Les
ennuis des Koussawo au Togo
Joseph
Takeli
Les révélations sur la fortune du
chef de l’Etat togolais, Monsieur Eyadéma Gnasingbé semblent
l'avoir atteint en plein coeur et il ne s’en remet pas. La relaxe
pure et simple prononcée par la justice togolaise en faveur de
l’auteur principal des informations sur ladite fortune, Monsieur
Eloi Koussawo ne plaît apparemment pas du tout au Président de la
République.
Eloi Koussawo s'est aussi rendu "coupable" d'avoir organisé
avec succès la manifestation à Bruxelles le 24 juin 2002 contre
Eyadema. Ne pouvant atteindre l’actuel
Coordinateur général du M05 qui vit en Belgique, la police
d’Eyadema ne cesse de menacer et de terroriser les membres de la
famille Koussawo au Togo qui en réalité, ne sont pas responsables
des actes que peut poser un membre de leur famille.
C’est bien dommage qu’on veuille
que les membres de toute une famille payent pour ce qu’un seul
individu a posé comme acte et qui plus est, le revendique.
De même que nous pensons que tous les
Gnassingbé ne sont pas coupables des méfaits de leur géniteur ou
proche parent Monsieur Eyadema Gnasingbé, de même nous nous
attendons à ce que ce dernier comprenne qu’il lui faut circonscrire
ses “poursuites” au
nom de la personnalité de la peine. Encore qu'en cas de poursuites,
il doive s’agir d’une décision de justice équitable.
Togoforum.com
s’est entretenu avec le Professeur de Chimie à la retraite,
Monsieur Simon Kuévi Koussawo et vous livre un résumé sur les
difficultés de sa famille à Lomé. Monsieur Koussawo est
actuellement vacataire à l’ESTEBA à l’Université de Lomé.
Selon nos informations, d’autres membres de cette famille
subiraient le même type de calvaire que celui que nous relatons ici.
Mais comme nous n’avons pas pu interroger ces autres membres de la
famille Koussawo, nous ne pouvons en parler.
Suivez le cas de Monsieur S. K.
Koussawo et sa famille:
Le 26 Aout 2002, des agents de
police font irruption à 5heures du matin chez Monsieur Simon Koussawo
et demandent à emporter un de ses deux véhicules. La Nissan Grand
Prix immatriculée RT1944V. Le Professeur leur demande des
explications mais les policiers lui repondent qu’ils sont en mission
et qu’il ont pour ordre d’amener le véhicule. Alors Monsieur
Simon Koussawo leur donna son feu vert.
Les agents de police retorquèrent
qu’ils doivent aussi emporter le conducteur habituel de la Nissan.
Il se trouve que c’est Kagni Djidjolé Koussawo, le fils du
Professeur qui a l’habitude de la conduire. Madame Koussawo monte à
bord du véhicule avec son fils et ils sont amenés à la sûreté
nationale.
Une fois à la sûreté, on leur
explique que Kagni avait récemment pris des vues illégales et c'est
la raisons pour laquelle on l'avait fait venir là. En effet, Kagni et
un de ses amis avaient pris des vues de la plage avec une caméra
appartenant à l’ami qui se nomme Déla.
La police alla chercher l’ami Déla
et les deux jeunes hommes furent gardés à la sureté nationale et il
a fallu aux parents de courir dans tous les sens pour obtenir leur libération
le lendemain, 27 Août 2002.
Le 12 Septembre 2002, à 13h 15,
des gendarmes entrent chez Monsieur Simon Kuévi Koussawo accompagnés
de trois dames et demandent à voir la fille du Professeur,
Mademoiselle Mami Dédé Ahoéfa Koussawo. Ils expliquent que Mami
s’était portée garante et avait joué le role d’interprète à 3
Nigérians qui louaient chez les dames en question. Les gendarmes
expliquèrent que les 3 Nigérians étaient des malfaiteurs, sans préciser
ce qui leur était reproché comme délit ou crime. On empora
simplement Mami à la sûreté nationale où on la garda tout
simplement sans aucune inculpation, ni rien. Le
professeur dut également faire toutes les acrobaties du monde pour
obtenir la libération de sa fille vers 18 heures.
Madame
et Monsieur Koussawo décidèrent finalement que les enfants quittent
le Togo pour un pays voisin avant qu'il ne leur arrive quelque chose
de grave.
Le 19 Septembre 2002, vers
5heures du matin, le téléphone sonne au domicile du Professeur
Koussawo. Le coup de fil vient de l’Officier de police Mouzou qui
intime l’ordre au Professeur de se présenter à la sûreté
nationale à 7 heures et de demander à le voir. A 7heures, Monsieur
Koussawo et son épouse se présentent comme démandé. L'officier de
police Mouzou les amena chez le Commisaire Kao.
Un interrogatoire commence qui dure 4
heures. Le Commissaire Kao demande à Monsieur Simon Kuévi Koussawo
de décliner son identité complète. Ce qu’il fit. On demanda au
professeur de donner les informations suivantes au sujet de Eloi
Koussawo:
-
La date de son départ du Togo;
-
Son pays de residence actuelle;
-
Sa nationalité.
Monsieur Simon Kuévi Koussawo leur
repondit qu’il ne dispose pas de ces informations là. On lui intima
l’ordre d’aller parler au chef de leur famille et de récueillir
les renseignements demandés. Il leur expliqua que ce dernier était
malade et hospitalisé. Mais le commissaire Kao insista qu’il aille
le voir pour recueillir les informations demandées.
Le Professeur s’en fut voir son
aîné,
Monsieur Jacques Tèko Koussawo. Ce dernier expliqua au Professeur que
dans les années chaudes de lutte pour la démocratie, Eloi Koussawo
avait résidé chez lui et qui'il avait conseillé à son neuveu Eloi
de ne pas se mêler de politique, mais que vu son indépendance
d'esprit, il continua sa lutte et quitta plus tard le Togo vers le
Ghana et que depuis, il n’a plus de ses nouvelles.
Le Prof. Koussawo retourna à la sûreté
nationale informer de ce que son grand frère ne disposait d’aucun
des renseignements demandés sur Eloi Koussawo.
Alors on lui demanda de se tenir à la
disposition des forces de l’ordre pour toute information dans le
futur. Il leur repondit qu’il était à leur disposition.
Nous
vous dispensons de tout commentaire. |