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Revue de presse de la semaine du
22 au 28 Novembre
2004
Daniel Garidan
Dans
un article intitulé,
Débats autour de la reprise de la
coopération :
Les erreurs de l’opposition traditionnelle
La Dépêche
du jeudi 25 Nov. 2004 analyse le
comportement de l'opposition depuis la
décision de l'Union Européenne et note que ses
erreurs sont à chercher dans son silence
suite à la décision de l’UE du 15 novembre.
"Que
fait l’opposition traditionnelle en ce
moment ?"
se demande alors le
journal. Sinon que : « Elle se cache dans
des tranchées avec des réactions
épidermiques sur les médias. Aucune campagne
de sensibilisation, aucune perspective ».
Pour le journal, « qu’on le veuille ou non
la reprise de la coopération est un problème
auquel la population est sensible. A tort ou
à raison elle pense qu’elle souffre à cause
de la suspension de la coopération ».
L’opposition devrait, pense mon confrère,
prendre des initiatives hardies pour contrer
la campagne de désinformation du RPT étant
donné que celui-ci joue sur la carte de la
suspension pour renforcer ses capacités sur
le terrain. Or malheureusement devant le
délabrement de l’Etat, l’opposition
traditionnelle brille que par ses divisions.
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LE COMBAT du
peuple N° 473
Du lundi, 22 novembre
2004
Coopération
UE-Togo : Chronique d’une reprise annoncée Le
Togo retrouve la confiance de ses partenaires
Titre notre confrère, qui voit en la décision
de l’UE d’abroger les sanctions imposées au Togo
depuis des années, une reprise de la coopération
de l’UE avec le Togo qui, sur coup retrouve la
confiance de ses partenaires. Une décision que
notre confrère salut d’ailleurs et qu’il met à
l’actif du gouvernement qui, depuis son retour
de Bruxelles s’est attelé à traduire dans les
faits les engagements qu’il a pris. Aussi
rappelle-t-il les actes concrets posés par le
gouvernement rentrant dans le cadre des 22
engagements. De la libération de l’espace
médiatique et de la liberté d’expression, des
campagnes de sensibilisation en direction des
forces de l’ordre et des magistrats en passant
par la libération des prisonniers et des
reformes actuellement en cours dans certaines
institutions pour leur permettre de jouer
efficacement leur rôle, et même des reformes
politiques engagées (ouverture du dialogue le 27
mai 2004 par le chef de l’Etat), ce sont là
quelques exemples des avancées notables que le
confrère relève et qui sont l’actif du
gouvernement. Des avancées dont la réalisation
n’a pas été facile à cause dit-il, « d’une
classe politique divisée même sur les détails
les plus simples ».
Revenant sur la décision de l’UE
et de l’annexe adressée au PM, Le Combat du
Peuple relève que « la décision de l’UE et
le projet de lettre d’accompagnement adressé au
premier ministre peuvent prêter à équivoque dans
leur interprétation. Dans certains milieux, on
tente même d’ouvrir une polémique sur la reprise
ou non de la coopération UE-Togo. Pour ce faire,
on évoque une conditionnalité que
constitueraient l’aménagement d’un cadre
électoral devant permettre l’organisation
d’élections transparentes et l’annonce de la
date de ces élections. Mais à en croire des
sources proches du gouvernement, il ne s’agirait
pas de conditionnalité, mais plutôt d’une sorte
de couronnement des actions déjà entreprises ».
Dans tous les cas, souligne le confrère, « au
jour d’aujourd’hui, il est clair que le Togo a
fait des grands efforts et mérite d’être
accompagné pour parachever l’œuvre entreprise.
Toute polémique autour de la reprise ou non de
la coopération est d’autant plus vaine que de
toutes façons, les décaissements ne sont pas
concomitants de la levée des sanctions. Il faut
donc faire le distinguo et éviter l’amalgame ».
En tout cas état de cause conclut-il, « on peut
dire que c’est le Togo et les Togolais qui
sortent vainqueurs de cette épreuve, eux qui,
pendant plus de dix ans, ont été obligés de
tirer le diable par la queue »
De
l’euphorie au drame : Reprise de la coopération
et manifestations populaires
Une marche de soutien
fait 13 morts et de nombreux blessés à Lomé
Le Combat du
Peuple était ce jour
en train de boucler cette édition quand il a été
informé de ce drame. N’ayant pas eu d’autres
sources que celle du gouvernement à travers son
communiqué qu’il publie d’ailleurs, et tout en
présentant ses condoléances aux familles et en
souhaitant prompt rétablissement aux blessés,
notre confrère promet de revenir sur ce
tragique événement dans sa prochaine livraison
Détérioration du système éducatif au Togo:
Une réalité inquiétante:
Le PSR interpelle les gouvernants
Face à la
détérioration au jour le jour du système
éducatif au Togo avec la piètre prestation des
enseignants, la baisse drastique du niveau, le
mauvais encadrement des élèves etc. certaines
voies s’élèvent et interpellent l’autorité
publique sur cet état de chose. Le Combat du
Peuple nous apprend que le Pacte
Socialiste pour le Renouveau (PSR) a, dans une
déclaration datée du 15 novembre 2004, dénoncé
le délabrement du système éducatif togolais.
Selon le confrère, le PSR a relevé l’importance
de l’éducation dans l’avenir d’une nation,
laquelle est tributaire de la qualité de son
système éducatif. Et le journal rappelle que
dans un précédent courrier, le PSR avait attiré
l’attention du gouvernement sur la nécessité de
mener une réflexion de fond sur la situation des
étudiants et de trouver une solution durable
à leurs problèmes, au besoin en désignant un
médiateur. Et donc face à la dégradation du
système éducatif, indique le confrère, « le PSR
réclame des états généraux de l’éducation au
Togo et invite les syndicats d’enseignants
soucieux du mieux-être de l’école, les parents
d’élèves soucieux de l’avenir de leurs enfants
et tous les citoyens attachés au développement
harmonieux et durable du Togo, à joindre leurs
voix à la sienne pour sauver l’éducation au
Togo »
Côte
d’Ivoire : Embargo sur les armes, interdiction
de voyage et gel des avoirs - Gbagbo dans le
collimateur de l’ONU
Le confrère rappelle
ici l’embargo décrété par l’ONU contre le
régime du président Gbagbo et le sommet de l’UA
qui s’est tenu à Abuja et qui a entériné la
décision du conseil de sécurité de l’ONU. Pour
le confrère, si le chef de l’Etat français, les
chefs d’Etat africains et l’ONU sont parvenus à
une position commune, c’est à cause, selon notre
confrère, du double langage et du durcissement
de ton de Gbagbo. « Gbagbo doit, pour ce faire,
méditer ce revirement de situation, au lieu de
créer la polémique et la confusion dans les
esprits. Il a tout intérêt à le faire ; et le
plutôt serait le mieux » |
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AGNI L’ABEILLE
Du lundi, 22 novembre 2004
Ridicule dans les rangs du RPT : La gigantesque marche de la honte de samedi
dernier tourne au drame
On parle de plus de 50 morts
Le gouvernement annonce 13 morts et veut ouvrir une enquête
Des morts inutiles pour une coopération non encore reprise
AGNI présente ici le film du drame de Lomé
2, dénonce les mesures discriminatoires faites à l’endroit de la presse privée
indépendante qui s’était vu refuser l’entrée de la morgue et des salles de
soins pour avoir une idée sur le nombre des morts et s’enquérir de l’état des
blessés et s’interroge sur l’opportunité d’une telle manifestation. Dans
l’impossibilité d’établir un bilan exhaustif, le confrère impute la
responsabilité de ce drame aux organisateurs en premier, car dit-il, gouverner
c’est prévoir. « Ils doivent prévoir cette affluence face aux misères imposées
au peuple affamé, sevré de l’aide depuis 1992. Les autorités se lancent dans les
dépenses exorbitantes mais pour résoudre les réels du peuple, on brandit la
rupture de la coopération », écrit le confrère et dénonce ce qu’il appelle le
cynisme des autorités « Avec le communiqué du gouvernement, on mesure le cynisme
des autorités. ‘’Devant une telle situation, la manifestation a été reportée’’.
