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En réalité, ce budget regroupe l’ensemble
des dépenses et des recettes prévisionnelles de l’Etat
durant l’année prochaine. En recettes, le budget s’élève
à un peu plus de 246 milliards 620 millions, soit un
déficit évalué à un peu plus de 13 milliards 26millions
de FCFA. C’est un budget qui prend en compte ou qui est
plus centré sur les secteurs sociaux, le renforcement de
l’Etat de droit (la réforme de la justice déjà amorcée).
Il a pour objectif la relance de l’économie, la lutte
contre la pauvreté au Togo. Par ce budget, l’Etat veut
maîtriser les recettes fiscales dont les fraudes
freinent le développement.
Selon le ministre des finances, du budget
et des privatisations « pour la mise en œuvre de ce
budget, nous serons accompagnés par les principaux
bailleurs de fonds notamment le FMI ». Il a évoqué
un accord signé le 21 décembre avec cette institution
dans ce sens. Il n’a pas oublié le concours de l’Union
européenne (UE) dont les relations avec le Togo se
normalisent déjà. N’empêche, le ministre compte sur les
efforts économiques que le Togo fournira. C’est ces
efforts qui mettront en confiance les bailleurs de
fonds, semble dire le ministre Boukpessi lors de la
présentation du projet devant le parlement. Il a donc
lancé un appel aux travailleurs « pour solliciter
leur bonne compréhension devant les difficultés
économiques qui persistent.» En clair, le ministre
sollicite leur adhésion au nouveau budget qui,
peut-être, n’a pas pris en compte toutes leurs
revendications issues du dialogue social. Cette loi
budgétaire prend effet à partir de janvier 2007.
Plus loin, M. Payadoa Boukpessi, donnant
plus d’amples explications, a laissé entendre que le
budget prend en compte une augmentation de salaire de
5% ; 1396 agents auxiliaires sont intégrés ; la
revalorisation des aides aux étudiants ; le payement de
la dette envers les cotonculteurs ; le financement des
partis politiques ; le remboursement aux expropriés
terriens etc.… Cependant, pour M. Boukpessi, les
critères ou les exigences des bailleurs de fonds sont
respectés.
Il faut signaler que le budget exercice
2006 s’élevait à un peu plus de 254 milliards 101
millions de FCFA. Ce qui signifie que celui de 2007
connaît une augmentation d’environ 2,5% ; Un autre point
à souligner est que la loi de finances 2007 ne crée
aucune nouvelle taxe fiscale.
Réagissant à ce nouveau budget, certains
députés pensent que « le gouvernement a maximisé les
recettes ». Le président de la commission des
finances à l’Assemblée a expliqué que dans ce budget, il
est créé 4 fonds : le fonds aux initiatives économiques
des jeunes ; celui des jeunes agriculteurs ; celui des
PME et PMI et celui pour l’emploi des jeunes,
« autant de projets qui devraient permettre au
gouvernement de résorber le chômage » selon le
président de cette commission, M. Essobéyi Kambia
S’agissant du déficit au niveau de
l’exercice 2007, le ministre a rassuré en ces
termes : « nous aurons recours à l’extérieur, de
l’aide des bailleurs de fonds (…) le déficit de 13
milliards, c’est rien du tout » a déclaré M.
Boukpessi, le doyen des ministres.
En fin de compte, si le budget 2006 n’a
pas pu être exécuté ou appliqué pour diverses raisons,
le gouvernement doit compter sur la compétence de ses
membres pour parvenir à appliquer celui de 2007 pour que
les objectifs qu’il s’est définis soient atteints.
Dénis ATTASSIME |