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20 Nov. 2004

Revue de presse de la semaine du 15 au 21 Novembre 2004
Daniel Garidan

La presse togolaise de cette semaine a traité les sujets suivant: la crise ivoirienne, la mort de Yasser Arafat et la décision de l'Union Européenne de mettre fin aux consultations avec le Togo. Le Regard a publié un article intitulé "Coup de plume : La Diaspora togolaise puissamment armée de discours" dont le contenu nous semble très important. Il faut noter que de plus en plus de voies s’élèvent pour fustiger l’attitude des togolais de l’extérieur face à  la crise togolaise. On les accuse de se contenter de communiqués et autres déclarations tonitruantes sans véritablement poser des actes concrets allant dans le sens de l’éradication de la dictature sur la Terre de nos Aïeux. Compte tenu de l’importance de  l’article de notre confrère sur les  compatriotes de l’extérieur, nous avons jugé utile de le reprendre en intégralité pour nos lecteurs de la diaspora. Certainement qu’à la lecture de ce coup de plume, ils se feront une idée de ce que pensent ceux qui sont sur le terrain et peut-être changeront de stratégies de lutte.  Cliquez ici pour lire directement l'article

LE COMBAT du peuple N° 472
Du lundi, 15 novembre 2004

Consultations UE- TOGO La fin de l’épreuve La reprise de la coopération désormais acquise
Titre notre confrère dans sa manchette. Le Combat du Peuple note qu’après la clôture la semaine dernière des consultations engagées entre l’UE et le Togo le 14 avril 2004 et pour prendre donc sa décision, l’UE avait le choix entre deux alternatives : maintenir ou durcir la situation existante en l’assortissant de nouvelles sanctions ciblées contre les dirigeants togolais ou opter pour une reprise progressive, graduelle sur la base d’une feuille de route. Et pour notre confrère, « il était clairement apparu au regard des progrès constatés et des efforts fournis par la partie togolaise que l’UE a choisi la reprise progressive de la coopération avec accompagnement européen ». Toutefois, il  reconnaît que les choses ne sont  aussi simple qu’on puisse le penser parce que « les modalités pratiques sont complexes et l’UE qui a fait du cas togolais  un véritable accès de fixation n’entend pas perdre la face ».

 Evoquant les pertes subies par le Togo au titre de l’aide au FED et du STABEX, le journal indique que « la première manifestation de la reprise de la coopération avec notre pays doit être concrétisée par la notification au Togo avant la fin de l’année 2004 du reliquat du 9e FED soit l’équivalent de 20 millions de dollars », une notification qui, dit-il, se fera dans les plus brefs délais tout en restant prudent car, relève-t-il, « avec l’UE, rien ne va de soi. Le gouvernement togolais est tenu, à chaque instant de montrer sa bonne foi »

Notant  les progrès réalisés en matière des droits de l’homme et des libertés fondamentales et reconnaissant certes, que le Togo n’est pas encore une démocratie et que beaucoup de choses restent à faire, le confrère souligne  que « les avancées significatives de ces derniers temps méritent un accompagnement de tous citoyens togolais et particulièrement de la classe politique. Car lorsqu’on a à faire à un régime réputé réfractaire aux principes démocratiques les plus élémentaires et qui, par la force des choses, accepte de changer de stratégie et de concéder des espaces  de libertés à ses citoyens dans un laps de temps aussi court, la meilleure démarche c’est d’encourager le mouvement plutôt que d’afficher un  scepticisme suicidaire ». C’est pour cette raison, dit-il, que « très tôt, Le Combat du Peuple a tenté de faire comprendre à l’opinion, la nécessité du changement de vision vis-à-vis du régime Eyadema. Nous avions osé suggérer à l’opposition de changer son fusil d’épaule, de modérer ses exigences et de jouer à fond, le jeu du dialogue. Cette prise de position nous a valu de sérieux désagréments. Notre journal a été traîné dans la boue. Notre directeur de la rédaction a été dénigré, insulté, sali et voué à la vindicte populaire. Qu’à cela ne tienne, nous avons gardé le cap, parce que nous appartenons à une catégorie de journalistes qui ont compris qu’il faut s’affranchir des chapelles et qui pensent que le rôle de la presse dans le combat pour la démocratie doit, avant tout, inclure la nécessité absolue du devoir de vérité, de tolérance, de modération, de morale et d’équilibre professionnel ». Et le journal relève ce paradoxe qui consiste aujourd’hui pour certains partis politiques qui s’affabulent la qualité de ‘’radicale’’ et opposent un refus justifié ou non à toute initiative de la reprise de la coopérative, en même temps qu’ils seront prêts à être présents aux échéances électorales.  

Tout sur les derniers événements en Côte d’Ivoire
« Depuis quelques jours, la situation devient préoccupante en Côte d’Ivoire où Laurent Gbagbo et ses hommes ont décidé de violer les accords de cessez-le-feu en bombardant des villes au centre et au nord du pays. Ces raids aériens ont fait plusieurs morts et blessés dont neuf soldats français. Face aux graves exactions  qu’on fait subir aux étrangers, les ressortissants occidentaux sont en train de quitter en masse le pays et l ‘ONU s’apprête à prendre des sanctions contre la Côte d’Ivoire

Compte tenu de la gravité de la situation ainsi créée et de l’importance qu’occupent ces événements dans l’actualité , nous publions sous forme de dossier pour nos lecteurs, quelques articles de nos confrères ‘’Le Monde’’ et ‘’Le Figaro’’ respectivement dans leurs éditions du 09 novembre 2004 et 11 novembre 2004.

Chacun pourra ainsi se faire une opinion de la réalité des événements sur le terrain », indique le journal en entête et publie les articles en question intitulé : Depuis deux ans, la France s’efforce d’ ‘’internationaliser’’ la gestion de la crise  (S. Sm Le Monde du 09 novembre 2004)  ; Les journaux de l’opposition ont été saccagés, les radios étrangères fermées  (Jean-Pierre Tuquoi Le Monde du 09 novembre 2004) ;   Des pillages systématiques et une ‘’haine épouvantable’’ qui monte A Abidjan, Français et Blancs immédiatement devenus des cibles (J-P Ry Le Monde du 09 novembre 2004)

Publicité tapageuse et concurrence déloyale des tradithérapeutes sur les médias : La CNDH monte au créneau et interpelle le gouvernement
Depuis quelques temps, des individus, se disant, docteur, tradithérapeutes etc.,  aux mœurs douteuses se succèdent sur les antennes de certains médias notamment privés,  pour venter la qualité de leurs produits contre telle ou telle maladie. Certains de ces  guérisseurs en mal de publicité mensongère  poussent l’outrecuidance d’affirmer qu’ils peuvent guérir le sida en quelques heures alors que leurs produits n’ont jamais fait l’objet d’un contrôle scientifique de laboratoire pour le prouver. Cette situation qui prend une ampleur inquiétante interpelle le gouvernement, les ONG et les
associations pour que des dispositions soient prises pour mettre fin à ce genre de pratiques. C’est dans ce sens que le confrère nous parle ici du séminaire que la Commission Nationale des Droits de l’Homme a organisé les  09 et 11 novembre derniers à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à Lomé sur la protection des droits de l’homme dans le contexte du Sida. Au cours de ce séminaire, outre les domaines de lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/Sida, ainsi que la promotion des droits des personnes vivant avec le VIH, les participants se sont penchés sur ces publicités mensongères, puisque beaucoup de  ces malades qui, en désespoir de cause se sont laissés aller, se plaignent  d’avoir été abusés. Selon notre confrère, les participants recommandent au gouvernement d’envisager des mesures interdisant aux tradithérapeutes la publicité des médicaments n’ayant fait aucun contrôle scientifique préalable

