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Actualité

29 mai 2004

Revue de presse de la semaine du 24 au 28 mai 2004
Daniel Garidan

L’ouverture du dialogue inter togolais sur fond de boycott de certains partis politiques dits radicaux, les procès des étudiants, la réouverture de l’Université de Lomé, « l’Affaire Agbéyomé », le report du BAC 1, séries économiques sont les principaux sujets de l’actualité nationale traités par les confrères de la presse privée togolaise que nous invitons à lire  

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N° 449
Du lundi 24 mai 2004 

Rififi autour du dialogue politique au Togo : L’opposition traditionnelle face aux enjeux de la démocratie
Analysant l’engagement 1.1, le journal constate qu’il soulève deux préoccupations qu’il convient de cerner pour comprendre le problème autour duquel des polémiques sont apparues dès l’annonce par le gouvernement de l’ouverture prochaine du dialogue national.

D’abord qu’entend-on par opposition traditionnelle et ensuite  quel est le contenu de la société civile ?

Selon le confrère, « aujourd’hui comme hier, l’opposition traditionnelle devrait se composer du CAR, de la CDPA,  de la CPP, du PDR et de l’UFC. A ces cinq partis politiques, il faut ajouter, par la force des choses, les partis comme ADDI, UDS-Togo, CDPA-BT et naturellement les Rénovateurs ». Mais cette classification est-elle susceptible d’arranger  les choses « surtout que tout ce beau monde constitue un ensemble hétéroclite au sein duquel les points de vue ne sont pas forcément cohérents » ? Bien plus, pense notre confrère, il y a des réalités dont il faut absolument tenir compte : « l’existence de l’opposition traditionnelle ne suffit pas comme prétexte pour faire barrage à l’opposition constructive représentée à l’Assemblée Nationale. Quoiqu’on pense et quoiqu’on dise de ceux-là, c’est des Togolais et ils auront leur mot à dire sur un sujet aussi important d’intérêt national »

            « Etant donné les échecs répétés et le constat que l’opposition dite traditionnelle est plurielle et ne peut pas s’entendre sur un canevas précis à défendre, cette opposition ne risque-t-elle pas dans les circonstances actuelles, d’être disqualifiée en cherchant à imposer un monopole », se demande le confrère.

Abordant la question de la société civile, le journal note que, qui dit société civile dit, ONG, Syndicats, Associations patronales, Religieuses, de presse, etc. et relève qu’avec ce contenu,  « le dialogue envisagé ne sera plus que politique parce que les préoccupations de la classe politique et celles de la société civile ne seront pas toujours les mêmes ». Cependant conclut la publication, « cela ne va pas empêcher les uns et les autres de faire en sorte que notre pays le Togo soit l’unique vainqueur du match »      

Les engagements de Bruxelles et les procès marathon :

  • le délibéré des étudiants prévu pour ce lundi 24 mai 2004
  • le délibéré des jeunes militants de l’UFC pour ce vendredi 28 mai 04

Le confrère rend compte de ces deux procès qui ont eu lieu au palais de justice de Lomé les 17 et 21 mai dernier et s’étonne du comportement du procureur de la République qui, selon lui, veut saboter les engagements de Bruxelles

Agbéyomé Kodjo veut déposer plainte contre ‘’Le Combat du Peuple’’
« Le Combat du Peuple »
publie en fac-similé une lettre de mise en demeure du conseil de M. Agbéyomé Kodjo, Me Mario Stasi et fait quelques observations qui en fait ne sont en rien des observations, mais des faux-fuyants.

« Nous sommes prêts, pour notre part, à aller au procès pour démontrer que nous n’avons rien inventé et que nous ne sommes pas la source de l’information. Mais après notre procès, ce sera celui de Agbéyomé Kodjo qui doit répondre des actes et faits qu’il a posés vis-à-vis des Togolais. C’est trop facile de fuir le Togo pour aller se la couler douce en France après toutes ces barbaries, grâce à une fortune amassée sur le dos des Togolais et menacer de procès  ceux qui sont sur le terrain », écrit en substance la publication.    

Mésaventure des ‘’bitosards’’ : Les ‘’casseurs’’ de l’UL arrêtés
Le « Combat du Peuple » révèle qu’un groupe d’étudiants qui s’était rendu à Lomé2 la semaine dernière pour un montage grotesque afin de soutirer de l’argent au chef de l’Etat,  a été malheureusement pris dans le filet et confié à la justice pour répondre de ses actes. « Ils devaient (étudiants), pour parvenir à cette fin, revendiquer la paternité de la mise à sac de biens publics et la destruction d’un bus de transport d’étudiants sur le campus universitaire de Lomé lors des manifestations du 30 avril dernier. Malheureusement pour ces jeunes ‘’bitosards’’, leur plan a foiré. Après les avoir écouté, le chef de l’Etat, dans sa magnanimité avait…plutôt décidé de les envoyer répondre de leurs actes devant le juge d’instruction ». Avis donc aux amateurs !

Université de Lomé, champ de bataille politique au Togo
C’est ce que croit notre confrère, qui trouve que ce qui s’est passé au campus universitaire de Lomé le 30 avril 2004  et qui a entraîné la fermeture de l’université de Lomé, n’est pas aussi neutre qu’on pouvait le penser, se référant ainsi aux  événements du 05 octobre 1990 qui étaient partis des mêmes revendications. Il  voit des forces occultes qui ont transformé l’UL en champ de bataille : « le pouvoir a ses étudiants, regroupés en associations et qui rendent régulièrement compte. L’opposition a également recruté ses partisans parmi les étudiants. Ces derniers sont conseillés et parfois même recourent aux directives de l’opposition pour agir ». Tout en condamnant cet état de chose, le confrère pense que  les étudiants doivent faire preuve d’intelligence, de doigté et de discernement dans leurs revendications  car en fait,  « c’est les étudiants qui sont les plus gros perdants »

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo met le processus de paix en péril
Depuis le début de la crise en Côte d’Ivoire, « Le Combat du Peuple » a  pris fait et cause pour le peuple ivoirien par ses analyses très critiques à l’endroit du président Laurent Gbagbo qu’il considère comme le premier  responsable. Avec les derniers développements de la crise nés de la décision du président Gbagbo de limoger certains de ses ministres, notre confrère est revenu à la charge. « Le président Laurent Gbagbo aurait-il décidé d’immoler la Côte d’Ivoire et de détruire ce beau pays ? », s’est il interrogé.

Pour notre confrère, « Laurent Gbagbo, universitaire, Professeur d’Histoire et opposant de longue date au régime de feu le Président Houphouët Boigny n’est pas à la hauteur des attentes ». Aussi, se demande-t-il, « Est-ce par déformation pour avoir milité pendant trop longtemps dans l’opposition ? » Mais, « toujours est-il qu’une fois arrivé au pouvoir, l’opposant tonitruant est incapable de se hisser au-dessus de la mêlée. En confondant vitesse et précipitation et pire, en refusant de tirer leçon de l’histoire récente de son pays, Laurent Gbagbo a fini par transformer la Côte d’Ivoire en un foyer de tension où les populations qui n’avaient jamais entendu le crépitement des armes ont désormais leur ration quotidienne de coups de canon ».

