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Actualité
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Revue de presse de la semaine
du
24 au
28 mai
2004
Daniel Garidan
L’ouverture du dialogue inter togolais sur
fond de boycott de certains partis
politiques dits radicaux, les procès des
étudiants, la réouverture de l’Université de
Lomé, « l’Affaire Agbéyomé », le report du
BAC 1, séries économiques sont les
principaux sujets de l’actualité nationale
traités par les confrères de la presse
privée togolaise que nous invitons à lire
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE COMBAT
du peuple
N° 449
Du lundi 24 mai 2004
Rififi autour du dialogue politique au Togo :
L’opposition traditionnelle face aux enjeux
de la démocratie
Analysant
l’engagement 1.1, le journal constate qu’il
soulève deux préoccupations qu’il convient
de cerner pour comprendre le problème autour
duquel des polémiques sont apparues dès
l’annonce par le gouvernement de l’ouverture
prochaine du dialogue national.
D’abord qu’entend-on par
opposition traditionnelle et ensuite
quel est le contenu de la société civile ?
Selon le confrère,
« aujourd’hui comme hier, l’opposition
traditionnelle devrait se composer du
CAR, de la CDPA, de la CPP, du PDR et de l’UFC.
A ces cinq partis politiques, il faut
ajouter, par la force des choses, les partis
comme ADDI, UDS-Togo, CDPA-BT et
naturellement les Rénovateurs ». Mais cette
classification est-elle susceptible
d’arranger les choses « surtout que tout ce
beau monde constitue un ensemble hétéroclite
au sein duquel les points de vue ne sont pas
forcément cohérents » ? Bien plus, pense
notre confrère, il y a des réalités dont il
faut absolument tenir compte : « l’existence
de l’opposition traditionnelle ne
suffit pas comme prétexte pour faire barrage
à l’opposition constructive
représentée à l’Assemblée Nationale.
Quoiqu’on pense et quoiqu’on dise de
ceux-là, c’est des Togolais et ils auront
leur mot à dire sur un sujet aussi important
d’intérêt national »
« Etant donné
les échecs répétés et le constat que
l’opposition dite traditionnelle est
plurielle et ne peut pas s’entendre sur un
canevas précis à défendre, cette opposition
ne risque-t-elle pas dans les circonstances
actuelles, d’être disqualifiée en cherchant
à imposer un monopole », se demande le
confrère.
Abordant la question de la
société civile, le journal note que, qui dit
société civile dit, ONG, Syndicats,
Associations patronales, Religieuses, de
presse, etc. et relève qu’avec ce contenu,
« le dialogue envisagé ne sera plus que
politique parce que les préoccupations de la
classe politique et celles de la société
civile ne seront pas toujours les mêmes ».
Cependant conclut la publication, « cela ne
va pas empêcher les uns et les autres de
faire en sorte que notre pays le Togo soit
l’unique vainqueur du match »
Les engagements de Bruxelles et les procès
marathon :
-
le
délibéré des étudiants prévu pour ce lundi
24 mai 2004
-
le
délibéré des jeunes militants de l’UFC
pour ce vendredi 28 mai 04
Le confrère rend compte de
ces deux procès qui ont eu lieu au palais de
justice de Lomé les 17 et 21 mai dernier et
s’étonne du comportement du procureur de la
République qui, selon lui, veut saboter
les engagements de Bruxelles
Agbéyomé Kodjo veut déposer
plainte contre ‘’Le Combat du Peuple’’
« Le Combat du Peuple »
publie en fac-similé une lettre de mise en
demeure du conseil de M. Agbéyomé Kodjo, Me
Mario Stasi et fait quelques observations
qui en fait ne sont en rien des
observations, mais des faux-fuyants.
« Nous
sommes prêts, pour notre part, à aller au
procès pour démontrer que nous n’avons rien
inventé et que nous ne sommes pas la source
de l’information. Mais après notre procès,
ce sera celui de Agbéyomé Kodjo qui doit
répondre des actes et faits qu’il a posés
vis-à-vis des Togolais. C’est trop facile de
fuir le Togo pour aller se la couler douce
en France après toutes ces barbaries, grâce
à une fortune amassée sur le dos des
Togolais et menacer de procès ceux qui sont
sur le terrain », écrit en substance la
publication.
Mésaventure des ‘’bitosards’’ :
Les ‘’casseurs’’ de l’UL arrêtés
Le « Combat du Peuple » révèle qu’un
groupe d’étudiants qui s’était rendu à Lomé2
la semaine dernière pour un montage
grotesque afin de soutirer de l’argent au
chef de l’Etat, a été malheureusement pris
dans le filet et confié à la justice pour
répondre de ses actes. « Ils devaient
(étudiants), pour parvenir à cette fin,
revendiquer la paternité de la mise à sac de
biens publics et la destruction d’un bus de
transport d’étudiants sur le campus
universitaire de Lomé lors des
manifestations du 30 avril dernier.
Malheureusement pour ces jeunes ‘’bitosards’’,
leur plan a foiré. Après les avoir écouté,
le chef de l’Etat, dans sa magnanimité
avait…plutôt décidé de les envoyer répondre
de leurs actes devant le juge
d’instruction ». Avis donc aux amateurs !
Université de Lomé, champ de bataille
politique au Togo
C’est ce que croit notre confrère, qui
trouve que ce qui s’est passé au campus
universitaire de Lomé le 30 avril 2004 et
qui a entraîné la fermeture de l’université
de Lomé, n’est pas aussi neutre qu’on
pouvait le penser, se référant ainsi aux
événements du 05 octobre 1990 qui étaient
partis des mêmes revendications. Il voit
des forces occultes qui ont transformé l’UL
en champ de bataille : « le pouvoir a ses
étudiants, regroupés en associations et qui
rendent régulièrement compte. L’opposition a
également recruté ses partisans parmi les
étudiants. Ces derniers sont conseillés et
parfois même recourent aux directives de
l’opposition pour agir ». Tout en condamnant
cet état de chose, le confrère pense que
les étudiants doivent faire preuve
d’intelligence, de doigté et de discernement
dans leurs revendications car en fait,
« c’est les étudiants qui sont les plus
gros perdants »
Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo met le
processus de paix en péril
Depuis le début de la crise en Côte
d’Ivoire, « Le Combat du Peuple » a
pris fait et cause pour le peuple ivoirien
par ses analyses très critiques à l’endroit
du président Laurent Gbagbo qu’il considère
comme le premier responsable. Avec les
derniers développements de la crise nés de
la décision du président Gbagbo de limoger
certains de ses ministres, notre confrère
est revenu à la charge. « Le président
Laurent Gbagbo aurait-il décidé d’immoler la
Côte d’Ivoire et de détruire ce beau
pays ? », s’est il interrogé.
Pour notre confrère,
« Laurent Gbagbo, universitaire, Professeur
d’Histoire et opposant de longue date au
régime de feu le Président Houphouët Boigny
n’est pas à la hauteur des attentes ».
Aussi, se demande-t-il, « Est-ce par
déformation pour avoir milité pendant trop
longtemps dans l’opposition ? » Mais,
« toujours est-il qu’une fois arrivé au
pouvoir, l’opposant tonitruant est incapable
de se hisser au-dessus de la mêlée. En
confondant vitesse et précipitation et pire,
en refusant de tirer leçon de l’histoire
récente de son pays, Laurent Gbagbo a fini
par transformer la Côte d’Ivoire en un foyer
de tension où les populations qui n’avaient
jamais entendu le crépitement des armes ont
désormais leur ration quotidienne de coups
de canon ».
