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Après la visite qu’avait
effectué en novembre 2005 au
Togo le patron de Radio France
France Internationale et les
assurances données quant à
l’équilibre dans le traitement
de l’information togolaise, on
pensait que la radio était
revenue à une certaine
rigueur. Force est constater
ce lundi que les mauvaises
habitudes sont tenaces. Dans
son édition du matin, RFI a
interrogé Gilles Labarthe à
propos du contentieux
commercial qui oppose les
groupes Bolloré et Progosa.
L’invité est l’auteur d’un
brûlot contre le régime
togolais.
Ouvrage intitulé : « De
l’esclavage au libéralisme
mafieux », publié en 2005. Il
est en outre journaliste pour
un site d’information en ligne
particulièrement hostile au
Togo.
Pour évoquer le litige qui
oppose Bolloré à Progosa, RFI
n’a pas jugé utile d’inviter
un expert économique compétent.
Et de fait, l’entretien est un
réquisitoire contre les
autorités togolaises dans
lequel Gilles Labarthe
explique que le justice est
bafouée : « Un climat
d’insécurité juridique règne
actuellement au Togo »,
explique-t-il oubliant au
passage de rappeler que les
dirigeants du groupe Bolloré
ont été mis en examen pour
corruption active de magistrat.
A écouter l’intéressé, les
contrats commerciaux doivent
désormais être signés de gré à
gré avec la famille Gnassingbé
en dehors de tout cadre
juridique ou commercial
Et il accuse le « clan
Gnassigné » de contrôler
directement le business en
mettant en cause Kpatcha
Gnassingbé, le frère du chef
de l’Etat et actuel ministre
de la Défense. « Directeur à
distance du port et de la zone
franche ».
M. Labarthe, qui n’est pas à
une omission ou une erreur
près livre aux auditeurs une
analyse toute personnelle
concernant la nouvelle
stratégie politique et
commerciale du Togo qui
consisterait à prendre des
distances avec la France. « La
première visite officielle de
Faure Gnassingbé à l’étranger,
ce n’était pas pour la France
mais pour les Etats-Unis ».
Faux. En septembre 2005, le
chef de l’Etat togolais ne
s’était pas rendu en visite
officielle aux Etats-Unis mais
au 60ème
anniversaire de l’Assemblée
générale des Nations Unies à
New York. Nuance.
Seul point positif de
l’entretien, Gilles Labarthe
reconnaît que le port de Lomé
devient de plus en plus
important en Afrique de
l’ouest en raison de
l’insécurité qui prévaut en
Côte d’Ivoire et au Nigéria.
Et c’est précisément ce qui
attise depuis quelques années
les convoitises du groupe
français Bolloré.
La France ne manque pas de
journalistes économiques ou
d’experts des questions
portuaires pour évoquer le
litige entre Bolloré et
Progosa. Mais Radio France
Internationale préfère prendre
l’avis d’un obscur spécialiste
dont les positions à l’égard
du pouvoir togolais sont bien
connues.
Pourtant, au début du mois de
novembre 2005 dans le bureau
du ministre togolais de la
Communication, Antoine
Schwarz, PDG de RFI et Bernard
Brigouleix, le directeur de
l’Information avaient assuré
que désormais leur radio
mettrait un point d’honneur à
fournir une information
équilibrée et, si possible,
objective.
Source:
Republicoftogo.com |