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C’est
un Gilchrist Olympio visiblement
calme, le bras droit immobilisé,
l’air souriant mais un peu fatigué,
que l’assistance retrouve ce 24
décembre 2005. Le meeting a débuté
peu avant 14H pour se terminer
vers 17H, heures locales.
Etaient présents
le
samedi 24 décembre 2005 à l’hotel
Hilton à Gaithesberg dans le
Maryland,
le président de l’UFC section
Amérique, M. Elliot Ohin; le
président de L'UFC, section
Washington; la diaspora togolaise
sous toutes ses formes; des journalistes, notamment de la TVT
et de la presse écrite du Togo et
des sites Internet du Togo.
On notait également la présence
des proches du pouvoir togolais.
Prenant en premier la parole, le
President de l"UFC Amérique a
souhaité la bienvenue à M.
Gilchrist Olympio et à tous ceux
qui ont fait le déplacement pour
suivre le meeting.
Après l'hymne National et une
minute de silence en memoire des
togolais morts avant, pendant et
après les élections présidentielles d’avril 2005 au
Togo, le Président Olympio a fait
un bilan de la situation actuelle
du pays, ses rencontres avec le
parti au pouvoir, l’ambiance et
les relations avec les autres
partis politiques, la reforme de
l'armée, le dialogue inter
togolais
dans
le cadre des 22 engagements pris
vis à vis de l’UE; Monsieur
Olympio
a ensuite donné quelques
perspectives d'avenir.
“Depuis la mort du M. Eyadéma
Gnassingbé rien n’a changé au
Togo.” C’est en ces termes que
M. Gilchrist Olympio a débuté son
speech dans lequel il a évoqué la
situation politique qui règne dans
son pays depuis la mort du
président Eyadéma. Il a expliqué
les raisons de sa rencontre avec
le Président Faure Gnassingbé à
Abuja et à Rome. Selon ses dires,
ces différentes démarches se
situent dans le cadre de la
recherche d’un concensus entre les
protagonists de la crise togolaise.
Toujours dans la logique de ce
consensus, M Gilchrist Olympio a
fait savoir que son parti était
prêt à travailler avec «le
Président de fait du Togo» si
certaines conditions étaient
réunies.
Après un survol de l’état des
violences pendant et après la
présidentielle d’avril 2005, le
leader de l’UFC a déploré
l’effectif et le comportement de
l’armée togolaise avant de faire
savoir que celle-ci nécessite
d’être reformée. Puis il a ajouté
que les auteurs des actes de
violences dénoncés par les
différents rapports doivent être
traduits devant la justice.
Après ce bref exposé introductif,
devait suivre un débat un peu trop
court au cours duquel plusieurs
intervenants ont eu, qui à poser
des questions, qui à apporter leur
contribution, qui encore à
critiquer les propos du président
de l’UFC.
Entre autres interventions
notables, celle de M. Michel Viass
(fils de l’ancien arbitre
international de boxe) qui a émis
des reseves sur la nécesssité et
l’urgence de poursuites contre les
auteurs des actes de violence à un
moment où on parle de dialogue et a souhaité en lieu et
place une amnestie à la
sud-africaine.
M Expédie Kougbagan a quant à lui
évoqué la candidature de M Bob
Akitani comme une erreur étant
donné que l’opposition togolaise
regorgeait de plus d’un talent.
En réponse à ces questions,
Gilchrist Olympio a fait savoir
qu’il était important que les
auteurs des actes de violences
fassent acte de contrition car on
ne peut pas donner le pardon à
quelqu’un qui ne reconnait pas ses
fautes.
Pour ce qui est de la candidature
de M. Bob Akitani, le leader de
l’UFC a laissé entendre qu’en
déhors de Jean Pierre Fabre, dont
il a dit que le grand père était
français, et de M Elliot Ohin qui
ne vit pas sur le terrain, seul,
Bob Akitani pouvait faire
l’affaire, selon M. Olympio.
