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On
se rappelle la descente des populations de Lassa le
9 octobre dernier à la gendarmerie de la ville de
Kara à la suite d’un
litige foncier qui les oppose aux populations de
Soumdina un autre canton de Kara. Des
échauffourées les avaient opposés une semaine plus
tôt faisant des blessés graves et occasionnant des
dégâts matériels importants. La gendarmerie avait
arrêté les chefs de village et le chef canton de
Lassa. Le lundi 9 octobre donc, les populations de
Lassa étaient descendues jusqu’à la gendarmerie pour
réclamer la libération des chefs, dit-on. Ce jour,
elles avaient été accueillies par les bérets rouges
du camp Landja qui les attendaient avec matraques et
gaz lacrymogènes. Il semble même que celui qui
commandait les bérets rouges ce jour-là soit de
Soumdina. Difficile de tracer une frontière entre la
passion et le boulot.
Les bérets rouges avaient ainsi matraqué, passé à
tabac ceux qui ont défilé ce lundis soir avec la
pancarte « La justice contre le canton de Lassa ».
Il semble que parmi les manifestants de Lassa était
un agent des eaux et forêts que les militaires ont
très vite repéré et à qui ils ont vite fait de
régler son compte. Proprement.
Aujourd’hui, des rumeurs relayées et provenant du
canton de Lassa, font état de plusieurs décédés. Le
nombre des victimes n’est pas donné,
ni leur identité.
Les rumeurs ne le précisent pas. Certainement de
plus en plus de langues vont se délier et on sera
fixé sur les décédés des brutalités des bérets
rouges du camp Landja.
Du
côté de la police et de la gendarmerie, il n y aurait
eu que quelques blessés, pas de mort d’homme
selon les mêmes rumeurs persistantes.
Aucune vérification d’un côté ou de l’autre n’est
vraiment facile à effectuer dans dans un milieu où
les notions de démocratie, de justice et de
transparence sont encore loin d'être acceptées par
les autorités et les hommes habillés.
Il urge que le chef de l'Etat Faure Gnassingbé se
sente interpellé par une telle situation qui risque
de creuser davantage le fossé entre les communautés
en conflit.
Il
est quand même temps que l’impunité des militaires
cesse. Ils ne peuvent plus continuer par blesser et
tuer sans que la justice lève le petit doigt. Y en a
marre comme ça !
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