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Kossi LAWOE
Militant de l'opposition, Demandeur d'asile aux
USA / Sous le coup d'un possible rapatriement
vers le Togo |
Depuis le processus démocratique enclenché dans
notre pays dans les années 90, la jeunesse aura été
celle qui a payé le plus lourd tribut, ayant été à
l’avant garde du processus.
En effet, nombreux sont ces jeunes à avoir fui leur
pays pour se retrouver soit en Europe, en Amérique
soit dans les pays voisins pour échapper à la
répression et aux harcèlements de tout genre de la
part des forces conservatrices.
De 90 à nos jours, ils sont des dizaines de
milliers, (40.000 au Bénin et au Ghana suite aux
violences d’avril 2005 sans compter bien sûr ceux
qui avaient quitté le pays avant), ces militants de
l’opposition, à faire les frais des incompréhensions
d’une certaine classe politique mue par des intérêts
partisans, à vivre les moments difficiles dans leur
pays d’asile, s’ils ne sont pas l’objet de menaces
d’expulsion.
Au lendemain de la présidentielle du 1er
juin 2003 qui a vu la réélection du feu président
Eyadema, certaines localités réputées acquises à
l’opposition ont été le théâtre de violences suite
aux manifestations organisées par les militants de
l’opposition pour protester contre les résultats
proclamés par la CENI qui, selon eux, ne reflétaient
pas la réalité des urnes. C’est le cas de la
préfecture de Zio, précisément la ville de Tsévié,
chef lieu de la préfecture, les cantons de Gamé,
Gapé, Kovié, Mission-Tové. La répression des forces
de l’ordre qui s’en est suivie a été impitoyable
pour les jeunes militants qui ont osé protester. En
dehors de nombreux morts et blessés, la préfecture a
enregistré plusieurs départs en exil. Aujourd’hui,
les jeunes qui ont dû, à leur corps défendant,
quitter le Togo connaissent des fortunes diverses.
Nous citerons le cas de nos compatriotes dans le
camp des réfugiés à Agamé dans le département de
Lokossa dont 17 au moins sont actuellement en prison
au Bénin.
Il
y en a même qui sont sur le coup de l’expulsion dans
leur pays de refuge. C’est le cas de Kossi LAWOE,
militant très engagé dans la lutte démocratique dans
sa localité qui, craignant pour sa sécurité suite à
des menaces, intimidations et diverses agressions, a
dû fuir son Togo natal pour se réfugier aux USA.
D’autres comme AHOSSE Yaovi réfugié en France sont
dans la même situation. Tout simplement parce que
les autorités togolaises, à grands bruits, font
croire à la communauté internationale que la
situation des droits de l’homme s’est améliorée et
qu’il n’y aurait plus de crainte pour les réfugiés à
rentrer au pays, alors que sur le terrain, il n’en
est rien.
C’est le lieu de lancer un appel aux parties au
dialogue intertogolais à taire leurs divergences
pour arriver à l’essentiel afin de créer les
conditions favorables au retour de nos compatriotes
réfugiés au quatre coins du monde où ils ne
connaissent que misère et désolation. |