CÔTE
D'IVOIRE: GBAGBO DEVELOPPE LA PARANOÏA
Samuel Batchati
De qui le président ivoirien a-t-il peur au
point de parler de condamner des citoyens pour tentative de coup
d'Etat? La cassure sociale que le Forum a tenté de souder risque de
partir en éclats . La paranoïa du président ivoirien appartient
à l'ère des premières heures des dictatures en Afrique.
Le
vendredi 13 mars, dans une conférence de presse, l'ancien président
de la junte Robert GUEI, le traitait de boulanger et le mettait en garde
contre la "levure sociale", signant ainsi son divorce d'avec
son ancien allié. Le même 13 septembre, le RDR par
la voix de sa secrétaire Générale, Henriette DIABATE dans un
communiqué, dénonçait les "violations flagrantes et répétées
des droits de l'Homme" traduites par des "arrestations,
emprisonnements et détentions arbitraires". "De plus en
plus de citoyens, civils comme militaires, sont interpellés et
conduits dans divers lieux de détention du pays, au mépris des
droits élémentaires de l'Homme. Les victimes sont toutes suspectées
ou accusées directement de préparer un coup d'Etat ou de porter
atteinte à la sûreté de l'Etat".
Les responsables de ces "atteintes graves
et intolérables", sont on s'en doute, des "éléments
des forces de l'ordre qui opèrent comme des milices et sèment la
terreur en toute impunité au sein de la population, faisant fi de
leur véritable mission, qui consiste à assurer la protection des
biens et des personnes".
La secrétaire générale dont le parti compte
quatre ministères dans le gouvernement , lance un apel pressant
au gouvernement afin que cette situation qui relève d'un Etat
d'exception, cesse. Les premières victimes sont bel et
bien les journalistes. Le 9 septembre des policiers en uniforme
avaient fait une descente musclée dans les locaux de deux quotidiens
proche de l'opposition: Le Patriote et Tansouman.
Cette situation délétère , place le président
ivoirien dans la lignée des dictateurs qui au mépris des droits élémentaires
de l'homme, font des forces de l'ordre, des machines infernales. La
démocratie ne devait plus s'encombrer de sordides violations de
droits de l'homme surtout pas celle de la Côte d'Ivoire qui tente
depuis de réunir les fils divisés par une fantoche histoire
d'Ivoirité.
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