Pourquoi parler de ‘’manifestation reportée’’ au lieu de dire qu’elle est
annulée. Veut-on nous dire que demain on demandera à cette foule de reprendre
cette marche ? Veut-on nous dire que les 13 morts(selon eux) ne suffisent pas et
qu’il faut en faire encore ? On veut ouvrir une enquête pour situer les
responsabilités dans cette tragédie. On ne les connaît pas encore et on veut
reprendre la même manifestation »
Compréhension
erronée ou simple myopie politique:
Le RPT chante, marche, danse et piaille pour une coopération non encore
effective
Titre notre confrère. Relevant que dans sa décision
levant la sanction qui pesait sur le Togo depuis 1998, l’UE a pris soin
d’adresser la liste des mesures concrètes qu’elle entend voir réaliser pour la
reprise de sa coopération, le journal se demande, au regard des manifestations
de marche de soutien et déclarations tous azimuts à l’endroit du chef de l’Etat,
si les personnes qui organisent ces marches ont bien compris les mots contenus
dans le texte de la commission. Pour le confrère, ces points soulevés par l’UE
dans son texte devraient plutôt rendre tristes les militants du RPT parce que
les résultats attendus sont loin d’être atteints.
« Face à ce triste tableau offert par la
commission européenne aux autorités, on est surpris que les partisans du RPT
éclatent de joie et prennent d’assaut les rues de la capitale. On crie, on
chante, on explose de joie pour une coopération non effective.
L’UE parle de reprise graduelle sinon
progressive alors le régime jacasse tambour battant qu’il y a eu reprise. On se
livre à des marches de soutien et on trimbale les jeunes, les vieux, les femmes
dans les rues défoncées de nos préfectures. On bouscule les fonctionnaires, les
enseignants même les retraités en les obligeant à marcher et à chanter pour une
reprise qui n’est pas une » mentionne le confrère.
Intoxication
alimentaire par le Restaurant ‘’Le Marox’’ : Plusieurs agents d’une société
hospitalisés
Le journal nous apprend que la direction d’une grande société de transport
maritime a tenu le 18 novembre dernier, une réunion de plus d’une heure avec
son personnel. Quoi de plus normal pour faire la situation de la société.
Après la réunion, le DG a demandé qu’on serve au personnel des sandwichs au
jambon et au poulet commandés au super marché Le Marox. Le hic c’est
que, selon notre confrère, après dégustation de ces sandwichs, tous les agents
ont eu le soir des maux de ventre suivis de diarrhées aiguës. C’est grâce à
l’intervention des agents du service sanitaire que les agents de cette société
ont eu la vie sauve. Mais le journal indique toutefois que certains agents
intoxiqués restent toujours hospitalisés. A en croire notre confrère, le super
marché Le Marox aurait déploré cette situation malencontreuse mais sans rien
promettre comme dédommagements aux agents intoxiqués. Ce qui justifierait la
plainte déposée par la société victime de l’intoxication contre Le Marox |
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MOTION
d’Information
N° 287
Du lundi, 22 novembre
2004
Plus de 70
morts et des centaines de blessés à Lomé2 :
Le prix de la cupidité et du clientélisme érigés
en mode de gouvernement
Mentionne Motion
d’Information dans sa manchette. Faisant le
récit de la manifestation qui, dit-on, visait à
saluer la décision de l’UE de normaliser ses
relations avec l’UE et rapportant le communiqué
du gouvernement selon lequel ‘’les
organisateurs de cette manifestation ont été
débordés par l’affluence monstre révélatrice du
sentiment d’allégresse du peuple’’, le
journal indique que la vérité, « c’est que les
Togolais qui viennent de périr dans ce stupide
accident ont d’abord été victimes de la cupidité
et du clientélisme érigés en méthode de
gouvernement » car, dit-il, « pour combler son
déficit de popularité et de légitimité, le régime
a toujours organisé des mouvements de foule
destinés à la consommation des étrangers peu
informés de la réalité togolaise ». Et justement
à propos de cette vérité de manipulation de foule
à des fins de propagande politicienne, le
confrère rapporte les propos d’un blessé léger
venu à la manifestation à cause des propos tenus
par son chef.canton ‘’Le chef canton en
personne a fait le tour du village pour nous dire
que l’opposition a perdu et que l’UE a ouvert les
vannes ; tout l’argent bloqué depuis plus
de 10 ans est maintenant arrivé à Lomé et se
trouve entre les mains du général Eyadema qui a
décidé de le distribuer à la population qui a
trop souffert de la suspension de la coopération.
Voilà pourquoi je suis venu à Lomé’’ aurait
rapporté à notre confrère sous le sceau de
l’anonymat ce blessé léger qui serait rentré
dare-dare au village s’estimant heureux d’être en
vie. Pour Motion d’Information, « Nul ne
peut se réjouir de la mort d’un être humain. Nos
compatriotes morts samedi dernier sont des
victimes innocentes de ce qu’on peut tout
simplement appeler la ‘’bêtise humaine’’ ».
Raison pour laquelle notre confrère pense que
ces derniers « méritent notre compassion et nos
prières pour le repos de leurs âmes ». Aux
blessés, indique-t-il, « il importe pour les
Togolais de leur témoigner de la sympathie et de
leur souhaiter prompte guérison en émettant le
vœu que, revenus à eux-mêmes, face à leur
conscience, ils s’interrogeront sur ce qu’ils ont
pu faire de bon pour leur pays et se demander si
leurs attitudes jusqu’à présent, ont été à la
hauteur de ce que leurs enfants et leurs petits
enfants sont en droit d’attendre d’eux »
Désarçonné par les conditions drastiques de
l’UE : Le régime RPT tente de masquer son échec
évident par des montages grotesques
Affirme Motion
d’Information pour qui, « la guerre
psychologique » à laquelle se livrent les
autorités togolaises, n’a pas pour but que de
« déstabiliser l’opinion nationale » sinon, « le
texte rendu public par Bruxelles ne laisse la
place à aucune interprétation ». Et notre
confrère se réfère à cette phrase qui, dit-il,
résume à elle seule, l’essentiel de la décision
de l’UE : une fois que des élections
législatives libres et régulières auront eu lieu,
la coopération avec l’UE reprendra pleinement
avec la mise en œuvre du 9e FED et du
Cadre d’Obligations Mutuelles pour les fonds
Stabex 1995-1999 et à la lettre adressée
au premier ministre qui contient des points
importants dont l’exécution déterminera l’UE à
reprendre sa coopération avec le Togo. En clair,
indique le journal, « contrairement aux
affirmations tapageuses du gouvernement, il n’y a
pas encore de reprise de la coopération de l’UE
avec le Togo ». Pour Motion d’Information,
« la satisfaction qu’affiche le régime RPT ne
trompe personne ; les Togolais ne sont pas des
ignares ; ils écoutent les commentaires des
radios internationales et des radios privées
locales, lisent les journaux et ont bien compris
que les agitations organisées par la propagande
officielle cachent mal un certain malaise ». Et
le confrère de comparer ces agitations du
pouvoir RPT à « un boxeur qui est allé plusieurs
fois au tapis, complètement sonné à la fin du
combat, mais qui, complètement défiguré et
amoché, trouve tout de même la force de lever les
bras en signe de victoire alors, que de toute
évidence, sa défaite ne souffre d’aucune
contestation possible ». De toutes les façons,
ces euphories simulées et tapages médiatiques ne
sont que des trompe-l’œil car, pour notre
confrère, passé ce temps, « le régime Eyadema va
devoir désormais s’attacher au dur »,
c’est-à-dire, « la mise en œuvre du
dialogue national dans un cadre structuré et
transparent conformément à l’engagement 1.1 et la
révision du cadre électoral, dans le contexte de
ce dialogue, garantissant un processus
transparent et démocratique conformément à
l’engagement 1.3 et définir un cadre
législatif consensuel et organiser des élections
législatives sous contrôle international »
Bousculade
devant la résidence d’Eyadema : Les autorités
togolaises, seules responsables du drame de Lomé
2
Estime notre confrère.
