Revue

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 

7 août 2004

Revue de presse de la semaine du 02 au 6 août 2004
Daniel Garidan

La remise des titres de voyage au leader de l’UFC, le blocage du comité de réforme du code électoral, la fin de la mission des experts de l’UE sur l’existence ou non des prisonniers politiques au Togo, le périple européen du PM Koffi Sama, la question du dialogue national, le policier Azamati retrouvé mort dans la lagune de Bè, tels sont les quelques sujets traités par la presse privée togolaise qui a été marquée cette semaine par la naissance d'un nouveau journal qui s'appelle Caméléon. Il paraîtra  tous les mardi. Nous lui souhaitons bon vent et espérons qu’il survira longtemps en dépit des difficultés auxquelles est confrontée la presse privée togolaise. Le numero 1 de Caméléon est apparu hier 6 août 2004.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N° 458
Du lundi, 02 août 2004

Plaidoyer La quadrature du cercle
Les 22 engagements et la reprise de la coopération 
: Les positions de l’UFC face au gouvernement

Le Combat du Peuple
analyse ici  les propositions que l’UFC a envoyées le 11 juin dernier au premier ministre dans le cadre du dialogue et constate que l’UFC vit toujours sur le passé et ne fait pas preuve de réalisme  ce qui de son avis, ne permet pas une concrétisation de la démocratie que tout le monde souhaite pour le Togo.

« Conformément à l’esprit et à la lettre des engagements,- du moins dans l’entendement du Gouvernement- il n’est pas question de remettre en cause les institutions en place. Même les 22 engagements ne font pas allusion au mandat présidentiel. Alors, lorsqu’on monte les enchères tout en sachant qu’elles ne peuvent conduire qu’au blocage, on peut se demander si l’UFC a pris la mesure du drame que vivent les Togolais », souligne notre confrère qui estime que pour sortir le pays de la crise, l’opposition doit faire preuve d’imagination et remettre le compteur à zéro. Il s’agit selon le journal, de « parvenir à un compris, d’aider le régime Eyadema à commencer la démocratisation, de faire un travail d’accompagnement, bref d’organiser une transition douce qui permettra au peuple togolais de survivre, en attendant l’alternance politique au sommet ».

Analysant la position des uns et des autres (pouvoir et opposition) et du soutien que chaque camp bénéficie, Le Combat du Peuple se demande si le Togo n’est pas victime des intérêts liés aux rivalités entre certaines grandes puissantes occidentales. En tout état de cause,  le journal pense que « les pays amis tels que la France, l’Allemagne et même les Etats- Unis doivent tenir compte de certaines réalités et aider les Togolais à se faire confiance afin que le processus démocratique qui a connu des hauts et des bas- nous dirons même, plus de bas que de hauts- puisse évoluer », car souligne-t-il « si dans ce processus actuel rien n’est fait pour que les Togolais puissent parvenir à un minimum de consensus, si on pousse les uns et les autres à se braquer sur des positions tranchées, si on continue à faire la politique de la chaise vide, il arrivera fatalement ce qui est arrivé ailleurs. Et nous savons que ce qui peut nous arriver de tragique ou de dramatique restera le cadet des soucis des européens qui ont d’autres chats à fouetter ». Une sorte de plaidoyer en direction des acteurs politiques togolais qui doivent saisir l’opportunité qui leur est une fois encore offerte « pour aller vers une solution de crise, au lieu que chacun, dans son coin, s’exerce à gérer les incertitudes ».     

Dialogue national: Amélioration du Code Electoral 
Le comité de travail n’a pu pas remplir sa mission

Notre confrère Rodrigue, directeur de la rédaction de Le Combat du Peuple, membre du comité de réforme du code électoral au titre de président du CTEP,  rend compte du déroulement des travaux marqués par des accrocs du fait de la position du représentant du RPT  qui  a empêché le comité d’accomplir sa mission.
 

Faisant une observation sur l’ensemble des travaux, le confrère indique  que « la position du RPT n’est pas surprenante, puisque le représentant de ce parti défendait, voire, protégeait les acquis de son parti »  même si cette position a empêché  « le comité de travail mis en place de sauvegarder les acquis de l’Accord Cadre de Lomé notamment la CENI ». En dépit de cette situation, relève-t-il, « nous osons croire que les hautes autorités de notre pays prendront la mesure de l’enjeu pour capitaliser leurs atouts ». Aussi, pense-t-il que « la question relative au cadre électoral sera débattue dans une enceinte plutôt politique et que les propositions du comité de travail aideront à trouver la juste voie ». En tout état de cause, notre confrère ne désespère pas « puisque c’est le gouvernement qui a pris les engagements à Bruxelles et il en est le seul responsable »  étant donné qu’ « on ne peut vouloir une chose et son contraire à la fois ». 

