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19 décembre 2004

Revue de presse de la semaine du 13 au 19 décembre 2004
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Akekle le Scorpion Le Canard Indépendant
Le Point de la Semaine Nouvel Echo

Il y a quelques semaines, dans cette même rubrique, Revue de Presse,  nous avons publié in extenso un article de notre confrère Abass intitulé ‘’La Diaspora togolaise puissamment armée de discours’’. Nous  indiquions que c’est compte tenu du fait que des voix s’élèvent de plus en plus  dans l’opinion nationale pour critiquer cette diaspora, prompte à pondre des communiqués sans véritablement poser des actes concrets pour aider leurs frères restés au pays pour venir à bout du régime Eyadema, que nous avons jugé bon de publier l’article en l’état.  En le faisant, nous pensions accomplir notre mission, celle d’informer. Egalement, nous pensions rendre service à nos compatriotes vivant à l’étranger et qui nous lisent tous les jours. Chapeau à ceux qui parmi eux ont le courage d’accepter que des critiques leur soient adressées de l’intérieur. Car en fait, Abass du « Regard » n’a fait que  traduire ce que la grande majorité des Togolais pense. Mais, Beaucoup de nos lecteurs de la diaspora  ne nous ont pas compris et ont sorti leurs versets bibliques pour nous traiter de tous les noms d’oiseaux. Nous leur concédons ce droit car cela participe de la démocratie que nous voulons instaurer au Togo. Mais, nous continuerons toujours notre travail dans cette situation délétère, faite de misère et de pauvreté. Le directeur de l'hebdomadaire "Le Regard" a pondu cette semaine un article intitulé : "Quand des Togolais de la Diaspora se fâchent". Il réagit ainsi aux réactions et contre réactions suscité par notre revue du 20 Novembre 2004 où nous publiions un premier article signé de l'auteur et intitulé Coup de plume : La Diaspora togolaise puissamment armée de discours. Merci à ceux qui nous encouragent par des emails divers. C’est du baume au cœur et c’est rassurant pour notre pays.

LE COMBAT du peuple N° 476
Du lundi, 13 décembre 2004

C’est un numéro spécial porté à 10 pages et consacré à « l’Affaire ATN » qui occupe trois pages et demi du journal

Reprise de la coopération entre le Togo et l’UE : Le Président Eyadema face aux jeux de ses collaborateurs
Plusieurs fois dans ses colonnes, Le Combat du Peuple a critiqué l’opposition togolaise  pour son manque de stratégie politique, de cohésion et de cohérence et souligné le fait  qu’elle ait fait de la reprise de la coopération son seul cheval de bataille pour la conquête de pouvoir. Il le reconnaît volontiers aujourd’hui et dit avoir négligé de jeter un regard critique sur ce qui se magouille dans le camp du pouvoir non pas par paresse intellectuelle ou pour un quelconque engagement, mais parce qu’il avait cru à « tort que dès lors que cette reprise était voulue par le pouvoir que, la dynamique au niveau gouvernemental ne devrait souffrir de calculs personnels ». Et sur ce point de la reprise de la coopération,  le confrère reconnaît avoir été lourdement trompé. Donc, pour permettre à ses lecteurs de cerner les contours ratés qui ont caractérisé certaines évolutions du pouvoir dans l’exécution des 22 engagements, il procède à une analyse par jeu d’hypothèse.

La première hypothèse, c’est au cas où  l ‘UE reprend sa coopération et débloque les fonds au titre du 9e FED sans préalable.

« Dans ce cas, le pouvoir c’est-à-dire le Président Eyadema et ses partisans gagnent sur tous les fronts et la plupart des collaborateurs –sauf volonté présidentielle contraire-conservent leur poste. L’opposition perd sur toute la ligne et doit s’organiser pour survivre. Au pire, l’opposition, dans sa composition actuelle, se disloque définitivement, laissant la place à d’autres forces politiques pour émerger ».

La 2e hypothèse, c’est au cas où l’UE renoue avec le Togo, mais exige comme préalable une élection législative transparente avant de débloquer les fonds.

« Dans ces cas de figure, toute la donne change. Le Président Eyadema conserve certes son pouvoir qui, somme toute, n’est pas menacé à terme, mais la plupart de ses collaborateurs dont les deux principaux, à savoir le Premier ministre et le Président de l’Assemblée, courent de sérieux risques d’être tout simplement gommés. Plusieurs ministres seront également sur la sellette. Or, il se trouve que c’est ceux-là qui sont directement menacés de départ qui négocient ». Et devant cette difficile réalité, le confrère se pose des questions. « M. Koffi Sama sait-il que tout Premier ministre dans un régime présidentiel est potentiellement un fusible ? Accepte-t-il de consentir le sacrifice et de passer la main ? Est-il prêt à faciliter les négociations en jouant franc jeu, mais avec au bout, comme résultat, s’effacer ? »

« Aujourd’hui, au regard des éléments d’informations que nous avons collectées, nous avons le sentiment que les choses ne sont pas aussi simples et que le Premier ministre se presse lentement. Y a-t-il donc conflit d’intérêt ? Nous ne saurons porter un jugement de valeur sur ses actions, mais nous constatons un manque d’initiatives susceptibles de permettre une avancée plus rapide. Tout se passe comme si quelque part on danse le tango.

Quant au  Président de l’Assemblée Nationale, il n’a personnellement aucun intérêt à ce que son mandat soit écourté pour faire place à un successeur même si son futur remplaçant sera de sa sensibilité », souligne Le Combat du Peuple. Et au regard de ce qui précède, il est clair, note le confrère, « qu’au sein du pouvoir, le Président Eyadema reste seul face au peuple ; car si la coopération reprenait globalement et atteint son rythme de croisière, c’est le peuple qui en sera le premier bénéficiaire et le Président celui qui recevra les lauriers ». En conséquence, relève t-il, « le Président Eyadema a besoin de toute sa vigilance, d’abord pour contourner les tentatives de blocage venant de son propre camp et ensuite les velléités d’une frange de l’opposition qui, en vérité, ne vise que son fauteuil »  