« Tout ce qui intéresse Laurent
Gbagbo et les siens, c’est le pouvoir, rien
que le pouvoir. Et pour le conserver, ils
sont prêts à tout. Des groupes d’activistes
appelés ‘’Les Jeunes Patriotes’’ se
réclamant ouvertement du président pillent
et tuent en toute impunité. Ils n’hésitent
pas à s’en prendre violemment aux forces
d’interposition et de maintien de la paix à
laquelle le pouvoir de Gbagbo doit pourtant
sa survie », souligne le journal, qui se
demande « jusqu’où ira Gbagbo ». |
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MOTION d’Information
N°271
Du lundi 24 mai 2004
Ouverture du dialogue national jeudi
prochain par Eyadema :
L’UFC, le CAR et la CDPA probablement
absents
Reprenant les termes
de la nouvelle lettre d’invitation que Koffi
Sama a adressée la semaine dernière aux
formations politiques leur demandant de
désigner cinq délégués pour participer au
dialogue, « Motion d’Information »,
révèle, selon ses sources, que ce dialogue
pourrait être boycotté par trois partis
politiques à savoir : CAR, CDPA et UFC
Selon le journal, les
raisons de ce probable boycott tiennent à
trois arguments.
« Le premier se rapporte à
la position du président Eyadema. En
présidant les cérémonies d’ouverture du
dialogue, le président du RPT se pose de
facto en arbitre. Pour l’opposition
démocratique, Eyadema ne peut pas être à la
fois juge et partie. En tant que unique
patron et donc seul décideur de la partie
présidentielle, Eyadema ne peut faire
semblant de se placer au-dessus de la
mêlée ».
« Le deuxième argument qui
détermine la position des trois partis
concerne le cadre même du dialogue ».
« La troisième raison qui
motiverait le refus de ces trois partis de
s’associer au dialogue tient à
l’impréparation totale de cette assise ».
Pour le journal, une
commission préparatoire devait être mise sur
pied, comme cela a été le cas pour la
conférence nationale souveraine, pour
arrêter les modalités d’organisation et de
déroulement de ce dialogue, mais « en
procédant comme il l’a fait, le gouvernement
prend le risque politique majeur d’avoir à
supporter seul l’échec prévisible du
dialogue annoncé », car mentionne la
publication, « c’est le gouvernement et non
l’opposition qui s’est engagé à reprendre le
dialogue qu’il avait lui-même interrompu il
y a deux ans. En posant en même des
entraves qui empêchent la reprise de ce
dialogue, c’est le gouvernement et non
l’opposition qui se déjuge ».
Cependant fait remarquer le
journal, « il n’est donc pas impossible que
la sagesse politique l’emporte et contraigne
le Général Eyadema à décider le report de
l’ouverture du dialogue et à demander au
gouvernement de revoir sa copie en tenant
compte des réactions des uns et des autres
en ce qui concerne, aussi bien le cadre et
la structure du dialogue que sa
préparation ».
Depuis l’annonce gouvernementale :
Les conciliabules nocturnes à Lomé 2
prennent le pas sur le vrai dialogue
« Motion d’Information »,
après avoir expliqué les difficultés de la
mise en œuvre d’un véritable dialogue
national du fait de la pluralité de
l’opposition, de l’ambiguïté même de la
notion de l’opposition traditionnelle,
de la pluralité des objectifs et des
ambitions affichés par les uns et les
autres, note que cette situation de
cacophonie profite au pouvoir qui
multiplierait des manœuvres pour recomposer
la liste des participants et accentuer la
division entre les principaux partis
d’opposition : « Ainsi, pendant que le CAR
dénonce l’extension du cadre initial du
dialogue, l’UFC, par la voix de son
secrétaire Général J-P Fabre, souhaite que
l’ensemble de la classe politique soit
associée au processus de négociation ». En
réalité, poursuit notre confrère, « cette
cacophonie n’a rien de surprenant ; elle ne
traduit pas seulement la pluralité des
objectifs et des ambitions affichés par les
uns et les autres. Elle est surtout
révélatrice de la facilité avec laquelle
Eyadema et ses réseaux manipulent certains
responsables de l’opposition ».
Et de renchérir,
« Fidèle à la règle du ‘’bien diviser
pour mieux régner’’ qui leur a si bien
réussi jusqu’à présent, le Général Eyadema
et ses partisans ont probablement fait
croire à chacun de leurs interlocuteurs
opposants que son plan était le plus
crédible ou en tout cas, celui qui avait les
faveurs du ‘’Bib Boss’’, n’hésitant
pas à faire monter les enchères pour dresser
les uns contre les autres. Fort de cette
assurance factice, chacun des principaux
opposants était tellement persuadé de
détenir le bon plan qu’il refuse
systématiquement toute autre solution ».
Compte tenu de la complexité
du problème et des positions des uns et des
autres, le journal propose une solution
intermédiaire qui consisterait à « désigner
un médiateur chargé de faciliter le dialogue
en rapprochant les positions pour parvenir
au consensus ». Une telle proposition qui a
l’avantage de déblayer le terrain, remarque
le confrère, n’a malheureusement pas été
mise en avant par les partis politiques,
« les conciliabules nocturnes à Lomé 2 ayant
pris le pas sur la recherche d’une solution
à la grave crise ».
Afin que nul n’ignore :
Depuis toujours, les promesses d’Eyadema
n’engagent que ceux qui les écoutent
« Les peuples peuvent parfois, avoir la
mémoire courte. L’une des missions de la
presse libre et indépendante, est de
contribuer à la manifestation de la vérité
en toutes circonstances…Au moment où l’on
parle de dialogue inter togolais, notre
rédaction a jugé utile de rafraîchir la
mémoire des Togolaises et des Togolais en
leur rappelant ce qu’étaient, il y a cinq
ans, les engagements solennels pris par le
Général Eyadema devant l’histoire, devant
les Togolais et devant la communauté
internationale », écrit le journal avant de
publier :
-Dépêche de l’AFP
annonçant la modification unilatérale de la
Constitution au bénéfice d’Eyadema, datée du
31 décembre 2002
-Dépêche de l’AFP
suite à la confirmation par Eyadema de son
intention de quitter le pouvoir en 2003,
datée du 04 juillet 2001
- Interview accordée
le 23 juillet 1999 par le Général Eyadema au
journaliste Christophe Boisbouvier de Radio
France Internationale (RFI)
- 30 août 2001 :
Agbéyomé Kodjo lance le processus de
modification de la constitution, Mandat
présidentiel : il faut changer la
constitution (Premier ministre) AFP
Chasser les habitudes de la maison, elles
reviennent au galop :
l’UFC et la CDPA dénoncent la mutilation de
leurs interviews par la TVT
Le journal publie les
réactions de protestation de ces partis
suite à cet état de chose et note : « Au
Togo du RPT et du Général Président Eyadema,
la liberté d’expression et d’accès aux
médias d’Etat, c’est comme le dialogue inter
togolais ou les élections : c’est le pouvoir
qui choisit ceux qui doivent parler et
ensuite sélectionne ce qui doit être montré
aux Togolais sur les médias. Depuis que le
gouvernement a pris l’engagement devant l’UE
d’autoriser l’accès des médias d’Etat aux
partis de l’opposition, la TVT, la Toute
Puissante Télévision d’Etat entièrement aux
mains du régime RPT met les bouchées doubles
pour faire croire à la révolution… Que ce
soit du côté des responsables des médias
d’Etat ou du ministre lui-même, toutes les
garanties sont données la main sur le cœur…
C’était sans compter les habitudes de la
maison ; vieilles comme le régime, elles ont
poussé des racines partout ; elles sont
devenues la nature même et le code
déontologique du professionnel des médias
d’Etat. Visiblement, au Togo d’Eyadema, la
liberté d’expression s’arrête là où
commencent les droits du RPT » |
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LE REGARD N° 388
Du mardi 25 mai 2004
Sous le titre du dialogue national
Lomé 2 fait convoquer une conférence
nationale
bis
C’est ce que pense « Le Regard »,
qui souligne d’ailleurs qu’ « en lieu
et place d’une ‘’reprise ouverte et
crédible’’ du dialogue national avec
l’opposition traditionnelle et la société
civile dans un cadre ‘’structuré et
transparent’’, le pouvoir RPT a plutôt
choisi d’organiser une sorte de
‘’Conférence Nationale’’ non pas à la
salle Fazao mais à la salle Concorde de
l’Hôtel Corinthia 2 Février le 27 mai
2004 ». Il indique que cet empressement du
pouvoir à foncer droit dans le mur en
refusant toute discussion préalable au
dialogue, serait guidé par sa volonté «
‘’d’organiser quelque chose’’ avant
l’arrivée de la mission d’évaluation ».