La démocratie en débat:
Le dialogue national
Le passeport de Gilchrist Olympio et ses retombées
Résumant le débat politique au Togo en un
canular aux multiples versions et  après avoir observé que la remise à   Gilchrist Olympio de son passeport  à Rome a pris tout le monde de court, Le Combat du Peuple se demande si « c’est M. Gilchrist Olympio qui a été le 1er à solliciter la facilitation de la communauté Saint’Egidio ou c’est le gouvernement togolais qui a pris l’initiative d’utiliser ce canal pour couper court à toutes spéculations et permettre une avancée ». Dans tous les cas, indique le journal, « une chose mérite d’être retenue, c’est que le gouvernement togolais a fait un pas significatif et que ce geste est un progrès qu’il faut encourager. Dans notre pays, la tendance a toujours été d’apprécier les actes politiques en terme de victoire ou d’échec. C’est ainsi que le jour où la nouvelle est tombée, un groupe de Zémidjans a manifesté sa joie à travers quelques artères de Lomé pour crier victoire  ».

Maintenant que le gouvernement a posé un acte « de bonne volonté susceptible de décrisper le climat politique », le confrère se demande : « M. Gilchrist Olympio est-il enfin prêt à se rendre à Lomé pour rencontrer le Président Eyadema, sans poser d’autres préalables ? Ou a-t-il besoin de ses documents rien que pour se prouver qu’il est ce qu’il est et qu’il a fait plier Eyadema ? Si M. Gilchrist Olympio veut rencontrer Eyadema comme il l’a si bien déclaré, est-ce toujours pour discuter du contentieux électoral et du départ d’Eyadema du pouvoir ? » En tout état de cause, notre confrère pense qu’ « il faut désormais dégager les liens du collectif et de l’individuel, recadrer les perspectives, atteindre les véritables enjeux et faire avancer » car, « personne ne doit perdre de vue que finalement c’est la démocratie qui en débat et non  le pouvoir ».

Vrai visage de Togo- Electricité:
Après avoir créé du tort aux clients  Togo – Electricité exige le paiement des surfacturations

Notre confrère revient sur ce dossier pour relever qu’ « au sujet du moratoire, étant donné que la surfacturation est faite à dessein, les abonnés ne doivent normalement pas payer la totalité de la facture de mai. Mieux, les abonnés doivent être exonérés du paiement de la totalité ou du montant surfacturé »
 

Rencontre d’Accra III
L’accord pour la fin de la crise en Côte d’Ivoire :
UN défi de crédibilité pour Laurent Gbagbo
Estime Le Combat du Peuple. A propos de l’accord signé vendredi 30 juillet dernier à Accra, dont le respect aboutira à la fin de la guerre en Côte d’Ivoire, notre confrère,  fort de ce que « c’est la première fois que le président Gbagbo a personnellement apposé, de sa main, sa signature au bas du document », pense que « contrairement aux fois précédentes où il a pu se débiner et remettre en cause des engagements qu’il avait pourtant fait prendre par ses proches collaborateurs, le chef de l’Etat ivoirien se sentira lié par le contenu de l’accord dont on lui a, par ailleurs, confié la responsabilité du respect ».


Se félicitant de ce que Laurent Gbagbo consent  aujourd’hui à procéder des réformes politiques et aménager l’article 35, le journal regrette que cette décision soit intervenue maintenant plutôt qu’avant : « il est donc désormais clair que la Côte d’Ivoire a payé un lourd tribut par le fait de l’entêtement de ses dirigeants. En effet, cette décision aurait été prise un peu plus tôt qu’on ne connaîtrait pas la guerre aujourd’hui. On n’aurait pas vécu les horreurs du charnier de Yopougan ou les massacres du 25 mars 2004. Elle aurait été prise plus tôt, que la côte d’Ivoire serait restée un pays paisible où les populations travailleraient au développement et à la croissance ».

Cependant, fort de ce  que mieux tard que jamais, Le Combat du Peuple estime  qu’ « il es impérieux que Laurent Gbagbo, qui aime toujours prendre des libertés avec ses engagements, cesse de tourner ses pairs et la communauté internationales en bourriques, en se conformant  strictement à l’esprit et à la lettre de l’accord issu de la rencontre d’Accra III et qu’il a signé de sa propre main ». Car selon notre confrère, « outre le retour de la paix en Côte d’Ivoire, c’est d’un défi de crédibilité qu’il s’agit pour Laurent Gbagbo » 

LE REGARD N° 398
Du mardi, 03 août 2004

Après la remise du passeport:
La communauté Saint’Egidio essaie une réconciliation entre Eyadema et Gilchrist

Indique Le Regard qui se demande tout de même  l’intérêt qu’a le pouvoir à ce qu’on fasse tant de bruit autour d’un simple document de voyage qui méritait le moins. Le journal nous apprend que la communauté Sant’Egidio qui a joué la médiation pour que le passeport de Gilchrist Olympio lui soit remis « serait à pied d’œuvre pour faciliter un dénouement pacifique de la crise a  u Togo », ce qui expliquerait la présence de plusieurs diplomates à la cérémonie de remise du passeport au leader de l’UFC. En attendant  de « voir si la communauté Sant’Egidio réussira, ne serait-ce qu’à amener le Général Eyadema et son principal adversaire à se serrer la main et à se parler », Le Regard tout en estimant que la tâche ne sera pas facile, relève déjà des appréhensions du  côté de l’opposition comme du pouvoir. « Du côté des autres acteurs de l’opposition, si l’on considère que les pourparlers au premier niveau s’imposent entre le Général- Président et le fils du Père de l’indépendance pour ‘’vider le contentieux historique’’ et dépassionner le débat politique, on exprime également des craintes de voir les deux principaux partis auxquels appartiennent les eux protagonistes, confisquer à eux seuls, l’arène politique. En clair, des responsables qui voudraient pas jouer les seconds rôles et qui contestent à Gilchrist Olympio son leadership redoutent cette rencontre historique ». Le journal explique cela par le fait que lorsque l’idée d’une rencontre entre les deux protagonistes avait été avancée lors du dialogue inter togolais, des voix s’étaient faites entendre pour réclamer que les deux se mettent à l’écart pour les laisser le terrain politique.

