|
La
crise ivoirienne négociée sur un double front
Samuel
Batchati
|

Le pyromane à l'oeuvre
de réconciliation
|
Les
belligérants ivoiriens se retrouvent au Togo pour une médiation du
chef
d’Etat togolais. La délégation du gouvernement forte de 16
membres est conduite par Laurent Dona Fologo, président du Conseil
Economique et social de Côte d’ivoire. La délégation des
rebelles est conduite par le Colonel Michel Gueu. Toutes deux sont
logées à l’hôtel du 2 Février séparées par trois niveaux.
On
se rappelle que cet hôtel avait également accueilli
Fodé Sankho et Ahmed Téjan
Kaba.
Reçus
séparément hier, les frères ivoiriens auront le 30 octobre une
première confrontation. Un face-à-face des vérités au cours
duquel, chacun se regardera dans le blanc de l’œil.
Sur
un autre terrain, celui de la CEDEAO, à Dakar,
se négocie l’envoie d’un Groupe
de Contrôle de
la Cessation des Hostilités en Côte d’Ivoire. On estime à 2386
le nombre de militaires à envoyer. Le Sénégal
qui fournira le plus grand nombre d’hommes, prendra la
direction militaire des opérations.
Le
Nigeria qui avait dirigé les opérations militaires de l’ECOMOG
en Sierra Léone et au Libéria, n’enverrait peut-être que
250 hommes, tout comme le Mali et le Niger. Car il ne faudrait pas
laisser un pays francophone sous le commandement d’officiers
anglophones.
Cependant
se pose le problème financier : qui financera ces opérations
militaires en Côte d’Ivoire ? La CEDEAO se tourne vers les
pays européens et les
traditionnels bailleurs de fonds. Quel que soit le résultat, elle
devra d’abord prendre
en charge les militaires pendant un mois avec environ $230 par jour.
Soit $6900 par mois soit encore 48 300 000
francs CFA si la valeur du dollar était de 700f. De quoi éduquer
toute une génération dans des conditions adéquates !
Hélas !
C’est de l’argent à vau-l’eau ! Pour
des conneries !
|