|
|
|
|
|
|
|
Il y a quelques semaines,
dans cette même rubrique, Revue de
Presse, nous avons publié in extenso un
article de notre confrère Abass intitulé
‘’La Diaspora togolaise
puissamment
armée de discours’’.
Nous indiquions que c’est compte tenu
du fait que des voix s’élèvent de plus
en plus dans l’opinion nationale pour
critiquer cette diaspora, prompte à
pondre des communiqués sans
véritablement poser des actes concrets
pour aider leurs frères restés au pays
pour venir à bout du régime Eyadema, que
nous avons jugé bon de publier l’article
en l’état. En le faisant, nous pensions
accomplir notre mission, celle
d’informer. Egalement, nous pensions
rendre service à nos compatriotes vivant
à l’étranger et qui nous lisent tous les
jours. Chapeau à ceux qui parmi eux ont
le courage d’accepter que des critiques
leur soient adressées de l’intérieur.
Car en fait, Abass du « Regard » n’a
fait que traduire ce que la grande
majorité des Togolais pense. Mais,
Beaucoup de nos lecteurs de la diaspora
ne nous ont pas compris et ont sorti
leurs versets bibliques pour nous
traiter de tous les noms d’oiseaux. Nous
leur concédons ce droit car cela
participe de la démocratie que nous
voulons instaurer au Togo. Mais, nous
continuerons toujours notre travail dans
cette situation délétère, faite de
misère et de pauvreté.
Le directeur de
l'hebdomadaire "Le Regard" a pondu cette
semaine un article intitulé
:
"Quand des Togolais de la
Diaspora se fâchent".
Il
réagit ainsi aux
réactions et contre
réactions
suscité par notre revue du 20
Novembre 2004
où nous publiions
un
premier article signé de l'auteur et intitulé
Coup
de plume : La Diaspora togolaise
puissamment armée de discours.
Merci à ceux qui nous
encouragent par des emails divers. C’est
du baume au cœur et c’est rassurant pour
notre pays.
 |
|
LE COMBAT
du peuple N° 476
Du lundi, 13 décembre 2004
C’est un numéro spécial porté à 10 pages et
consacré à « l’Affaire ATN » qui occupe
trois pages et demi du journal
Reprise de
la coopération entre le Togo et l’UE : Le
Président Eyadema face aux jeux de ses
collaborateurs
Plusieurs fois dans ses colonnes, Le Combat
du Peuple a critiqué l’opposition togolaise
pour son manque de stratégie politique, de
cohésion et de cohérence et souligné le fait
qu’elle ait fait de la reprise de la coopération
son seul cheval de bataille pour la conquête de
pouvoir. Il le reconnaît volontiers aujourd’hui
et dit avoir négligé de jeter un regard critique
sur ce qui se magouille dans le camp du pouvoir
non pas par paresse intellectuelle ou pour un
quelconque engagement, mais parce qu’il avait
cru à « tort que dès lors que cette reprise
était voulue par le pouvoir que, la dynamique au
niveau gouvernemental ne devrait souffrir de
calculs personnels ». Et sur ce point de la
reprise de la coopération, le confrère
reconnaît avoir été lourdement trompé. Donc,
pour permettre à ses lecteurs de cerner les
contours ratés qui ont caractérisé certaines
évolutions du pouvoir dans l’exécution des 22
engagements, il procède à une analyse par jeu
d’hypothèse.
La première hypothèse, c’est au
cas où l ‘UE reprend sa coopération et débloque
les fonds au titre du 9e FED sans
préalable.
« Dans ce cas, le pouvoir
c’est-à-dire le Président Eyadema et ses
partisans gagnent sur tous les fronts et la
plupart des collaborateurs –sauf volonté
présidentielle contraire-conservent leur poste.
L’opposition perd sur toute la ligne et doit
s’organiser pour survivre. Au pire,
l’opposition, dans sa composition actuelle, se
disloque définitivement, laissant la place à
d’autres forces politiques pour émerger ».
La 2e hypothèse,
c’est au cas où l’UE renoue avec le Togo, mais
exige comme préalable une élection législative
transparente avant de débloquer les fonds.
« Dans ces cas de figure, toute
la donne change. Le Président Eyadema conserve
certes son pouvoir qui, somme toute, n’est pas
menacé à terme, mais la plupart de ses
collaborateurs dont les deux principaux, à
savoir le Premier ministre et le Président de
l’Assemblée, courent de sérieux risques d’être
tout simplement gommés. Plusieurs ministres
seront également sur la sellette. Or, il se
trouve que c’est ceux-là qui sont directement
menacés de départ qui négocient ». Et devant
cette difficile réalité, le confrère se pose des
questions. « M. Koffi Sama sait-il que tout
Premier ministre dans un régime présidentiel est
potentiellement un fusible ? Accepte-t-il de
consentir le sacrifice et de passer la main ?
Est-il prêt à faciliter les négociations en
jouant franc jeu, mais avec au bout, comme
résultat, s’effacer ? »
« Aujourd’hui, au regard des
éléments d’informations que nous avons
collectées, nous avons le sentiment que les
choses ne sont pas aussi simples et que le
Premier ministre se presse lentement. Y a-t-il
donc conflit d’intérêt ? Nous ne saurons porter
un jugement de valeur sur ses actions, mais nous
constatons un manque d’initiatives susceptibles
de permettre une avancée plus rapide. Tout se
passe comme si quelque part on danse le tango.
