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Maître Joseph K. Koffigoh et le Pr.
Latam |
Après plusieurs mois
de travaux, la commission nationale spéciale
d’enquête indépendante créée par décret présidentiel N°
2005-050/PR du 25 mai 2005 et chargée de diligenter des
investigations sur les violences avant, pendant et après
les élections présidentielles du 24 avril 2005
vient de rendre public son rapport tant attendu. C’était
au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi
après-midi 10 novembre 2005 à la salle Kéran de l’Hôtel
Corinthia 2 Février
par son président,
Maître Joseph Koffigoh
devant un parterre de journalistes de la presse
nationale et internationale et des ambassadeurs et
représentants des organisations internationales.
Entouré pour la circonstance de quelques membres de la
commission, le vice-président,
le juge Tété Théodose Tékoé, le rapporteur Sey-Sanda
Lantam Ninsao,
Me Joseph Koffigoh s’est d’abord réjoui d’avoir
réussi à relever un
triple défi à savoir : les
contraintes techniques et administratives, le facteur
temps avant de présenter l’introduction générale et les
grandes lignes, c'est-à-dire les recommandations de ce
rapport.
Après la présentation de ce rapport, le président de la
commission s’est prêté aux questions des journalistes
qui ont essentiellement tourné autour de
l’éventail des responsabilités
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M Gilles
Désesquelles et Fidèle Sarassoro représentant du
PNUD |
Répondant à une question sur la
responsabilité individuelle des auteurs des actes de
violence, Me Joseph Koffigoh a informé les journalistes
que ces responsabilités sont bien établies et que ce
n'est
pas pour rien que la commission
écouté plus de 2000 personnes. Il a rassuré les
journalistes que la commission dispose de la liste de
ceux qui ont tué, pillé, volé et ont commis des
actes graves établie dans des fichiers informatisés et
éparpillés dans des endroits différents pour des rasions
de sécurité. Pour Me Joseph Koffigoh, c’est pour
ne pas livrer au public les personnes mises en cause
avant qu’une procédure judiciaire ne soit engagée, ce
qui serait contraire aux conventions internationales
notamment le principe de la présomption d’innocence que
la commission n’a pas voulu publier la liste en
question. Il revient, selon lui, au pouvoir public
notamment le parquet d’initier la procédure pour
traduire ces gens devant les tribunaux pour qu’ils y
répondre de leurs actes.
Comme le rapport de Doudou Diène, le rapport de Joseph
Koffigoh semble imputer la responsabilité de ces actes
de violences aux forces en présence à savoir le RPT et
sa branche armée et l’opposition avec cette précision
que les victimes se comptent plus dans les rangs du
parti au pouvoir.
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L'audience |
Le rapporteur
général de la commision d'enquête a déclaré sans autre
précision «la différence entre la commission de
l'ONU et la nôtre est que nous avons mené de vraies
investigations. Nous avons enquêté sur la base des mêmes
données générales que celles contenues dans le rapport
de l'ONU.» Le Professeur Latam a ajouté «Nous
avons travaillé en toute indépendance, sans pression
aucune. C'est inoui dans ce pays. Quant à savoir les
suites qui seront données aux conclusions du rapport,
cela ne relève pas de notre responsabilité.»
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commission nationale spéciale d'enquête indépendante |