Mais, le confrère redoute un truc
folklorique à l’instar de la conférence
nationale de 1991. « En juin 1991, on
n’avait réuni dans la salle Fazao du même
Hôtel près de mille participants dont la
plupart avaient créé précipitamment des
partis politiques et des associations pour
être admis à ce conclave. Ce fut l’occasion
pour des illustres inconnus de se donner de
l’importance en vociférant et en exprimant
leurs états d’âme au nom du peuple.
Et depuis bientôt 13 ans, le régime Eyadema
ne rate aucune occasion de relever le
caractère fantaisiste de la
Conférence Nationale… L’allure que le
pouvoir imprime au dialogue national
dans le cadre des consultations avec l’UE
laisse croire qu’on n’est pas loin de
l’impréparation qui a abouti à la
pagaille de la salle Fazao. Il y a donc
de fortes chances que le régime Eyadema
reproduise ce qu’il a condamné en 1991 »,
mentionne la publication.
Dialogue national :
On prépare l’exclusion des principaux partis
de l’opposition
Le journal évoque un certain nombre de
situation et d’actes posés par le pouvoir
sur fond de catégorisation des partis
politiques pour affirmer que le pouvoir
prépare l’exclusion de certaines formations
politiques du dialogue national.
« En perspective des
consultations avec l’UE, on s’est évertué à
catégoriser les bons d’un côté et les
mauvais de l’autre. Les bons
sont ceux qui crient sur tous les toits
qu’ils veulent la reprise de la coopération.
Les mauvais sont ceux qui y voient un
faux problème. Et donc les mauvais,
ce sont le CAR, la CDPA et l’UFC. Les
bons, c’est le RPT plus la CPP et le PDR »,
souligne le journal. Selon le confrère,
« C’est au nom de cette logique
discriminatoire que le ‘’dialogue
ouvert’’ est organisé de façon à tenir
les ennemis du peuple
à l’écart. Et cette manœuvre
se lit dans les actes que pose le pouvoir.
On instaure la pagaille. On insulte
publiquement des responsables politiques, on
les convoque comme des garçons de course
pour les humilier. On leur demande de tout
consommer sans réfléchir et venir s’asseoir
dans une salle qu’on a pris soin de remplir
de tout et de rien. Et on sait qu’en les
traitant de la sorte, ils n’accepteront pas
de marcher aux pas ».
Deux experts de l’UE désignés pour une
mission au Togo
Le journal annonce que la première mission
de la commission de l’UE qui arrive au Togo
début juin pour évaluer les progrès réalisés
dans l’application des 22 engagements sera
composée de deux experts. « Il s’agit de M.
Arend Diesebroek et Mme Anna Sylvia
Piergrossi, tous travaillant à la Direction
de Développement de la Commission
Européenne, Unité Afrique Occidentale ». Le
journal note que « ces experts de l’UE
arrivent au moment où un malentendu surgit
entre les acteurs politiques au sujet de la
nature du dialogue » et estime qu’ils « se
feront une idée réelle de la réalité
politique locale lorsqu’ils entendront le
chef de l’Etat lui-même ».
Violation des engagements 1.1 et 3.3 :
Comment les autorités togolaises ont empêché
Agbéyomé Kodjo de rentrer au Togo
« Un Homme de dialogue et de paix
qui offre sa médiation
aux pays en guerre et dont on dit qu’il sait
pardonner à ses agresseurs physiques a pu
empêcher un de ses anciens collaborateurs de
rendre hommage à sa maman chérie décédée.
L’ancien PM Agbéyomé Kodjo pensait peut-être
que les engagements N° 1.1 et 3.3 valaient
plus que la parole de militaire »,
écrit le journal qui indique par ailleurs
que selon une source proche de l’ex PM,
celui-ci aurait « entrepris une démarche
dans les milieux proches de l’Elysée pour
convaincre les autorités togolaises de
prendre des mesures appropriées pour assurer
sa sécurité à son retour », mais que « l’homme
de paix et de dialogue
aurait convié à
un interlocuteur en substance que si jamais
Agbéyomé Kodjo mettait les pieds au Togo, il
le ferait à ses risques et périls parce
qu’il serait impliqué dans une affaire de
drogue » Et le journal s’interroge : « En
quoi Agbéyomé Kodjo constitue-t-il une
menace pour les autorités togolaises au
point qu’elles soient obligées d’inventer un
alibi pour violer les engagements pris en
l’empêchant de rentrer au Togo ne serait-ce
que pour quelques heures ? L’homme
Providentiel du Togo a-t-il perdu le sens de
l’humain ? C’est à ne rien comprendre. Hier,
c’était une affaire de malversation
financière au Port. La justice française a
tranché. Agbéyomé a été blanchi.
Aujourd’hui, c’est du trafic de drogue
qu’on parle. La prochaine fois, l’intéressé
ne sera pas surpris d’entendre les autorités
togolaises l’accuser d’être l’auteur de
l’assassinat de Sylvanus Olympio »
Kadhafi veut-il liquider la CEDEAO ?
C’est la question que se pose « Le
Regard » au regard du soutien apporté
par le colonel Kadhafi à Laurent Gbagbo lors
du sommet de la CEN- SAD au Mali.
« Aujourd’hui, il semble que
son ambition soit de supplanter la CEDEAO
par la CEN- SAD. Après que les chefs d’Etat
de cette communauté appuyés par la
communauté internationale aient dépensé du
temps, de l’argent et de l’énergie pour
trouver un début de solution à la crise
ivoirienne, le voilà qui débarque comme un
éléphant dans un magasin de porcelaine. Il
apporte son soutien à Gbagbo toujours enclin
à fouler aux pieds ses propres engagements
et dénonce ce qu’il appelle
l’intervention étrangère », souligne
l’auteur de l’article. Dénonçant la
mythomanie et l’arrogance de l’homme
vis-à-vis de ses pairs africains, le
confrère constate que « l’intrusion que
vient de faire Kadhafi dans le règlement de
la crise ivoirienne est des plus dangereuses
et risque d’hypothéquer durablement
l’évolution positive dans ce pays. Car son
soutien à Gbagbo et ses paroles à
l’emporte-pièce ne sont qu’un encouragement
à la liquidation des accords de paix ».