Quant au Président de
l’Assemblée Nationale, il n’a personnellement
aucun intérêt à ce que son mandat soit écourté
pour faire place à un successeur même si son
futur remplaçant sera de sa sensibilité »,
souligne Le Combat du Peuple. Et au
regard de ce qui précède, il est clair, note le
confrère, « qu’au sein du pouvoir, le Président
Eyadema reste seul face au peuple ; car si la
coopération reprenait globalement et atteint son
rythme de croisière, c’est le peuple qui en sera
le premier bénéficiaire et le Président celui
qui recevra les lauriers ». En conséquence,
relève t-il, « le Président Eyadema a besoin de
toute sa vigilance, d’abord pour contourner les
tentatives de blocage venant de son propre camp
et ensuite les velléités d’une frange de
l’opposition qui, en vérité, ne vise que son
fauteuil »
Délit d’initié, trafic d’influence et corruption
à haute dose dans l’attribution des licences de
téléphonie mobile : Andjo Tchamdja et l’UTB
doivent répondre de leur responsabilité dans
‘’l’Affaire ATN’’
Lit-on à la Une du
Combat du Peuple avec en gros plan les
photos de l’ancien ministre des Postes et
Télécommunications M. Andjo Tchamdja et de l’ex-
PDG de l’UTB M. Alexis Looky, deux figures
emblématiques de la corruption et du délit
d’initié au Togo. Dans ce dossier de trois
pages, Le Combat du Peuple révèle que
l’opération pour l’attribution d’une 2e
licence pour l’exploitation du réseau de
téléphonie mobile au Togo « a vite tourné à une
foire de corruption avérée, de délit d’initié et
de trafic d’influence qui a finalement conduit à
l’attribution du marché au soumissionnaire dont
l’offre était loin, très loin d’être avantageuse
pour le Togo ». Au centre de ces intrigues, se
trouveraient MM. Andjo Tchamdja et Alexis Looky
qui étaient à l’époque respectivement ministre
des Mines, de l’Equipement, des Transports et
des Postes et Télécommunications et Président
Directeur Général de l’UTB. Il relate avec
des arguments et des preuves à l’appui, comment
les deux responsables ont usé de manœuvres
dilatoires pour faire perdre le marché à ATN
pourtant sélectionnée après le dépouillement des
offres, puis qu’elle avait présenté l’offre la
plus avantageuse aussi bien pour l’Etat que pour
les populations à qui les services étaient
destinés. « Comme nous l’écrivions tantôt,
plusieurs sociétés togolaises et étrangères
avaient répondu à l’appel d’offre lancé par
l’Etat, en vue de l’installation d’un second
opérateur de téléphonie mobile au Togo. Au rang
de ces soumissionnaires se trouve, entre autres,
ATN-Togo SA (Africa Telecommunication NetWork),
une société créée et implantée depuis des années
au Togo, et ayant pour Président Directeur
Général M. Théodore Dovi-Akué, un opérateur
économique bien connu dans le pays. Après le
dépouillement de toutes les offres, la société
ATN-Togo a été sélectionnée parce qu’elle avait
fait l’offre la plus avantageuse. Elle proposait
pour la licence la somme de Un milliard cent
treize millions (1.113.000.000) F CFA, avec à la
clé, l’implantation d’une unité industrielle de
téléphones portables de marque Siemens devant
créer 6.000 emplois. C’est ainsi que par lettre
N° 0139/MMETPT/CAB en date du 06 février 1998 et
signée de M. Andjo Tchamdja, Ministre des Mines,
de l’Equipement, des Transports et des Postes et
Télécommunications, elle fut déclarée
adjudicataire de la licence », écrit le journal
qui indique par ailleurs que toutes les
négociations ont été menées entre les parties à
savoir le ministère, la Banque Mondiale et l’ATN-Togo
et ont abouti à un Protocole d’accord et un
cahier de charges, régulièrement paraphés par
les mêmes parties. Ce qui, avait alors donné
espoir à l’ATN qui, en toute bonne foi, avait
sollicité des crédits auprès de deux banques de
la place. Mais, c’est là où tout commença.
« Quelques jours plus tard, coup de théâtre, les
banques se rebiffent et refusent sans
explication ni justification, de lui accorder le
crédit » rapporte le journal. Cette attitude
curieuse des banques n’a pas entamé le moral de
l’ATN qui, selon notre confrère, décida de
tourner vers son partenaire le groupe MSI, pour
se voir accorder un financement de deux
milliards (2.000.000) FCFA. Mais, c’était sans
compter avec la détermination de ses détracteurs
à lui empêcher à tout prix de gagner ce marché.
« Le 28 avril 1998 la somme de 2 milliards F CFA
arrive à l’UTB en provenance de l’étranger, au
profit de la société ATN. C’est ainsi que le
compte de la société ATN-Togo fut crédité après
déduction et autres frais de transfert de
1.999.997.250 F CFA. Il n’appartenait qu’à l’UTB
de virer de ces fonds une somme de 1.113.000.000
FCFA sur le compte du Trésor Public togolais.
Opération d’autant plus simple que la banque
avait reçu des instructions fermes dans ce sens
et délivré une attestation en bonne et due forme
et surtout que le compte du Trésor était
domicilié à l’UTB. Mais aussi curieux que cela
puisse paraître, l’UTB fait fi de son engagement
et s’abstient de verser un seul franc au Trésor
public pour le compte de la société ATN-Togo
SA », écrit Le Combat du Peuple qui
trouve l’attitude de l’UTB suspecte visant à
faire passer le temps afin de dépasser les
délais pour mettre la société ATN sous le coup
de la forclusion, étant entendu qu’elle n’avait
seulement que jusqu’au 29 avril pour verser
l’argent. C’est ainsi que par ses manœuvres, l’UTB
a fait perdre à l’ATN-Togo la 2e
licence d’exploitation du réseau de téléphonie
qui est tombée dans « l’escarcelle de Télécel
une société concurrente qui ne versera à l’Etat
togolais que la somme de 750.000.000 FFCA ».
« Le Trésor public venait ainsi de perdre, en
cette période de soudure 363 millions FCFA dont
on avait que trop besoin en ces temps de
crise », relève le confrère. Par ailleurs, le
journal indique que les manœuvres de l’UTB ont
également fait perdre à la même société et dans
les mêmes conditions, l’adjudication dans la
privatisation de l’Hôtel Le Lac ; ce qui veut
dire que l’ATN-Togo a subi de graves préjudices
qui méritent réparation. C’est ainsi que Le
Combat du Peuple nous apprend qu’elle
a intenté un procès contre l’UTB et réclame 79
milliards FCFA de dommages-intérêt. L’affaire
serait actuellement pendante devant les
tribunaux. Cependant, le confrère s’interroge
sur les contours mêmes de cette affaire qu’il
trouve révoltante. Pour le confrère, l’attitude
de l’autorité en charge des télécommunications
et des dirigeants de l’UTB ne saurait se
justifier, à moins qu’elle ne cache des intérêts
obscurs. En tout cas, le journal espère que le
juge, dans sa décision ne perdra pas de vue les
conséquences de toutes les magouilles faites
autour de cette affaire, car, « on ne peut pas
abandonner une offre de 1.113.000.000 FCFA pour
se contenter d’une offre de 750.000.000 FCFA
alors que toutes les conditions étaient réunies
pour bénéficier de la première offre. Ça tombe
sous le coup du bon sens »
Le Conseil
Supérieur de la Magistrature a sévi : Cour
Suprême, M. Abdoulaye Yaya suspendu pour six
mois
Le Combat du
Peuple nous apprend
que de sources bien informées, le juge Abdoulaye
Yaya, ancien Président de la Cour d’Appel et
actuellement Conseiller à la Cour Suprême a été
suspendu de ses fonctions pour une durée de six
mois. Cette décision prise par le Conseil
Supérieur de la Magistrature serait, indique
t-il, « consécutive à une affaire de trafic
d’influence dans laquelle aurait trempé M.
