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Revue de presse de la semaine du
15 au 21 Novembre
2004
Daniel Garidan
La presse togolaise de
cette semaine a traité les sujets suivant:
la crise ivoirienne, la mort de Yasser
Arafat et la décision de l'Union Européenne
de mettre fin aux consultations avec le
Togo. Le Regard a publié un article intitulé
"Coup
de plume : La Diaspora togolaise puissamment
armée de discours"
dont le contenu nous semble très important.
Il faut noter que de
plus en plus de voies s’élèvent pour
fustiger l’attitude des togolais de
l’extérieur face à la crise togolaise. On
les accuse de se contenter de communiqués et
autres déclarations tonitruantes sans
véritablement poser des actes concrets
allant dans le sens de l’éradication de la
dictature sur la Terre de nos Aïeux. Compte
tenu de l’importance de l’article de notre
confrère sur les
compatriotes de l’extérieur, nous avons jugé
utile de le reprendre en intégralité pour
nos lecteurs de la diaspora. Certainement
qu’à la lecture de ce coup de plume,
ils se feront une idée
de ce que pensent ceux qui sont sur le
terrain et peut-être
changeront de stratégies de lutte.
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LE COMBAT du
peuple N° 472
Du lundi, 15 novembre
2004
Consultations
UE- TOGO La fin de l’épreuve La reprise de la
coopération désormais acquise
Titre notre confrère dans sa manchette. Le
Combat du Peuple note qu’après la clôture la
semaine dernière des consultations engagées
entre l’UE et le Togo le 14 avril 2004 et pour
prendre donc sa décision, l’UE avait le choix
entre deux alternatives : maintenir ou durcir la
situation existante en l’assortissant de
nouvelles sanctions ciblées contre les
dirigeants togolais ou opter pour une reprise
progressive, graduelle sur la base d’une feuille
de route. Et pour notre confrère, « il était
clairement apparu au regard des progrès
constatés et des efforts fournis par la partie
togolaise que l’UE a choisi la reprise
progressive de la coopération avec
accompagnement européen ». Toutefois, il
reconnaît que les choses ne sont aussi simple
qu’on puisse le penser parce que « les modalités
pratiques sont complexes et l’UE qui a fait du
cas togolais un véritable accès de fixation
n’entend pas perdre la face ».
Evoquant les pertes subies par
le Togo au titre de l’aide au FED et du STABEX,
le journal indique que « la première
manifestation de la reprise de la coopération
avec notre pays doit être concrétisée par la
notification au Togo avant la fin de l’année
2004 du reliquat du 9e FED soit
l’équivalent de 20 millions de dollars », une
notification qui, dit-il, se fera dans les plus
brefs délais tout en restant prudent car,
relève-t-il, « avec l’UE, rien ne va de soi. Le
gouvernement togolais est tenu, à chaque instant
de montrer sa bonne foi »
Notant les progrès réalisés en
matière des droits de l’homme et des libertés
fondamentales et reconnaissant certes, que le
Togo n’est pas encore une démocratie et que
beaucoup de choses restent à faire, le confrère
souligne que « les avancées significatives de
ces derniers temps méritent un accompagnement de
tous citoyens togolais et particulièrement de la
classe politique. Car lorsqu’on a à faire à un
régime réputé réfractaire aux principes
démocratiques les plus élémentaires et qui, par
la force des choses, accepte de changer de
stratégie et de concéder des espaces de
libertés à ses citoyens dans un laps de temps
aussi court, la meilleure démarche c’est
d’encourager le mouvement plutôt que d’afficher
un scepticisme suicidaire ». C’est pour cette
raison, dit-il, que « très tôt, Le Combat du
Peuple a tenté de faire comprendre à
l’opinion, la nécessité du changement de vision
vis-à-vis du régime Eyadema. Nous avions osé
suggérer à l’opposition de changer son fusil
d’épaule, de modérer ses exigences et de jouer à
fond, le jeu du dialogue. Cette prise de
position nous a valu de sérieux désagréments.
Notre journal a été traîné dans la boue. Notre
directeur de la rédaction a été dénigré,
insulté, sali et voué à la vindicte populaire.
Qu’à cela ne tienne, nous avons gardé le cap,
parce que nous appartenons à une catégorie de
journalistes qui ont compris qu’il faut
s’affranchir des chapelles et qui pensent que le
rôle de la presse dans le combat pour la
démocratie doit, avant tout, inclure la
nécessité absolue du devoir de vérité, de
tolérance, de modération, de morale et
d’équilibre professionnel ». Et le journal
relève ce paradoxe qui consiste aujourd’hui pour
certains partis politiques qui s’affabulent la
qualité de ‘’radicale’’ et opposent un refus
justifié ou non à toute initiative de la reprise
de la coopérative, en même temps qu’ils seront
prêts à être présents aux échéances
électorales.
Tout sur les derniers événements en Côte
d’Ivoire
« Depuis quelques jours, la situation
devient préoccupante en Côte d’Ivoire où Laurent
Gbagbo et ses hommes ont décidé de violer les
accords de cessez-le-feu
en bombardant des villes au centre et au nord du
pays. Ces raids aériens ont fait plusieurs morts
et blessés dont neuf soldats français. Face aux
graves exactions qu’on fait subir aux
étrangers, les ressortissants occidentaux sont
en train de quitter en masse le pays et l ‘ONU
s’apprête à prendre des sanctions contre la Côte
d’Ivoire
Compte tenu de la gravité de la
situation ainsi créée et de l’importance
qu’occupent ces événements dans l’actualité ,
nous publions sous forme de dossier pour nos
lecteurs, quelques articles de nos confrères
‘’Le Monde’’ et ‘’Le Figaro’’ respectivement
dans leurs éditions du 09 novembre 2004 et 11
novembre 2004.
Chacun pourra ainsi se faire une
opinion de la réalité des événements sur le
terrain », indique le journal en entête et
publie les articles en question intitulé :
Depuis deux ans,
la
France s’efforce d’ ‘’internationaliser’’ la
gestion de la crise
(S. Sm Le Monde du 09
novembre 2004)
; Les journaux de l’opposition ont été
saccagés, les radios étrangères fermées
(Jean-Pierre Tuquoi
Le Monde du 09 novembre 2004) ;
Des
pillages systématiques et une ‘’haine
épouvantable’’ qui monte
A Abidjan, Français et Blancs immédiatement
devenus des cibles
(J-P Ry Le Monde du 09
novembre 2004)
Publicité tapageuse et concurrence déloyale
des tradithérapeutes sur les médias :
La CNDH monte au créneau et interpelle le
gouvernement
Depuis quelques temps, des individus, se disant,
docteur, tradithérapeutes etc., aux mœurs
douteuses se succèdent sur les antennes de
certains médias notamment privés, pour venter
la qualité de leurs produits contre telle ou
telle maladie. Certains de ces guérisseurs en
mal de publicité mensongère poussent
l’outrecuidance d’affirmer qu’ils peuvent guérir
le sida en quelques heures alors que leurs
produits n’ont jamais fait l’objet d’un contrôle
scientifique de laboratoire pour le prouver.
