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12 décembre 2004

Revue de presse de la semaine du 6 au 12 décembre 2004
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Akekle le Scorpion Le Canard Indépendant
Le Point de la Semaine Nouvel Echo
Lomé devient-elle une base militaire française ? C'est ce que se demande Crocodile dans sa manchette avec une photo du président français Jaques Chirac. En effet, c’est la présence  des  bombardiers français qui ont sillonné toute la matinée du mardi 07 décembre 2004 dans « un vomissement assourdissant » et l’arrivée quelques semaines plutôt, c’est-à-dire le 21 novembre dernier  du bateau français  Foudre venant directement de Toulon ville française où est implantée la base navale, bateau à bord duquel se trouvaient près de 400 militaires de la Force d’élite   qui a suscité l’interrogation de notre confrère. Liant cette présence au renforcement des patrouilles dans la ville de Lomé  le journal estime que « le Togo est un pays de droit, et si sa capitale devrait servir de base militaire pour un pays tiers, cela devrait se faire suivant des normes légales. Au delà de l’accord de défense, l’assemblée nationale y doit légiférer, et si besoin est, un référendum pourrait même être organisé à cet effet » La presse dans son ensemble est revenue sur les menaces que font planer les autorités togolaise sur la presse privée comme en temoignent le  titre évocateur suivant: "La transe des ennemis jurés de la presse libre" (le regard), "Pitang Tchalla menace les engagements pris à Bruxelles ". La presse a aussi commenté la hausse des prix de carburant au Togo et le report du vote par l'Assemblée nationale du code électoral.

LE COMBAT du peuple N° 475
Du lundi, o6 décembre 2004

L’affaire des avions MIG 23 ivoiriens  M. Robert MONTOYA se comporte au Togo en territoire conquis Les dessous d’une opération noire
Avant donc d’aborder cet dossier, le confrère précise que ce n’est pas le première fois qu’il publie dans ses colonnes les travers et les abus de cet ancien gendarme français reconverti en trafiquant d’armes patenté, qui s’est installé à Lomé depuis des années sous le couvert d’une société civile de sécurité. Pour lui, « M. Montoya abuse de l’hospitalité togolaise et met dans l’embarras les plus hautes autorités togolaises en montant à partir de notre territoire des opérations noires. En effet, le rôle joué par cet homme dans cette scabreuse affaire d’hélicoptères et de MIG 23 venant de Côte d’Ivoire et en montage à l’aéroport de Lomé est l’illustration parfaite de son manque de sérieux » 

Indiquant alors avoir reçu très tôt des informations sur ce dossier, avoir su que l’Antonov 124 qui avait transporté les avions en provenance de la Côte d’Ivoire était reparti pour Benghazi en Libye, que les techniciens biélorusses avaient refusé de décliner leur véritable identité à l’hôtel où ils devaient loger, qu’ enfin lorsque le président de la République avait été informé, il était amer, le confrère pense qu’en vérité, « le Togo n’avait aucun intérêt à se mettre à dos, la communauté internationale, surtout que la France a prépositionné sur le même aéroport, des avions militaires de transport de troupes pour faire face, éventuellement en cas de nécessité, à l’évacuation de ses ressortissants en Côte d’Ivoire. Les autorités togolaises ne pouvaient pas se permettre de mettre la chèvre et le chou dans un même panier ».

En conséquence, le confrère estime alors que les autorités doivent tirer les conséquences pour l’avenir. « Les marchands d’armes qui sillonnent le continent africain et qui louent leur service en semant la zizanie et la mort sur leur passage, méritent autre chose que la complaisance »,  souligne le confrère         

Eclairage Relations UE-Togo :  Pourquoi une polémique autour de la reprise ou non de la coopération ?
S’interroge le journal. Le confrère note depuis le 15 novembre 2004 date à laquelle l’UE a mis fin aux consultations ouvertes le 14 avril 2004 en décidant d’abroger la lettre du 14 décembre 1998, « une polémique tous azimuts est née au sujet de la reprise ou non de la coopération entre notre pays et l’UE, comme si certains ont intérêt à ce qu’il n’y est pas de reprise » . Analysant le contenu de la lettre du 14 décembre 1998 et celle du 15 novembre 2004, notre confrère en conclut : « une chose est cependant acquise, ce qu’il y a levée de sanction. Du comportement de nos acteurs politiques-opposition et mouvance- dépendra la reprise totale de la coopération avec le déblocage des différents fonds qui attendent depuis des années notre pays »  

Corruption et indépendance de la justice au Togo : Les dessous d’un mal qui perdure
C’est le gros titre à la Une du journal. Notre  confrère a décidé ainsi de lever un coin de voile sur ce fléau,  la corruption, un mal  qui gangrène la justice togolaise et compromet dangereusement l’administration d’une bonne justice. Et il relève ici les causes ou si vous voulez les éléments constitutifs de ce mal. 

 Après avoir indiqué que la démocratie dans tous les pays repose sur trois piliers à savoir la liberté, la justice et l’alternance politique et que, si dans un pays la liberté et la justice sont une réalité, le problème de l’alternance politique ne se pose pas avec acuité, le journal en vient aux 22 engagements pris par le gouvernement togolais lesquels sont répartis également  en 3 volets, pour  noter que s’agissant du volet droits humains, c’est-à-dire de la justice et de son fonctionnement, beaucoup de chemin reste à faire. Car, pour avoir une bonne justice, il faut, selon lui,  qu’il ait des hommes déterminés, ayant la volonté de dire le droit ; ce qui n’est pas le cas du Togo malheureusement qui dispose d’une magistrature composée d’hommes et de femmes que le confrère  classe en trois catégories dont la première catégorie des magistrats constitue à ses yeux, la cause du mal. 

« Il y a d’abord, ceux dont les convictions politiques sont proches du pouvoir et qui, naturellement, comme cela se passe partout ailleurs, président les grandes juridictions. (Ils ne sont pas nécessairement les meilleurs, mais ils sont là).

Ensuite, les juges qui se battent pour l’indépendance de la justice, qui sont considérés comme opposants et qui ont été, presque dans leur grande majorité, envoyés à la cour suprême. Parmi eux, on compte les meilleurs. Mais ils ne peuvent pas influer sur le cours des choses.

Enfin, les jeunes magistrats de tous bords qui viennent d’accéder à la carrière et promus sans expérience à des postes de responsabilité, et les autres.

Nous nous faisons le devoir de cibler le degré de nuisance de la majorité des magistrats appartenant à la première catégorie.

En effet, il nous a été donné dans un passé pas très lointain, d’épingler ces magistrats, de publier sur eux des dossiers, preuve à l’appui et de faire la démonstration de leur compromission dans de sales dossiers. Mais tout ce passe comme si nous prêchions dans le désert.