Yasser Arafat ou la mort d’un héros
Titre le journal. Rappelant la longue lutte menée par Yasser Arafat pour faire entendre la voix de son peuple face à l’injustice et l’hypocrisie de la communauté internationale et des diverses privations dont il fut l’objet au cours cette lutte et notant qu’aucune œuvre n’est perfectible-, ‘’c’est vrai Yasser Arafat au fond de sa tombe sera lui-même insatisfait de son bilan, car il n’a pas réuni à offrir un territoire à son peuple avant de mourir’’-, le confrère estime qu’ « au-delà de cet aspect du problème, Yasser Arafat a le mérite d’avoir mené le bon combat. Il aurait pu parvenir à ses fins. Mais que ne pouvait faire un homme seul contre l’injustice et l’hypocrisie de la communauté internationale dont nul ne maîtrise les intentions et les pulsions ? »  En tout cas, relève le confrère, « Au Combat du Peuple, nous pensons que la question ne se pose pas aujourd’hui en terme de savoir si Yasser Arafat a réuni ou non. Il est tout aussi vain de porter des jugements de valeur sur les actions d’un homme qui a pu affronter à certains moments , l’envahisseur israélien et ses soutiens occidentaux….Yasser Arafat n’a pas eu le temps de donner un territoire au peuple palestinien. Mais ce n’est pas sa faute d’avoir tout tenté. Il est mort en combattant de la liberté et il a droit, qu’à sa mémoire, tous les amoureux de la justice s’inclinent »

MOTION d’Information N° 286 
Du lundi, 15 novembre 2004

Le CAR, LA CDPA et l’UFC refusent de s’associer à l’examen du code électoral par l’Assemblée RPT
Sous ce titre, notre confrère publie la lettre-réponse des trois partis adressée au président de l’assemblée déclinant l’offre qui leur avait été  faite d’envoyer à la commission des lois constitutionnelles et de la législation générale,  un de leurs représentants pour participer comme personne ressource, à l’examen du projet de loi portant modification du code électoral 

La Palestine tourne une page de son histoire : Yasser Arafat inhumé à la Mouqataa dans de la terre de Jérusalem
C’est un dossier réalisé par notre confrère sur la mort du leader de l’OLP. Il rappelle ici le parcours politique et les actions menées  pendant un demi siècle par cette figure emblématique pour la création et la reconnaissance d’un Etat palestinien. Le journal n’a manqué non plus de rappeler que l’homme qui s’en est allé sans jamais parvenir à concrétiser son ambition et accomplir son rêve, a été, pour ses actions,  lauréat du prix Nobel de la Paix 1994, conjointement obtenu avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin   

Les médias face à la problématique de la promotion des droits de l’homme
Parlant de  l’histoire des médias au Togo qui remonte aux années 46 et 60 jusqu’à la libéralisation de l’espace médiatique en 1989 en passant tout récemment par l’adoption d’un code dépénalisé, le journal pense que les médias ont un rôle à jouer dans la défense et la promotion des droits de l’homme, car, parler des droits de l’homme au Togo, « revient à s’interroger sur la manière de transformer les médias en une prise en compte de ce vaste domaine ».  C’est pourquoi, relevant que parmi les conditions pour la construction d’un Etat de droit, se trouvent les médias qui permettent une libre expression des courants d’idées et d’opinion et permettent aux citoyens de s’informer sur la gestion de leur pays, Motion d’Information estime que les médias ont deux rôles à jouer : promouvoir la protection des droits de l’homme par l’information et par l’éducation à travers la formation civique. Ainsi, pour pouvoir pleinement jouer ces rôles, il faut : « une volonté politique visant le mieux-être de la population, la facilitation de la libre circulation de l’information et à son accès, une véritable aide de l’Etat à la presse, une nécessité d’avoir de l’intérêt pour les droits de l’homme dans les émissions, les articles et les rubriques ». Malheureusement, on constate des insuffisances dans les médias togolais sur ces questions fondamentales à cause, dit-il, de « peu d’engagement, peu d’intérêt, médias trop politisés et absence de motivation et la méconnaissance des traités et de l’état de leur ratification »

Motion d’Information a repris l’interview que nous (togoforum.com) avons accordée la semaine dernière au Président National de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), M. Edem Kodjo   

AKEKLE LE SCORPION N° 246
Du lundi, 15 novembre 2004

Les 22 engagements à l’épreuve de la décision finale : L’UE se prononce ce lundi 15 novembre sur la reprise ou non de la coopération avec le Togo
Titre notre confrère. En attendant donc la décision du conseil des ministre, AKEKLE note « Les Togolais sauront dans les heures à venir, le sort réservé par les autorités de l’Union Européenne aux résultats transmis par les autorités togolaises sur le respect des 22 engagements pris le 14 avril dernier pour un retour à la normale des avancées démocratiques au Togo. Pour l’heure, les 5 millions de Togolais et les gouvernants ont les doigts croisés. Quelle sera la décision de l’UE ? Reprendra, reprendra pas ? La réponse est difficile. Selon certaines indiscrétions, le Togo n’a pas grand chose à attendre de l’UE. L’Institution, estime t-on, suit avec grand intérêt l’évolution de la situation dans le pays. Des efforts sensibles seraient notés en faveur des autorités cependant, il reste encore des pas à faire notamment dans le cadre du dialogue à instaurer entre les acteurs politiques sans exclusion et ensuite l’adoption d’un code électoral accepté par tous. En l’état actuel des choses, estiment nos sources, le dialogue n’est pas encore bien assis parce qu’il subit des incompréhensions d’un côté comme de l’autre. Le code électoral quant à lui n’a pas reçu l’unanimité de la part de tous les partis en présence. D’autre part, des membres de partis ayant pris part à l’élaboration de ce code disent eux-aussi qu’il est loin d’être parfait donc source de conflits latents. Pour ces raisons, la reprise de la coopération pourrait ne pas être prononcée dans l’immédiat. Certes, on reconnaît une décrispation de la crise de confiance entre l’institution et la République togolaise mais il est promis que l’observation de la situation va se poursuivre et les discussions vont continuer entre l’UE et les autorités togolaises. Pour l’heure donc la reprise totale n’est pas encore à l’ordre du jour, des efforts supplémentaires sont encore attendus de la part du pouvoir en place »  

Côte d’Ivoire : La solution à la crise est-elle française ?
S’interroge notre confrère. Tout en saluant l’action de la France qui, pense t-il, visait à prévenir l’escalade de la violence qui, évidemment, n’arrangeait pas les parties en conflits, Akeklé pense que après quarante ans d’indépendance, les africains doivent être à même  de régler leurs différends. Il appelle donc les ivoiriens à la retenue et au sens de responsabilité  politique . « Il faut éviter en ces moments de grandes  turbulences démocratiques des appels à la révolte, des comportements xénophobes et discriminatoires contre les Français, les Burkinabé, les Maliens, au risque de voir le conflit dépasser les frontières ». Pour cela, recommande-t-il, « il faut user du bon sens pour reconnaître avec courage les erreurs et la limite des moyens à résoudre les problèmes afin de garantir une culture civique des populations et la bonne marche des activités socio-politiques pour la reprise du dialogue politique en Côte d’Ivoire » 