Abdoulaye Yaya. On lui reprocherait d’être
intervenu auprès d’un plus jeune magistrat, pour
la mise en liberté d’un étranger que certains
identifient volontiers comme un trafiquant de
drogue ». Tout en adressant ses félicitations au
Conseil Supérieur de la Magistrature, si les
faits reprochés à M. Abdoulaye Yaya sont avérés,
le confrère souhaite « qu’il en soit de même
pour tous les magistrats qui viendraient à
commettre des fautes dans l’exercice de leur
profession », car, « ce que certains considèrent
comme une décision courageuse peut devenir un
déni de justice ou une véritable pantalonnade
doublée de règlement de compte si certains
magistrats qui ne justifient d’ailleurs d’aucun
talent sur le plan professionnel, continuent à
narguer tout le monde et à verser impunément
dans des scandales qui déshonorent la justice ».
L’Autriche, un pays si loin, si proche du Togo
C’est un dossier que notre confrère a
confectionné sur ce pays de l’Europe Centrale
qui vient d’organiser du 08 au 09 décembre
dernier au Centre Culturel Allemand, Goethe
Institut à Lomé, une session de formation
à l’intention des professeurs togolais et
béninois de la langue allemande. Le confrère
nous présente le pays dans sa généralité, ses
institutions, sa géographie, son histoire, sa
culture et sa civilisation
 |
Motion
d"information
N° 289
Du lundi, 13 décembre 2004
Découverte de tombes suspectes au cimetière de Zorro Bar L’histoire de cadavre
rejeté par la mer rebondit à Lomé
Motion d’Information nous
apprend que les forces de sécurité auraient exécuté une opération d’enterrement
de cadavre le jeudi dernier aux environs de 18 heures au cimetière d’Anfamé
Dangbuipé, un quartier populaire de Lomé communément appelé Zorro Bar. « Les
populations ont été surprises par le débarquement des véhicules des forces de
sécurité dans leur cimetière. La patrouille actuellement organisée avec terreur
n’a pas permis aux habitants du quartier de savoir l’objet de cette mission
suspecte. Seuls certains curieux ont pu suivre les actions de ces hommes en
treillis. Ce n’est qu’au lendemain que les habitants du quartier ont découvert
environ huit tombées alignées en motte de terre », indique t-il. Selon lui,
cette opération d’enterrement aurait duré au moins une heure et une patrouille
spéciale a veillé sur le cimetière pendant toute la nuit. Notre confrère qui
dit s’être rendu sur les lieux pour vérifier l’information, affirme avoir vu les
tombes en question mais que les témoignages recueillis sur les lieux divergent :
« pour les uns, ce sont les exécutions sommaires qui ont été effectuées. Pour
d’autres ce sont les reliquats des victimes des événements du 20 novembre à Lomé
2 qui se dispatchent à travers les cimetières des banlieues. Les autorités
coutumières du quartier ont reconnu avoir été au courant de cette cérémonie
d’enterrement hors du commun mais nous ont confié qu’il s ‘agissait d’une
personne qui a été rejetée par la mer. Un haut responsable du quartier n’a pas
reconnu le fait que plusieurs cadavres ont été enterrés », rapporte t-il. Mais
qu’ à cela ne tienne ! « Même si le corps a été rejeté par la mer, le bon sens
et le respect dû aux morts toujours proclamés par les autorités togolaises
recommande qu’on procède à une certaine démarche judiciaire avant l’enterrement
de l’individu », estime le confrère qui souhaite vivement que la lumière soit
faite sur cette affaire pour que « l’opinion sache réellement qui a ou ont été
enterrés et quelles sont les démarches effectuées par les autorités avant
l’enterrement de cette prétendue victime de noyade »
Le
mythe de la ‘’peau claire à tout prix’’, un fléau continental qui détruit la
femme africaine
C’est un dossier préparé par notre confrère sur les conséquences de
l’utilisation des produits cosmétiques défrisant. Le journal constate qu’au Togo
cette tendance à la mode est presque tombée en désuétude mais perdure dans
d’autres pays africains comme le Congo Kinshasa où le mythe de peau claire est
devenue une véritable obsession chez les femmes congolaises. Pour le cas du
Congo, le journal indique que les téléspectateurs congolais ont déposé des
plaintes devant la Haute Autorité des Médias accusant la radio et la
télévision d’être à la base de l’utilisation abusive de ces produits par les
femmes congolaises à cause des publicités qu’elles en font autour de ces
produits.
« Comme on le voit, le mythe de la ‘’peau claire à tout
prix’’ est devenu un fléau continental qui détruit la femme africaine.
L’interdiction de l’importation ou de la fabrication des produits de
dépigmentation ne semble pas avoir donné des résultats probants dans les pays où
ces mesures ont été prises. Il semble que des actions de pédagogie sur les
médias soient plus efficaces ; encore faut-il avoir la volonté politique de
résister aux forts lobbies des fabricants et des importateurs dont la plupart
sont liés à des réseaux d’intérêts contrôlés par les gouvernants », conclut
Motion d’Information
Pour annoncer les couleurs de sa présence au Togo :
L’Autriche a formé des
professeurs d’Allemand
Le confrère nous parle de la session de formation organisée du 08 au 09 décembre
dernier au centre culturel allemand Goethe Institut par l’Autriche à l’intention
des professeurs togolais et béninois de la langue allemande
Décédé à Paris à l’âge de 65 ans : Fin de combat pour l’écrivain togolais
Yves-Emmanuel Dogbé
C’est un article écrit par le confrère Ekoué Satchivi en hommage à l’écrivain
togolais Yves Emmanuel Dogbé décédé le 07 novembre dernier à Paris que Motion
d’Information le reprend pour ses lecteurs. L’occasion également pour lui
de s’associer à la douleur de la famille et de souhaiter que la terre légère à
l’illustre disparu.
Huit mois après son arrestation :
L’ombre de Saddam Hussein continue de planer sur les Etats-Unis
C’est un article de l’agence Reuters que le journal a repris
Malgré l’empoisonnement dont il a été victime : L’opposant ukrainien continue de
revendiquer sa victoire
C’est également un article de l’agence Reuters
L’opération Radar est-elle lancée contre les citoyens togolais ?
