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Crise énergétique au Togo et au Bénin, bientôt la fin :
L’interconnexion CEB/TCN mise en service |
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Alain Nococo, Envoyé spécial
au Bénin
(cliquer sur chaque photo
pour l'agrandir) |
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Les chefs d'Etat
coupant le ruban symbolique.
De la gauche vers la droite : Faure (Togo), Kufuor
(Ghana),
Obasandjo (Nigeria), Boni (Bénin) |
Depuis
quelques années, le Togo vit sous le rythme d’un
phénomène sans précédent, le délestage. Ce phénomène qui
n’est pas spécifique au Togo, certains pays comme le
Bénin
vivant le même phénomène, est dû à l’insuffisance
de l’énergie électrique chez les principaux fournisseurs
du Togo et du Bénin que sont la Volta Region Autority
(VRA) et la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE).
Malgré les efforts des autorités togolaises et
béninoises en direction de ces pays, le phénomène a
persisté et a obligé ces autorités à chercher d’autres
sources d’approvisionnement.
C’est dans la recherche d’une solution durable à cette
crise énergétique dont les conséquences néfastes sur la
vie socioéconomique du pays ne sont plus à démontrer que
les gouvernements du Nigeria, du Bénin et du Togo, en
application du WAPP, ont conclu le
30 août 1996, un accord international d’interconnexion
CEB/NEPA. |
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Faure
Gnassingbé saluant les personnalités présentes |
Quinze mois après, c’est-à-dire le
30 octobre 1997, la Compagnie Electrique du Bénin (CEB)
et la Nigeria Electricity Power Autority (NEPA) devenue
aujourd’hui la Transmission Company of Nigeria (TCN),
désignées comme organes d’exécution de l’interconnexion
ont signé un contrat de fourniture d’énergie électrique
dans le cadre de la première phase de ce projet
prioritaire du WAPP qui vise la diversification, la
fiabilisation et la sécurisation du réseau de la CEB.
Lancée officiellement le
20 décembre 2004, l’interconnexion CEB/TCN est entrée
dans sa phase opérationnelle ce 13 février 2007, soit
près de 3 ans de travaux qui ont nécessité non seulement
d’énormes moyens financiers mais aussi le savoir-faire
des ingénieurs et techniciens africains.
En attendant la seconde étape dans la résolution de la
crise énergétique qui frappe le Togo et le Bénin qui est
la transformation des turbines à gaz pour tourner au gaz
naturel du projet GAZODUC de l’Afrique de l’Ouest,
l’interconnexion CEB/TCN apportera à la CEB une énergie
supplémentaire de puissance 75 Mw permettant ainsi un
accroissement considérable du niveau d’accès des
populations à l’électricité et une réduction sensible du
spectre de délestage qui tourmente les populations du
Togo et du Bénin.
Sur le site à Sakété dans le département du Plateau à 65
Km au sud-est de Cotonou, grande donc était la joie des
populations de la localité qui sont d’ailleurs sorties
nombreuses pour accueillir dans une ambiance de fête,
les quatre chefs d’Etat présents à la cérémonie
d’interconnexion CEB/TCN et vivre cet événement qui
certainement restera gravé dans leur mémoire.
C’est le ministre béninois des Mines, de l’Energie et
de l’Eau, M. Josselin Degbey qui a d’abord pris la
parole pour souhaiter aux personnalités présentes et
invités la chaleureuse bienvenue sur le site et
exprimer sa profonde reconnaissance aux bailleurs de
fonds grâce à qui ce projet a été rendu possible.
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Le Prof.
Gnininvi repond aux questions des journalistes |
Le ministre togolais des Mines et de l’Energie, le
ministre d’Etat le Prof Léopold Messan Gnininvi a, dans
un bref discours fort applaudi que nous reprenons
d’ailleurs (voir plus
bas), laissé entendre que l’inauguration de ce
jour ne peut pas passer inaperçue puis qu’elle
intervient à un moment où nos populations et nos
économies sont au bord de l’asphyxie. « Nous sommes
en
train d’assister à l’entrée au stade du dernier marathonnier. Nous attendons tous l’entrée de la flamme
olympique, nous attendons tous la lumière » a
déclaré le professeur Gnininvi qui a, pour déterminer
ses propos, dit attendre du président nigérian
«
que la lumière soit »
« La mise en service de ce réseau qui alimentera la CEB,
une organisation qui regroupe en son sein le Bénin et le
Togo, va définitivement mettre fin au calvaire de nos
populations en ce qui concerne la fourniture en énergie
électrique » a déclaré pour sa part le président
béninois le Dr. Yayi Boni dans son discours inaugural.
.
« Un nouveau jour se lève sur nos vies. Le temps du
délestage passe dernière nous pour laisser place au
développement. L’énergie électrique, base de tout
développement durable, est désormais à notre portée »
a ajouté le Dr. Yayi Boni qui a par ailleurs rendu un
hommage mérité aux initiateurs de ce projet, feu
président Eyadema Gnassingbé et son prédécesseur le Gal.
