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‘’L’entreprenariat
des jeunes et la lutte contre la pauvreté’’.
C’est le thème d’une conférence-débat organisée par
le Secrétariat d’Etat chargé de la Promotion des
Jeunes en collaboration avec la Banque Régionale de
Solidarité-Togo (BRS-Togo) et qui a réuni le 12 août
dernier dans la grande salle des Spectacles de la
direction de la Culture à Lomé plusieurs jeunes des
associations de jeunes et des partis politiques
autour du Secrétaire d’Etat Chargé de la promotion
des Jeunes, M. Gilbert Atsu, de deux experts en
matière d’entreprenariat, MM Samuel Kokougan Apaloo,
ancien Ambassadeur du Togo au Canada et directeur de
l’Institut International de Formation des
Entrepreneurs et Gestionnaires (IIFEG), Jean-Aimé
Kombaté, directeur de
cabinet La Maison de l’Entrepreneur (LMDE) et de la
directrice de la Banque Régionale de Solidarité-Togo,
Mme Kambia
Cette rencontre, se situait dans le cadre de la
célébration de la Journée Internationale de la
Jeunesse qui est cette année à sa 7e
édition et dont le Togo s’honore de la célébrer pour
la première fois cette année.
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Mme Kambia
Directrice
de la Banque Régionale de Solidarité-Togo |
En effet, c’est le
12 août 1998 à Lisbonne au Portugal que l’Assemblée
générale de la conférence mondiale des ministres de
la Jeunesse avait adopté une recommandation
déclarant le 12 août Journée Internationale de la
Jeunesse pour mettre en valeur l’action pratique
devant encourager davantage l’habilitation et la
participation des jeunes dans les processus de
prises de décision qui affectent leur vie.
Cependant, force est de constater que depuis
l’institution de cette journée- du moins pour ce qui
est de notre pays le Togo- aucune manifestation
officielle n’a été organisée pour célébrer cette
journée et par conséquent se pencher sur la
situation des jeunes qui est plus préoccupante
aujourd’hui.
C’est fort de cette situation et soucieuses de
l’avenir de la jeunesse que les nouvelles autorités
ont créé le Secrétariat d’Etat chargé de la
Promotion des Jeunes dont le titulaire du
portefeuille depuis son arrivée à la tête de ce
département ne cesse de multiplier des actions et
initiatives en faveur de la jeunesse.
C’est pour ainsi marquer d’un cachet spécial cette
journée internationale de la jeunesse méconnue du
public cible en particulier et du Togolais en
général (la directrice de la BRS-Togo n’était pas
gênée de déclarer lors de son intervention que c’est
la première fois qu’elle apprend qu’il y a une
journée internationale de la jeunesse et a alors
jeté des fleurs au Secrétaire d’Etat chargé de la
Promotion des Jeunes pour avoir ressusciter cette
journée), le Secrétariat d’Etat chargé de la
Promotion des Jeunes a initié une série d’activités
dont cette conférence-débat de ce samedi après-midi
qui portait sur des échanges avec des responsables
formant les jeunes en entreprenariat et les jeunes
togolais.
Dans son message d’ouverture de la conférence-débat,
le Secrétaire d’Etat, M Gilbert Atsu, après avoir
fait l’historique de la Journée Internationale,
rappelé les efforts entrepris par le gouvernement
pour satisfaire les besoins les plus pressants des
jeunes par la création d’un secrétariat d’Etat
chargé de la Promotion des Jeunes, l’adoption le 02
août par le conseil des ministres d’un fonds d’appui
aux initiatives économiques des jeunes et la
validation le 11 août dernier d’un document de
politique nationale de jeunesse, a invité les jeunes
la conférence-débat « à faire entendre leurs
voix et à mettre en pratique les conseils des
éminents conférenciers en faveur de la réalisation
de notre objectif commun : à savoir offrir une vie
meilleure aux jeunes togolais aujourd’hui et à
l’humanité tout entière à l’avenir »
Après le mot d’ouverture du Secrétariat d’Etat,
l’honneur est revenu à M. Samuel K Apaloo, directeur
de l’IIFEG d’entretenir les jeunes sur le sous-thème
L’entreprenariat comme contribution à la lutte
contre la pauvreté
Après avoir relevé les causes du chômage en
Afrique (qui touche 4 jeunes diplômés sur 5), qui
sont entre autres l’inadéquation des systèmes
éducatifs francophones, l’absence de structures
sociales et la tendance à toujours dépendre des
autres, le conférencier a proposé comme remèdes un
changement de mentalité des jeunes qui passe par une
prise de conscience pour s’adapter à la situation
car, comme le dit un proverbe canadien,
Adapte-toi ou mort.