C'est ce que se
demande Motion d’Information pour qui, l’opération Radar lancée par le
ministre de l’intérieur pour combattre les réseaux criminels qui opèrent à Lomé,
s’est avérée alarmante. Ceci à cause des descentes musclées dans certains
quartiers et exactions commises sur certains Togolais par les hommes en
uniforme.
 |
|
AGNI L’ABEILLE N° 18
Du mardi, 14 décembre 2004
Faits et gestes politiques face à l’histoire : Un ancien Ministre parle du
parcours politique du Président Eyadema
Depuis son exil au Pays-Bas, le Dr. David IHOU, ancien ministre de la santé du
gouvernement de transition, fait un témoignage, que AGNI publie, sur comment il
a connu le chef de l’Etat togolais, ses états d’âme, ses relations avec lui
pendant qu’il était ministre de la santé, les hommes qui l’entourent. « En
résumé, je peux dire qu’Eyadema, est, aujourd’hui, comme hier, un homme qui n’a
pas changé. En dehors de son âge avancé, Eyadema qu’on appelle affectueusement
‘’le vieux’’ ne sait pas que le Togo évolue. Nous sommes en l’an 2004 et aussi à
la veille de 2005 mais Eyadema et son entourage pensent qu’ils sont encore dans
les années 70 », conclut l’ancien ministre de la transition
Instabilité en Afrique : 75
conflits armés depuis 1945, 73 coups d’Etat depuis 1952
Un article de Cyprien Tiessé du quotidien ivoirien Fraternité Matin que
notre confrère a repris.
Hedzranawoé- Lomé : 3 Ibos sérieusement battus par des conducteurs de taxi-moto.
La scène se serait passée le samedi 11 décembre à Hedzranawoé, un quartier
périphérique situé au nord-est de Lomé. A l’origine de cette scène une dispute
pour 50F. La scène était telle que AGNI la compare à l’Intifada de la bande de
Gaza et de Cisjordanie. Ce jour-là, rapporte le confrère, « un nigérian a loué
les services de Alex Biamse, un conducteur de taxi-moto, pour se rendre au
marché de Hedzranawoé. Les deux parties se sont convenues sur un prix de 75 F.
Arrivé à destination, le nigérian n’a pas retrouvé l’objet de son déplacement et
sollicite donc la faveur de Alex Biamse pour aller un peu plus loin moyennant
une légère augmentation de 25F. Le prix devient 100F. Le nigérian refait le sens
inverse du trajet pour revenir à son point de départ avec le même conducteur.
Après avoir remis 200F au conducteur de taxi-moto, il réclame une monnaie de 50F
que celui-ci refuse de lui retourner. Le nigérian confisque la clé de la moto et
une bagarre s’en suit ». Selon le journal, c’est l’intervention des amis du
nigérian qui a fait tourner les choses au vinaigre. La solidarité des autres
conducteurs de taxi-moto ne s’est pas faite attendre ; une horde de conducteurs
de taxi-moto arriva et assiégea la maison où se sont réfugiés les trois Ibos ;
la bagarre éclata et es trois malheureux furent passés au tabac jusqu’au sang.
L’auteur de l’incident, indique le journal, « aurait perdu connaissance et
avait été transporté par ses compatriotes dans une clinique privée à l’insu de
la foule occupée à ‘’lessiver’’ les deux autres Ibos ». Une sauvagerie que le
confrère condamne même s’il est vrai que les étrangers nigérians sur le
territoire togolais font preuve d’arrogance et de non respect des lois de leur
pays d’accueil.
Le Groupe Oxygène déclare :
« Tant
que le déficit démocratique n’aurait pas été comblé, la coopération restera
suspendue »
C’est dans une lettre ouverte à la classe politique togolaise –
lettre ouverte que AGNI publie
-
que le président du Groupe Oxygène Togo a fait cette déclaration
 |
|
LE REGARD N° 417
Du mardi, 14 décembre 2004
Dialogue, cadre électoral et coopération :
Il y a toujours problème entre l’UE et
le Togo
Titre à la Une notre confrère. Revenant sur le report sine
die de l’adoption du code électoral,
Le Regard
indique que « ce mic mac, est dû un problème qui
subsiste entre l’institution européenne et le
Togo. Les autorités togolaises auraient eu droit
à des ‘’conseils amicaux’’ venant de
certains milieux diplomatiques européens qui leur
auraient fait voir le danger qu’elles courent en
ne respectant pas les conditionnalités rappelées
dans la décision du 15 novembre ». Mais, le
confrère constate que le gouvernement ne semble
pas être pressé à mettre en exécution les
engagements qu’il a pris parce que, dit-il,
« les faucons du régime qui n’entendent pas
perdre le moindre de leurs privilèges murmurent
sans avoir le courage de le dire publiquement,
que l’UE fait de ‘’l’ingérence dans les
affaires intérieures’’ du Togo en imposant
des directives au gouvernement parce que
‘’l’organisation des élections relève de la
souveraineté’’, que le Togo ‘’n’a
d’injonctions à recevoir de personne’’,
qu’ils ne toucheront à ‘’aucune virgule’’
à la loi établie ». Ce qui fait croire à notre
confrère que les faucons du régime RPT notamment
les Natchaba, Dramani, Sama et les autres qui
jouent aux durs du régime avaient lu les yeux
fermés la lettre du 15 novembre 2004. En tout
état de cause, souligne le journal, « les
conséquences de cette hésitation ou du refus des
autorités togolaises de s’exécuter seront
imputables au gouvernement togolais mais surtout
au chef de l’Etat qui donne l’impression d’être
pris en otage par les faucons de son entourage
qui tirent plutôt profit des relations anormales
entre le Togo et l’UE ».
