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27 Nov. 2004

Revue de presse de la semaine du 22 au 28 Novembre 2004
Daniel Garidan
Dans un article intitulé, Débats autour de la reprise de la coopération : Les erreurs de l’opposition traditionnelle La Dépêche du jeudi 25 Nov. 2004 analyse le comportement de l'opposition depuis la décision de l'Union Européenne et note que ses erreurs sont à chercher dans son silence suite à la décision de l’UE du 15 novembre.
 "Que fait l’opposition traditionnelle en ce moment ?"  se demande alors le journal. Sinon que :  « Elle se cache dans des tranchées avec des réactions épidermiques sur les médias. Aucune campagne de sensibilisation, aucune perspective ». Pour le journal, « qu’on le veuille ou non la reprise de la coopération est un problème auquel la population est sensible. A tort ou à raison elle pense qu’elle souffre à cause de la suspension de la coopération ». L’opposition devrait,  pense  mon confrère, prendre des initiatives hardies pour contrer la campagne de désinformation  du RPT étant donné que celui-ci joue sur la carte de la suspension pour renforcer ses capacités sur le terrain. Or malheureusement devant le délabrement de l’Etat, l’opposition traditionnelle brille que par ses divisions.

LE COMBAT du peuple N° 473
Du lundi, 22 novembre 2004

Coopération UE-Togo : Chronique d’une reprise annoncée Le Togo retrouve la confiance de ses partenaires
Titre notre confrère,  qui voit en  la décision de l’UE d’abroger les sanctions imposées au Togo depuis des années, une reprise de la coopération de  l’UE  avec le Togo qui, sur coup retrouve la confiance de ses partenaires. Une décision que notre confrère salut d’ailleurs et qu’il met à l’actif du gouvernement qui, depuis  son retour de Bruxelles s’est attelé à traduire dans les faits les engagements qu’il a pris. Aussi rappelle-t-il les actes concrets posés par le gouvernement rentrant dans le cadre des 22 engagements. De la libération de l’espace médiatique et de la liberté d’expression, des campagnes de sensibilisation en direction des forces de l’ordre et des magistrats en passant par la libération des prisonniers et des reformes actuellement en cours dans certaines institutions pour leur permettre de jouer efficacement leur rôle, et même des reformes politiques engagées (ouverture du dialogue le 27 mai 2004 par le chef de l’Etat), ce sont là quelques exemples des avancées notables que le confrère relève et qui sont l’actif du gouvernement. Des avancées dont la réalisation n’a pas été facile à cause dit-il, « d’une classe politique divisée même sur les détails les plus simples ».

Revenant sur la décision de l’UE et de l’annexe adressée au PM, Le Combat du Peuple relève que «  la décision de l’UE et le projet de lettre d’accompagnement adressé au premier ministre peuvent prêter à équivoque dans leur interprétation. Dans certains milieux, on tente même d’ouvrir une polémique sur la reprise ou non de la coopération UE-Togo. Pour ce faire, on évoque une conditionnalité que constitueraient l’aménagement d’un cadre électoral devant permettre l’organisation d’élections transparentes et l’annonce de la date de ces élections. Mais à en croire des sources proches du gouvernement, il ne s’agirait pas de conditionnalité, mais plutôt d’une sorte de couronnement des actions déjà entreprises ». Dans tous les cas, souligne le confrère, « au jour d’aujourd’hui, il est clair que le Togo a fait des grands efforts et mérite d’être accompagné pour parachever l’œuvre entreprise. Toute polémique autour de la reprise ou non de la coopération est d’autant plus vaine que de toutes façons, les décaissements  ne sont pas concomitants de la levée des sanctions. Il faut donc faire le distinguo et éviter l’amalgame ». En tout cas état de cause conclut-il, « on peut dire que c’est le Togo et les Togolais qui sortent vainqueurs de cette épreuve, eux qui, pendant plus de dix ans, ont été obligés de tirer le diable par la queue »     

De l’euphorie au drame : Reprise de la coopération et manifestations populaires
Une marche de soutien fait 13 morts et de nombreux blessés à Lomé
Le Combat du Peuple était ce jour en train de boucler cette édition quand il a été informé de ce drame. N’ayant pas eu d’autres sources que celle du gouvernement à travers son communiqué qu’il publie d’ailleurs, et tout en présentant ses condoléances aux familles et en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, notre confrère promet de revenir sur  ce tragique événement dans sa prochaine livraison     

Détérioration du système éducatif au Togo: Une réalité inquiétante:  Le PSR interpelle les gouvernants
Face à la détérioration  au jour le jour du système éducatif au Togo avec la piètre prestation des enseignants, la baisse drastique du niveau, le mauvais encadrement des élèves etc. certaines voies s’élèvent et interpellent l’autorité publique sur cet état de chose. Le Combat du Peuple nous apprend que le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) a, dans une déclaration datée du 15 novembre 2004, dénoncé le délabrement du système éducatif togolais. Selon le confrère, le PSR a relevé l’importance de l’éducation dans l’avenir d’une nation, laquelle est tributaire de la qualité de son système éducatif. Et le journal rappelle que dans un précédent courrier, le PSR avait attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité de mener une réflexion de fond sur la situation des étudiants et de trouver une solution durable à leurs problèmes, au besoin en désignant un médiateur.  Et donc face à la dégradation du système éducatif, indique le confrère, «  le PSR réclame des états généraux  de l’éducation au Togo et invite les syndicats d’enseignants soucieux du mieux-être de l’école, les parents d’élèves soucieux de l’avenir de leurs enfants et tous les citoyens attachés au développement harmonieux et durable du Togo, à joindre leurs voix à la sienne pour sauver l’éducation au Togo »   

Côte d’Ivoire : Embargo sur les armes, interdiction de voyage et gel des avoirs - Gbagbo dans le collimateur de l’ONU
Le confrère rappelle ici l’embargo décrété  par l’ONU contre le régime du président Gbagbo et le sommet de l’UA  qui s’est tenu à Abuja et qui a entériné la décision du conseil de sécurité de l’ONU. Pour le confrère, si  le chef de l’Etat français, les chefs d’Etat africains et l’ONU sont parvenus à une position commune, c’est à cause, selon notre confrère, du double langage et du durcissement de ton de Gbagbo. « Gbagbo doit, pour ce faire, méditer ce revirement de situation, au lieu de créer la polémique et la confusion dans les esprits. Il a tout intérêt à le faire ; et le plutôt serait le mieux »

AGNI L’ABEILLE
Du lundi, 22 novembre 2004

Ridicule dans les rangs du RPT : La gigantesque marche de la honte de samedi dernier tourne au drame
On parle de plus de 50 morts
Le gouvernement annonce 13 morts et veut ouvrir une enquête
Des morts inutiles pour une coopération non encore reprise