Délit d’initié, trafic d’influence et corruption à haute dose dans l’attribution des licences de téléphonie mobile : Andjo Tchamdja et l’UTB doivent répondre de leur responsabilité dans ‘’l’Affaire ATN’’
Lit-on à la Une du Combat du Peuple avec en gros plan les photos de l’ancien ministre des Postes et Télécommunications M. Andjo Tchamdja et de l’ex- PDG de l’UTB M. Alexis Looky, deux figures emblématiques de la corruption et du délit d’initié au Togo. Dans ce dossier de trois pages, Le Combat du Peuple révèle que l’opération pour l’attribution d’une 2e licence pour l’exploitation du réseau de téléphonie mobile au Togo « a vite tourné à une foire de corruption avérée, de délit d’initié et de trafic d’influence qui a finalement conduit à l’attribution du marché au soumissionnaire dont l’offre était loin, très loin d’être avantageuse pour le Togo ». Au centre de ces intrigues, se trouveraient MM. Andjo Tchamdja et Alexis Looky qui étaient à l’époque respectivement ministre des Mines, de l’Equipement, des Transports et des Postes et Télécommunications et Président Directeur Général de l’UTB. Il relate    avec des  arguments et des preuves à l’appui, comment les deux responsables ont usé de manœuvres dilatoires pour faire perdre le marché à ATN pourtant sélectionnée après le dépouillement des offres, puis qu’elle avait présenté l’offre la plus avantageuse aussi bien pour l’Etat que pour les populations à qui les services étaient destinés. « Comme nous l’écrivions tantôt, plusieurs sociétés togolaises et étrangères avaient répondu à l’appel d’offre lancé par l’Etat, en vue de l’installation d’un second opérateur de téléphonie mobile au Togo. Au rang de ces soumissionnaires se trouve, entre autres, ATN-Togo SA  (Africa Telecommunication NetWork),  une société créée et implantée depuis des années au Togo, et ayant pour Président Directeur Général  M. Théodore Dovi-Akué, un opérateur économique bien connu dans le pays. Après le dépouillement de toutes les offres, la société ATN-Togo a été sélectionnée parce qu’elle avait fait l’offre la plus avantageuse. Elle proposait pour la licence la somme de Un milliard cent treize millions (1.113.000.000) F CFA, avec à la clé, l’implantation d’une unité industrielle de téléphones portables de marque Siemens devant créer 6.000 emplois. C’est ainsi que par lettre N° 0139/MMETPT/CAB en date du 06 février 1998 et signée de M. Andjo Tchamdja, Ministre des Mines, de l’Equipement, des Transports et des Postes et Télécommunications, elle fut déclarée adjudicataire de la licence », écrit le journal qui indique par ailleurs que toutes les négociations ont été menées entre les parties à savoir le ministère, la Banque Mondiale et l’ATN-Togo et ont abouti à un Protocole d’accord et un cahier de charges, régulièrement paraphés par les mêmes parties. Ce qui, avait alors donné espoir  à l’ATN qui, en toute bonne foi,  avait sollicité des crédits auprès de deux banques de la place. Mais, c’est là où tout commença. « Quelques jours plus tard, coup de théâtre, les banques se rebiffent et refusent sans explication ni justification, de lui accorder le crédit » rapporte le journal. Cette attitude curieuse des banques n’a pas entamé le moral de l’ATN qui, selon notre confrère,  décida de tourner vers son partenaire le groupe MSI, pour se voir accorder un financement de deux milliards (2.000.000) FCFA. Mais, c’était sans compter avec la détermination de ses détracteurs à lui empêcher à tout prix de gagner ce marché. « Le 28 avril 1998 la somme de 2 milliards F CFA arrive à l’UTB en  provenance de l’étranger, au profit de la société ATN. C’est ainsi que le compte de la société ATN-Togo fut crédité après déduction et autres frais de transfert de 1.999.997.250 F CFA. Il n’appartenait qu’à l’UTB de virer de ces fonds une somme de 1.113.000.000 FCFA sur le compte du Trésor Public togolais. Opération d’autant plus simple que la banque avait reçu des instructions fermes dans ce sens et délivré une attestation en bonne et due forme et surtout que le compte du Trésor était domicilié à l’UTB. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, l’UTB fait fi de son engagement et s’abstient de verser un seul franc au Trésor public pour le compte de la société ATN-Togo SA », écrit Le Combat du Peuple qui trouve l’attitude de l’UTB suspecte visant à faire passer le temps afin de dépasser les délais pour mettre la société ATN sous le coup de la forclusion, étant entendu qu’elle n’avait seulement que jusqu’au 29 avril pour verser l’argent. C’est ainsi que par ses manœuvres, l’UTB a fait perdre à l’ATN-Togo la 2e licence d’exploitation du réseau de téléphonie qui est tombée dans « l’escarcelle de Télécel une société concurrente qui ne versera à l’Etat togolais que la somme de 750.000.000 FFCA ». « Le Trésor public venait ainsi de perdre, en cette période de soudure 363 millions FCFA dont on avait que trop besoin en ces temps de crise », relève le confrère. Par ailleurs, le journal indique que les manœuvres de l’UTB ont également fait perdre à la même société et dans les mêmes conditions, l’adjudication dans la privatisation de l’Hôtel Le Lac ; ce qui veut dire que l’ATN-Togo a subi de graves préjudices qui méritent réparation. C’est ainsi que Le Combat du Peuple nous apprend qu’elle a intenté un procès contre l’UTB et réclame 79 milliards FCFA de dommages-intérêt. L’affaire serait actuellement pendante devant les tribunaux. Cependant, le confrère s’interroge sur les contours mêmes  de cette affaire qu’il trouve révoltante. Pour le confrère, l’attitude de l’autorité en charge des télécommunications et des dirigeants de l’UTB ne saurait se justifier, à moins qu’elle ne cache des intérêts obscurs. En tout cas, le journal espère que le juge, dans sa décision ne perdra pas de vue les conséquences de toutes les magouilles faites autour de cette affaire, car, « on ne peut pas abandonner une offre de 1.113.000.000 FCFA pour se contenter d’une offre de 750.000.000 FCFA alors que toutes les conditions étaient réunies pour bénéficier de la première offre. Ça tombe sous le coup du bon sens »   

Le Conseil Supérieur de la Magistrature a sévi : Cour Suprême, M. Abdoulaye Yaya suspendu pour six mois
Le Combat du Peuple nous apprend que de sources bien informées, le juge Abdoulaye Yaya, ancien Président de la Cour d’Appel et actuellement Conseiller à la Cour Suprême a été suspendu de ses fonctions pour une durée de six mois. Cette décision prise par le Conseil Supérieur de la Magistrature serait, indique t-il, « consécutive à une affaire de trafic d’influence dans laquelle aurait trempé M. Abdoulaye Yaya. On lui reprocherait d’être intervenu auprès d’un plus jeune magistrat, pour la mise en liberté d’un étranger que certains identifient volontiers comme un trafiquant de drogue ». Tout en adressant ses félicitations au Conseil Supérieur de la Magistrature, si les faits reprochés à M. Abdoulaye Yaya sont avérés, le confrère souhaite « qu’il en soit de même pour tous les magistrats qui viendraient à commettre des fautes dans l’exercice de leur profession », car, « ce que certains considèrent comme une décision courageuse peut devenir un déni de justice ou une véritable pantalonnade doublée de règlement de compte si certains magistrats qui ne justifient d’ailleurs d’aucun talent sur le plan professionnel, continuent à narguer tout le monde et à verser impunément dans des scandales qui déshonorent la justice ».