« L’Etat RPT et ses alliés le PDR et la CPP doivent
réaffirmer leur position face à la ‘’feuille de
route’’ du 15 novembre pour laquelle ils avaient
dansé. Il leur faut soit s’engager à revoir le
cadre électoral dans le cadre du dialogue selon
l’engagement 1.1 ou annoncer publiquement le
rejet des conditionnalités posées par l’UE au
lieu de continuer à s’enfermer dans un silence
sépulcral », souligne
Le Regard
Une grande marche pour protester contre la hausse des prix
Annonce notre confrère dans sa manchette. A propos de
l’appel lancé par quatre formations politiques
pour la marche de samedi, le journal dit savoir
que le PDR et la CPP ne peuvent en aucune manière
s’inscrire dans une logique de protestation
contre une décision de l’Etat RPT ; mais c’est le
refus de la CDPA du Pr. Gnininvi de s’associer à
la marche qui donne l’impression que « chaque
fois que les conditions objectives de
mobilisation populaire sont posées, il y a
toujours un malentendu ». Selon le journal, la
CDPA justifie ce boycott par le fait qu’ « une
manifestation de ce genre devrait être bien
pensée, bien organisée et bien gérée. Il faut
donc une alliance qui devra assumer les
responsabilités dans un contexte sensible qui le
nôtre ». Mais, ce boycott peut-il empêcher la
tenue de la marche? Assurément non car, selon
Le Regard,
« si l’on considère la représentativité des
partis politiques de l’opposition, l’avis
favorable du CAR, de l’UFC et du PSR suffit pour
mener une action politique ». Pour le confrère,
« l’esprit partisan constitue un frein pour la
mobilisation des forces démocratiques face un
pouvoir trentenaire qui se pose en parti-Etat car
chaque fois qu’il faut décider ensemble, il y a
toujours des détails à régler, des malentendus à
gérer ». Et c’est justement ici que notre
confrère donne tout son sens à l’appel de Tchékpo :
démocratie d’abord multipartisme
ensuite car, « qui dit parti politique
suppose intérêt partisan. Dans ce contexte, il
est difficile voire impossible de se débarrasser
des pesanteurs du parti auquel on appartient pour
mettre les énergies en commun. C’est souvent
cette dispersion d’énergies qui donne du tonus à
l’ex parti unique ». C’est pourquoi notre
confrère souhaite que, « face à un événement
mobilisateur, des ressentiments et calculs
politiciens s’estompent ». En tout état de cause,
indique-t-il , « la marche pacifique de
protestation de samedi est un test et pour les
organisateurs et pour les populations
elles-mêmes. Les partis politiques qui appellent
à la manifestation n’ont pas les moyens pour
réquisitionner les agents de l’Etat. Ils n’ont
pas les moyens pour faire convoyer les
manifestants vers le lieu de départ de la marche
par camions entiers comme le RPT a l’habitude de
le faire. A l’issue de la manifestation, les
partis de l’opposition ne distribueront pas les
billets de banque ou même de l’eau à boire aux
manifestants…. Mais si la manifestation est
bien organisée, avec peu de moyens, et beaucoup
de sensibilisation, les organisateurs pourront
rétablir le contact avec les populations après un
long moment de léthargie. En outre, cette marche
de protestation permettra au pouvoir d’avoir une
idée de ce que sont devenus les Loméens. Leur
indifférence et leur absentéisme seront
interprétés comme une démission, une résignation
et le régime sera convaincu qu’il pourra
accentuer d’autres mesures et même asphyxier les
Togolais sans que ceux-ci n’osent lever le petit
doigt pour crier gare ». Ce sera, conclut notre
confrère, « une belle occasion à saisir si le
gouvernement interdit la manifestation comme par
le passé, il aura violé les engagements pris à
Bruxelles » 
Quand des Togolais de la
Diaspora se fâchent
« Dans
notre « coup de plume » publié dans l’édition N°
413 du 16 novembre 2004 et intitulé « La diaspora
togolaise puissamment armée de discours », nous
avions soulevé le débat grosso modo autour des
constats suivants:
-
En dehors de la logomachie politicienne et de
discours virulents contre le régime en place, nos
« combattants » de la diaspora ont montré leur
limite. Le fait pour eux de ne pas pouvoir voter
en raison de leur éloignement, arrange le régime
Eyadema.
-Très aptes à donner des leçons de stratégie
politique, ils sont divisés, chacun protégeant sa
chapelle et leurs prises de position laisse
croire que la vie politique au Togo s’est arrêtée
depuis qu’ils sont partis.
-
Le Togo de 2004 n’est plus celui de 1990. Les
incantations et les shows médiatiques ne
suffisent pas pour mobiliser les citoyens devant
un régime devenu plus répressif et insensible
aux dénonciations de ses travers. Il en faut
plus.
Comme attendu, des Togolais de la diaspora ont
réagi après que l’article eût été balancé sur
togoforum.com, en revue de presse mais leurs
réactions n’ont malheureusement pas porté sur le
fond du débat. Il aurait été intéressant qu’on
démontre en quoi les constats ci-dessus sont
erronés et ce que fait concrètement cette
diaspora disparate pour l’éclosion d’une
démocratie véritable au Togo. Mais, considérons
en toute sportivité que, le ton plutôt enfantin
et injurieux de certains cybernautes participe
du débat démocratique. Notre pays a ceci de
particulier que ceux qui se disent démocrates ont
parfois les mêmes réactions que les tenants de
la dictature. Dès qu’on lève le voile sur
certaines vérités qui gênent, on est taxé d’être
à la solde du pouvoir. Mais loin de cette
habitude qui consiste à se mentir à soi-même, on
préfère ressortir des vérités qui font mal et
qui poussent à réfléchir, plutôt que de se bercer
d’illusions. C’est un pari risqué parce que pour
être bien apprécié au Togo, il faut hurler avec
les loups. Mais nous sommes ravis de savoir que
parmi nos démocrates autoproclamés de la
diaspora il y a des amoureux de la pensée
unique. On espère toutefois que ceux qui se
sont empressés de crier que nous sommes achetés
par Lomé 2 ne sont pas ces fuyards qui se font
passer pour des opposants farouches persécutés
par Eyadema afin d’obtenir l’asile politique. En
revanche, il y a une opinion répandue dans les
milieux de nos « combattants » de la diaspora et
qui « certifie » que les Togolais qui subissent
l’humiliation sous le régime Eyadema et les
journalistes qui sont restés au pays sont tous
des traîtres et des complices de la dictature et
que ceux qui ont quitté le pays sont les plus
courageux capables de donner l’estocade à la
dictature. Dans cette optique, les plus grands
opposants, combattants de la dictature sont
sans conteste, ces gueulards armés de missiles
verbaux depuis l’outre atlantique.
Bien évidemment, il faut éviter toute
généralisation hasardeuse. Il y a un distinguo à
faire entre les immigrants togolais installés en
Occident bien avant 1990 et les autres. Dans
cette dernière catégorie, il faut distinguer ceux
dont l’intégrité physique était réellement
menacée et qui n’ont eu la vie sauve qu’en se
retrouvant en exil. Ils sont peu nombreux et il y
en a qui font du concret en toute modestie. Il y
en a également qui ont librement quitté le Togo
à la recherche d’une vie meilleure ailleurs. On
les appelle les faux réfugiés politiques ou des
réfugiés économiques. Mais la question est de
savoir si tout ce beau monde contribue
concrètement à l’instauration de la démocratie au
Togo et à l’amélioration des conditions de vie de
leurs compatriotes à l’instar
des autres
diasporas africaines. Il y en a qui de temps en
temps, s’organisent pour faire des dons à
travers certaines ONG sur place dans le domaine
éducatif et sanitaire et c’est louable. Pour le
reste, c’est comme disent les anglais ‘’A lot of
noise for nothing’’. En attendant, Eyadema peut
encore rester là où il est. Aussi longtemps que
la situation ne s’améliora pas au Togo, beaucoup
y tireront profit. On n’ira pas jusqu’à révéler
que des gens souhaitent que les choses
s’empirent ici pour
qu’ils puissent régulariser leur situation
vis-à-vis des services d’immigration dans leur
pays d’accueil ou continuer à s’autoproclamer
héros d’une lutte imaginaire.
