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Dans le cadre de l’application de l’Accord politique
global signé le 20 août 2006 à Lomé, les membres de
la CENI devaient, le
18 octobre 2006
,s’organiser et procéder à l’élection du président de
la dite institution.
La CDPA avait estimé qu’au regard du
nombre de candidats en lice (4 dont trois pour
l’opposition), il n’était pas judicieux de présenter
son candidat.
Comme à son habitude, la CDPA a cherché
par tous les moyens à associer ses partenaires
traditionnels de l’opposition à une stratégie
conduisant à la présentation d’une candidature qui
puisse faciliter un choix consensuel.
Malheureusement, c’est avec regret que le parti a
constaté que chaque parti postulait à ce poste en
maintenant sa candidature. Pour la CDPA, en
privilégiant la voie du consensus, la CENI sortait
renforcée et mieux soudée pour la réalisation des
tâches à venir.
Pendant 10 jours de discussions et de
débats accompagnés de suspension de séances, aucun
consensus n’a pu se dégager autour d’un candidat.
Face à cette situation de blocage, 2 propositions ont
été faites à savoir :
- choisir le président de la CENI parmi les membres
représentant le gouvernement
- choisir un médiateur pour trouver un consensus
autour du nom d’un des trois candidats restés en lice
après le retrait du candidat du RPT.
Un consensus a été trouvé pour le choix
d’un médiateur. Un médiateur a été désigné pour
entamer la médiation entre les trois candidats. La
séance fut alors suspendue pour 48 heures.
A la séance suivante, le médiateur
désigné a affirmé ne pas être en mesure de trouver un
consensus entre les trois. C’est alors que certains
ont demandé que soit examiné la première proposition
à savoir le choix d’un représentant du gouvernement,
proposition qui avait aussi reçu l’approbation
presque unanime des membres de la CENI.
C’est seulement à ce stade que l’UFC a
pris la parole pour demander que d’autres
candidatures puissent être explorées et elle proposa
la candidature de la CDPA. La CDPA constatant que la
mise à plat de la procédure de candidature et
l’exploration d’autres candidatures pouvait conduire
à une situation de blocage : c’est fort de cette
analyse que la CDPA a immédiatement décliné cette
offre et s’est rallié à la première proposition.
C’est dans ce contexte que le président de la CENI a
été élu. La CDPA en se ralliant à cette proposition
ne donne aucun chèque en blanc à quiconque. Elle
restera vigilante tout le long du processus. La CDPA
a toujours voulu qu’une personnalité neutre n’ayant
pas le droit de vote, comme un représentant de l’ONU
ou de l’UE puisse diriger notre institution dans
l’esprit de recherche permanente de consensus car
pour la CDPA, le vote ne doit être qu’une exception
et non la règle.
Le parti estime que toutes les parties prenantes à
l’Accord politique global doivent faire preuve de
beaucoup de responsabilité afin d’éviter des
situations qui viendrait compliquer inutilement la
mise en œuvre de l’Accord politique global.
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