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Suite à la déclaration de l’UFC signée de son 3ème
vice-président Patrick Lawson en date du 20
Septembre 2006, nous tenons nous Bodjona Antoine
et ISSA Séydou à exprimer notre surprise
d’apprendre que c’est accompagné de nous que le Dr
Amah Gnassingbé serait allé remettre au Premier
Ministre Agboyibo la liste des personnes proposées
à leur insu pour faire partie du gouvernement
d’union nationale. Même si on convient, compte
tenu de notre attachement à la personne du Dr Amah
Gnassingbé que nous ne pouvions pas être étrangers
à sa démarche, M. Patrick LAWSON ne peut quand
même pas citer nos noms aussi gratuitement qu’il
l’a fait ! Est-il sûr de l’exactitude de son
information car pour le moins que nous puissions
dire, elle est fausse et le Premier Ministre à qui
cette liste aurait été remise peut attester que ni
M. Bodjona Antoine ni M. ISSA Séydou n’avait
accompagné le Dr. Amah Gnassingbé à son bureau.
Nous ne tenons à relever ce mensonge de M. Patrick
Lawson que par principe et non par peur d’être
accusés de complicité dans l’acte qu’il a posé,
acte que, à part entière nous soutenons dans sa
totalité, car selon nous le Dr. Amah Gnassingbé
n’a été guidé par nul autre souci que celui de
sauvegarder les intérêts du Parti.
En effet peut-on nier
qu’il a reçu des appels téléphoniques des
militants tant de l’intérieur du
pays que de la capitale, tous exprimant leur
indignation à la suite de la déclaration de M.
Gilchrist Olympio, qui de Paris annonçait que son
parti l’UFC ne prendrait pas part au gouvernement
que formerait le nouveau Premier Ministre Agboyibo ?
N’était-il pas de son devoir que
face à ces réactions en chaîne des militants, le
Dr. Amah Gnassingbé, en sa qualité de 2ème
vice-président, donc le responsable du Parti en
l’absence du Président National et du 1er
vice-président Bob Akitani convoque ce même jour
dimanche 17 septembre au siège du Parti une
réunion extraordinaire du Bureau National aux fins
de s’enquérir de la suite à réserver à ces
inquiétudes ?
Si on peut observer à
cette réunion que peu de membres avaient répondu
parce que l’information n’avait pas pu atteindre
tout le monde, il est à remarquer que ceux qui
étaient présents ont dans leur majorité manifesté
les mêmes inquiétudes que celles exprimées par les
militants. Cependant sans se hâter de faire une
déduction et pour être sûr, le Dr Amah Gnassingbé
reporta la question pour un deuxième examen à la
réunion ordinaire du lundi 18 septembre 2006… Et
ce jour-là tout le bureau présent au grand complet,
après avoir regretté que le choix du Premier
Ministre n’ait pas été opéré dans les rangs de
l’UFC, se prononça sans la moindre fausse note (toutes
les instances du parti du nord au sud ayant été
consultées) pour la participation du parti au
gouvernement.
Il convient d’ajouter
que préalablement à ces réunions, le Bureau avait
déjà eu à se pencher, à l’une de ses
précédentes assises sur cette question : à savoir
quelle attitude le Parti adopterait au cas extrême
où la primature ne reviendrait pas à l’UFC. La
réponse unanimement admise était que la Parti
participerait à tout prix au gouvernement d’union
nationale. Il serait d’ailleurs inconcevable que
l’UFC ayant conditionné sa participation à un
Gouvernement d’Union Nationale par la signature
d’un accord politique, refuse de participer au
gouvernement après avoir pris part à la signature
de l’accord politique global du 20 Août 2006. Au
demeurant n’est-ce pas en restant à côté du voleur
qu’on peut l’empêcher de voler !
Il est donc clair à la
lumière de ce qui précède qu’en acceptant de
rentrer au gouvernement, le Dr. Amah Gnassingbé
n’a fait que se conformer aux vœux et résolutions
de l’immense majorité des militants, nous dirons
même qu’il a pris les devants pour parer au vide
et à l’isolement dangereux et démobilisateurs que
pourrait provoquer l’absence de l’UFC au sein de
gouvernement d’Union Nationale ! Surtout que
toutes les autres formations de l’opposition dite
radicale y sont entrées !