Le Premier ministre
Seydou Diarra met Gbagbo devant ses
responsabilités
Publiant à cet effet, la lettre que le PM
Seydou Diarra a adressée à Laurent Gbagbo
dans laquelle il lui mettait devant ses
responsabilités, le journal note qu’au
regard des derniers développements, Gbagbo
se révèle un dangereux pyromane.
Qualifiant l’acte de limogeage des trois
ministres issus de l’opposition, d’ iconoclaste
qui viole tous les accords de paix signés
par les protagonistes de la crise sous la
houlette de la communauté internationale, le
confrère souligne que « Gbagbo semble
s’engager dans une voie suicidaire » qui le
fera perdre à coup sûr, « le soutien de ses
pairs de la CEDEAO à qui, il doit
beaucoup ». |
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LA TRIBUNE
DU PEUPLE
N° 112
Dmercredi 26
mai 2004
Suspicion de
fuite des épreuves :
Report sine die du BAC
1 Technique 2004
Titre le journal à la Une de
sa publication avec la photo du Ministre de
l’Enseignement Technique et de la Formation
Professionnelle, M. Maurille Kodjo Agbobli
et révèle que « hier mardi 25 mai, les
élèves de la classe de 1ère de
l’Enseignement général et technique étaient
dans les différents centres pour les examens
de fin d’année. Mais contre toute attente,
les élèves de l’Enseignement technique qui
avaient entre temps mis leurs nom et numéro
sur les copies, ont été priés de les
ramasser et de retourner à la maison ». Ce
report dont les raisons n’ont pas été
données par les présidents de jury et les
chefs centres, serait, selon le journal, lié
à une fuite d’épreuve qui concernerait
quatre disciplines. Relevant la pagaille qui
règne au sein des institutions en charge de
l’éducation au Togo en début d’année
scolaire et les examens de fin d’année,
caractérisée par le favoritisme, le
trafic d’influence et la corruption, et
surtout dans l’enseignement technique où on
privilégie les sujets des enseignants du
lycée technique d’où malheureusement
viennent les fuites d’épreuves, ‘’La
Tribune du Peuple’’ demande au ministre
de l’enseignement technique de « faire la
lumière sur cette affaire, afin que les
auteurs soient arrêtés et traduits devant la
justice » pour décourager d’éventuels
candidats à la fraude.
Nécessité d’une clarification :
L’Université de Kara en remplacement de
l’Université de Lomé ?
Relevant l’état de
déliquescence dans lequel se trouve
l’université de Lomé et le refus obstiné des
autorités togolaises de satisfaire aux
revendications des étudiants, refus justifié
par le manque de moyens, le journal se
demande ce qui a pu bien motiver les
autorités à créer une seconde université si,
ce n’est pour « multiplier les problèmes
existant par deux ».
Bien plus, le journal
indique, sur la base des sources
concordantes que « la création de
l’université de Kara participait d’une
stratégie de manipulation et
d’affaiblissement du monde estudiantin.
Sinon, comment comprendre la division
actuelle perceptible entre étudiants de Kara
et ceux de l’université de Lomé ? ».
« Les problèmes des
étudiants de Kara n’étant pas
fondamentalement différents de ceux des
étudiants de Lomé, on ne peut expliquer les
déclarations intempestives des représentants
auto- proclamés des étudiants de Kara que
par la manipulation. Dans ce cadre, les
différentes déclarations des supposés
étudiants de Kara dans leurs différentes
marches de soutien ne sont pas pour rassurer
sur les intentions des autorités
togolaises », mentionne la publication.
Ouverture du
dialogue ce jeudi :
Le retour des partis fantômes !
Le journal note que l’annonce du dialogue
inter togolais a réveillé les ardeurs des
politiciens véreux qui se mettent au devant
de la scène créant ainsi une cacophonie au
sein de la classe politique et une grande
inquiétude au sein de la population quant au
succès du dialogue. « Depuis les engagements
de Bruxelles, il ne se passe de jours où on
enregistre de réactions de partis qui
s’étaient jusque-là signalés aux Togolais
par leur indéfectible attachement à la
politique du président de la République
et qui d’un coup aujourd’hui se réclament de
l’opposition. La présence de la CPOC, du
FOR, de l’UDPS, du RSDD et d’autres partis
anecdotiques serviraient forcément les
intérêts du régime dans un dialogue en lui
évitant une confrontation directe qui
imposerait un dialogue national crédible
et transparent avec les seules
opposition traditionnelle et société
civile », écrit notre confrère
Constat : La NDP
chouchou du pouvoir
Revenant sur la crise qui secoue le
mouvement des jeunes consécutive au
« trouble rôle joué par le sieur ATSU dans
l’actuelle crise à l’Université de Lomé » et
qui accrédite la thèse de manipulation, le
journal constate que dans cette ténébreuse
affaire le pouvoir togolais a pris position
par l’intermédiaire de son porte- voix le
plus important : la TVT. « Ainsi, la TVT qui
a couvert et la conférence de presse de YIDI
Komlan et les récriminations de Gilbert ATSU
a accordé ses faveurs à la tendance de
Gilbert ATSU. La télévision d’Etat a en
effet diffusé dans le cadre des réactions
des acteurs politiques à l’ouverture
prochaine du dialogue, une intervention de
Gilbert Atsu présenté comme président de la
NDP ». Pour le journal, « il n’est pas
anodin que la très contrôlée TVT ait accordé
le titre de président de la NDP à Gilbert
Atsu, au moment où le mouvement est divisé
en deux courants réclamant chacun la
légitimité »
L’Affaire Hor Guillaume
Ou comment on fait
et défait un zélé
‘’La Tribune du Peuple’’ s’est
intéressé à cette affaire pour montrer
comment le pouvoir togolais fait et défait
tous ceux qui le servent avec zèle après
avoir trahi ou tourné veste.
En fait, le nom de ce jeune
lycéen (Hor Toto, ‘’Totovi’’ pour
les intimes) redouté et craint dans certains
milieux et qu’on présente comme cadre de
la primature, serait selon le confrère,
« apparu pour la première fois au grand
public à la Conférence Nationale Souveraine
lors de la communication de Me Dovi Alhonko
Robert, dans la fameuse affaire de la
tentative de retournement des meneurs du
groupe de contestataires des lycées et
collèges de Lomé ». Récupéré par le pouvoir
pour contrer ses camarades de lutte, le
jeune homme a gravi tous les échelons pour
se retrouver au sommet de l’Etat jusqu’à sa
chute dans cette affaire d’escroquerie,
de trafic d’influence et de détention
illégale d’arme. C’est à ne rien
comprendre : « Alors que comprendre de toute
cette affaire après ce bref passage en revue
du personnage et de son ascension dans les
hautes sphères de l’Etat ? », se demande le
confrère, selon qui « l’affaire Hor révèle
encore une fois le machiavélisme qui
caractérise le pouvoir togolais »
Université de Lomé
Après le procès des étudiants, les délégués
généraux en colère
« 18 mois d’emprisonnement de nos camarades
équivaudra à 18 mois de fermeture de
l’Université de Lomé »
Le journal révèle qu’après
la condamnation de leurs camarades à 18 mois
de prison, les délégués généraux et les
membres du comité de soutien à l’Université
de Lomé se sont retrouvés dans l’après-midi
de lundi 24 mai au restaurant La Pirogue à
Lomé pour adresser ce message clair
ci-dessus aux autorités et à l’opinion
publique. |
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CARREFOUR N° 396
Du jeudi 27 mai 2004
Le dialogue national s’ouvre ce matin
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Un défi
pour la classe politique
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Des
attentes pour le peuple
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La CDPA
et l’UFC annoncent un boycott
« Carrefour »
publie les réactions de trois formations
politiques de l’opposition (CAR, CDPA, UFC)
qui ont décidé de boycotter le dialogue
national par manque de volonté politique
d’ouverture du pouvoir et note que malgré
les difficultés apparentes dans
l’organisation de la rencontre et les
réactions légitimes des gens, « il serait en
l’état actuel dommage qu’on en arrive là,
quelles que soient les raisons invoquées ».