Cette situation qui prend une ampleur
inquiétante interpelle le gouvernement, les ONG
et les
associations pour que des
dispositions soient prises pour mettre fin à ce
genre de pratiques. C’est dans ce sens que le
confrère nous parle ici du séminaire que la
Commission Nationale des Droits de l’Homme a
organisé les 09 et 11 novembre derniers à
l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à Lomé
sur la protection des droits de l’homme dans le
contexte du Sida. Au cours de ce séminaire,
outre les domaines de lutte contre la
stigmatisation et la discrimination liées au VIH/Sida,
ainsi que la promotion
des droits des personnes vivant avec le VIH, les
participants se sont penchés sur ces publicités
mensongères, puisque beaucoup de ces malades
qui, en désespoir de cause se sont laissés
aller, se plaignent d’avoir été abusés. Selon
notre confrère, les participants recommandent au
gouvernement d’envisager des mesures interdisant
aux tradithérapeutes la publicité des
médicaments n’ayant fait aucun contrôle
scientifique préalable
Yasser Arafat ou la mort d’un héros
Titre le journal. Rappelant la longue lutte
menée par Yasser Arafat pour faire entendre la
voix de son peuple face à l’injustice et
l’hypocrisie de la communauté internationale et
des diverses privations dont il fut l’objet au
cours cette lutte et notant qu’aucune œuvre
n’est perfectible-, ‘’c’est vrai Yasser Arafat
au fond de sa tombe sera lui-même insatisfait de
son bilan, car il n’a pas réuni à offrir un
territoire à son peuple avant de mourir’’-, le
confrère estime qu’ « au-delà de cet aspect du
problème, Yasser Arafat a le mérite d’avoir mené
le bon combat. Il aurait pu parvenir à ses fins.
Mais que ne pouvait faire un homme seul contre
l’injustice et l’hypocrisie de la communauté
internationale dont nul ne maîtrise les
intentions et les pulsions ? » En tout cas,
relève le confrère, « Au Combat du Peuple,
nous pensons que la question ne se pose pas
aujourd’hui en terme de savoir si Yasser Arafat
a réuni ou non. Il est tout aussi vain de porter
des jugements de valeur sur les actions d’un
homme qui a pu affronter à certains moments ,
l’envahisseur israélien et ses soutiens
occidentaux….Yasser Arafat n’a pas eu le temps
de donner un territoire au peuple palestinien.
Mais ce n’est pas sa faute d’avoir tout tenté.
Il est mort en combattant de la liberté et il a
droit, qu’à sa mémoire, tous les amoureux de la
justice s’inclinent » |
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MOTION
d’Information
N° 286
Du lundi, 15 novembre 2004
Le CAR, LA CDPA et l’UFC
refusent de s’associer à l’examen du code électoral par l’Assemblée RPT
Sous ce titre, notre confrère publie la
lettre-réponse des trois partis adressée au président de l’assemblée déclinant
l’offre qui leur avait été faite d’envoyer à la commission des lois
constitutionnelles et de la législation générale, un de leurs représentants
pour participer comme personne ressource, à l’examen du projet de loi portant
modification du code électoral
La
Palestine tourne une page de son histoire :
Yasser Arafat inhumé à la Mouqataa dans de la
terre de Jérusalem
C’est un dossier réalisé par notre confrère sur la
mort du leader de l’OLP. Il rappelle ici le parcours politique et les actions
menées pendant un demi siècle par cette figure emblématique pour la création et
la reconnaissance d’un Etat palestinien. Le journal n’a manqué non plus de
rappeler que l’homme qui s’en est allé sans jamais parvenir à concrétiser son
ambition et accomplir son rêve, a été, pour ses actions, lauréat du prix Nobel
de la Paix 1994, conjointement obtenu avec le premier ministre israélien Yitzhak
Rabin
Les médias face à la
problématique de la promotion des droits de l’homme
Parlant de l’histoire des médias au Togo qui remonte
aux années 46 et 60 jusqu’à la libéralisation de l’espace médiatique en 1989 en
passant tout récemment par l’adoption d’un code dépénalisé, le journal pense que
les médias ont un rôle à jouer dans la défense et la promotion des droits de
l’homme, car, parler des droits de l’homme au Togo, « revient à s’interroger sur
la manière de transformer les médias en une prise en compte de ce vaste
domaine ». C’est pourquoi, relevant que parmi les conditions pour la
construction d’un Etat de droit, se trouvent les médias qui permettent une libre
expression des courants d’idées et d’opinion et permettent aux citoyens de
s’informer sur la gestion de leur pays, Motion d’Information
estime que les médias ont deux rôles à jouer : promouvoir la protection des
droits de l’homme par l’information et par l’éducation à travers la formation
civique. Ainsi, pour pouvoir pleinement jouer ces rôles, il faut : « une volonté
politique visant le mieux-être de la population, la facilitation de la libre
circulation de l’information et à son accès, une véritable aide de l’Etat à la
presse, une nécessité d’avoir de l’intérêt pour les droits de l’homme dans les
émissions, les articles et les rubriques ». Malheureusement, on constate des
insuffisances dans les médias togolais sur ces questions fondamentales à cause,
dit-il, de « peu d’engagement, peu d’intérêt, médias trop politisés et absence
de motivation et la méconnaissance des traités et de l’état de leur
ratification »
Motion
d’Information
a repris
l’interview que nous (togoforum.com)
avons accordée la semaine dernière au Président National de la Convergence
Patriotique Panafricaine (CPP), M. Edem Kodjo |
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AKEKLE LE
SCORPION N° 246
Du lundi, 15
novembre 2004
Les
22 engagements à l’épreuve de la décision
finale : L’UE se prononce ce lundi 15 novembre
sur la reprise ou non de la coopération avec le
Togo
Titre notre confrère.
En attendant donc la décision du conseil des
ministre, AKEKLE note « Les Togolais sauront dans
les heures à venir, le sort réservé par les
autorités de l’Union Européenne aux résultats
transmis par les autorités togolaises sur le
respect des 22 engagements pris le 14 avril
dernier pour un retour à la normale des avancées
démocratiques au Togo. Pour l’heure, les 5
millions de Togolais et les gouvernants ont les
doigts croisés. Quelle sera la décision de l’UE ?
Reprendra, reprendra pas ? La réponse est
difficile. Selon certaines indiscrétions, le Togo
n’a pas grand chose à attendre de l’UE. L’Institution,
estime t-on, suit avec grand intérêt l’évolution
de la situation dans le pays. Des efforts
sensibles seraient notés en faveur des autorités
cependant, il reste encore des pas à faire
notamment dans le cadre du dialogue à instaurer
entre les acteurs politiques sans exclusion et
ensuite l’adoption d’un code électoral accepté
par tous. En l’état actuel des choses, estiment
nos sources, le dialogue n’est pas encore bien
assis parce qu’il subit des incompréhensions d’un
côté comme de l’autre. Le code électoral quant à
lui n’a pas reçu l’unanimité de la part de tous
les partis en présence. D’autre part, des membres
de partis ayant pris part à l’élaboration de ce
code disent eux-aussi qu’il est loin d’être
parfait donc source de conflits latents. Pour ces
raisons, la reprise de la coopération pourrait ne
pas être prononcée dans l’immédiat. Certes, on
reconnaît une décrispation de la crise de
confiance entre l’institution et la République
togolaise mais il est promis que l’observation de
la situation va se poursuivre et les discussions
vont continuer entre l’UE et les autorités
togolaises. Pour l’heure donc la reprise totale
n’est pas encore à l’ordre du jour, des efforts
supplémentaires sont encore attendus de la part
du pouvoir en place »
Côte
d’Ivoire : La solution à la crise est-elle
française ?
S’interroge notre confrère. Tout en saluant l’action
de la France qui, pense t-il, visait à prévenir
l’escalade de la violence qui, évidemment,
n’arrangeait pas les parties en conflits,
Akeklé
pense que après quarante ans d’indépendance, les
africains doivent être à même de régler leurs
différends. Il appelle donc les ivoiriens à la
retenue et au sens de responsabilité politique .