Deuil du peuple palestinien :
Yasser Arafat s’en va sans avoir atteint son idéal

Après avoir rappelé le combat mené non sans difficultés par Yasser Arafat pour la création d’un Etat palestinien indépendant et les péripéties qu’il a dû subir pour sa témérité, le journal se demande : « Arafat est mort, quel avenir pour le Proche Orient ? »

Remontée des braquages, vols à main armée dans les rues de Lomé : Pourquoi et qui a commandité l’assassinat de la commerçante AFFOLABI Amina (Epse du Commissaire ABOTSE) ?
Notre confrère nous apprend que la semaine dernière, précisément le lundi 08 novembre dernier, aux environs de 18 heures,  Mme AFFOLABI  Amina, épouse du commissaire AGBOTSE a été abattue au cours d’un braquage au niveau de l’Hôtel de l’Aéroport sis à Tokoin CERFER par des individus non identifiés  alors que, la riche commerçante, très connue à Lomé, revenait du marché. Les malfrats qui ont réussi à prendre la fuite, auraient emporté avec eux une pactole somme de 30 millions FCFA.

Selon notre confrère, la riche femme aurait depuis quelques temps reçu plusieurs menaces venant de lugubres personnes. Malgré les dispositions prises par la dame suite à ces menaces, elle n’a pu échapper à ses bourreaux. Devant l’ampleur de ce phénomène de braquage dont les cibles principales sont les hommes d’affaires et les personnes riches, le confrère demande aux autorités en place de « prendre des mesures nécessaires pour protéger la vie de ces hommes et femmes  qui mènent une activité  qui contribue fortement à l’économie du pays ». Il y a donc lieu, estime notre confrère,  de penser à une solution efficace quant des individus sans scrupules et sans penser au tort qu’ils causent à la société, ôtent la vie à ceux-là mêmes qui doivent relancer l’économie du pays.  A l’endroit des riches commerçants qui sont la cible privilégiée de ces braquages, et vu que la vie n’a pas de prix, le journal demande à ceux-là de solliciter les services de la police ou des institutions privées qui sont mises en place à Lomé  spécialisées dans la sécurité, pour assurer leur sécurité.

LE REGARD N° 413
Du mardi, 16 novembre 2004

Fin des consultations UE-Togo :   La Décision de l’UE en intégralité
Beaucoup reste à faire
Un cadre électoral acceptable par toutes les parties

La reprise après des législatives libres et régulières
Lit-on à la Une de Le Regard et dans l’angle droit la photo du président sortant de la commission européenne, Romano Prodi. Et le journal publie l’intégralité de la décision en pages 3& 6.

L’Union Européenne a rendu sa décision hier
Commentant la décision  du conseil des ministres et reprenant le passage relatif au déblocage des fonds du 9e FED et du STABLEX après les élections législatives, Le Regard  estime qu’ « il est clair que la reprise ne se fera pas quelque soit Alpha, c’est-à-dire sans conditions mathématiquement parlant. Il y a bel et bien des conditionnalités à remplir pour le déblocage de l’aide qui du reste ne se concrétisera que par étape ». Aussi, constate-t-il, « on a fait tenir les Togolais en haleine pour rien ».

Evidemment, en mettant sous presse cette édition, notre confrère n’avait pu observer la liesse générale qui s’était emparée des courtisans du pouvoir qui se sont déchaînés dans les rues pour manifester leur joie ou célébrer leur victoire. C’est ce qui explique son observation : « la décision n’est donc pas saluée par des explosions de joie du côté du pouvoir sans doute parce qu’elle n’a pas pris en compte la suggestion du premier ministre Koffi Sama qui réclamait à cor et à cri l’assouplissement des conditions posées pour la reprise de l’aide de lUE ».

Quand bien même qu’il ne s’agit que d’une abrogation de la décision du 14 décembre 1998, assortie d’une nouvelle feuille avec des conditionnalités précises, les marches se succèdent sur toute l’étendue du territoire sanctionnées par des déclarations et autres motions. C’était mal connaître les courtisans du général que d’affirmer que la décision n’est pas saluée par une explosion de  joie.

Coup de plume : La Diaspora togolaise puissamment armée de discours
De plus en plus des voies s’élèvent pour fustiger l’attitude des togolais de l’extérieur face à  la crise togolaise. On les accuse de se contenter uniquement de communiqués et autres déclarations tonitruantes sans véritablement poser des actes concrets allant dans le sens de l’éradication de la dictature sur la Terre de nos Aïeux.

Compte tenu de l’importance de  l’article de notre confrère sur les  compatriotes de l’extérieur, nous avons jugé utile de le reprendre en intégralité pour nos lecteurs de la diaspora. Certainement qu’à la lecture de ce coup de plume, ils se feront une idée de ce que pensent ceux qui sont sur le terrain et peut-être changeront de stratégies de lutte. 

Voici le texte signé d'Abass Saïbou:
« Désormais, il existe trois Togo : Un Togo du Général Président et ses partisans qui se comportent comme si  le  pays est une  propriété à eux léguée par le destin  et en font ce qu’ils veulent, un autre  Togo d’éternels exilés politiques et économiques regroupés en clans politiques qui ont installé leur République à l’étranger et parlent  au nom du peuple togolais, enfin un Togo de la majorité silencieuse, composée de citoyennes et de citoyens qui vivent la dure réalité, qui ont tout donné pour l’instauration d’une réelle démocratie et qui ne récoltent que l’humiliation, ballottés entre une opposition impuissante et un pouvoir totalitaire. Les tenants des deux premiers Togo adorent le folklore du fait  qu’ils ne vivent pas les difficultés auxquelles est confrontée la majorité silencieuse, orpheline.


Parfois, en scrutant les discours de nos frères « libérateurs » installés  en Occident, on a l’impression qu’ils mettent les moyens pour en finir avec l’ordre ancien. Mais à y voir de près, il n’y a que du vent. Rien qu’un château de discours des années 90. Et pourtant, le Togo d’aujourd’hui n’est plus celui des années d’avant la Conférence nationale souveraine. Le pouvoir RPT est devenu encore plus insensible aux dénonciations de ses travers. Les Togolais semblent résignés  et invoquent Dieu, l’ultime recours. C’est dans cette atmosphère  que se profilent à l’horizon, des échéances électorales. 