Dans son point de presse improvisé au CHU -Tokoin
après la visite des morts et des blessés, M.
Charles Kondi Agba, chef de la délégation
interministérielle créée pour la circonstance,
avait nié toute implication des autorités dans
l’organisation de cette marche de soutien qui a
tourné au drame. Bien plus, le communiqué du
gouvernement indiquait pour sa part que c’est à
l’appel de plusieurs partis et ONG que les
populations de Lomé et de ses environs se sont
mobilisés. Pour notre confrère, « cette
affirmation prouve la mauvaise foi
caractéristique des autorités togolaises »
puisque qu’il a réussi à se procurer la copie
d’une circulaire de la direction du CHU- Tokoin,
signée de la directrice du CHU, invitant le
personnel à se rendre massivement à la marche du
20 novembre 2004, qu’il publie d’ailleurs pour
démentir les propos du ministre. Par ailleurs,
notre confrère dit disposer également d’une
lettre circulaire invitant les préfets à fournir
au moins 2000 personnes par préfecture pour la
même marche. En tout état de cause, estime le
confrère, « il apparaît clairement établi que,
contrairement aux affirmations des ministres en
charge du dossier, les autorités togolaises
portent l’entière responsabilité de ce drame ».
Et notre confrère pense que « dans d’autres pays,
le gouvernement aurait à répondre immédiatement
devant la justice de ce qui ressemble fort à un
acte criminel ». En tout cas, Motion
d’Information ne se fait pas de doute étant
donné que ces crimes dont le régime Eyadema s’est
rendu coupable sont imprescriptibles ; ce qui
veut dire que tôt ou tard les auteurs de ces
crimes répondront devant le tribunal de
l’histoire.
Session de formation sur les droits de l’Homme à
Genève Le Togo, mauvais élève est convié à
revoir sa copie
Du 08 au 12 au
novembre 2004, s’est tenu à Genève en Suisse un
atelier sur le renforcement du respect des
traités et recommandations du Comité des Nations
Unies pour les droits de l’homme par les Etats.
Cinq pays dont le Togo qui s’illustrent comme
mauvais élèves dans le domaine ont été
représentés. Certains organes privés dont
Motion d’Information ont été choisis pour
participer à cet atelier. Le directeur de
publication de Motion d’Information qui
était de la délégation togolaise nous rend compte
de cette session de formation et de
l’appréciation que les participants ont fait du
Togo en matière du respect des traités, des
conventions et autres recommandations adoptés
par le Comité des Nations Unies. |
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LE REGARD N°
414
Du mardi, 23 novembre
2004
La
coopération qui tue :Des Togolais sacrifiés sur
l’autel de la désinformation
Titre à son tour
Le Regard dans sa
manchette pour évoquer le drame de samedi. A
propos du bilan de cette tragédie meurtrière dont
les chiffres avancés par le communiqué du
gouvernement appuyés par le ministre Agba et
qui sont loin de convaincre les Togolais, notre
confrère estime « qu’on ne saura pas exactement
le nombre de morts et blessés et c’est parti pour
une comptabilité macabre puis que tout a été mis
en œuvre pour minimiser l’ampleur du drame ».
Aussi espère-t-il que l’enquête demandée par le
chef de l’Etat « ne sera pas rangée aux placards
comme c’est le cas pour plusieurs enquêtes déjà
ouvertes suite à des événements malheureux que
les Togolais ont vécus»
L’étonnante absence de la CPP et du PDR
Le confrère se dit surpris de l’absence de la
CPP et du PDR lors des marches de soutien
organisées au président fondateur du RPT depuis
que le RPT a entrepris de fêter la reprise de
la coopération . Bien plus, lors de
la marche de samedi dernier, il n’a pas aperçu
Zarifou Ayéva et Edem Kodjo parmi les
manifestants. Et il se demande s’il s’agit d’une
fuite de responsabilité ou d’un manque de courage
politique, puisque que, lors des débats du 14
octobre dernier, les deux partis ont défendu la
cause du RPT. Mieux encore, s’agissant du leader
de la CPP, le confrère relève que suite à
l’annonce de la décision de l’UE, la CPP a été le
1er parti à publier un communiqué
abondant dans le même sens que le gouvernement et
que dans une interview à nous (togoforum.com)
accordée, M. Edem Kodjo disait que son parti a
défini une position claire et nette face à la vie
politique confuse, celle qui consiste à
accompagner le pouvoir RPT pour faire évoluer la
situation. Mais, remarque t-il, « curieusement,
on ne voit pas Edem Kodjo ‘’accompagner’’
l’Etat RPT en faisant sortir ses militants
pancartes à la main pour chanter la coopération
reprise »
« Outre
Kodjo, un autre accompagnateur et non des
moindres, manque à l’appel. Il s’agit de Zarifou
Ayéva. Au moment où nous mettons sous presse, le
président du PDR n’a pas sorti de communiqué au
sujet de la décision de l’UE. Il n’a pas non plus
rompu le silence pour manifester avec les barons
du RPT », note notre confrère. « Que les deux
responsables politiques aillent au bout de leur
logique du ‘’oui’’ en célébrant la victoire avec
l’Etat RPT), souhaite-t-il
Les
dangers de la récupération politicienne de la
décision du Conseil de l’UE
Le Regard
compare l’attitude de l’Etat RPT, qui a commencé
à descendre dans les rues pour célébrer la
victoire sans avoir préalablement lu et analysé
la lettre adressée au premier ministre, à « un
écolier à qui on a promis un cadeau à condition
qu’il réussisse à son examen mais qui s’est
préoccupé à fêter le cadeau au point d’oublier
les leçons qu’il doit apprendre pour réussir à
l’examen ». Car en fait, indique le journal,
« en lisant entre les lignes la décision adressée
au premier ministre, on est frappé par
l’immensité du travail qui reste à abattre avant
de bénéficier des fruits de la coopération ».
Fort du travail difficile qui reste à venir, le
confrère s’interroge alors sur le but réel de ce
tapage médiatique. Il ne fait l’ombre d’aucun
doute pour le journal que le pouvoir est tombé
dans le piège de la désinformation qui risque de
lui coûter cher . « Là où le pouvoir se fait
prendre au piège de la désinformation, c’est que,
d’abord, il ne peut plus comme auparavant rejeter
ses manquements sur l’opposition mille fois
accusée de bloquer la reprise de la coopération.
Ensuite, les fonctionnaires seront de plus en
plus exigeants. Et puis qu’on fait croire aux
populations que la reprise est concrétisée, ceux
dont les avancements sont bloqués depuis
plusieurs années, vont exiger le déblocage. Ceux
qui sont créanciers vis-à-vis du Trésor Public
vont se faire entendre. Bref, tous ceux à qui on
a raconté depuis plusieurs années que la reprise
de la coopération empêche le gouvernement de les
satisfaire vont maintenant revendiquer leurs
droits.
La mise en scène ne tardera pas à se retourner
contre ses auteurs et le masque démagogique sera
ôté parce qu’on a commencé à faire croire aux
populations que le jour de leur bonheur est
arrivé avec la reprise de la coopération. Mais ce
qui est encore sidérant, c’est qu’on raconte que
l’UE a débloqué beaucoup d’argent, que chacun
aura sa part et que tous les problèmes que nous
avons vont disparaître grâce à cette reprise.