AGNI présente ici le film du drame de Lomé 2,  dénonce les mesures discriminatoires faites à l’endroit de la presse privée indépendante qui s’était vu refuser l’entrée de la morgue  et des salles de soins pour avoir une idée sur le nombre des morts et s’enquérir de l’état des blessés et s’interroge sur l’opportunité d’une telle manifestation. Dans l’impossibilité d’établir un bilan exhaustif, le confrère impute la responsabilité de ce drame aux organisateurs en premier, car dit-il, gouverner c’est prévoir. « Ils doivent prévoir cette affluence face aux misères imposées au peuple affamé, sevré de l’aide depuis 1992. Les autorités se lancent dans les dépenses  exorbitantes mais pour résoudre les réels du peuple, on brandit la rupture de la coopération », écrit le confrère et dénonce ce qu’il appelle le cynisme des autorités « Avec le communiqué du gouvernement, on mesure le cynisme des autorités. ‘’Devant  une telle situation, la manifestation a été reportée’’. Pourquoi parler de ‘’manifestation reportée’’ au lieu de dire qu’elle est annulée. Veut-on nous dire que demain on demandera à cette foule de reprendre cette marche ? Veut-on nous dire que les 13 morts(selon eux) ne suffisent pas et qu’il faut en faire encore ? On veut ouvrir une enquête pour situer les responsabilités dans cette tragédie. On ne les connaît pas encore et on veut reprendre la même manifestation »     

Compréhension erronée ou simple myopie politique: Le RPT chante, marche, danse et piaille pour une coopération non encore effective
Titre notre confrère. Relevant que dans sa décision levant la sanction qui pesait sur le Togo depuis 1998,  l’UE a pris soin d’adresser la liste des mesures concrètes qu’elle entend voir réaliser pour la reprise de sa coopération, le journal se demande, au regard des manifestations de marche de soutien et déclarations tous azimuts à l’endroit du chef de l’Etat, si les personnes qui organisent ces marches ont bien compris les mots contenus dans le texte de la commission. Pour le confrère, ces points soulevés par l’UE dans son texte devraient plutôt rendre tristes les militants du RPT parce que les résultats attendus sont loin d’être atteints.

« Face à ce triste tableau offert par la commission européenne aux autorités, on est surpris que les partisans du RPT éclatent de joie et prennent d’assaut les rues de la capitale. On crie, on chante, on explose de joie pour une coopération non effective.

L’UE parle de reprise graduelle sinon progressive alors le régime jacasse tambour battant qu’il y a eu reprise. On se livre à des marches de soutien et on trimbale les jeunes, les vieux, les femmes dans les rues défoncées de nos préfectures. On bouscule les fonctionnaires, les enseignants même les retraités en les obligeant à marcher et à chanter pour une reprise qui n’est pas une » mentionne le confrère.

Intoxication alimentaire par le Restaurant ‘’Le Marox’’ : Plusieurs agents d’une société hospitalisés
Le journal nous apprend que la direction d’une grande société de transport maritime a tenu le 18 novembre dernier, une réunion de plus d’une heure avec son  personnel. Quoi de plus normal pour faire la situation de la société.  Après la réunion, le DG a demandé qu’on serve au personnel des sandwichs au jambon et au poulet commandés  au super marché Le Marox. Le hic c’est que,  selon notre confrère, après  dégustation de ces sandwichs, tous les agents ont eu le soir des maux de ventre suivis de diarrhées aiguës. C’est grâce à l’intervention des agents du service sanitaire que les agents de cette société ont eu la vie sauve. Mais le journal indique toutefois que certains agents intoxiqués restent toujours hospitalisés. A en croire notre confrère, le super marché Le Marox aurait déploré cette situation malencontreuse mais sans rien promettre comme dédommagements aux agents intoxiqués. Ce qui justifierait la plainte déposée par la société victime de l’intoxication contre Le Marox 

MOTION d’Information N° 287
Du lundi, 22 novembre 2004  

Plus de 70 morts et des centaines de blessés à Lomé2 :     Le prix de la cupidité et du clientélisme érigés en mode de gouvernement
Mentionne Motion d’Information dans sa manchette. Faisant le récit de la manifestation qui, dit-on, visait à saluer la décision de l’UE de normaliser ses relations avec l’UE et rapportant le communiqué du gouvernement selon lequel ‘’les organisateurs de cette manifestation ont été débordés par l’affluence monstre révélatrice du sentiment d’allégresse du peuple’’, le journal indique que la vérité, « c’est que les Togolais qui viennent de périr dans ce stupide accident ont d’abord été victimes de la cupidité et du clientélisme érigés en méthode de gouvernement » car, dit-il, « pour combler son déficit de popularité et de légitimité, le régime a toujours organisé des mouvements de foule destinés à la consommation des étrangers peu informés de la réalité togolaise ». Et justement  à propos de cette vérité de manipulation de foule à des fins de propagande politicienne,  le confrère rapporte les propos d’un blessé léger venu à la manifestation à cause des propos tenus par son chef.canton ‘’Le chef canton en personne a fait le tour du village pour nous dire que l’opposition a perdu et que l’UE a ouvert les vannes ; tout l’argent bloqué depuis plus de 10 ans est maintenant arrivé à Lomé et se trouve entre les mains du général Eyadema qui a décidé de le distribuer à la population qui a trop souffert de la suspension de la coopération. Voilà pourquoi je suis venu à Lomé’’ aurait  rapporté à notre confrère sous le sceau de l’anonymat ce blessé léger qui serait rentré dare-dare au village s’estimant heureux d’être en vie. Pour Motion d’Information, « Nul ne peut  se réjouir de la mort d’un être humain. Nos compatriotes morts samedi dernier sont des victimes innocentes de ce qu’on peut tout simplement appeler la ‘’bêtise humaine’’ ». Raison pour laquelle notre confrère pense que  ces derniers « méritent notre compassion et nos prières pour le repos de leurs âmes ». Aux blessés, indique-t-il, « il importe pour les Togolais de leur témoigner de la sympathie et de leur souhaiter prompte  guérison en émettant le vœu que, revenus à eux-mêmes, face à leur conscience, ils s’interrogeront sur ce qu’ils ont pu faire de bon pour leur pays et se demander si leurs attitudes jusqu’à présent, ont été à la  hauteur de ce que leurs enfants et leurs petits enfants sont en droit d’attendre d’eux » 

Désarçonné par les conditions drastiques de l’UE : Le régime RPT tente de masquer son échec évident par des montages grotesques
Affirme Motion d’Information pour qui, « la guerre psychologique » à laquelle se livrent les autorités togolaises, n’a pas pour but que de « déstabiliser l’opinion nationale » sinon, « le texte rendu public par Bruxelles ne laisse la place à aucune interprétation ». Et notre confrère se réfère à cette  phrase qui, dit-il,  résume à elle seule, l’essentiel de la décision de l’UE : une fois que des élections législatives libres et régulières auront eu lieu, la coopération avec l’UE reprendra pleinement avec la mise en œuvre du 9e FED et du Cadre d’Obligations Mutuelles pour les fonds Stabex 1995-1999  et à la lettre adressée au premier ministre qui contient des points importants dont l’exécution déterminera l’UE à reprendre sa coopération avec le Togo. En  clair, indique le journal, « contrairement aux affirmations tapageuses du gouvernement, il n’y a pas encore de reprise de la coopération de l’UE avec le Togo ». Pour Motion d’Information, « la satisfaction qu’affiche le régime RPT ne trompe personne ; les Togolais ne sont pas des ignares ; ils écoutent les commentaires des radios internationales et des radios privées locales, lisent les journaux et ont bien compris que les agitations organisées par la propagande officielle cachent mal un certain malaise ». Et le confrère de comparer  ces agitations du pouvoir RPT à « un boxeur qui est allé plusieurs fois au tapis, complètement sonné à la fin du combat, mais qui, complètement défiguré et amoché, trouve tout de même la force de lever les bras en signe de victoire alors, que de toute évidence, sa défaite ne souffre d’aucune contestation possible ». De toutes les façons, ces euphories simulées et tapages médiatiques ne sont que des trompe-l’œil car, pour notre confrère, passé ce temps, « le régime Eyadema va devoir désormais  s’attacher au dur », c’est-à-dire, « la mise en œuvre du dialogue national dans un cadre structuré et transparent conformément à l’engagement 1.1 et la révision du cadre électoral, dans le contexte de ce dialogue, garantissant un processus transparent et démocratique conformément à l’engagement 1.3 et définir un cadre législatif consensuel et organiser des élections législatives sous contrôle international »   