Pour M. Apaloo, le meilleur moyen pour lutter
contre la pauvreté, c’est la formation en
entreprenariat. Car, devait-il conclure,
vouloir, c’est pouvoir.
Quant au directeur de La Maison de l’Entrepreneur, M
Jean-Aimé Kombaté, il a entretenu les jeunes sur le
sous-thème Entreprenariat et pauvreté.
Celui-ci a axé sur son intervention autour de deux
concepts savoir : Pourquoi la culture
entrepreneuriale fait échec à la pauvreté ? Comment
la culture entrepreneuriale fait échec à la pauvreté ?
Pour M Kombaté, l’entreprise crée la richesse et
l’emploi et par conséquent participe à la lutte
contre la pauvreté. C’est pourquoi, il conclut son
exposé par un plaidoyer en direction des autorités
politiques et décideurs économiques pour
l’institution de la culture entrepreneuriale dans le
système éducatif.
Le troisième et dernier intervenant a été la
directrice générale de la BRS-Togo, Mme Kambia. Elle
a entretenu l’assistance sur la contribution
de la BRS à la lutte contre la pauvreté au Togo.
Après avoir présenté son institution dont le siège
se trouve à Niamey (Niger) et créée à l’initiative
de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (BCEAO), de la Banque Ouest Africaine de
Développement (BOAD) et de la Commission de l’UEMOA
pour renforcer le système financier existant dans la
lutte contre la pauvreté au sein des pays membres de
l’Union et salué le partenariat qui existe depuis
quelque temps entre son institution et le
Secrétariat d’Etat chargé de la Promotion des
Jeunes, Mme Kambia a énuméré les domaines
d’intervention de son institution et les groupes
cibles qui sont entre autres, les jeunes diplômés
des écoles, instituts et université, les artisans,
les petits opérateurs économiques etc.
Pour mieux atteindre son objectif qui est la lutte
contre la pauvreté, la BRS, selon Mme Kambia,
propose des conditions d’accès au crédit plus
souples par rapport aux banques classiques. C’est
pourquoi Mme la directrice a rassuré aux
participants que son institution est prête à
accorder des crédits à tout jeune pourvu que
celui-ci lui présente un projet viable et bancable.
Un débat franc, enrichissant et constructif a suivi
ces exposés qui avaient le mérite d’être organisés.
Il faut ajouter que c’est toujours dans la série de
manifestations marquant la 7e édition de
la Journée Internationale de la Jeunesse qu’une
opération de salubrité dénommée ‘’Opération CHU
propre’’ sur initiative du secrétariat d’Etat a
été organisée ce samedi dans la matinée au Centre
Hospitalier Universitaire de Lomé-Tokoin.
C’est tôt le matin de ce samedi donc que des
jeunes issus de plusieurs associations de jeunes et
mouvements politiques (35 selon les organisateurs)
toute tendance confondue ont pris d’assaut
l’enceinte du Centre Hospitalier Universitaire de
Lomé-Tokoin (CHU-Tokoin). Munis de balais, râteaux,
coupe-coupe, et autres, ces jeunes, la plupart
habillés en T-shirts aux couleurs de leurs
associations, mouvements et partis politiques, ont
mis au propre tous les coins et recoins du
CHU-Tokoin pour, selon la responsable de l’AIESEC-Togo,
témoigner leur sympathie et soutien aux malades
dudit centre.
Arrivé sur les lieux vers
9 heures, le secrétaire d’Etat, M Atsu a remercié les jeunes
pour leur mobilisation de ce matin et a profité de
l’occasion pour leur prodiguer d’utiles conseils
avant de les inviter à venir nombreux à la
conférence-débat de l’après-midi sur
l’entreprenariat des jeunes et la lutte contre la
pauvreté |