« Il faut éviter en ces moments de grandes
turbulences démocratiques des appels à la
révolte, des comportements xénophobes et
discriminatoires contre les Français, les
Burkinabé, les Maliens, au risque de voir le
conflit dépasser les frontières ». Pour cela,
recommande-t-il, « il faut user du bon sens pour
reconnaître avec courage les erreurs et la limite
des moyens à résoudre les problèmes afin de
garantir une culture civique des populations et
la bonne marche des activités socio-politiques
pour la reprise du dialogue politique en Côte
d’Ivoire »
Deuil du peuple palestinien :
Yasser Arafat s’en va sans avoir atteint son
idéal
Après avoir rappelé le combat mené non sans
difficultés par Yasser Arafat pour la création
d’un Etat palestinien indépendant et les
péripéties qu’il a dû subir pour sa témérité, le
journal se demande : « Arafat est mort, quel
avenir pour le Proche Orient ? »
Remontée des braquages, vols à main armée dans
les rues de Lomé : Pourquoi et qui a commandité
l’assassinat de la commerçante AFFOLABI Amina
(Epse du Commissaire ABOTSE) ?
Notre confrère nous apprend que la semaine
dernière, précisément le lundi 08 novembre
dernier, aux environs de 18 heures, Mme AFFOLABI
Amina, épouse du commissaire AGBOTSE a été
abattue au cours d’un braquage au niveau de
l’Hôtel de l’Aéroport sis à Tokoin CERFER par des
individus non identifiés alors que, la riche
commerçante, très connue à Lomé, revenait du
marché. Les malfrats qui ont réussi à prendre la
fuite, auraient emporté avec eux une pactole
somme de 30 millions FCFA.
Selon notre confrère, la riche femme aurait depuis
quelques temps reçu plusieurs menaces venant de
lugubres personnes. Malgré les dispositions
prises par la dame suite à ces menaces, elle n’a
pu échapper à ses bourreaux. Devant l’ampleur de
ce phénomène de braquage dont les cibles
principales sont les hommes d’affaires et les
personnes riches, le confrère demande aux
autorités en place de « prendre des mesures
nécessaires pour protéger la vie de ces hommes et
femmes qui mènent une activité qui contribue
fortement à l’économie du pays ». Il y a donc
lieu, estime notre confrère, de penser à une
solution efficace quant des individus sans
scrupules et sans penser au tort qu’ils causent à
la société, ôtent la vie à ceux-là mêmes qui
doivent relancer l’économie du pays. A l’endroit
des riches commerçants qui sont la cible
privilégiée de ces braquages, et vu que la vie
n’a pas de prix, le journal demande à ceux-là de
solliciter les services de la police ou des
institutions privées qui sont mises en place à
Lomé spécialisées dans la sécurité, pour assurer
leur sécurité. |
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LE REGARD N°
413
Du mardi, 16 novembre
2004
Fin des
consultations UE-Togo : La Décision de l’UE en
intégralité
Beaucoup reste à faire
Un cadre électoral acceptable par toutes les
parties
La reprise après des
législatives libres et régulières
Lit-on à la Une de Le
Regard et dans l’angle droit la photo du
président sortant de la commission européenne,
Romano Prodi. Et le journal publie l’intégralité
de la décision en pages 3& 6.
L’Union
Européenne a rendu sa décision hier
Commentant la décision du
conseil des ministres et reprenant le passage
relatif au déblocage des fonds du 9e
FED et du STABLEX après les élections
législatives, Le Regard estime qu’ « il est
clair que la reprise ne se fera pas quelque soit
Alpha, c’est-à-dire sans conditions
mathématiquement parlant. Il y a bel et bien des
conditionnalités à remplir pour le déblocage de
l’aide qui du reste ne se concrétisera que par
étape ». Aussi, constate-t-il, « on a fait tenir
les Togolais en haleine pour rien ».
Evidemment,
en mettant sous presse cette édition, notre
confrère n’avait pu observer la liesse générale
qui s’était emparée des courtisans du pouvoir qui
se sont déchaînés dans les rues pour manifester
leur joie ou célébrer leur victoire. C’est ce qui
explique son observation : « la décision n’est
donc pas saluée par des explosions de joie du
côté du pouvoir sans doute parce qu’elle n’a pas
pris en compte la suggestion du premier ministre
Koffi Sama qui réclamait à cor et à cri
l’assouplissement des conditions posées pour la
reprise de l’aide de lUE ».
Quand bien
même qu’il ne s’agit que d’une abrogation de la
décision du 14 décembre 1998, assortie d’une
nouvelle feuille avec des conditionnalités
précises, les marches se succèdent sur toute
l’étendue du territoire sanctionnées par des
déclarations et autres motions. C’était mal
connaître les courtisans du général que
d’affirmer que la décision n’est pas saluée par
une explosion de joie.
Coup de
plume : La Diaspora togolaise puissamment armée
de discours
De plus en plus des
voies s’élèvent pour fustiger l’attitude des
togolais de l’extérieur face à la crise
togolaise. On les accuse de se contenter
uniquement de communiqués et autres déclarations
tonitruantes sans véritablement poser des actes
concrets allant dans le sens de l’éradication de
la dictature sur la Terre de nos Aïeux.
Compte tenu
de l’importance de l’article de notre confrère
sur les
compatriotes de l’extérieur, nous avons jugé
utile de le reprendre en intégralité pour nos
lecteurs de la diaspora. Certainement qu’à la
lecture de ce coup de plume, ils se feront
une idée de ce que
pensent ceux qui sont sur le terrain et peut-être
changeront de stratégies de lutte.
Voici le texte signé d'Abass Saïbou:
« Désormais, il existe
trois Togo : Un Togo du Général Président et ses
partisans qui se comportent comme si le pays
est une propriété à eux léguée par le destin et
en font ce qu’ils veulent, un autre Togo
d’éternels exilés politiques et économiques
regroupés en clans politiques qui ont installé
leur République à l’étranger et parlent au nom
du peuple togolais, enfin un Togo de la majorité
silencieuse, composée de citoyennes et de
citoyens qui vivent la dure réalité, qui ont tout
donné pour l’instauration d’une réelle démocratie
et qui ne récoltent que l’humiliation, ballottés
entre une opposition impuissante et un pouvoir
totalitaire. Les tenants des deux premiers Togo
adorent le folklore du fait qu’ils ne vivent pas
les difficultés auxquelles est confrontée la
majorité silencieuse, orpheline.
Parfois, en
scrutant les discours de nos frères
« libérateurs » installés en Occident, on a
l’impression qu’ils mettent les moyens pour en
finir avec l’ordre ancien. Mais à y voir de près,
il n’y a que du vent. Rien qu’un château de
discours des années 90. Et pourtant, le Togo
d’aujourd’hui n’est plus celui des années d’avant
la Conférence nationale souveraine. Le pouvoir
RPT est devenu encore plus insensible aux
dénonciations de ses travers. Les Togolais
semblent résignés et invoquent Dieu, l’ultime
recours. C’est dans cette atmosphère que se
profilent à l’horizon, des échéances
électorales.