La relation de compromission entre étrangers au Togo, particulièrement les Libanais, les Indo-Pakistanais,  les Ibos et certains magistrats sont des secrets de Polichinelle.

Nous ne voulons pas nous contenter d’écrire sans illustrer nos affirmations. Nous citerons un cas ; celui de M. Dabré Gbandjaba, Procureur Général près la Cour d’Appel de Lomé. Compromis dans une affaire avec des jeunes magistrats, les ‘’petits’’ ont écopé de sanctions mais lui-même a échappé aux mailles du filet. Cité à comparaître devant le Conseil Supérieur de la Magistrature, c’est plutôt le Conseil Supérieur de la Magistrature qui s’est retrouvé à Lomé 2 », relève-t-il. Une situation qui s’expliquerait par le fait, que selon Le Combat du Peuple, « il existe autour du président de la République des hommes puissants qui sont les parrains des magistrats et qui les protègent et les défendent en faisant croire qu’ils sont indispensables ». Mais là il y a péril, indique-t-il, « c’est que les jeunes magistrats appartenant à la 3e catégorie les voient faire, savent tout et naturellement, commencent à les copier. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le grand problème de la justice togolaise reste les magistrats eux-mêmes, surtout les plus anciens qui donnent, tous les jours que Dieu fait, des mauvais exemples. Dans ces conditions, on voit mal comment l’indépendance de la justice peut devenir une réalité dans notre pays ». Mais pour combattre le mal et assainir la justice, notre confrère pense qu’ « il faut la débarrasser de ceux qui donnent le mauvais exemple, c’est-à-dire des grosses têtes qui interviennent auprès des plus petits pour obtenir la libération des étrangers et autres gangsters qui étouffent notre société ». Et le confrère d’interpeller les hautes autorités du pays pour qu’ils se penchent sérieusement sur le cas de la justice car, dit-il, « un pays qui n’a pas une bonne justice ne peut pas bénéficier des investissements étrangers »       

Hausse du prix du carburant : Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas prévu de mesures d’accompagnement ?
Se demande Le Combat du Peuple. Evoquant les arguments avancés par le gouvernement pour justifier cette hausse des prix du carburant et la grogne suscitée au sein de la population par cette augmentation, le journal estime que dans des situations pareilles, « le gouvernement devrait faire en sorte que l’opinion soit d’avance préparée sur l’augmentation du prix sur le plan mondial et ses conséquences sur le plan national » Mieux, « il devrait trouver des mesures d’accompagnement et préparer les esprits à ce sujet ». Et le confrère se demande maintenant les mesures que le gouvernement entend prendre pour sauvegarder le pouvoir d’achat des Togolais 

Motion d"information
N'a pas paru cette semaine

AGNI L’ABEILLE N° 17
Du lundi, 06 décembre 2004

Augmentation des prix du carburant au Togo :  Le ministre explique sans convaincre. Et pourtant hier on jubilait pour la reprise de la coopération
Lit-on à la Une de notre confrère.  Pour le confrère, qui reprend donc quelques passages du communiqué du Ministre du Commerce, des Transports et du Développement de la Zone Franche justifiant cette hausse des prix du carburant, les explications du ministre sont « tardives, expéditives et non convaincantes, car on n’a pas donné l’occasion aux gens de comprendre quoi que ce soit ». A propos du tableau comparatif des prix appliqués dans certains pays de la sous-région établi par le ministre dans son communiqué, le journal indique : « le ministre a oublié de reconnaître que dans les pays voisins cités dans son tableau comparatif, il y a eu des mesures d’accompagnement prises par les autorités de ces pays eu égard à la dévaluation du franc CFA. Dans ces pays, les dirigeants pensent au bien-être de leurs concitoyens et savent les relations de cause à effet qui peuvent exister entre dévaluation du franc CFA et la flambée des prix sur le marché. Ils  ont dans ces pays augmenté le pouvoir d’achat de leurs électeurs considérés comme des êtres humains. Au Togo, c’est tout le contraire. Dix ans après cette dévaluation, le Togolais continue son parcours de combattant suite aux effets pervers qui ont été occasionnés à la hausse des prix des produits de premières nécessités ».

Le paradoxe, relève AGNI, « c’est que cette nouvelle hausse du prix du carburant intervient au lendemain de la levée des sanctions de l’UE contre le Togo. Les autorités ont piaillé sur tous les toits, célébré l’événement comme une victoire sur ceux-là qui sont des ‘’Togolais entièrement à part’’ ». Et le confrère se demande alors ce que la reprise de la coopération a apporté au peuple togolais miséreux.

Procès à Kara : L’agresseur du Préfet Pépa Yata condamné à la prison à vie  Voici le film du jugement
Sous ce titre, AGNI reprend  in extenso avec bien sûr indication de la source, l’article publié sur notre site sur ce procès.

Interview du Pr. Ayayi Togoata APEDO-AMAH, Secrétaire Général de la LTDH
’Me Agboyibo Yawovi et M. Olympio Gilchrist sont les seuls hommes politiques de l’opposition qui méritent l’appellation de leaders de par la représentativité de leur parti, le CAR et l’UFC »

Ici également, notre confrère a repris l’interview que nous avons accordée à M. Togoata Apédoh-Amah.

Nous remercions le confrère
Agni L’abeille pour l’honnêteté intellectuelle, car d’autres confrères ont, par le passé, repris nos articles en prenant soin d’en cacher la source ou pire en prenant soin de s’attribuer la paternité de nos travaux.

Le sida, un véritable fléau à combattre
Relevant les ravages que cause cette pandémie du sida dans le monde particulièrement dans les pays en voie de développement et devant le manque de remède pour guérir la maladie, même s’il n’est pas possible d’en mourir grâce à des antiretroviraux (ARV), notre confrère pense que le seul moyen de diminuer le taux de propagation demeure la prévention par la sensibilisation et  l’information « En Ouganda, par exemple des vastes campagnes d’information dans les années 90 ont fait chuter le taux de prévalence de 14% à 8% en 2000. Des mesures similaires  ont permis au Sénégal de maintenir au dessous de 1% le taux de séroprévalence parmi les adultes. Pourquoi pas au Togo ? Sommes-nous différents des ougandais ou des sénégalais ? Seule la prévention, la sensibilisation, la prise de conscience peuvent nous sauver, du moins poule le moment » souligne le journal

LE REGARD N° 416
 Du mardi, 07 décembre 2004

Pour mettre l’UE devant le fait accompli : L’Assemblée nationale autorisée à adopter le code électoral controversé
Titre à la Une Le Regard. Le journal nous apprend de  sources concordantes que, « le feu vert aurait été donné à l’Assemblée nationale, chambre d’enregistrement, d’adopter le code électoral boudé par les principaux partis de l’opposition. L’acte pourrait être posé aujourd’hui ou en tout cas avant la fin de la semaine sauf revirement de situation en dernière minute ». Ainsi, pense t-il que « les faucons du régime auraient donc réussi à imposer leur point de vue : adopter la loi malgré le rappel à l’ordre du Conseil de l’Union Européenne ». En tout cas, pour le confrère, « le pouvoir togolais aura donc brûlé des étapes importantes si l’assemblée adopte le code électoral de l’alliance RPT-CPP-PDR »