Bousculade devant la résidence d’Eyadema : Les autorités togolaises, seules responsables du drame de Lomé 2
Estime notre confrère. Dans son point de presse improvisé au CHU -Tokoin après la visite des morts et des blessés, M. Charles Kondi Agba,  chef de la délégation interministérielle créée pour la circonstance,  avait nié toute implication des autorités dans l’organisation de cette marche de soutien qui a tourné au drame. Bien plus, le communiqué du gouvernement indiquait pour sa part que c’est à l’appel de plusieurs partis et ONG que les populations de Lomé et de ses environs se sont mobilisés. Pour notre confrère, « cette affirmation prouve la mauvaise foi caractéristique des autorités togolaises » puisque qu’il a réussi à se procurer la copie  d’une circulaire de la direction du CHU- Tokoin, signée de la directrice du CHU, invitant le personnel à se rendre massivement  à la marche du 20 novembre 2004, qu’il publie d’ailleurs pour démentir les propos du ministre. Par ailleurs, notre confrère dit disposer également d’une lettre circulaire invitant les préfets à fournir au moins 2000 personnes par préfecture pour la même marche. En tout état de cause, estime le confrère, « il apparaît clairement établi que, contrairement aux affirmations des ministres en charge du dossier, les autorités togolaises portent l’entière responsabilité de ce drame ». Et notre confrère pense que « dans d’autres pays, le gouvernement aurait à répondre immédiatement devant la justice de ce qui ressemble fort à un acte criminel ». En tout cas, Motion d’Information ne se fait pas de doute étant donné que ces crimes dont le régime Eyadema s’est rendu coupable sont imprescriptibles ; ce qui veut dire que tôt ou tard les auteurs de ces crimes répondront devant le tribunal de l’histoire. 

Session de formation sur les droits de l’Homme à Genève Le Togo, mauvais élève   est convié à revoir sa copie
Du 08 au 12 au novembre 2004, s’est tenu à Genève en Suisse un atelier sur le renforcement du  respect des traités et recommandations du Comité des Nations Unies pour les droits de l’homme par les Etats. Cinq pays  dont le Togo qui  s’illustrent comme mauvais élèves dans le domaine ont été représentés. Certains organes privés dont Motion d’Information ont été choisis pour participer à cet atelier. Le directeur de publication de Motion d’Information qui était de la délégation togolaise nous rend compte de cette session de formation et de l’appréciation que les participants ont fait du Togo en matière du respect des traités, des conventions et  autres recommandations adoptés par le Comité des Nations Unies.

LE REGARD N° 414
Du mardi, 23 novembre 2004

La coopération qui tue :Des Togolais sacrifiés sur l’autel de la désinformation
Titre à son tour Le Regard dans sa manchette pour évoquer le drame de samedi. A propos du bilan de cette tragédie meurtrière dont les chiffres avancés  par le communiqué du gouvernement appuyés par  le ministre  Agba  et qui sont  loin de convaincre les Togolais, notre confrère estime  « qu’on ne saura pas exactement  le nombre de morts et blessés et c’est parti pour une comptabilité macabre puis que tout a été mis en œuvre pour minimiser l’ampleur du drame ». Aussi espère-t-il que l’enquête demandée par le chef de l’Etat « ne sera pas rangée aux placards comme c’est le cas pour plusieurs enquêtes déjà ouvertes suite à des événements malheureux que les Togolais ont vécus»

L’étonnante absence de la CPP et du PDR
Le confrère se dit surpris de  l’absence de la CPP et du PDR lors des marches de soutien organisées au président fondateur du RPT depuis que le RPT a entrepris de fêter la reprise de la coopération . Bien  plus, lors de la marche de samedi dernier, il n’a pas aperçu Zarifou Ayéva et Edem Kodjo parmi les manifestants. Et il se demande s’il s’agit d’une fuite de responsabilité ou d’un manque de courage politique, puisque  que, lors des débats du 14 octobre dernier, les deux partis ont défendu la cause du RPT. Mieux encore, s’agissant du leader de la CPP, le confrère relève que  suite à l’annonce de la décision de l’UE, la CPP a été le 1er parti à publier un communiqué abondant dans le même sens que le gouvernement et que dans une interview à nous (togoforum.com) accordée, M. Edem Kodjo disait que son parti  a défini une position claire et nette face à la vie politique confuse, celle qui  consiste à accompagner le pouvoir RPT pour faire évoluer la situation. Mais,  remarque t-il, « curieusement, on ne voit pas Edem Kodjo ‘’accompagner’’ l’Etat RPT en faisant sortir ses militants pancartes à la main pour chanter la coopération reprise »

« Outre Kodjo, un autre accompagnateur et non des moindres, manque à l’appel. Il s’agit de Zarifou Ayéva. Au moment où nous mettons sous presse, le président du PDR n’a pas sorti de communiqué au sujet de la décision de l’UE. Il n’a pas non plus rompu le silence pour manifester avec les barons du RPT », note notre confrère. « Que les deux responsables politiques aillent au bout de leur logique du ‘’oui’’ en célébrant la victoire avec l’Etat RPT), souhaite-t-il 

Les dangers de la récupération politicienne de la  décision du Conseil de l’UE
Le Regard compare l’attitude de l’Etat RPT, qui a commencé à descendre dans les rues pour célébrer la victoire sans avoir préalablement lu et analysé la lettre adressée au premier ministre, à « un écolier à qui on a promis un cadeau à condition qu’il réussisse à son examen mais qui s’est préoccupé à fêter le cadeau au point d’oublier les leçons qu’il doit apprendre pour réussir à l’examen ». Car en fait,  indique le journal, « en lisant entre les lignes la décision adressée au premier ministre, on est frappé par l’immensité du travail qui reste à abattre avant de bénéficier  des fruits de la coopération ». Fort du travail difficile qui reste à venir, le confrère s’interroge alors sur le but réel de ce tapage médiatique. Il ne fait l’ombre d’aucun doute pour le journal que le pouvoir est tombé dans le piège de la désinformation qui risque de lui coûter cher . « Là où le pouvoir se fait prendre au piège de la désinformation, c’est que, d’abord, il ne peut plus comme auparavant rejeter ses manquements sur l’opposition mille fois accusée de bloquer la reprise de la coopération. Ensuite, les fonctionnaires seront de plus en plus exigeants. Et puis qu’on fait croire aux populations que la reprise est concrétisée, ceux dont les avancements sont bloqués depuis plusieurs années, vont exiger le déblocage. Ceux qui sont créanciers vis-à-vis du Trésor Public vont se faire entendre. Bref, tous ceux à qui on a raconté depuis plusieurs années que la reprise de la coopération empêche le gouvernement de les satisfaire vont maintenant revendiquer leurs droits.