Dans les milieux de la Diaspora togolaise,
l’heure est plutôt à la plaisanterie et aux coups
médiatiques. Des colloques et journées de
réflexion se succèdent et se ressemblent. La
star du soulèvement du 05 octobre, Hilaire
Dossouvi Logo, dans une allocution à un Forum à
Duisburg en Allemagne le 06 novembre 2004 a
réitéré « qu’il est question d’ériger en méthode
de lutte l’accueil aux œufs et tomates pourris,
des officiels illégitimes du clan Eyadema partout
où ils atterriront dans les métropoles
occidentales ». En voilà une drôle de méthode de
lutte. Les tenants d’une telle méthode auront
donc beaucoup de travail à faire, parce qu’il va
falloir positionner leurs « combattants » tous
les jours aux abords des aéroports munis d’œufs
et tomates pourris attendant les éventuels
officiels togolais pour frapper. Une telle
plaisanterie, non seulement n’aura aucune
incidence sur la nature du régime, mais viserait
à faire des « combattants » de la Diaspora,
d’éternels réfugiés qui ont abandonné leurs
villages et leurs familles au sort que leur
réservent les tenants du pouvoir et qui est plus
infamant que les coups de tomates et d’œufs
pourris. Si le lancement des tomates et d’œufs
pourris constituent une méthode de lutte, alors
les Togolais de l’intérieur ne devraient rien
attendre de concret de la part de nos gueulards
de la diaspora qui au lieu de rechercher des
moyens d’action concrètes, croient signaler leur
existence en initiant des shows médiatiques.
Il est indéniable que la diaspora togolaise, du
moins, celle qui souhaite un changement
démocratique s’est montrée incapable à s’imposer
comme force alternative dans le processus
enclenché à Bruxelles le 14 avril dernier.
Prompts à dénoncer la désunion de l’opposition,
ils sont eux-mêmes plus divisés que le mot. La
branche de la diaspora la plus « active » est
celle qui regroupe le MO5 d’aujourd’hui et qui
est réduite à des inconditionnels du Professeur
Gnininvi qui sont éparpillés un peu partout en
occident.
Par la
voix du MO5, Logo Dossouvi également militant de
la CDPA « exhorte notre peuple à participer
massivement aux échéances électorales en
perspective qu’elles soient législatives,
présidentielles ou locales… Les conditions vont
être mauvaises. Mais nous devons y aller en
assurant le minimum de formation à toutes nos
population en matière d’élections et leur
enseigner les astuces et techniques de fraude du
régime ».
N’est-il
pas plus judicieux si les tenants du MO5 qui se
retrouvent à 10 mille kilomètres et plus du champ
électoral togolais pouvaient user de leur
« influence » pour obtenir le droit de voter là
où ils se trouvent et mobiliser la diaspora pour
voter en faveur des forces démocratiques ? Tous
ceux qui, de loin, appellent le peuple à voter et
qui exhortent l’opposition à une alliance
électorale constituent malheureusement des
électeurs en moins pour leur camp car ils ne
reviendront pas au Togo pour voter. Il y en a qui
ont même réussi leur intégration et ne rêvent
plus de revenir au pays un jour. Or, c’est ici
que tout se joue. Alors qui le fera à leur
place ? Ces stratèges attitrés auraient pu
revenir sur le terrain pour montrer la voie et
les critères à suivre pour concrétiser l’alliance
électorale qu’ils appellent de leurs vœux. Et
s’ils ne peuvent mettre les pieds au Togo, il
leur faut de loin donner les moyens à leurs
leaders politiques sur place pour compenser leur
absence physique. Le peuple de 2004 n’est pas
celui de 1990 parce qu’il est tétanisé. La
mobilisation n’est plus facile non seulement
parce que les éléments mobilisateurs ont quitté
le pays laissant le terrain libre aux tenants de
l’ordre ancien. Le temps des appels et des
dénonciations est révolu. La mobilisation ne peut
plus se faire par incantation comme par le passé.
Il en faut plus ».
AS.
Sans commentaire !
Togo : L’opposition et la difficile équation de
l’alliance électorale
Puisque tout le monde
réclame que l’opposition traditionnelle fasse une
alliance électorale en perspective des prochaines
échéances, le confrère à travers une
démonstration, à la limite vraie, estime que les
choses ne sont pas aussi simples qu’on le pense.
Même si les deux partis la CPP et le PDR, tirant
les leçons du passé et conscients du caractère
indélébile des rancœurs et des coups bas, sont
parvenus à la conclusion que toute action
concertée et sérieuse entre les partis de
l’opposition est impossible et donc se sont
éloignés du CAR, de la CDPA, de l’UFC et du PSR,
le confrère pense que la tâche ne sera aussi
aisée pour ces partis dans la constitution de
l’alliance électorale, notamment le critère sur
lequel l’alliance électorale doit être faite.
Deux problèmes se présentent alors à ce niveau :
« sur quelle base va-t-on établir le nombre de
candidats par formation politique ? Logiquement,
on pourrait se référer aux scores obtenus par les
uns et les autres en 1998 et 2003. Ainsi, le
nombre de candidats attribué aux partis sera
proportionnel à leur poids électoral. Dans ce
cas, l’UFC et ensuite le CAR auront la part du
lion. La CDPA et le PSR pourraient se contenter
du peu que les autres voudraient bien leur
octroyer. Or, il n’est pas évident que tous les
partis accepteront un tel partage. Certains
pourraient objecter- comme les Rénovateurs- que
ces élections étant émaillées de fraudes, on ne
saurait exactement déterminer le poids réel de
chaque formation politique.
Le deuxième
problème c’est que, même au cas où tous se
mettaient d’accord sur le critère susmentionné,
il va falloir trouver un autre critère de
répartition des circonscriptions électorales. Sur
quelle base va-t-on positionner tel ou tel parti
dans telle ou telle circonscription
électorale ? », relève le confrère. En tout cas,
indique –t-il, même si ces différents obstacles
venaient à être levés, il se posera un autre
problème, celui des moyens pour soutenir les
candidats. « Quel parti acceptera de mettre ses
maigres ressources au profit des candidats des
autres partis sans privilégier les siens
propres ? », se demande notre confrère. Donc,
pour notre confrère, « c’est en tenant compte de
toutes ces difficultés qui se posent
naturellement au niveau des oppositions en
Afrique que le régime Eyadema a institué un seul
tour aux élections à son avantage….En prévoyant
un seul tour sans la proportionnelle, l’Etat RPT
élimine le caractère pluraliste des élections en
imposant une unanimité impossible à des partis
appelés à compétir. Le RPT comptant sur les
divergences naturelles au sein de l’opposition,
s’attend donc à ce que l’opposition présente
plusieurs candidats à des postes électifs. Ce qui
pourrait lui permettre de gagner avec une
majorité relative »
Gilchrist Olympio attendu au Conseil National de
l’UFC : On annonce un retour mobilisateur à Lomé
Comme l’ont annoncé
certains confrères, Le Regard indique pour sa
part, « que les préparatifs de cette grande
rencontre entre le leader de l’UFC et sa base
militante se déroulent dans la totale discrétion
peut-être que les responsables du parti
n’excluent pas comme toujours les coups tordus du
pouvoir qui déteste tout ce qui sent l’UFC ».