L’Autriche, un pays si loin, si proche du Togo 
C’est un dossier que notre confrère a confectionné sur ce pays de l’Europe Centrale qui vient d’organiser du 08 au 09 décembre dernier au Centre Culturel Allemand, Goethe Institut à  Lomé, une session de formation à l’intention des professeurs togolais et béninois de la langue allemande. Le confrère nous présente le pays dans sa généralité, ses institutions, sa géographie, son histoire, sa culture et sa civilisation

Motion d"information N° 289
Du lundi, 13 décembre 2004


Découverte de tombes suspectes au cimetière de Zorro Bar L’histoire de cadavre rejeté par la mer rebondit à Lomé

Motion d’Information
nous apprend que les forces de sécurité auraient exécuté une opération d’enterrement de cadavre le jeudi dernier aux environs de 18 heures au cimetière d’Anfamé Dangbuipé, un quartier populaire de Lomé communément appelé Zorro Bar. « Les populations  ont été surprises par le débarquement des véhicules des forces de sécurité dans leur cimetière. La patrouille actuellement organisée avec terreur n’a pas permis aux habitants du quartier de savoir l’objet de cette mission suspecte. Seuls certains curieux ont pu suivre les actions de ces hommes en treillis. Ce n’est qu’au lendemain que les habitants du quartier ont découvert environ huit tombées alignées en motte de terre », indique t-il. Selon lui, cette opération d’enterrement aurait duré au moins une heure et une patrouille spéciale a veillé sur le cimetière pendant toute la nuit.  Notre confrère qui dit s’être rendu sur les lieux pour vérifier l’information, affirme avoir vu les tombes en question mais que les témoignages recueillis sur les lieux divergent : « pour les uns, ce sont les exécutions sommaires qui ont été effectuées. Pour d’autres ce sont les reliquats des victimes des événements du 20 novembre à Lomé 2 qui se dispatchent à travers les cimetières des banlieues. Les autorités coutumières du quartier ont reconnu avoir été au courant de cette cérémonie d’enterrement hors du commun mais nous ont confié qu’il s ‘agissait d’une personne qui a été rejetée par la mer. Un haut responsable du quartier n’a pas reconnu le fait que plusieurs cadavres ont été enterrés », rapporte t-il. Mais qu’ à cela ne tienne ! « Même si le corps a été rejeté par la mer, le bon sens et le respect dû aux morts toujours proclamés par les autorités togolaises  recommande qu’on procède à une certaine démarche judiciaire avant l’enterrement de l’individu », estime le confrère qui souhaite vivement que la lumière soit faite sur cette affaire pour que « l’opinion sache réellement qui a ou ont été enterrés et quelles sont les démarches effectuées par les autorités avant l’enterrement de cette prétendue victime de noyade »    

Le mythe de la ‘’peau claire à tout prix’’, un fléau continental qui détruit la femme africaine
C’est un dossier préparé par notre confrère sur les conséquences de l’utilisation des produits cosmétiques défrisant. Le journal constate qu’au Togo cette tendance à la mode est presque tombée en désuétude mais perdure dans d’autres pays africains comme le Congo Kinshasa où le mythe de peau claire est devenue une véritable obsession chez les femmes congolaises. Pour le cas du Congo, le journal indique que les téléspectateurs congolais ont déposé des plaintes  devant la Haute Autorité des Médias accusant la radio et la télévision  d’être à la base de l’utilisation abusive de ces produits par les femmes congolaises à cause des publicités qu’elles en font autour de ces produits.

« Comme on le voit, le mythe de la ‘’peau claire à tout prix’’ est devenu un fléau continental qui détruit la femme africaine. L’interdiction de l’importation ou de la fabrication des produits de dépigmentation ne semble pas avoir donné des résultats probants dans les pays où ces mesures ont été prises. Il semble que des actions de pédagogie sur les médias soient plus efficaces ; encore faut-il avoir la volonté politique de résister aux forts lobbies des fabricants et des importateurs dont la plupart sont liés à des réseaux d’intérêts contrôlés par les gouvernants », conclut Motion d’Information 

Pour annoncer les couleurs de sa présence au Togo : L’Autriche a formé des professeurs d’Allemand
Le confrère nous parle de la session de formation organisée du 08 au 09 décembre dernier au centre culturel allemand Goethe Institut par l’Autriche à l’intention des professeurs togolais et béninois de la langue allemande
 

Décédé à Paris à l’âge de 65 ans :  Fin de combat pour l’écrivain togolais  Yves-Emmanuel Dogbé
C’est un article écrit par le confrère Ekoué Satchivi en hommage à l’écrivain togolais Yves Emmanuel Dogbé décédé le 07 novembre dernier à Paris que Motion d’Information le reprend pour ses lecteurs. L’occasion également pour lui  de s’associer à la douleur de la famille et de souhaiter que la terre légère à l’illustre disparu.  

Huit mois après son arrestation : L’ombre de Saddam Hussein continue de planer sur les Etats-Unis
C’est un article de l’agence Reuters que le journal a repris 

Malgré l’empoisonnement dont il a été victime : L’opposant ukrainien continue de revendiquer sa victoire
C’est également un article de l’agence Reuters

L’opération Radar est-elle lancée contre les citoyens togolais ?
C'est ce que se demande Motion d’Information pour qui, l’opération Radar lancée par le ministre de l’intérieur pour combattre les réseaux criminels qui opèrent à Lomé, s’est avérée alarmante. Ceci à cause des descentes musclées dans certains quartiers et exactions commises sur certains Togolais par les hommes en uniforme.