Dans les milieux de la Diaspora togolaise, l’heure est plutôt à la plaisanterie et aux coups médiatiques. Des colloques et journées de réflexion se succèdent   et se ressemblent. La star du soulèvement du 05 octobre, Hilaire Dossouvi Logo, dans une allocution à un Forum à Duisburg en Allemagne le 06 novembre 2004 a réitéré « qu’il est question d’ériger en méthode de lutte l’accueil aux œufs  et tomates pourris, des officiels illégitimes du clan Eyadema partout où ils atterriront dans les métropoles  occidentales ». En voilà une drôle de méthode de lutte. Les tenants d’une telle méthode auront donc beaucoup de travail à faire,  parce qu’il va falloir positionner leurs « combattants » tous les jours aux abords des aéroports munis d’œufs  et tomates pourris attendant les éventuels officiels togolais pour frapper. Une telle plaisanterie,  non seulement n’aura aucune incidence sur la nature du régime, mais viserait à faire des « combattants » de la Diaspora, d’éternels réfugiés  qui ont abandonné leurs villages et leurs familles au sort que leur réservent les tenants du pouvoir et qui est plus infamant que les coups de tomates et d’œufs pourris. Si le lancement des tomates et d’œufs pourris constituent une méthode de lutte, alors les Togolais de l’intérieur ne devraient rien attendre de concret de la part de nos gueulards de la diaspora qui au lieu de rechercher des moyens d’action concrètes, croient signaler leur existence  en initiant des shows médiatiques.

Il est indéniable que la diaspora togolaise, du moins, celle qui souhaite un changement démocratique  s’est montrée incapable à s’imposer comme force alternative dans le processus enclenché à Bruxelles le 14 avril dernier.  Prompts à dénoncer la désunion de l’opposition, ils sont eux-mêmes plus divisés que le mot.  La branche de la diaspora  la plus « active » est celle qui regroupe le MO5 d’aujourd’hui et qui est réduite à des inconditionnels du Professeur Gnininvi qui sont éparpillés un peu partout en occident.

Par la voix du MO5, Logo Dossouvi également militant de la CDPA « exhorte notre peuple à participer massivement aux échéances électorales en perspective qu’elles soient législatives, présidentielles ou locales… Les conditions vont être mauvaises.  Mais nous devons y aller en assurant le minimum de formation à toutes nos population en matière d’élections et leur enseigner les astuces et techniques de fraude du régime ».

N’est-il pas plus judicieux  si les tenants du MO5 qui se retrouvent à 10 mille kilomètres et plus du champ électoral togolais pouvaient user de leur « influence » pour obtenir le droit de voter là où ils se trouvent et mobiliser la diaspora pour voter en faveur des forces démocratiques ? Tous ceux qui, de loin, appellent le peuple à voter et qui exhortent l’opposition à une alliance électorale constituent malheureusement des électeurs  en moins pour leur camp car ils ne reviendront pas au Togo pour voter. Il y en a qui ont même réussi leur intégration et ne rêvent plus de revenir au pays un jour.  Or, c’est ici que tout se joue. Alors qui le fera à leur place ? Ces stratèges attitrés auraient pu revenir sur le terrain pour montrer la voie et les critères à suivre pour concrétiser l’alliance électorale qu’ils appellent de leurs vœux. Et s’ils ne peuvent mettre les pieds au Togo, il leur faut de loin donner les moyens à leurs leaders politiques sur place pour compenser leur absence physique. Le peuple de 2004 n’est pas celui de 1990 parce qu’il est tétanisé. La mobilisation n’est plus facile non seulement parce que les éléments mobilisateurs ont quitté le pays laissant le terrain libre aux tenants de l’ordre ancien. Le temps des appels et des dénonciations est révolu. La mobilisation ne peut plus se faire par incantation comme par le passé. Il en faut  plus ».  AS.
Sans commentaire !

Togo : L’opposition et la difficile équation de l’alliance électorale

Puisque tout le monde réclame que l’opposition traditionnelle fasse une alliance électorale en perspective des prochaines échéances, le confrère à travers une démonstration, à la limite vraie, estime que les choses ne sont pas aussi simples qu’on le pense.  Même si les deux partis la CPP et le PDR, tirant les leçons du passé et conscients du caractère indélébile des rancœurs et  des coups bas, sont parvenus à la conclusion que toute action concertée et sérieuse entre les partis de l’opposition est impossible et donc se sont éloignés du CAR, de la CDPA, de l’UFC et du PSR, le confrère pense que la tâche ne sera aussi aisée pour ces partis  dans la constitution de l’alliance électorale, notamment le critère sur lequel l’alliance électorale doit être faite. Deux problèmes se présentent alors à ce niveau : « sur quelle base va-t-on établir le nombre de candidats par formation politique ? Logiquement, on pourrait se référer aux scores obtenus par les uns et les autres en 1998 et 2003. Ainsi, le nombre de candidats attribué aux partis sera proportionnel à leur poids électoral. Dans ce cas, l’UFC et ensuite le CAR auront la part du lion. La CDPA et le PSR pourraient se contenter du peu que les autres voudraient bien leur octroyer. Or, il n’est pas évident que tous les partis accepteront un tel partage. Certains pourraient objecter- comme les Rénovateurs- que ces élections étant émaillées de fraudes, on ne saurait exactement déterminer le poids réel de chaque formation politique.

Le deuxième problème c’est que, même au cas où tous se mettaient d’accord sur le critère susmentionné, il va falloir trouver un autre critère de répartition des circonscriptions électorales. Sur quelle base va-t-on positionner tel ou tel parti dans telle ou telle circonscription électorale ? », relève le confrère. En tout cas, indique –t-il, même si ces différents obstacles venaient à être levés, il se posera un autre problème, celui des moyens pour soutenir les candidats. « Quel parti acceptera de mettre ses maigres ressources au profit des candidats des autres partis sans privilégier les siens propres ? », se demande notre confrère. Donc, pour notre confrère, « c’est en tenant compte de toutes ces difficultés qui se posent naturellement au niveau des oppositions en Afrique que le régime Eyadema a institué un seul tour aux élections à son avantage….En prévoyant un seul tour sans la proportionnelle, l’Etat RPT élimine le caractère pluraliste des élections en imposant une unanimité impossible à des partis appelés à compétir. Le RPT comptant sur les divergences naturelles au sein de l’opposition, s’attend donc à ce que l’opposition présente plusieurs candidats à des postes électifs. Ce qui pourrait lui permettre de gagner avec une majorité relative »  

Gilchrist Olympio attendu au Conseil National de l’UFC : On annonce un retour mobilisateur à Lomé
Comme l’ont annoncé certains confrères, Le Regard  indique pour sa part, « que les préparatifs de cette grande rencontre entre le leader de l’UFC et sa base militante se déroulent dans la totale discrétion peut-être que les responsables du parti n’excluent pas comme toujours les coups tordus du pouvoir qui déteste tout ce qui sent l’UFC ». Rappelant que les documents de voyage du leader de l’UFC lui ont été remis suite à d’intenses pressions mais que, celui-ci n’a pas pu  participer au dialogue que son parti estime n’avoir pas encore commencé, le confrère se demande alors « quelle sera l’incidence de l’arrivée du chef du principal parti d’opposition sur l’atmosphère politique au Togo », une question qui se justifie « quand on connaît l’agitation qui s’empare des milieux proches de Lomé  2 chaque fois que le patron des inconditionnels du ‘’Détia’’ met les pieds à Lomé ». A propos de cette agitation, le confrère pense le pouvoir a surestimé les capacités de Gilchrist Olympio en faisant de lui un mythe ou un personnage extraordinaire, ce qui naturellement lui a permis de tirer profit de cet acharnement contre lui. Fort de la sympathie et du soutien dont bénéficie le leader de l’UFC au sein de la population, le journal indique que si jamais « Gilchrist Olympio brille par son absence lors de ce conseil, le parti souffrira d’un déficit de mobilisation »