« Le dialogue national est
une initiative du gouvernement qui s’est
engagé vis-à-vis de l’UE. La courtoisie
comme le bon sens commande d’apprécier avant
de se prononcer. Les jugements a priori et
les procès d’intention qui conduisent
toujours à la politique de la chaise vide
ont trop fait tort aux Togolais. Plus que le
peuple, c’est la communauté internationale
qui se rend compte de cette vérité. En tout
cas, un boycott de cette rencontre par ceux
que certains désignent comme le noyau dur
de l’opposition ne peut qu’être
préjudiciable pour le processus démocratique
au Togo », mentionne –t-il.
Pour le confrère, « la
reprise de la coopération pour laquelle le
gouvernement a pris des engagements n’est
pas une exclusivité du pouvoir, mais une
aubaine pour tout le peuple. Ceux qui, pour
une raison ou une autre se mettront en
travers de la dynamique seront jugés par
l’histoire et les générations futures ».
Cependant, le gouvernement, au-delà de toute
discussion, constate le journal, est tenu
d’une obligation de résultat « tant du côté
de l’UE vis-à-vis de laquelle il s’est
engagé que du peuple ». Le dialogue qui
s’ouvre est, selon notre confrère un défi à
relever par la classe politique et les
Togolais car, « de son succès ou non, dépend
l’avenir du Togo ».
« Un rendez-vous de la
dernière chance qu’on ne doit pas rater »,
pense-t-il
Pour avoir réclamé de meilleures conditions
d’étude : Des étudiants condamnés à de
lourdes peines de prison
Décrivant la
situation qui prévalait au campus
universitaire avant les événements du 30
avril et du traitement réservé à cette crise
universitaire par les autorités togolaises,
le journal se demande « si en l’état actuel
des choses, un procès comme celui-ci est
opportun ». Fort des réactions des étudiants
suite à ce verdict inattendu, l’auteur de
l’article craint « des débordements si on
venait à ouvrir l’université aujourd’hui
comme prévu sans avoir trouvé au préalable
des solutions aux problèmes des
étudiants »
Education :
Les autorités décident la réouverture de
l’Université de Lomé ce 27 mai
« L’université de Lomé sera ouverte ce jour
aux étudiants », annonce l’hebdomadaire, qui
tout en saluant cette décision du pouvoir
« qui a la charge de l’éducation et de la
formation de la jeunesse », constate que le
campus de Lomé va reprendre vie « alors que
les revendications des étudiants n’ont fait
l’objet d’aucune discussion sérieuse
exceptées les convocations manu militari de
certains étudiants et les tentatives de
manipulations de ceux-ci contre leurs
camarades ».
Se référant aux déclarations des
responsables des étudiants après la
condamnation de leurs camarades le journal
souligne que « le collège des délégués des
étudiants ayant initié les revendications
n’est pas encore pour la reprise. Pour eux,
il est primordial de disculper et libérer
leurs camarades avant toute reprise ».
L’examen du BAC1 Technique reporté sine die
« L’examen du BAC 1 technique est reporté
sans délai. Les candidats doivent rentrer à
la maison et se tenir à l’écoute, attendant
un nouvel appel », écrit le journal qui
indique sur la base de certaines sources que
« si les examens sont reportés, c’est pour
éviter que leur déroulement ne soit perturbé
par des étudiants qui projetteraient de
semer des troubles dans les centres d’écrit
pour empêcher le bon déroulement des
consultations ». Une assertion que le
confrère ne partage pas d’autant que « dans
les établissements d’enseignement général,
les épreuves s’étaient déroulées
normalement ». |
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CROCODILE N° 676
Du jeudi 27
mai 2004
Le Togo toujours dans l’impasse :
Le dialogue s’ouvre ce jeudi
sans l’UFC, le CAR et la CDPA
« Le dialogue inter togolais qui s’ouvre
officiellement ce jeudi 27 mai 2004 à la
salle Concorde de l’hôtel Corinthia 2
Février à Lomé conformément aux engagements
pris par le gouvernement le 14 avril 2004 à
Bruxelles, pour sortir le Togo de son
imbroglio politico- économique, est déjà
dans l’impasse. Et pour cause ; trois
formations politiques de l’opposition
traditionnelle, protagonistes de la crise
togolaise ont signifié clairement au Premier
ministre Koffi Sama leur refus de prendre
part à ce dialogue tout en avançant des
raisons », écrit ‘’Crocodile ‘’ qui publie
les réactions de ces trois formations.
Aujourd’hui s’ouvre le
dialogue inter togolais :
Une rencontre de non enjeu ou un non
événement politique ?
S’interroge
« Crocodile » qui, au vu du boycott et
des insuffisances relevées dans la
préparation du dialogue, met un sérieux
doute sur l’issue de cette assise nationale.
« Au vu de ces réserves et
insuffisances, il paraît évident que le
gouvernement a organisé le dialogue et va le
tenir dans une certaine impréparation qui
vont jeter du discrédit sur les grandes
décisions qui vont être prises sans qu’elles
ne puissent autant peser dans la nouvelle
marche vers la résolution de la crise
togolaise. Le dialogue apparaît alors comme
une rencontre sans véritable grand enjeu et
un non événement politique »
BAC 1 Technique avorté :
° Des autorités s’expliquent
° Des élèvent
réagissent
« Crocodile »
dit avoir approché les plus hautes autorités
du ministère pour savoir un peu plus sur
cette affaire et indique que selon ces
autorités : « c’est à Kara la rumeur
circulait sur la fuite de ces épreuves qu’on
retrouve entre les mains de tout le monde.
A la vérification, il s’avère que les
épreuves circulaient vraiment. Et cette
confirmation est constatée ce matin du 25
mai. Dans ces conditions, les autorités ont
jugé surseoir à l’examen ». Du côté des
élèves, rapporte le journal, c’est la
déception sur fond d’accusation sur la
pagaille observée dans l’enseignement
technique.
Meeting du CTR
à Paris sur les 22 engagements
« Il ne s’agit pas de rêver…l’opposition
doit passer à l’action »
Le journal rapporte que le CTR, un mouvement
des Togolais de la diaspora a organisé le 23
mai dernier à Paris en France, un meeting
sur les 22 engagements pris par le
gouvernement, meeting au cours duquel, le
président de ce mouvement a déclaré en
substance : Il s’agit de ne pas rêver !