            Et du côté du pouvoir, le journal indique qu’ « il y a également des courtisans qui ont intérêt à ce que ce face à face n’ait jamais lieu, parce qu’un dialogue franc et sincère entre les deux protagonistes, les priverait de quoi vivre étant entendu que ‘’Gil’’ est leur fonds de commerce auprès de ‘’Gnass’’. Trop de ‘’bitosards’’ tirent leurs revenus de la rivalité entre Eyadema et Gilchrist. Que d’histoires rocambolesques attribuent-ils au président de l’UFC pour se voir remercier en espèces sonnantes et trébuchantes » ?  

Les partenaires européens sont formels:
‘’Le dialogue inter togolais n’a pas encore commencé’’

Le premier ministre togolais M. Koffi Sama a entrepris la semaine dernière un périple européen dont l’objectif, selon toute vraisemblance, est de tenter une nouvelle fois de séduire les européens. Evoquant justement  le déplacement du premier ministre,  Le Regard nous apprend que  « de source généralement bien informée, ceux qui sont chargés d’apprécier l’application des engagements et de formuler les propositions seraient parvenus à la conclusion qu’il y a eu des avancées mais que l’engagement 1.1 sur la reprise ouverte d’un dialogue crédible entre l’opposition traditionnelle, le pouvoir et la société civile n’a pas commencé » parce que indique-t-il « dans les milieux européens on considère que le premier engagement, éminemment politique, conditionne tous ceux qui concernent l’organisation des élections auxquelles l’UE accorde une importance particulière ». Fort de cela, le journal affirme que « si le périple de Koffi Samma vise à convaincre les autorités allemandes et belges que son gouvernement a tenu sa promesse, c’est raté », par contre, relève-t-il, « si c’est pour sonder les intentions et rectifier le tir au retour, son voyage peut être utile ».  Relevant que le leader de l’UFC s’était envolé pour l’Europe après avoir déclaré qu’il n’a pas reçu des réponses fermes des autorités togolaises sur l’obtention de son passeport où il aurait sollicité des rendez-vous et rencontré des personnalités et institutions qui s’investissent la recherche de la solution à la crise togolaise, le confrère se demande si « Koffi Sama est également allé en Europe pour apporter la contradiction là où Gilchrist est passé comme le gouvernement l’avait fait en dépêchant des émissaires pour aller semer la pagaille à Paris à l’occasion de la présentation du rapport de la FIDH sur le Togo ».

Dans tous les cas, estime notre confrère, « le plus sûr moyen de couper l’herbe sous le pied des ‘’ennemis du peuple’’ et obtenir la reprise de la coopération sans gaspiller les ressources financières pour des périples inutiles sans pitié pour le même peuple qui en a besoin, c’est de rester au pays pour appliquer les engagements pris sans chercher à les contourner » 

L’Etat- RPT fait bloquer son comité de Réforme du Code Electoral
Titre Le Regard qui se réjouit tout de même de ce que les membres du Comité de Reforme du Code Electoral (CRCE)  qui, il n’y a pas longtemps, juraient par tous les saints qu’ils faisaient du sérieux, se rendent compte aujourd’hui qu’ils ont été tournés en bourriques par ceux-là mêmes qui les ont cooptés. Ainsi, le confrère explique pourquoi selon lui, certains partis fantoches  proches du pouvoir ont accepté de participer à ce machin folklorique : « il s’est révélé que la ‘’plupart des participants’’  tout en demeurant ‘’Eyademaïstes’’ ont voulu profiter de l’occasion pour régler leurs comptes aux vieux barons que symbolise pour eux, le RPT. Faut il le rappeler, tous ces partis fantoches n’avaient été créés que par des jeunes qui accusaient les vieux barons d’avoir créé un réseau autour du chef de l’Etat les empêchant d’avoir leur part du gâteau ‘’gnassional’’ . L’occasion offerte par le comité était donc belle pour faire chanter les dignitaires du régime. Ainsi , au cours des débats, les mouvanciers ont pris des positions contraires à celle du représentant du RPT. En le faisant, certains d’entre eux entendaient créer une occasion pour être convoqués à Lomé 2 et profiter pour se remettre dans les bonnes grâces du maître des lieux ».