AGNI L’ABEILLE N° 18
Du mardi, 14 décembre 2004

Faits et gestes politiques face à l’histoire : Un ancien Ministre parle du parcours politique du Président Eyadema
Depuis son exil au Pays-Bas, le Dr. David IHOU, ancien ministre de la santé du gouvernement de transition, fait  un témoignage, que AGNI publie, sur comment il a connu le chef de l’Etat togolais, ses états d’âme, ses relations avec lui pendant qu’il était ministre de la santé, les hommes qui l’entourent. « En résumé, je peux dire qu’Eyadema, est, aujourd’hui, comme hier, un homme qui n’a pas changé. En dehors de son âge avancé, Eyadema qu’on appelle affectueusement ‘’le vieux’’ ne sait pas que le Togo évolue. Nous sommes en l’an 2004 et aussi à la veille de 2005 mais Eyadema et son entourage pensent qu’ils sont encore dans les années 70 », conclut l’ancien ministre de la transition 

Instabilité en Afrique : 75 conflits armés depuis 1945, 73 coups d’Etat depuis 1952
Un article de Cyprien Tiessé du quotidien ivoirien Fraternité Matin que notre confrère a repris.

Hedzranawoé- Lomé : 3 Ibos sérieusement battus par des conducteurs de taxi-moto.
La scène se serait  passée le samedi 11 décembre à Hedzranawoé, un quartier périphérique situé au nord-est de Lomé. A l’origine de cette scène une dispute pour 50F. La scène était telle que AGNI la compare à l’Intifada de la bande de Gaza et de  Cisjordanie. Ce jour-là, rapporte le confrère, « un nigérian a loué les services de Alex Biamse, un conducteur de taxi-moto, pour se rendre au marché de Hedzranawoé. Les deux parties se sont convenues sur un prix de 75 F. Arrivé à destination, le nigérian n’a pas retrouvé l’objet de son déplacement et sollicite donc la faveur de Alex Biamse pour aller un peu plus loin moyennant une légère augmentation de 25F. Le prix devient 100F. Le nigérian refait le sens inverse du trajet pour revenir à son point de départ avec le même conducteur. Après avoir remis 200F au conducteur de taxi-moto, il réclame une monnaie de 50F que celui-ci refuse de lui retourner. Le nigérian confisque la clé de la moto et une bagarre s’en suit ». Selon le journal, c’est l’intervention des amis du nigérian qui a fait tourner les choses au vinaigre. La solidarité des autres conducteurs de taxi-moto ne s’est pas faite attendre ; une horde de conducteurs de taxi-moto arriva et assiégea la maison où se sont réfugiés les trois Ibos ; la bagarre éclata et es trois malheureux  furent passés au tabac jusqu’au sang. L’auteur de l’incident, indique le journal, «  aurait perdu connaissance et avait été transporté par ses compatriotes dans une clinique privée à l’insu de la foule occupée à ‘’lessiver’’ les deux autres Ibos ». Une sauvagerie que le confrère condamne même s’il est vrai que les étrangers nigérians sur le territoire togolais font preuve d’arrogance et de non respect des lois de leur pays d’accueil.

Le Groupe Oxygène déclare : « Tant que le déficit démocratique n’aurait pas été comblé, la coopération restera suspendue »
C’est dans une lettre ouverte à la classe politique togolaise –
lettre ouverte que AGNI publie - que le président du Groupe Oxygène Togo a fait cette déclaration

LE REGARD N° 417
Du mardi, 14 décembre 2004

Dialogue, cadre électoral et coopération : Il y a toujours problème entre l’UE et le Togo
Titre à la Une notre confrère. Revenant sur le report sine die de l’adoption du code électoral,
Le Regard indique que « ce mic mac, est dû un problème qui subsiste entre l’institution européenne et le Togo. Les autorités togolaises auraient eu droit à des ‘’conseils amicaux’’  venant de certains milieux diplomatiques européens qui leur auraient fait voir le danger qu’elles courent en ne respectant pas les conditionnalités rappelées dans la décision du 15 novembre ». Mais, le confrère constate que le gouvernement ne semble pas être pressé à mettre en exécution les engagements qu’il a pris parce que, dit-il,  « les faucons du régime qui n’entendent pas perdre le moindre de leurs privilèges murmurent sans avoir le courage de le dire publiquement, que l’UE fait de ‘’l’ingérence dans les affaires intérieures’’ du Togo en imposant des directives au gouvernement parce que ‘’l’organisation des élections relève de la souveraineté’’, que le Togo ‘’n’a d’injonctions à recevoir de personne’’, qu’ils ne toucheront à ‘’aucune virgule’’ à la loi établie ». Ce qui fait croire à notre confrère que les faucons du régime RPT notamment les Natchaba, Dramani, Sama et les autres qui jouent aux durs du régime avaient lu les yeux fermés la lettre du 15 novembre 2004. En tout état de cause, souligne le journal, « les conséquences de cette hésitation ou du refus des autorités togolaises de s’exécuter seront imputables au gouvernement togolais mais surtout au chef de l’Etat qui donne l’impression d’être pris en otage par les faucons de son entourage qui tirent plutôt profit des relations anormales entre le Togo et l’UE ».

« L’Etat RPT et ses alliés le PDR et la CPP doivent réaffirmer leur position face à la ‘’feuille de route’’ du 15 novembre pour laquelle ils avaient dansé. Il leur faut soit s’engager à revoir le cadre électoral dans le cadre du dialogue selon l’engagement 1.1 ou annoncer publiquement le rejet des conditionnalités posées par l’UE au lieu de continuer à s’enfermer dans un silence sépulcral », souligne Le Regard      