Tous ces barons qui s’empressent de persuader
les populations que le problème entre l’UE et le
Togo est définitivement réglé seront traités
d’imposteurs si après toutes ces agitations, les
gens s’aperçoivent que comme l’a affirmé le
porte-parole de la commission européenne Jean
Charles Ellermann, ‘’nous ne sommes pas encore
dans une phase de renormalisation’’ .
Sur
un tout autre registre, les marches organisées
mettent fin aux appels intempestifs pour la
reprise de la coopération et mettent à mal des
‘’bitosards’’ qui se servaient de cette
histoire pour piquer des sous au chef de l’Etat
et passer des jours dans les hôtels luxueux en
Europe sous prétexte qu’ils sont allés négocier
la reprise », relève l’hebdomadaire. En tout état
de cause, cette campagne de désinformation
risque, selon notre confrère, d’avoir une
incidence négative sur les conditions de vie des
populations, « parce qu’on peut assister
impuissant à la flambée des prix si les
commerçants sont persuadés que, comme on leur
fait croire, l’UE a déversé des tonnes d’euros
sur notre pays »
La marche de
la mort : Le PM et le bureau du RPT doivent
s’expliquer
Estime le confrère.
Pour le confrère, les responsabilités de ce drame
doivent se situer aux niveaux du PM du SG du RPT
et du ministre de la communication pour les
moyens qu’ils ont déployés pour que cette marche
ait lieu.
« Personne
ne peut nier que c’est le gouvernement qui a
organisé la manifestation. Koffi Sama est donc
mieux pour donner des explications sur le rôle
que ses services ont joué dans cette affaire.
Ensuite, le bureau du RPT avec à sa tête Dama
Dramani peut dire les moyens déployés pour
arriver à ce résultat macabre. Le ministre de la
communication Pitang Tchalla a joué un rôle très
important dans la campagne de désinformation
ayant conduit aux manifestations ».
Contrairement au communiqué du gouvernement qui
parlait d’une manifestation spontanée, expression
de la liesse de la population, le confrère parle
d’une circulaire qu’on aurait fait passer pour
obliger les fonctionnaires à manifester en
violation des statuts de la fonction publique.
Relevant toutefois que les organisateurs ont
manqué de vigilance, le journal invite le chef de
l’Etat à prendre ses responsabilités pour éviter
des bêtises de ce genre et à décider enfin à
« punir ceux qui lui font croire qu’ils
travaillent pour son bien alors qu’ils sont
ceux-là mêmes qui posent des actes de nature à
ternir son image à l’étranger »
A propos de
la décision de l’UE : La mise au point du
porte-parole de la Commission Européenne
« A Bruxelles, on est
abasourdi en apprenant que l’avis du Conseil de
l’UE a été récupéré à des fins de manipulation au
point d’occasionner des morts. Cette décision
éminemment politique a donné lieu à
d’interprétations tendancieuses très éloignées de
l’esprit qui l’a présidé. Dans une interview
accordée à notre
confrere Le Canard Indépendant
du vendredi dernier, le porte-parole de la
Commission Européenne dans le domaine de l’aide
au développement et l’action humanitaire, le
Danois Jean-Charles ELLERMANN-KINGOMBE a
suffisamment expliqué le sens de la décision du
15 novembre dernier en faisant une lecture
différente de celle des autorités togolaises »,
mentionne notre confrère qui reprend ainsi les
propos du commissaire européen à propos de cette
décision de l’UE |
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Echos d’Afrique N°
124
Du mardi, 23 novembre 2004
Bilan des
conséquences de la rupture de la coopération EU- Togo :
11 ans de misère, 13 morts et 216 blessés
Titre à la Une notre confrère
avec une photo du chef de l’Etat la main au menton avec
pour légende ‘’Eyadema très affligé par le drame
de samedi dernier’’. Echos d’Afrique
trouve logique le fait que des Togolais soient descendus
dans les rues dès l’annonce de la décision de l’UE
abrogeant la sanction qui pesait sur le Togo depuis une
décennie pour manifester leur joie. Mais une joie qui a
basculé dans l’horreur, la désolation et la tristesse le
samedi dernier. Et notre confrère tente de justifier ce
drame de samedi dernier : « rien ne pouvait expliquer ce
drame sauf la joie et l’allégresse qui animent le peuple
togolais. Cela ne pouvait en être autrement puisque,
plus de douze ans d’indigence et de misère suite à la
rupture de la coopération, le peuple a bu la coupe amère
de la vie. Et si par des équations politiques, se fraye
une lueur d’espoir, il y a de bonnes raisons pour que le
peuple jubile, danse et chante jusqu’au sacrifice
suprême. L’histoire retiendra de toute manière que les
Togolais sont morts pour que vive le Togo »
Consultations UE-Togo :Toute la lumière sur la décision
« Le cafouillis est total
dans tout le pays depuis le 15 novembre suite au verdict
de l’UE sur le processus de mise en application des 22
engagements signés par le gouvernement togolais dans le
but de corriger la trouvaille des partenaires européens,
‘’le déficit démocratique’’, condition pour la reprise
de la coopération suspendue depuis 1993. Dans le camp
des partisans du pouvoir en place, l’heure est à la
fête. On célèbre avec faste et à travers des marches
gigantesques tant à l’intérieur du pays qu’à la capitale
la ‘’normalisation de la coopération de l’UE avec le
Togo’’. A Lomé, la satisfaction a atteint son paroxysme
à tel point que le 20 novembre une marrée humaine
estimée à plus de 80000 individus partis du centre ville
se sont rendus dans la cour du chef de l’Etat à Lomé 2
pour lui témoigner leur gratitude. Malheureusement, il
se produisit l’imprévisible : 13 personnes morts et plus
de 200 blessés, pour cause de l’exiguïté de la cour et
autres bousculades. La joie a alors cédé place à la
tragédie.
Aussi du côté de l’opposition, on n’est pas du reste. On
jubile, on sable le champagne mais paradoxalement pas
pour le même motif que le gouvernement, plutôt pour son
contraire. En d’autre terme, l’opposition se félicite du
maintien de la suspension de la coopération de l’UE,
félicite les partenaires européens pour la reconduite de
leurs exigences vis-à-vis du pouvoir en place sommé de
poursuivre les réformes démocratiques déjà engagées. A
titre d’exemple, dans la déclaration du SG de l’UFC, JP
Fabre rendue publique au lendemain du 15 novembre, on
peut décrypter les termes suivants : ‘’on n’est pas
surpris de cette décision de l’UE qui à la lecture,
n’est pas très éloignée de la feuille de route soumise
au gouvernement le 30 août dernier. Car comme la
précédente, la dernière conclusion de l’UE parle du
dialogue national que nous affirmons n’avoir pas
commencé, et le problème du code électoral. Maintenant
nous attendons que le gouvernement nous invite pour la
révision du code électoral …… pour la pleine
normalisation des relations’’. Voilà comment pour
une même décision de l’UE le gouvernement et
l’opposition réagissent, laissant le peuple dans une
désinformation criarde. Ces réactions controversées ne
tiennent-elles pas du caractère mitigé même dudit
verdict ? Ce qu’on peut retenir de cette décision de
l’UE est qu’elle ne déclare aucune partie ni vainqueur
ni vaincu dans la bataille politique togolaise mais
renvoie les acteurs politiques dos-à-dos. Si au niveau
de certains points des engagements tels que les points
1.1, 1.3, etc. l’UE attend du gouvernement leur mise en
application effective sans subterfuge, au niveau
d’autres, elle n’a pas manqué de noter sa satisfaction.