            Fort malheureusement, « le RPT qui maîtrise plus que les participants, le rôle qu’il a assigné à ce comité, s’est donc donné les moyens d’arrêter le train qui allait où on ne l’attend pas ». C’est pourquoi le journal assimile  les membres du  comité de réforme du code électoral  à « ces curieux voyageurs qui, n’ayant rien à faire, s’embarquent dans un train sans chercher à connaître sa destination ». Aussi, relève-t-il, « pour prouver que le comité de la  réforme du code électoral ne vaut rien, un seul baron du régime, le représentant de l’Etat- RPT et donc en phase avec le gouvernement, en l’occurrence M. Solitoki Esso a eu raison contre les 28 membres ».

Faute de comprendre la logique du pouvoir qui consistait à uniquement réfléchir sur l’amélioration du code sans y apporter des amendements, le journal affirme donc que « le CAR, l’UFC, le PSR, la CDPA et la CFN avaient raison de ne pas cautionner cette pagaille dans la mesure où leurs anciens camarades de la CFD (CPP, PDR, ADDI) qui se sont prêtés au jeu n’ont pu vaincre le diktat de l’Etat- RPT ». Ainsi, estime-t-il « si le pouvoir a décidé de travestir l’application des engagements pris malgré lui, ce n’est pas en se rendant complice de ses manœuvres que l’opposition lui fera changer d’avis ».

« C’est dire qu’au Togo du régime Eyadema, ‘’la politique de la chaise vide’’ et celle de ‘’la chaise occupée’’ aboutissent au même résultat à la seule différence que les uns n’auront pas perdu du temps pour se faire flouer et les autres auront cautionné la pagaille à leurs dépens », conclut notre confrère

Le Code de la presse, trophée politique
Analysant le nouveau code de la presse que le pouvoir a célébré deux mois durant avec grand bruit et actuellement sur la table de l’assemblée nationale, Le Regard constate que « le texte adopté par le gouvernement n’est pas la copie intégrale de celui proposé par la commission   technique contrairement à ce qu’on voudrait insinuer » puis que le gouvernement a supprimé certaines dispositions du texte initial qui concernent entre autres, la détention préventive, le sursis, la réserve des dispositions des articles 21 et 150 de la constitution qui confère un droit exceptionnel au citoyen, et. Ainsi remarque-t-il  , « au fil du temps, l’on se rend compte que l’application de ses engagements pose problèmes et le gouvernement a plutôt tendance à reprendre par la main droite, ce qu’il  a donné par la main gauche. Et tout en continuant à agiter le nouveau code comme un trophée politique après avoir fait tant de vacarme là-dessus, il n’est pas exclu que les autorités togolaises continueront par des voies détournées, à faire des misères à cette presse là qui échappe à leur contrôle et contre laquelle elles ont tendance à se prémunir ».  Et ce que  redoute le plus notre confrère  dans tout ça, ce ne sont pas les lois édictées mais, ceux qui sont chargés d’appliquer ces lois. « On n’a pas fini de parler de l’instrumentalisation  de la justice par le pouvoir politique au Togo. On a beau supprimer les peines d’emprisonnement pour délit de presse, le problème demeure. Il est vrai que seuls les amateurs du libertinage, insulteurs publics, pourfendeurs stériles ont peur de la loi. Par contre, ceux qui n’ont rien à se reprocher, ceux qui ont à cœur, le respect de l’étique et la déontologie ne frémissent pas devant une loi de presse qui prévoit même la peine de mort. A condition que la justice du pays, leur inspire confiance », souligne notre confrère et cite en exemple la République de Guinée, « une dictature tropicale indécrottable sous Lansana Conté », mais  où « les journalistes sont moins regardant sur les lois liberticides de la presse que le pouvoir initie », parce que « la justice dans ce pays prend de plus en plus l’habitude de dire le droit dans cet environnement despotique » ; ce qui n’est pas le cas du Togo, et c’est là justement où se situe l’inquiétude du confrère car, « devant une telle justice, les lourdes amendes prévues par le nouveau code de la presse ne sont ni plus ni moins qu’une aubaine pour enterrer des publications indésirables ».

Le policier Azamati retrouvé mort dans la lagune de Bè
Annonce le  journal qui indique que, c’est le vendredi 30 juillet dernier que le corps du nommé Azamati Komlan,  originaire de Kouvé dans la préfecture de Yoto et sous- brigadier de police  de son état, a été repêché de la lagune au niveau du Centre Communautaire de Bè. Selon les témoignages que notre confrère a recueillis auprès de la famille, le sous-officier de police a quitté son domicile le mardi 27 juillet pour son service au 4ème arrondissement à Tokoin- Ramco et depuis ce jour, personne ne l’a vu jusqu’au vendredi matin où son corps a été découvert à la lagune.   Une enquête serait alors  diligentée dès que le corps a été transporté au CHU- Tokoin pour faire la lumière sur cette affaire. Et devant le flou total, le journal se demande s’il s’agit d’une noyade ou un crime crapuleux opéré par des malfrats ou des gens qui en voulaient à la victime. Dans tous les cas, le confrère  invite les autorités publiques à faire diligence pour fixer les gens et barrer la voie à des spéculations car, relève-t-il « depuis les massacres de la lagune de Bè en 1991, les affaires de cadavres repêchés de ce plan d’eau revêtent une connotation politique ».  