Intoxication, libre antenne, incitation à l’émeute : La dérive propagandiste des médias d’Etat d’Abidjan
Le journal rapporte ici ce que l’organisation de la liberté de défense de la presse Reporters Sans Frontières, Bureau Afrique a constaté après plusieurs séances d’écoute et de visionnage. Pour RSF, les médias d’Etat ivoirien sont devenus des porte-voix exclusifs du camp gouvernemental et des instruments d’organisation des manifestations de rue. Sur les médias d’Etat,  tout y passe avec certainement la bénédiction des autorités. Des hommes de Dieu qui montent sur les antennes pour se livrer à des violentes imprécations, des jeunes patriotes, cette milice civile pro-Gbagbo qui appellent les gens à descendre dans la rue pour défendre la patrie. Les intoxications et l’incitation à l’émeute par le chef de file des jeunes patriotes. Ce sont là les dérives dont ce sont rendus coupables les médias d’Etat encouragées par les propos de certains  responsables politiques comme le président du FPI Pascal Affi N’Guessan qui était intervenu à la télévision pour demander aux jeunes patriotes d’occuper massivement les rues de la capitale Abidjan et le président de l’assemblée nationale Mamadou Koulibaly qui lui aussi a tenu des propos va-t-en guerre. A ces dérives verbales et à cette incitation à la révolte, s’ajoute le saccage des sièges des journaux proches de l’opposition et le sabotage des émetteurs de RFI, BBC, et Africa N° 1

Echos d’Afrique N° 123
Du mardi, 16 novembre 2004

Reprise de la coopération : Le gouvernement se félicite mais le suspens persiste
Estime pour sa part notre confrère,  en dépit de toutes  les manifestations organisées à travers tout le pays pour saluer la ‘’décision courageuse’’ de l’UE de reprendre sa coopération avec le Togo. Relevant toutefois que la commission a noté certaines avancées notables en matière des droits de l’homme tout en indiquant  que beaucoup d’éléments essentiels doivent être mis en œuvre, notamment la reprise du dialogue et l’instauration de la démocratie, notre confrère pense que « le gouvernement doit réviser le code électoral d’une manière à ce que qu’il soit acceptable par toutes les parties et fixer une date pour les élections législatives, une condition préalable à la programmation des 40 millions d’euros affectés au Togo au titre du 9e FED et de 12 millions d’euros  du fonds STABEX ». Ce qui laisse entrevoir, selon notre confrère, « que la reprise totale de la coopération n’est pas envisageable, du moins pour l’instant » 

Gilchrist Olympio prochainement au Togo : De l’intox pour nourrir l’info
Affirme l’hebdomadaire. A en croire le journal, c’est dans la recherche d’une issue à leur abandon par les populations, que les dirigeants de l’UFC veulent organiser ce congrès dit de remobilisation. Se référant aux  propos du SG de l’UFC qui avait déclaré à un de nos confrères que ce congrès sera présidé par Gilchrist Olympio lui-même, notre confrère indique : « quoi de plus normal qu’un président national préside le congrès national de son parti. Cependant, le cas de Gilchrist Olympio suscite des questions non pas parce qu’il ne mérite pas sa place dans ce rendez-vous mais compte tenu des réalités de l’heure. Alors, viendra ou ne viendra pas ? Voilà l’une des questions que se posent actuellement beaucoup de Togolais. Si Gilchrist arrivait à participer à ce congrès (s’il aura sincèrement lieu), ce sera un plus au processus de démocratisation au Togo. Ce sera aussi un point de gagné par le gouvernement dans sa volonté de mise en application des 22 engagements qu’il a pris à Bruxelles ».

« Gilchrist qui a toujours brandi le prétexte de la confiscation de ses pièces de voyage pour qualifier le pouvoir de tous les noms d’oiseau du monde, a retrouvé ses titres de voyage y compris son passeport ghanéen. Alors que le congrès de l’UFC se tienne aujourd’hui ou après dix ans, que son président arrive au Togo ou pas, le Togo avance et avancera dans sa logique de démocratisation » mentionne le journal.  D’ailleurs, ce sera bénéfique, estime  Echos d’Afrique, pour « Gilchrist et ses compères d’organiser un congrès afin de  réorienter leur position jugée trop radicale et qui poussent les populations à s’éloigner d’eux »     

Nigeria : Sommet extraordinaire de l’UA à Abuja :  Le président Gbagbo lâché unanimement par ses pairs
« Les chefs d’Etat africains réunis en sommet extraordinaire sur la Côte d’Ivoire à Abuja au Nigeria ont décidé unanimement des sanctions contre la Côte d’Ivoire et ont en des mots très clairs accusé le président ivoirien Laurent Gbagbo pour ses actions de nature à basculer la Côte d’Ivoire dans le chaos absolu », indique le journal qui salue donc cette unanimité qui s’est faite autour du projet de sanction proposé par la France. « Souvent divisés, incapables de critiquer leurs pairs, les chefs d’Etat réunis à Abuja ont cette fois trouvé les ressources d’un sursaut commun pour tenter de sauver la Côte d’Ivoire au bord du précipice », constate-t-il.

Sénégal : Le président Wade accusé de trahison : Des partis politiques demandent sa démission
« Malgré les efforts du président Abdoulaye Wade pour réaliser les promesses qu’il a faites au peuple sénégalais lors de sa  campagne électorale, il est accusé aujourd’hui par certains partis politiques d’avoir fait des promesses démagogiques au peuple et par conséquent, ils demandent sa démission sans condition » souligne le journal. Pour parvenir à leur but, notre confrère indique que, les opposants au régime Wade ont créé l’Initiative pour la Démission de Wade (IDWa). Selon notre confrère, « leur action est motivée par les conditions de vie difficiles des populations sénégalaises

Sud Afrique  Le vote de la loi antiterroriste crée de graves polémiques
« L’adoption par le parlement sud africain à l’unanimité de la loi antiterroriste a pesé léger dans la balance car la sincérité de cette loi est remise en cause par certaines institutions sud africaines et de surcroît crée de polémiques graves entre le pouvoir et ces institutions » nous apprend notre confrère. Cette loi qui condamne les victimes à une peine maximale de 15 ans de prison et une amende 100 millions de monnaie locale est décriée par les organisations de défense des droits de l’homme qui y voient une possibilité pour le pouvoir politique de maintenir des suspects en prison sans jugements 

Après la privatisation de la SNI :  Quel sort pour les 17 millions de la mutuelle ASNIFA ?
Le journal nous apprend que la SNI (Société Nationale d’Investissement) vient, dans le cadre de la privatisation des sociétés d’Etat, de tomber dans les mains d’une puissante société américaine, La Financial Bank.

Ce n’est pas la privatisation de la SNI qui inquiète notre confrère puis qu’il était question de sauver cette structure de la liquidation, mais l’argent de la mutuelle qui existait au sein de la SNI pour venir en aide à certains membres frappés par des problèmes d’ordre social. Selon notre confrère, la cotisation qui était de mille par mois et par personnel a atteint 17 millions. Mais au jour d’aujourd’hui, le personnel ne sait où est passée cette bagatelle somme. Selon des indiscrétions recueillies par notre confrère, ces sous ont été purement simplement bouffés par les délégués du personnel. Une information que le délégué principal Ouro-Sama n’a confirmé ni informé, préférant rencontrer le confrère pour lui donner plus de précisions.