Dans les réactions qui ont suivi notre réflexion,
des Togolais qui se réclament du MO5 ont été les
plus virulents. Le respect dû à cette
organisation n’ empêche nullement de dire que
tous ses membres les plus actifs ont déserté le
terrain politique et ne sont plus que des
partisans de Léopold Gnininvi de la CDPA. Il faut
reconnaître le combat héroïque qu’ils ont mené
pour le triomphe des idéaux démocratiques par le
passé mais le plus difficile reste à faire parce
que la situation présente est pire
qu’auparavant. Seulement, ce qu’on souhaiterait
aussi bien pour cette organisation que pour
d’autres, c’est moins de shows médiatiques et
plus d’actions concrètes.
Quoiqu’il en soi, le débat demeure. Qu’apporte
concrètement la diaspora togolaise pour
l’édification d’un nouvel ordre démocratique au
Togo » AS.
Togo : Des journaux bientôt interdits de
parution
Dans un communiqué publié dans Togo Presse de
vendredi 03 décembre, la Haute Autorité de
l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC)
invitait les directeurs de publication des
organes à se conformer à l’article 9 u code de la
presse, relative à la détention de la carte
professionnelle par le tiers de leur équipe
rédaction permanente, faute de quoi ils vont
cesser de paraître passé le 20 décembre.
Reprenant le passage de ce communiqué qui fait
référence à la carte professionnelle Le Regard
note qu’en réalité, « la HAAC fait allusion à la
loi 2002/27du 25 septembre 2002 portant carte
d’identité des professionnels de la
communication. Il est vrai que nul n’est
au-dessus de la loi mais encore faut-il que la
loi soit applicable à tous. Dans ce pays, on fait
parfois des lois en ciblant certains Togolais
indésirables. Le communiqué de la HAAC vient donc
de mettre à nu cette volonté de régler des
comptes à une catégorie de responsables de
médias. Sinon comment comprendre que la loi
2002/27 du 25 septembre 2002 concerne aussi bien
la presse écrite qu’audiovisuelle et que la HAAC
se croit obligée de regarder que du côté des
publications ? ». En tout cas, en attendant de
voir ce que cache cet acharnement contre les
publications uniquement, Le Regard
trouve exagéré cette décision d’interdire des
publications pour cause de carte professionnelle
car aucune loi n’autorise la HAAC à le faire.
Des fournisseurs pour la fête du 13 janvier ne
sont pas payés
Indique le journal qui nous
apprend que depuis décembre 2001, des sociétés
ayant livré du matériel à la Mairie de Lomé pour
les manifestations du 13 janvier 2002 n’ont
toujours pas été payés bien que l’argent ait été
débloqué à cet effet. Selon le confrère, n’ayant
pu eu gain de cause par les va-et-vient entre la
Mairie centrale et la voirie, les malheureux
fournisseurs ont décidé de se tourner vers le
chef de l’Etat, mais non sans difficulté. «
Prenant leur mal en patience, les fournisseurs se
rendent quotidiennement à Lomé2 au point même de
transformer les lieux en leur propre domicile. Et
depuis, ils ont essayé vainement de rencontrer
le chef de l’Etat pour lui soumettre leurs
doléances », souligne le journal qui se demande
alors « pendant combien de temps continuera –t-on
à punir ces responsables de sociétés qui ont
fourni du matériel pour l’organisation de la fête
préférée du Général- président » 
|
|
AKEKLE LE
SCORPION N° 250
Du lundi, 13 décembre 2004
Poursuite des braquages et vols à mains armées à
Lomé :A Adakpamé des voleurs braquent une dame et
emportent cinq millions de francs CFA
Après avoir rappelé que
depuis quelque temps à Lomé, le phénomène de
braquage connaît une ampleur vertigineuse devant
l’indifférence et l’incapacité des autorités
togolaises, Akeklé Le Scorpion nous
apprend que des voleurs ont braqué une femme à
Adakpamé un quartier populaire de Lomé et lui ont
soutiré 5.000.000FCFA. Avant de revenir sur le
rôle que doit jouer l’agent de force de l’ordre,
le confrère rapporte le témoignage de la dame
braquée qui raconte comment la scène s’est passée
et rend grâce à Dieu qui a délivré elle et ses
enfants des mains assassines de ces hommes.
« Quel est le du rôle réel d’un homme habillé ?
N’est-ce pas d’assurer la sécurité des citoyens,
de courir à leur secours quand ils sont en
danger, en un mot de protéger la population
contre les assaillants ? », s’interroge e le
confrère après ce témoignage émouvant. « Ceci
n’est pas le cas au Togo, où finalement on
confond le malfrat au militaire. Il faut le dire,
mais les hommes habillés outrepassent leurs
prérogatives et commettent par accident ou
préméditation des exactions sur d’innocents
citoyens. Renforcer la patrouille en vue de
réduire le taux de braquage dans le pays, c’est
bien ! Mais terroriser la population comme le
font les braqueurs, alors là, disons-nous la
vérité, on ne sait plus qui est qui ni qui fait
quoi », écrit-il.
Vols
à mains armées à Akodesséwa et à Weté-Komé : Un
malfrat tué par lynchage, une personne
sérieusement blessée à la tête, des portables,
argent et une voiture volés
Cela s’est passé à
Akodesséwa, un autre quartier populaire de Lomé.
Akeklé Le Scorpion qui rapporte
l’information raconte les faits. « Il était dix
neuf heures lorsque trois hommes, tous de noir
vêtus, ont fait irruption au domicile de M. AKORO
Godwin, ménager à l’établissement Pico sis à
l’ancien TP3. Sa femme, Mme Enyonam, ses trois
enfants et leur bonne étaient sur la cour de la
maison. Les malfrats disaient qu’ils cherchaient
son époux qui suivait des informations à la télé,
au salon. A peine, Enyonam était-elle rentrée
pour leur appeler son époux que deux des malfrats
bondirent sur elle, la poussèrent, la giflèrent
et l’atteignirent au front de la manche de leur
fusil. Aussitôt les enfants, la bonne et le 3e
malfrat les rejoignirent. L’ordre leur fut donner
de se coucher le visage contre le sol les mains
en l’air. A l’homme, ils ont demandé de faire
sortir tout son argent. L’homme dit n’avoir pas
d’argent, ce qui amène les malfrats à procéder à
une perquisition. Ils se sont accaparés de son
porte-monnaie et de trois de leurs appareils
portatifs », écrit-il. Le confrère indique par
ailleurs que ces malfrats prirent la fuite en
tirant en l’air dès l’arrivée des secours mais
qu’un fut rattrapé et lynché par la foule. Les
deux autres dans leur fuite ont braqué une
voiture, l’ont vidé de ses occupants avant de
s’en accaparé.