Par ailleurs, le confrère indique de source proche de l’assemblée nationale que « quelles que soient les retouches qu’on apportera à cette loi, elles ne prendront en compte aucune revendication venant des trois partis de l’opposition indésirable »

Le Togo de la coopération de l’UE à l’augmentation des prix du pétrole
Titre de son côté le confrère. Pour Le Regard, l’augmentation du prix du carburant en ces moments, « s’apparente à un étrange cadeau de Noël que le gouvernement a jugé bon d’offrir aux Togolais en ce mois de décembre ». Notre confrère ne comprend pas que le gouvernement veuille augmenter le prix du carburant alors que l’on s’attendait à ce que ce prix baisse à cause du pétrole Panou. Bien plus, le journal trouve un peu stupide la comparaison des prix avec ceux de certains pays de la sous-région puisque, dit-il, dans ces pays, « les salaires sont substantiellement élevés » alors qu’au Togo, « la grille salariale est restée la même depuis des années et pire, les avancements sont bloqués ».

« Cette augmentation survient quelques jours après que l’Etat-RPT eût demandé à ses ‘’forces vives’’ de se réjouir de la levée des sanctions de l’UE. Les populations en viennent à considérer que la reprise de la coopération proclamée par le gouvernement n’était en réalité qu’une manière de préparer les esprits à l’augmentation des prix des produits pétroliers et par ricochet à la flambée des prix sur le marché » mentionne le confrère.         

La ronde des griots ivoiriens : Laurent Dona Fologo et la grosse valise de Lomé 2
Le journal note que depuis plus de deux ans, Lomé la capitale du Togo est devenue un carrefour obligé des activistes proches de Gbagbo et rebelles qui viennent chez le Timonier pour la recherche de solutions à la crise qu’ils ont créée. Parmi ce beau monde, c’est le président du Conseil Economique et Social de la Côte d’Ivoire, ancien baron du PDCI-RDA M. Laurent Dona Fologo qui a attiré l’attention de notre confrère non seulement par la fréquence de ses visites, mais aussi par les propos qu’il ne cesse de tenir à l’endroit du président de la République togolaise. C’est ainsi qu’il nous apprend que, lors de sa derrière visite à Lomé 2, après les propos élogieux qu’il a tenus à l’endroit du Général-Président, M. Laurent Dona Fologo serait sorti avec une valise pleine de billets de banque.

« L’ancien baron du PDCI devenu coursier du président Gbagbo était à Lomé il y a quelques jours. Officiellement, il est venu demander au chef de l’Etat de continuer sa médiation. A l’issue de son séjour, il a multiplié des déclarations tapageuses sur les médias et qui laissent croire qu’il a été ‘’satisfait’’. Certains ont vite fait de lier ‘’l’enjaillement’’ de M. Fologo à un petit événement qui n’est pas passé inaperçu.

Au moment de quitter Lomé2 pour rejoindre son hôtel, l’émissaire ivoirien qui était entré les mains vides a vu son véhicule passer de l’autre côté pour être chargé d’une grosse valise. Le chef de l’Etat n’étant pas pour la solution militaire, on peut affirmer sans risque de se tromper que ce ‘’colis’’ ne contient pas des armes destinées à combattre les rebelles. On peut supposer que cette valise contient des dossiers mais cela ne convainc pas. En revanche, ceux qui ont vu la valise semblent convaincus qu’elle ne peut contenir que de l’argent », indique Le Regard.

Pour le confrère, « de tous les Ivoiriens qui sont très fréquents à Lomé, M. Laurent Dona Fologo est celui qui sait mieux embaumer le chef de l’Etat de louanges enchanteurs. A l’entendre parler du Timonier togolais, on a l’impression qu’avant d’entrer en politique, il a fait ses preuves en griotisme. L’homme n’a cessé de marteler qu’il n’y a que le Général Président seul qui puisse résoudre la crise ivoirienne. Au temps fort de la crise, lorsque les protagonistes ivoiriens s’étaient transportés à Lomé, il se faisait la vedette des médias publics togolais pour le compte du pouvoir ivoirien affirmant qu’il ne quittera pas Lomé sans avoir trouvé la solution pour la paix dans son pays. Aujourd’hui pour flatter le chef de l’Etat, il raconte à qui veut l’entendre qu’on aurait dû continuer la médiation togolaise au lieu d’aller à Marcoussis »    

La transe des ennemis jurés de la presse libre
Le Ministre de la Communication et de la Formation Civique avait organisé le 29 novembre dernier à son cabinet une rencontre avec certaines organisations de presse suite à certains écrits de la presse privée sur le drame du 20 novembre 2004. Le confrère revient sur cette rencontre puis que,  au cours de celle-ci,  le ministre a prononcé un discours dans lequel il sen est pris à la presse privée pour dérapages et dérives ; il a été suivi par certains confrères qui se sont pris également à leurs confrères pour manque de professionnalisme.

« Comme d’habitude, le ministre a sorti ses mots fétiches : ‘’dérapages’’, ‘’dérives’’ et c’est sa façon à lui, ‘’d’emmerder’’ la presse. L’adoption de la nouvelle loi sur la presse est devenue pour lui, un prétexte pour faire chanter les responsables des médias privés….. Mais le plus ridicule, c’est que des adeptes de monsieur le ministre se sont mis en transe contre des confrères. Pour la circonstance, ceux qui avaient plus besoin de balayer devant leur propre porte se sont découverts le talent de déontologues sacrés. Le philosophe n’avait pas tort quand il disait que ‘’celui qui se trompe ou le fou qui se rend pour roi croit aussi que ses errements correspondent à la réalité’’ ». Reprenant quelques passages de la communication du Prof. Serge Balima aux assises de l’union internationale de la presse francophone sur le journaliste professionnel qui disait en substance : le journaliste professionnel est celui qui observe le principe selon lequel les témoignages diversifiés garantissent……, et s’interdit d’accepter le rôle de ‘’godillot’’, de flatteur à gage et il refuse de se laisser instrumentaliser, le confrère pense que les journalistes du privé n’ont pas été moins professionnels dans leur démarche puisque, lorsque le 20 novembre dernier, « le ministre Agba avait empêché les journalistes du privé de satisfaire leur curiosité, certains se sont rabattus sur d’autres sources, proches du personnel médical et d’autres pour recueillir des témoignages qui ne constituent pas une source officieuse. Refusant d’être comme tant d’autres des ‘’godillots’’ et des flatteurs à gage, des confrères ont tenté de découvrir les informations du jour que cachent les puissants du gouvernement ». « Est-ce la presse qui a financé le transport des marcheurs crève-la- faim depuis l’intérieur du pays pour les diriger vers la résidence du chef de l’Etat sachant bien qu’elle ne peut contenir tout ce beau monde ? » se demande le journal pour qui, « rien, alors ne justifie les récriminations immondes contre des confrères qui n’ont fait que leur travail ». Alors souhaite-t-il  que s’estompe le chantage car, le code de la presse qu’on chante tant ne doit pas être utilisé comme un instrument de chantage. En tout état de cause, conclut le confrère :   