             « Tout ce qui intéresse Laurent Gbagbo et les siens, c’est le pouvoir, rien que le pouvoir. Et pour le conserver, ils sont prêts à tout. Des groupes d’activistes appelés ‘’Les Jeunes Patriotes’’ se réclamant ouvertement du président pillent et tuent en toute impunité. Ils n’hésitent pas à s’en prendre violemment aux forces d’interposition et de maintien de la paix à laquelle le pouvoir de Gbagbo doit pourtant sa survie », souligne le journal, qui se demande « jusqu’où ira Gbagbo ».

MOTION d’Information N°271
Du lundi 24 mai 2004

Ouverture du dialogue national jeudi prochain par Eyadema : L’UFC, le CAR et la CDPA probablement absents
Reprenant les termes de la nouvelle lettre d’invitation que Koffi Sama a adressée la semaine dernière aux formations politiques leur demandant de désigner cinq délégués pour participer au dialogue, « Motion d’Information », révèle, selon ses sources, que ce dialogue pourrait être boycotté par trois partis politiques à savoir : CAR, CDPA et UFC

Selon le journal, les raisons de ce probable boycott tiennent à trois arguments.

« Le premier se rapporte à la position du président Eyadema. En présidant les cérémonies d’ouverture du dialogue, le président du RPT se pose de facto en arbitre. Pour l’opposition démocratique, Eyadema ne peut pas être à la fois juge et partie. En tant que unique patron et donc seul décideur de la partie présidentielle, Eyadema ne peut faire semblant de se placer au-dessus de la mêlée ».

« Le deuxième argument qui détermine la position des trois partis concerne le cadre même du dialogue ».

« La troisième raison qui motiverait le refus de ces trois partis de s’associer au dialogue tient à l’impréparation  totale de cette assise ».

      Pour le journal, une commission préparatoire devait être mise sur pied, comme cela a été le cas pour la conférence nationale souveraine, pour arrêter les modalités d’organisation et de déroulement de ce dialogue, mais « en procédant comme il l’a fait, le gouvernement prend le risque politique majeur d’avoir à supporter seul l’échec prévisible du dialogue annoncé », car mentionne la publication, « c’est le gouvernement et non l’opposition qui s’est engagé à reprendre le dialogue qu’il avait lui-même interrompu il y a deux ans. En posant  en même des entraves qui empêchent la reprise de ce dialogue, c’est le gouvernement et non l’opposition qui se déjuge ».

Cependant fait remarquer le journal, « il n’est donc pas impossible que la sagesse politique l’emporte et contraigne le Général Eyadema à décider le report de l’ouverture du dialogue et à demander au gouvernement de revoir sa copie en tenant compte des réactions des uns et des autres en ce qui concerne, aussi bien le cadre et la structure du dialogue que sa préparation ».

Depuis l’annonce gouvernementale : Les conciliabules nocturnes à Lomé 2 prennent le pas sur le vrai dialogue
« Motion d’Information »,
  après avoir expliqué  les difficultés de la mise en œuvre d’un véritable dialogue national du fait de la pluralité de l’opposition, de l’ambiguïté même de la notion de l’opposition traditionnelle, de la pluralité des objectifs et des ambitions affichés par les uns et les autres, note que cette situation de cacophonie profite au pouvoir qui multiplierait des manœuvres pour recomposer la liste des participants et accentuer la division entre les principaux partis d’opposition : « Ainsi, pendant que  le CAR dénonce l’extension du cadre initial du dialogue, l’UFC, par la voix de son secrétaire Général J-P Fabre, souhaite que l’ensemble de la classe politique soit associée au processus de négociation ».  En réalité, poursuit notre confrère, «  cette cacophonie n’a rien de surprenant ; elle ne traduit pas seulement la pluralité des objectifs et des ambitions affichés par les uns et les autres. Elle est surtout révélatrice de la facilité avec laquelle Eyadema et ses réseaux manipulent certains responsables de l’opposition ».

       Et  de renchérir, « Fidèle à la règle du ‘’bien diviser pour mieux régner’’ qui leur a si bien réussi jusqu’à présent, le Général Eyadema et ses partisans ont probablement fait croire à chacun de leurs interlocuteurs opposants que son plan était le plus crédible ou en tout cas, celui qui avait les faveurs du ‘’Bib Boss’’,  n’hésitant pas à faire monter les enchères pour dresser les uns contre les autres. Fort de cette assurance factice, chacun des principaux opposants était tellement persuadé de détenir le bon plan qu’il refuse systématiquement toute autre solution ».

Compte tenu de la complexité du problème et des positions des uns et des autres, le journal propose une solution intermédiaire qui consisterait à « désigner un médiateur chargé de faciliter le dialogue en rapprochant les positions pour parvenir au consensus ». Une telle proposition qui a l’avantage de déblayer le terrain, remarque le confrère,  n’a malheureusement pas été mise en avant par les partis politiques, « les conciliabules nocturnes à Lomé 2 ayant pris le pas sur la recherche d’une solution à la grave crise ».

Afin que nul n’ignore : Depuis toujours, les promesses d’Eyadema n’engagent que ceux qui les écoutent
« Les peuples peuvent parfois, avoir la mémoire courte. L’une des missions de la presse libre et indépendante, est de contribuer à la manifestation de la vérité en toutes circonstances…Au moment où l’on parle de dialogue inter togolais, notre rédaction a jugé utile de rafraîchir la mémoire des Togolaises et des Togolais en leur rappelant ce qu’étaient, il y a cinq ans, les engagements solennels pris par le Général Eyadema devant l’histoire, devant les Togolais et devant la communauté internationale », écrit le journal avant de publier :

      -Dépêche de l’AFP annonçant la modification unilatérale de la Constitution au bénéfice d’Eyadema, datée du 31 décembre 2002

      -Dépêche de l’AFP suite à la confirmation par Eyadema de son intention de quitter le pouvoir en 2003, datée du 04 juillet 2001

      - Interview accordée le 23 juillet 1999 par le Général Eyadema au journaliste Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale (RFI)

      - 30 août 2001 : Agbéyomé Kodjo lance le processus de modification de la constitution, Mandat présidentiel : il faut changer la constitution (Premier ministre) AFP    

Chasser les habitudes de la maison, elles reviennent au galop :
l’UFC et la CDPA dénoncent la mutilation de leurs interviews par la TVT

Le journal publie les réactions de protestation de ces partis suite à cet état de chose et note : « Au Togo du RPT et du Général Président Eyadema, la liberté d’expression et d’accès aux médias d’Etat, c’est comme le dialogue inter togolais ou les élections : c’est le pouvoir qui choisit ceux qui doivent parler et ensuite sélectionne ce qui doit être montré aux Togolais sur les médias. Depuis que le gouvernement a pris l’engagement devant l’UE d’autoriser l’accès des médias d’Etat aux partis de l’opposition, la TVT, la Toute Puissante Télévision d’Etat entièrement aux mains du régime RPT met les bouchées doubles pour faire croire à la révolution… Que ce soit du côté des responsables des médias d’Etat ou du ministre lui-même, toutes les garanties sont données la main sur le cœur… C’était sans compter les habitudes de la maison ; vieilles comme le régime, elles ont poussé des racines partout ; elles  sont devenues la nature même et le code déontologique du professionnel des médias d’Etat. Visiblement, au Togo d’Eyadema, la liberté d’expression s’arrête là où commencent les droits du RPT »