La démocratie n’est-ce
pas la dictature de la majorité ! Que comprendre
quand ceux-là même qui oeuvrent pour le respect de
la démocratie violent délibérément le principe
fondateur de cette démocratie ! N’est-ce pas
ridicule ? Cessons de faire preuve d’infantilisme
et d’amateurisme politiques auxquels l’UFC semble
se condamner irrémédiablement pour faire place au
moins pour une fois au réalisme politique qui, en
ces circonstances paraît plus adapté à nos
intérêts ! Les militants et sympathisants dont le
soutien a toujours été sans faille au parti ne
sont quand même pas des moutons de panurge. Si
jusqu’à présent, ils se sont montrés
inconditionnels pour leur confiance à l’UFC à
toutes les échéances électorales, ne nous
dissimulons pas que l’avènement du régime en place
et la politique de détente qui est amorcée même si
on croit qu’elle n’est encore pas très
significative, a permis l’éclosion de nouvelles
formations politiques, et pas des moindres avec
lesquelles il faut compter désormais dans l’arène
politique nationale. Cela doit nous inciter à
afficher un optimisme plus mesuré et à rechercher
davantage à mieux galvaniser les militants dans
les perspectives des prochaines législatives
plutôt qu’à embarrasser ou à les « invectiver » en
faisant fi de leur volonté !
M. Patrick Lawson et
consorts au lieu de diaboliser M. Amah Gnassingbé
sur la place publique, devaient chercher plutôt à
le comprendre et surtout à dissuader le Président
national en attirant son attention sur la réaction
unanime qui a été celle des militants en faveur de
la participation au gouvernement, réaction
enregistrée lors des deux réunions du Bureau
National.
Peut-être cela aurait
permis au Président Gilchrist Olympio de
reconsidérer avant qu’il ne soit trop tard sa
décision de se mettre à l’écart du gouvernement
alors que plusieurs portefeuilles dit-on, étaient
réservés à l’UFC !... Il vaut mieux entrer par la
grande porte que par la lucarne !
Quant à ce qui nous concerne
particulièrement (Bodjona Antoine et Issa Séydou)
nous tenons à faire remarquer que bien que nous ne
soyons pas membres du Bureau National, nous ne
sommes pas tombés de la dernière pluie : avant
d’être de l’UFC, nous étions du CUT et notre
parcours dans ce parti d’avant-garde de la lutte
pour l’indépendance, nous y avons laissé les
traces positives qu’on peut vérifier.
Au demeurant tous les militants de
l’UFC dans le nord du pays savent les sacrifices
et privations que nous nous sommes souvent imposés
dans l’implantation et l’expansion du parti et
pour sa défense et cela sans parler des risques et
dépenses que nous avons toujours consentis ! Nous
n’avons donc pas de leçons de militantisme à
recevoir de qui que ce soit, même s’il s’appelle 3ème
vice-président de l’UFC.
Si nos prises de positions en
faveur de la participation de l’UFC au
Gouvernement d’Union Nationale doivent être
interprétées de la façon tendancieuse comme nous
en avons l’impression, nous disons ce faisant, que
si notre préoccupation avait été la recherche des
honneurs ou des intérêts matériels, il y a
longtemps que nous en serions comblés, ce ne sont
pas les occasions qui nous ont manqué… Et si nous
n’avons pas succombé à ces tentations hier, ce
n’est pas aujourd’hui quand la liberté et la
politique d’ouverture sont perceptibles à
l’horizon que nous allons nous prostituer. Nous
disons aussi que l’importance d’une personne
politique ne se mesure pas uniquement au rang
qu’elle occupe dans le Parti mais aussi et surtout
à son poids électoral et à son efficacité, un rôle
totalement ignoré à l’UFC qui fait de nous des
militants de seconde zone. On ne s’en plaint pas
car cela n’a jamais été notre préoccupation. Mais
si demain il y avait scission dans l’UFC
croyez-nous, elle n’émanera jamais de nous !
Le 3ème vice-président a
annoncé des sanctions en direction du 2ème
vice-président Amah Gnassingbé et sûrement de nous
aussi. L’UFC n’en sera pas à sa première prouesse,
bien d’autres mesures d’exclusions avait été
prises ; l’UFC seule sait ce que ces sanctions lui
rapportent… Du « Tsissekedisme » à la Togolaise
peut-être !
Quant à nous, nous sommes prêts à
toute éventualité et tirerons à l’évidence toutes
les conséquence qui s’imposeront.
Fait à Lomé le 1er
octobre 2006
Les militants Bodjona Antoine et
Issa Séydou
N.B.
Au moment où nous remettions cette déclaration à
la Presse, nous signalons que nous avons suivi ce
dimanche 1er octobre 2006 un débat à
RFI puis une interview de M. Jean-Pierre Fabre à
la TVT (Plateau de la Semaine) au cours desquels
nous avons été cités ; nous retenons
particulièrement les propos désobligeants et
provocateurs de M. Jean-Pierre Fabre contre
Bodjona Antoine, père précise-t-il, de M. Bodjona
Pascal. Notre réponse ne se fera pas attendre.
Ampliations:
-
Président National de l’UFC
-
Bureau National UFC
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