« C’est trop facile de parler tous les jours de dérives et de dérapages comme si l’ensemble de la presse n’est faite de ‘’dérapeurs’’ impénitents. La loi est là. Elle prévoit des peines contrairement à ce qu’on laisse croire. Il faut l’appliquer. Si tant est que la justice ‘’s’indépendantise’’ comme on nous le jure, pourquoi ne pas engager des poursuites contre des journalistes présumés ‘’dérapeurs’’ pour qu’ils répondent de leurs actes devant les tribunaux compétents. Toute autre forme de procès n’est qu’accusation gratuite, voire politicienne »     

Togo- Burkina, ça va toujours mal !
Indique 
Le Regard  se basant sur une information rapportée  par Jeune Afrique l’Intelligent qui affirme qu’ en dépit de l’insistance de Blaise Compaoré et de Abdou Diouf, le Président Eyadema ne s’est pas rendu à Ouaga. Une décision prise début octobre. Gnassingbé Eyadema se disant ‘’fatigué’’ des ingérences de son voisin du nord. Cette information, selon notre confrère, contredit le site officiel du gouvernement togolais qui avait justifié d’une part,  ce boycott par le deuil national décrété suite à la mort des manifestants à Lomé 2 et d’autre part,  interprété la visite d’un ministre burkinabé au chef de l’Etat comme le signe de la décrispation et d’amélioration des relations entre le Togo et le Burkina Faso. «Drôle d’amélioration des relations », estime le journal  qui trouve  quand même surprenant qu’un média étranger soit plus informé à Lomé 2 que les médias officiels.

AKEKLE LE SCORPION N° 249  
Du lundi, 06 décembre 2004

Cupidité portée à l’extrême :Trois hommes à la recherche du gain facile transformés en cochons par un charlatan
C’est le principal titre à la Une du journal avec les photos des trois hommes à moitié  homme et moitié cochon, du charlatan et du 4e homme qui a pu échapper parce que,  parti sur la demande du charlatan, chercher  dans la bourse des herbes spéciales. Selon notre confrère, cette scène s’est passée à Ibadan au Nigeria.

« Avides du gain facile, quatre hommes vont voir un féticheur et lui demandent de faire tout ce qui est en son pouvoir pour les rendre riches. Le féticheur leur propose de les transformer en cochons pour 7 jours durant lesquels des rituels seront effectués et ainsi leur objectif sera atteint. Les quatre hommes n’en  croient pas leurs oreilles ! Devenir riches en si peu de temps ? Quoi de plus bon que ça ? Les quatre hommes sont fortement excités et acceptent la proposition du charlatan. Ce dernier, joignant l’acte à la parole, transforme trois des quatre hommes en cochons et les garde dans l’arrière cour de sa maison en attendant les cérémonies. Le quatrième, quant à lui, doit aller, sur la demande du féticheur, hors de la ville et revenir le 8e jour muni des herbes spéciales. Le jour suivant le féticheur meurt. Le 8e jour, le 4e homme parti à la recherche des herbes, revient et trouve le féticheur sans vie alors que ses compagnons sont toujours à l’état de cochon », écrit le confrère qui indique par ailleurs que les autres charlatans appelés à la rescousse de ces trois hommes n’ont réussi  qu’à les transformer en moitié homme en moitié cochon. « Qu’ils s’en servent et cessent de courir derrière l’argent de peur que le pire ne leur arrive », conclut le  journal. ‘’L ‘or noir’’, casse-tête pour les loméens.

·        On hausse les prix des produits pétroliers sans préavis !
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Les Togolais désemparés se demandent que faire
Evoquant les remous et réactions que cette décision inattendue a suscité dans les secteurs des  transports et  associations de la société civile, le confrère estime qu’ « il est urgent que le gouvernement, après avoir procédé à la hausse unilatéralement des prix des prix du carburant, prenne des mesures d’accompagnement pour soulager les souffrances de la pauvre population togolaise en cette fin d’année » car « le gouvernement n’est pas sans savoir que le Togo est le seul pays à n’avoir pas bénéficié des mesures d’accompagnement suite à la dévaluation du Franc CFA en 1994. Tous les autres pays qui auraient procédé à la prise de la même décision et dont parle le communiqué du gouvernement, quant à eux, bénéficié de ces mesures d’accompagnement ».

Sorcellerie, accident ou simple coïncidence : Une élève du CEG Anfamé gifle sa copine qui meurt sur le coup
La scène se serait déroulée le 26 novembre dernier à Afamé-Agbokomé un quartier populaire au sud est de Lomé. C’était suite à une dispute entre Kissi Amivi Clémence13 ans la victime, revendeuse  d’Akpan (boule de pâte) et Daga Clémence l’élève âgée également de 13 ans. Selon notre confrère, la victime Amivi, la revendeuse d’Akpan revenait de son commerce quand elle fut suivie par Daga que quelqu’un appelait par derrière. Croyant que Daga n’entendait pas les appels, elle lui demandait si ce n’était pas elle qu’on appelait. L’élève répondit de manière violente à Kissi qu’elle n’avait pas à se mêler des affaires qui la concernent pas. C’est en ce moment  que commença la dispute. « Alors  la tante de la victime qui était de passage, était intervenue pour séparer les deux filles. Celle-ci s’enquérait du motif de la querelle quand tout à coup, Daga Clémence frappa son adversaire sur le visage. Cette dernière, du coup, tomba à la renverse et perdit connaissance. La tante cria à l’aide, mais avant qu’on ait pu faire quoi que ce soit pour sauver la petite Clémence, elle rendit l’âme », rapporte le journal qui indique par ailleurs que la petite Daga auteur du coup mortel aurait confié aux gendarmes que celle qu’on avait vu après le coup n’était pas vraiment elle, qu’elle autre avait disparu. « Ce témoignage porte à croire que la coupable était détentrice d’un esprit maléfique qu’elle aurait  utilisé pour tuer son adversaire », conclut le journal.