C’est ce qui explique d’ailleurs la reprise sectorielle
de la coopération. Cependant, une reprise globale et
définitive de la coopération n’est envisageable qu’après
l’organisation des élections législatives, libres et
transparentes. D’ici là, les Togolais doivent prendre
leur mal en patience puis que l’échéance accordée au
gouvernement pour parfaire la roue déjà inventée est de
24 mois », écrit notre confrère et publie en encadré ce
qu’il appelle les avancées, ce qui reste à
faire ou à consolider et les retombées
Gambie :
pour garantir sa sécurité :Yaya Djamé donne un coup de
balai dans la haute hiérarchie militaire
Pense le confrère qui indique
que « le président gambien Yaya Djamé doutant de la
confiance de certains de ses chefs militaires, a préféré
les mettre simplement en quarantaine ». Pour le
confrère, « cette mesure lui permettra de se créer une
nouvelle confiance dans les rangs de l’armée et surtout
se faire entourer d’une marge de sécurité ».
Kenya : Réunion du
conseil de sécurité de l’ONU sur le Soudan Une première
expérience de Kofi Anan
Estime Echos d’Afrique
qui se réjouit donc de la présence des diplomates
onusiens et du SG de l’ONU sur le sol africain. Selon
lui, cette présence est un symbole qui peut donner « une
impulsion décisive aux pourparlers de paix entre les
autorités de Khartoum et la rébellion du sud du pays en
guerre depuis 20 ans »
Tanzanie :
Sommet international sur les Grands Lacs Début d’une
vraie pacification
« Après quatre années de
guerre dans laquelle six pays étaient impliqués et qui a
occasionné entre deux et trois millions de morts selon
l’ONU, 14 chefs d’Etat de l’Afrique se sont réunis en
sommet à Dar es-Salaam en Tanzanie pour jeter les vraies
bases d’une paix durable dans cette région de
l’Afrique », écrit le journal
Niger 2e
tour de la présidentielle le 04 décembre 2004 : Le
président Tandja peut-il compter sur les alliances ?
Certains candidats qui n’ont
pas pu franchir la barre du 2e tour ont
appelé leurs électeurs à voter pour le président sortant
Mamadou Tandja. Mamadou Tandja peut-il compter sur ces
alliances ? C’est ce que se demande le journal.
« Le président Mamadou Tandja très
rassuré au départ de remporter l’élection présidentielle
du 16 octobre dernier avec une majorité écrasante, a été
très surpris de voir son ambition vouer à l’échec.
Doit-il alors faire avec les alliances et quel sort
peut-il espérer ? », s’interroge t-il. |
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LE POINT de la
semaine N° 17
Du mercredi, 24 novembre 2004
Pour saluer la reprise
conditionnée de la coopération entre l’UE et le Togo : Une marche de soutien au
général Eyadema tourne au drame
Le confrère fait ici le récit de cette tragédie. En
résumé, le confrère note : « le mystère, la grande inconnue demeurent la cause
exacte c’est-à-dire le geste maladroit, la bourde ou le zèle de trop qui a servi
de déclic au branle-bas macabre. Mais ce que le commun des Togolais sait, est et
demeure la récurrente difficulté des forces de l’ordre à gérer les foules,
fut-ce en temps de crise ou de paix ou réjouissance. Souvent, l’excès et le zèle
ont gâté bien de choses »
L’UE, Eyadema et le
peuple togolais : Coopération sous conditions, le pouvoir joue à la confusion
Notre confrère analyse et commente ici la décision de
l’UE en date du 15 novembre 2004. Tout d’abord, le journal relève que c’est un
bout de phrase, notamment l’article 3 de la décision du conseil de l’UE, pris
isolement, qui a donné lieu à des jubilations dans les rangs du pouvoir avec
pour conséquences le drame de samedi dernier. Alors que dans la lettre adressée
au premier ministre, il est indiqué clairement les conditions à satisfaire pour
la reprise de la coopération. Commentant la lettre adressée au premier qui note
certes des avancées tout en posant des conditionnalités pour la reprise de la
coopération, Le Point de la semaine indique que « la confusion
actuelle est terrible. Le pouvoir manipule les mots. La phrase tirée du
communiqué laconique du gouvernement a fait croire à l’opinion nationale (très
analphabétisée) que tout est redevenu normal : ‘’le gouvernement togolais se
réjouit de la décision de l’UE de rétablir sa coopération avec le Togo’’.
C’est monsieur Fambaré Natchaba qui avait déclaré dans une émission télévisée à
TV2 que ‘’ceux qui sont allés prendre les engagements à Bruxelles ne sont pas
des analphabètes’’ mais il a oublié que ceux qui sont restés au pays ont
fréquenté les mêmes écoles que ceux qui s’amusent à jouer aux exégètes abusés.
Il n’y a mille interprétations ni aux engagements ni aux décisions de l’UE. Le
reste, c’est de la mauvaise volonté», conclut-il
De ‘’l’argent de la
coopération’’ à distribuer à Lomé 2
« Parmi ceux qui voulaient ‘’marcher sur Lomé 2’’
samedi dernier, il y en a eu qui ne comprenaient rien à la démarche du pouvoir.
Ce n’était pas une marche spontanée comme le soutiennent certains barons du
régime qui le disent pour plaire. Non confiants et confortés que dans la
circulaire envoyée dans les différents services publics fera son effet
mobilisateur forcé, certains organisateurs zélés ont trouvé des subterfuges pour
espérer avoir plus d’adhérents à la manifestation. Des manifestants racontent
qu’il leur aurait été dit que l’UE a déjà envoyé des fonds qui vont être
distribués à Lomé 2. Les bénéficiaires seraient ceux qui accepteront de se
déplacer à la résidence privée du chef de l’Etat. L’Etat ayant inscrit le culte
de la pauvreté dans son programme d’action il y a lieu que tout le monde se
précipite sur la manne ». |
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FORUM
DE LA SEMAINE N° 28
Du jeudi, 25 novembre 2004
La tragédie de Lomé 2 :
Le folklore qui a tourné au drame
Titre dans sa
manchette notre confrère avec des photos d’une ambulance ramenant les blessés au
CHU, les autorités de la cellule de crise répondant aux questions des
journalistes et de quelques victimes surprises dans une salle du CHU- Tokoin les
pieds dans le plâtre. Avec cette mention également à la Une :
« Alliant avec dextérité, le mensonge, la ruse, la fourberie, la manipulation,
et la corruption dans la conduite des affaires de la Cité, le Pouvoir RPT n’a
pas encore pris conscience que la déconfiture du pays est la conséquence logique
de cette politique décriée et qui fut sanctionnée par les autorités de l’UE
depuis plus d’une décennie. Au lieu d’infléchir cette politique qui impose de
lourds sacrifices à notre pays, force est de reconnaître qu’il n’y a aucune
chance d’espérer des réformes en profondeur de ce régime, telles que le souhaite
l’UE pour normaliser ses relations économiques avec le Togo. Pour le régime,
c’est la fin de l’histoire ; la coopération est reprise avec l’UE, c’est le
retour à l’Etat paradisiaque, le tout mariné dans une odeur de pétrole aux
larges de nos côtes dont l’exploitation prochaine assurerait notre prospérité
commune »
Le
mirage ‘’du Togo is back’’ titre notre confrère pour commencer son récit
sur le drame de samedi dernier.