Nelson Mandela, du ‘’terroriste’’ au libérateur
C’est la suite du dossier que
Le Regard a entamé la semaine dernière sur l’ancien président de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela.

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 122
Du mercredi, 04 juillet 2004

Signe de détente ou leurre ? La question du passeport de Gilchrist Olympio
Lit-on à la Une de notre confrère qui relève par ailleurs que « la question de retour à Lomé de Gilchrist Olympio a toujours constitué une arrête dans la gorge des bonnes volontés qui voulaient œuvrer à un apaisement de la crise socio- politique  qui secoue le Togo depuis longtemps ». C’est pourquoi, il estime que la remise du passeport à Gilchrist Olympio par l’intermédiaire d’une communauté chrétienne à l’issue des négociations secrètes, n’est pas sans intérêt.

 Malgré que la remise de ce passeport au leader de l’UFC soit faite « en dehors du cadre habituel pour le commun du mortel et en contradiction avec les déclarations antérieures du ministre de l’intérieur », La Tribune du Peuple pense que c’est « un résultat encourageant qui pourrait ne pas être le seul ». « En effet, aucun signe ne montre que les négociations entre l’UFC et le RPT se sont limitées à la question du passeport de Gilchrist Olympio ou même qu’elles soient déjà achevées. La méthode utilisée pour obtenir la remise des papiers d’identité pourrait encore servir pour aplanir de nombreuses divergences entre le Général Eyadema et son opposition la plus radicale », indique-t-il

Cependant, le journal doute des chances de réussite de la Communauté Sant’Egidio d’autant plus que, du côté du pouvoir comme de l’opposition, cette initiative n’est pas bien perçue       

Le tandem Kodjo- Ayéva : L’échec d’un participationnisme
Le silence de deux leaders de l’
‘’opposition préférée’’, comme aime si bien l’appeler quelqu’un, devant la non application des 22 engagements par le gouvernement, amène le confrère à constater que « le tandem Kodjo- Ayéva n’est pas demeuré dans la  logique de sa démarche initiale » et est devenu un faire valoir du pouvoir dans le dialogue inter togolais.  « Et tacitement, le tandem confirme cette évolution à défaut de réaction ou de déclaration de ces deux leaders sur l’évolution et la non application des 22 engagements par le gouvernement ».  En tout état de cause, relève notre confrère « le participationnisme du tandem Kodjo –Ayéva n’aurait servi à rien. Il n’a été qu’un échec cinglant, sur toute la ligne. Il n’a pas relevé tant soit peu la quotte de popularité du tandem par la détente qu’il aurait suscité. Il n’a pas aidé à infléchir la position de refus du dialogue par le pouvoir. Il n’a pas même permis au tandem d’exprimer ‘’sa propre voie de sortie de crise’’ ». Alors conclut-il, « il ne sert à rien de s’associer au pouvoir RPT pour se retrouver dans la situation actuelle de non dialogue et de non avancée dans l’exécution des 22 engagements »

Consultations UE- Togo : Remettre l’ouvrage sur le métier
C’est ce que croit notre confrère après avoir constaté que l’espoir suscité par la prise des 22 engagements par le gouvernement a très vite cédé la place au désenchantement. Le journal relève un certain nombre de faits et d’actes qui  prouvent que le gouvernement refuse ou fuit le dialogue. Entre autres,  la pagaille organisée autour du dialogue avec une pléthore de partis politiques et d’associations, le refus de délivrer le passeport à Gilchrist Olympio. A propos justement de la remise du passeport à Gilchrist Olympio à Rome, le confrère se demande si ce qui pu bien obliger le pouvoir togolais à se rendre à Rome après avoir fait tant de boucan sur cette affaire.

 « Dès lors que l’on empêche une partie du binôme de se développer, on n’a pas de solution, ou on n’a que de fausses solutions, ou tout simplement de fausses illusions », souligne le journal qui s’interroge sur l’objet des missions qu’effectue en ce moment le PM en Europe, étant donné que  les Européens ne sont pas dupes de la crise togolaise.  En tout cas, le  confrère  estime donc qu’ « en ce moment où il n’y a aucune échéance qui presse le pouvoir, le gouvernement doit être en mesure de recevoir des différentes déclarations de tendances en vue d’en tirer les éléments pouvant aider à préparer la sortie de crise. Il faut donc revenir à la sagesse et remettre l’ouvrage sur le métier »  

Elaboration du nouveau code électoral : Le RPT piégé par…le RPT
Estime La Tribune du Peuple. Relevant les points sur lesquels ont achoppé les discussions et qui ont bloqué les travaux de la commission de réforme du code électoral, notre confrère pense le pouvoir a vu juste le danger, « puisque si, par un hasard quelconque et à la réalisation, c’est-à-dire au moment d’appliquer ce code électoral, les vrais partis d’opposition se substituaient aux faux qui étaient partie prenante lors de la rédaction, le pouvoir aurait gros aux yeux devant la réalité. C’est là où le RPT a été piégé par ses manœuvres » car souligne-t-il, « il a suffit d’un peu de réalisme de la part des représentants des pseudo-partis qui croient devoir continuer à jouer un rôle, c’est-à-dire être à même plus tard de se rendre utiles, même si ce serait pour le RPT, pour que le parti au pouvoir se rende à l’évidence ».