LE POINT de la semaine N° 16  
Du mercredi, 17 novembre 2004

Fin des consultations UE- Togo :  La classe politique réagit à la décision de l’UE  
Voici ce que qu'on lit à la Une du point de la semaine:
Me Agboyibo
du CAR : Les efforts de Bruxelles ne peuvent être qu’une contribution d’appoint  
Prof. Gnininvi de CDPA :  
Seules de vraies élections doteront ce pays de dirigeants comptables
JP Fabre de l’UFC
 : La décision de l’UE n’est pas trop éloignée de la feuille de route
Edem Kodjo de la CPP : La CPP s’associera à toutes les initiatives de l’UE (…) si elles vont dans le sens des intérêts de nos populations 

Coopération Togo- UE L’Union européenne donne son argent après des élections législatives acceptées par tous
Titre pour sa part notre confrère. Le journal note qu’il y a donc longtemps que l’UE attendait de prendre sa décision définitive sur le dossier togolais et qu’au même moment les Togolais attendaient de savoir ce que leur réserveraient le gouvernement et l’UE dans le processus de rupture ou de reprise de la coopération. Après toutes ces attentes, relève le confrère, la décision a été rendue lundi dernier. « L’Union Européenne reprend sa coopération avec le Togo mais avec des conditions à mettre le gouvernement sous le pilori », indique-t-il. Pour le confrère, « à cette étape ce sont des mots car en fait en matière de coopération, c’est le suivi qui est plus important et le conseil a été sans ambages : ‘’la décision d’adresser au gouvernement de la République togolaise la lettre du conseil de la Commission du 14 décembre 1998 est abrogée’’ selon l’article 3 de la décision du conseil de l’UE sur le Togo. C’est peut-être une phrase laconique mais c’est elle qui est fondamentale à côté de celle qui soumet la reprise de la coopération avec le Togo sous des conditionnalités. L’UE n’est pas dupe et en 98/99 elle avait été arnaquée  et flouée. C’est pour éviter le piège de la duplicité du gouvernement togolais qu’elle a préféré des décisions préventives ». Et au regard  des conditionnalités posées malgré quelques  résultats mitigés, le journal note que fondamentalement, « rien n’a changé dans les habitudes du Conseil de l’UE, exigeante  sur les résultats concrets dans la mise en œuvre des engagements de Bruxelles ». Pour le confrère, « une fois de plus, l’argent  qui doit suivre la reprise de la coopération, est soumis à des conditions », notamment la reprise du dialogue dans un cadre électoral acceptable et l’organisation des législatives transparentes. Donc, on est loin de la reprise tant chantée et vantée. C’est pourquoi, notre confrère pense qu’il y a lieu « d’aller nécessairement vers des compromis entre le pouvoir et les trois partis de l’opposition (UFC, CAR, CDPA) » 

1er Forum National de la Jeunesse Togolaise Un ministre aurait fui avec les perdiems des participants
Révèle le journal. En effet, les 13 et 14 novembre dernier s’est tenue à Lomé dans le luxueux hôtel 2 Février, une rencontre des jeunes, baptisée : Forum national de la jeunesse togolaise ; toute tendance confondue, un truc initié par le ministre chargé des relations avec le parlement d’Aldmeida Mawutoè, le juge Assogbavi, Gbikpi, Zandji Livingstone et autres quidams. L’événement se serait passé inaperçu s’il n’ y avait eu des grincements de dents. Selon notre confrère, après ces assises, les participants devraient avoir droit à 1000 f par personne comme perdiems.  A en croire le journal, après  qu’une quinzaine de participants aient reçu 1000f, ’on annonce aux autres  que l’argent est épuisé. Ce qui n’a été du goût des jeunes participants qui se sont déchaînés devant l’Hôtel par de jets de pierre, molestant le juge Assogbavi tandis que le ministre et sa suite sont introuvables. Selon toujours notre confrère qui rapporte l’information, la manifestation a duré toute la nuit et c’est grâce à l’intervention de la police vers 3 heures du matin que les choses sont rentrées dans l’ordre. Triste événement , voilà comment un ministre de la République organise un bitos pour se faire de l’argent. Et le bras de fer n’est pas terminé puis que les jeunes promettent de déclencher d’autres mouvements plus violents si leurs perdiems ne leur sont pas versés.

Dans l’enfer de la prostitution africaine en Europe
C’est notre confrère Afrik.com qui a accordé une interview à Amély James Bela suite à son enquête menée pendant 12 ans sur la prostitution africaine en Europe. A notre confrère, elle rapporte des situations  pleines d’émotion qu’elle a dû vivre au cours de son enquête.

 « Zoophilie, scatologie, pédophilie, prostitution familiale, drogue, règlements de compte, Amély James Koh Bela aura tout vu en matière de prostitution africaine en Europe. Acteur social sur le terrain depuis 12 ans, elle a dressé un état des lieux effrayant des pratiques et des réseaux à travers un ouvrage de référence. Mais comment  a-t-elle traversé cet univers de perversion et de violence en tant que femme et être humain ? Les séquelles psychologiques sont profondes mais son engagement reste intact.

            Voir des femmes faire l’amour avec des chiens, discuter avec des mères qui prostituent leurs enfants à domicile, être directement confrontée à la pédophilie, c’est qu’Amély James Koh Bela a dû affronter pendant plus de 12 ans dans le cadre de son enquête sur la prostitution africaine en Europe, titre de son ouvrage qu’elle a tout récemment publié. Un travail de longue haleine, pour un cavalier seul courageux et militant. Peut-on sortir indemne d’une telle expérience ? Est-on hanté par les images chocs, de violence ou de douleur ? Comment fait-on pour aller au-delà et continuer la lutte ? ». La dame répond à toutes ces questions par des témoignages

FORUM DE LA SEMAINE N° 27 
Du jeudi, 18 novembre 2004

Le RPT et la CPP trompent le peuple : L’UE n’a pas repris sa coopération avec le Togo
Les consultations engagées entre le Togo et l’UE au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou sont terminées par la décision que le conseil de l’UE vient de rendre publique le lundi dernier. Suite la publication de cette décision, les différents acteurs politiques ont réagi de manière diverse. Mais, le confrère note que les « réactions les plus ridicules viennent de du Rassemblement du Peuple Togolais (parti au pouvoir) et son play-boy, la Convergence Patriotique Panafricaine dont le Président (en retrait politique mais toujours actif  plus que jamais) a déclenché une bataille médiatique pour convaincre les Togolais qui l’ont vomi, qu’il n’aime pas des pantalons à plusieurs plis parce que mal repassés (sic). Ces deux partis (le RPT avec son gouvernement et la CPP), après avoir, par leur arrogance qu’ils se sont taillée sur mesure, mis tout en œuvre en vue de repousser leurs interlocuteurs qui ne voulaient pas servir de boy-scouts pour servir de faire-valoir, ont pondu des réactions tendant à faire croire au peuple togolais que ‘’leurs efforts ont payé et que l’UE a repris sa coopération avec notre pays’’  Reprenant certains passages-clé de deux communiqués, le  confrère indique qu’ « à la lecture de ceux déclarations, l’on a comme l’impression que la CPP et le gouvernement RPT disposent d’un communiqué de l’UE différent de ce qui a été rendu public et remis à la presse par l’UE. Car, nulle part dans la décision de l’UE, l’on ne voit une partie qui précise de la décision de l’UE  de reprendre sa coopération avec le Togo…..En clair, l’UE a renvoyé le gouvernement togolais à revoir sa copie. Au lieu de reconnaître leur défaite dans leur entreprise orgueilleuse d’avoir du beurre et l’argent du beurre qui ne fait qu’accroître la souffrance de la population, le RPT et la CPP préfèrent défoncer une porte ouverte prenant le peuple pour ‘’dupe’’ ». Pour le journal donc, « il est temps que la bande à Natchaba, Edem Kodjo, Ayéva et autre Dramani prenne conscience des conséquences néfastes de leurs dérives orgueilleuses pour remettre le processus sur les rails avec les 3 autres partis qu’ils doivent désormais considérés comme incontournables dans le processus de la normalisation de nos relations avec l’UE ainsi que toute la communauté internationale des bailleurs de fonds » 

