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Le 9 septembre 2002

 

Actualité 

ILS ONT  MARCHE TARD A NIAMTOUGOU, MAIS ILS ONT MARCHÉ QUAND MEME
Samuel Batchati 

Trois mois après les déclarations d’Agbéyomé Kodjo et de Dahuku Péré, les populations de Niamtougou ont marché le 7 sept. 2002. Longtemps après les autres préfectures qui, rivalisant de zèle et de tribalisme, avaient déjà marché. Pourquoi une si  tardive marche? Ce n’est pas faute d’avoir essayé. 

Sur la forme :  par deux fois on a voulu marcher  et par deux fois cette marche  a été avortée. Les populations avaient catégoriquement refusé de sortir. Preuve que quelque part on peut tenir tête au régime mourant d’Eyadema. Les responsables politiques du Rpt n’avaient donc d’autres solutions que d’exercer de fortes menaces sur les chefs Cantons et de Villages. Ceux-ci avaient été sommés pour cette marche de venir avec un certain nombre de personnes. Et  quand on connaît le trafic d’influence que ces chefs d’un autre âge investis par leur mentor Eyadema  exploitent, on ne peut s’étonner que des gens soient allés marcher. 

Sur le fond : on a réfléchi et on écrit. A l’instar des autres marches de soutien, celle-ci a respecté le même vocabulaire,  utilisé le même dictionnaire abondant dans le registre diffamatoire, injurieux et vil à l’encontre des opposants.  On a aussi beaucoup menti. On a dit que les villages jouissaient d’eau potable : faux. On a dit qu’il y avait des installations téléphoniques : Faux. On a dit que la préfecture était dotée d’un aéroport international avec un équipement technologique de dernière heure : Faux.  Tout le monde sait que cet aéroport est un aéroport privé. Réservé au seul président de la République.  On a dit que tous les villages bénéficiaient d’électricité : Faux.

En somme on a beaucoup menti. Menti pour avoir  quoi? Mais surtout on a mis en garde les fils et filles de Niamtougou qui oseraient suivre les pas de Dahuku  Péré ou d’Agbéyomé Kodjo. On a mis en garde ceux qui oseraient saboter les actions du "seul parti au Togo qui prône la paix". 

Surtout on a promis. On a  promis qu’aux prochaines élections anticipées (qui à la réalité n’ont plus rien d’anticipé) les fils de Niamtougou donneraient au Rpt la majorité  suffisante pour  permettre à son président de continuer sa politique de paix et  d’unité nationale. 

Conclusion : pour les populations  de Niamtougou, 2003 n’annonce rien. Absolument rien. Mais des déclarations qu’ont a arrachées à une population à la sincérité et à la conviction  de celle-ci il y a un grand pas que seule l’histoire écrira. Et Niamtougou écrira une sacrée page d’histoire les années à venir.

 

 

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