LE POINT de la semaine N° 008
Du mercredi, 03 août 2004

La justice togolaise à l’épreuve de la mission de l’UE : Curieux report du jugement d’un ‘’supposé’’ prisonnier politique
Alors qu’une mission de deux experts de l’UE séjourne dans la capitale togolaise pour clarifier la question de l’existence probable de prisonniers politiques dans les prisons du Togo,  Le Point de la semaine  nous apprend que le procès de M. Atanti Edem, militant de l’UFC arrêté courant octobre-novembre 2003 et accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, qui devait avoir lieu le 02 août dernier à été renvoyé à la huitaine pour des raisons inconnues et sans que le prévenu ne se soit même présenté au box des accusés. Et de sources pénitentiaires, le confrère indique qu’ « aucun ordre n’a été donné ce lundi 02 août 2004 d’extraire le prévenu afin qu’il se présente devant le président du tribunal ».   « Mais pourquoi le procès n’a-t-il  pas même commencé avant d’être reporté ? Pourquoi Atanti Edem n’avait pas été présent dans le box des accusés, dans un procès le concernant ? Que reproche-t-on au juste à la personne ? ». Autant de questions que se pose notre confrère pour ensuite révéler que selon certaines sources, le report de ce procès  aurait un lien avec la présence de deux experts de l’UE dans la capitale togolaise.

L’impossible dialogue inter togolais transporté chez des européens en vacances
« Alors que les fonctionnaires de l’UE sont en vacances d’été, le Premier ministre Koffi Sama s’est envolé la semaine dernière pour une tournée européenne qui va le conduire en France, en Belgique, en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas. Sans attendre à se faire expliquer les mobiles de ce long voyage, l’on peut aisément imaginer qu’il est allé suggérer aux Européens d’inscrire la question de la reprise de la coopération avec le Togo à l’ordre du jour de leurs réunions après les vacances », écrit notre confrère qui éprouve alors des difficultés à se faire une idée de ce qui passe réellement dans les actes quotidiens des gouvernants. Ainsi, les compare-t-il à « cet élève paresseux qui veut des notes mais qui n’apprend jamais ses leçons ou ne fait jamais ses devoirs ou de ce théoricien qui a horreur de la pratique ». Dans tous les cas, le journal pense que « au lieu de s’évertuer à faire croire que les sanctions ne sont pas justifiées », le pouvoir togolais devrait « discuter fondamentalement avec son opposition ». En conséquence,  il estime que c’est une perte de temps inutile de « mettre ces discussions en friche et discuter avec des Européens ».

Par ailleurs, Le Point de la semaine indique que « ce qui a poussé le gouvernement a précipité cette longue mission, c’est d’essayer de court-circuiter le leader de l’UFC, M. Gilchrist Olympio qui avait sollicité et obtenu des entrevues privées avec des personnalités européennes »     

Révision du code électoral  Les travaux ont pris fin en queue de poisson
Titre pour sa part
Le Point de la semaine pour qui, « l’exécution des engagements pris par le chef de gouvernement Koffi Sama et la délégation qui l’accompagnait le 14 avril dernier à Bruxelles, en faveur de la reprise de la coopération entre l’UE et le Togo, semble être un fardeau difficile à supporter pour ses derniers ».  Tout compte fait, le confrère note que  c’est la question des attributions de la CENI et de l’Administration électorale qui  est restée sans suite et qui « demeure le mouton noir de ce troupeau conçu pour l’amélioration du code électoral ». Aussi, relève-t-il « le RPT étant très sensible sur tout ce qui touche aux élections depuis le plébiscite fait à Gilchrist Olympio en juin 1998 par les Togolais, il n’est pas surprenant de se rendre à l’évidence que sur ce terrain, aucune concession n’est pas possible ».

Le Point de la semaine a accordé une interview à notre confrère Augustin AMEGA, président de la toute nouvelle organisation de presse, OREPI. Le président de l’OREPI dans un franc parler a  présenté son organisation,  évoqué les objectifs qu’elle poursuit, ses rapports avec les autres organisations, les problèmes de la presse privée et bien d’autres sujets d’actualité, notamment le code de la presse adopté par le gouvernement. A propos de ce code Augustin Améga déclare à notre confrère Le Point de la semaine  que « Le code de la presse doit affirmer les libertés et non leurs restrictions »

Célébration du 12e anniversaire de la mort de Tavio Amorin Nouveau clash entre policiers et la NDP

Titre le confrère à propos de l’incident dont nous avions parlé dans l’article sur la journée de réflexion organisée le 31 juillet dernier au Foyer Pie XII par la NDP

FORUM DE LA SEMAINE N° 14
Du jeudi, 05 juillet 2004

Mission d’Experts de l’UE à Lomé :
Il y a toujours des prisonniers politiques au Togo
Sans attendre que la mission de deux experts en Droit de  l’UE ne rende public son rapport sur l’existence ou non des prisonniers politiques au Togo, Forum de la Semaine affirme qu’il y a toujours des prisonniers au Togo. Notre confrère se réfère aux conclusions de certaines ONG des droits de l’homme qui avaient soutenu avec preuve à l’appui, qu’il existe jusqu’à nos jours des prisonniers politiques, citant entre autres les cas de M. Aganon Koffi, président de la jeunesse des Forces de Changement et de son collègue Vincent Godévi, un autre militant actif de l’UFC et de bien d’autres cas, notamment les jeunes impliqués dans les attaques contre les stations d’essence, le CCF et le Restaurant l’Okavango et les militaires jugés de Biténéwé.