M. Innocent PATO, un journaliste
proche du pouvior qui a fait parler
mal de lui tout recemment lors
de la 7ème
Convention des Togolais d’Amérique
du Nord tenue à Dallas,
cette fois-ci très calme et serein, a
tenu à faire remarquer que
contrairement à l’exposé un peu
trop pessimiste de M. Gilchrist
Olympio, beaucoup de choses
avaient changé au Togo depuis la
mort de M Gnassingbé Eyadéma. M.
Pato a cité en guise d’exemple,
les différentes rencontres entre le
leader de l’UFC et le Président
Faure Gnassingbé, le dialogue
entre la classe politique
togolaise etc. Le même intervenant a
souligné qu’il existe un grave
précédent entre la famille Olympio
et l’armée togolaise et que l’on peut être tenté de croire que la reforme
de l’armée dont parle le leader de
l’UFC ne cache pas moins un esprit
de règlement de compte.
M Hervé KOSSOU, également un
proche du pouvoir qu’on a noté
également à Dallas en Juillet
dernier, a évoqué le problème
Nord-Sud comme le grand danger au
Togo. Le leader de l’UFC a repondu
que ce problème Nord-Sud n’existe
pas au sein de son parti politique.
Egalement sur ce point précis il
faut signaler que le leader de
l’UFC a commis une de ses
déplorables maladresses en parlant
du Pacte socialiste pour le
renouveau de Maître Abi Tchessa en
des termes peu flatteurs. En effet,
faisant allusion au PSR, M.
Olympio n’a trouvé autre
expression que de qualifier ce
parti «le
parti du Nord là.» Voulant
parler de M. Dahuku Péré, M.
Olympio, dans une attitude qu’on
peut qualifier de méprisante a demandé:
“comment s’appelle-il là?
l’ancien president de l’assemblée
nationale la?” Et de se faire
rappeler le nom de M. Péré.
Un autre participant, M. Kpékpassi
a déploré les propos de M.
Gilchrist Olympio qui a dit
qu’«une grande partie de l’armée
togolaise est composé d’illéttrés
». L'intervenant a trouvé ces
propos peu courtois. Un autre proche du RPT que nous
avons approché a déploré cette
façon “cavalière et peu humble» de
parler de son pays et d’ajouter
qu’«on ne peut pas construire
notre pays avec des reflexes des
années 60 et des attitudes de
mépris vis-à-vis de certains
concitoyens».
A l’un des militants qui
souhaitait la lutte armée, M
Gilichrist Olympio a fait savoir
que lui n’est pas dans cette logique
mais qu'il laisse libre qui veut
opter pour cette voie et d’ajouter
à l’endroit des partisans de la
lutte armée «Good luck».
Signalons que sur bon nombre de
questions, le leader de l’UFC est
resté très évasif laissant régner
dans la salle le décor d’une
symphonie inachevée. La séance
avait l’air du déjà vu et certains
militants de l’UFC qui attendaient
un message ferme et précis sont
restés sur leur soif.
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Question: Pourquoi c'est l'UFC seul qui
va pour les rencontres de Saint
Edigio?
Réponse: c'est le plus grand parti au
Togo
Q: Quels sont les progrès
realisés par le pouvoir pour la
réconciliation?
R: Aucun
Q: Votre proche parent
comme PM, est-ce vrai?
R: Jamais! Cest du nouveau
Q: Votre rencontre avec Faure
Gnassingbé à Abuja. Pourquoi et
comment?
R: C'étaient des manoeuvres d'OBASANDJO
Q: Pouquoi Akitani comme
candidat avec son âge avancé et
son état de santé?
R: Cest lui qu'on a trouvé selon
les conditons qui étaient posées
Q: L'UFC dans le dialogue inter
togolais lancé par Faure
R: L'UFC veut aller avec des
garanties
Q: Rapport avec les autres partis
politiques
R: Bons
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