La mise en scène ne tardera pas à se retourner contre ses auteurs et le masque démagogique sera ôté parce qu’on a commencé à faire croire aux populations que le jour de leur bonheur est arrivé avec la reprise de la coopération. Mais ce qui est encore sidérant, c’est qu’on raconte que l’UE a débloqué beaucoup d’argent, que chacun aura sa part et que tous les problèmes que nous avons vont disparaître grâce à cette reprise. Tous  ces barons qui s’empressent de persuader les populations que le problème entre l’UE et le Togo est définitivement réglé seront traités d’imposteurs si après toutes ces agitations, les gens s’aperçoivent que comme l’a affirmé le porte-parole de la commission européenne Jean Charles Ellermann, ‘’nous ne sommes pas encore dans une phase de renormalisation’’ .

Sur un tout autre registre, les marches organisées mettent fin aux appels intempestifs pour la reprise de la coopération et mettent à mal des ‘’bitosards’’  qui se servaient de cette histoire pour piquer des sous au chef de l’Etat et passer des jours dans les hôtels luxueux en Europe sous prétexte qu’ils sont allés négocier la reprise », relève l’hebdomadaire. En tout état de cause, cette campagne de désinformation risque,  selon notre confrère,  d’avoir une incidence négative sur les conditions de vie des populations, « parce qu’on peut assister impuissant à la flambée des prix si les commerçants sont persuadés que, comme on leur fait croire, l’UE a déversé des tonnes d’euros sur notre pays »   

La marche de la mort : Le PM et le bureau du RPT doivent s’expliquer
Estime le confrère. Pour le confrère, les responsabilités de ce drame doivent se situer aux niveaux du PM du SG du RPT et du ministre de la communication pour les moyens qu’ils ont déployés pour que cette marche ait lieu.

« Personne ne peut nier que c’est le gouvernement qui a organisé la manifestation. Koffi Sama est donc mieux pour donner des explications sur le rôle que ses services ont joué dans cette affaire. Ensuite, le bureau du RPT avec à sa tête Dama Dramani peut dire les moyens déployés pour arriver à ce résultat macabre. Le ministre de la communication Pitang Tchalla a joué un rôle très important dans la campagne de désinformation ayant conduit aux manifestations ».  Contrairement au communiqué du gouvernement qui parlait d’une manifestation spontanée, expression de la liesse de la population, le confrère parle d’une circulaire qu’on aurait fait passer pour obliger les fonctionnaires à manifester en violation  des statuts de la fonction publique.  Relevant toutefois que les organisateurs ont manqué de vigilance, le journal invite le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités pour éviter des bêtises de ce genre et à décider enfin à « punir ceux qui lui font croire qu’ils travaillent pour son bien alors qu’ils sont ceux-là mêmes qui posent des actes de nature à ternir son image à l’étranger »

A propos de la décision de l’UE : La mise au point du porte-parole de la Commission Européenne
« A Bruxelles, on est abasourdi en apprenant que l’avis du Conseil de l’UE a été récupéré à des fins de manipulation au point d’occasionner des morts. Cette décision éminemment politique a donné lieu à d’interprétations tendancieuses très éloignées de l’esprit qui l’a présidé. Dans une interview accordée à notre confrere Le Canard Indépendant du vendredi dernier, le porte-parole de la Commission Européenne dans le domaine de l’aide au développement et l’action humanitaire, le Danois Jean-Charles ELLERMANN-KINGOMBE a suffisamment expliqué le sens de la décision du 15 novembre dernier en faisant une lecture différente de celle des autorités togolaises », mentionne notre confrère qui reprend ainsi les propos du commissaire européen à propos de cette décision de l’UE

Echos d’Afrique N° 124
Du mardi, 23 novembre 2004

Bilan des conséquences de la rupture de la coopération EU- Togo :  11 ans de misère, 13 morts et 216 blessés
Titre à la Une notre confrère avec une photo du chef de l’Etat la main au menton avec pour légende ‘’Eyadema très affligé par le drame de samedi dernier’’. Echos d’Afrique trouve logique le fait que des Togolais soient descendus dans les rues dès l’annonce de la décision de l’UE abrogeant la sanction qui pesait sur le Togo depuis une décennie pour manifester leur joie. Mais une joie qui a basculé dans l’horreur, la désolation et la tristesse le samedi dernier. Et notre confrère tente de justifier ce drame de samedi dernier : « rien ne pouvait expliquer ce drame sauf la joie et l’allégresse qui animent le peuple togolais. Cela ne pouvait en être autrement puisque, plus de douze ans d’indigence et de misère suite à la rupture de la coopération, le peuple a bu la coupe amère de la vie. Et si par des équations politiques, se fraye une lueur d’espoir, il y a de bonnes raisons pour que le peuple jubile, danse et chante jusqu’au sacrifice suprême. L’histoire retiendra de toute manière que les Togolais sont morts pour que vive le Togo » 

Consultations UE-Togo :Toute la lumière sur la décision
« Le cafouillis est total dans tout le pays depuis le 15 novembre suite au verdict de l’UE sur le processus de mise en application des 22 engagements signés par le gouvernement togolais dans le but de corriger la trouvaille des partenaires européens, ‘’le déficit démocratique’’, condition pour la reprise de la coopération suspendue depuis 1993. Dans le camp des partisans du pouvoir en place, l’heure est à la fête. On célèbre avec faste et à travers des marches gigantesques tant à l’intérieur du pays qu’à la capitale la ‘’normalisation de la coopération de l’UE  avec le Togo’’. A Lomé, la satisfaction a atteint son paroxysme à tel point que le 20 novembre une marrée humaine estimée à plus de 80000 individus partis du centre ville se sont rendus dans la cour du chef de l’Etat à Lomé 2 pour lui témoigner leur gratitude. Malheureusement, il se produisit l’imprévisible : 13 personnes morts et plus de 200 blessés, pour cause de l’exiguïté de la cour et autres bousculades. La joie a alors cédé place à la tragédie.

Aussi du côté de l’opposition, on n’est pas du reste. On jubile, on sable le champagne mais paradoxalement pas pour le même motif que le gouvernement, plutôt pour son contraire. En d’autre terme, l’opposition se félicite du maintien de la suspension de la coopération de l’UE, félicite les partenaires européens pour la reconduite de leurs exigences vis-à-vis du pouvoir en place sommé de poursuivre les réformes démocratiques déjà engagées. A titre d’exemple, dans la déclaration du SG de l’UFC, JP Fabre rendue publique au lendemain du 15 novembre, on peut décrypter les termes suivants : ‘’on n’est pas surpris de cette décision de l’UE qui à la lecture, n’est pas très éloignée de la feuille de route soumise au gouvernement le 30 août dernier. Car comme la précédente, la dernière conclusion de l’UE parle du dialogue national que nous affirmons n’avoir pas commencé, et le problème du code électoral. Maintenant nous attendons que le gouvernement nous invite pour la révision du code électoral …… pour la pleine  normalisation des relations’’. Voilà comment pour une même décision de l’UE  le gouvernement et l’opposition réagissent, laissant le peuple dans une désinformation criarde. Ces réactions controversées ne tiennent-elles pas du caractère mitigé même dudit verdict ? Ce qu’on peut retenir de cette décision de l’UE est qu’elle ne déclare aucune partie ni vainqueur ni vaincu dans la bataille politique togolaise mais renvoie les acteurs politiques dos-à-dos. Si au niveau de certains points des engagements tels que les points 1.1, 1.3, etc. l’UE attend du gouvernement leur mise en application effective sans subterfuge, au niveau d’autres, elle n’a pas manqué de noter sa satisfaction. C’est ce qui explique d’ailleurs la reprise sectorielle de la coopération. Cependant, une reprise globale et définitive de la coopération n’est envisageable qu’après l’organisation des élections législatives, libres et transparentes. D’ici là, les Togolais doivent prendre leur mal en patience puis que l’échéance accordée au gouvernement pour parfaire la roue déjà inventée est de 24 mois », écrit notre confrère et publie en encadré ce qu’il appelle les avancées, ce qui reste à faire ou à consolider et les retombées 

Gambie : pour garantir sa sécurité :Yaya Djamé donne un coup de balai dans la   haute hiérarchie militaire
Pense le confrère qui indique que « le président gambien Yaya Djamé doutant de la confiance de certains de ses chefs militaires, a préféré les mettre simplement en quarantaine ». Pour le confrère, « cette mesure lui permettra de se créer une nouvelle confiance dans les rangs de l’armée et surtout se faire entourer d’une marge de sécurité ».