Au
sujet de l’interprétation que le pouvoir RPT s’est faite de la décision du
conseil de l’UE, le confrère note que « c’est au nom de ce mensonge d’Etat que
plusieurs centaines de nos compatriotes sont morts ou gravement blessés. Et là
encore, toute honte bue, le pouvoir falsifie le bilan, et travestit les
conditions dans lesquelles ce drame tragique s’est produit. L’adage selon
lequel, le mensonge tue, trouve ici une belle illustration et devrait en
principe, amener nos dirigeants à se rendre compte du carnage que des années
durant, la politique du mensonge a produit dans la société togolaise »
Gilchrist Olympio
confirme son arrivée à Lomé
Titre
Forum de la
Semaine pour
parler de l’interview que le leader de l’UFC a accordée par à BBC Afrique,
interview dans laquelle M. Gilchrist Olympio confirmait sa venue à Lomé pour
participer aux assises de son parti qui se dérouleront les 26 et 27 novembre
2004 tout en restant prudent puis que, dit-il, « avec les autorités, ma sécurité
n’est pas totalement garantie »
BBC : Suspecte interruption
d’émission sur la FM
Depuis quelques
temps, les émissions de BBC Afrique sont captées à Lomé en modulation de
fréquence FM. Mais le journal nous apprend que depuis lundi, les essais de BBC
sont interrompus en pleine session d’information. Et curieusement, c’est ce
lundi là, sur la même station, que le leader de l’UFC est intervenu sur les
événements de samedi. « Panne technique ou… charcutage de liaison ? »,
s’interroge-t-il. Dans tous les cas, il ne peut s’agir selon notre confrère que
de la 2e hypothèse, étant entendu que M. Gilchrist Olympio se
prononçant par rapport au drame de samedi, avait mis en cause le chef de l’Etat
togolais qui selon lui « était friand de ces genres de manifestations populaires
montées à coup de millions ». « C’était donc dans la foulée de ce premier
passage de cet élément et qu’après que le bouche-à-oreille ait ventilé
l’information et que les auditeurs s’étaient précipités sur leur poste radio,
que la BBC se soit ‘’tue’’. Bizarre n’est-ce pas ? », estime le confrère.
MEDIAS :
Journaliste, métier à hauts risques
Un appel solennel aux chefs d’Etat francophones lancé par
Hervé Bourges
« Les 36e Assises de l’Union internationale de la Presse francophone,
se sont tenues à Ouagadougou du 16 au 21 novembre 2004 sur le thème ‘’La
protection des journalistes’’. S’adressant à Abdou Diouf, les participants en
ont profité pour lancer un Appel solennel aux gouvernants pour qu’une nouvelle
convention internationale vienne garantir la sécurité des journalistes » nous
apprend Forum de
la Semaine |
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La Dépêche
Du jeudi, 25 novembre 2004
Reprise de la
coopération avec l’UE Le mensonge d’Etat a fait
‘’13 morts’’ dans la résidence de ‘’l’Homme du 13
janvier’’
Titre de son côté mon confrère La Dépêche.
« La campagne de manipulation et de
désinformation orchestrée autour de la prétendue
reprise de la coopération de l’UE avec notre pays
a été fatale pour des propagandistes hors série.
Le samedi 20 novembre 2004 les barons du RPT
avaient tout mis en œuvre pour montrer à
l’opinion nationale et internationale leurs
capacités dans le viol des foules », écrit notre
confrère qui rappelle les dispositifs mis déjà la
veille pour mobiliser les foules pour que la fête
soit grande. « Est-il nécessaire d’ameuter tout
le peuple autour d’une reprise de coopération qui
n’existe pas encore ? », se demande mon
confrère. « Et pourtant, au lendemain de la
décision de l’UE, il y avait mieux à faire. Le 15
novembre passé, Bruxelles n’a pas repris la
coopération. Elle nous a simplement envoyé des
signaux positifs tout en nous rappelant à nos
obligations pour une reprise pleine de la
coopération. Si nous savons lire comme nos frères
du RPT, l’UE nous recommande d’entamer le
dialogue national, de revoir le cadre électoral,
de mettre en place un code électoral consensuel
et d’organiser les futures élections législatives
dans l’équité et la transparence, rien de plus »,
indique le confrère. Pour lui donc, « au lieu de
nous départir de nos sentiments d’orgueil et de
vengeance en invitant dans un sursaut national
la classe politique au vrai dialogue pour sortir
le pays de la crise, on a préféré s’entêter dans
la fuite en avant. Le résultat : des morts et des
blessés, qui viennent s’ajouter à des années de
misère, de pauvreté, d’angoisse et de
frustration »
Débats autour de la reprise de la coopération :
Les erreurs de l’opposition traditionnelle
Les erreurs de l’opposition sont à chercher dans
son silence suite à la décision de l’UE du 15
novembre. En tout cas, ce que relève ici notre
confrère.
« A l’annonce de ces décisions, le gouvernement a
crié victoire en conditionnant la population
autour de la reprise de la coopération avec l’UE.
Que fait l’opposition traditionnelle en ce
moment ? » se demande alors le journal. Sinon
que : « Elle se cache dans des tranchées avec
des réactions épidermiques sur les médias. Aucune
campagne de sensibilisation, aucune
perspective ». Pour le journal, « qu’on le
veuille ou non la reprise de la coopération est
un problème auquel la population est sensible. A
tort ou à raison elle pense qu’elle souffre à
cause de la suspension de la coopération ».
L’opposition devrait, pense mon confrère,
prendre des initiatives hardies pour contrer la
campagne de désinformation du RPT étant donné
que celui-ci joue sur la carte de la suspension
pour renforcer ses capacités sur le terrain. Or
malheureusement devant le délabrement de l’Etat,
l’opposition traditionnelle brille que par ses
divisions.
Vu que aujourd’hui l’UE insiste sur l’idée d’un
dialogue, que l’assemblée nationale a opéré un
recul en repoussant le vote du code électoral
adopté le 14 octobre dernier sans accord des
autres parties, le confrère se demande ce que
l’opposition traditionnelle va proposer lors des
futures négociations. Il ne s’agit pas, précise
le journal, de faire allégeance au RPT comme
l’ont fait Edem Kodjo et Zarifou Ayéva, mais « de
s’investir dans l’avenir du pays au moment où le
peuple qu’on veut conquérir demain est désespéré.
Le peuple veut des propositions de sortie de
crise »
Le RPT et la
reprise de la coopération avec l’UE
Toujours le RPT et sa reprise de coopération avec
l’UE. Le sujet préoccupe tout citoyen togolais.
Avant de commencer son analyse, le confrère se
demande d’abord si l’UE a repris sa coopération
avec le Togo. La question mérite d’être posée
d’autant plus que depuis cette décision de l’UE,
« on lève les pancartes, on danse, on chante et
on draine des gamins à travers villes et
hameaux » pour saluer la reprise de la
coopération et « louer la conduite éclairée du
président de la République ». Et si pour le
RPT et ses dirigeants, il faut accepter cette
prétendue reprise comme une parole d’évangile
même si aucun texte ne le confirme, La dépêche
se demande alors quel était l’objectif des
engagements souscrits le 14 avril par le premier
ministre. « N’est-ce pas aboutir à organiser les
élections libres et transparentes pour corriger
ce constat de déficit démocratique au Togo ? ».
Et si oui cet objectif a-t-il été atteint ? Dans
tous les cas, rappelant les points posés dans la
lettre adressée au Premier ministre pour la
reprise de la coopération, le confrère se
demande : « quel sens peut-on donner à la
manifestation de joie qu’éprouvent actuellement
les militants du RPT ? ». Il s’agit donc pour le
confrère, « d’une désinformation pure et simple.
Manipulation et désinformation auxquelles se sont
jointes la CPP et l’ambassade de France », si
cela ne lui rappelle pas ce lutteur de mauvaise
foi en pays kabyè, qui bien que vaincu, continue
à revendiquer la victoire avec des cris de joie
et dont les parents reconnaissant bien sa
défaite, mais sont obligés de partager la
prétendue victoire avec lui
Le Togo cité
lors d’un séminaire sur les droits de l’Homme à
Genève
Le directeur de publication de La Dépêche
qui était de la délégation togolaise à participer
au séminaire organisé par le Haut Commissariat
des Nations Unies pour les Droits de l’Homme sur
les instruments internationaux relatifs aux
droits de l’homme à l’intention de cinq pays :
Albanie, Argentine, Azerbaïdjan, Kenya et Togo
qui rechignent à se conformer aux traités qu’ils
signent, rend compte des travaux de ce séminaire.
