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Gilchrist Olympio prend un bain de foule devant le siège de
l'UFC à Lomé |
Ils étaient des centaines de personnes vêtues de
jaune, couleur de l’Union des Forces de Changement (UFC)
à faire le déplacement de à la frontière Togo-Ghana cet
après-midi du vendredi
02 février 2007,
pour accueillir le leader emblématique
de l’opposition togolaise, M. Gilchrist Olympio.
Arrivé dans la capitale togolaise dans le cadre du
Conseil national de son parti prévu pour se tenir les 03
et 04 février 2007, Gilchrist Olympio a été
accueilli à
Aflao (Ghana) à 15 H 30 mn par son 3e
vice-président, M. Patrick Lawson,
entouré pour la
circonstance de certains responsables du parti.
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Gilchrist Olympio
exécutant quelques pas de danse du terroir |
Après les formalités d’usage, le cortège du leader de l’UFC
a
ensuite
pris la
direction du siège du parti,
sis au centre ville de Lomé, plus précisément à Bè-Lom-Nava, à environ 6 Km de la frontière.
Pendant plus d’une heure trente minutes (1h 30)
d’horloge, les militants et sympathisants de l’UFC, dans
une ambiance de fête agrémentée par des chansons
religieuses et patriotiques, ont accompagné Gilchrist
Olympio et sa suite « à pas de caméléon » jusqu’au siège
du parti où attendaient une
autre
foule nombreuse,
composée de
militants du parti, de curieux, jeunes, et vieillards,
presque tous en liesse. Des groupes folkloriques, des
fanfares, des chorales et orchestres de la capitale etaient de la partie.
Grande et visible était la joie qui animait les gens
présents à cet
retour d’un autre 2 fevrier.
Le leader de l’UFC, vient de relever,
apparemment,
un
grand defi en réussissant à mobiliser plusieurs
centaines de Loméennes et Loméens dans les rues. Il faut toutefois noter que la
mobilisation de ce jour est loin d’être celle à laquelle
Monsieur Olympio avait habitué les Togolais du vivant du
Gal Eyadema. En janvier 2006 Monsieur Olympio n’avait
pas réussi à mobiliser les Loméens et on avait craint
que le mythe Olympio n’ait pris un coup presque mortel.
Mais la mobilisation de ce jour, même si elle est
modeste, permet de dire que le fils du père de
l’indépendance du Togo (Sylvanus Olympio) a encore
beaucoup de cartes à jouer. Les jours à venir édifieront
davantage.
En
attendant, l’heure est au conseil
national de l’UFC qui aura
certainement à traiter
de
quelques questions épineuses:
le cas Amah Gnasingbé, entré au gouvernement de Me
Agboyibo malgré
"l'opposition de l’UFC" son
parti; la nécessité de reformes
dans le fonctionnement du parti, et pourquoi pas la
nécessité d’un rajeunissement de son organe exécutif.
Une
nécessité à laquelle doivent
en
fait faire face tous les
partis politiques du Togo,
afin d'éviter
des
conflits de génération déjà perceptibles.
Epérons que ce conseil de l’UFC
accouchera d’une souris plus grosse que celle dont a
accouché le congrès du RPT,
son
"alter ago"
au
Togo.
Une
question reste posée
toutefois : Pourquoi
Monsieur Olympio a-t-il choisi un 2 fevrier pour rentrer
au Togo ? Est-ce un hasard de calendrier ?
Il faut
rappeler que le 2 fevrier 1974 le Général Eyadema est
rentré à Lomé en provenance de son village natal de Pya,
après l’accident d’avion du 24 janvier
1974,
baptisé accident de Sarakawa.
Les
mobiles
de l’accident dans lequel il
(Eyadema)
avait failli laisser sa
peau
avaient été attribués à
la foudre assassine de
«l’impérialisme français qui en
voulait
au
nationaliste Eyadema» pour
être devenu
un
peu trop
regardant
dans la manière dont la France
pillait et exploitait le phosphate togolais.
Le Timonier national
(Eyadema)
était donc rentré triomphalement à Lomé ce 2
fevrier 1974 et la date avait été consacrée une des
dates
importantes à célébrer Togo. Un symbole de cette date
demeure le nom de l’hotel le plus géant de la capitale,
«L'Hotel du 2 fevrier ».
Rebapisé recemment « Hotel Corinthia »
sous
un preneur,
il vient de reprendre son nom originel sous le
management d'un autre preneur, une compagnie lybienne. L'Hotel s'appelle
aujourd'hui Hotel du 2 fevrier tout court.
Puisque les Hommes politiques ne posent jamais leurs
actes au hasard, le retour du chef du "détia"
ce 2 fevrier 2007 doit avoir un sens. Peut-être aussi
que la date du retour triomphal a quelque attrait. Et qui
a dit que certaines œuvres du défunt Président Eyadema
n’inspireront pas pour longtemps les
hommes politiques du Togo ? |