Claude Améganvi devant le juge d'appel
Mathias Akoulansa
Le
énième épisode du procès Claude Ameganvi s'est déroulé en
appel à Lomé le 21 Nov. 2002. On se souvient que le juge
Yaba avait décidé de 4 mois d'emprisonnement fermes et
100000francs d'amende en première instance contre Claude
Ameganvvi et avait rejeté toutes les autres accusations
formulée par l'avocat d'Eyadema, Maitre Tchalim et le procureur
N'Dakena Atara. Le parquet avait fait appel de la décision.
Hier,
Julien Ayi a été applaudi par la foule suite à son
intervention après qu’il ait évoilé comment il a été
sollicité par le pouvoir de Lomé pour accuser Claude Ameganvi
alors que ce dernier est innocent; comment
on lui a demandé de signer manu militari des procès verbaux.
La
défense a dénoncé un procès politique et a demandé la
relaxe pure et simple Claude Améganvi.
Le
parquet est, lui, revenu à la charge: 6 mois pour atteinte à
l'honneur du chef de l'Etat, 36 mois fermes pour trouble à
l'ordre public contre Claude A. 6 mois fermes pour
complicité d'atteinte à l'honneur du Chef de l'Etat, 60 mois
pour trouble à l'ordre public, un mandat d'arrêt international
contre E. Koussawo et Klu Névamé.
Maître
Robinstein du barreau de Paris qui s'est jointe à la défense
de Claude Ameganvi n'en a pas cru ses yeux et ses oreilles.
C'est simplement de la honte juridique au Togo. Le procès a été
reporté au jeudi prochain.
Toujours
relativement au cas Ameganvi, le Directeur de la chaîne de
télévision TV5 aurait reçu des menaces des autorités
togolais par le biais du Quai d'Orsay pour avoir diffusé le 20
Octobre dernier deux extraits d'interviews accordées
repectivement par Eloi Koussawo et Brigite Améganvi.
Le
Ministre de la communication du Togo, M. Pitang Tchala aurait
menacé de faire couper l'antenne de TV5 au Togo et aurait saisi
l'ambassade de France au Togo qui à son tour a saisi le Qui
d'Orsay pour donner des consignes au Directeur de la chaine de
télévion. Il faut peut-être rappeler que RFI n'emet toujours
pas en modulation de fréquence et les site Internet jugés
subversifs sont bannis du Togo.
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