Kenya : Réunion du conseil de sécurité de l’ONU sur le Soudan  Une première expérience de Kofi Anan
Estime Echos d’Afrique qui se réjouit donc de la présence des diplomates onusiens et du SG de l’ONU sur le sol africain. Selon lui, cette présence est un symbole qui peut donner « une impulsion décisive aux pourparlers de paix entre les autorités de Khartoum et la rébellion du sud du pays en guerre depuis 20 ans »

Tanzanie : Sommet international sur les Grands Lacs Début d’une vraie pacification
« Après quatre années de guerre dans laquelle six pays étaient impliqués et qui a occasionné entre deux et trois millions de morts selon l’ONU, 14 chefs d’Etat de l’Afrique se sont réunis en sommet à Dar es-Salaam en Tanzanie pour jeter les vraies bases d’une paix durable dans cette région de l’Afrique », écrit le journal 

Niger 2e tour de la présidentielle le 04 décembre 2004 :   Le président Tandja peut-il compter sur les alliances ?
Certains candidats qui n’ont pas pu franchir la barre du 2e tour ont appelé leurs électeurs à voter pour le président sortant Mamadou Tandja. Mamadou Tandja peut-il compter sur ces alliances ? C’est ce que se demande le journal.

« Le président Mamadou Tandja très rassuré au départ de remporter l’élection présidentielle du 16 octobre dernier avec une majorité écrasante, a été très surpris de voir son ambition vouer à l’échec. Doit-il alors faire avec les alliances et quel sort peut-il espérer ? », s’interroge t-il.

LE POINT de la semaine N° 17
Du mercredi, 24 novembre 2004

Pour saluer la reprise conditionnée de la coopération entre l’UE et le Togo : Une marche de soutien au  général Eyadema tourne au drame
Le confrère fait ici le récit de cette tragédie. En résumé, le confrère note : « le mystère, la grande inconnue demeurent la cause exacte c’est-à-dire le geste maladroit, la bourde ou le zèle de trop qui a servi de déclic au branle-bas macabre. Mais ce que le commun des Togolais sait, est et demeure la récurrente difficulté des forces de l’ordre à gérer les foules, fut-ce en temps de crise ou de paix ou réjouissance. Souvent, l’excès et le zèle ont gâté bien de choses »   

L’UE, Eyadema et le peuple togolais : Coopération sous conditions, le pouvoir joue à la confusion
Notre confrère analyse et commente ici la décision de l’UE en date du 15 novembre 2004. Tout d’abord, le journal relève que c’est un  bout de phrase, notamment l’article 3 de la décision du conseil de l’UE, pris isolement,  qui a donné lieu à des jubilations dans les rangs du pouvoir avec pour conséquences le drame de samedi dernier. Alors que dans la lettre adressée au premier ministre, il est indiqué clairement les conditions à satisfaire pour la reprise de la coopération. Commentant la lettre adressée au premier qui note certes des avancées tout en posant des conditionnalités pour la reprise de la coopération, Le Point de la semaine indique que « la confusion actuelle est terrible. Le pouvoir manipule les mots. La phrase tirée du communiqué laconique du gouvernement a fait croire à l’opinion nationale (très analphabétisée) que tout est redevenu normal : ‘’le gouvernement togolais se réjouit de la décision de l’UE de rétablir sa coopération avec le Togo’’. C’est monsieur Fambaré Natchaba qui avait déclaré dans une émission télévisée à TV2 que ‘’ceux qui sont allés prendre les engagements à Bruxelles ne sont pas des analphabètes’’  mais il a oublié que ceux qui sont restés au pays ont fréquenté les mêmes écoles que ceux qui s’amusent à jouer aux exégètes abusés. Il n’y a mille interprétations ni aux engagements ni aux décisions de l’UE. Le reste, c’est de la mauvaise volonté», conclut-il  

De ‘’l’argent de la coopération’’ à distribuer à Lomé 2
« Parmi ceux qui voulaient ‘’marcher sur Lomé 2’’ samedi dernier, il y en a eu qui ne comprenaient rien à la démarche du pouvoir. Ce n’était pas une marche spontanée comme le soutiennent certains barons du régime qui le disent pour plaire. Non confiants et confortés que dans la circulaire envoyée dans les différents services publics fera son effet mobilisateur forcé, certains organisateurs zélés ont trouvé des subterfuges pour espérer avoir plus d’adhérents à la manifestation. Des manifestants racontent qu’il leur aurait été dit que l’UE a déjà envoyé des fonds qui vont être distribués à Lomé 2. Les bénéficiaires seraient ceux qui accepteront de se déplacer à la résidence privée du chef de l’Etat. L’Etat ayant inscrit le culte de la pauvreté dans son programme d’action il y a lieu que tout le monde se précipite sur la manne ».

FORUM DE LA SEMAINE N° 28
Du jeudi, 25 novembre 2004

La tragédie de Lomé 2 : Le folklore qui a tourné au drame
Titre dans sa manchette notre confrère avec des photos d’une ambulance ramenant les blessés au CHU, les autorités de la cellule de crise répondant aux questions des journalistes et de quelques victimes surprises dans une salle du CHU- Tokoin les pieds dans le plâtre. Avec cette mention également à la Une :

« Alliant avec dextérité, le mensonge, la ruse, la fourberie, la manipulation, et la corruption dans la conduite des affaires de la Cité, le Pouvoir RPT n’a pas encore pris conscience que la déconfiture du pays est la conséquence logique de cette politique décriée et qui fut sanctionnée par les autorités de l’UE depuis plus d’une décennie. Au lieu d’infléchir cette politique qui impose de lourds sacrifices à notre pays, force est de reconnaître qu’il n’y a aucune chance d’espérer des réformes en profondeur de ce régime, telles que le souhaite l’UE pour normaliser ses relations économiques avec le Togo. Pour le régime, c’est la fin de l’histoire ; la coopération est reprise avec l’UE, c’est le retour à l’Etat paradisiaque, le tout mariné dans une odeur de pétrole aux larges de nos côtes dont l’exploitation prochaine assurerait notre prospérité commune »

Le mirage ‘’du Togo is back’’  titre notre confrère pour commencer son récit sur le drame de samedi dernier.