Une grande marche pour protester contre la hausse des prix
Annonce notre confrère dans sa manchette. A propos de l’appel lancé par quatre formations politiques pour la marche de samedi, le journal dit savoir que le PDR et la CPP ne peuvent en aucune manière s’inscrire dans une logique de protestation contre une décision de l’Etat RPT ; mais c’est le refus de la CDPA du Pr. Gnininvi de s’associer à la marche qui donne l’impression que « chaque fois que les conditions objectives de mobilisation populaire sont posées, il y a toujours un malentendu ». Selon le journal, la CDPA justifie ce boycott par le fait qu’ « une manifestation de ce genre devrait être bien pensée, bien organisée et bien gérée. Il faut donc une alliance qui devra assumer les responsabilités dans un contexte sensible qui le nôtre ». Mais, ce boycott peut-il empêcher la tenue de la  marche? Assurément non car, selon
Le Regard, « si l’on considère la représentativité des partis politiques de l’opposition, l’avis favorable du CAR, de l’UFC et du PSR suffit pour mener une action politique ». Pour le confrère, « l’esprit partisan constitue un frein pour la mobilisation des forces démocratiques face un pouvoir trentenaire qui se pose en parti-Etat car chaque fois qu’il faut décider ensemble, il y a toujours des détails à régler, des malentendus à gérer ». Et c’est justement ici que notre confrère donne tout son sens à l’appel de Tchékpo : démocratie d’abord multipartisme ensuite car, « qui dit parti politique suppose intérêt partisan. Dans ce contexte,  il est difficile voire impossible de se débarrasser des pesanteurs du parti auquel on appartient pour mettre les énergies en commun. C’est souvent cette dispersion d’énergies qui donne du tonus à l’ex parti unique ». C’est pourquoi notre confrère souhaite que,  « face à un événement mobilisateur, des ressentiments et calculs politiciens s’estompent ». En tout état de cause, indique-t-il ,  « la marche pacifique de protestation de samedi est un test et pour les organisateurs et pour les populations elles-mêmes. Les partis politiques qui appellent à la manifestation n’ont pas les moyens pour réquisitionner les agents de l’Etat. Ils n’ont pas les moyens pour faire convoyer les manifestants vers le lieu de départ de la marche par camions entiers comme le RPT a l’habitude de le faire. A l’issue de la manifestation, les partis de l’opposition ne distribueront pas les billets de banque ou même de l’eau à boire aux manifestants….   Mais  si la manifestation est bien organisée, avec peu de moyens, et beaucoup de sensibilisation, les organisateurs pourront rétablir le contact avec les populations après un long moment de léthargie. En outre, cette marche de protestation permettra au pouvoir d’avoir une idée de ce que sont devenus les Loméens. Leur indifférence et leur absentéisme seront interprétés comme une démission, une résignation et le régime sera convaincu qu’il pourra accentuer d’autres mesures et même asphyxier les Togolais sans que ceux-ci n’osent lever le petit doigt pour crier gare ». Ce sera, conclut notre confrère, « une belle occasion à saisir si le gouvernement interdit la manifestation comme par le passé, il aura violé les engagements pris à Bruxelles » 

Quand des Togolais de la Diaspora se fâchent
« Dans notre « coup de plume » publié dans l’édition N° 413 du 16 novembre 2004 et intitulé « La diaspora togolaise puissamment armée de discours », nous avions soulevé le débat grosso modo autour des constats 
suivants:

- En dehors de la logomachie politicienne et de discours virulents contre le régime en place, nos « combattants » de la diaspora ont montré leur limite. Le fait pour eux de ne pas pouvoir voter  en raison  de leur éloignement, arrange le régime Eyadema.

-Très aptes à donner des leçons de stratégie politique, ils sont divisés, chacun protégeant sa chapelle  et leurs prises de position laisse croire que la vie politique au Togo s’est arrêtée depuis qu’ils sont partis.

- Le Togo de 2004 n’est plus celui de 1990. Les incantations et les shows médiatiques  ne suffisent pas pour mobiliser les citoyens devant un régime devenu  plus répressif et insensible aux dénonciations  de ses travers. Il en faut plus.

Comme attendu, des Togolais de la diaspora ont réagi après que l’article eût été balancé sur togoforum.com, en revue de presse mais leurs réactions n’ont malheureusement pas porté sur le fond du débat. Il aurait été intéressant   qu’on démontre  en quoi les  constats ci-dessus sont erronés  et ce que fait concrètement cette diaspora  disparate pour l’éclosion d’une démocratie véritable au Togo. Mais, considérons en toute sportivité  que, le  ton plutôt enfantin et  injurieux de certains cybernautes participe du débat démocratique. Notre pays a ceci de particulier que ceux qui se disent démocrates ont parfois  les mêmes réactions que les tenants de la dictature. Dès qu’on lève le voile sur certaines vérités qui gênent, on est taxé  d’être à la solde du pouvoir. Mais loin de cette  habitude  qui consiste à se mentir à soi-même, on préfère ressortir des vérités qui font mal  et qui poussent à réfléchir, plutôt que de se bercer d’illusions. C’est un pari risqué parce que pour être bien apprécié au Togo, il faut hurler avec les loups.  Mais nous sommes ravis de savoir  que  parmi nos démocrates autoproclamés de la diaspora il y a des amoureux de la pensée unique.  On espère toutefois   que ceux qui se sont empressés de crier que nous sommes achetés par Lomé 2 ne sont pas ces fuyards qui se font passer pour des opposants farouches persécutés par Eyadema  afin d’obtenir l’asile politique. En revanche, il  y a une opinion répandue dans les milieux de nos « combattants » de la diaspora et qui « certifie » que les Togolais qui subissent l’humiliation sous le régime Eyadema et les journalistes  qui sont restés au pays sont tous des traîtres et des complices de la dictature et que ceux qui ont quitté le pays sont les plus courageux capables de donner l’estocade à la dictature. Dans cette optique, les plus grands opposants, combattants  de la dictature  sont sans conteste,  ces gueulards armés de missiles verbaux depuis l’outre atlantique.

Bien évidemment, il faut éviter toute généralisation hasardeuse. Il y a un distinguo à faire entre  les immigrants togolais installés en Occident  bien avant 1990 et les autres. Dans  cette dernière catégorie, il faut distinguer ceux dont l’intégrité physique était réellement menacée et  qui n’ont eu la vie sauve  qu’en se retrouvant en exil. Ils sont peu nombreux et il y en a qui font du concret en toute modestie. Il y en a également qui ont librement quitté le Togo  à la recherche d’une vie meilleure ailleurs. On les appelle les faux réfugiés politiques ou des réfugiés économiques. Mais la question est de savoir si tout ce beau monde contribue concrètement à l’instauration de la démocratie au Togo et à l’amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes à l’instar des autres diasporas africaines. Il y en a qui de temps en temps, s’organisent pour faire des  dons à travers certaines ONG sur place dans le domaine éducatif et sanitaire et c’est louable. Pour le reste, c’est comme disent les anglais ‘’A lot of noise for nothing’’. En attendant, Eyadema peut encore rester là où il est. Aussi longtemps que la situation ne s’améliora  pas au Togo, beaucoup y tireront profit. On n’ira  pas jusqu’à révéler  que des gens souhaitent que les choses s’empirent ici pour qu’ils puissent régulariser leur situation vis-à-vis  des services d’immigration dans leur pays d’accueil ou continuer à s’autoproclamer héros d’une lutte imaginaire.