Mathieu Kérékou
Le
président nigérian Olusegun Obasanjo relevant l’impact
socioéconomique que l’interconnexion CEB/TCN aura sur la
vie des populations des trois pays (Bénin – Togo –
Nigeria) et plus tard sur les peuples des autres pays de
la sous-région ouest africaine, a remercié les ministres
et les experts qui ont travaillé d’arrache pied pour
l’aboutissement du projet.
D’un coût total de 12.570.970.373 F CFA et financé par
la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la
Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque
d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC),
le Fonds Africain de Garantie et de Coopération
Economique (FAGACE) etc., l’interconnexion CEB/TCN
pourra désormais assurer la continuité entre les réseaux
électriques du Nigeria, du Bénin, du Togo, de la Côte
d’Ivoire, du Niger, du Burkina- Faso, permettant ainsi
la stabilité et la sécurité du réseau interconnecté de
la CEB ainsi que son extension vers les parties
septentrionales du Bénin et du Togo. La mise en service
du réseau permettra, à en croire les responsables de la
Communauté Electrique du Bénin, de fournir, à partir du
Nigeria, en quantité suffisante l’énergie au Bénin et au
Togo à moindre coût.
Ainsi donc, avec la mise en service du réseau
d’interconnexion CEB/TCN, peut-on dire aujourd’hui que
le délestage qui a causé tant de torts à nos populations
sera un lointain souvenir ? En tout cas, les autorités
promettent de faire de leur mieux pour améliorer la
situation.
Situé à quelques encablures de Cotonou, le poste de
Sakété d’une superficie de 7 ha comprend, outre les
équipements techniques, un bâtiment administratif
comprenant : une salle de commande, de relayage, de
batterie, de télécommunication etc.
Signalons pour terminer que la cérémonie riche en
couleurs et en son a duré une heure d’horloge sur la
bienveillante attention d’une vingtaine de journalistes de la
presse togolaise tant du public et du privé qui ont
quitté Lomé le 12 février à
15 h 30 à bord d’un bus Toyota Coaster immatriculé
04-OI-105 affrété par la CEB. Elle a pris fin aux
alentours de 18 heures, heure locale par la coupure du
ruban symbolique, le dévoilement de la plaque et la
visite du site. |
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Alain Nococo, Envoyé spécial
de togoforum.com
à Sakété (Bénin) |
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Voici le discours prononcé par le ministre d’Etat,
ministre des Mines et de l’Energie, Prof Léopold Gnininvi à la cérémonie d’inauguration de
l’interconnexion CEB/TCN |
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Prof Léopold Gnininvi
ministre des Mines et de l’Energie
prononçant son discours |
Excellence messieurs les Présidents,
Honorables invités,
L’inauguration de ce jour ne pas passer inaperçu.
Elle intervient à un moment où nos populations et nos
économies sont au bord de l’asphyxie.
Nous sommes entrain d’assister à l’entrée au stade
du dernier marathonnier. Nous attendons tous l’entrée de
la flamme olympique ; nous attendons tous la lumière.
Excellence messieurs les Présidents,
Je voudrais avec votre permission avoir une pensée
pour tous les coureurs de ce relais.
Les grandes pensées pour se réaliser méritent une
multitude de petites décisions et de petites tâches.
Pour cette œuvre, nous avons eu besoin de très grands
banquiers dont l’un est parmi vous.
Excellence messieurs les Présidents,
nous avons eu besoin de grandes sociétés. Qu’elles en
soient remerciées.
Lors de notre dernière visite de chantier depuis
Ikéja jusqu’à Sakété, nous avons noté la bonne
intégration et la grande fraternité entre les ingénieurs
et techniciens nigérians, béninois et togolais. Nos
propres ingénieurs africains ont encadré la grande
partie des travaux. La traversée de la vallée des
caïmans a nécessité le savoir-faire et les incantations
rituelles des riverains. Nous voudrions saluer les
acrobates colombiens qui, perchés sur les fils à 30 m de
hauteur, ne craignaient pas de vertige.
Bien de ministres ont défilé sur ce chantier avant
nous, nous les saluons.
Excellence messieurs les Présidents,
Charité bien ordonnée commence par soi-même,
dit-on. Le président Obasanjo ajoute qu’il n’y pas de
charité si elle ne profite pas à son prochain. Il faut
commencer par ses plus proches voisions, a-t-il dit et
c’est le concept de la coprospérité.
Président Boni Yayi, cette œuvre ne
nous rappelle-t-elle pas une expérience professionnelle
dans une vie antérieure ?
Président Faure Gnassingbé, votre nom
sur cette plaque n’en vaut-il pas deux ?
Président Obasanjo, nous attendons de
vous que la lumière soit.
Je vous remerci |
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Tribune
Officielle où se trouvaient
les chefs d'Etat |
Les chefs d'Etat
coupant le ruban symbolique |
Banderole de
bienvenue aux chefs d'Etats |
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Les
populations presentes à la cérémonie |
Les
installations électriques de Sékété |
Le
batiment administratif |
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