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Démarrée le 6
octobre 2005, au Centre National d’Instruction (CNI) des
Forces Armées Togolaises (FAT) à Kara, la Formation
Elémentaire Toutes Armes (FETTA) des élèves policiers de
la promotion 2005 – 2006 a pris fin le 17 avril 2006 par
la présentation du drapeau lors d’une cérémonie sur la
place d’armes Général Gnassingbé Eyadema du Camp Landja.
Etaient présents à cette cérémonie tout l’aréopage des
officiers des FAT, le général Laoukpessi, le colonel
Gnakoudè Béréna, chef d’Etat-major de l’armée de Terre,
le colonel Nèyo Takougnadi, directeur de la police
nationale et de nombreuses autorités politiques,
administratives, traditionnelles et religieuses.
Six mois durant, les 615 élèves policiers, dont 546
hommes et 69 femmes, se sont initiés aux notions
techniques et tactiques et se sont préparés physiquement
et moralement pour affronter la dure réalité de leur
terrain, faite de brutalité et de crime. Il faut
préciser que le drapeau est le symbole de sacrifice sur
lequel est gravé en lettre d’or deux mots : « Travail et
Discipline »
Dans
l’après-midi les 615 élèves gardiens de la paix ont été
« lâchés » dans la ville, un retour à un monde qu’ils
ont quitté il y a 6 mois.
Le président de la République Faure Gnassingbé leur
avait fait un don de 1 million de francs CFA. Le
ministre délégué à la présidence chargé des anciens
combattants et des Forces armées togolaises, Kpatcha
Gnassingbé, pour sa part avait donné 500 mille francs et
le ministre de la sécurité, le Général Pitalounani
Laoukpessi, 500 autres mille francs. Cet argent devait
leur être partagé, soit à peu près 3 250 francs chacun.
Mais de cet argent ils n’ont vu ni la couleur, ni la
consistance. Néanmoins lorsqu’ils ont envahi les rues de
Kara, ils se sont retrouvés dans les cabarets et débits
de boisson pour s’enivrer à mort. On raconte que pendant
que les hommes lampaient à tire-larigot la bière dans
les bars, les femmes, elles, siphonnaient les reins de
leurs amants dans les hôtels. Comme si ce qui leur avait
manqué à cette formation, c’était bien le sexe et
l’alcool. Ce qui explique qu’il y ait bien eu des
désertions massives, hormis les remerciements après le
test du VIH/Sida. La plus cocasse des désertions est
celle de la fille du Commandant Koumongou à la retraite,
une qui en mettait plein la vue et qui avait la
spécialité de mâter les mecs. Charmante carrière à venir
pour nos gardiens de la paix.
Le 18 avril,
ce sont plus d’une trentaine de minibus qui ont
transporté les élèves policiers à Lomé.
En attendant de parachever la formation aux aptitudes à
la fonction de policiers, ils s’entraîneront au défilé
pour le 27 avril. |