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Eglise
catholique: Le cardinal Bernard Law démissionne
David D Kabassima
Dans
la matinée du vendredi 13 décembre 2002, le Vatican a connue
une des démissions les plus répercussantes de l'Histoire de
l'Eglise Catholique Romaine. Le Pape Jean-Paul II , dans une
rencontre en tête-en-tête, recevait la démission du doyen des
évèques américains, le Cardinal Bernard LAW.
Bernard
F. LAW, Archèvêque de Boston , a dû remettre sa démission
suite aux scandals qui sécouent l'Eglise Catholique américaine
depuis 11 mois. En janvier 2002, une affaire de pédophilie sur
des garcons adolescents perpétrée par un prêtre relevant de
son diocese avait été le détonateur d'un malaise qui couvait
depuis longtemps. Des centaines de personnes victimes d'abus physiques
et sexuels avaient saisi l'occasion pour intenter des poursuites
contre le clergé jadis jugé infaillible et probe. Bernard
Law était accusé de laxisme et de protection coupable de prêtres
présumés pédophiles, qu'il affectait de paroisse en
paroisse pour camoufler le comportement pas très catholique du
tout.
En
vue de faire face au mécontentement grandissant, les cardinaux
Américains s'étaient rendu en Avril dernier à Rome pour
proposer des réformes adoptant une ligne dure envers les prêtres
défaillants. Cependant, ni la visite papale au Canada au milieu
de cette année où le pape avait évoqué la "honte"
ressentie face aux abus, ni la Rencontre de la Conférence des
évêques catholiques des USA en Juin à Dallas, où les évêques
avaient adopté une politique de “tolérence zero” à
l'encontre des prêtres fautifs à l'avenir, n'avaient abaissé
la tenacité des victimes et de leurs avocats. Devant plus de
400 plaintes en dommages et intérêts suites aux
abus, Bernard Law, diplomé de Harvard et Archévêque depuis
1984, était pressé de démissionner, y compris de la part de
certains membres du clergé qui désapprouvaient sa gestion de
la crise.
La
démission du Cardinal LAW vient apaiser un peu la tension régnante
parmi les fidèles catholiques et non-catholiques, mais les
observateurs avertis estiment que les poursuites judiciaires ne
cesseront pas pour autant si soudainement. Comme le dit un
observateur, une réforme profonde en perspective s'impose
à l'Eglise Catholique pour assurer sa survie.
Il faut noter que ce scandal au
sein de l’église catholique a atteint la communauté
togolaise vivant aux Etats-Unis en éclaboussant le révérand père
Komlan Houndjamè de nationalité togolaise qui, apparemment,
aurait été acquitté pour insuffisance de preuves contre lui.
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