LE REGARD N°  388
Du mardi 25 mai 2004

Sous le titre du dialogue national Lomé 2 fait convoquer une conférence nationale bis
C’est ce que pense « Le Regard », qui souligne d’ailleurs qu’  « en lieu et place d’une ‘’reprise ouverte et crédible’’ du dialogue national avec l’opposition traditionnelle et la société civile dans un cadre ‘’structuré et transparent’’, le pouvoir RPT a plutôt choisi d’organiser une sorte de ‘’Conférence Nationale’’ non pas à la salle Fazao mais à la salle Concorde de l’Hôtel Corinthia 2 Février le 27 mai 2004 ». Il indique que  cet empressement du pouvoir à foncer droit dans le mur en refusant toute discussion préalable au dialogue,  serait guidé par sa volonté «  ‘’d’organiser quelque chose’’ avant l’arrivée de la mission d’évaluation ». Mais, le confrère redoute un truc folklorique à l’instar de la conférence nationale de 1991. « En juin 1991, on n’avait réuni dans la salle Fazao du même Hôtel près de mille participants dont la plupart avaient créé précipitamment des partis politiques et des associations pour être admis à ce conclave. Ce fut l’occasion pour des illustres inconnus de se donner de l’importance en vociférant et en exprimant leurs états d’âme au nom du peuple. Et depuis bientôt 13 ans, le régime Eyadema ne rate aucune occasion de relever le caractère fantaisiste de la Conférence Nationale… L’allure que le pouvoir imprime au dialogue national dans le cadre des consultations avec l’UE laisse croire qu’on n’est pas loin de l’impréparation qui a abouti à la pagaille de la salle Fazao. Il y a donc de fortes chances que le régime Eyadema reproduise ce qu’il a condamné en 1991 », mentionne la publication.

Dialogue national : On prépare l’exclusion des principaux partis de l’opposition
Le journal évoque un certain nombre de situation et d’actes posés par le pouvoir sur fond de catégorisation des partis politiques  pour affirmer que le pouvoir prépare l’exclusion de certaines formations politiques du dialogue national.

      « En perspective des consultations avec l’UE, on s’est évertué à catégoriser les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Les bons sont ceux qui crient sur tous les toits qu’ils veulent la reprise de la coopération. Les mauvais sont ceux qui y voient un faux problème. Et donc les mauvais, ce sont le CAR, la CDPA et l’UFC. Les bons, c’est le RPT plus la CPP et le PDR », souligne le journal. Selon le confrère, « C’est au nom de cette logique discriminatoire que le ‘’dialogue ouvert’’  est organisé de façon à tenir les ennemis du peuple à l’écart. Et cette manœuvre se lit dans les actes que pose le pouvoir. On instaure la pagaille. On insulte publiquement des responsables politiques, on les convoque comme des garçons de course pour les humilier. On leur demande de tout consommer sans réfléchir et venir s’asseoir dans une salle qu’on a pris soin de remplir de tout et de rien. Et on sait qu’en les traitant de la sorte, ils n’accepteront pas de marcher aux pas ».

Deux experts de l’UE désignés pour une mission au Togo
Le journal annonce que la première mission de la commission de l’UE qui arrive au Togo début juin pour évaluer les progrès réalisés dans l’application des 22 engagements sera composée de deux experts. « Il s’agit de M. Arend Diesebroek et Mme Anna Sylvia Piergrossi, tous travaillant à la Direction de Développement de la Commission Européenne, Unité Afrique Occidentale ». Le journal note que « ces experts de l’UE arrivent au moment où un malentendu surgit entre les acteurs politiques au sujet de la nature du dialogue  » et estime qu’ils « se feront une idée réelle de la réalité politique locale lorsqu’ils entendront le chef de l’Etat lui-même ». 

Violation des engagements 1.1 et 3.3 :
Comment les autorités togolaises ont empêché Agbéyomé Kodjo de rentrer au Togo

« Un Homme de dialogue et de paix
qui offre sa médiation aux pays en guerre et dont on dit qu’il sait pardonner à ses agresseurs physiques a pu empêcher un de ses anciens collaborateurs de rendre hommage à sa maman chérie décédée. L’ancien PM Agbéyomé Kodjo pensait peut-être que les engagements N° 1.1 et 3.3 valaient plus que la parole de militaire », écrit le journal qui indique par ailleurs que selon une source proche de l’ex PM, celui-ci aurait « entrepris une démarche dans les milieux proches de l’Elysée pour convaincre les autorités togolaises de prendre des mesures appropriées pour assurer sa sécurité à son retour », mais que « l’homme de paix et de dialogue aurait convié à un interlocuteur en substance que si jamais Agbéyomé Kodjo mettait les pieds au Togo, il le ferait à ses risques et périls parce qu’il serait impliqué dans une affaire de drogue » Et le journal s’interroge : « En quoi Agbéyomé Kodjo constitue-t-il une menace pour les autorités togolaises au point qu’elles soient obligées d’inventer un alibi pour violer les engagements pris en l’empêchant de rentrer au Togo ne serait-ce que pour quelques heures ? L’homme Providentiel du Togo a-t-il perdu le sens de l’humain ? C’est à ne rien comprendre. Hier, c’était une affaire de malversation financière au Port. La justice française a tranché. Agbéyomé a été blanchi.  Aujourd’hui,  c’est du trafic de drogue qu’on parle. La prochaine fois, l’intéressé ne sera pas surpris d’entendre les autorités togolaises l’accuser d’être l’auteur de l’assassinat de Sylvanus Olympio »  

Kadhafi veut-il liquider la CEDEAO ?
C’est la question que se pose « Le Regard » au regard du soutien apporté par le colonel Kadhafi à Laurent Gbagbo lors du sommet de la CEN- SAD au Mali.

« Aujourd’hui, il semble que son ambition soit de supplanter la CEDEAO par la CEN- SAD. Après que les chefs d’Etat de cette communauté appuyés par la communauté internationale aient dépensé du temps, de l’argent et de l’énergie pour trouver un début de solution à la crise ivoirienne, le voilà qui débarque comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il apporte son soutien à Gbagbo toujours enclin à fouler aux pieds ses propres engagements et dénonce ce qu’il appelle l’intervention étrangère », souligne l’auteur de l’article. Dénonçant la mythomanie et l’arrogance de l’homme vis-à-vis de ses pairs africains, le confrère constate  que « l’intrusion que vient de faire Kadhafi dans le règlement de la crise ivoirienne est des plus dangereuses et risque d’hypothéquer durablement l’évolution positive dans ce pays. Car son soutien à Gbagbo et ses paroles à l’emporte-pièce ne sont qu’un encouragement à la liquidation des accords de paix ».