Au sujet de l’interprétation que le pouvoir RPT s’est faite  de la décision du conseil de l’UE, le confrère note que « c’est au nom de ce mensonge d’Etat  que plusieurs centaines de nos compatriotes sont morts ou gravement blessés. Et là encore, toute honte bue, le pouvoir falsifie le bilan, et travestit les conditions dans lesquelles ce drame tragique s’est produit. L’adage selon lequel, le mensonge tue, trouve ici une belle illustration et devrait en principe, amener nos dirigeants à se rendre compte du carnage que des années durant, la politique du mensonge a produit dans la société togolaise »

Gilchrist Olympio confirme son arrivée à Lomé
Titre Forum de la Semaine  pour parler de  l’interview  que le leader de l’UFC  a accordée par à BBC Afrique, interview dans laquelle M. Gilchrist Olympio confirmait sa venue à Lomé pour participer aux assises de son parti qui se dérouleront les 26 et 27 novembre 2004 tout en restant prudent puis que, dit-il, « avec les autorités, ma sécurité n’est pas totalement garantie »

BBC : Suspecte interruption d’émission sur la FM
Depuis quelques temps, les émissions de BBC Afrique sont captées à Lomé en modulation de fréquence FM. Mais le journal nous apprend que depuis lundi, les essais de BBC sont interrompus en pleine session d’information. Et curieusement, c’est ce lundi là, sur la même station, que le leader de l’UFC est intervenu sur les événements de samedi. « Panne technique ou… charcutage de liaison ? », s’interroge-t-il. Dans tous les cas, il ne peut s’agir selon notre confrère que de la 2e hypothèse, étant entendu que M. Gilchrist Olympio se prononçant par rapport au drame de samedi, avait mis en cause le chef de l’Etat togolais qui selon lui « était friand de ces genres de manifestations populaires montées à coup de millions ».  « C’était donc dans la foulée de ce premier passage de cet élément et qu’après que le bouche-à-oreille ait ventilé l’information et que les auditeurs s’étaient précipités sur leur poste radio, que la BBC se soit ‘’tue’’. Bizarre n’est-ce pas ? », estime  le confrère.

MEDIAS :  Journaliste, métier à hauts risques
Un appel solennel aux chefs d’Etat francophones lancé par Hervé Bourges

« Les 36e Assises de l’Union internationale de la Presse francophone, se sont tenues à Ouagadougou du 16 au 21 novembre 2004 sur le thème ‘’La protection des journalistes’’. S’adressant à Abdou Diouf, les participants en ont profité pour lancer un Appel solennel aux gouvernants pour qu’une nouvelle convention internationale vienne garantir la sécurité des journalistes » nous apprend Forum de
la Semaine

La Dépêche
Du jeudi, 25 novembre 2004

Reprise de la coopération avec l’UE  Le mensonge d’Etat a fait ‘’13 morts’’ dans la résidence de ‘’l’Homme du 13 janvier’’
Titre de son côté mon confrère La Dépêche. « La campagne de manipulation et de désinformation orchestrée autour de la prétendue reprise de la coopération de l’UE avec notre pays a été fatale pour des propagandistes hors série. Le samedi 20 novembre 2004 les barons du RPT avaient tout mis en œuvre pour montrer à l’opinion nationale et internationale leurs capacités dans le viol des foules », écrit notre confrère qui rappelle les dispositifs mis déjà la veille pour mobiliser les foules pour que la fête soit grande. « Est-il nécessaire  d’ameuter tout le peuple autour d’une reprise de coopération qui n’existe pas encore ? », se demande mon confrère.  « Et pourtant, au lendemain de la décision de l’UE, il y avait mieux à faire. Le 15 novembre passé, Bruxelles n’a pas repris la coopération. Elle nous a simplement envoyé des signaux positifs tout en nous rappelant à nos obligations pour une reprise pleine de la coopération. Si nous savons lire comme nos frères du RPT, l’UE nous recommande d’entamer le dialogue national, de revoir le cadre électoral, de mettre en place un code électoral consensuel et d’organiser les futures élections législatives dans l’équité et la transparence, rien de plus », indique le confrère. Pour lui donc, « au lieu de nous départir de nos sentiments d’orgueil et de vengeance  en invitant dans un sursaut national la classe politique au vrai dialogue pour sortir le pays de la crise, on a préféré s’entêter dans la fuite en avant. Le résultat : des morts et des blessés, qui viennent s’ajouter à des années de misère, de pauvreté, d’angoisse et de frustration » 

Débats autour de la reprise de la coopération : Les erreurs de l’opposition traditionnelle
Les erreurs de l’opposition sont à chercher dans son silence suite à la décision de l’UE du 15 novembre. En tout cas, ce que relève ici notre confrère.

« A l’annonce de ces décisions, le gouvernement a crié victoire en conditionnant la population autour de la reprise de la coopération avec l’UE. Que fait l’opposition traditionnelle en ce moment ? » se demande alors le journal. Sinon que :  « Elle se cache dans des tranchées avec des réactions épidermiques sur les médias. Aucune campagne de sensibilisation, aucune perspective ». Pour le journal, « qu’on le veuille ou non la reprise de la coopération est un problème auquel la population est sensible. A tort ou à raison elle pense qu’elle souffre à cause de la suspension de la coopération ». L’opposition devrait,  pense  mon confrère, prendre des initiatives hardies pour contrer la campagne de désinformation  du RPT étant donné que celui-ci joue sur la carte de la suspension pour renforcer ses capacités sur le terrain. Or malheureusement devant le délabrement de l’Etat, l’opposition traditionnelle brille que par ses divisions.

Vu que aujourd’hui l’UE insiste sur l’idée d’un dialogue, que l’assemblée nationale a opéré un recul en repoussant le vote du code électoral adopté le 14 octobre dernier sans accord des autres parties, le confrère se demande  ce que l’opposition traditionnelle  va proposer lors des futures négociations. Il ne s’agit pas, précise le journal, de faire allégeance au RPT comme l’ont fait Edem Kodjo et Zarifou Ayéva, mais « de s’investir dans l’avenir du pays au moment où le peuple qu’on veut conquérir demain est désespéré. Le peuple veut des propositions de sortie de crise »

Le RPT et la reprise de la coopération avec l’UE  
Toujours le RPT et sa reprise de coopération avec l’UE. Le sujet préoccupe tout citoyen togolais. Avant de commencer son analyse, le  confrère se demande d’abord si l’UE a repris sa coopération avec le Togo. La question mérite d’être posée d’autant plus que depuis cette décision de l’UE, « on lève les pancartes, on danse, on chante et on draine des gamins à travers villes et hameaux » pour saluer la reprise de la coopération et « louer la conduite éclairée du président de la République ». Et si pour le RPT et ses dirigeants, il faut accepter cette prétendue reprise comme une parole d’évangile même si aucun texte ne le confirme, La dépêche se demande alors quel était l’objectif des engagements souscrits le 14 avril par le premier ministre. « N’est-ce pas aboutir à organiser les élections libres et transparentes pour corriger ce constat de déficit démocratique au Togo ? ». Et si oui cet objectif a-t-il été atteint ? Dans tous les cas, rappelant les points posés dans la lettre adressée au Premier ministre pour la reprise de la coopération, le confrère se demande : « quel sens peut-on donner à la manifestation de joie qu’éprouvent actuellement les militants du RPT ? ». Il s’agit donc pour le confrère, « d’une désinformation pure et simple.  Manipulation et désinformation auxquelles se sont jointes la CPP et l’ambassade de France »,  si cela ne lui rappelle pas ce lutteur de mauvaise foi en pays kabyè, qui bien que vaincu, continue à revendiquer la victoire avec des cris de joie et dont les parents reconnaissant bien sa défaite, mais sont obligés de partager la prétendue victoire avec lui