Et note en conclusion que : « au regard de ce qui
précède, il est clair que notre pays présente une
mauvaise image en matière des droits de l’homme,
non pas parce que l’opposition envoie des fax
comme le dit le site du gouvernement mais plutôt
c’est les faits et gestes de nos autorités qui
non seulement cautionnent l’impunité mais
également briment les leaders de l’opposition. Le
cas de Me Agboyibo est resté comme une tâche
d’huile indélébile, sans oublier le cas de Claude
Améganvi et autres »
Dossier :
France- Afrique
-
la Françafrique en direct à Abidjan
-
les dérives de la présence militaire française en
Afrique
« Le pré-carré en feu’’, c’est le ,titre d’un
ouvrage paru récemment en France. L’auteur de
l’ouvrage ne s’est pas trompé. Lentement mais
sûrement, une nouvelle génération de dirigeants
africains s’accommode mal de la domination
française en Africaine francophone et le dit haut
et fort au risque de perdre leur pouvoir et leur
vie. Mais Paris refuse d’entendre raison. La
timide réforme opérée est aujourd’hui remise en
cause après le retour de la Droite française qui
a revigoré les dictatures africaines.
Dans un pré-carré à feu mais
martyrisé à coût de corruption, de manipulation
et de clientélisme, il existe un empêcheur de
tourner en round : le président Gbagbo de la Côte
d’Ivoire qui a osé défier la loi de l’Elysée en
territoire conquis. En octobre –novembre 2001,
notre confrère Le Monde dans une enquête
fouillée avait fait état de préparatifs de coup
d’Etat contre Gbagbo à partir du Burkina Faso où
les chefs rebelles ivoiriens tenaient réunions et
formation sous l’œil bienfaisant des services
secrets français.
Et ce qui devait arriver arriva.
Le coup d’Etat manqué dans la nuit du 19
septembre 2002. Ce qui se joue aujourd’hui en
Côte d’Ivoire c’est le contrôle des immenses
richesses du pays et Gbagbo paie aujourd’hui cher
sa farouche volonté de réduire tant soit peu
l’emprise française sur le pays. Comme les autres
nationalistes africains morts sur le champ de
bataille, le président Gbagbo est seul contre
l’impérialisme français. Dans le présent dossier
La Dépêche apporte sa modeste contribution sur
les enjeux qui se jouent en Côte d’Ivoire et
ailleurs en Afrique », introduit notre confrère
qui aborde sur une page et demie ce dossier
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CARREFOUR N°
411
Du jeudi, 25 novembre 2004
L’esprit de
la décision de l’UE est précis sur le Togo :
Dialogue national, Cadre électoral et élections
équitables : Conditions de la reprise totale
Lit-on à la Une de Carrefour. Notre
confrère affirme d’entrée de jeu que l’UE n’a
pas repris sa coopération totale avec le Togo et
rappelle les conditions posées par l’UE pour
cette reprise. Pour le confrère, il est question
de perte de temps et de confusion. Perte de
temps car, au lieu de se lancer dans des
agitations , il faut selon lui, « composer très
franchement avec les ‘’partis du refus’’ (CAR,
CDPA, UFC et le courant des Rénovateurs) » qui
se disent aujourd’hui très disponibles au
dialogue. Parlant de la confusion qui est faite
autour de la chose, le confrère indique
« concrètement, il ne devrait pas avoir de la
confusion autour de la décision de l’UE selon
l’article 3 de cette décision de du Conseil. Le
Togo n’est plus sous le coup des sanctions et de
la suspension de la coopération s’il fait des
efforts pour parachever les réformes dans le
cadre de la mise en œuvre des 22 engagements.
Cela ne veut pas dire que cette abrogation, est
définitive. Elle peut-être remise en cause, à
tout moment, au cours du délai de la mise en
observation ….C’est en fait une ‘’menace
amicale’’ qui devait nous appeler à la prudence,
à la méfiance, à la hauteur d’esprit et à la
réconciliation ». En tout état de cause, le
journal pense que « aussitôt après le 15
novembre le gouvernement aurait pu se contenter
de son communiqué de prise d’acte et annoncer
une nouvelle étape plus fructueuse dans la mise
en œuvre des engagements », ce qui devait être
un acte de sagesse et d’humilité, que de se
lancer dans une aventure meurtrière avec des
arguments terre à terre pour drainer des foules
sur la route de Lomé 2. « S’il faille reprendre
la coopération en calculant à chaque fois des
morts de Togolais autant crier halte ! » conclut
le journal.
Bousculades
meurtrières à Lomé 2 Le triomphe annoncé s’est
transformé en carnage
:
Pourquoi
cette tragédie ?
S’interroge notre confrère très affligé par la
mort de plusieurs de ses compatriotes. Ainsi,
rappelle-t-il que c’est au soir du 15 novembre
2004 que le feuilleton des marches de soutien
ponctuées de motions de félicitations a
commencé jusqu’ à l’apothéose du 20 novembre ,
laquelle apothéose n’a pas été possible grâce à
une campagne d’intimidation et aux moyens mis en
place pour avoir le maximum de nombre. Et le
journal de s’interroger sur les raisons qui ont
amené les organisateurs à choisir la résidence
du chef de l’Etat, si tant que est, cette
résidence ne pouvait pas contenir cette immense
foule. Dans tous les cas et à en croire, le
journal, les militaires en faction auraient été
pour quelque chose dans cette tragédie et
souhaite que l’enquête qui a été diligentée
situe la part des responsabilités des uns et des
autres, organisateurs comme forces de l’ordre.
« Le sang des victimes crie vérité impartiale
et justice. Il ne serait pas digne et
responsable de s’en tenir cette fois-ci
uniquement aux sommes d’argent que le chef de
l’Etat voudrait éventuellement débloquer dans sa
‘’magnanimité connue’’ pour soulager les deuils
et les blessures des victimes », relève-t-il. On
aurait pu éviter ce drame car, dit-il, le petit
Togo a perdu trop de sang précieux de ses
enfants sur des terrains politiques stériles .
« Le pouvoir RPT du Gal Eyadema et ses
adversaires de l’UFC, du CAR et de la CDPA qui
ont tous perdu des sympathisants dans la
bataille pour un Togo démocratique et de
mieux-être sont interpellés sur leur amour et
leur nationalisme pour le Togo », écrit notre
confrère et souhaite que « le sang des morts de
Lomé 2 du 20 novembre fasse ouvrir le général
Eyadema à un dialogue politique, à un cadre
électoral consensuel avec l’opposition et à des
élections honnêtes, crédibles et
transparentes »
Etat
défectueux des rues à Lomé : Les autorités sont
coupables, les Loméens aussi
C’est ce que pense notre confrère. Depuis le
déblocage des 600 millions pour la réfection
des routes à Lomé et le démarrage des travaux,
des voix se sont faites entendre soit, pour
marquer leur déception quant au montant
débloqué, soit pour dénoncer la manière dont
les travaux sont exécutés. Dans la foulée des
réactions, la CDPA avait sorti un communiqué de
presse le 04 novembre dernier pour interpeller
le gouvernement sur l’utilisation qui est faite
des fonds d’entretien routiers générés par la
taxe payée par le contribuable togolais sur les
produits pétroliers et gérés par le FER (Fonds
d’Entretien Routier) qui s’élevaient à 32
milliards de FCFA fin 2003. Le journal constate
que contrairement à ce que l’on attendait, les
travaux ne se limitent qu’au colmatage des
brèches par le nivellement des trous et le
curage des caniveaux. Mais le hic, relève le
confrère, c’est que « les résultats du curage
des caniveaux sont exposés aux abords des rues
pendant trop longtemps avec le risque de les
voir repartir là d’où on les a sortis. Il s’agit
en grande partie d’un sable noir et nauséabond
qui est charrié à partir des voies latérales non
revêtues ». Cependant, le journal constate que
ce n’est pas faute d’avoir des rues non
couvertes qui bouchent les caniveaux, mais
aussi le fait de l’homme, puis qu’on y trouve
des restes d’aliments, de vieux meubles, pneus
et autres plastiques et même des pierres. Et à
ce propos, le confrère invite chaque togolais à
bien réfléchir sur ses faits et gestes de tous
les jours et à se comporter en citoyen
responsable et soucieux de la préservation et de
l’amélioration de son cadre de vie.