Encore dans le collimateur de l’ONU ? Le Togo accusé de livraison d’armes à la Côte d’Ivoire
Annonce  Forum de la Semaine à la Une de son édition. Selon notre confrère, « notre pays le Togo vient d’être pointé du doigt pour livraison d’armes au régime ‘’fasciste’’  de Laurent Gbagbo ». Mais le journal précise que cette accusation portée contre le Togo a été démentie par un communiqué du gouvernement rendu public le lundi 15 novembre dernier. Dans son communiqué, le porte parole du gouvernement qualifie de rumeurs de malveillantes et dit que le Togo n’est impliqué ni de près ni de loin à de prétendues livraisons d’armes à la Côte d’Ivoire. Rappelant que dans un passé récent, un rapport de  l’ONU avait à tort ou à raison accusé le Togo de violer l’embargo onusien en livrant ou en faisant transiter des armes par son territoire en direction de la rébellion angolaise, le confrère espère que « l’avenir nous éclairera dans cette affaire qui trouble le sommeil du pouvoir en place au Togo qui a semblé déployer tous les efforts en vue de voir la paix revenir dans ce pays géré comme une épicerie par un Laurent Gbagbo empreint à une dérive ‘’fasciste’’ »   

Faits divers et tragiques :  Recrudescence de l’insécurité à Lomé
Finalement, le confrère se demande ce que font les forces de l’ordre et de sécurité qui quadrillent la ville de Lomé avec cette recrudescence du grand banditisme avec à la clé des vols à main armée et des braquages tous azimuts. Ces bandits de grands chemins bénéficient-ils d’une protection particulière ? La question mérite d’être posée quand on sait qu’après leur forfait, les malfrats disparaissent dans la nature impunément.  Et notre confrère de citer plusieurs cas de braquages et de vols à main armée opérés par des bandes non identifiées, notamment dans la  nuit du 31 octobre au 1er novembre la maison de Mme  KANDE-DIABO Akpé ex-hôtesse à Air Afrique syndicaliste et membre de la LTDH  a été mise à sac par une bande d’hommes armés de revolvers, il y a également le cas de cet agent de la BOAD  qui a été la cible, des climatiseurs de sa maison ont été emportés et tout près de nous le 07 novembre dernier Mme Affolabi a été  froidement abattue alors qu’elle revenait de son marché et des millions emportés. Raison de plus que le confrère interpelle les autorités pour que des mesures urgentes soient prises pour lutter contre ce phénomène qui menace la sécurité et la tranquillité des Loméens.

Yves- Emmanuel Dogbé a déposé sa plume :  Ecrire était son métier
C’est en sorte un  hommage que notre confrère Ekoué Satchivi qui vit à des milliers de kilomètres de nous rend à l’illustre disparu en rappelant ce qu’était le personnage, son parcours littéraire, son engagement et les péripéties que lui a fallu cet engagement et les différentes œuvres qu’il a écrites.  Ecrivain, Yves Emmanuel s’était  aussi intéressé à l’édition dont il fut l’un des pionniers.

Interview Agbéyomé Kodjo
L’UE a rendu sa décision sur le Togo lundi dernier. Cette décision a donné lieu à une série de manifestations dans les rangs du pouvoir. Ancien bras droit du Général-Président et ancien premier, M. Agbéyomé Kodjo se prononce sur cette  décision à travers les colonnes de Forum de la Semaine. Connu pour son franc parler, il déclare à notre confrère :   « L’UE a rendu son verdict, et il est clair que le pouvoir et ses nouveaux soutiens se sont lourdement trompés » 

CARREFOUR N° 410
Du jeudi, 18 novembre 2004

 

Fin des consultations entre l’UE et le Togo La reprise de la coopération dépendra des trois principaux partis de l’opposition
Le confrère n’est pas d’avis avec les partisans du pouvoir qui manifestent leur joie à travers tout le pays. Pour lui, « ce n’est pas  encore l’occasion de jubiler car rien de nouveau ne s’est passé par rapport à la feuille de route de l’UE et à ses précédents communiqués », en conséquence, « le champagne doit attendre ! ». Pour le journal, c’est plutôt du côté de la lettre adressée au Premier ministre qu’il faut aller chercher les conditions de la reprise de la coopération puisque selon lui, la décision de lever la sanction qui pesait sur le Togo depuis 1998 est faite seulement au niveau des mots.  « Car c’est la lettre adressée au premier ministre, chef du gouvernement de la République togolaise  qui définit clairement les conditions de cette reprise. Ce ne sera qu’une reprise progressive et les  fonds ne peuvent être débloqués dès à présent », indique-t-il.  C’est pourquoi, c’est  « dommage pour la démarche folklorique du gouvernement à la recherche des garnitures pour justifier ses propres efforts » Pour le journal, « si l’argent ne viendra que bien plus tard, à quoi bon de jubiler à présent ? » Et, le journal de rappeler à l’attention de tous ceux qui gesticulent que les fonds de l’UE ne seront débloqués qu’aux conditions de la régularité, de la transparence et du caractère démocratique des prochaines législatives acceptées par tous, bien évidemment après la définition d’un cadre consensuel acceptable par tous.  Au regard de ces exigences, le confrère estime qu’ « il appartient donc au pouvoir d’entamer de franches discussions avec le CAR , l’UFC et la CDPA, ce sont ces trois partis (en plus des Rénovateurs) qui constituent la partie importante de l’opposition, une partie à qui on doit donner une confiance pour qu’elle adhère au processus. En dehors de ce scénario l’issue est incertaine »

Consultations UE –Togo
La montagne a accouché d’une souris
L’UE exige un cadre électoral
Quelques acquis quand même

On se rappelle que Carrefour avait, dans ses précédentes livraisons,  publié des articles d’un journaliste-maison  François Soudan de Jeune Afrique l’Intelligent, faisant croire que les fonctionnaires de l’UE ouvriraient sous peu le robinet pour déverser des millions d’euros sur le Togo dans le cadre de la reprise de la coopération. Mais à la lecture de la décision, c’est tout le contraire de ce qu’avait prédit  ce journaliste. « lorsqu’on lit la décision de l’UE et surtout la lettre d’accompagnement adressée en annexe au chef du gouvernement togolais ayant conduit les consultations pour le Togo, on se rend compte que la montagne n’a pu accoucher que  d’une souris, les espoirs ont été déçus et les Togolais qui attendaient à ce que la fin de ces consultations marque le début ne serait-ce que progressif de la coopération entre l’UE et le Togo doivent encore attendre ». Et légitimement, Carrefour s’étonne « du regain d’intensité des manifestations de soutien organisées un peu partout dans les préfectures pour saluer une soi-disant reprise de la coopération de l’UE avec le Togo ».

