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Revue de presse de la semaine
du
26 juillet au 30 juillet
2004
Daniel Garidan
Le problème de l’énergie électrique au Togo,
la rencontre manquée Eyadema-Gilchrist, le
dossier des 11 militaires togolais
incarcérés au Bénin, la remise de nouveaux
titres de voyage à Gilchrist Olympio, la
prochaine visite du président Eyadema en
France, les résultats du BAC II, sont les
quelque sujets traités par la presse privée
togolaise proche de l’opposition
démocratique.
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE
COMBAT du
peuple N° 457
Du lundi, 26 juillet 2004
Les dessous d’une privatisation piégée
Larrons en foire, cancres et surenchères
Comment un groupe mafieux a
bradé un patrimoine national
(Eléments de preuve)
Le Combat du Peuple
revient, comme il l’avait
mentionné dans sa précédente édition, à la
charge dans un dossier de quatre pages
consacré à la privatisation de la CEET avec
des éléments de preuve pour montrer que le
consortium ELYO- HQI ne remplissait pas les
conditions (incohérences entre les données
techniques et l’offre financière) pour être
retenu lors du dépouillement des offres.
Ainsi attribue-t-il la responsabilité de
cette privatisation bâclée sur fond de pots
de vin à un groupe d’hommes qui étaient aux
affaires à l’époque notamment, MM. Koffi
Kadanga Walla, président de la Commission de
Privatisations, Abdoul Hamid S. B. Tidjani
Dourodjaye, Ministre de l’Economie et des
Finances et Andjo Tchamdja, Ministre de
l’Equipement, des Mines, des Postes et
Télécommunications, Ministre de tutelle.
« Ces trois hommes et d’autres, puisque le
Premier ministre d’alors, M. Agbéyomé Kodjo,
ne peut pas ne pas être informé, se sont
organisés comme des larrons en foire pour
sacrifier les intérêts supérieurs du peuple
togolais », mentionne-t-il.
Une
correspondance adressée par VIVENDI,
concurrent de ELYO- HQI, au président de la
République et au Premier ministre « pour
attirer leur attention sur les incohérences
entre les données techniques et l’offre
financière », une lettre de « mise en
garde » adressée à ces mêmes autorités par
le président de la Haute Autorité de la
Communauté Electrique du Bénin (CEB), deux
correspondances que le confrère publie en
fac similé, un tableau synoptique avec des
chiffres pour montrer que le groupe ELYO-
HQI avait un paramètre d’efficacité plus
élevé que les autres candidats à l’appel, ce
qui lui disqualifiait, le tout relevé dans
cet article par notre confrère
Au regard de ces
éléments d’appréciation, le confrère estime
qu’il faut « tirer les conséquences et
envisager sérieusement si on ne peut pas
trouver d’autres preneurs » car dit-il,
« nous avons les preuves que la convention
signée n’a pas été respectée et que le
Groupe Suez Générale des Eaux, non seulement
n’a pas l’expertise, mais se moque
éperdument de notre pays ».
En tout état de
cause, le confrère invite la commission
anti- corruption dont la cible privilégiée
est les menus fretins à ouvrir le dossier de
la CEET qui « pénalise tout le Togo compte
tenu de la place incontournable qu’occupe
l’énergie électrique dans le développement
d’un pays ».
Par ailleurs, le journal
reprend pour les besoins de la cause et
compte tenu de son caractère
d’actualité, un article qu’il avait
publié dans sa parution N°208 du 22
septembre 2002 sous le titre
La privatisation de la CEET est
dangereusement piégée
au lendemain de la signature de la
convention de concession et publie aussi
quelques obligations du concessionnaire
telles que prévues par la convention.
Ombre & Lumière
La démocratie en débat
Gilchrist Olympio et le vertige des urnes
Titre notre confrère à
propos du retour annoncé et annulé du
leader de l’UFC à Lomé. Ainsi, le confrère
ne comprend-il pas que Gilchrist Olympio
qui a lui-même annoncé son retour, ait
rétracté en « noyant le poisson en ces
termes : Je n’ai pas reçu une réponse
ferme des autorités togolaises » alors
que le communiqué du ministre de l’intérieur
« ne souffre d’aucune ambiguïté puis qu’il
explique clairement la position du
gouvernement ». Et le journal de
s’interroger alors : « en déclarant qu’il
n’a reçu aucune réponse ferme des autorités
togolaises, est-ce que M. Gilchrist Olympio
veut signifier par-là, qu’en plus du
laissez-passer qui lui a été délivré, il a
besoin d’une autorisation spéciale du
gouvernement pour rentrer dans son propre
pays ? ». Ne comprenant rien « à cette
attitude de la part d’un homme qui se veut
chef de l’opposition », Le Combat du
Peuple pense que le motif de
l’annulation du voyage se trouvent
ailleurs : « M. Gilchrist Olympio, de toute
évidence, souffre du vertige des urnes.