Le Premier ministre Seydou Diarra met Gbagbo devant ses responsabilités
Publiant à cet effet, la lettre que le  PM Seydou Diarra a adressée à Laurent Gbagbo dans laquelle il lui mettait devant ses responsabilités, le journal note qu’au regard des derniers développements, Gbagbo se révèle un dangereux pyromane. Qualifiant  l’acte de limogeage des trois ministres issus de l’opposition, d’  iconoclaste  qui viole tous les accords de paix signés par les protagonistes de la crise sous la houlette de la communauté internationale, le confrère souligne que « Gbagbo semble s’engager dans une voie suicidaire » qui le fera perdre à coup sûr, « le soutien de ses pairs de la CEDEAO à qui, il doit beaucoup ».

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 112
D
mercredi 26 mai 2004


Suspicion de fuite des épreuves
 : Report sine die du BAC 1 Technique 2004 Titre le journal à la Une de sa publication avec la photo du Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, M. Maurille Kodjo Agbobli et révèle que « hier mardi 25 mai, les élèves de la classe de 1ère de l’Enseignement général et technique étaient dans les différents centres pour les examens de fin d’année. Mais contre toute attente, les élèves de l’Enseignement technique qui avaient entre temps mis leurs nom et numéro sur les copies, ont été priés de les ramasser et de retourner à la maison ». Ce report dont les raisons n’ont pas été données par les présidents de jury et les chefs centres, serait, selon le journal, lié à une fuite d’épreuve qui concernerait quatre disciplines. Relevant la pagaille qui règne au sein des institutions en charge de l’éducation au Togo en début d’année scolaire et les examens de fin d’année, caractérisée par le favoritisme, le trafic d’influence et la corruption, et surtout dans l’enseignement technique où on privilégie les sujets des enseignants du lycée technique d’où malheureusement viennent les fuites d’épreuves, ‘’La Tribune du Peuple’’ demande au ministre de l’enseignement technique de « faire la lumière sur cette affaire, afin que les auteurs soient arrêtés et traduits devant la justice » pour décourager d’éventuels candidats à la fraude. 

Nécessité d’une clarification : L’Université de Kara en remplacement de l’Université de Lomé ?
Relevant l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’université de Lomé et le refus obstiné des autorités togolaises de satisfaire aux revendications des étudiants, refus justifié par le manque de moyens, le journal se demande ce qui a pu bien  motiver les autorités à créer une seconde université si, ce n’est pour « multiplier les problèmes existant par deux ».

Bien plus, le journal indique, sur la base des sources concordantes que « la création de l’université de Kara participait d’une stratégie de manipulation et d’affaiblissement du monde estudiantin. Sinon, comment comprendre la division actuelle perceptible entre étudiants de Kara et ceux de l’université de Lomé ? ».

      « Les problèmes des étudiants de Kara n’étant pas fondamentalement différents de ceux des étudiants de Lomé, on ne peut expliquer les déclarations intempestives des représentants auto- proclamés  des étudiants de Kara que par la manipulation. Dans ce cadre, les différentes déclarations des supposés étudiants de Kara dans leurs différentes marches de soutien ne sont pas pour rassurer sur les intentions des autorités togolaises », mentionne la publication.

Ouverture du dialogue ce jeudi
 : Le retour des partis fantômes !
Le journal note que l’annonce du dialogue inter togolais a réveillé les ardeurs des politiciens véreux qui se mettent au devant de la scène créant ainsi une cacophonie au sein de la classe politique et une grande inquiétude au sein de la population quant au succès du dialogue. « Depuis les engagements de Bruxelles, il ne se passe de jours où on enregistre de réactions de partis qui s’étaient jusque-là signalés aux Togolais par leur indéfectible attachement à la politique du président de la République et qui d’un coup aujourd’hui se réclament de l’opposition. La présence de la CPOC, du FOR, de l’UDPS, du RSDD et d’autres partis anecdotiques serviraient forcément les intérêts du régime dans un dialogue en lui évitant une confrontation directe qui imposerait un dialogue national crédible et transparent avec les seules opposition traditionnelle et société civile », écrit notre confrère

Constat : La NDP chouchou du pouvoir
Revenant sur la crise qui secoue le mouvement des jeunes consécutive au « trouble rôle joué par le sieur ATSU dans l’actuelle crise à l’Université de Lomé » et qui accrédite la thèse de manipulation, le journal  constate que dans cette ténébreuse affaire le pouvoir togolais a pris position par l’intermédiaire de son porte- voix le plus important : la TVT. « Ainsi, la TVT qui a couvert et la conférence de presse de YIDI Komlan et les récriminations de Gilbert ATSU a accordé ses faveurs à la tendance de Gilbert ATSU. La télévision d’Etat a en effet diffusé dans le cadre des réactions des acteurs politiques à l’ouverture prochaine du dialogue, une intervention de Gilbert Atsu présenté comme président de la NDP ». Pour le journal, « il n’est pas anodin que la très contrôlée TVT ait accordé le titre de président de la NDP à Gilbert Atsu, au moment où le mouvement est divisé en deux courants réclamant chacun la légitimité »

L’Affaire Hor Guillaume Ou comment on fait et défait un zélé
’La Tribune du Peuple’’ s’est intéressé à cette affaire pour montrer comment le pouvoir togolais fait et défait tous ceux qui le servent avec zèle après avoir trahi ou tourné veste.

 En fait, le nom de ce jeune lycéen  (Hor Toto, ‘’Totovi’’ pour les intimes) redouté et craint dans certains milieux et qu’on présente comme cadre de la primature, serait selon le confrère, « apparu  pour la première fois au grand public à la Conférence Nationale Souveraine lors de la communication de Me Dovi Alhonko Robert, dans la fameuse affaire de la tentative de retournement des meneurs du groupe de contestataires des lycées et collèges de Lomé ». Récupéré par le pouvoir pour contrer ses camarades de lutte, le jeune homme a gravi tous les échelons pour se retrouver au sommet de l’Etat jusqu’à sa chute dans cette affaire d’escroquerie, de trafic d’influence et de détention illégale d’arme. C’est à ne rien comprendre : « Alors que comprendre de toute cette affaire après ce bref passage en revue du personnage et de son ascension dans les hautes sphères de l’Etat ? », se demande le confrère, selon qui « l’affaire Hor révèle encore une fois le machiavélisme qui caractérise le pouvoir togolais »

Université de Lomé
Après le procès des étudiants, les délégués généraux en colère
 

« 18 mois d’emprisonnement de nos camarades équivaudra à 18 mois de fermeture de l’Université de Lomé »

Le journal révèle qu’après la condamnation de leurs camarades à 18 mois de prison, les délégués généraux et les membres du comité de soutien à l’Université de Lomé se sont retrouvés dans l’après-midi de lundi 24 mai au restaurant La Pirogue à Lomé pour adresser ce message clair ci-dessus  aux autorités et à l’opinion publique.