En mission suspecte au Bénin  Un officier togolais arrêté et déféré
Le confrère indique que c’est un quotidien béninois
‘’Le Matin’’ ( 2852 du 13 juillet 2004) qui a rapporté l’information. Selon le confrère, « un jeune homme du nom de Bayaki Mohamed, se présentant comme un lieutenant en poste au 3e régiment inter-armes de Témédja est arrêté en fin juin au Bénin par la gendarmerie de Dassa- Zoumé sous le commandement du Chef de Brigade, l’Adjudant-chef Juste Aniambossou ». Selon toujours le confrère, « l’officier togolais, médecin vétérinaire de formation, a expliqué qu’il était au Bénin dans le cadre d’une enquête judiciaire et qu’il détient un mandat d’amener un magistrat togolais ». Le confrère nous apprend  qu’ après enquête et interrogatoire, le prétendu officier a révélé n’être pas en mission officielle, mais qu’il était muni d’un mandat d’amener un magistrat togolais du nom de Blaise Fouyou procureur par intérim près le tribunal de première instance d’Atakpamé. Pour n’avoir pas présenté sa carte professionnelle, le CB de Dassa, considérant son acte comme une usurpation de titre, l’a arrêté et déféré à la prison civile d’Abomey.    

Mort du policier AZAMATI
La famille conteste le communiqué du Ministre de l’Intérieur

Forum de la Semaine
apporte des éléments nouveaux dans ce dossier abordé par notre confrère Le Regard dont nous vous avions fait cas plus haut. Notre confrère nous apprend quant à lui que, c’est à l’aube du mercredi 28 juillet 2004 que le sous-brigadier a quitté le commissariat laissant ses chasseurs rangers pour ne plus revenir chez lui. D’autre part, le journal indique que la famille du sous-brigadier Azamati trouve scandaleux le communiqué du ministre de l’intérieur rendu public sur les médias d’Etat et selon lequel les médecins légistes soutenaient à la thèse de suicide par noyade, d’autant plus que « les médecins ne sont pas habiletés à donner le mobile d’un drame mais doivent se limiter à la relation de cause à effet, c’est-à-dire établir clairement  les causes du drame ».

Par ailleurs, notre confrère révèle que la veuve  du sous-brigadier a déclaré à la police judiciaire que son mari a fait cas  ces derniers temps des menaces qu’il subirait  de la part d’un de ses supérieurs qui lui reprocherait d’être à l‘origine de son affection sur Lomé, menaces du genre
‘’C’est suite à tes rapports que je suis affecté sur Lomé non ? On va voir ! Tu verras les conséquences’’, un témoignage, à encore notre confrère, confirmé par plusieurs proches du policier 

Commémoration du 12e anniversaire de la mort de Tavio Amorin  La NDP organise, la Police participe

Titre de son côté notre confrère pour rendre compte de ce qui s’est passé ce jour au Foyer Pie XII

Améliorations du code électoral Trois semaines pour des discussions impossibles
Titre le journal qui estime donc que « les détracteurs de ce comité avait vu juste, pas parce qu’ils avaient raison mais par simple précaution qui avait failli avaliser la manœuvre ». En tout état de cause, relève-t-il, « c’est le manque de volonté qui est
mis à nu »

CROCODILE N° 685
Du jeudi, 05 juillet 2004

L’UE oblige le pouvoir à organiser un vrai dialogue avec l’opposition
Crocodile note que le périple du Premier ministre togolais dans certains pays européens, lui fait découvrir qu’il  a du pain sur la planche. Car selon des sources dignes de foi, « les interlocuteurs du premier ministre lui ont tous enjoint de retourner engager un vrai dialogue politique avec l’opposition en vue d’obtenir un consensus sur les divers problèmes qui minent le pays » et  que « c’est sur la base de ce minimum de consensus que Bruxelles serait amenée à envisager la reprise de sa coopération avec le Togo ». Fort de cette position des européens, le journal invite les autorités togolaises à « conjuguer maintenant leurs efforts  en vue d’amener l’opposition à se dire qu’il est possible de trouver à la crise une solution nationale », au risque, dit-il « que le conseil de sécurité ne statue sur le cas du Togo »  

Confidentiel / Nominations
Le pouvoir fait des yeux doux aux partisans de Kodjo et Ayéva

Notre confrère révèle que « le pouvoir serait entrain de courtiser sérieusement les camps de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) de Edem Kodjo et du Parti des Démocrates pour le renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva ». En effet, il  y a plus de deux semaines, des décrets de nomination avaient été pris en conseil des ministres (le 21 juillet 2004)  pour le compte des ministères des Affaires Etrangères et de la Coopération, des Enseignements primaire et secondaire, de l’Equipement, des Mines, des Postes et Télécommunications, de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation et celui de la Promotion de la Démocratie et de l’Etat de Droit. Le retard pris dans la publication des noms aux différents postes (une liste de noms vient d’être publiée dans Togo-Presse N° 6833)  signifierait selon  Crocodile, qui se base  sur certaines rumeurs,  que le pouvoir voudrait faire des yeux doux à ces deux partis.