« Avant de chercher la poutre de l’incompétence
de la mauvaise improvisation et de la mauvaise
gouvernance dans les yeux de nos gouvernants,
commençons au moins par enlever la brindille qui
nous conduit à des actes d’incivisme
préjudiciablesd’abord et surtout pour
nous-mêmes », conclut-il |
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CROCODILE
N° 700
Du jeudi, 25
novembre 2004
Drame à
Lomé 2 : De la désinformation à des pertes
de vies humaines
Titre de son côté
mon confrère Crocodile qui, se basant
sur des témoignages qu’il a du recueillir
après le drame, réfute catégoriquement le
chiffre officiel qui fait été de 13 morts
et 216, lequel bilan a été d’ailleurs
confirmé mercredi dernier par la ministre de
la santé Mme Suzanne AHO au cours d’un
point de presse organisé à son cabinet.
Selon la ministre, il y a eu au total 13
morts dont 8 femmes et 5 hommes et 217
blessés. Selon notre confrère, les
personnes qui ont tenu à témoigner, rendent
grâce Dieu de les avoir épargner la vie de
cette ‘’épouvantable tragédie de samedi’’.
Pour le
confrère « l’énormité de la foule et la
gravité de la bousculade, penchent en faveur
de ceux qui rejettent les chiffres du
gouvernement »
Pourquoi
les autorités annoncent-elles 13 morts ?
« Comme une
traînée de poudre, le drame du 20 novembre
dernier a fait le tour du monde. En effet,
quelques Togolais ‘’entièrement à
part ?’’ naïfs et dévergondés, des
paresseux qui ne savent que marcher, des
gens considérés comme des chiens à qui on
jette un os se sont rendus encore à Lomé2
pour, disent-ils, fêter la reprise de la
coopération de l’UE avec le Togo. Comment ne
pas qualifier ces gens de myopes
intellectuels quand ils croient aussi
facilement que l’UE a repris sa
coopération », écrit notre confrère. A
propos du bilan qui est de 13 morts selon
le pouvoir, Crocodile se demande
pourquoi les autorités annoncent-elles 13
morts, un chiffre curieux qui, dit-il,
revient souvent avec le pouvoir.
« On se
rappelle que c’est un 13 que le sang a coulé
pour la 1ère fois sur le sol
togolais (l’assassinat du père de
l’indépendance). On se souvient aussi que
lorsqu’on était étudiant, les autorités avec
le chef de l’Etat en tête, nous invitaient à
Lomé 2 soit à 7h13min ou 18h 13. Et
aujourd’hui au lieu de donner le chiffre
exact, ils annoncent 13. Là beaucoup de
choses subsistent. Ou bien on savait que les
gens allaient encore verser du sang et on a
programmé 13 ; ce qui allait assouvir
quelques désirs mystérieux ; ou alors le
chiffre 13 lui-même traduit un certain
mystère » relève t-il.
Les
marches de soutien ont-elles un sens ?
C’est la question
que se pose notre confrère au regard des
marches organisées à travers tout le pays
pour saluer la reprise de la coopération. Le
confrère estime donc que ces marches sont
inutiles parce qu’elles ne peuvent avoir
aucun effet sur l’UE. « S’il y a reprise
totale de cette coopération, une marche de
félicitation quelle soit sa nature, n’est
d’aucune utilité pour l’UE. Et même s’il y a
une reprise partielle, l’organisation de
séries de marches en rendra jamais complète
cette complète ». Et si dans le cas où ces
marches peuvent avoir une quelconque utilité
pour l’UE, le confrère souhaite que les
marches à travers le Togo « s’estompent pour
un temps normalement long, dans le respect
de la mémoire des victimes du 20 novembre et
aussi pour apaiser les familles et citoyens
qui sont encore sous le choc »
Les
quatre nouvelles conditions de l’UE pour la
reprise totale de la coopération avec le
Togo
Le journal note
qu’en décidant de clôturer les consultations
qu’elle a entamées depuis le 14 avril avec
le Togo le 15 novembre dernier, l’UE a
profité de l’occasion pour définir une
nouvelle feuille de route en quatre
nouvelles conditions ; lesquelles
« conditions essentielles peuvent se résumer
en deux, c’est-à-dire l’élaboration d’un
cadre électoral consensuel avec les
principaux partis de l’opposition et la
tenue d’élections législatives fiables »
36e
Assises de la presse francophone à
Ouagadougou L’UPF appelle au renforcement
de la sécurité des journalistes
Le confrère
publie les conclusions de ces 36e
assises de la presse francophone qui se sont
tenues du 16 au 21 novembre dernier dans la
capitale burkinabé
La LDH
exige la publication des résultats des
enquêtes du drame de Lomé 2
Le journal publie
une déclaration de la LTDH datée du 23
novembre 2004 dans ce sens |
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Nouvel
ECHO N° 318
Du vendredi, 26
novembre 2004
La
marche de la mort
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les organisateurs ont failli mettre en
danger la vie du chef de l’Etat
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le gouvernement s’excuse et s’accuse
Tout en dénonçant ce qui est arrivé le
samedi dernier par la faute des autorités et
des organisateurs qui n’ont pas su dire la
vérité aux populations qu’il ne s’agit pas
d’une reprise de la coopération mais d’une
levée des sanctions, le confrère lui,
déplore le fait que les organisateurs, dans
l’euphorie, n’ont pas eu à penser à la
sécurité du chef de l’Etat puisque, dit-il,
à supposer que ce jour-là des manifestants
se soient transformés en kamikazes. « Les
organisateurs de cette marche de la mort ont
beaucoup risqué et ont totalement joué avec
la sécurité du chef de l’Etat. Parce que
dans l’allégresse et sous l’effet de la
masse, on ne contrôle plus rien. Même la
garde présidentielle a été a été
déboussolée », indique –t-il. Pour le
confrère, « dans un pays normal, les
organisateurs de cette marche de la mort,
devraient être châtiés. Un conseil des
ministres extraordinaire allait être
organisé pour remettre la pendule à l’heure,
interdire ces genres de manifestations qui
font plutôt honte à notre République et
faire même tomber des têtes »
Manifestation après la décision de l’UE : La
fête a été salie
Un autre titre de notre confrère pour parler
du drame de samedi. Ce drame ne finit pas de
faire couler beaucoup d’encre et de salive.
Ici le journal revient sur le contexte de la
marche, sur le spectacle désolant qui a
emporté certains Togolais et la réaction du
gouvernement.
Résolution de la crise togolaise :
La classe politique doit se surpasser et se
parler sincèrement
La nouvelle feuille de route exige la mise
en place d’un dialogue national
conformément à l’engagement 1.1 et la
révision du cadre électoral garantissant un
processus transparent et démocratique. Le
code électoral qui devait être voté par
l’assemblée nationale a été reporté sine
die. Au vu de tout ça, il semble dire que
l’opposition a été entendue. C’est pourquoi
notre confrère estime qu’il faut désormais
compter avec eux car, « tout compte fait, la
reprise de la coopération dépendra des
accords politiques entre le gouvernement, le
pouvoir RPT et les trois partis de
l’opposition : CAR , CDPA et UFC ». Donc, à
présent que les trois partis ont montré leur
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