Le Togo cité lors d’un séminaire sur les droits de l’Homme à Genève
Le directeur de publication de La Dépêche qui était de la délégation togolaise à participer au séminaire organisé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme  sur les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme à l’intention de cinq pays : Albanie, Argentine, Azerbaïdjan, Kenya et Togo qui rechignent à se conformer aux traités qu’ils signent, rend compte des travaux de ce séminaire. Et note en conclusion que : « au regard de ce qui précède, il est clair que notre pays présente une mauvaise image en matière des droits de l’homme, non pas parce que l’opposition envoie des fax comme le dit le site du gouvernement mais plutôt c’est les faits et gestes de nos autorités qui non seulement cautionnent l’impunité mais également briment les leaders de l’opposition. Le cas de Me Agboyibo est resté comme une tâche d’huile indélébile, sans oublier le cas de Claude Améganvi et autres »

Dossier : France- Afrique
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la Françafrique en direct à Abidjan
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les dérives de la présence militaire française en Afrique

« Le pré-carré en feu’’, c’est le ,titre d’un ouvrage paru récemment en France. L’auteur de l’ouvrage ne s’est pas trompé. Lentement mais sûrement, une nouvelle génération de dirigeants africains s’accommode mal de la domination française en Africaine francophone et le dit haut et fort au risque de perdre leur pouvoir et leur vie.  Mais Paris refuse d’entendre raison. La timide réforme opérée est aujourd’hui remise en cause après le retour de la Droite française qui a revigoré les dictatures africaines.

            Dans un pré-carré à feu mais martyrisé à coût de corruption, de manipulation et de clientélisme, il existe un empêcheur de tourner en round : le président Gbagbo de la Côte d’Ivoire qui a osé défier la loi de l’Elysée en territoire conquis. En octobre –novembre 2001, notre confrère Le Monde dans une enquête fouillée avait fait état de préparatifs de coup d’Etat contre Gbagbo à partir du Burkina Faso où les chefs rebelles ivoiriens tenaient réunions et formation sous l’œil  bienfaisant des services secrets français.

Et ce qui devait arriver arriva.
Le coup d’Etat manqué dans la nuit du 19 septembre 2002. Ce qui se joue aujourd’hui en Côte d’Ivoire c’est le contrôle des immenses richesses du pays et Gbagbo paie aujourd’hui cher sa farouche volonté de réduire tant soit peu l’emprise française sur le pays. Comme les autres nationalistes africains morts sur le champ de bataille, le président Gbagbo est seul contre l’impérialisme français. Dans le présent dossier La Dépêche apporte sa modeste contribution sur les enjeux qui se jouent en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique », introduit notre confrère qui aborde sur une page et demie  ce dossier

CARREFOUR N° 411
Du jeudi, 25 novembre 2004

L’esprit de la décision de l’UE est précis sur le Togo :   Dialogue national, Cadre électoral et élections équitables : Conditions de la reprise totale
Lit-on à la Une de Carrefour. Notre confrère affirme d’entrée de jeu que l’UE n’a pas repris sa coopération totale avec le Togo et rappelle les conditions posées par l’UE pour cette reprise. Pour le confrère, il est question de perte de temps et de confusion. Perte de temps car, au lieu de se lancer dans des agitations , il faut selon lui, « composer très franchement avec les ‘’partis du refus’’ (CAR, CDPA, UFC et le courant des Rénovateurs) » qui se disent aujourd’hui très disponibles au dialogue. Parlant de la confusion qui est faite autour de la chose, le confrère indique « concrètement, il ne devrait pas avoir de la confusion autour de la décision de l’UE selon l’article 3 de cette décision de du Conseil. Le Togo n’est plus sous le coup des sanctions et de la suspension de la coopération s’il fait des efforts pour parachever les réformes dans le cadre de la mise en œuvre des 22 engagements. Cela ne veut pas dire que cette abrogation, est définitive. Elle peut-être remise en cause, à tout moment, au cours du délai de la mise en observation ….C’est en fait une ‘’menace amicale’’ qui devait nous appeler à la prudence, à la méfiance, à la hauteur d’esprit et à la réconciliation ». En tout état de cause, le journal pense que « aussitôt après le 15 novembre le gouvernement aurait  pu se contenter de son communiqué de prise d’acte et annoncer une nouvelle étape plus fructueuse dans la mise en œuvre des engagements », ce qui devait être un acte de sagesse et d’humilité,  que de se lancer dans une aventure meurtrière avec des arguments terre à terre pour drainer des foules sur la route de Lomé 2. « S’il faille reprendre la coopération en calculant à chaque fois des morts de Togolais autant crier halte ! » conclut le journal.      

Bousculades meurtrières à Lomé 2   Le triomphe annoncé s’est transformé en carnage : Pourquoi cette tragédie ?
S’interroge notre confrère  très affligé par la mort de plusieurs de ses compatriotes.  Ainsi, rappelle-t-il que c’est au soir du 15 novembre 2004 que le feuilleton des marches de soutien ponctuées de motions de félicitations a commencé  jusqu’ à l’apothéose du 20 novembre , laquelle apothéose n’a pas été possible grâce à une campagne d’intimidation et aux moyens mis en place pour avoir le maximum de nombre. Et le journal de s’interroger sur les raisons qui ont amené les organisateurs à choisir la résidence du chef de l’Etat, si tant que est, cette résidence ne pouvait pas contenir cette immense foule. Dans tous les cas et à en croire, le journal, les militaires en faction auraient été pour quelque chose dans cette tragédie et souhaite  que l’enquête qui a été diligentée situe la part des responsabilités des uns et des autres, organisateurs comme forces de l’ordre.  « Le sang des victimes crie vérité impartiale  et justice. Il ne serait pas digne et responsable de s’en tenir cette fois-ci uniquement aux sommes d’argent que le chef de l’Etat voudrait éventuellement débloquer dans sa ‘’magnanimité connue’’ pour soulager les deuils et les blessures des victimes », relève-t-il. On aurait pu éviter ce drame car, dit-il, le petit Togo a perdu trop de sang précieux de ses enfants sur des terrains politiques stériles . « Le pouvoir RPT du Gal Eyadema et ses adversaires de l’UFC, du CAR et de la CDPA qui ont tous perdu des sympathisants  dans la bataille pour un Togo démocratique et de mieux-être sont interpellés sur leur amour et leur nationalisme pour le Togo », écrit notre confrère et souhaite que « le sang des morts de Lomé 2 du 20 novembre fasse ouvrir le général Eyadema à un dialogue politique, à un cadre électoral consensuel avec l’opposition et à des élections honnêtes,  crédibles et transparentes »

Etat défectueux des rues à Lomé : Les autorités sont coupables, les Loméens aussi
C’est ce que pense notre confrère. Depuis le  déblocage  des 600 millions  pour la réfection des routes à Lomé et le démarrage des travaux, des voix se sont  faites entendre soit, pour marquer leur déception quant au montant débloqué, soit  pour dénoncer  la manière dont les travaux sont exécutés. Dans la foulée des réactions, la CDPA avait sorti un communiqué de presse le 04 novembre dernier  pour interpeller le gouvernement sur l’utilisation  qui est faite des fonds d’entretien routiers générés par la taxe payée par le contribuable togolais sur les produits pétroliers et gérés par le FER (Fonds d’Entretien Routier) qui s’élevaient à 32 milliards de FCFA fin 2003. Le  journal constate que contrairement à ce que l’on attendait, les travaux  ne se limitent qu’au colmatage des brèches par le nivellement des trous et le curage des caniveaux. Mais le hic, relève le confrère, c’est que « les résultats du curage des caniveaux sont exposés aux abords des rues pendant trop longtemps avec le risque de les voir repartir là d’où on les a sortis. Il s’agit en grande partie d’un  sable noir et nauséabond qui est charrié à partir des voies latérales non revêtues ». Cependant, le journal constate que ce n’est pas faute d’avoir des rues non couvertes  qui  bouchent les caniveaux, mais aussi le fait de l’homme,  puis qu’on y trouve des restes d’aliments, de vieux meubles, pneus et autres plastiques et même des pierres. Et à  ce propos, le confrère invite chaque togolais à bien réfléchir sur ses faits et gestes de tous les jours et à se comporter en citoyen responsable et soucieux de la préservation et de l’amélioration de son cadre de vie.