Renforcement musclé de la patrouille à Lomé: Des populations tabassées à Adakpamé, Adamavo, Togomé 
« Depuis un certain temps, on remarque un renforcement gigantesque de la patrouille, situation qui terrorise les populations. A Adakpamé, Adamavo et Togomé, c’est le passage à tabac systématique sans sommation. Nul ne comprend ce qui se passe vraiment. Dans la nuit du 02 décembre dernier, dans le quartier Kagomé, une patrouille déchaîne aux environs de 20 heures et disperse par des coups de bâton la population. Tandis qu’à Adakpamé et à Togomé, des gens ont été sans scrupule tabassés », rapporte Akekle qui se demande alors : «  Que veut-on donc en semant la terreur dans les populations ? Doit-on avoir peur partout ? »

LE POINT de la semaine N° 19
Du mercredi, 08 décembre 2004

Interview du Président de l’UFC, Gilchrist Olympio
: ‘’Il est temps de mettre fin aux coups de force répétés du régime RPT’’
Suite à décision de l’UE en date du 15 novembre dernier, Le Point de la semaine a approché le leader de l’UFC M. Gilchrist  Olympio qui se prononce sur cette décision en abordant également les autres sujets préoccupants notamment la problématique de la reprise du dialogue national, la participation de l’UFC aux prochaines échéances électorales, la tenue du conseil national de l’UFC, l’implication de l’UFC dans le débat politique etc.

Report du vote du Code Electoral : Une victoire de l’opposition sur le pouvoir RPT 
Le Point nous apprend que la 10e séance plénière de la 2e session ordinaire de l’année qui devait se tenir le mardi 7 décembre 2004 avec pour point à l’ordre du jour le vote du code électoral, a été reportée à une date non encore fixée. Selon certaines sources que le confrère a pu glaner, « le pouvoir aurait cédé à d’énormes pressions extérieures pour renoncer au vote du code électoral controversé ». Mais, pour certains observateurs, ajoute le confrère « le report du vote du code électoral répond à une certaine volonté du pouvoir de respecter les conditions posées par l’UE en vue de la pleine reprise de sa coopération avec le Togo ». Qu’à cela ne tienne, mais pour Le Point, « c’est une première victoire pour le CAR, la CDPA et l’UFC »

Lomé en état de siège ?
Se demande mon confrère. Faute d’explication sur ces militaires en armes aux divers carrefours  et dans certaines rues à bord des pick up sur lesquels sont placés des mitrailleurs, les spéculations vont train.  Le  confrère en rapporte : « certains Loméens attribuent cette situation à l’annonce du retour prochain de l’opposant Gilchrist Olympio. D’autres par contre pensent à la sécurisation habituelle offerte à grand renfort d’intimidation dans certains quartiers supposés névralgiques de la ville de Lomé à quelques semaines de la célébration du 13 janvier »

Dans sa rubrique Flash Cocktail démarrée il y a deux semaines, on retrouve :   Pour éviter les trous il faut choisir son trou
Le confrère évoque ici l’état de dégradation avancée des routes du Togo. L’état piteux de la ville de Lomé après quelques averses et de la Nationale N° 1. Et le confrère prend pour exemple le tronçon Kanté-Dapaon où dit-il, tout est trou. « Et dire que des dirigeants au sommet de l’Etat actuellement en fonction empruntent ce tronçon pour leurs multiples recours électoralistes au bercail », s’indigne t-il

Bientôt le second vent de l’Est vers le Sud
Pour parler des mouvements qui se passent en Europe de l’Est notamment en Georgie, Serbie et Ukraine à la suite des élections. Pour le journal, il y a eu un premier vent, celui, dit-il,  qui avait décapité l’URSS, ses icônes et détruit le mur de Berlin avec pour conséquence l’ébranlement des régimes dictatoriaux  à l’Est et au Sud.

« Un second vent est toujours annoncé à l’Est. Il s’agit de la transparence dans l’organisation des scrutins et le respect du verdict des urnes. En Georgie et en Serbie, ‘’ceux qui y étaient, voulaient rester’’. La population s’est mobilisée pour dire non à l’usurpation et ils sont contraints à céder. Actuellement en Ukraine ce sont les ‘’Viktor’’ et les ‘’Leonid’’  qui se battent par partisans interposés pour la reconnaissance du verdict populaire », écrit le confrère « Ce nouveau vent prendra-t-il la direction du Sud ? » se demande t-il.

Pitang Tchalla menace les engagements pris à Bruxelles
« ‘’Nous avons voté cette loi pour vous aider. Elle n’est pas irréversible. Si vous ne faites pas ce que nous voulons, on avisera’’. Cette seule phrase, sortie de la bouche du Ministre porte-parole du gouvernement, est révélatrice d’une certaine amertume, d’une certaine mort de l’âme, à œuvrer pour la mise en œuvre effective des engagements du Togo à Bruxelles. … Si le ministre est capable de revenir sur son code, c’est que l’ensemble de l’exécutif est capable de dénoncer les acquis en matière de respect des libertés fondamentales et de la démocratie », mentionne le journal.

Allégations d’intoxication à la société Marox La direction s’explique 
Le confrère rend compte de la conférence de presse organisée le samedi 04 décembre par la direction de la Société Bena Développement ex Marox suite aux rumeurs d’intoxication dont certains agents d’une société de la place auraient été victimes après consommation des sandwich achetés à Marox. « Les démonstrations faites sur place par les techniciens du service d’hygiène lors de la rencontre tendent à rejeter en bloc toutes les accusations », conclut le confrère

La Dépêche N° 253
Du mercredi, 08 décembre 2004

Hausse des prix pétroliers : Que veut le gouvernement de Koffi Sama ?
Se demande La Dépêche. Tout en dénonçant cette mesure qui vient une fois encore d’asséner un coup de massue au peuple togolais, le journal se tourne vers les syndicats qui, non seulement brillent par leur silence face à cette décision du gouvernement, mais ont appelé les gens à la retenue.

« Notre pays regorge de plusieurs syndicats de conducteurs de véhicules et de taxi-motos. Mais à l’annonce de la hausse des prix, personne n’a osé lever le petit doigt pour réclamer quoique ce soit. Plutôt les responsables de nos syndicats ont appelé leurs camarades à la retenue. Ce qui est sûr c’est que très bientôt nous allons suivre sur nos écrans de la chaîne de télévision nationale les syndicats et leurs chauffeurs remercier le chef de l’Etat pour ses bienfaits », souligne le journal.   