Rappelant que les documents de voyage du leader
de l’UFC lui ont été remis suite à d’intenses
pressions mais que, celui-ci n’a pas pu
participer au dialogue que son parti estime
n’avoir pas encore commencé, le confrère se
demande alors « quelle sera l’incidence de
l’arrivée du chef du principal parti d’opposition
sur l’atmosphère politique au Togo », une
question qui se justifie « quand on connaît
l’agitation qui s’empare des milieux proches de
Lomé 2 chaque fois que le patron des
inconditionnels du ‘’Détia’’ met les pieds à
Lomé ». A propos de cette agitation, le confrère
pense le pouvoir a surestimé les capacités de
Gilchrist Olympio en faisant de lui un mythe ou
un personnage extraordinaire, ce qui
naturellement lui a permis de tirer profit de cet
acharnement contre lui. Fort de la sympathie et
du soutien dont bénéficie le leader de l’UFC au
sein de la population, le journal indique que si
jamais « Gilchrist Olympio brille par son absence
lors de ce conseil, le parti souffrira d’un
déficit de mobilisation »
Intoxication, libre antenne, incitation à
l’émeute : La dérive propagandiste des médias
d’Etat d’Abidjan
Le journal rapporte ici ce que l’organisation de
la liberté de défense de la presse Reporters Sans
Frontières, Bureau Afrique a constaté après
plusieurs séances d’écoute et de visionnage. Pour
RSF, les médias d’Etat ivoirien sont devenus des
porte-voix exclusifs du camp gouvernemental et
des instruments d’organisation des manifestations
de rue. Sur les médias d’Etat, tout y passe avec
certainement la bénédiction des autorités. Des
hommes de Dieu qui montent sur les antennes pour
se livrer à des violentes imprécations, des
jeunes patriotes, cette milice civile pro-Gbagbo
qui appellent les gens à descendre dans la rue
pour défendre la patrie. Les intoxications et
l’incitation à l’émeute par le chef de file des
jeunes patriotes. Ce sont là les dérives dont ce
sont rendus coupables les médias d’Etat
encouragées par les propos de certains
responsables politiques comme le président du FPI
Pascal Affi N’Guessan qui était intervenu à la
télévision pour demander aux jeunes patriotes
d’occuper massivement les rues de la capitale
Abidjan et le président de l’assemblée nationale
Mamadou Koulibaly qui lui aussi a tenu des propos
va-t-en guerre. A ces dérives verbales et à cette
incitation à la révolte, s’ajoute le saccage des
sièges des journaux proches de l’opposition et le
sabotage des émetteurs de RFI, BBC, et Africa N°
1 |
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Echos d’Afrique N° 123
Du
mardi, 16 novembre 2004
Reprise de la coopération :
Le gouvernement se
félicite mais le suspens persiste
Estime pour sa part notre confrère, en dépit de
toutes les manifestations organisées à travers tout le
pays pour saluer la ‘’décision courageuse’’ de l’UE de
reprendre sa coopération avec le Togo. Relevant
toutefois que la commission a noté certaines avancées
notables en matière des droits de l’homme tout en
indiquant que beaucoup d’éléments essentiels doivent
être mis en œuvre, notamment la reprise du dialogue et
l’instauration de la démocratie, notre confrère pense
que « le gouvernement doit réviser le code électoral
d’une manière à ce que qu’il soit acceptable par toutes
les parties et fixer une date pour les élections
législatives, une condition préalable à la programmation
des 40 millions d’euros affectés au Togo au titre du 9e
FED et de 12 millions d’euros du fonds STABEX ». Ce qui
laisse entrevoir, selon notre confrère, « que la reprise
totale de la coopération n’est pas envisageable, du
moins pour l’instant »
Gilchrist Olympio
prochainement au Togo : De l’intox pour nourrir l’info
Affirme l’hebdomadaire. A en croire le journal,
c’est dans la
recherche
d’une issue à leur abandon par les populations, que les
dirigeants de l’UFC veulent organiser ce congrès dit de
remobilisation. Se référant aux propos du SG de l’UFC
qui avait déclaré à un de nos confrères que ce congrès
sera présidé par Gilchrist Olympio lui-même,
notre
confrère indique : « quoi de plus normal qu’un président
national préside le congrès national de son parti.
Cependant, le cas de Gilchrist Olympio suscite des
questions non pas parce qu’il ne mérite pas sa place
dans ce rendez-vous mais compte tenu des réalités de
l’heure. Alors, viendra ou ne viendra pas ? Voilà l’une
des questions que se posent actuellement beaucoup de
Togolais. Si Gilchrist arrivait à participer à ce
congrès (s’il aura sincèrement lieu), ce sera un plus au
processus de démocratisation au Togo. Ce sera aussi un
point de gagné par le gouvernement dans sa volonté de
mise en application des 22 engagements qu’il a pris à
Bruxelles ».
« Gilchrist qui a toujours brandi le prétexte de
la confiscation de ses pièces de voyage pour qualifier
le pouvoir de tous les noms d’oiseau du monde, a
retrouvé ses titres de voyage y compris son passeport
ghanéen. Alors que le congrès de l’UFC se tienne
aujourd’hui ou après dix ans, que son président arrive
au Togo ou pas, le Togo avance et avancera dans sa
logique de démocratisation » mentionne le journal.
D’ailleurs, ce sera bénéfique, estime Echos
d’Afrique, pour « Gilchrist et ses compères
d’organiser un congrès afin de réorienter leur position
jugée trop radicale et qui poussent les populations à
s’éloigner d’eux »
Nigeria : Sommet
extraordinaire de l’UA à Abuja :
Le président Gbagbo lâché unanimement par ses pairs
« Les chefs d’Etat africains réunis en sommet
extraordinaire sur la Côte d’Ivoire à Abuja au Nigeria
ont décidé unanimement des sanctions contre la Côte
d’Ivoire et ont en des mots très clairs accusé le
président ivoirien Laurent Gbagbo pour ses actions de
nature à basculer la Côte d’Ivoire dans le chaos
absolu », indique le journal qui salue donc cette
unanimité qui s’est faite autour du projet de sanction
proposé par la France. « Souvent divisés, incapables de
critiquer leurs pairs, les chefs d’Etat réunis à Abuja
ont cette fois trouvé les ressources d’un sursaut commun
pour tenter de sauver la Côte d’Ivoire au bord du
précipice », constate-t-il.
Sénégal :
Le président Wade accusé de trahison : Des partis
politiques demandent sa démission
« Malgré les efforts du président Abdoulaye Wade pour
réaliser les promesses qu’il a faites au peuple
sénégalais lors de sa campagne électorale, il est
accusé aujourd’hui par certains partis politiques
d’avoir fait des promesses démagogiques au peuple et par
conséquent, ils demandent sa démission sans condition »
souligne le journal. Pour parvenir à leur but, notre
confrère indique que, les opposants au régime Wade ont
créé l’Initiative pour la Démission de Wade (IDWa).
Selon notre confrère, « leur action est motivée par les
conditions de vie difficiles des populations
sénégalaises
Sud Afrique Le vote
de la loi antiterroriste crée de graves polémiques
« L’adoption par le parlement sud africain à
l’unanimité de la loi antiterroriste a pesé léger dans
la balance car la sincérité de cette loi est remise en
cause par certaines institutions sud africaines et de
surcroît crée de polémiques graves entre le pouvoir et
ces institutions » nous apprend notre confrère. Cette
loi qui condamne les victimes à une peine maximale de 15
ans de prison et une amende 100 millions de monnaie
locale est décriée par les organisations de défense des
droits de l’homme qui y voient une possibilité pour le
pouvoir politique de maintenir des suspects en prison
sans jugements
Après la privatisation de la SNI :
Quel sort pour les 17
millions de la mutuelle ASNIFA ?
Le journal nous apprend que
la SNI (Société Nationale d’Investissement) vient, dans
le cadre de la privatisation des sociétés d’Etat, de
tomber dans les mains d’une puissante société
américaine, La Financial Bank.
