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Faure Gnassingbé a promis à plusieurs reprises aux
chefs d’Etat africains qu’il demissionnerait.
A son retour d’Abuja, on a attendu en vain
l’acte de demission. Mais à en croire des
informations fournies par des proches du “parti au
pouvoir” et confirmées par d’autres sources
indépendantes bien informées, Faure Gnassingbé a
accepté de démissionner le 21 Fevrier
dernier, mais poserait des conditions, sinon
une seule condition:
Faure Gnassingbé
voudrait qu’après son départ, il ne soit pas
possible à Gilchrist Olympio d’être candidat aux
élections présidentielles
du Togo.
Il faut d’entrée rappeler
qu’il est forcé à la démission par la
communauté internationale et en particulier la
CEDEAO qui prônent la tolérance Zéro vis-à-vis
des coups d'Etat en Afrique. Donc
tolérance Zero vis-à-vis de ce qu’on appelle
désormais le groupe du 5 fevrier (ententez les putschistes
du 5 fevrier).
Au sein de la famille Gnassingbé, les plus réfléchis
proposent à Faure Gnassingbé de démissionner avant
que la famille ne perdent les avantages amassés par
feu Eyadema. Mais les plus irréductibles incarnés
par Kpatcha Gnassingbé et Samuel Pitang Tchalla
quant à eux campent sur la ligne dure et mettent
désormais en avant le rôle messianique qui est le
leur d’éviter la guerre civile au Togo. Cela est
ressorti clairement de l’entretien qu’Alpha Omar
Konaré a accordé à Christophe Bouabouvier de RFI.
Parallelement, ce groupe
des faucons se livrent déjà à une manipulation
ethniciste.
En attendant de voir Faure Gnassingbé prendre
officiellement la clé des champs avec complices et
serviteurs, convaincu désormais de ne pouvoir vivre
au Togo et de ne pouvoir participer aux élections
sous Fambaré Natchaba, “le groupe du 5 Fevrier”
cherche la moindre faille qui leur permettra de
diviser les chefs d’Etat africains. Les putschistes
y sont aidés par la France non officielle incarnée
par Charles Debaches et le spécialiste de la
domination colonialiste française, le vieux général
Lacase.
Selon quelle loi Faure Gnassigbé peut-il demander
que Gilchrist Olympio ne soit pas candidat?
La demande des putschistes est aussi absurde que
celle les ayant amenés à décider de s’instituer
héritier de la présidence de la Republique dans un
système non monarchique et laïque. Personne n’a
contesté à Faure Gnassingbé le droit d’être
présidentiable. De même, ni lui ni
personne n’a le pouvoir de dire qui devrait être
candidat et qui ne devrait pas l’être.
Cette exigence de la part d’un putcshiste semble
être la dernière trouvaille qui fait l’objet
d’analyses chez les chefs
d’Etat de la CEDEAO actuellement. On a tenté d’abord
de dire que Natchaba est absent du territoire pour
justifier le coup de force. Ensuite
on a dit que le Président
de l’Assemblée Nationale,
forcé à l’exil n’est pas
l’homme du consensus. Certains opposants sont tombés
dans ce piège en chantant haut qu’ils ne voulaient
pas d’un Natchaba comme Président du Togo. “Même
pas pour un seul jour”, a-t-on entendu. Mais
aujourd’hui, on semble ne plus écarter Natchaba et
on dit “Nous ne voulons pas que Gilchrist Olympio
soit candidat.”
Il est vrai qu'aux termes de
la nouvelle loi électorale, la condition d'un sejour
de 12 mois au Togo exclut Gilchrist Olympio. Mais à
en croire beaucoup de chefs d'Etat africains, cet
obstacle peut être levé par un consensus entre les
Togolais.
Enfin Alpha Omar Konaré a déclaré que «Les
moments dramatiques que nous vivons ne doivent
pas être compris comme la revanche
d’une famille sur l’autre»
Cliquez sur le petit
micro pour écouter Alpha Omar Konaré:
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