Quand étude
et amour se bousculent : Deux fillettes de la
classe de 6e au CEG Hedzranawoé se
battent jusqu’au sang à cause d’un garçonnet
Cela s’est passé, nous
dit le journal, la semaine dernière. Selon notre
confrère, « une élève du CEG Hedzranawoé a
surpris chez son copain, une camarade du même
établissement. Vexée, elle traîna dehors sa
camarade et lui assena une paire de gifles.
L’autre répliqua par un coup de
poings. En ce moment,
le garçon intervient pour les séparer. Mais
c’était peine perdue. Les deux filles se sont
jetées dans une échauffourée indicible où
intervinrent dents, ongles, bref tout ce qui
pouvait servir à blesser l’autre. Il a fallu
l’intervention des gens de la maison pour que les
deux rivales soient calmées. Elles s’en sont
sorties très méconnaissables, les cheveux
défaits, le corps couvert de blessure » rapporte
t-il. Selon le confrère, les deux fillettes
furent le lendemain fessées au mât sur ordre du
directeur qui avait été mis au courant de
l’affaire. Le journal condamne le comportement de
ces deux filles qui vient confirmer aujourd’hui
que les élèves sont plus préoccupés par l’amour
que par les études. « Le copinage, pas mal ; mais
les études d’abord », estime le confrère qui, en
conseil, demande aux enfants de se maîtriser et
attendre le moment propice, même si le désir
sexuel domine quelque fois
Présidentielles 2005 en Centrafrique : Ange
Félix PATASSE candidat aux élections sera jugé le
22 décembre prochain par contumace
Titre le journal. En
effet, l’information est rapportée par l’AFP que
le confrère a traitée.
Fin de la
mission de Tabo M’Béki en Côte d’Ivoire : Quatre
propositions sanctionnent son pèlerinage
Le journal évoque ici les quatre points d’accord
contenus dans la feuille de route proposée
par Tabo M’Beki aux acteurs politiques ivoiriens
en vue d’accélérer le processus de paix lors de
sa mission en Côte d’Ivoire du 02 au 07 décembre
à la suite des derniers événements qu’a connus ce
pays de l’ouest africain., la réaction de Laurent
Gbagbo par rapport à cette proposition et celle
des ex-rebelles. A propos de la réaction du
président ivoirien, le confrère note que «
Laurent Gbagbo met en exécution sa réserve : la
soumission à étude référendaire de l’article 35.
Or de toute logique, si on parle de référendum,
on pense à l’unification du pays, voilà que le
pays est divisé en deux et le désarmement n’est
même pas encore amorcé. Suivant cette logique, le
plan de Gbagbo sur cet article est de nature à
s’adonner aux faux-fuyants. Gbagbo entendrait
gagner du temps et dribbler l’ONU des sanctions
en vue contre son pays le 15 décembre, délai pour
la Côte d’Ivoire de respecter ou non les accords
de Marcoussis et d’Accra ».
 |
|
LE POINT de la
semaine N°
20
Du mercredi, 15 décembre 2004
Conditionnalités de l’UE pour la reprise de la
coopération : Nouveau face à face
Pouvoir-Opposition ce matin
Pour parler de la rencontre du 15 décembre entre
l’opposition traditionnelle et la mouvance
présidentielle.
« Le décor étant planté ainsi planté, on peut parier que
le face à face de ce matin sera déterminant dans la mise
en œuvre des ‘’22 engagements en cohérence avec la
feuille de route’’ de l’UE pour une reprise totale et
effective de la coopération » avait souhaité le
confrère.
Conditions pour la reprise de la coopération
·
L’UE réaffirme la feuille de route
·
Le Togo perd 20 millions d’euros dans deux semaines, si…
Le journal nous apprend qu’ à quelques jours de
l’expiration du délai fixé par l’UE au Togo pour se voir
bénéficier de l’aide de l’UE, un rappel vient d’être
fait au gouvernement togolais. Le gouvernement devra
dans deux semaines fixer la date des prochaines
élections pour ne pas perdre les 20 millions des 40
millions d’euros restants au titre du 9e FED.
« C’est ce que vient de rappeler la commission
européenne au gouvernement togolais, en ce début de
semaine. En effet, selon le porte-parole de la
Commission Développement Jean Charles Ellerman qui
rappelle le contenu de la feuille de route, si le
gouvernement et la classe politique
‘’ne se seront mis
pas d’accord sur le cadre électoral et la date des
élections avant la fin de l’année, en principe, le Togo
perdra encore 20 millions d’euros’’ »,
rapporte le journal. Pour le confrère, « à deux semaines
seulement de l’expiration du délai et au regard des
lenteurs délibérément instituées par le pouvoir pour
régler les questions électorales dans le cadre des 22
engagements, le rappel de la feuille de route au
gouvernement est à comprendre dans le sens d’un signal
fort de l’UE au pouvoir qui donne l’impression de se
réjouir de la reprise, alors que visiblement il ne
manque pas d’imagination cynique pour entraver la réelle
reprise ».
Cependant, souligne le confrère, « il y a fort à parier
que le report du vote du code électoral controversé et
la nouvelle convocation de l’opposition traditionnelle
et la société civile pour discuter du cadre électoral,
traduisent la volonté du pouvoir RPT de faire profil bas
et d’écouter la voie de la raison et du consensus »
Kpota-Djifa Mort tragique de Gbadégbé Kossi : Bavure
militaire ou simple accident ?
S’interroge
Le Point de la
semaine.
Selon notre confrère, cette scène s’est passée le 30
novembre dernier aux environs de 20 heures 30 à
Kpota-Djifa une banlieue est de Lomé. Le confrère en
rapporte les faits : « A quelques mètres du marché, des
éléments en patrouille arrêtaient les véhicules pour
procéder aux contrôles de routine et surtout aux
fouilles. Quelques minutes plus tard, un chauffeur de
taxi arrive à bord de sa voiture au niveau des éléments
repartis en deux groupes. On demande à ce dernier de
s’arrêter. Selon les versions concordantes, le chauffeur
aurait refusé d’obtempérer. Mais rapidement rejoint dans
sa course par les éléments en patrouille, il aurait été
selon certaines sources, l’objet d’un sévère passage à
tabac auquel il n’a pu survivre. Quant à d’autres
sources, le chauffeur aurait trouvé la mort à la suite
d’une chute lorsqu’il fuyait ». Une autre version avance
la thèse des exactions commises par les forces sur le
taximan. Selon le confrère, arrêté une seconde fois
après avoir refusé d’obtempérer, « le chauffeur aurait
été extrait du véhicule et sévèrement passé à tabac. Ses
supplications n’ont rien donné. Lorsque ce dernier est
tombé sous les pluies de coups, les éléments auraient
pensé qu’il feignait le mort. Il aurait ainsi été traîné
vers le trottoir. De là, on lui a passé un lampion
brûlant au niveau des pieds. Mais aucun geste ni
mouvement n’auraient été relevés. C’est de là que le
constat aurait été établi que le chauffeur est passé de
vie à trépas ». Le journal indique par ailleurs que le
corps, retrouvé quelques jours plus tard à la morgue du
CHU- Tokoin, ne portait aucune lésion visible sur la
tête. Ce qui naturellement bat en brèche la version
selon laquelle le taximan aurait cogné sa tête contre
une pierre au cours de sa fuite. Mais alors, « peut-on
conclure à une bavure, ou s’agit-il d’un certain
accident ? » La question reste entière.