CARREFOUR N° 396
Du jeudi 27 mai 2004

Le dialogue national s’ouvre ce matin

  • Un défi pour la classe politique
  • Des attentes pour le peuple
  • La CDPA et l’UFC annoncent un boycott

« Carrefour » publie les réactions de trois formations politiques de l’opposition (CAR, CDPA, UFC) qui ont décidé de boycotter le dialogue national  par manque de volonté politique d’ouverture du pouvoir et note que malgré les difficultés apparentes dans l’organisation de la rencontre et les réactions légitimes des gens, « il serait en l’état actuel dommage qu’on en arrive là, quelles que soient les raisons invoquées ».

      « Le dialogue national est une initiative du gouvernement qui s’est engagé vis-à-vis de l’UE. La courtoisie comme le bon sens commande d’apprécier avant de se prononcer. Les jugements a priori et les procès d’intention qui conduisent toujours à la politique de la chaise vide ont trop fait tort aux Togolais. Plus que le peuple, c’est la communauté internationale qui se rend compte de cette vérité. En tout cas, un boycott de cette rencontre par ceux que certains désignent comme le noyau dur de l’opposition ne peut qu’être préjudiciable pour le processus démocratique au Togo », mentionne –t-il.

Pour le confrère, « la reprise de la coopération pour laquelle le gouvernement a pris des engagements n’est  pas une exclusivité du pouvoir, mais une aubaine pour tout le peuple. Ceux qui, pour une raison ou une autre se mettront en travers de la dynamique seront jugés par l’histoire et les générations futures ». Cependant, le gouvernement, au-delà de toute discussion, constate le journal, est tenu d’une obligation de résultat « tant du côté de l’UE vis-à-vis de laquelle il s’est engagé que du peuple ».  Le dialogue qui s’ouvre est, selon notre confrère un défi à relever par la classe politique et les Togolais car, « de son succès ou non, dépend l’avenir du Togo ».

      « Un rendez-vous de la dernière chance qu’on ne doit pas rater », pense-t-il   

Pour avoir réclamé de meilleures conditions d’étude : Des étudiants condamnés à de lourdes peines de prison
Décrivant la situation qui prévalait au campus universitaire avant les événements du 30 avril et du traitement réservé à cette crise universitaire par les autorités  togolaises, le journal se demande « si en l’état actuel des choses, un procès comme celui-ci est opportun ». Fort des réactions des étudiants  suite à ce verdict inattendu, l’auteur de l’article  craint « des débordements si on venait à ouvrir l’université aujourd’hui comme prévu sans avoir trouvé au préalable des solutions aux problèmes des étudiants »    

Education : Les autorités décident la réouverture de l’Université de Lomé ce 27 mai
« L’université de Lomé sera ouverte ce jour aux étudiants », annonce l’hebdomadaire, qui tout en saluant cette décision du pouvoir « qui a la charge de l’éducation et de la formation de la jeunesse », constate que le campus de Lomé va reprendre vie « alors que les revendications des étudiants n’ont fait l’objet d’aucune discussion sérieuse exceptées les convocations manu militari de certains étudiants et les tentatives de manipulations de ceux-ci contre leurs camarades
 ». Se référant aux déclarations des responsables des étudiants après la condamnation de leurs camarades le journal souligne que  « le collège des délégués des étudiants ayant initié les revendications n’est pas encore pour la reprise. Pour eux, il est primordial de disculper et libérer leurs camarades avant toute reprise ». 

L’examen du BAC1 Technique reporté sine die
« L’examen du BAC 1 technique est reporté sans délai. Les candidats doivent rentrer à la maison et se tenir à l’écoute, attendant un nouvel appel », écrit le journal qui indique sur la base de certaines sources que « si les examens sont reportés, c’est pour éviter que leur déroulement ne soit perturbé par des étudiants qui projetteraient de semer des troubles dans les centres d’écrit pour empêcher le bon déroulement des consultations ». Une assertion que le confrère ne partage pas d’autant que « dans les établissements d’enseignement général, les épreuves s’étaient déroulées normalement ».

CROCODILE N° 676
D
u jeudi 27 mai 2004
  

Le Togo toujours dans l’impasse : Le dialogue s’ouvre ce jeudi sans l’UFC, le CAR et la CDPA
«  Le dialogue inter togolais qui s’ouvre officiellement ce jeudi 27 mai 2004 à la salle Concorde de l’hôtel Corinthia 2 Février à Lomé conformément aux engagements pris par le gouvernement le 14 avril 2004 à Bruxelles, pour sortir le Togo de son imbroglio politico- économique, est déjà dans l’impasse. Et pour cause ; trois formations politiques de l’opposition traditionnelle, protagonistes de la crise togolaise ont signifié clairement au Premier ministre Koffi Sama leur refus de prendre part à ce dialogue tout en avançant des raisons », écrit ‘’Crocodile ‘’ qui publie les réactions de ces trois formations. 

Aujourd’hui s’ouvre le dialogue inter togolais : Une rencontre de non enjeu ou un non événement politique ?
S’interroge « Crocodile » qui, au vu du boycott et des insuffisances relevées dans la préparation du dialogue, met un sérieux doute sur l’issue de cette assise nationale.

« Au vu de ces réserves et insuffisances, il paraît évident que le gouvernement a organisé le dialogue et va le tenir dans une certaine impréparation qui vont jeter du discrédit sur les grandes décisions qui vont être prises sans qu’elles ne puissent autant peser dans la nouvelle marche vers la résolution de la crise togolaise. Le dialogue apparaît alors comme une rencontre sans véritable grand enjeu et un non événement politique »

BAC 1 Technique avorté :
° Des autorités s’expliquent

° Des élèvent réagissent

« Crocodile »
dit avoir approché les plus hautes autorités du ministère pour savoir un peu plus sur cette affaire et indique que  selon ces autorités : « c’est à Kara la rumeur circulait sur la fuite de ces épreuves qu’on retrouve entre les mains de tout le monde. A la vérification, il s’avère que les épreuves circulaient vraiment. Et cette confirmation est constatée ce matin du 25 mai. Dans ces conditions, les autorités ont jugé surseoir à l’examen ». Du côté des élèves, rapporte le journal, c’est la déception sur fond d’accusation sur la pagaille observée dans  l’enseignement technique.    


Meeting du CTR  à Paris sur les 22 engagements
« Il ne s’agit pas de rêver…l’opposition doit passer à l’action »

Le journal rapporte que le CTR, un mouvement des Togolais de la diaspora a organisé le 23 mai dernier à Paris en France, un meeting sur les 22 engagements pris par le gouvernement, meeting au cours duquel, le président de ce mouvement a déclaré en substance : Il s’agit de ne pas rêver ! Si rien n’est fait pour ébranler Eyadema et les siens dans leur arrogance, ces engagements connaîtront la triste fin que nous connaissons tous, l’opposition démocratique doit reprendre sans tarder l’initiative de l’action 

FORUM DE LA SEMAINE N° 04
Du jeudi 27 mai 2004

Ouverture du dialogue aujourd’hui : L’UFC, le CAR et la CDPA absents
Les raisons des participants et des non- participants

Le journal  explique ces diverses raisons à travers l’analyse qu’il fait des différentes  réactions des partis politiques. Pour ‘’Forum de la Semaine’’, « même si l’argument de l’absence de préalables est évoqué, la principale raison de ces absences s’articule autour de l’extension de l’opposition traditionnelle à d’autres partis qui animent, eux aussi, actuellement, la scène politique togolaise ». Le journal relève par ailleurs  que ce point de vue qui fonde le refus de ces partis de participer à ce dialogue, même objectif, soulève un certain nombre de problèmes à savoir ; l’exclusion systématique de certains partis politiques qui ont, par la participation à la vie électorale du pays, démontré être les porte-parole d’une certaine frange de la population ». Bien plus, constate le confrère, « l’opposition traditionnelle telle que dessinée par Me Agboyibo est profondément divisée. La Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) de M Edem Kodjo et le PDR de Zarifou Ayéva sont partie prenante au dialogue d’autant plus qu’ils avaient assisté à la conclusion des Accords de Bruxelles ».