Persuadé qu’il a été privé de sa victoire à
deux reprises, le président de l’UFC est
toujours dans une logique électoraliste. Son
parti l’UFC qui en a fait un icône se fait
fort de le brandir à la veille des échéances
électorales pour mettre les foules en
branle. Son parti veut que chaque visite de
M. Olympio à Lomé soit une occasion de
grande mobilisation de masse. Or, le retrait
d’un passeport à Lomé ne saurait mobiliser
des foules autour d’un homme qui adore les
harangues dans une ambiance de campagne
électorale surchauffée. Sûrement que les
stratèges de l’UFC ont compris qu’au lieu de
banaliser l’arrivée de leur icône, il vaut
mieux surseoir au voyage ».
En tout cas, et
fort de ce que « M. Gilchrist Olympio
poursuit une course sans fin qui paraît
relever plus de l’agitation que de
l’idéologie », le journal pense que celui-ci
« doit faire l’effort de mettre en
adéquation, ses déclarations publiques et
les faits » car, « il ne sert à rien de
faire croire que c’est les autres qui ont
toujours tort, même lorsque la réalité
démontre le contraire »
Le
nouveau Rapport du PNUD sur le Développement
humain (2004) ‘’ La liberté culturelle dans
un monde diversifié’’
« En elle-même,
la diversité ethnique, raciale ou culturelle
n’est pas la cause des conflits politiques
et sociaux et n’entrave pas le
développement. C’est la manipulation, le
détournement et le blocage de cette
diversité à des fins sectaires ou partisanes
qui entraînent des conflits et perturbent le
développement harmonieux des communautés et
des pays. L’acceptation et l’utilisation
raisonnables de la diversité culturelle
peuvent même prévenir les conflits et
favoriser le développement socio- économique
des pays », écrit notre confrère qui résume
ainsi le
Nouveau rapport sur le Développement humain
2004 publié le 15 juillet
dernier par le PNUD |
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LE REGARD N° 397
Du mardi, 27 juillet 2004
Le Bénin épinglé par une affaire de putsch
contre Eyadema
Le Regard
constate que l’abracadabrante affaire de
coup d’Etat contre le Général Eyadema qui
serait fomenté par des militaires togolais
réfugiés au Bénin, arrêtés et incarcérés
dans un commissariat par les autorités
béninoises et dont la FIDH a dénoncé les
conditions de détention dans son dernier
rapport consacré à la corruption de la
justice et à la torture au Bénin est « en
train de ternir l’image du Bénin cité parmi
les pays africains qui connaissent une
expérience heureuse en matière de démocratie
et des libertés publiques ». Pour le
journal, « cette situation met à mal, les
plus hautes autorités béninoises qui
n’arrivent toujours pas à justifier cette
mesure d’arbitraire dans un Bénin qui se
veut un Etat de droit » Ainsi constate-t-il
« les habitudes de la maison qui prévalent
au Togo, ont traversé la frontière pour
souiller l’atmosphère chez le voisin de
l’Est ». Ne partageant pas les raisons
avancées par les officiels béninois pour
justifier la détention de ces 11 militaires
togolais parce que d’une part, « il est
totalement ridicule de prétendre protéger
des gens qu’on emprisonne et qu’on soumet à
des traitements inhumains et dégradants» et
d’autre part « comment de misérables soldats
dépourvus de moyens et soumis à des
contrôles stricts puissent renverser un
régime aussi puissant qui a des tentacules
au-delà des frontières », le journal, fort
du silence des autorités togolaises sur
cette affaire, n’exclut pas une main
invisible derrière cette persécution contre
les 11 réfugiés togolais. Dans tous les cas,
souligne-t-il « les autorités béninoises ne
sauraient décliner leur responsabilité dans
cette affaire en se fondant sur leur
ignorance du problème. Car rien ne saurait
justifier leur silence malgré que l’affaire
ait été auparavant fortement médiatisée par
la presse locale et que la ligue béninoise
des droits de l’homme eût publié un
communiqué pour tirer sur la sonnette
d’alarme ».