« On ne guérit pas la fièvre en cachant le thermomètre. Dans une affaire à l’issue aussi déterminante pour notre pays, nos autorités doivent analyser la situation la tête froide, tirer les conclusions et rectifier le tir au plus vite pour faire bénéficier au Togo, la plénitude de la coopération de l’UE » souligne le confrère. Toutefois, le confrère note que les autorités n’ont pas démérité et cite ce qu’il appelle les acquis quand même, c’est-à-dire, les chantiers ouverts depuis la prise des 22 engagements dans les domaines des droits de l’homme, des libertés publiques et autres.  En tout état de cause et convaincu qu’il subsiste des points d’achoppement, le confrère pense qu’il est trop tôt pour crier victoire. Il faut, pense-t-il, que « les uns et les autres mettent un peu de l’eau dans leur vin pour le bien du Togo »

Crise ivoirienne Gbagbo entre le chaud et le froid   
Notre confrère pour parler sous ce titre des derniers développements de la crise faits de nombreuses interviews incohérentes et contradictoires faites par Laurent Gbagbo sur les médias internationaux.

CROCODILE N° 699
Du jeudi, 18 novembre 2004

L’UE –Togo : La reprise de la coopération pas encore effective : Le pouvoir fait de la désinformation

Titre Crocodile à la Une de son édition « L’Union européenne n’a pas encore repris sa coopération avec le Togo comme le fait croire le gouvernement. La décision en 4 articles prise par le conseil de l’UE le 15 novembre dernier et notifiée au gouvernement togolais précise à l’article 3 que la lettre du 14 décembre 1998 du conseil et de la commission de l’UE, maintenant la rupture de  la coopération suite à la présidentielle frauduleuse de 1998, est abrogée au profit d’une nouvelle feuille de route. C’est donc cette nouvelle feuille de route qui constitue le baromètre qui déterminera l’UE à reprendre sa pleine coopération avec le Togo », souligne  Crocodile qui, reprenant les points-clé de cette nouvelle feuille de route, indique : « malgré toute cette clarté dont a fait preuve l’UE dans sa nouvelle décision, le pouvoir tente de masquer la vérité en organisant des scénarii tendant à faire croire aux populations une reprise totale et effective de la coopération, ce qui est faux »  

Revoir le cadre électoral : Une exigence qui demeure
Le journal note que malgré  les efforts faits par le gouvernement, le cadre électoral consensuellement élaboré en vue de l’organisation des élections législatives transparentes « constitue un des points de la nouvelle conditionnalité de l’UE  pour que le Togo puisse bénéficier de 40 millions d’euros, reliquat du 9e FED »

Réparation des routes à Lomé : Véritable bricolage d’amateurs
Depuis  quelques temps, des travaux s’exécutent sur certaines voies de la capitale laissant penser que les six  cents millions débloqués par le gouvernement  pour la réfection des routes à Lomé sont effectivement affectés à cette fin. Malgré les désagréments que ces opérations causent aux usagers de la route, les ouvriers qui exécutent ces travaux donnent l’impression d’être des amateurs et non des ouvriers spécialisés dans le domaine. Ils causent plus de mal qu’ils n’en résolvent. C’est ce que relève notre confrère. « Les ouvriers qui font le débouchage des égouts, n’hésitent pas à manier ardemment leur pioche pour décoincer les couvercles, et ce faisant, ils creusent de nouveaux nids- de- poule qu’ils délaissent. Les ordures boueuses et puantes, extraites, ne sont pas aussitôt ramassées, et y sont donc amassées en monticules au bord des égouts » écrit notre confrère pour qui, « les travaux ne sont venus qu’empirer l’état déliquescent de certaines artères » 

Conflit ivoirien :  Après l’embargo, place au sérieux de la part de l’Union africaine, de la France et de l’ONU
Saluant le soutien apporté par l’Union africaine à la résolution imposant un embargo de 13 mois sur les ventes d’armes en Côte d’Ivoire, le confrère souhaite que la France, l’UA et l’ONU réussissent à mettre en place un mécanisme de suivi pour assurer le respect scrupuleux de cet embargo. Il invite alors l’ONU et l’UA à s’impliquer très tôt dans les crises qui éclatent ça et là car, dit-il, si le conflit ivoirien a pris une telle tournure, c’est parce qu’il y a trop de laxisme de la part de ces institutions. A la France, il demande de clarifier clairement sa position à l’égard de l’Afrique.

LE CANARD Indépendant N°28
Du vendredi, 19 novembre 2004

Interview exclusive de Jean-Charles ELLERMANN, Porte-parole de la Commission Développement et Action Humanitaire
Le 15 novembre dernier, le conseil européen sur proposition d’une feuille de route adoptée le 30 août par la commission, a pris une décision pour clôturer les consultations ouverts le 14 avril 2004 sur la base de l’article 96 des accords de Cotonou, avec le Togo. Pour comprendre la portée politique de cette décision, notre confrère Innocent SOSSOU a approché le porte-parole de la Commission de développement et action humanitaire, présidée par M. Poul Nielson. Et Jean Charles Ellermann Kingombé déclare à notre confrère 

« …nous ne sommes pas encore dans une phase de normalisation complète »

Abrogation de la décision de suspension de la coopération  Satisfaction unanime au sein de la classe politique
Notre confrère constate pour sa part  que la décision de reprise de la coopération  de l’UE avec le Togo fait l’unanimité auprès des acteurs de la scène politique togolaise. Mais une unanimité, toutefois  empreinte de réactions confusions. « Suite à la décision du conseil, on a assisté du côté des partisans du pouvoir à des manifestations de joie et de défis. Mais malgré des apparences, ces agitations n’avaient nullement le caractère d’expression spontanée », relève notre confrère qui parle des réactions mesurées du côté de l’opposition. Et commente les réactions du pouvoir, de l’UFC, et de la CDPA.  

Précision de Bruxelles sur la décision du 14 novembre 2004 : ‘’Cette décision ouvre la voie à une reprise progressive de la coopération’’
Puisque la portée politique de la décision de l’UE fait, dit-il, l’objet de polémique  au sein de la classe politique togolaise, Le Canard Indépendant a vouloir en savoir plus en approchant un responsable de la délégation de l’UE au Togo qui précise à notre confrère qu’il s’agit d’une reprise progressive. ‘’ Cette décision ouvre la voie à une reprise progressive de la coopération’’, aurait  indiqué à notre confrère, ce responsable de la délégation de l’UE au Togo. En conséquence, il ne s’agit donc, précise le confrère, qui cite cette même source,  « ni d’une reprise totale, ni d’un maintien de la suspension »

Le conflit ivoirien et la myopie de la presse africaine
C’est une réflexion de Victor Aladji qu’on ne présente plus aujourd’hu