Du machiavélisme aux coups bas : Agbéyomé Kodjo et la question de la drogue au Togo 
Le journal revient sur cette affaire de trafic de drogue évoquée par « Le Combat du Peuple »   dont l‘ex PM se serait rendu coupable, une affaire  au départ bénigne, mais « qui a été malencontreusement exploitée par  le pouvoir en place pour empêcher M. Agbéyomé Kodjo de rendre un dernier hommage à sa mère décédée ». Pour le journal, « il est évident que par pur machiavélisme politique, le pouvoir ait pu utiliser un article de presse pour violer l’esprit et la lettre des 22 engagements pris à Bruxelles le 14 avril dernier ».

La LTDH publie aujourd’hui un rapport accablant sur les droits de l’homme au Togo
Le journal annonce que la LTDH dirigée par M. Adoté Akwei Gandhi « rend public ce jeudi 27 mai 2004 à 14 heures 30mn dans l’enceinte de l’ancienne Ecole Professionnelle (Brotherhome), son rapport sur la situation des droits de l’homme au Togo pour la période 2003 et début 2004 ». Selon le confrère, ce rapport très accablant toucherait « tous les aspects socio- politiques et économiques de la vie de notre pays. Des droits civils et politiques au pouvoir judiciaire en passant par les droits économiques, socio- culturels et collectifs et les droits de la femme, des enfants et des personnes âgées, rien n’est laissé au hasard ». Après avoir parcouru le rapport en question, le confrère affirme qu’il « a réussi à démontrer que, malgré les positions officielles faisant croire que les droits de l’homme sont les premiers soucis de nos gouvernants, le Togo n’est pas un exemple à suivre en matière du respect des droits de l’homme et d’exercice des libertés fondamentales », prenant en exemple le cas ce monsieur Kombaté Sambiani ramassé à Notsé par une voiture RT- 6831V  appartenant à un officier de l’armée togolaise et qui n’a jamais été  dédommagé malgré le jugement rendu en sa faveur et celui de M. Géraldo Souradji Dine, chef de la Tour à l’ASECNA, radié du contrôle des effectifs depuis le 03 juillet 2003 pour avoir dit à un de ses collègues : Assih, ton frère-là n’a qu’à partir et nous laisser la paix. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire va arriver au Togo    

Préfecture de l’avé/ canton de Dzolo : Un chef canton et un pseudo- chef traditionnel sèment la terreur et la désolation
C’est les suites de l’affaire TENGUE qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et qui continue de tourmenter les autorités locales du canton de  Dzolo qui tentent par tous les moyens à étouffer cette affaire  en semant terreur et désolation. Il s’agit selon notre confrère, de deux hommes, MM. Frédéric Komlan AMAGLO SADZO III et  AHIANTROGA Yao. « Le sieur Frédéric Komlan Amaglo    Sadzo III, dans son combat pour sauvegarder son trône, associe à la danse, le sieur Ahiantroga Yao, fervent activiste et ancien secrétaire préfectoral du RPT, qui n’a jamais été intronisé comme chef traditionnel selon les rites, donc n’ayant aucun arrêté le confirmant dans ses fonctions, mais se nomme pompeusement  chef traditionnel du village d’Edzi. Les deux hommes, usant de leur position politique et visiblement appuyés par des mains solides de la préfecture, traquent les jeunes dans l’intention d’étouffer toute tentative de soutien à la famille TENGUE. Dans la foulée, on note des menaces à mort, des arrestations et des chasses à l’homme », écrit le journal qui en appelle à la conscience et la responsabilité du gouvernement afin qu’il rappelle à l’ordre « ces deux chefs afin qu’ils cessent de terroriser et de malmener la population de Dzolo ; et de faire aboutir rapidement l’Affaire TENGUE »

Université de Lomé  Les cours reprennent aujourd’hui mais les problèmes demeurent
Titre à son tour Forum de la Semaine sur cette affaire de réouverture de l’Université de Lomé sur fond de tapage médiatique alors que les revendications des étudiants sont loin de connaître un début de solution. Le confrère publie une réaction de M. Wolou Komi professeur de droit à l’Université de Lomé qui trouve justifiées les revendications des étudiants et pense que le gouvernement doit s’ouvrir à des discussions franches sur la situation des étudiants plutôt que toute revendication résulte d’une manipulation

LE CANARD Indépendant N° 03
Du vendredi 28 mai 2004


Discours du chef de l’Etat à l’ouverture du dialogue national

Titre à la Une l’hebdomadaire Le Canard Indépendant avec à l’affiche les photos du chef de l’Etat, de Me Agboyibo, de Zarifou Ayéva et de Dahuku Péré suivies de leurs réactions respectives.

Pour le chef de l’Etat selon le confrère, « il n’y a pas de préalable au dialogue ».

 Le président du PDR Ayéva Zarifou, après la cérémonie d’ouverture a répondu à la question suivante : D’aucuns estiment que l’absence de l’UFC, CAR et CDPA aux négociations pourrait fragiliser le dialogue. «  Est-ce que l’UE qui a demandé à la partie togolaise d’organiser le dialogue a communiqué une liste de partis qui doivent nécessairement être présents ? Ce qui signifie que, faute pour ces partis d’être là, rendrait le dialogue non crédible ? », S’est demandé avant d’ajouter : « Je pense pas que ce soit la nature du problème. Ne nous ingénions pas à créer des problèmes qui n’existent pas. Tout le monde n’est pas tenu d’être présent. A tout le moins au début du dialogue. Il  y a des gens qui possèdent l’art de prendre le train en marche. Si je n’avais pas espoir, je ne serai pas ici. Rappelez-vous ce qui s’est passé dans le pays. Il y a des gens qui sont venus souvent sur le tas ; mais ils sont venus quand même. Quand on a commencé le dialogue inter togolais certains partis n’étaient pas là, et le 24 décembre 1998 quand il a fallu choisir les facilitateurs, ces partis étaient à Lomé 2. Ils n’ y avaient jamais mis les pieds avant ».

