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Le C7 mené à la trique: Le
juge Kpomégbé Kokou s'exile au Bénin
Samuel Batchati
Le
Comité des 7
magistrats s’est réveillé
un peu tard. Trop tard pour comprendre qu’il avait été mené en
barque par un parti valétudinaire, le Rpt.
Commis
par le président de la République pour conduire les législatives
anticipées le C7 a été plutôt gueulard qu’acteur. Il dit avoir
organisé les élections et exprime sa satisfaction par son président
Abalo PETCHELEBIA , le traître frère de Bokobosso,
le soldat qui un 24 avril avait voulu mettre fin à un
apocalypse togolais encore en germe. C’est le président
Eyadema qui a organisé ces élections pour lui. Il ne faut
leurrer personne.
Certains
de ce C7 ont menacé de démissionner si les conditions minimales de
démocratie n’étaient pas respectées au cours de ces élections.
Mais il y a eu une menace plus forte qui les a contraint au silence.
Ils ont reçu des menaces de mort et se sont réduits au silence.
Cependant,
l’un d’eux, Kpomégbé Kokou, a pris la clef des champs depuis
le samedi 26 octobre,
refusant de facto de cautionner
une mascarade électorale. IL se trouve aujourd’hui à
Cotonou au Bénin sous la protection de la Ligue Béninoise des
Droits de l’Homme. Lui au moins aura la conscience tranquille. Les
autres porteront sur eux pour le restant de leur jours cette flétrissure
de la trahison et de la complicité active d’un génocide
politique, sur le front.
Mais
plus étonnant encore est le silence de la presse internationale sur
la défection de Kpomégbé Kokou. L’ancien député, Dahuku Péré,
exclu et mis au ban du Rpt ne comprend pas ce silence complice.
Joint au téléphone il a indiqué qu’il ne comprenait pas
pourquoi les médias n’en parlaient pas malgré tous les efforts
qu’ils ont faits pour que la chose se sache.
C’est
dire combien mêmes les médias internationaux , bâillonnés au
Togo se rendent complices d’un
crime électoral et leur profonde implication dans la monstrueuse démocratie
togolaise.
L’argent d’Eyadema
peut tout faire. S’il a un ministre des affaires étrangères
comme Koffi Panou . Lui il peut tout arranger même bloquer la
parution d’un journal pour un encart. Ca s’est passé avec un
illustre journal pour l’affaire
des centaines de morts trouvés
avant, pendant et après les élections de 1998. Avec un
ministre beau-fils, Eyadema peut avoir le sommeil tranquille. Pourvu
que le syndrome de Kodjo Agbéyomé ne le prenne pas.
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