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18 Oct 2006

Litiges fonciers entre les cantons de Soumdina et de Lassa : il y aurait eu des morts

Justin Hèzu Tiyé

On se rappelle la descente des populations de Lassa le 9 octobre dernier à la gendarmerie de la ville de Kara à la suite d’un litige foncier qui les oppose aux populations de Soumdina un autre canton de Kara. Des échauffourées les avaient opposés une semaine plus tôt faisant des blessés graves et occasionnant des dégâts matériels importants. La gendarmerie avait arrêté les chefs de village et le chef canton de Lassa. Le lundi 9 octobre donc, les populations de Lassa étaient descendues jusqu’à la gendarmerie pour réclamer la libération des chefs, dit-on. Ce jour, elles avaient été accueillies par les bérets rouges du camp Landja qui les attendaient avec matraques et gaz lacrymogènes. Il semble même que celui qui commandait les bérets rouges ce jour-là soit de Soumdina. Difficile de tracer une frontière entre la passion et le boulot.

Les bérets rouges avaient ainsi matraqué, passé à tabac ceux qui ont défilé ce lundis soir avec la pancarte « La justice contre le canton de Lassa ». Il semble que parmi les manifestants de Lassa était un agent des eaux et forêts que les militaires ont très vite repéré et à qui ils ont vite fait de régler son compte. Proprement.

Aujourd’hui, des rumeurs relayées et provenant du canton de Lassa, font état de plusieurs décédés. Le nombre des victimes n’est pas donn
é, ni leur identité. Les rumeurs ne le précisent pas. Certainement de plus en plus de langues vont se délier et on sera fixé sur les décédés des brutalités des bérets rouges du camp Landja. Du côté de la police et de la gendarmerie, il n y aurait eu que quelques blessés, pas de mort d’homme selon les mêmes rumeurs persistantes. Aucune vérification d’un côté ou de l’autre n’est vraiment facile à effectuer dans dans un milieu où les notions de démocratie, de justice et de transparence sont encore loin d'être acceptées par les autorités et les hommes habillés.

Il urge que le chef de l'Etat Faure Gnassingbé se sente interpellé par une telle situation qui risque de creuser davantage le fossé entre les communautés en conflit.
Il est quand même temps que l’impunité des militaires cesse. Ils ne peuvent plus continuer par blesser et tuer sans que la justice lève le petit doigt. Y en a marre comme ça !

 

 

 
 
 
 

 

 
 

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