Ce n’est pas la
privatisation de la SNI qui inquiète notre confrère puis
qu’il était question de sauver cette structure de la
liquidation, mais l’argent de la mutuelle qui existait
au sein de la SNI pour venir en aide à certains membres
frappés par des problèmes d’ordre social. Selon notre
confrère, la cotisation qui était de mille par mois et
par personnel a atteint 17 millions. Mais au jour
d’aujourd’hui, le personnel ne sait où est passée cette
bagatelle somme. Selon des indiscrétions recueillies par
notre confrère, ces sous ont été purement simplement
bouffés par les délégués du personnel. Une information
que le délégué principal Ouro-Sama n’a confirmé ni
informé, préférant rencontrer le confrère pour lui
donner plus de précisions. |
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LE
POINT de la semaine N° 16
Du mercredi,
17 novembre 2004
Fin des consultations
UE- Togo : La classe politique réagit à la décision de l’UE
Voici ce que qu'on lit à la Une du point de la
semaine:
Me Agboyibo
du CAR : Les efforts de Bruxelles ne peuvent être qu’une contribution
d’appoint
Prof.
Gnininvi de CDPA :
Seules de vraies
élections doteront ce pays de dirigeants comptables
JP Fabre de l’UFC :
La décision de l’UE n’est pas trop éloignée de la feuille de route
Edem
Kodjo de la CPP :
La CPP s’associera à toutes les initiatives de l’UE (…) si elles vont dans le
sens des intérêts de nos populations
Coopération Togo- UE L’Union européenne donne son argent après des élections
législatives acceptées par tous
Titre
pour sa part notre confrère. Le journal note qu’il y a donc longtemps que l’UE
attendait de prendre sa décision définitive sur le dossier togolais et qu’au
même moment les Togolais attendaient de savoir ce que leur réserveraient le
gouvernement et l’UE dans le processus de rupture ou de reprise de la
coopération. Après toutes ces attentes, relève le confrère, la décision a été
rendue lundi dernier. « L’Union Européenne reprend sa coopération avec le Togo
mais avec des conditions à mettre le gouvernement sous le pilori »,
indique-t-il. Pour le confrère, « à cette étape ce sont des mots car en fait en
matière de coopération, c’est le suivi qui est plus important et le conseil a
été sans ambages : ‘’la décision d’adresser au gouvernement de la République
togolaise la lettre du conseil de la Commission du 14 décembre 1998 est
abrogée’’ selon l’article 3 de la décision du conseil de l’UE sur le Togo.
C’est peut-être une phrase laconique mais c’est elle qui est fondamentale à côté
de celle qui soumet la reprise de la coopération avec le Togo sous des
conditionnalités. L’UE n’est pas dupe et en 98/99 elle avait été arnaquée et
flouée. C’est pour éviter le piège de la duplicité du gouvernement togolais
qu’elle a préféré des décisions préventives ». Et au regard des
conditionnalités posées malgré quelques résultats mitigés, le journal note que
fondamentalement, « rien n’a changé dans les habitudes du Conseil de l’UE,
exigeante sur les résultats concrets dans la mise en œuvre des engagements de
Bruxelles ». Pour le confrère, « une fois de plus, l’argent qui doit suivre la
reprise de la coopération, est soumis à des conditions », notamment la reprise
du dialogue dans un cadre électoral acceptable et l’organisation des
législatives transparentes. Donc, on est loin de la reprise tant chantée et
vantée. C’est pourquoi, notre confrère pense qu’il y a lieu « d’aller
nécessairement vers des compromis entre le pouvoir et les trois partis de
l’opposition (UFC, CAR, CDPA) »
1er Forum
National de la Jeunesse Togolaise Un ministre aurait fui avec les perdiems des
participants
Révèle le journal. En effet, les 13 et 14 novembre dernier s’est tenue à Lomé
dans le luxueux hôtel 2 Février, une rencontre des jeunes, baptisée : Forum
national de la jeunesse togolaise ; toute tendance confondue, un truc initié
par le ministre chargé des relations avec le parlement d’Aldmeida Mawutoè, le
juge Assogbavi, Gbikpi, Zandji Livingstone et autres quidams. L’événement se
serait passé inaperçu s’il n’ y avait eu des grincements de dents. Selon notre
confrère, après ces assises, les participants devraient avoir droit à 1000 f par
personne comme perdiems. A en croire le journal, après qu’une quinzaine de
participants aient reçu 1000f, ’on annonce aux autres que l’argent est épuisé.
Ce qui n’a été du goût des jeunes participants qui se sont déchaînés devant
l’Hôtel par de jets de pierre, molestant le juge Assogbavi tandis que le
ministre et sa suite sont introuvables. Selon toujours notre confrère qui
rapporte l’information, la manifestation a duré toute la nuit et c’est grâce à
l’intervention de la police vers 3 heures du matin que les choses sont rentrées
dans l’ordre. Triste événement , voilà comment un ministre de la République
organise un bitos pour se faire de l’argent. Et le bras de fer n’est pas
terminé puis que les jeunes promettent de déclencher d’autres mouvements plus
violents si leurs perdiems ne leur sont pas versés.
Dans
l’enfer de la prostitution africaine en Europe
C’est
notre confrère
Afrik.com
qui a accordé une interview à Amély James Bela suite à son enquête menée pendant
12 ans sur la prostitution africaine en Europe. A notre confrère, elle rapporte
des situations pleines d’émotion qu’elle a dû vivre au cours de son enquête.
« Zoophilie,
scatologie, pédophilie, prostitution familiale, drogue, règlements de compte,
Amély James Koh Bela aura tout vu en matière de prostitution africaine en
Europe. Acteur social sur le terrain depuis 12 ans, elle a dressé un état des
lieux effrayant des pratiques et des réseaux à travers un ouvrage de référence.
Mais comment a-t-elle traversé cet univers de perversion et de violence en tant
que femme et être humain ? Les séquelles psychologiques sont profondes mais son
engagement reste intact.
Voir
des femmes faire l’amour avec des chiens, discuter avec des mères qui
prostituent leurs enfants à domicile, être directement confrontée à la
pédophilie, c’est qu’Amély James Koh Bela a dû affronter pendant plus de 12 ans
dans le cadre de son enquête sur la prostitution africaine en Europe, titre de
son ouvrage qu’elle a tout récemment publié. Un travail de longue haleine, pour
un cavalier seul courageux et militant. Peut-on sortir indemne d’une telle
expérience ? Est-on hanté par les images chocs, de violence ou de douleur ?
Comment fait-on pour aller au-delà et continuer la lutte ? ». La dame répond à
toutes ces questions par des témoignages |
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FORUM DE LA SEMAINE N° 27
Du jeudi, 18 novembre 2004
Le
RPT et la CPP trompent le peuple : L’UE n’a pas repris sa coopération avec le
Togo
Les consultations
engagées entre le Togo et l’UE au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou
sont terminées par la décision que le conseil de l’UE vient de rendre publique
le lundi dernier. Suite la publication de cette décision, les différents acteurs
politiques ont réagi de manière diverse. Mais, le confrère note que les
« réactions les plus ridicules viennent de du Rassemblement du Peuple Togolais
(parti au pouvoir) et son play-boy, la Convergence Patriotique Panafricaine dont
le Président (en retrait politique mais toujours actif plus que jamais) a
déclenché une bataille médiatique pour convaincre les Togolais qui l’ont vomi,
qu’il n’aime pas des pantalons à plusieurs plis parce que mal repassés (sic).
