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Marc Palanga
2è Vice Président du tout nouveau parti dirugé
par Gilbert Kodjo Atsu |
Il est 76e parti politique togolais à
être enregistré au ministère de l’Administration
Territoriale et de la Décentralisation sous le
numéro N°09917/MATD-SG-DAROG-DAPA du
20 septembre 2006.
Le dernier né en date des formations politiques a
pour emblème l’Aigle noir sur fond orange.
La Nouvelle Dynamique Populaire (NDP), puisque
c’est d’elle qu’il est question, est le mouvement
que vous avez connu et qui, avant sa mutation en
parti politique, était dirigé par Gilbert Atsu,
actuel Secrétaire d’Etat chargé de la Promotion des
Jeunes.
Créée le
16 janvier 2003
par des jeunes issus des partis politiques de
l’opposition (CAR, CDPA, UFC, CPP), la NDP se
voulait une force alternative, un mouvement
politique des jeunes, capable de donner espoir à la
jeunesse togolaise désabusée par une certaine classe
politique mue par des intérêts égoïstes et
partisans. C’est ainsi qu’au lendemain de sa
création, elle a initié des actions de
sensibilisation en direction des jeunes sur leur
responsabilité et la place qui doit être la leur
dans le débat politique et participé aux activités
politiques organisées dans notre pays par les partis
de l’opposition.
En 2005, son président Gilbert Atsu, bravant les
critiques de sa base et de l’opposition, entre dans
le gouvernement de M. Edem Kodjo. Aujourd’hui,
l’histoire semble lui donner raison puisque,
reconduit mercredi 27 septembre dernier dans le
gouvernement de Me Yawovi Agboyibo, il se retrouve
avec certains de ceux-là qui l’avaient jeté en
pâture, refusant de se salir les mains avec les gens
qui ont le sang des Togolais sur leur dos. Comme
quoi, c’est seuls les animaux qui ne changent pas.
M. Gilbert Atsu prend les commandes de ce parti est
secondé par deux vice-présidents.
Et la première remarque qui saute aux yeux dans la
composition de ce jeune parti, c’est la présence de
Marc Palanga qui hérite du poste de 2e
vice-président. Marc Palanga qu’on ne présente aux
démocrates togolais, est ce béret rouge formé à
Kpéwa dans les monts d’Alédjo qui a très tôt pris
position contre le système du feu Eyadema en
s’affichant comme militant de l’Union des Forces de
Changement dans la Kozah où parler de l’opposition
et plus encore de l’UFC était considéré comme un
crime de lèse majesté. Emprisonné plusieurs fois
pour des imaginaires complots de coups d’Etat, M
Marc Palanga devait subir toutes les humiliations et
brimades de la part du tristement célèbre Ernest
Gnassingbé à l’époque chef garnison du camp Landja.
Avec Marc Palanga, la NDP peut aujourd’hui se vanter
d’avoir un homme à poigne dans la région
septentrionale sur qui elle peut désormais, dans la
perspective des législatives prochaines, compter
pour conquérir lectorat dans cette région considérée
comme la chasse gardée du RPT. Elle constitue sans
nul un coup dur pour le parti de Gilchrist, traversé
actuellement par une crise, au regard du travail que
M. Palanga a abattu pour ce parti dans la Kozah.
La deuxième remarque, c’est que le parti du ministre
Atsu a respecté l’équilibre régional comme le
recommande la charte des partis politique.
Avec cette entrée sur la scène politique de la NDP
en tant que parti politique, les élections
législatives en perspective risquent d’être
éprouvantes pour les partis politiques traditionnels
qui auront fort à faire pour convaincre les Togolais
désemparés devant les jeunes de la Nouvelle
Dynamique Populaire déterminés à imprimer une
nouvelle marque à la politique togolaise et à
redonner espoir à la population togolaise en général
et particulièrement à la jeunesse fatiguée par
plusieurs années de lutte sans issue.
Selon les nouveaux dirigeants, si la NDP-mouvement
politique a pris du temps pour devenir parti
politique, c’était essentiellement pour raison de
stratégie ; il fallait d’abord avoir une assise
nationale. C’est ainsi que, nous apprend-on, la NDP
est aujourd’hui présente dans presque toutes les
préfectures du pays. Avec cette assise nationale,
les responsables de la jeune formation politique
affirment se battre pour avoir des représentants à
la future assemblée nationale et s’imposer comme une
force politique incontournable. |