« Avant de chercher la poutre de l’incompétence de la mauvaise improvisation et de la mauvaise gouvernance dans les yeux de nos gouvernants, commençons au moins par enlever la brindille qui nous conduit à des actes d’incivisme préjudiciablesd’abord et surtout pour nous-mêmes », conclut-il   

CROCODILE N° 700
Du jeudi, 25 novembre 2004

Drame à Lomé 2 : De la désinformation à des pertes de vies humaines
Titre de son côté mon confrère Crocodile qui, se basant sur des témoignages qu’il a du recueillir après le drame, réfute catégoriquement le chiffre officiel  qui  fait été de 13 morts et 216, lequel bilan a été d’ailleurs confirmé mercredi dernier par la ministre de la santé Mme Suzanne AHO  au cours d’un point de presse organisé à son cabinet. Selon la ministre, il y a eu au total  13 morts dont 8 femmes et 5 hommes et 217 blessés.  Selon notre confrère, les personnes qui ont tenu à témoigner, rendent grâce Dieu de les avoir épargner la vie de cette ‘’épouvantable tragédie de samedi’’.

Pour le confrère « l’énormité de la foule et la gravité de la bousculade, penchent en faveur de ceux qui rejettent les chiffres du gouvernement »

Pourquoi les autorités annoncent-elles 13 morts ?
« Comme une traînée de poudre, le drame du 20 novembre dernier a fait le tour du monde. En effet, quelques Togolais ‘’entièrement à part ?’’ naïfs et dévergondés, des paresseux qui ne savent que marcher, des gens considérés comme des chiens à qui on jette un os se sont rendus encore à Lomé2 pour, disent-ils, fêter la reprise de la coopération de l’UE avec le Togo. Comment ne pas qualifier ces gens de myopes intellectuels quand ils croient aussi facilement que l’UE a repris sa coopération », écrit notre confrère. A propos du bilan qui est de  13 morts selon le pouvoir, Crocodile se demande pourquoi les autorités annoncent-elles 13 morts, un chiffre curieux qui, dit-il, revient souvent avec le pouvoir.

« On se rappelle que c’est un 13 que le sang a coulé pour la 1ère fois sur le sol togolais (l’assassinat du père de l’indépendance). On se souvient aussi que lorsqu’on était étudiant, les autorités avec le chef de l’Etat en tête, nous invitaient à Lomé 2 soit à 7h13min ou 18h 13. Et aujourd’hui au lieu de donner le chiffre exact, ils annoncent 13. Là beaucoup de choses subsistent. Ou bien on savait que les gens allaient encore verser du sang et on a programmé 13 ; ce qui allait assouvir quelques désirs mystérieux ; ou alors le chiffre 13 lui-même traduit un certain mystère » relève t-il.

Les marches de soutien ont-elles un sens ?
C’est la question que se pose notre confrère au regard des marches organisées à travers tout le pays pour saluer la reprise de la coopération. Le confrère estime donc que ces marches sont inutiles parce qu’elles ne peuvent avoir aucun effet sur l’UE.  « S’il y a reprise totale de cette coopération, une marche de félicitation quelle soit sa nature, n’est d’aucune utilité pour l’UE. Et même s’il y a une reprise partielle, l’organisation de séries de marches en rendra jamais complète cette complète ». Et si dans le cas où ces marches peuvent avoir une quelconque utilité pour l’UE, le confrère souhaite que les marches à travers le Togo « s’estompent pour un temps normalement long, dans le respect de la mémoire des victimes du 20 novembre et aussi pour apaiser  les familles et citoyens qui sont encore sous le choc » 

Les quatre nouvelles conditions de l’UE pour la reprise totale de la coopération avec le Togo
Le journal note qu’en décidant de clôturer les consultations qu’elle a entamées depuis le 14 avril avec le Togo le 15 novembre dernier, l’UE a profité de l’occasion pour définir une nouvelle feuille de route en quatre nouvelles conditions ; lesquelles « conditions essentielles peuvent se résumer en deux, c’est-à-dire l’élaboration d’un cadre électoral consensuel avec les principaux partis de l’opposition et la tenue d’élections législatives fiables »

36e Assises de la presse francophone à Ouagadougou  L’UPF appelle au renforcement de la sécurité des journalistes
Le confrère publie les conclusions de ces 36e assises de la presse francophone qui se sont tenues du 16 au 21 novembre dernier dans la capitale burkinabé

La LDH exige la publication des résultats  des enquêtes du drame de Lomé 2
Le journal publie une déclaration de la LTDH datée du 23 novembre 2004 dans ce sens

Nouvel ECHO N° 318
Du vendredi, 26 novembre 2004

La marche de la mort

  • les organisateurs ont failli mettre en danger la vie du chef de l’Etat
  • le gouvernement s’excuse et s’accuse

Tout en dénonçant ce qui est arrivé le samedi dernier par la faute des autorités et des organisateurs qui n’ont pas su dire la vérité aux populations qu’il ne s’agit pas d’une reprise de la coopération mais d’une levée des sanctions, le confrère  lui,  déplore le fait que les organisateurs, dans l’euphorie, n’ont pas eu à penser à la sécurité du chef de l’Etat puisque, dit-il, à supposer que ce jour-là des manifestants se soient transformés en kamikazes.  « Les organisateurs de cette marche de la mort ont beaucoup risqué et ont totalement joué avec la sécurité du chef de l’Etat. Parce que dans l’allégresse et sous l’effet de la masse, on ne contrôle plus rien. Même la garde présidentielle a été  a été déboussolée », indique –t-il. Pour le confrère, « dans un pays normal, les organisateurs de cette marche de la mort, devraient être châtiés. Un conseil des ministres extraordinaire allait être organisé pour remettre la pendule à l’heure, interdire ces genres de manifestations qui font plutôt honte à notre République et faire même tomber des têtes »

Manifestation après la décision de l’UE : La fête a été salie
Un autre titre de notre confrère pour parler du drame de samedi. Ce drame ne finit pas de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Ici le journal revient sur le contexte de la marche, sur le spectacle désolant qui a emporté certains Togolais et la réaction du gouvernement.

Résolution de la crise togolaise : La classe politique doit se surpasser et se parler sincèrement
La nouvelle feuille de route exige la mise en place d’un dialogue national  conformément à l’engagement 1.1 et la révision du cadre électoral garantissant un processus transparent et démocratique. Le code électoral qui devait être voté par l’assemblée nationale a été reporté sine die.  Au vu de tout ça, il semble dire que l’opposition a été entendue. C’est pourquoi notre  confrère estime qu’il faut  désormais compter avec eux car, « tout compte fait, la reprise de la coopération dépendra des accords politiques entre le gouvernement, le pouvoir RPT et les trois partis de l’opposition : CAR ,  CDPA et UFC ». Donc, à présent que les trois partis ont montré leur dispo