Le leader du CAR Me Yawovi Agboyibo joint par le confrère a, quant à lui déclaré : « Le discours du chef de l’Etat confirme nos inquiétudes. Le dialogue que le gouvernement s’est engagé à reprendre avec l’opposition traditionnelle est un dialogue politique qui implique que soient clairement définis les protagonistes de la situation conflictuelle que l’on veut surmonter. On ne saurait donc en faire un forum ouvert à tous ceux qui désirent y participer comme le chef de l’Etat l’a laissé entendre dans son allocution de lancement de la reprise du dialogue ».

Pour sa part M. Dahuku Péré, membre  de la délégation du PSR, estime que « en soi, le dialogue est un enjeu, un défi pour tous les Togolais. Pour l’opposition, pour le pouvoir, c’est un défi à relever, pour le bien des populations »

Analysant le discours du chef de l’Etat, Le Canard Indépendant, relève que « ce discours n’a pas contribué à dissiper les interrogations des Togolais sur beaucoup de plans ».

Cérémonie inaugurale du dialogue annoncé à Bruxelles : Les raisons du boycott
« Hier dans la matinée, le chef de l’Etat a effectivement présidé la cérémonie de lancement du dialogue. Outre les ministres, les chefs traditionnels, les ambassadeurs accrédités au Togo, on notait la présence de responsables de formations politiques de l’opposition ainsi que des représentants de la société civile », écrit notre confrère, qui souligne en outre, qu’à la veille de cette rencontre, certains partis politiques avaient exprimé leur désintérêt à la chose, en posant toutefois des préalables.

L’UFC et ses conditions
La CDPA et ses préoccupations
Le CAR se dit ouvert
L’UDS- Togo pour le choix d’un médiateur.

C’est ainsi que le confrère analyse les réactions de ces partis politiques.

Image de l’ouverture de l’U.L   Plus de forces de l’ordre que d’étudiants
« L’ambiance sur le campus ce jeudi matin n’est pas celle des grands jours. Les forces de l’ordre ont occupé les entrées principales qui débouchent sur le campus universitaire et procèdent à des fouilles et à la vérification des identités. Tous ceux qui n’ont pas leur carte d’étudiant sont contraints de rebrousser chemin. D’autres sillonnent le campus évasifs. Les cours n’ont pas repris. Les amphis, les salles, les agoras, sont vides ; la cour est clairsemée d’étudiants. Certains sont en train de discuter entre eux, d’autres consultent des affiches. D’autres encore affirment être venus par curiosité », décrit ainsi le confrère le décor qui prévalait au  campus universitaire de Lomé au premier jour de la réouverture de l’UL après près d’un mois de fermeture suite troubles des 28 et 30 avril dernier. Le confrère a approché quelques étudiants qui ont bien voulu livrer leurs impressions, mais sous le sceau de l’anonymat. Il se dégage à travers les propos de ces quelques étudiants que le problème demeure entier. Les étudiants exigent entre autres, la satisfaction de leurs revendications et la libération de leurs camarades avant toute reprise effective.

Lomé : Pluie de problèmes sous la pluie
Titre ironiquement le journal pour décrire la situation que vivent les Loméens après une pluie, fut-elle diluvienne ou petite.

« Par ces temps de canicule, bien de Loméens auraient souhaité avoir la fraîcheur qu’apporte la pluie. En milieu rural par ailleurs, on l’implore pour le plus grand bénéfice des cultures. Seulement, le mal à Lomé est que la saison des pluies s’accompagne d’un lot de difficultés pour les habitants. Accidents de la circulation, difficultés pour se déplacer, inondation…, aucun quartier ni loméens ne semble épargné par ces difficultés qu’engendre la pluie », indique le journal. Notre confrère, préoccupé par cette situation, source de maladies contagieuses, a parcouru certains quartiers de la capitale et recueilli les réactions des populations riveraines de ces quartiers sur les difficultés qu’elles éprouvent dès la tombée d’une pluie. Face à cette situation, les autorités se défendent et justifient cela par le mauvais comportement des populations riveraines. « Du côté des autorités, on cherche à justifier l’inondation des rues par le comportement des populations qui bouchent les caniveaux avec des ordures », écrit le confrère. Selon lui, « si ce comportement est à condamner, il est cependant évident qu’il est loin d’être la seule cause de toutes ces difficultés évoquées par les loméens ». Il parle plutôt « d’une démission des autorités face aux problèmes d’urbanisation et d’accroissement des populations ».

Sport  Préparatifs CAN- Mondial 2006  Les Eperviers veulent sortir du marasme
C’est ce que croit notre confrère après que le nouvel entraîneur des Eperviers, le nigérian Stéphane KESHI, ait déclaré vouloir apporter un nouveau souffle à l’équipe nationale en mettant son expérience à cette équipe.

« L’ex capitaine des Super Eagles a une sérieuse carte à jouer. Et il donne l’impression de vouloir donner un visage de conquérants aux Eperviers, en prônant une sacrée union entre autorités sportives, staff technique et joueurs. Le public ne peut être entraîné, sans se poser de question dans cette danse de véritable reconstruction qui commence avec quelques rencontres amicales avec le football béninois soldées par deux victoires et un nul (3-1 face à Mogas 90 ; 1-0 puis 1-1 face aux Ecureuils du Bénin) », écrit le confrère.

NOUVEL ECHO N° 292  
Du vendredi 28 mai 2004

Complication de la crise togolaise : Les raisons pour lesquelles Gilchrist Olympio ne peut pas participer au dialogue
Expliquant ces raisons, d’une part  par le refus des autorités togolaises de remettre les titres de voyage au leader de l’UFC, et d’autre part par les questions liées à sa sécurité, Nouvel Echo écrit : « Les dirigeants de notre pays jouent au dilatoire avec cette question de documents de voyage de Gilchrist Olympio. Une telle attitude ne peut s’expliquer que par une stratégie mise en place pour isoler l’UFC et son leader. Le second point de préoccupation sur une éventuelle non participation de Gilchrist Olympio concerne la question de sa sécurité. Une question qui indubitablement se posera au moment du retour de celui que l’attentat de Soudou a marqué profondement. Aussi les autorités togolaises n’arrivent pas à se départir des préjugés selon lesquels Gilchrist Olympio est le fils du premier président assassiné et il est hors de question qu’on fasse route avec lui ».


Difficile application de l’Engagement N° 2-6  
Quand va-t-on arrêter et juger les tortionnaires ?
Après le constat que  le gouvernement a commencé  à conduire dans les faits certains des  engagements pris à Bruxelles, le confrère, eu égard aux témoignages poignants faits par certains détenus sur les traitements inhumains et dégradants dont ils ont été l’objet de la part des agents de force de l’ordre, le journal demande que le gouvernement commence à appliquer l’engagement 2.6 en arrêtant les auteurs de ces actes ignobles et en les traduisant en justice. « Le gouvernement a l’obligation de traduire devant les juridictions compétentes les auteurs de cette pratique inhumaine. Ces professionnels de la torture sont connus et ne doivent pas continuer à jouir de l’impunité ».