La rencontre entre Gilchrist Olympio et Eyadema en présence de Kofi Annan à Accra avortée
L’information avait été donnée la semaine dernière par notre confrère, qui indiquait qu’il devait y avoir une rencontre entre le général Eyadema et Gilchrist Olympio à Accra en présence du SG de l’ONU, en marge du sommet sur la crise ivoirienne. Aujourd’hui, notre confrère revient sur cette information pour confirmer  qu’il y a eu bel et bien des contacts entre le leader de l’UFC et le SG de l’ONU. Mais, souligne  que « c’est la remise tardive du passeport togolais au leader de l’UFC à Rome le 28 juillet grâce à la médiation de la Communauté religieuse Saint’Egidio » qui n’aurait permis à Gilchrist d’effectuer le déplacement d’Accra.

Détenus politiques  
La mission des deux experts quitte Lomé aujourd’hui
 

Le journal indique  que la mission de deux experts mandatés par l’UE quitte Lomé ce jeudi 05 août après deux semaines d’intense travaux et « rendra son rapport une fois de retour en Europe en spécifiant sur l’existence ou non des prisonniers politiques dans les geôles togolais ».

« Mais au regard des procès à la soviet rapidement organisés après la prise des 22 engagements, il n’y a pas de doute que la mission apporte la preuve qu’il existe bel et bien des prisonniers politiques au Togo », conclut notre confrère. 

2.857 Togolais gagnent la loterie visa des USA
Titre notre confrère à la Une et publie en page intérieure des extraits du communiqué du département d’Etat américain

Côte d’Ivoire  
Les politiques entre le statut quo et la détente sociale

Indique le confrère pour qui, l’information de la découverte de trois charniers à Korhogo, fief des rebelles, est venue alourdir « le climat politique au lendemain  de l’accord intervenu à Accra le vendredi 30 juillet dernier entre tous les protagonistes de la crise ivoirienne ». Il s’insurge contre  les  partisans du président
Gbagbo qui, « à peine l’encre de l’accord séchée, font une nouvelle interprétation des textes, une manière de brouiller les cartes tout en maintenant le statu quo actuel »

LE CANARD Indépendant N° 13
Du vendredi, 06 août 2004

Fin hier d’une mission de l’UE au Togo La mission empêchée de rencontrer les militaires en détention
Titre 
Le Canard Indépendant dans sa manchette  avec la photo de Gilles Lhuilier, un des experts de l’UE.  Rappelant que la mission composée de MM. Eric PLOUVIER et de Gilles LHUILIER a pris fin hier et que les deux experts ont rencontré au cours de leur mission,  des ONG de défense des droits de l’homme, des avocats et certaines personnes victimes des violations et pris connaissance de certaines personnes citées comme prisonniers politiques, le journal indique en outre que  la mission a souhaité rencontrer et  entendre les 15 militaires en détention et suspectés d’être d’intelligence avec l’officier rebelle Kouma Biténéwé, mais que « le gouvernement aurait opposé un refus, arguant le ‘’secret défense’’ ». Pour le confrère « l’évocation du ‘’secret défense’’ n’a pas convaincu certaines ONG locales » ‘’C’est un alibi fallacieux’’, aurait déclaré à notre confrère un des responsables d’ONG. Pour un avocat, c’est une ‘’argutie qui cache mal l’embarras du pouvoir dans cette affaire’’. En tout état de cause, et fort de ce que  les deux membres sont réputés pour leur rigueur, (« on se rappelle qu’en novembre 2000, Eric Plouvier n’avait pas hésité à se rendre dans la prison de Fleury-Mérogis en France, pour défendre un prisonnier qui l’a sollicité devant le conseil de discipline pénitencier »), le confrère affirme donc que « le rapport de cette mission risque de compliquer l’affaire du gouvernement vis-à-vis de l’UE ».

Droit de l’homme et application des 22 engagements: Procès manqué d’un ‘’prisonnier politique’’ au Tribunal de Lomé
Titre pour sa part notre confrère. S’agissant des raisons du report de ce procès, le journal  signale que ce matin de lundi 02 août au palais de justice de Lomé, l’on a remarqué la présence  discrète d’un des deux experts de la mission de l’UE, ce qui certainement aurait dissuadé « des mains obscures de laisser ce procès se dérouler ». « Le renvoi sous  huitaine de ce procès, procéderait d’une stratégie visant à se débarrasser de l’encombrante mission pour ce dossier » affirme  le journal, qui  relève néanmoins que,  « ils (experts) ne manqueront de souligner dans leur rapport, les curieuses conditions qui ont prévalu dans le report de ce procès ».