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Le président de la République, chef des armées, a
présidé ce lundi
11 décembre 2006
une réunion de concertation du haut commandement des
Forces Armées Togolaises composé du collège des chefs
d’état-major conduit par le ministre de la Défense et
des Anciens Combattants, du ministre de la Sécurité,
des officiers généraux d’active et de la 2e
section, et du chef d’état-major particulier du
président de la République.
L’objet de cette réunion était essentiellement
consacré à l’examen de l’interview que le général de
division Tidjani a accordée au journal ivoirien
«Nord - Sud» à l’issue d’une visite privée
effectuée à Bouaké du 25 au
27 novembre 2006.
Prenant la parole le premier, le chef de l’Etat a
rappelé les bonnes relations qui lient la Côte
d’Ivoire et le Togo depuis l’indépendance et qui se
perpétuent dans l’appartenance des deux pays aux
organisations communes telles que le Conseil de
l’Entente, la CEDEAO, l’UEMOA, la Francophonie,
l’Union Africaine et l’Organisation des Nations
Unies.
Rappelant qu’au début de la crise ivoirienne en
septembre 2002, le père de la nation a eu l’honneur
de présider, à la demande de la CEDEAO, les
négociations entre le gouvernement ivoirien et les
Forces Nouvelles.
Par son expérience et sa perspicacité le président
Eyadema était parvenu à la signature d’un accord de
cessez-le-feu entre les deux parties avant que les
débats ne soient transférés à Linas Marcoussis. Le
chef de l’Etat a informé l’assistance des réactions
de la presse et de certains leaders politiques
ivoiriens à la suite du déplacement et des
déclarations de l’officier général togolais à Bouaké.
Après avoir écouté le général Tidjani sur les motifs
et les raisons de son comportement, et après analyse
approfondie de la situation, les précisions suivantes
s’imposent :
1- le général Tidjani, officier en 2e
section à la disposition du ministre en charge de la
Défense, s’est déplacé à Bouaké à l’insu des
autorités et a participé à un séminaire organisé par
les Forces Nouvelles ;
2- les déclarations qu’il a tenues au cours des
travaux et celles qu’il a livrées au quotidien
«Nord - Sud» sont strictement personnelles et
ne sauraient engager la responsabilité des Forces
Armées Togolaises ni celle du gouvernement togolais ;
3- en conséquence, le haut commandement condamne avec
la dernière rigueur l’acte posé par cet officier
général qui est de nature à jeter la suspicion sur le
contingent togolais déployé sous le mandat de l’ONU
en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une
sanction militaire ;
4- il réaffirme sa foi à tout le peuple ivoirien et
son attachement à la paix et à la réunification du
pays.
5- il demande au président de la République de bien
vouloir prendre toutes les initiatives nécessaires
pour rassurer le gouvernement et le peuple ivoiriens
de l’engagement du Togo à la résolution pacifique de
cette crise ;
6- le haut commandement rappelle enfin aux officiers
généraux en 2e section qu’ils sont
toujours tenus à l’obligation de réserve dans la
prise de parole en public. |