Si rien n’est fait pour ébranler Eyadema et
les siens dans leur arrogance, ces
engagements connaîtront la triste fin que
nous connaissons tous, l’opposition
démocratique doit reprendre sans tarder
l’initiative de l’action |
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FORUM DE LA SEMAINE N° 04
Du jeudi 27 mai 2004
Ouverture du dialogue aujourd’hui : L’UFC,
le CAR et la CDPA absents
Les raisons des participants et des non-
participants
Le journal explique ces diverses raisons à
travers l’analyse qu’il fait des différentes
réactions des partis politiques. Pour
‘’Forum de la Semaine’’, « même si
l’argument de l’absence de préalables est
évoqué, la principale raison de ces absences
s’articule autour de l’extension de
l’opposition traditionnelle à d’autres
partis qui animent, eux aussi, actuellement,
la scène politique togolaise ». Le journal
relève par ailleurs que ce point de vue qui
fonde le refus de ces partis de participer à
ce dialogue, même objectif, soulève un
certain nombre de problèmes à savoir ;
l’exclusion systématique de certains partis
politiques qui ont, par la participation à
la vie électorale du pays, démontré être les
porte-parole d’une certaine frange de la
population ». Bien plus, constate le
confrère, « l’opposition traditionnelle
telle que dessinée par Me Agboyibo est
profondément divisée. La Convergence
Patriotique Panafricaine (CPP) de M Edem
Kodjo et le PDR de Zarifou Ayéva sont partie
prenante au dialogue d’autant plus qu’ils
avaient assisté à la conclusion des Accords
de Bruxelles ».
Du
machiavélisme aux coups bas :
Agbéyomé Kodjo et la question de la drogue
au Togo
Le journal revient sur cette affaire de
trafic de drogue évoquée par « Le Combat
du Peuple » dont l‘ex PM se serait
rendu coupable, une affaire au départ
bénigne, mais « qui a été malencontreusement
exploitée par le pouvoir en place pour
empêcher M. Agbéyomé Kodjo de rendre un
dernier hommage à sa mère décédée ». Pour le
journal, « il est évident que par pur
machiavélisme politique, le pouvoir ait pu
utiliser un article de presse pour violer
l’esprit et la lettre des 22 engagements
pris à Bruxelles le 14 avril dernier ».
La
LTDH publie aujourd’hui un rapport accablant
sur les droits de l’homme au Togo
Le journal annonce que la LTDH dirigée par
M. Adoté Akwei Gandhi « rend public ce jeudi
27 mai 2004 à 14 heures 30mn dans l’enceinte
de l’ancienne Ecole Professionnelle (Brotherhome),
son rapport sur la situation des droits de
l’homme au Togo pour la période 2003 et
début 2004 ». Selon le confrère, ce rapport
très accablant toucherait « tous les aspects
socio- politiques et économiques de la vie
de notre pays. Des droits civils et
politiques au pouvoir judiciaire en passant
par les droits économiques, socio- culturels
et collectifs et les droits de la femme, des
enfants et des personnes âgées, rien n’est
laissé au hasard ». Après avoir parcouru le
rapport en question, le confrère affirme
qu’il « a réussi à démontrer que, malgré les
positions officielles faisant croire que les
droits de l’homme sont les premiers soucis
de nos gouvernants, le Togo n’est pas un
exemple à suivre en matière du respect des
droits de l’homme et d’exercice des libertés
fondamentales », prenant en exemple le
cas ce monsieur Kombaté Sambiani ramassé à
Notsé par une voiture RT- 6831V appartenant
à un officier de l’armée togolaise et qui
n’a jamais été dédommagé malgré le jugement
rendu en sa faveur et celui de M. Géraldo
Souradji Dine, chef de la Tour à l’ASECNA,
radié du contrôle des effectifs
depuis le 03 juillet 2003 pour avoir dit à
un de ses collègues : Assih, ton frère-là
n’a qu’à partir et nous laisser la paix. Ce
qui se passe en Côte d’Ivoire va arriver au
Togo
Préfecture de l’avé/ canton de Dzolo :
Un chef canton et un pseudo- chef
traditionnel sèment la terreur et la
désolation
C’est les suites de l’affaire TENGUE qui
a fait couler beaucoup d’encre et de salive
et qui continue de tourmenter les autorités
locales du canton de Dzolo qui tentent par
tous les moyens à étouffer cette affaire en
semant terreur et désolation. Il s’agit
selon notre confrère, de deux hommes, MM.
Frédéric Komlan AMAGLO SADZO III et
AHIANTROGA Yao. « Le sieur Frédéric Komlan
Amaglo Sadzo III, dans son combat pour
sauvegarder son trône, associe à la danse,
le sieur Ahiantroga Yao, fervent activiste
et ancien secrétaire préfectoral du RPT, qui
n’a jamais été intronisé comme chef
traditionnel selon les rites, donc n’ayant
aucun arrêté le confirmant dans ses
fonctions, mais se nomme pompeusement chef
traditionnel du village d’Edzi. Les deux
hommes, usant de leur position politique et
visiblement appuyés par des mains solides de
la préfecture, traquent les jeunes dans
l’intention d’étouffer toute tentative de
soutien à la famille TENGUE. Dans la foulée,
on note des menaces à mort, des arrestations
et des chasses à l’homme », écrit le journal
qui en appelle à la conscience et la
responsabilité du gouvernement afin qu’il
rappelle à l’ordre « ces deux chefs afin
qu’ils cessent de terroriser et de malmener
la population de Dzolo ; et de faire aboutir
rapidement l’Affaire TENGUE »
Université de Lomé
Les cours reprennent aujourd’hui mais les
problèmes demeurent
Titre à son tour Forum de la Semaine
sur cette affaire de réouverture de
l’Université de Lomé sur fond de tapage
médiatique alors que les revendications des
étudiants sont loin de connaître un début de
solution. Le confrère publie une réaction de
M. Wolou Komi professeur de droit à
l’Université de Lomé qui trouve justifiées
les revendications des étudiants et pense
que le gouvernement doit s’ouvrir à des
discussions franches sur la situation des
étudiants plutôt que toute revendication
résulte d’une manipulation |
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LE CANARD
Indépendant N° 03
Du vendredi 28 mai 2004
Discours du chef
de l’Etat à l’ouverture du dialogue national
Titre à la Une l’hebdomadaire Le Canard
Indépendant avec à l’affiche les photos
du chef de l’Etat, de Me Agboyibo, de
Zarifou Ayéva et de Dahuku Péré suivies de
leurs réactions respectives.
Pour le chef de l’Etat selon
le confrère, « il n’y a pas de préalable au
dialogue ».
Le président du PDR Ayéva
Zarifou, après la cérémonie d’ouverture a
répondu à la question suivante : D’aucuns
estiment que l’absence de l’UFC, CAR et CDPA
aux négociations pourrait fragiliser le
dialogue. « Est-ce que l’UE qui a
demandé à la partie togolaise d’organiser le
dialogue a communiqué une liste de partis
qui doivent nécessairement être présents ?
Ce qui signifie que, faute pour ces partis
d’être là, rendrait le dialogue non
crédible ? », S’est demandé avant
d’ajouter : « Je pense pas que ce soit la
nature du problème. Ne nous ingénions pas à
créer des problèmes qui n’existent pas. Tout
le monde n’est pas tenu d’être présent. A
tout le moins au début du dialogue. Il y a
des gens qui possèdent l’art de prendre le
train en marche. Si je n’avais pas espoir,
je ne serai pas ici. Rappelez-vous ce qui
s’est passé dans le pays. Il y a des gens
qui sont venus souvent sur le tas ; mais ils
sont venus quand même. Quand on a commencé
le dialogue inter togolais certains partis
n’étaient pas là, et le 24 décembre 1998
quand il a fallu choisir les facilitateurs,
ces partis étaient à Lomé 2. Ils n’ y
avaient jamais mis les pieds avant ».