Ces deux partis (le RPT avec son gouvernement et la CPP), après avoir, par leur
arrogance qu’ils se sont taillée sur mesure, mis tout en œuvre en vue de
repousser leurs interlocuteurs qui ne voulaient pas servir de boy-scouts pour
servir de faire-valoir, ont pondu des réactions tendant à faire croire au peuple
togolais que ‘’leurs efforts ont payé et que l’UE a repris sa coopération
avec notre pays’’ Reprenant certains passages-clé de deux communiqués, le
confrère indique qu’ « à la lecture de ceux déclarations, l’on a comme
l’impression que la CPP et le gouvernement RPT disposent d’un communiqué de l’UE
différent de ce qui a été rendu public et remis à la presse par l’UE. Car, nulle
part dans la décision de l’UE, l’on ne voit une partie qui précise de la
décision de l’UE de reprendre sa coopération avec le Togo…..En clair, l’UE a
renvoyé le gouvernement togolais à revoir sa copie. Au lieu de reconnaître leur
défaite dans leur entreprise orgueilleuse d’avoir du beurre et l’argent du
beurre qui ne fait qu’accroître la souffrance de la population, le RPT et la CPP
préfèrent défoncer une porte ouverte prenant le peuple pour ‘’dupe’’ ».
Pour le journal donc, « il est temps que la bande à Natchaba, Edem Kodjo, Ayéva
et autre Dramani prenne conscience des conséquences néfastes de leurs dérives
orgueilleuses pour remettre le processus sur les rails avec les 3 autres partis
qu’ils doivent désormais considérés comme incontournables dans le
processus de la normalisation de nos relations avec l’UE ainsi que toute la
communauté internationale des bailleurs de fonds »
Encore dans le
collimateur de l’ONU ? Le Togo accusé de livraison d’armes à la Côte d’Ivoire
Annonce
Forum de la Semaine
à la Une de son édition. Selon notre confrère, « notre pays le Togo vient d’être
pointé du doigt pour livraison d’armes au régime ‘’fasciste’’ de Laurent
Gbagbo ». Mais le journal précise que cette accusation portée contre le Togo a
été démentie par un communiqué du gouvernement rendu public le lundi 15 novembre
dernier. Dans son communiqué, le porte parole du gouvernement qualifie de
rumeurs de malveillantes et dit que le Togo n’est impliqué ni de près ni de
loin
à de prétendues livraisons
d’armes à la Côte d’Ivoire. Rappelant que dans un passé récent, un rapport de
l’ONU avait à tort ou à
raison accusé le Togo
de violer l’embargo onusien en livrant ou en faisant transiter des armes par son
territoire en
direction de la
rébellion angolaise, le confrère espère que « l’avenir nous éclairera dans cette
affaire qui trouble le sommeil du pouvoir en place au Togo qui a semblé déployer
tous les efforts en vue de voir la paix revenir dans ce pays géré comme une
épicerie par un Laurent Gbagbo empreint à une dérive ‘’fasciste’’ »
Faits divers et tragiques : Recrudescence
de l’insécurité à Lomé
Finalement, le confrère se demande ce que font les forces de l’ordre et de
sécurité qui quadrillent la ville de Lomé avec cette recrudescence du grand
banditisme avec à la clé des vols à main armée et des braquages tous azimuts.
Ces bandits de grands chemins bénéficient-ils d’une protection particulière ? La
question mérite d’être posée quand on sait qu’après leur forfait, les malfrats
disparaissent dans la nature impunément. Et notre confrère de citer plusieurs
cas de braquages et de vols à main armée opérés par des bandes non identifiées,
notamment dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre la maison de
Mme KANDE-DIABO Akpé ex-hôtesse à Air Afrique syndicaliste et membre de la LTDH
a été mise à sac par une bande d’hommes armés de revolvers, il y a également le
cas de cet agent de la BOAD qui a été la cible, des climatiseurs de sa maison
ont été emportés et tout près de nous le 07 novembre dernier Mme Affolabi a été
froidement abattue alors qu’elle revenait de son marché et des millions
emportés. Raison de plus que le confrère interpelle les autorités pour que des
mesures urgentes soient prises pour lutter contre ce phénomène qui menace la
sécurité et la tranquillité des Loméens.
Yves-
Emmanuel Dogbé a déposé sa plume : Ecrire était son métier
C’est en sorte un
hommage que notre confrère Ekoué Satchivi qui vit à des milliers de kilomètres
de nous rend à l’illustre disparu en rappelant ce qu’était le personnage, son
parcours littéraire, son engagement et les péripéties que lui a fallu cet
engagement et les différentes œuvres qu’il a écrites. Ecrivain, Yves Emmanuel
s’était aussi intéressé à l’édition dont il fut l’un des pionniers.
Interview Agbéyomé Kodjo
L’UE a rendu sa
décision sur le Togo lundi dernier. Cette décision a donné lieu à une série de
manifestations dans les rangs du pouvoir. Ancien bras droit du Général-Président
et ancien premier, M. Agbéyomé Kodjo se prononce sur cette décision à travers
les colonnes de Forum de la Semaine. Connu pour son franc parler, il
déclare à notre confrère :
« L’UE
a rendu son verdict, et il est clair que le pouvoir et ses nouveaux soutiens se
sont lourdement trompés » |
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CARREFOUR N° 410
Du jeudi, 18 novembre 2004
Fin des consultations entre l’UE et le Togo La
reprise de la coopération dépendra des trois
principaux partis de l’opposition
Le confrère n’est pas d’avis avec les partisans
du pouvoir qui manifestent leur joie à travers
tout le pays. Pour lui, « ce n’est pas encore
l’occasion de jubiler car rien de nouveau ne
s’est passé par rapport à la feuille de route de
l’UE et à ses précédents communiqués », en
conséquence, « le champagne doit attendre ! ».
Pour le journal, c’est plutôt du côté de la
lettre adressée au Premier ministre qu’il faut
aller chercher les conditions de la reprise de la
coopération puisque selon lui, la décision de
lever la sanction qui pesait sur le Togo depuis
1998 est faite seulement au niveau des mots.
« Car c’est la lettre adressée au premier
ministre, chef du gouvernement de la République
togolaise qui définit clairement les conditions
de cette reprise. Ce ne sera qu’une reprise
progressive et les fonds ne peuvent être
débloqués dès à présent », indique-t-il. C’est
pourquoi, c’est « dommage pour la démarche
folklorique du gouvernement à la recherche des
garnitures pour justifier ses propres efforts »
Pour le journal, « si l’argent ne viendra que
bien plus tard, à quoi bon de jubiler à
présent ? » Et, le journal de rappeler à
l’attention de tous ceux qui gesticulent que les
fonds de l’UE ne seront débloqués qu’aux
conditions de la régularité, de la transparence
et du caractère démocratique des prochaines
législatives acceptées par tous, bien évidemment
après la définition d’un cadre consensuel
acceptable par tous. Au regard de ces exigences,
le confrère estime qu’ « il appartient donc au
pouvoir d’entamer de franches discussions avec le
CAR , l’UFC et la CDPA, ce sont ces trois partis
(en plus des Rénovateurs) qui constituent la
partie importante de l’opposition, une partie à
qui on doit donner une confiance pour qu’elle
adhère au processus. En dehors de ce scénario
l’issue est incertaine »
Consultations UE –Togo
La montagne a accouché d’une souris
L’UE exige un cadre électoral
Quelques acquis quand même
On se rappelle que Carrefour avait, dans ses
précédentes livraisons, publié des articles d’un
journaliste-maison François Soudan de
Jeune Afrique l’Intelligent, faisant croire que
les fonctionnaires de l’UE ouvriraient sous peu
le robinet pour déverser des millions d’euros sur
le Togo dans le cadre de la reprise de la
coopération. Mais à la lecture de la décision,
c’est tout le contraire de ce qu’avait prédit ce
journaliste. « lorsqu’on lit la décision de
l’UE et surtout la lettre d’accompagnement
adressée en annexe au chef du gouvernement
togolais ayant conduit les consultations pour le
Togo, on se rend compte que la montagne n’a pu
accoucher que d’une souris, les espoirs ont été
déçus et les Togolais qui attendaient à ce que la
fin de ces consultations marque le début ne
serait-ce que progressif de la coopération entre
l’UE et le Togo doivent encore attendre ». Et
légitimement, Carrefour s’étonne « du
regain d’intensité des manifestations de soutien
organisées un peu partout dans les préfectures
pour saluer une soi-disant reprise de la
coopération de l’UE avec le Togo ».