« Les 11 détenus
politiques sont devenus donc encombrants
pour les autorités béninoises, suspendus
qu’ils sont, sur la tête du pouvoir béninois
comme une épée de Damoclès. Tant qu’ils ne
seront pas libérés, les organisations
internationales de défense des droits de
l’homme n’arrêteront pas d’en parler et
d’épingler le gouvernement béninois. Les
extrader attirerait la foudre de la
communauté internationale sur la démocratie
béninoise. Les juger, n’arrangerait pas non
plus la situation. Ce pays est donc condamné
à subir les caprices et la médiocrité
politique de son voisin et devra choisir
soit de maintenir les 11 militaires en
détention pour faire plaisir à un voisin
discrédité et mis au ban de la communauté
internationale pour violation des droits
humains ou les libérer pour s’attirer le
mécontentement des autorités togolaises »,
mentionne Le Regard qui note au
passage que ce n’est pas la première fois
que le Bénin « est dérangé par nos
togolaiseries »
L’étrange histoire des soldats togolais qui
auraient fomenté un putsch contre Eyadema
C’est le titre d’une dépêche de l’AFP sur
cette affaire que notre confrère reprend.
Gilchrist, Agbéyomé, deux prénoms qui valent
de l’or à Lomé 2
C’est ce que remarque notre confrère au
regard de l’agitation observée la semaine
écoulée chez les tenants du pouvoir dès
l’annonce de l’arrivée de Gilchrist Olympio
à Lomé et de la manière dont certains
bitosards montent des histoires au nom
de l’ancien PM Agbéyomé pour bénéficier des
largesses du chef de l’Etat.
A propos de la montée de la
fièvre chez les gilchristophobes,
Le Regard se demande en fait ce « que
vaut le président de l’UFC pour donner tant
d’insomnie au régime du tout puissant
Gnass 1er ». Pour lui « les
autorités se sont fait de lui une fausse
image et lui accordent par conséquent, une
importance telle qu’ils en viennent même à
surestimer l’influence de ‘’l’ennemi
gnassional’’ sur les populations
togolaises ». Alors, le confrère remarque
qu’en présentant Gilchrist Olympio comme un
homme pas comme les autres et en lui vouant
une haine, le pouvoir a fait de lui un mythe
qui profite aux bitosards de tout
acabit.
« Il paraît que pour amener
le Timonier à changer d’humeur, il faut
prononcer le nom Gilchrist et ça y
est. Il est braqué. Le Big Boss
lui-même surestimerait la force de frappe
de Gil au point qu’il suffit de fabriquer
une histoire sans tête ni queue pour lui
attribuer un complot et l’on est
immédiatement reçu pour en sortir avec des
liasses de CFA. Et quand Gilchrist arrive à
Accra, il suffit pour un bitosard
d’alerter le Big Boss pour lui
révéler que le ‘’terroriste’’
s’apprête à lancer des assaillants
puissamment armés sur Lomé et que les
troupes sont positionnées quelque part non
loin de Aflao ou Denou ou avoir vu tel ou
tel Togolais se rendre à Accra pour
l’accueillir et l’on est pris très au
sérieux et fortement récompensé », explique
notre confrère qui indique par ailleurs
que Gilchrist n’est le seul à être un fonds
de commerce pour les bitosards. « Il
est secondé par Agbéyomé Kodjo. Et
quiconque voudrait noyer son prochain
pour manger peut tout simplement
inventer une histoire qui ferait croire au
Big Boss que l’ex PM apporterait des
soutiens financiers énormes à monsieur X
pour lui prendre son fauteuil
présidentiel ».
« Ainsi va le Togo où la
politique a cessé d’être un débat d’idées
pour n’être qu’une préoccupation centrée sur
des personnes qui font peur malgré elles »,
conclut Le Regard
La France, Togo- Electricité et les Togolais
Titre Le Regard
qui se demande, fort du soutien qu’a
toujours apporté la France au Togo dans sa
quête de la normalisation de ses relations
avec ses partenaires au développement, si
« celle-ci est réellement aux côtés du Togo
et des Togolais ou bien il ne s’agit-là que
des apparences pour des besoins
diplomatiques ».
« Il y a quelques semaines,
les Togolais s’étaient rendus compte qu’ils
étaient victimes d’un vol organisé par Togo
Electricité, filiale de la société Elyo
elle-même fille du groupe français Suez. La
situation a suscité d’autant plus
d’indignations et de colère, que la société
française qui a créé Togo Electricité après
avoir remporté le marché de la privatisation
de la CEET, n’avait pratiquement tenu aucun
des engagements contenus dans la convention
signée dans le cadre de la privatisation. Au
regard de la médiocrité des prestations de
Togo Electricité et surtout des préjudices
qu’elle porte aux consommateurs du courant
électrique, de nombreux Togolais
s’attendaient à ce que cette société soit
disqualifiée pour la gestion de la
distribution de l’énergie électrique comme
ce fut le cas au Sénégal et au Cameroun.
