Togolais de l’intérieur, Togolais de
l’extérieur, nous avons le même combat pour notre Togo,
ne faisons pas le jeu de ceux qui ont voulu toujours
nous opposer pour maintenir leurs privilèges et leurs
biens.
C’est pour cette raison et au nom de
l’intérêt supérieur de la nation que le MDTE lance un
appel à toutes les Togolaises et Tous les togolais qui
le peuvent et qui le veulent, qu’ils soient de
l’intérieur ou de la diaspora, à mettre en synergie leur
force, leurs énergies, leurs talents, leurs
savoir-faire, leurs compétences, pour faire du Togo, un
Etat de droit, respectueux de la Dignité de l’Homme et
promoteur du Progrès social pour tous.
A la Jeunesse :
A vous, militants de la J.U.D.A !
A tous les jeunes du TOGO comme, à
ceux de toute l’Afrique !
Conscient qu’un pays qui sacrifie sa
jeunesse, hypothèque lourdement l’avenir de sa
population, le MDTE souhaite continuer à se battre à vos
côtés car votre lutte exemplaire pour votre avenir est
également, à plusieurs égards, une lutte pour l’avenir
de chacun de nos pays.
Plein succès à vos travaux de cette journée du 10
février 2007
Fait à Lille, le 05 février 2007
Pour le Mouvement Citoyen de la Diaspora Togolaise en
Europe,
L’ Administrateur Délégué,
Dr Martin AMOUZOU