Commission anti-corruption :  Qui peut arrêter les dérives de M. Assiongbon Folivi ?
S’interroge notre confrère à la Une de son édition. En effet, cet article qui est en quelque sorte une réponse à M. Folivi Assiongbon, a été suscité par le droit de réponse que le président de la commission anti-corruption a envoyé au journal suite à un autre article sur cette même commission. Pour montrer les dérives de la commission anti-corruption, notre confrère reprend la  mission  assignée à  la commission  anti-corruption lors de sa création par le décret N° 2001-160/PR du 16 septembre 2001. « A l’œuvre, la commission anti-corruption est passée  à côté de sa mission. L’improvisation, la légèreté, la passion et les règlements de compte, tels sont les abus de notre commission anti-corruption », écrit le confrère. Pour les besoins de la cause, le confrère rappelle ce qui avait suscité son dernier article  notamment les accusations injustes portées sur l’ex- SG de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) M. Yakas TCHOHOU et certains responsables de cette institution. Et le journal démontre par des arguments techniques et arithmétiques que M. Folivi a fait usage de faux  puisque le cabinet requis chargé de faire l’audit n’a pas utilisé les procédures de travail des cabinets internationaux. S’agissant du droit de réponse que M. Folivi lui a fait parvenir, le confrère se réjouit de ce que M. Folivi, journaliste de formation, ait jugé bon aujourd’hui de lui envoyer un droit de réponse puis que,  à un article sur la commission, M. Folivi n’avait trouvé mieux que faire comparaître son ancien directeur devant deux généraux. Et lui apporte des éclairages sur les points qu’il a niés dans son droit de réponse. Le journal, pour terminer, se dit disposé à apporter toutes les preuves sur les points réfutés par le président de la commission anti-corruption. 

Qui êtes-vous Monsieur Michel Scarbonchi ?
Coup de projecteurs sur le personnage et réseau françafrique auquel doit certainement appartenir Michel Scarbonchi 

FORUM DE LA SEMAINE N° 30
Du jeudi, 09 décembre 2004

Hausse du prix du carburant
·        La CDPA dénonce 9 milliards de prélèvement supplémentaire
·       
Pour l’ATC, le gouvernement a pris de cours les consommateurs

Sous ce titre à la Une Forum de la Semaine publie les communiqués de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et de l’Association Togolaise des Consommateurs suite à l’augmentation par le gouvernement togolais des prix du carburant.

Après un certain nombre de questions qui méritent des éclaircissements, la CDPA demande au gouvernement togolais de :- reconsidérer de manière plus rigoureuse et transparence la structure des prix, -renoncer à profiter de la hausse du prix du brut pour alourdir les prélèvements qui pénalisent les consommateurs togolais et précarisent davantage leur condition de vie. Le parti du Prof. Gnininvi, en prenant le peuple togolais à témoin, attend du gouvernement une décision visant à revoir à la baisse les prix des produits pétroliers.

Quant à l’ATC, tout en appelant les opérateurs économiques, les syndicats des transporteurs et de conducteurs et des commerçants à faire preuve de solidarité nationale afin de ne pas se servir de cette hausse pour augmenter abusivement le prix des produits de consommation, des biens et services, demande au gouvernement d’ultimes efforts pour revoir à la hausse les revenus (salaires, pensions, allocations, bourses etc.) des Togolais et baisser les nombreuses taxes sur les produits de consommation importés  

Mystérieux vol de documents à la CEB
La chose, dit le journal,  aurait pu passer inaperçue s’il ne s’agissait de « la disparition de tous les documents ayant trait au projet de réfection du barrage d’Adjrarala dans le Nord Togo ». C’est à la fin de la semaine dernière, indique notre confrère, que le forfait a été commis. « Tous les documents et disquettes ayant trait au projet avaient disparu. Mais ce qui a le plus frappé les curieux est qu’aucune porte ni serrure n’aient été forcées », rapporte le journal. Une  enquête a été diligentée pour faire la lumière sur cette disparition de documents. Mais selon le journal, les gendarmes au lieu d’orienter leurs enquêtes sur les employés de la CEB, ce sont les pauvres agents de sécurité et de maintenance que les gendarmes ont  marqué à la culotte. « N’y a-t-il pas par hasard de gros sous derrière ce projet pour susciter ces méthodes mafieuses à fort relent de concurrence ? Qu’est-ce qui en résultera si d’aventure on ne retrouve ni les dossiers ni le ou les coupables ? » s’interroge notre confrère.  

Lomé sous haute surveillance militaire :  Ces militaires déserteurs qui font peur au pouvoir
Le renforcement des patrouilles militaires à Lomé ces derniers temps suscitent des commentaires les plus fous dans la population de Lomé.  Certains attribuent ces patrouillent à l’annonce du retour de l’opposant Gilchrist Olympio, d’autres insinuent que c’est la sécurisation de Lomé à la veille de la célébration du 13 janvier. Forum de la Semaine pense pour sa part que, outre ces raisons évoquées, ce sont les militaires déserteurs ( dont une liste est publiée) qui seraient  la cause de ces patrouilles. Aussi reprend-il le passage de Jeune Afrique l’Intelligent qui justifiait le boycott par le chef de l’Etat togolais du 10e sommet de la Francophonie tenu au Burkina Faso. « Ingérence ici signifie beaucoup dans le dictionnaire des arcanes de Lomé 2. Du Lieutenant Colonel Kuma Biténiwé, en passant par ceux sur la liste ci-dessous, la peur de Lomé 2 va grandissant. Lomé 2 a souvent, (et continue d’ailleurs de la faire) accusé son ‘’voisin du Nord’’   de s’ingérer dans ses affaires en abritant ces déserteurs de l’armée togolaise, qui selon certaines sources ne sont d’ailleurs pas tous au Burkina. Mais connaissant plus que bien le Lieutenant Colonel ‘’Bit’’ le pouvoir togolais ne cesse de prendre des ‘’mesures appropriées’’ en vue de parer à un éventuel débarquement de sa ‘’troupe’’ », écrit-il

Litige foncier Collectivité Figah / Collectivité Tomélan et Dégan : Le cadastre délivre un titre foncier malgré l’opposition des décisions de justice
Forum de la Semaine voudrait à travers cet article de société dénoncer la corruption qui règne au sein de l’administration publique togolaise, sinon comment comprendre qu’en dépit des décisions de justice déniant tout droit à une partie dans un litige foncier,  que cette partie puisse obtenir un titre foncier auprès des services du cadastre et de la cartographie nationale.

