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Actualité

Le 30 juillet 2002

L'ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DES CADRES DE LA KOZAH
Mathias Akoulansa

Sauf changement de programme, le week end du 2 au 4 aoùt 2002 verra la énième édition de la campagne d'intimidation et de manipualation des cadres de la Kosah. En effet,  tout est mis en oeuvre pour que les cadres de la préfeture du chef de l'Etat, la Kozah, où qu'ils soient sur l'étendue du territoire togolais, rentrent le week-end prochain pour une concertation en "famille." 

A l'ordre du jour, comme on s'en doute bien, le deputé "Dahuku Péré et ses complices manipulés par l'opposition" d'une part et d'autre part, la nécessité de soutenir sans conditon "le patron", "le Grand frère", "le fils du pays Kabyè" "celui sans qui les sudistes se retourneraient contre notre ethnie" etc... 

Apparemment Incapable de mobiliser les autres préfecture du Nord du Togo comme par le passé derrière une cause dont plus personne de doute de l'inexistence, l'ethnie Kabyè du Général Président est aujourd'hui l'ethnie la plus martyrisée du Togo. Loin de tout regard indiscret, le  fils du chef de l'Etat, le Colonel Ernest Gnassingbé contrôle Kara comme un camp de concentration Nazi. Les patrouilles y sont systématiques et "Gare à vous, aventurier nocturne!" Kara c'est le goulag. Les détenus pour leur opinion ne se comptent plus. Le cas de Monsieur Palanga de l'UFC est un exemple parmi tant d'autres.   

Les sévisses et repressions sont devenues plus accrues et insupportables depuis la prise de position courageuse de Monsieur Dahuku Péré contre la "barbarie" au sein du RPT(Rassemblement du Peuple Togolais) . Les cadres de la Kozah se rendront manu militari à Kara le week end prochain pour décider de ce qu'il faut faire de Maurice Dahuku Péré. L'oncle Paka du chef de l'Etat aurait demandé le lynchage jusqu'à mort du "député rebelle."

Monsieur Paka, le 1er Septembre 1990 avait déclaré que lorqu'un bois fume dans votre foyer sans prendre feu, il faut l'enlever et le jeter. C'était lors du jugement public des étudiants suivants, originaires de diverses préfecture du Nord : Nabine Ouyi (Bassar), Adjaibaule Djobo de Bafilo (Préfecture d'Assoli), Alfa Boda Rahim de Sokodé (préfecture de Tchaoudjo) et Karakoro Bitinidji de Tchamba. Il leur était reproché d'avoir participé à la rédaction et la distribution des "tracts diffamatoires insitant l'armé à la revolte." 

Rappelons que ces tracts furent à l'origine du soulèvement du 05 Octobre 1990. Rappelons également que c'était à un moment où la très puissante AMENTO sévissait et veillait au grain. Denis Dindiogue Nayone de Dapaong (préfecture de Tône) avait dû s'exiler ou être emprisonné jusqu'en 1991 pour avoir dénoncé la fameuse Amicale des Etudiants du Nord Togo (AMENTO).

Le bois qui fume dans le foyer aujourd'hui, c'est le député Dahuku Péré dont il faut décider du sort. Du temps de l'AMENTO, on se serait attendu au jugement public de tous les complices de Monsieur Péré. Premier complice Sey-Ninsao Lantam. Mais seulement ce dernier est Bassar, ville située à l'Ouest de la Kosah et litteralement détruite par le Prince Ernest. Les tribunaux Gacaca (prononcer gatchatcha) du Nord-Togo semblent se refermer sur la Kosah. Les Tribunaux Gacaca - Tribunaux populaires - sont à la mode actuellement au Rwanda et ont pour but de juger les génocidaires. Au Nord du Togo ce genre de tribunaux jugent les démocrates et toute personnes éprise de liberté et de vérité.  

En attendant le grand jour de libération du Togo, il est très important que toutes les autres ethnies soient bien informées de la réalité qui est que toutes les familles du Togo, y compris Kabyè, comptent leurs morts du fait du système Eyadema. Cela nous évitera des "dérapages démocratiques" du genre Bodjé qu'a bien su exploiter pour maitriser son ethnie, les Kabyè après 1992. Soyons tous solidaires derrière une seule cause: La liberté pour tous sans exlusive. 

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