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EVALA
OU MAIN BASSE D'ÉYADÉMA SUR YAKA
La Rédaction
Dans
un article intitulé «la délinquance
des cultures à Yaka», publié sur
Togoforum le 23 juillet 2002, nous parlions de cette lutte jamais
faite par le peuple Yaka mais qui venait d'y connaître sa première édition cette année. Nous avons posé des
questions pour essayer d’en savoir plus. Et il se trouve que cette première
édition n’est que le prélude à vaste programme d’expansion voir d’annexion.
En
effet le programme du
Général Eyadema serait d’étendre le canton de Pya
jusqu’à Yaka afin d’ériger le canton de Pya en sous-préfecture.
Outre la politique de parcellisation qui caractérise ce régime, il faut
constater un besoin mesquin de conquérant. Se sentir toujours plus grand,
plus fort. Le nec plus ultra latin en somme. Mais en plus négatif.
La
préfecture de la Kozah
avec moins de 5 000 km2, est une poudrier foncier. On se rappelle
qu’en son temps le maire de la ville de Kara Baka Kifalang Toyi, oncle
du président, avait revendiqué l’appartenance des terrains de
l’autre côté du fleuve Kara, au canton de Pya. Il faut préciser pour
ceux qui ne connaissent pas cette préfecture qu’entre Pya et lesdits
terrains il y a plus de 15 km . Et aucune référence historique
n’attribue cette partie de la préfecture au canton de Pya. Le fils aîné
du président avait alors pris les armes pour défendre ces terres
paternelles. Mais il avait trouvé sur son chemin d’autres fils de chefs
tels Palanga, Tchédré et
Barcola pour lui barrer la route.
Cette
partie n’ayant pas appartenu au canton du président, est devenue
aujourd’hui une réserve de la zone franche industrielle. On y a déjà
construit les bâtiments de
la société Nina.
Le moindre mal.
Ayant
échoué côté Sud cette expansion se reporte côté Nord dans la préfecture
de Doufelgou. Sarakawa où il
fit son accident en 1974, est déjà
passé dans cette appartenance.
Bataba Koutakou,
ancien questeur de
l'Assemblée Nationale, ancien proviseur du lycéé technique d'Adidogomé,
bien qu'originaire de Sarakawa n'en demandait pas mieux. Il affirmait avec
zèle sa fierté d'appartenir lui-même à la Kosah alors que ses parents
au village se demandent comment cela est devenu possible. Comme si
quelqu'un devait avoir honte de ses appartenances et origines.
Bientôt
main basse sur Yaka. Mais demeure la grosse inconnue. Le village de Mba
Kabasséma , Agbandé , qui a refusé de lutter acceptera-t-il
d’appartenir à la
sous-préfecture de Pya ? Grosse question à laquelle l’avenir répondra.
Pour l’heure c’est la phase d’observation.
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