C’est ainsi que notre confrère nous parle ici d’un litige foncier qui oppose deux collectivités, la collectivité Tomélan et Dégan et la collectivité Gozo représentée par M. Figah Kossivi, lequel litige a connu une suite  par deux décisions du tribunal et de la cour d’appel de Lomé : jugement N° 720 du 30 août 1994 et arrêt N° 64/96 du 28 mars 1996. Par ces deux décisions, le tribunal et la cour d’appel ont confirmé la propriété exclusive des parcelles litigieuses à la collectivité Gozo. Selon le confrère, les collectivité contestant les deux décisions, se sont pourvues en cassation devant la cour suprême de Lomé qui a, par une décision  N° 10 du 25 mai 1998, ordonné le sursis à exécution de l’arrêt de la cour d’appel. Mais en dépit de cette décision, indique le journal, les collectivités Tomélan et Dégan ont procédé à des ventes des lots dont les jugements cités plus haut les dénient tout droit de propriété. « La question qui se pose alors est de savoir par quelle alchimie les acheteurs auprès de ces collectivités déboutées par la justice en première et deuxième instances ont pu obtenir le titre foncier pour un terrain dont elles ne sont pas propriétaires ? Comment peut-on délivrer un titre foncier d’un terrain alors que l’on a devant soi une opposition clairement et légalement formulée ? » se demande alors le journal. Il semble, à en croire  le journal,  que cette situation anormale serait due au fait que des barons auraient acquis des parcelles sur ce domaine et qui imposeraient et faciliteraient l’obtention des  titres fonciers.      

La LTDH dénonce une campagne de terreur sur les quartiers Est de Lomé
Le confrère publie un communiqué de la LTDH dénonçant la campagne sanglante de terreur des forces de sécurité dans certains quartiers de Lomé

La star du football veut devenir chef d’Etat Georges Weah Président du Libéria ?
C’est un article de Koceila Bouhanik que Forum de la Semaine a repris.

CARREFOUR N° 413
Du jeudi, 09 décembre 2004

Echec d’un passage en force : L’Assemblée RPT dissuadée d’adopter un code électoral controversé
Titre de son côté Carrefour à propos du report sine die de la 10e séance plénière de l’assemblée nationale qui devait avoir à l’ordre du jour  des discussions sur le projet de la loi électorale adoptée le 14 octobre dernier par le RPT et ses partis alliés la CPP et le PDR. Même si la date de la prochaine séance de l’assemblée n’a été avancée, ni les raisons de ce report données, Carrefour pense comme les autres confrères que ce report serait consécutif aux pressions extérieures dont le pouvoir RPT serait l’objet. Mais il estime que « le report de l’adoption du code n’est la victoire d’aucune des parties mais une hauteur d’esprit qui appelle à des réflexions politiques plus poussées, plus courageuses et plus responsables ». Pour lui, « la démarche ne doit pas s’arrêter au simple report mais l’on a hâte des initiatives beaucoup plus courageuses de la part du gouvernement et du pouvoir ».

Montée en flèche du prix des produits pétroliers : Il fallait d’abord préparer l’opinion
Notre confrère avait, dans sa dernière parution, traité de la hausse subite des prix, des remous occasionnés par cette hausse dans certains secteurs et de ses conséquences sur le panier de la ménagère vu la précarité de la situation sociale du Togolais. Aujourd’hui, il revient sur les arguments avancés par le ministre du commerce pour justifier la hausse des prix. Des arguments qui, selon le confrère, peuvent se comprendre mais, « il n’empêche que le gouvernement communique et explique justement à la population ce ‘’sacrifice bienveillant’’ qu’il a consenti pour elle pendant deux mois (le ministre aurait dit qu’en principe, cette augmentation devrait intervenir en octobre mais que, c’est à cause de la rentrée qu’on a dû la reporter pour décembre) ». »Les Togolais ressentent l’urgent besoin que leur gouvernement les place véritablement au centre de ses politiques et actions. Que d’amples et véridiques informations leur soient officiellement données à temps avant que des mesures qui les concernent dans leur vie de tous les jours soient prises » souhaite le journal   

Au-delà des polémiques sur la reprise de la coopération avec l’UE : Le vrais enjeux pour le peuple togolais : Des élections transparentes
Analysant la situation d’après 15 novembre et l’ambiance qui règne du côté du pouvoir où on semble célébrer une certaine victoire  et la précipitation avec laquelle on veut adopter le code électoral controversé, le confrère pense que probablement les Togolais seront appelés à des élections législatives et locales sur la base de son code. C’est pourquoi, notre confrère pense qu’il faut faire une distinction entre un bon code et la victoire aux élections. Car aux élections législatives de  1994 et présidentielles de  1998 et 2003 malgré le fait que les différents  codes n’étaient pas parfaits, cela n’a pas empêché l’opposition de gagner ces élections. Tout réside, selon le journal, d’une part de la volonté de l’autorité qui organise les élections et d’autre part de la mobilisation populaire. Il incombe, selon notre confrère, aux partis politiques d’être vigilants ceci « par la sensibilisation et la mobilisation des militants et sympathisants pour l’inscription sur les listes électorales, le retrait des cartes d’électeur, la participation effective au vote et la présence lors des dépouillements des urnes ». Relevant que c’est le bas peuple qui subit les effets amers de la suspension de la coopération, Carrefour pense que l’opposition doit acculer le pouvoir sur le terrain où il peut lâcher du lest, le champ électoral notamment. Aussi doit-elle être mobilisée et vigilante car, tout semble indiquer qu’elle s’est muée dans un silence en se contentant de simples communiqués alors que le RPT est entrain de préparer le terrain par la redynamisation de ses structures de base. 

« Le monde tourne, le Togo aussi, et nos problèmes évoluent en conséquence. Il faut en ce moment crucial de notre parcours politique, savoir lâcher certaines ombres (somme toute légitimes) comme les grands principes et plutôt s’atteler à dompter la vraie proie(réaliste) comme les prochaines consultations électorales qui se profilent à l’horizon », écrit le confrère. Une sorte d’invite à l’opposition pour qu’elle participe aux élections prochaines quel que soit le code.

CROCODILE N° 702
Du jeudi, 09 décembre 2004

Lomé devient-elle une base militaire française ?

Titre notre confrère dans sa manchette avec une photo du président français Jaques Chirac. En effet, c’est la présence  des  bombardiers français qui ont sillonné toute la matinée du mardi 07 décembre 2004 dans « un vomissement assourdissant » et l’arrivée quelques semaines plutôt, c’est-à-dire le 21 novembre dernier  du bateau français  Foudre venant directement de Toulon ville française où est implantée la base navale, bateau à bord duquel se trouvaient près de 400 militaires de la Force d’élite   qui a suscité l’interrogation de notre confrère. Liant cette présence au renforcement des patrouilles dans la ville de Lomé  le journal estime que « le Togo est un pays de droit, et si sa capitale devrait servir de base militaire pour un pays tiers, cela devrait se faire suivant des normes légales. Au delà de l’accord de défense, l’assemblée nationale y doit légiférer, et si besoin est, un référendum pourrait même être organisé à cet effet »

Après des tentatives d’extradition du Bénin 11 militaires togolais se réfugient aux USA
Crocodile
nous apprend que 11 militaires togolais et quatre civils et leurs familles exilés au Bénin  suite aux troubles sociopolitiques de 1993 et détenus depuis janvier 2004 au commissariat central de Cotonou ont quitté samedi 27 novembre l’aéroport international de Cotonou pour les Etats Unis. Ils seraient arrivés au pays de l’oncle Sam le 30 novembre. Ce voyage, à en croire notre confrère, serait organisé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). « C’est une page faite de cauchemars qui vient d’être tournée pour ces réfugiés militaires et leurs familles qui doivent désormais faire leur vie aux USA comme leurs camarades de lutte et leurs familles qui sont déjà là-bas », souligne le journal.  

