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Le 11 septembre 2002

 

Actualité

AFRIQUE DU SUD: VICTOIRE DES GAYS ET DES LESBIENNES
Samuel Batchati 


La décision de la cour constutionnelle de l'Afrique du Sud, sous la présidence du juge Lewis Skweyiya est tombée hier comme un couperet tordant le coup à des traditions africaines à l'antipode d'une condition jusqu'ici considérée comme exogène. 

Lentement mais sûrement cette "déviation" sexuelle des gays s’introduit en Afrique. Ce qui est un fléau pour les uns et choix pour d'autres avance lentement mais surement sur le continent. Abidjan, Yaoundé, Niamey sont les des lieux où les homosexuels ne se comptent plus. Lorsqu'au sommet de certains Etats africains on compte des homosexuels, on voit que la chose avance à grand pas.

En Afrique du Sud, elles étaient armées pour arracher cette victoire, ces deux femmes magistrates qui vivent en couple depuis quelques années. En effet elles ont obtenu de la Cour Constitutionnelle que les couples homosexuels puissent adopter des enfants tout comme les couples hétérosexuels. «Bien sur que je suis ravie. C'est une vraie délivrance que tout soit à présent terminé» s'est exclamé Anne-Marie de Vos, lesbienne et juge de profession qui a pour partenaire Suzanne du Toit, autre juge de profession. Au regard de la constitution sud-africaine, la vie de famille pouvait être vécue de différentes façons. Elles ont aussi obtenu que reparation ou pension compensatoire soit versée à la partenaire survivante en cas de décès de l'autre.

La cour constitutionnelle, en date du 10 septembre 2002 a décidé qu'il soit  permis à "des partenaires permanents de même sexe" d'adopter conjointement des enfants.  Les deux dames vivent en "concubinage notoire" depuis 1989 et Suzanne du Toit voudrait adopter les deux enfant de Anne-Marie de Vos: Reid âgée de 10 ans et Nuschka de 13 ans. La mère biologique des deux enfants voulait s'assurer que ses deux enfants peuvent être légalement sous la protection de sa partenaire s'il lui arrivait quelque chose.  

Cette décision est une grande première sous le ciel africain où personne ou presque n'arrive à s'expliquer comment une telle condition pourrait être possible entre des personnes de même sexe. Même dans les pays occidentaux, le concept a quelque mal à s'accepter comme condition protégeable par la loi. Cette jurisprudence fera-t-elle école en Afrique? Difficile de parier.

En tout cas avec cette jurisprudence, l'Afrique du Sud vient augmenter à 4 le nombre de pays au monde qui légifèrent en faveur des gays: les Pays-Bas, la Suède et la Grande-Bretagne. Cette "déviation" révulsante en Afrique noire, par rapport à nos traditions ancestrales, (même si certains sont reconnus homo et taxés de Blancs), cette déviation de nous tomber dessus un matin. Droits de l’homme obligent! 

L’association des gays qui comptent en Afrique du Sud plus de 100 000 membres espère que demain l’autorisation leur sera donnée de se marier.

Récemment d’ailleurs un responsable politique a été obligé de présenter ses excuses publiques parce que sa langue un peu trop baladeuse s’était égarée dans quelques propos qui ont irrité nos amis d’en face, les homosexuels.

 

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