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Actualité

Le 27 septembre 2002

Les ennuis des Koussawo au Togo 
Joseph Takeli 

Les révélations sur la fortune du chef de l’Etat togolais, Monsieur Eyadéma Gnasingbé semblent l'avoir atteint en plein coeur et il ne s’en remet pas. La relaxe pure et simple prononcée par la justice togolaise en faveur de l’auteur principal des informations sur ladite fortune, Monsieur Eloi Koussawo ne plaît apparemment pas du tout au Président de la République. Eloi Koussawo s'est aussi rendu "coupable" d'avoir organisé avec succès la manifestation à Bruxelles le 24 juin 2002 contre Eyadema. Ne pouvant atteindre l’actuel Coordinateur général du M05 qui vit en Belgique, la police d’Eyadema ne cesse de menacer et de terroriser les membres de la famille Koussawo au Togo qui en réalité, ne sont pas responsables des actes que peut poser un membre de leur famille. 

C’est bien dommage qu’on veuille que les membres de toute une famille payent pour ce qu’un seul individu a posé comme acte et qui plus est, le revendique. 

De même que nous pensons que tous les Gnassingbé ne sont pas coupables des méfaits de leur géniteur ou proche parent Monsieur Eyadema Gnasingbé, de même nous nous attendons à ce que ce dernier comprenne qu’il lui faut circonscrire ses  “poursuites” au nom de la personnalité de la peine. Encore qu'en cas de poursuites, il doive s’agir d’une décision de justice équitable. 

Togoforum.com  s’est entretenu avec le Professeur de Chimie à la retraite, Monsieur Simon Kuévi Koussawo et vous livre un résumé sur les difficultés de sa famille à Lomé. Monsieur Koussawo est actuellement vacataire à l’ESTEBA à l’Université de Lomé.  Selon nos informations, d’autres membres de cette famille subiraient le même type de calvaire que celui que nous relatons ici. Mais comme nous n’avons pas pu interroger ces autres membres de la famille Koussawo, nous ne pouvons en parler. 

Suivez le cas de Monsieur S. K. Koussawo et sa famille:   

Le 26 Aout 2002, des agents de police font irruption à 5heures du matin chez Monsieur Simon Koussawo et demandent à emporter un de ses deux véhicules. La Nissan Grand Prix immatriculée RT1944V. Le Professeur leur demande des explications mais les policiers lui repondent qu’ils sont en mission et qu’il ont pour ordre d’amener le véhicule. Alors Monsieur Simon Koussawo leur donna son feu vert.  

Les agents de police retorquèrent qu’ils doivent aussi emporter le conducteur habituel de la Nissan. Il se trouve que c’est Kagni Djidjolé Koussawo, le fils du Professeur qui a l’habitude de la conduire. Madame Koussawo monte à bord du véhicule avec son fils et ils sont amenés à la sûreté nationale. 

Une fois à la sûreté, on leur explique que Kagni avait récemment pris des vues illégales et c'est la raisons pour laquelle on l'avait fait venir là. En effet, Kagni et un de ses amis avaient pris des vues de la plage avec une caméra appartenant à l’ami qui se nomme Déla. 

La police alla chercher l’ami Déla et les deux jeunes hommes furent gardés à la sureté nationale et il a fallu aux parents de courir dans tous les sens pour obtenir leur libération le lendemain, 27 Août 2002. 

Le 12 Septembre 2002, à 13h 15, des gendarmes entrent chez Monsieur Simon Kuévi Koussawo accompagnés de trois dames et demandent à voir la fille du Professeur, Mademoiselle Mami Dédé Ahoéfa Koussawo. Ils expliquent que Mami s’était portée garante et avait joué le role d’interprète à 3 Nigérians qui louaient chez les dames en question. Les gendarmes expliquèrent que les 3 Nigérians étaient des malfaiteurs, sans préciser ce qui leur était reproché comme délit ou crime. On empora simplement Mami à la sûreté nationale où on la garda tout simplement sans aucune inculpation, ni rien. Le professeur dut également faire toutes les acrobaties du monde pour obtenir la libération de sa fille vers 18 heures.  

Madame et Monsieur Koussawo décidèrent finalement que les enfants quittent le Togo pour un pays voisin avant qu'il ne leur arrive quelque chose de grave.  

Le 19 Septembre 2002, vers 5heures du matin, le téléphone sonne au domicile du Professeur Koussawo. Le coup de fil vient de l’Officier de police Mouzou qui intime l’ordre au Professeur de se présenter à la sûreté nationale à 7 heures et de demander à le voir. A 7heures, Monsieur Koussawo et son épouse se présentent comme démandé. L'officier de police Mouzou les amena chez le Commisaire Kao. 

Un interrogatoire commence qui dure 4 heures. Le Commissaire Kao demande à Monsieur Simon Kuévi Koussawo de décliner son identité complète. Ce qu’il fit. On demanda au professeur de donner les informations suivantes au sujet de Eloi Koussawo: 

-  La date de son départ du Togo;

-  Son pays de residence actuelle;

-  Sa nationalité.

Monsieur Simon Kuévi Koussawo leur repondit qu’il ne dispose pas de ces informations là. On lui intima l’ordre d’aller parler au chef de leur famille et de récueillir les renseignements demandés. Il leur expliqua que ce dernier était malade et hospitalisé. Mais le commissaire Kao insista qu’il aille le voir pour recueillir les informations demandées.  

Le Professeur s’en fut voir son aîné, Monsieur Jacques Tèko Koussawo. Ce dernier expliqua au Professeur que dans les années chaudes de lutte pour la démocratie, Eloi Koussawo avait résidé chez lui et qui'il avait conseillé à son neuveu Eloi de ne pas se mêler de politique, mais que vu son indépendance d'esprit, il continua sa lutte et quitta plus tard le Togo vers le Ghana et que depuis, il n’a plus de ses nouvelles.  

Le Prof. Koussawo retourna à la sûreté nationale informer de ce que son grand frère ne disposait d’aucun des renseignements demandés sur Eloi Koussawo. 

Alors on lui demanda de se tenir à la disposition des forces de l’ordre pour toute information dans le futur. Il leur repondit qu’il était à leur disposition. 

Nous vous dispensons de tout commentaire. 

 

 

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