Augmentation du prix des carburants : Le gouvernement entretient la zizanie au sein de la population
Le confrère évoque ici  les bagarres et altercations entre usagers de la route et conducteurs de taxi et taxi-moto suite à une hausse anarchique des tarifs de transport par les derniers sans qu’aucune décision ministérielle ne vienne modifier les anciens tarifs. « Pourquoi ne pas accompagner la décision d’augmenter des prix des carburants, de mesures relatives aux tarifs de transport afin d’éviter ces déconvenues et ces malentendus prévisibles qui commencent déjà par se faire jour au sein de la population dont le gouvernement ne cesse d’attiser la misère et la colère ? », se demande le confrère.

LE CANARD Indépendant N° 30
Du vendredi, 10 décembre 2004

Poursuite de la mise en œuvre des 22 engagements 

·       
l’UE retarde l’arrivée d’une mission à Lomé  
·        l’Assemblée Nationale reporte le vote du code électoral

Deux faits significatifs qui se sont passés cette semaine dans la poursuite de la mise en œuvre des 22 engagements que notre confrère a relevés. Rappelant la position de l’UE par rapport au cadre électoral qui devra être acceptable par tous, le confrère dit ignorer, « faute d’un arbitrage de l’UE, si le projet de loi est considéré comme étant ‘’acceptable par tous’’. Cependant, d’après certaines informations, le report de la séance de l’assemblée nationale est consécutif à ‘’un faisceau d’interventions’’ ». Ce qui, selon le journal, « porte à croire que le projet de loi est encore susceptible d’être amélioré en tenant compte de certaines exigences des partis du ‘’Front de refus’’ ». A propos de la mission qui devait arriver à Lomé, le journal indique : « Une mission de l’UE était ‘’envisagée’’ à Lomé. Mais elle a été retardée au dernier moment. Selon une source digne de foi, cette mission devrait séjourner du 08 au 11 décembre 2004 au Togo. Selon une source proche de la délégation de l’UE à Lomé, il s’agit d’une ‘’mission de suivi de la mise en œuvre des 22 engagements en cohérence avec la décision du conseil européen du 15 novembre 2004’’. Sur le mandat de cette mission, la même source précise qu’elle viendra pour ‘’faire l’évaluation dans la poursuite de la mise en œuvre des 22 engagements en conformité avec la feuille de route du 15 novembre 2004’’ ». En attendant que la mission envisagée n’arrive à Lomé, -elle peut arriver à tout  moment, comme l’a indiqué un diplomate- le confrère invite le gouvernement à poursuive les réformes contenues dans les 22 engagements et la nouvelle feuille de route pour une reprise totale de la coopération     

La police nationale confrontée à une nouvelle affaire de drogue :Trois officiers de police mis aux arrêts
Nous apprend notre confrère, de source proche des familles de ces trois officiers. Selon le journal, « les trois hauts gradés de la police seraient accusés d’avoir détourné une partie d’une saisie de drogue dure opérée sur les Ibos ».Et toujours de source proche de leur famille, indique Le Canard Indépendant « les trois officiers seraient détenus dans des conditions d’une extrême rigueur ». Par ailleurs, le journal précise qu’il n’a pu avoir la version de la police sur cette affaire parce que, ayant vainement tenté. 

Renforcement des patrouilles dans les quartiers de Lomé : Des hommes en calotte et godillot terrorisent la population
Titre de son côté Le Canard Indépendant. Pour en venir au cas qui préoccupe, le journal rappelle que la ville de Lomé et ses quartiers  périphériques ont été un certain temps, le théâtre d’une insécurité où des crimes crapuleux, des braquages et des vols à main armée ont été commis. Cette situation avait amené la presse a dénoncé l’indifférence et l’incapacité des autorités à assurer la protection de leurs concitoyens. Comme pour, dit-il, « répondre à la presse, les autorités ont déversé ces derniers temps, des forces de désordre, pardon des forces de l’ordre dans les différents quartiers de la capitale pour y effectuer des patrouilles mais qui curieusement sèment la désolation sur leurs passages. Sous  d’autres cieux, les militaires en patrouille de routine sont sensés assurer un service d’utilité publique. Ils sont appelés à surveiller les quartiers, à être à l’écoute de la population, aider les personnes qui sont dans des situations critiques, veiller à leur sécurité, bref, être au service de la collectivité. Ce n’est pas le cas dans notre pays où les forces de sécurité suscitent la crainte au lieu de l’espoir. Ils sont plus enclin à des cas de brutalité, de corruption, de violence aveugle et d’abus de pouvoir…Les conducteurs constituent les cibles privilégiées des patrouilleurs. Ils font monter les enchères avec eux et les zémidjans qui ne veulent pas mettre la main dans la poche sont gardés avec eux pendant un long moment. Des victimes témoignent qu’ils ont été parfois contraints de nager dans la boue pendant les saisons de pluie », mentionne le confrère.

Hausse des prix du carburant Le CAR, le PSR, l’UDS-Togo et l’UFC appellent à une marche de protestation

Le journal publie le communiqué signé de ces quatre partis qui appellent la population de Lomé à manifester contre la hausse des prix le samedi 18 décembre prochain.

Nouvel ECHO N° 320
Du vendredi, 10 décembre 2004

La reprise de la coopération en question

* Le pouvoir RPT entre son code électoral et le cadre électoral

* Un émissaire européen attendu à Lomé

Nouvel Echo note que dans le microcosme politique togolais rien ne semble bouger après la décision de l’UE en date du 15 novembre 2004 à part les quelques manifestations organisées ça et là par le RPT pour fêter la reprise de la coopération. C’est dans ce contexte, constate le journal, que le PM s’est envolé pour l’Europe pour aller rencontrer les sommités de l’UE. Mais le journal indique de sources de bruxelloises que, les eurocrates auraient invité le PM à se « conformer aux recommandations contenues dans la feuille de route ». Et le journal constate curieusement que c’est au lendemain du retour du PM que l’assemblée nationale a rendu public son communiqué invitant les députés pour le mardi 07 décembre 2004 pour  la 10e séance plénière pour l’examen du code électoral au même moment qu’on annonce l’arrivée d’un émissaire européen chargé de « renouer le fils du dialogue entre le pouvoir RPT et son opposition ». A propos du report du vote du code électoral le confrère espère que « cet énième report permettra au gouvernement de se conformer aux exigences