Le dialogue national s’ouvre dans une incertitude totale : Le gouvernement doit rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard
Prévient  le confrère, selon qui, ce dialogue national ouvert ce jeudi 27 mai 2004  est en fait  « la reprise du dialogue inter togolais ouvert en juillet 1999 à l’initiative de l’UE et qui a été interrompu par les actes de mauvaise fois d’une partie au dialogue qui avait organisé des manœuvres en vue de torpiller ce dialogue », et qu’à ce titre, le gouvernement était  tenu d’associer « les partis politiques traditionnels dans l’organisation de ce dialogue » au lieu de choisir « une fuite en avant ». Justifiant les raisons du boycott de ces assises  par certains partis politiques du fait du mythe qui entoure ce dialogue et de l’apport de  ce dialogue dans la résolution de la crise, le journal estime que « le gouvernement doit rectifier le tir et permettre à toute la classe politique et à toute la population d’être plus impliquées et plus concernées par ce dialogue ».  

La LTDH rend public son rapport 2003- début 2004
 : Au Togo, il existe des choses inimaginables
« Hier jeudi 27 mai 2004, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a rendu public son rapport 2003 et début 2004. C’était au Centre Christ Rédempteur (Ancienne Ecole Professionnelle) en présence des responsables de la CNDH, du MLTDH, des Diplomates, des représentants de partis politiques, de nombreux journalistes et  bien sûr de curieux. Le Secrétaire Général de la LTDH M. Ayayi Togoata APEDO- AMAH a, au cours de sa présentation liminaire, dressé le tableau sombre de la situation des droits de l’homme au Togo pour la période ci-dessus citée. Il a évoqué les différents cas de violations des droits de l’homme à travers les détentions abusives, les arrestations arbitraires et. Il a particulièrement mis l’accent sur les cas de tortures et de traitements inhumains dont se livrent à cœur joie les forces de l’ordre dès l’arrestation de prévenus. Avec des photos à l’appui, le SG de la LTDH a dénoncé ces abus et souhaité qu’à l’avenir, les autorités cessent ces pratiques dégradantes sur la personne humaine. Par ailleurs, le président de la LTDH M. Adoté Ghandi a entretenu l’assistance sur les violations constatées par la LTDH sur les droits économiques, sociaux, culturels communément appelés les droits voisins », écrit le journal et  publie pour ses lecteurs,  une première partie de ce rapport.

Sud Tribune N° 036
Du vendredi 28 mai 2004

Sud Tribune est un journal qui paraît tantôt mensuellement, tantôt hebdomadairement selon les événements. Il est  membre du CTEP et  proche de la sensibilité présidentielle. Mais depuis quelque temps, son  directeur de publication,  Chris EGAH, a pris une certaine liberté dans ses analyses un peu critiques vis-à-vis du pouvoir togolais. 

Dialogue inter- togolais : Même alliance, même logique
Le  journal publie à la Une, la photo de MM. Ayéva et Kodjo assis côte à côte et  en concertation, photo  prise lors de la cérémonie d’ouverture du dialogue national le jeudi dernier à l’Hôtel 2 Février et note que, « Contrairement aux leaders de la CDPA, le prof. Messan Gnininvi, Me Agboyibo du CAR et Gilchrist Olympio de l’UFC, Zarifou Ayéva et Edem Kodjo ont reçu la poignée de main du chef de l’Etat marquant le démarrage du dialogue politique annoncé depuis Bruxelles ».  Se référant aux déclarations faites par ces deux leaders sur certains médias nationaux et internationaux au lendemain des critiques suscitées par leur déplacement de Bruxelles,  le confrère souligne que, « l’alliance Ayéva Zarifou et Edem Kodjo se maintient donc dans la même logique : celle d’apporter sa contribution aux démarches entreprises par le chef du gouvernement pour démocratiser le Togo ». Toutefois, note le confrère, « les mois à venir seront sans doute déterminants pour apprécier la qualité de conviction de deux leaders ».   

Dialogue inter- togolais : La pause de la première pierre dans la controverse
« Le président Eyadema était hier à l’hôtel Corinthia pour les cérémonies officielles du coup d’envoi du dialogue inter- togolais. Le rendez-vous attendu depuis près de sept semaines, comme les discussions autour des engagements du premier ministre à Bruxelles, n’a duré que quelques minutes. Dans les coulisses proches de Lomé2, on s’est empressé de préciser qu’il ne s’agit que ‘’de la pause de la première pierre’’ destinée à clarifier les intentions et à stigmatiser les bonnes dispositions du chef de l’Etat décidé selon ses proches, à aller jusqu’au bout de ses efforts pour en finir avec la crise togolaise. Dans la salle Kéran de l’Hôtel Corinthia, on a noté pourtant l’absence remarquée des délégués de certains partis comme le CAR, l’UFC et la CDPA », écrit la publication. Mais, constate le journal,  « le chef de l’Etat a semblé esquisser une réponse en direction des leaders du boycott pour leur revendication : il n’ y a pas de préalable au dialogue parce que lorsque l’on rencontre son frère dans la rue on ne lui interdit pas de parler avant qu’il ait accepté votre manière de voir ». De cette réponse, le confrère constate que  pour le chef de l’Etat, « les partisans du boycott sont trop vite allés en besogne. Ils auraient dû venir l’écouter avant de se faire leur opinion sur le contenu du dialogue en question ». En tout état de cause et selon la compréhension de notre confrère, « le dialogue qui s’ouvre, se fera avec ceux voudront dialoguer ». Cependant, conclut-il « l’avenir du dialogue sous la férule d’acier de Bruxelles, sent du souffre »

Dialogue inter- togolais : Le pouvoir a piégé l’opposition
C’est la conviction qu’a notre confrère au regard de qui se passe à propos du dialogue inter togolais. Pour le confrère, le dialogue du 27 mai, pose les fondements même d’une nouvelle crise politique au Togo car, l’engagement 1.1, tel que libellé « renferme les germes de l’échec du dialogue inter togolais car un flou persiste sur la désignation d’opposition traditionnelle. Quels sont ces partis qui plus que d’autres, sont qualifiés et seront invités à venir débattre de la chose politique ». Cette confusion autour de l’engagement 1.1 et qui pose problème serait selon notre confrère, « entretenue par les alchimistes du pouvoir » sinon, « le chef du gouvernement ne savait-il pas, en prenant les engagements dits de Bruxelles qu’au jour J, le problème de la participation des néo- opposants se poserait à l’ouverture du dialogue ? ». Cependant, le journal y voit une erreur grave de l’opposition qui a refusé de s’associer aux discussions de Bruxelles car, « elle aurait vite déceler l’astuce, identifier l’œuf pourri qu’on n’en serait pas là ».

En distribuant la lettre circulaire à tous les partis, même satellites du RPT, constate le journal, le chef du gouvernement l’a fait à dessein, « car le pouvoir veut une fois de plus tirer profit de la passivité de son opposition ».

« Il est clair que Edem Kodjo de la CPP et Zarifou Ayéva du PDR ont été pour une grande part complice dans le piège tendu à l’opposition », conclut le journal.

Prisonniers  Po. de Kara

 

Amegninou Kovi

Mensan Kokou
Kové Sossouvi
Lawson Laté
Dognon Koffi
Kliko Eglo
Kamado Koudjo
Séké Koudjo
 

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