La police
américaine rassure de moins en moins qu'elle n'inquiète:
Cas du jeune McGowan
Joseph Takeli
C'est désormais clair, ne vous imaginez pas qu'un agent de policie est si bien entraîné
en arts martiaux qu'il serait capable de désarmer un garçon de 19 ans muni d'un couteau. Non.
Les films de Hollywood sont loin de la réalité. L'histoire qui suit est celle d'un jeune Blanc de Reverview près de Tampa en Floride.
Le jeune Mitchell McGowan II a été tué samedi 31 août dernier par l'officier de police de Hillsborough
le "deputy" Robert Ramirez, agé de 28 ans.
Le vendredi soir, Monsieur Mitchell McGowan I a constaté que son unique fils buvait de la bière
en compagnie de ses amis dans la cour de sa maison. Il faut d'abord remarquer que l'âge autorisé pour prendre des
boissons alcoolisées en Floride est de 21ans.
Le lendemain semedi il interdit à son fils de prendre la voiture
de sa mère surtout qu'il avait bu la veille. L'enfant voulait prendre la voiture pour
ramener chez eux ses amis qui avaient certainement passé la nuit. Face au refus de son père,
le jeune McGowan tempête comme tout bon enfant américain gaté depuis le bas âge. Il devint si
insupportable que son père jugea nécessaire d'appeler 911, c'est-à-dire la police. L'officier de pollice,
Robert Ramirez arriva quelque minute plus tard et trouva le garçon sur le pas de l'escalier qui donne à leur
salon où se trouvait son père.
L'officier constatant que le jeune homme avait "des couteaux de boucher" en main
ordonna qu'il les jette.
Aux dires du policier, le garçon ne s'exécuta pas. Il tira 4 coups de feu et 3 l'atteignirent à l'épaule et
à la poitrine. Il tomba sur place devant ses amis qui affirment qu'il avait jeté le ou les couteaux avant que
l'officier ne tire. Le père et la mère accoururent, mais l'agent de police leur intima l'ordre de réculer et
de ne pas toucher au garçon qui n'était pas encore mort. Les parents affirment que les agents de policie
présents les menacèrent de les envoyer en prison s'il touchaient à l'enfant agonisant. L'agent de police
avait appelé une ambulance qui arriva assez promptement mais Michell McGowan Junior était déjà mort.
Interrogé par les média, le porte parole de la police, l'officier Rod Reder a déclaré
que l'officier Ramirez a tiré par légitime défense car Mitchell, armé de "couteaux de boucher"
l'approchait de "manière menaçante" et d'ajouter "nous utilisons la force pour arrêter
les menaces contre nous". Les camarades de Mitchell ont affirmé qu'il criait aux policiers "laissez-moi en paix"
après avoir jeté les couteaux à travers la clôture de la maison.
Sur les écrans de la télévision le soir, Monsieur McGowan Senior a pleuré à chaudes larmes
regrettant de n'avoir pas reglé le problème lui-même et d'avoir cru que la police pouvait l'aidé.
"Je souffrirai le restant de ma vie de n'avoir pas aidé mon fils
moi même".
La policie a revélé que le jeune Mitchell McGowan II était impliqué dans une affaire de vol de voiture
lorsqu'il avait 17 ans. L'entourage déclare qu'il se chamaillait souvent avec ses parents tout en affirmant
que c'était un bon garçon très bruyant mais respectueux des autres et facile à jouer avec. L'entourage qui
l'aimait beaucoup defend son caractère violent avec sa famille en reconnaissant que tous les enfants se
chamaillent de temps en temps avec leurs parents. Il était le seul enfant que son père avait avec sa mère.
Ses soeurs consanguines avaient un autre père mais tous vivaient sous le même toit.
Pour le moment on sait seulement que le Deputy Ramirez encourt une sanction mais on ne sait pas
encore laquelle. Mais les déclarations du porte parole de police, M. Reder comporte quelque chose de très
choquant. C'est vrai aussi que police américaine est quotidiennement l'objet d'attaques de tout genre
qui se solde par la mort des officiers. C'est egalement vrai que les bavures policières deviennent de plus
en plus nombreuses qui se solde par des décès des individus que l'agent de police aurait pu maintriser. Le cas
du Guinéen Hamadou Diallo tué de 41 balles à New York en 2000 révèle que l'officier de police en Amerique n'utilise
pas l'arme en dernier ressort. C'est son premier reflexe. Ce qui est très grave.
Sources
d'information: CBS, ABC et St. Petersburg Times
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