Dans les réactions qui ont suivi notre réflexion, des Togolais qui se réclament du MO5 ont été les plus virulents. Le respect dû à  cette organisation n’ empêche nullement de dire que tous ses membres les plus actifs ont déserté le terrain politique et  ne sont plus que des partisans de Léopold Gnininvi de la CDPA. Il faut reconnaître le combat héroïque  qu’ils ont mené pour le triomphe des idéaux démocratiques par le passé mais le plus difficile reste à faire parce que la situation présente est pire  qu’auparavant. Seulement, ce qu’on souhaiterait  aussi bien pour cette organisation que  pour d’autres, c’est moins de shows médiatiques et plus d’actions concrètes.

Quoiqu’il en soi, le débat demeure. Qu’apporte concrètement la diaspora togolaise pour l’édification d’un nouvel ordre démocratique au Togo » AS.

Togo :    Des journaux bientôt interdits de parution 
Dans un communiqué publié dans Togo Presse de vendredi 03 décembre, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) invitait les directeurs de publication des organes à se conformer à l’article 9 u code de la presse, relative à la détention de la carte professionnelle par le tiers de leur équipe rédaction permanente, faute de quoi ils vont cesser de paraître passé le 20 décembre. Reprenant le passage de ce communiqué qui fait référence à la carte professionnelle Le Regard  note qu’en réalité, « la HAAC fait allusion à la loi 2002/27du 25 septembre 2002 portant carte d’identité des professionnels de la communication. Il est vrai que nul n’est au-dessus de la loi mais encore faut-il que la loi soit applicable à tous. Dans ce pays, on fait parfois  des lois en ciblant certains Togolais indésirables. Le communiqué de la HAAC vient donc de mettre à nu cette volonté de régler des comptes à une catégorie de responsables de médias. Sinon comment comprendre que la loi 2002/27 du 25 septembre 2002 concerne aussi bien la presse écrite qu’audiovisuelle et que la HAAC se croit obligée de regarder que du côté des publications ? ». En tout cas, en attendant de voir ce que  cache cet acharnement contre les publications uniquement, Le Regard trouve exagéré cette décision d’interdire des publications pour cause de carte professionnelle car aucune loi n’autorise la HAAC à le faire.

Des fournisseurs pour la fête du 13 janvier ne sont pas payés
Indique le journal qui nous apprend que depuis décembre 2001, des sociétés ayant livré du matériel à la Mairie de Lomé pour les manifestations du 13 janvier 2002 n’ont toujours pas été payés bien que l’argent ait été débloqué à cet effet. Selon le confrère, n’ayant pu eu gain de cause par les va-et-vient entre la Mairie centrale et la voirie, les malheureux fournisseurs ont décidé de se tourner vers le chef de l’Etat, mais non sans difficulté. « Prenant leur mal en patience, les fournisseurs se rendent quotidiennement à Lomé2 au point même de transformer les lieux en leur propre domicile. Et depuis, ils ont essayé  vainement  de rencontrer le chef de l’Etat  pour lui soumettre leurs doléances », souligne le journal qui se demande alors « pendant combien de temps continuera –t-on à punir ces responsables de sociétés qui ont fourni du matériel pour l’organisation de la fête préférée du Général- président »  

AKEKLE LE SCORPION N° 250  
Du lundi, 13 décembre 2004


Poursuite des braquages et vols à mains armées à Lomé :A Adakpamé des voleurs braquent une dame et emportent cinq millions de francs CFA

Après avoir rappelé que depuis quelque temps à Lomé, le phénomène de braquage connaît une ampleur vertigineuse devant l’indifférence et l’incapacité des autorités togolaises, Akeklé Le Scorpion nous apprend que des voleurs ont braqué une femme à Adakpamé un quartier populaire de Lomé et lui ont soutiré 5.000.000FCFA. Avant de revenir sur le rôle que doit jouer l’agent de force de l’ordre, le confrère rapporte le témoignage de la dame braquée qui raconte comment la scène s’est passée et rend grâce à Dieu qui a délivré elle et ses enfants des mains assassines de ces hommes.  « Quel est le du rôle réel  d’un homme habillé ?  N’est-ce pas d’assurer la sécurité des citoyens, de courir à leur secours quand ils sont en danger, en un mot de protéger la population contre les assaillants ? », s’interroge e le confrère après ce témoignage émouvant. « Ceci n’est pas le cas au Togo, où finalement on confond le malfrat au militaire. Il faut le dire, mais les hommes habillés outrepassent leurs prérogatives et commettent par accident ou préméditation des exactions sur d’innocents citoyens. Renforcer la patrouille en vue de réduire le taux de braquage dans le pays, c’est bien ! Mais terroriser la population comme le font les braqueurs, alors là, disons-nous la vérité, on ne sait plus qui est qui ni qui fait quoi », écrit-il.

Vols à mains armées à Akodesséwa et à Weté-Komé : Un malfrat tué par lynchage, une personne sérieusement blessée à la tête, des portables, argent et une voiture volés
Cela s’est passé à Akodesséwa, un autre quartier populaire de Lomé. Akeklé Le Scorpion qui rapporte l’information raconte les faits. « Il était dix neuf heures lorsque trois hommes, tous de noir vêtus, ont fait irruption au domicile de M. AKORO Godwin, ménager à l’établissement Pico sis à l’ancien TP3. Sa femme, Mme Enyonam, ses trois enfants et leur bonne étaient sur la cour de la maison. Les malfrats disaient qu’ils cherchaient son époux qui suivait des informations à la télé, au salon. A peine, Enyonam était-elle rentrée pour leur appeler son époux que deux des malfrats bondirent sur elle, la poussèrent, la giflèrent et l’atteignirent au front de la manche de leur fusil. Aussitôt les enfants, la bonne et le 3e malfrat les rejoignirent. L’ordre leur fut donner de se coucher le visage contre le sol les mains en l’air. A l’homme, ils ont demandé de faire sortir tout son argent. L’homme dit n’avoir pas d’argent, ce qui amène les malfrats à procéder à une perquisition. Ils se sont accaparés de son porte-monnaie et de trois de leurs appareils portatifs », écrit-il. Le confrère  indique par ailleurs que ces malfrats prirent la fuite en tirant en l’air dès  l’arrivée des  secours mais qu’un fut rattrapé et lynché par la foule. Les deux autres dans leur fuite ont braqué une voiture, l’ont vidé de ses occupants avant de s’en accaparé.