Le leader du CAR Me Yawovi
Agboyibo joint par le confrère a, quant à
lui déclaré : « Le discours du chef de
l’Etat confirme nos inquiétudes. Le dialogue
que le gouvernement s’est engagé à reprendre
avec l’opposition traditionnelle est un
dialogue politique qui implique que soient
clairement définis les protagonistes de la
situation conflictuelle que l’on veut
surmonter. On ne saurait donc en faire un
forum ouvert à tous ceux qui désirent y
participer comme le chef de l’Etat l’a
laissé entendre dans son allocution de
lancement de la reprise du dialogue ».
Pour sa part M. Dahuku Péré,
membre de la délégation du PSR, estime que
« en soi, le dialogue est un enjeu, un défi
pour tous les Togolais. Pour l’opposition,
pour le pouvoir, c’est un défi à relever,
pour le bien des populations »
Analysant le discours du
chef de l’Etat, Le Canard Indépendant,
relève que « ce discours n’a pas contribué à
dissiper les interrogations des Togolais sur
beaucoup de plans ».
Cérémonie inaugurale du dialogue annoncé à
Bruxelles :
Les raisons du boycott
« Hier dans la matinée, le
chef de l’Etat a effectivement présidé la
cérémonie de lancement du dialogue. Outre
les ministres, les chefs traditionnels, les
ambassadeurs accrédités au Togo, on notait
la présence de responsables de formations
politiques de l’opposition ainsi que des
représentants de la société civile », écrit
notre confrère, qui souligne en outre, qu’à
la veille de cette rencontre, certains
partis politiques avaient exprimé leur
désintérêt à la chose, en posant toutefois
des préalables.
L’UFC et ses conditions
La CDPA et ses préoccupations
Le CAR se dit ouvert
L’UDS- Togo pour le choix d’un médiateur.
C’est ainsi que le confrère
analyse les réactions de ces partis
politiques.
Image de l’ouverture de l’U.L
Plus
de forces de l’ordre que d’étudiants
« L’ambiance sur le campus ce jeudi matin
n’est pas celle des grands jours. Les forces
de l’ordre ont occupé les entrées
principales qui débouchent sur le campus
universitaire et procèdent à des fouilles et
à la vérification des identités. Tous ceux
qui n’ont pas leur carte d’étudiant sont
contraints de rebrousser chemin. D’autres
sillonnent le campus évasifs. Les cours
n’ont pas repris. Les amphis, les salles,
les agoras, sont vides ; la cour est
clairsemée d’étudiants. Certains sont en
train de discuter entre eux, d’autres
consultent des affiches. D’autres encore
affirment être venus par curiosité », décrit
ainsi le confrère le décor qui prévalait au
campus universitaire de Lomé au premier
jour de la réouverture de l’UL après près
d’un mois de fermeture suite troubles des 28
et 30 avril dernier. Le confrère a approché
quelques étudiants qui ont bien voulu livrer
leurs impressions, mais sous le sceau de
l’anonymat. Il se dégage à travers les
propos de ces quelques étudiants que le
problème demeure entier. Les étudiants
exigent entre autres, la satisfaction de
leurs revendications et la libération de
leurs camarades avant toute reprise
effective.
Lomé : Pluie de problèmes sous la pluie
Titre ironiquement le journal
pour décrire la situation que vivent les
Loméens après une pluie, fut-elle diluvienne
ou petite.
« Par ces temps de canicule,
bien de Loméens auraient souhaité avoir la
fraîcheur qu’apporte la pluie. En milieu
rural par ailleurs, on l’implore pour le
plus grand bénéfice des cultures. Seulement,
le mal à Lomé est que la saison des pluies
s’accompagne d’un lot de difficultés pour
les habitants. Accidents de la circulation,
difficultés pour se déplacer, inondation…,
aucun quartier ni loméens ne semble épargné
par ces difficultés qu’engendre la pluie »,
indique le journal. Notre confrère,
préoccupé par cette situation, source de
maladies contagieuses, a parcouru certains
quartiers de la capitale et recueilli les
réactions des populations riveraines de ces
quartiers sur les difficultés qu’elles
éprouvent dès la tombée d’une pluie. Face à
cette situation, les autorités se défendent
et justifient cela par le mauvais
comportement des populations riveraines.
« Du côté des autorités, on cherche à
justifier l’inondation des rues par le
comportement des populations qui bouchent
les caniveaux avec des ordures », écrit le
confrère. Selon lui, « si ce comportement
est à condamner, il est cependant évident
qu’il est loin d’être la seule cause de
toutes ces difficultés évoquées par les
loméens ». Il parle plutôt « d’une démission
des autorités face aux problèmes
d’urbanisation et d’accroissement des
populations ».
Sport Préparatifs
CAN- Mondial 2006
Les Eperviers veulent sortir du marasme
C’est ce que croit notre confrère après que
le nouvel entraîneur des Eperviers, le
nigérian Stéphane KESHI, ait déclaré vouloir
apporter un nouveau souffle à l’équipe
nationale en mettant son expérience à cette
équipe.
« L’ex capitaine des Super
Eagles a une sérieuse carte à jouer. Et il
donne l’impression de vouloir donner un
visage de conquérants aux Eperviers, en
prônant une sacrée union entre autorités
sportives, staff technique et joueurs. Le
public ne peut être entraîné, sans se poser
de question dans cette danse de véritable
reconstruction qui commence avec quelques
rencontres amicales avec le football
béninois soldées par deux victoires et un
nul (3-1 face à Mogas 90 ; 1-0 puis 1-1 face
aux Ecureuils du Bénin) », écrit le
confrère. |
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NOUVEL ECHO N° 292
Du vendredi 28 mai 2004
Complication de la crise togolaise : Les
raisons pour lesquelles Gilchrist Olympio ne
peut pas participer au dialogue
Expliquant ces raisons, d’une part par le
refus des autorités togolaises de remettre
les titres de voyage au leader de l’UFC, et
d’autre part par les questions liées à sa
sécurité, Nouvel Echo écrit : « Les
dirigeants de notre pays jouent au dilatoire
avec cette question de documents de voyage
de Gilchrist Olympio. Une telle attitude ne
peut s’expliquer que par une stratégie mise
en place pour isoler l’UFC et son leader. Le
second point de préoccupation sur une
éventuelle non participation de Gilchrist
Olympio concerne la question de sa sécurité.
Une question qui indubitablement se posera
au moment du retour de celui que l’attentat
de Soudou a marqué profondement. Aussi les
autorités togolaises n’arrivent pas à se
départir des préjugés selon lesquels
Gilchrist Olympio est le fils du premier
président assassiné et il est hors de
question qu’on fasse route avec lui ».
Difficile
application de l’Engagement N° 2-6 Quand
va-t-on arrêter et juger les tortionnaires ?
Après le constat que
le gouvernement a commencé à conduire dans
les faits certains des engagements pris à
Bruxelles, le confrère, eu égard aux
témoignages poignants faits par certains
détenus sur les traitements inhumains et
dégradants dont ils ont été l’objet de la
part des agents de force de l’ordre, le
journal demande que le gouvernement commence
à appliquer l’engagement 2.6 en arrêtant les
auteurs de ces actes ignobles et en les
traduisant en justice. « Le gouvernement a
l’obligation de traduire devant les
juridictions compétentes les auteurs de
cette pratique inhumaine. Ces professionnels
de la torture sont connus et ne doivent pas
continuer à jouir de l’impunité ».
