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Le 18 septembre 2002

 

Actualité 

CÔTE D'IVOIRE: GBAGBO  DEVELOPPE LA PARANOÏA 
Samuel Batchati

De qui le président ivoirien a-t-il peur au point de parler de condamner des citoyens pour tentative de coup d'Etat? La cassure sociale que le Forum a tenté de souder risque de partir en éclats . La paranoïa du président ivoirien appartient à  l'ère des premières heures des dictatures en Afrique. 

Le vendredi 13  mars, dans une conférence de presse, l'ancien président de la junte Robert GUEI, le traitait de boulanger et le mettait en garde contre la "levure sociale", signant ainsi son divorce d'avec son ancien allié. Le  même 13 septembre,  le RDR par la voix de sa secrétaire Générale, Henriette DIABATE dans un communiqué, dénonçait les "violations flagrantes et répétées des droits de l'Homme" traduites par des "arrestations, emprisonnements et détentions arbitraires". "De plus en plus de citoyens, civils comme militaires, sont interpellés et conduits dans divers lieux de détention du pays, au mépris des droits élémentaires de l'Homme. Les victimes sont toutes suspectées ou accusées directement de préparer un coup d'Etat ou de porter atteinte à la sûreté de l'Etat".

Les responsables de ces "atteintes graves et intolérables", sont  on s'en doute, des  "éléments des forces de l'ordre qui opèrent comme des milices et sèment la terreur en toute impunité au sein de la population, faisant fi de leur véritable mission, qui consiste à assurer la protection des biens et des personnes".  

La secrétaire générale dont le parti compte quatre  ministères dans le gouvernement , lance un apel pressant au gouvernement afin que cette situation qui relève d'un Etat d'exception, cesse.  Les  premières victimes sont bel et bien les journalistes. Le 9 septembre des policiers en uniforme avaient fait une descente musclée dans les locaux de deux quotidiens proche de l'opposition: Le Patriote et Tansouman. 

Cette situation délétère , place le président ivoirien dans la lignée des dictateurs qui au mépris des droits élémentaires de l'homme, font des forces de l'ordre, des machines infernales. La  démocratie ne devait plus s'encombrer de sordides violations de droits de l'homme surtout pas celle de la Côte d'Ivoire qui tente depuis de réunir les fils divisés par une fantoche histoire d'Ivoirité.

 

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