Quand étude et amour se bousculent : Deux fillettes de la classe de 6e au CEG Hedzranawoé se battent jusqu’au sang à cause d’un garçonnet
Cela s’est passé, nous dit le journal, la semaine dernière. Selon notre confrère, « une élève du CEG Hedzranawoé a surpris chez son copain, une camarade du même établissement. Vexée, elle traîna dehors sa camarade et lui assena une paire de gifles. L’autre répliqua par un coup de poings. En ce moment, le garçon intervient pour les séparer. Mais c’était peine perdue. Les deux filles se sont jetées dans une échauffourée indicible où intervinrent dents, ongles, bref tout ce qui pouvait servir à blesser l’autre. Il a fallu l’intervention des gens de la maison pour que les deux rivales soient calmées. Elles s’en sont sorties très méconnaissables, les cheveux défaits, le corps couvert de blessure » rapporte t-il. Selon le confrère, les deux fillettes furent le lendemain fessées au mât sur ordre du directeur qui avait été mis au courant de l’affaire. Le journal condamne le comportement de ces deux filles qui vient confirmer aujourd’hui que les élèves sont plus préoccupés par l’amour que par les études. « Le copinage, pas mal ; mais les études d’abord », estime le confrère qui, en conseil, demande aux enfants de se maîtriser et attendre le moment propice, même si le désir sexuel domine quelque fois

Présidentielles 2005 en Centrafrique :  Ange Félix PATASSE candidat aux élections sera jugé le 22 décembre prochain par contumace
Titre le journal. En effet, l’information est rapportée par l’AFP que le confrère a traitée.     

Fin de la mission de Tabo M’Béki en Côte d’Ivoire : Quatre propositions sanctionnent son pèlerinage
Le journal évoque ici les quatre points d’accord contenus dans la feuille de route proposée par Tabo M’Beki aux acteurs politiques ivoiriens en vue d’accélérer le processus de paix lors de   sa mission en Côte d’Ivoire du 02 au 07 décembre à la suite des derniers événements qu’a connus ce pays de l’ouest africain., la réaction de Laurent Gbagbo par rapport à cette proposition et celle des ex-rebelles. A propos de la réaction du président ivoirien, le confrère note que «  Laurent Gbagbo met en exécution sa réserve : la soumission à étude référendaire de l’article 35. Or de toute logique, si on parle de référendum, on pense à l’unification du pays, voilà que le pays est divisé en deux et le désarmement n’est même pas encore amorcé. Suivant cette logique, le plan de Gbagbo sur cet article est de nature à s’adonner aux faux-fuyants. Gbagbo entendrait gagner du temps et dribbler l’ONU des sanctions en vue contre son pays le 15 décembre, délai pour la Côte d’Ivoire de respecter ou non les accords de Marcoussis et d’Accra ».

LE POINT de la semaine N° 20
Du mercredi, 15 décembre 2004

Conditionnalités de l’UE pour la reprise de la coopération : Nouveau face à face Pouvoir-Opposition ce matin
Pour parler de la rencontre du 15 décembre entre l’opposition traditionnelle et la mouvance présidentielle.

« Le décor étant planté ainsi planté, on peut parier que le face à face de ce matin sera déterminant dans la mise en œuvre des ‘’22 engagements en cohérence avec la feuille de route’’ de l’UE pour une reprise totale et effective de la coopération » avait souhaité le confrère.

Conditions pour la reprise de la coopération
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L’UE réaffirme la feuille de route
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Le Togo perd 20 millions d’euros dans deux semaines, si…

Le journal nous apprend qu’ à quelques jours de l’expiration du délai fixé par l’UE au Togo pour se voir bénéficier de l’aide de l’UE, un rappel vient d’être fait au gouvernement togolais. Le gouvernement devra dans deux semaines fixer la date des prochaines élections pour ne pas perdre les 20 millions des 40 millions d’euros restants au titre du 9e FED. « C’est ce que vient de rappeler la commission européenne au gouvernement togolais, en ce début de semaine. En effet, selon le porte-parole de la Commission Développement Jean Charles Ellerman qui rappelle le contenu de la feuille de route, si le gouvernement et la classe politique
‘’ne se seront mis pas d’accord sur le cadre électoral et la date des élections avant la fin de l’année, en principe, le Togo perdra encore 20 millions d’euros’’ », rapporte le journal. Pour le confrère, « à deux semaines seulement de l’expiration du délai et au regard des lenteurs délibérément instituées par le pouvoir pour régler les questions électorales dans le cadre des 22 engagements, le rappel de la feuille de route au gouvernement est à comprendre dans le sens d’un signal fort de l’UE au pouvoir qui donne l’impression de se réjouir de la reprise, alors que visiblement il ne manque pas d’imagination cynique pour entraver la réelle reprise ».

Cependant, souligne le confrère, « il y a fort à parier que le report du vote du code électoral controversé et la nouvelle convocation de l’opposition traditionnelle et la société civile pour discuter du cadre électoral, traduisent la volonté du pouvoir RPT de faire profil bas et d’écouter la voie de la raison et du consensus » 

Kpota-Djifa Mort tragique de Gbadégbé Kossi :  Bavure militaire ou simple accident ?
S’interroge Le Point de la semaine. Selon notre confrère, cette scène s’est passée le 30 novembre dernier aux environs de 20 heures 30 à Kpota-Djifa une banlieue est de Lomé.  Le confrère en rapporte les faits : « A quelques mètres du marché, des éléments en patrouille arrêtaient les véhicules pour procéder aux contrôles de routine et surtout aux fouilles. Quelques minutes plus tard, un chauffeur de taxi arrive à bord de sa voiture au niveau des éléments repartis en deux groupes. On demande à ce dernier de s’arrêter. Selon les versions concordantes, le chauffeur aurait refusé d’obtempérer. Mais rapidement rejoint dans sa course par les éléments en patrouille, il aurait été selon certaines sources, l’objet d’un sévère passage à tabac auquel il n’a pu survivre. Quant à d’autres sources, le chauffeur aurait trouvé la mort à la suite d’une chute lorsqu’il fuyait ». Une autre version avance la thèse des exactions commises par les forces sur le taximan. Selon le confrère,  arrêté une seconde fois après avoir refusé d’obtempérer, « le chauffeur aurait été extrait du véhicule et sévèrement passé à tabac. Ses supplications n’ont rien donné. Lorsque ce dernier est tombé sous les pluies de coups, les éléments auraient pensé qu’il feignait le mort. Il aurait ainsi été traîné vers le trottoir. De là, on lui a passé un lampion brûlant au niveau des pieds. Mais aucun geste ni mouvement n’auraient été relevés. C’est de là que le constat aurait été établi que le chauffeur est passé de vie à trépas ». Le journal indique par ailleurs que le corps, retrouvé quelques jours plus tard à la morgue du CHU- Tokoin, ne portait aucune lésion visible sur la tête. Ce qui naturellement bat en brèche la version selon laquelle le taximan aurait cogné sa tête contre une pierre au cours de sa fuite. Mais alors, « peut-on conclure à une bavure, ou s’agit-il d’un certain accident ? » La question reste entière.   