Dans sa rubrique Flash Cocktail : Patrouille ou
perquisition ?
Se demande notre confrère qui tente ainsi d’expliquer
ces deux mots qui respectent des normes judiciaires.
« ce qui nous amène à ce jour à cette explication de
mots est qu’ici on a vite fait d’assimiler les deux. La
patrouille n’est pas la perquisition. Mais ces
dernières semaines, la confusion a été plus grande que
les populations de Lomé et de sa périphérie ont été
soumises à de la perquisition plutôt que la patrouille
de routine qui était plus visible. Sans mandat de
perquisition, des domiciles de la périphérie de Lomé ont
reçu la visite nuitamment inopinée des hommes en
uniforme parfois, disent-ils, à la recherche des gens
ayant franchi la clôture ».
« La démarche des hommes en treillis est salutaire dans
la lutte contre l’insécurité grandissante dans le pays
mais quel type d’insécurité ces hommes peuvent repérer
dans les cantines, dans les chambres, dans les papiers à
ces heures de la nuit ? », s’interroge mon
confrère.
Des urnes actualisées pour le ‘’bitos’’
« La télévision nationale a montré lundi en
précipitation, des images de surprenants
‘’jeunes de
l’opposition’’
ayant ramené les urnes qu’ils avaient emportées durant
l’élection présidentielle du 1er juin 2003.
Et c’est le préfet du Moyen-Mono qui a en a été le
récepteur de ces urnes. De jolies urnes en plus, sans
détérioration ! Là où le grotesque montage frise la
démence, la frivolité, c’est la référence au contraste
abusé. Ces zones sont proclamées des zones de forte
allégeance au président Gnassingbé Eyadema. Le
Moyen-Mono fait partie des régions citées ayant voté
100% pour le Général lors de l’élection présidentielle
du 1er juin 2003. Ces urnes volées et
emportées par les ‘’jeunes de l’opposition’’
seraient-elles vides au point où elles n’ont pas pu
influer sur les résultats proclamés par la CENI du RPT ?
Où a-t-on trouvé les 100% alors que des urnes volées
n’ont été retrouvées que 18 mois plus tard ? Du pain sur
la planche pour les laborantins du
‘’bitos’’ »,
mentionne le journal
Des enfants sur dosés pour des moustiquaires gratuites
« L’acquisition gratuite de ces moustiquaires sur simple
vaccination donne lieu à des embouteillages montres au
lieu de vaccination mais aussi donne lieu à des
subterfuges. Autant d’enfants vaccinés, autant de
moustiquaires. Subitement certaines mamans se sont
retrouvées avec 4, 5 ou 6 moustiquaires dans leur
chambre. L’astuce est simple : il faut vacciner l’enfant
plusieurs fois », indique le confrère qui dit craindre
les risques de surdosages sur les enfants vaccinés
plusieurs fois
Le poison et la ‘’Gbass’’ en Ukraine
« Il y a comme du retour à l’antiquité comme ce qui se
passe en Ukraine. Le chef de l’opposition ukrainienne a
été empoisonné la semaine dernière. Il ne le serait
probablement pas par le fait de ses amis mais de ses
adversaires politiques….Nous croyions que
l’empoisonnement et la
gbass
sont des pratiques exclusivement africaines ! », écrit
Le Point
Djamdè, pas très loin de Sarakawa
« Il n’est pas inutile ni gênant de retrouver le
‘’miraculé de Sarakawa’’ aux côtés des partenaires ayant
pour projet de construire un hôtel à Djamdè. Djamdè
n’est pas très loin de Sarakawa, le lieu de l’accident
du 24 janvier 1974. Si l’idée n’a pas encore effleuré
l’esprit des faiseurs de régime jusqu’alors, c’est que
plusieurs choses leur ont échappé », écrit le confrère
pour parler de la pose de la pierre pour la construction
de cet hôtel par le chef de l’Etat  |
|
La Dépêche N° 253
Le bi-hebdomadaire n'a pas paru cette semaine
|
|
FORUM DE
LA SEMAINE
N° 31
Du jeudi, 16 décembre 2004
UE-Togo :
Navigation à vue : Le commissaire Louis Michel
sous d’intenses pressions de Lomé 2
Titre notre confrère dans sa manchette.« Le
commissaire européen au développement, M. Louis
Michel serait sous d’intenses pressions de Lomé
2. D’une cascade de délégations officielles
togolaises (du PM et les membres de son
gouvernement, au Président de l’assemblée
nationale en passant par des coups de fils
intermittents) Louis Michel est en train d’être
‘’cuisiné’’ en vue de reconnaître que le
gouvernement togolais a tout donné pour
‘’corriger le déficit démocratique à lui
reproché’’
et que ce sont les trois partis
‘’radicaux’’
de l’opposition qui
ne veulent la reprise de la coopération avec l’UE
qui font feu de tout bois pour dresser des
obstacles sur le chemin de la normalisation des
relations du Togo avec son principal partenaire
au développement », indique-t-il. Selon le
journal, « malgré ces intenses pressions, le
commissaire européen reste inamovible et demeure
imperturbable. Qui pis est, il semble plutôt
convaincu de la gravité de la situation dressée
par le récent mémorandum de l’UFC sur
‘’les modifications
unilatérales apportées par le pouvoir RPT au
code électoral et à la constitution’’ ».
Ces pressions peuvent-elles apporter quelque
chose dans la résolution de la crise togolaise.
Absolument rien, estime le confrère, quand on
sait que le mécanisme de prise de décision à
l’UE est complexe et qu’il ne suffit pas à un
seul commissaire fut-il en charge du dossier
pour que l’UE décide de reprendre sa
coopération. Le mieux selon lui, c’est que les
autorités togolaises se résolvent à satisfaire
aux conditionnalités de l’UE.
| | | | | | | | |