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Maître
Agboyibor sur BBC
20 Nov. 2002
(Au
micro de Catherine Simon)
Maître Agboyibo: Nous le savons et tout le monde reconnait
également que sous une dictature, il serait naïf de prétendre
avoir toute la game des conditions qu’il faut dans un contexte
démocratique avant d’aller à une élection.
Ce
que nous démandons c’est simplement le minimum. Le minimum.
Et cela, certains des partis
d’opposition l’ont montré à l’occasion du scrutin
du 27 Octobre.
Notamment:
-
il
nous faut une Commission Electorale
Nationale Indépendante;
-
il faut que le bulletin unique soit maintenu;
-
il faut qu’il y ait un organe de règlement du contentieux acceptable par
tous.
Si
on a ces minimums là, on peut aller aux élections.
Catherine
Simon: Si le front uni
remportait les élections, est-ce que vous serez prêts à
accorder des garanties au président Eyadema?
Maître
Agboyibo: Vous savez, au niveau
de la classe politique togolaise, notamment l’opposition, qu’est
qu’il faut faire pour que ce pays entre dans une periode de
paix durable? c’est un souci
partagé par tous.
Sur les garanties
à accorder à Eyadema de même que les avantages d’ordre
materiel qu’il lui faut, il n’y a pas de divergence au sein
de l’opposition togolaise.
Notre préoccupation c’est de voir si le président
Eyadema est disposé à accepter des garanties pour se retirer.
Sur ce plan là c’est prémâturé; parfois on a même
l’impression que lui il a du mépris pour ce genre de préoccupations.
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