« On ne guérit pas la fièvre en cachant le
thermomètre. Dans une affaire à l’issue aussi
déterminante pour notre pays, nos autorités
doivent analyser la situation la tête froide,
tirer les conclusions et rectifier le tir au plus
vite pour faire bénéficier au Togo, la plénitude
de la coopération de l’UE » souligne le confrère.
Toutefois, le confrère note que les autorités
n’ont pas démérité et cite ce qu’il appelle les
acquis quand même, c’est-à-dire, les
chantiers ouverts depuis la prise des 22
engagements dans les domaines des droits de
l’homme, des libertés publiques et autres. En
tout état de cause et convaincu qu’il subsiste
des points d’achoppement, le confrère pense qu’il
est trop tôt pour crier victoire. Il faut,
pense-t-il, que « les uns et les autres mettent
un peu de l’eau dans leur vin pour le bien du
Togo »
Crise ivoirienne Gbagbo entre le chaud et le
froid
Notre confrère pour parler sous ce titre des
derniers développements de la crise faits de
nombreuses interviews incohérentes et
contradictoires faites par Laurent Gbagbo sur les
médias internationaux. |
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CROCODILE N° 699
Du jeudi, 18 novembre 2004
L’UE –Togo : La reprise de la coopération pas
encore effective : Le pouvoir fait de la
désinformation
Titre Crocodile à la Une de son
édition « L’Union européenne n’a pas encore
repris sa coopération avec le Togo comme le fait
croire le gouvernement. La décision en 4
articles prise par le conseil de l’UE le 15
novembre dernier et notifiée au gouvernement
togolais précise à l’article 3 que la lettre du
14 décembre 1998 du conseil et de la commission
de l’UE, maintenant la rupture de la
coopération suite à la présidentielle
frauduleuse de 1998, est abrogée au profit d’une
nouvelle feuille de route. C’est donc cette
nouvelle feuille de route qui constitue le
baromètre qui déterminera l’UE à reprendre sa
pleine coopération avec le Togo », souligne
Crocodile qui, reprenant les points-clé de cette
nouvelle feuille de route, indique : « malgré
toute cette clarté dont a fait preuve l’UE dans
sa nouvelle décision, le pouvoir tente de
masquer la vérité en organisant des scénarii
tendant à faire croire aux populations une
reprise totale et effective de la coopération,
ce qui est faux »
Revoir le
cadre électoral : Une exigence qui demeure
Le journal note que malgré les efforts faits
par le gouvernement, le cadre électoral
consensuellement élaboré en vue de
l’organisation des élections législatives
transparentes « constitue un des points de la
nouvelle conditionnalité de l’UE pour que le
Togo puisse bénéficier de 40 millions d’euros,
reliquat du 9e FED »
Réparation des routes à Lomé : Véritable
bricolage d’amateurs
Depuis quelques temps, des travaux s’exécutent
sur certaines voies de la capitale laissant
penser que les six cents millions débloqués par
le gouvernement pour la réfection des routes à
Lomé sont effectivement affectés à cette fin.
Malgré les désagréments que ces opérations
causent aux usagers de la route, les ouvriers
qui exécutent ces travaux donnent l’impression
d’être des amateurs et non des ouvriers
spécialisés dans le domaine. Ils causent plus de
mal qu’ils n’en résolvent. C’est ce que relève
notre confrère. « Les ouvriers qui font le
débouchage des égouts, n’hésitent pas à manier
ardemment leur pioche pour décoincer les
couvercles, et ce faisant, ils creusent de
nouveaux nids- de- poule qu’ils délaissent. Les
ordures boueuses et puantes, extraites, ne sont
pas aussitôt ramassées, et y sont donc amassées
en monticules au bord des égouts » écrit notre
confrère pour qui, « les travaux ne sont venus
qu’empirer l’état déliquescent de certaines
artères »
Conflit ivoirien : Après l’embargo, place au
sérieux de la part de l’Union africaine, de la
France et de l’ONU
Saluant le soutien apporté par l’Union africaine
à la résolution imposant un embargo de 13 mois
sur les ventes d’armes en Côte d’Ivoire, le
confrère souhaite que la France, l’UA et l’ONU
réussissent à mettre en place un mécanisme de
suivi pour assurer le respect scrupuleux de cet
embargo. Il invite alors l’ONU et l’UA à
s’impliquer très tôt dans les crises qui
éclatent ça et là car, dit-il, si le conflit
ivoirien a pris une telle tournure, c’est parce
qu’il y a trop de laxisme de la part de ces
institutions. A la France, il demande de
clarifier clairement sa position à l’égard de
l’Afrique. |
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LE CANARD Indépendant N°28
Du vendredi, 19 novembre 2004
Interview exclusive de Jean-Charles ELLERMANN, Porte-parole de la
Commission Développement et Action
Humanitaire
Le 15 novembre dernier, le conseil européen
sur proposition d’une feuille de route
adoptée le 30 août par la commission, a pris
une décision pour clôturer les consultations
ouverts le 14 avril 2004 sur la base de
l’article 96 des accords de Cotonou, avec le
Togo. Pour comprendre la portée politique de
cette décision, notre confrère Innocent
SOSSOU a approché le porte-parole de la
Commission de développement et action
humanitaire, présidée par M. Poul Nielson.
Et Jean Charles Ellermann Kingombé déclare à
notre confrère
« …nous ne sommes pas encore dans une phase
de normalisation complète »
Abrogation de la décision de suspension de
la coopération Satisfaction unanime au sein
de la classe politique
Notre confrère constate pour sa part que la
décision de reprise de la coopération de
l’UE avec le Togo fait l’unanimité auprès
des acteurs de la scène politique togolaise.
Mais une unanimité, toutefois empreinte de
réactions confusions. « Suite à la décision
du conseil, on a assisté du côté des
partisans du pouvoir à des manifestations de
joie et de défis. Mais malgré des
apparences, ces agitations n’avaient
nullement le caractère d’expression
spontanée », relève notre confrère qui parle
des réactions mesurées du côté de
l’opposition. Et commente les réactions du
pouvoir, de l’UFC, et de la CDPA.
Précision de Bruxelles sur la décision du 14
novembre 2004 : ‘’Cette décision ouvre la
voie à une reprise progressive de la
coopération’’
Puisque la portée politique de la décision
de l’UE fait, dit-il, l’objet de polémique
au sein de la classe politique togolaise,
Le Canard Indépendant a vouloir en
savoir plus en approchant un responsable de
la délégation de l’UE au Togo qui précise à
notre confrère qu’il s’agit d’une reprise
progressive.
‘’ Cette décision ouvre la voie à une
reprise progressive de la coopération’’,
aurait indiqué à notre confrère, ce
responsable de la délégation de l’UE au
Togo. En conséquence, il ne s’agit donc,
précise le confrère, qui cite cette même
source, « ni d’une reprise totale, ni d’un
maintien de la suspension »
Le
conflit ivoirien et la myopie de la presse
africaine
C’est une réflexion de Victor Aladji qu’on
ne présente plus aujourd’hu | | | | | | | | |