Dans sa rubrique Flash Cocktail : Patrouille ou perquisition ?
Se demande notre confrère qui tente ainsi d’expliquer ces deux mots qui respectent des normes judiciaires. « ce qui nous amène à ce jour à cette explication de mots est qu’ici on a vite fait d’assimiler les deux. La patrouille n’est pas  la perquisition. Mais ces dernières semaines, la confusion a été plus grande que les populations de Lomé et de sa périphérie ont été soumises à de la perquisition plutôt que la patrouille de routine qui était plus visible. Sans mandat de perquisition, des domiciles de la périphérie de Lomé ont reçu la visite nuitamment inopinée des hommes en uniforme parfois, disent-ils, à la recherche des gens ayant franchi la clôture ».

« La démarche des hommes en treillis est salutaire dans la lutte contre l’insécurité grandissante dans le pays mais quel type d’insécurité ces hommes peuvent repérer dans les cantines, dans les chambres, dans les papiers à ces heures de la nuit ? », s’interroge mon confrère.     

Des urnes actualisées pour le ‘’bitos’’
« La télévision nationale a montré lundi en précipitation, des images de surprenants ‘’jeunes de l’opposition’’ ayant ramené les urnes qu’ils avaient emportées durant l’élection présidentielle du 1er juin 2003. Et c’est le préfet du Moyen-Mono qui a en a été le récepteur de ces urnes. De jolies urnes en plus, sans détérioration ! Là où le grotesque montage frise la démence, la frivolité, c’est la référence au contraste abusé. Ces zones sont proclamées des zones de forte allégeance au président Gnassingbé Eyadema. Le Moyen-Mono fait partie des régions citées ayant voté 100% pour le Général lors de l’élection présidentielle du 1er juin 2003. Ces urnes volées et emportées par les ‘’jeunes de l’opposition’’ seraient-elles vides au point où elles n’ont pas pu influer sur les résultats proclamés par la CENI du RPT ? Où a-t-on trouvé les 100% alors que des urnes volées n’ont été retrouvées que 18 mois plus tard ? Du pain sur la planche pour les laborantins du ‘’bitos’’ », mentionne le journal    

Des enfants sur dosés pour des moustiquaires gratuites
« L’acquisition gratuite de ces moustiquaires sur simple vaccination donne lieu à des embouteillages montres au lieu de vaccination mais aussi donne lieu à des subterfuges. Autant d’enfants vaccinés, autant de moustiquaires. Subitement certaines mamans se sont retrouvées avec 4, 5 ou 6 moustiquaires dans leur chambre. L’astuce est simple : il faut vacciner l’enfant plusieurs fois », indique le confrère qui dit craindre les risques de surdosages sur les enfants vaccinés plusieurs fois 

Le poison et la ‘’Gbass’’ en Ukraine
« Il y a comme du retour à l’antiquité comme ce qui se passe en Ukraine. Le chef de l’opposition ukrainienne a été empoisonné la semaine dernière. Il ne le serait probablement pas par le fait de ses amis mais de ses adversaires politiques….Nous croyions que l’empoisonnement et la gbass sont des pratiques exclusivement africaines ! », écrit Le Point   

Djamdè, pas très loin de Sarakawa
« Il n’est pas inutile ni gênant de retrouver le ‘’miraculé de Sarakawa’’ aux côtés des partenaires ayant pour projet de construire un hôtel à Djamdè. Djamdè n’est pas très loin de Sarakawa, le lieu de l’accident du 24 janvier 1974. Si l’idée n’a pas encore effleuré l’esprit des faiseurs de régime jusqu’alors, c’est que plusieurs choses leur ont échappé », écrit le confrère pour parler de la pose de la pierre pour la construction de cet hôtel par le chef de l’Etat  

La Dépêche N° 253
Le bi-hebdomadaire n'a pas paru cette semaine

FORUM DE LA SEMAINE N° 31
Du jeudi, 16 décembre 2004

UE-Togo : Navigation à vue : Le commissaire Louis Michel sous d’intenses pressions de Lomé 2
Titre notre confrère dans sa manchette.« Le commissaire européen au développement, M. Louis Michel serait sous d’intenses pressions de Lomé 2. D’une cascade de délégations officielles togolaises (du PM et les membres de son  gouvernement, au Président de l’assemblée nationale en passant par des coups de fils intermittents) Louis Michel est en train d’être ‘’cuisiné’’ en vue de reconnaître que le gouvernement togolais a tout donné pour
‘’corriger le déficit démocratique à lui reproché’’  et que ce sont les trois partis ‘’radicaux’’ de l’opposition qui ne veulent la reprise de la coopération avec l’UE qui font feu de tout bois pour dresser des obstacles sur le chemin de la normalisation des relations du Togo avec son principal partenaire au développement », indique-t-il. Selon le journal, « malgré ces intenses pressions, le commissaire européen reste inamovible et demeure imperturbable. Qui pis est, il semble plutôt convaincu de la gravité de la situation dressée par le récent mémorandum de l’UFC sur ‘’les modifications unilatérales apportées par le pouvoir RPT au code électoral et à la constitution’’ ». Ces pressions peuvent-elles apporter quelque chose dans la résolution de la crise togolaise. Absolument rien, estime le confrère, quand on sait que le mécanisme de prise de décision à l’UE est complexe et qu’il ne suffit pas à un seul commissaire fut-il en charge du dossier pour que l’UE décide de reprendre sa coopération. Le mieux selon lui, c’est que les autorités togolaises se résolvent à satisfaire aux conditionnalités de l’UE.