Le dialogue national
s’ouvre dans une incertitude totale :
Le gouvernement doit rectifier le tir avant
qu’il ne soit trop tard
Prévient le confrère, selon qui, ce
dialogue national ouvert ce jeudi 27 mai
2004 est en fait « la reprise du dialogue
inter togolais ouvert en juillet 1999 à
l’initiative de l’UE et qui a été interrompu
par les actes de mauvaise fois d’une partie
au dialogue qui avait organisé des manœuvres
en vue de torpiller ce dialogue », et qu’à
ce titre, le gouvernement était tenu
d’associer « les partis politiques
traditionnels dans l’organisation de ce
dialogue » au lieu de choisir « une fuite en
avant ». Justifiant les raisons du boycott
de ces assises par certains partis
politiques du fait du mythe qui entoure ce
dialogue et de l’apport de ce dialogue dans
la résolution de la crise, le journal estime
que « le gouvernement doit rectifier le tir
et permettre à toute la classe politique et
à toute la population d’être plus impliquées
et plus concernées par ce dialogue ».
La LTDH rend
public son rapport 2003- début 2004 :
Au Togo, il existe des choses inimaginables
« Hier jeudi 27 mai 2004, la Ligue Togolaise
des Droits de l’Homme a rendu public son
rapport 2003 et début 2004. C’était au
Centre Christ Rédempteur (Ancienne Ecole
Professionnelle) en présence des
responsables de la CNDH, du MLTDH, des
Diplomates, des représentants de partis
politiques, de nombreux journalistes et
bien sûr de curieux. Le Secrétaire Général
de la LTDH M. Ayayi Togoata APEDO- AMAH a,
au cours de sa présentation liminaire,
dressé le tableau sombre de la situation des
droits de l’homme au Togo pour la période
ci-dessus citée. Il a évoqué les différents
cas de violations des droits de l’homme à
travers les détentions abusives, les
arrestations arbitraires et. Il a
particulièrement mis l’accent sur les cas de
tortures et de traitements inhumains dont se
livrent à cœur joie les forces de l’ordre
dès l’arrestation de prévenus. Avec des
photos à l’appui, le SG de la LTDH a dénoncé
ces abus et souhaité qu’à l’avenir, les
autorités cessent ces pratiques dégradantes
sur la personne humaine. Par ailleurs, le
président de la LTDH M. Adoté Ghandi a
entretenu l’assistance sur les violations
constatées par la LTDH sur les droits
économiques, sociaux, culturels communément
appelés les droits voisins », écrit le
journal et publie pour ses lecteurs, une
première partie de ce rapport. |
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Sud
Tribune N° 036
Du vendredi 28 mai 2004
Sud Tribune
est un journal qui paraît tantôt
mensuellement, tantôt hebdomadairement selon
les événements. Il est membre du CTEP et
proche de la sensibilité présidentielle.
Mais depuis quelque temps, son directeur de
publication, Chris EGAH, a pris une
certaine liberté dans ses analyses un peu
critiques vis-à-vis du pouvoir togolais.
Dialogue inter- togolais :
Même alliance, même logique
Le journal
publie à la Une, la photo de MM. Ayéva et
Kodjo assis côte à côte et en concertation,
photo prise lors de la cérémonie
d’ouverture du dialogue national le jeudi
dernier à l’Hôtel 2 Février et note que,
« Contrairement aux leaders de la CDPA, le
prof. Messan Gnininvi, Me Agboyibo du CAR et
Gilchrist Olympio de l’UFC, Zarifou Ayéva et
Edem Kodjo ont reçu la poignée de main du
chef de l’Etat marquant le démarrage du
dialogue politique annoncé depuis
Bruxelles ». Se référant aux déclarations
faites par ces deux leaders sur certains
médias nationaux et internationaux au
lendemain des critiques suscitées par leur
déplacement de Bruxelles, le confrère
souligne que, « l’alliance Ayéva Zarifou et
Edem Kodjo se maintient donc dans la même
logique : celle d’apporter sa contribution
aux démarches entreprises par le chef du
gouvernement pour démocratiser le Togo ».
Toutefois, note le confrère, « les mois à
venir seront sans doute déterminants pour
apprécier la qualité de conviction de deux
leaders ».
Dialogue inter- togolais :
La pause de la première pierre dans la
controverse
« Le président
Eyadema était hier à l’hôtel Corinthia pour
les cérémonies officielles du coup d’envoi
du dialogue inter- togolais. Le rendez-vous
attendu depuis près de sept semaines, comme
les discussions autour des engagements du
premier ministre à Bruxelles, n’a duré que
quelques minutes. Dans les coulisses proches
de Lomé2, on s’est empressé de préciser
qu’il ne s’agit que ‘’de la pause de la
première pierre’’ destinée à clarifier
les intentions et à stigmatiser les bonnes
dispositions du chef de l’Etat décidé selon
ses proches, à aller jusqu’au bout de ses
efforts pour en finir avec la crise
togolaise. Dans la salle Kéran de l’Hôtel
Corinthia, on a noté pourtant l’absence
remarquée des délégués de certains partis
comme le CAR, l’UFC et la CDPA », écrit la
publication. Mais, constate le journal,
« le chef de l’Etat a semblé esquisser une
réponse en direction des leaders du boycott
pour leur revendication : il n’ y a pas
de préalable au dialogue parce que lorsque
l’on rencontre son frère dans la rue on ne
lui interdit pas de parler avant qu’il ait
accepté votre manière de voir ». De
cette réponse, le confrère constate que
pour le chef de l’Etat, « les partisans du
boycott sont trop vite allés en besogne. Ils
auraient dû venir l’écouter avant de se
faire leur opinion sur le contenu du
dialogue en question ». En tout état de
cause et selon la compréhension de notre
confrère, « le dialogue qui s’ouvre, se fera
avec ceux voudront dialoguer ». Cependant,
conclut-il « l’avenir du dialogue sous la
férule d’acier de Bruxelles, sent du
souffre »
Dialogue inter- togolais :
Le pouvoir a piégé l’opposition
C’est la
conviction qu’a notre confrère au regard de
qui se passe à propos du dialogue inter
togolais. Pour le confrère, le dialogue du
27 mai, pose les fondements même d’une
nouvelle crise politique au Togo car,
l’engagement 1.1, tel que libellé « renferme
les germes de l’échec du dialogue inter
togolais car un flou persiste sur la
désignation d’opposition traditionnelle.
Quels sont ces partis qui plus que d’autres,
sont qualifiés et seront invités à venir
débattre de la chose politique ». Cette
confusion autour de l’engagement 1.1 et qui
pose problème serait selon notre confrère,
« entretenue par les alchimistes du
pouvoir » sinon, « le chef du gouvernement
ne savait-il pas, en prenant les engagements
dits de Bruxelles qu’au jour J, le problème
de la participation des néo- opposants se
poserait à l’ouverture du dialogue ? ».
Cependant, le journal y voit une erreur
grave de l’opposition qui a refusé de
s’associer aux discussions de Bruxelles car,
« elle aurait vite déceler l’astuce,
identifier l’œuf pourri qu’on n’en serait
pas là ».
En distribuant la lettre circulaire à tous
les partis, même satellites du RPT, constate
le journal, le chef du gouvernement l’a fait
à dessein, « car le pouvoir veut une fois de
plus tirer profit de la passivité de son
opposition ».
« Il est clair que Edem
Kodjo de la CPP et Zarifou Ayéva du PDR ont
été pour une grande part complice dans le
piège tendu à l’opposition », conclut le
journal. |
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Prisonniers Po. de Kara |
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Amegninou Kovi
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►
Mensan Kokou
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Kové Sossouvi
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►
Lawson Laté
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►
Dognon Koffi |
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Kliko Eglo
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Kamado Koudjo |
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Séké Koudjo
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Appeler partout au monde à
moindre coût
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