Mais c’est compter sans la chiraquie qui
n’a jamais écarté ses intérêts de ses
relations avec les autres pays. Au point
d’autoriser ailleurs, ce qui est
inacceptable en France», souligne notre le
journal qui ne comprend pas alors pourquoi
la diplomatie française- la présence de
l’ambassadeur de France à l’audience que le
chef de l’Etat a accordée au PDG de Togo
Electricité et au vice président du groupe
Suez en témoigne- soutient « la société
issue d’une privatisation qui pénalise les
Togolais » alors que « l’évocation de la
privatisation du secteur de l’énergie et du
gaz en France a soulevé un tollé général qui
a donné froid dans le dos des dirigeants et
très rapidement, le projet a été étouffé »
L’ATC est allée trop vite en besogne :
Les clients vont-ils s’organiser contre les
dérives de Togo- Electricité ?
Suite aux diverses critiques et
protestations suscitées par le dernier
épisode de la surfacturation, une séance de
travail a réuni les responsables de Togo
Electricité et une délégation de
l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC)
dans le sens de trouver un compromis sur le
règlement des factures, objet de
contestation. A cette occasion,
l’association de défense des consommateurs
a soumis à Togo Electricité un certain
nombre de doléances. Le Regard
revient sur ces doléances suite aux réponses
données par Togo Electricité à ses clients à
travers un communiqué laconique, pour
constater que « l’ATC a péché par
précipitation », car « en réalité, la
rapidité avec laquelle les engagements ont
été pris, n’inspire pas confiance, quand on
sait que Togo Electricité rechigne à tenir
ses promesses ». Pour notre confrère,
« Lorsqu’on a affaire à une société comme
Togo Electricité, il faut jouer la vigilance
et rester sur ses gardes. Le problème de la
surfacturation n’est qu’une infime portion
de la partie visible de l’iceberg que
constituent les mauvais traitements infligés
par Togo Electricité à ses clients. Avant
d’aller apposer sa signature au bas d’un
procès verbal avec Togo Electricité, l’ATC
aurait dû recenser tous les problèmes réels
existant, pour les verser au dossier. En
limitant le cas Togo Electricité au seul
problème de règlement de la sur facturation,
l’ATC donne l’impression de prendre la
question à la légère et les clients finiront
par la considérer comme complice de Togo
Electricité plutôt que défenseur des droits
des consommateurs ». En tout état de cause,
conclut-il « Trop c’est trop. Les Togolais
sont visiblement à bout, et si rien n’est
fait pour les remettre en confiance, il y a
fort à craindre qu’ils s’organisent pour
marcher un de ces jours sur Togo
Electricité »
Nelson Mandela, du ‘’terroriste’’ au
libérateur
C’est un dossier que
notre confrère Le Regard a préparé
sur le parcours politique du charismatique
homme et ancien président sud africain,
Nelson Mandela qui reste et restera dans la
mémoire des africains une référence.
« Le … juillet, l’ancien
Président Sud africain Nelson Mandela a
célébré son anniversaire. Votre journal a
bien voulu saisir cette occasion pour
retracer son parcours politique.
Quel distinguo y a-t-il
entre un assaillant et un libérateur ? En
fait, tout dépend de l’endroit où l’on se
situe. Aujourd’hui, Nelson Mandela est
devenu un monument de l’histoire en raison
de tout ce qu’il a fait pour mettre un terme
au régime de l’apartheid en Afrique du Sud.
Mais pour en arriver là, il lui a fallu un
long chemin de croix. La stratégie que
Nelson Mandela et ses compagnons avaient
adoptée était qualifiée de subversive et de
terroriste. Accusé d’avoir recruté des
personnes pour des actes de sabotage et de
guérilla dans le but de déclencher une
révolution violente, il a reconnu, lors de
son procès, avoir joué un rôle très
important dans la création du mouvement de
lutte armée ‘’Umkhonto WE SIZWE’’ et
organisé des actes de sabotage dans le but
de mettre un terme à la tyrannie,
l’exploitation et l’oppression de son peuple
par le pouvoir raciste.
Retour sur le parcours émouvant d’un ‘’révolutionnaire’’
qui deviendra plus tard un personnage le
plus adulé au plan international »,
introduit notre confrère. |
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LA TRIBUNE
DU PEUPLE
N° 121
Du mercredi, 28 juillet 2004
Gilchrist–Eyadema Encore une rencontre
manquée pour faire avancer le dialogue inter
togolais !
Titre La Tribune du Peuple dans sa
manchette. Evoquant l’agitation observée la
semaine après l’annonce du retour du leader
de l’UFC, le journal relève que « c’est sa
proposition d’une rencontre avec le chef de
l’Etat Gnassingbé Eyadema qui a sonné le
branle-bas de combat général dans les états
majors politiques de Lomé », une proposition
qui n’a malheureusement pas « suscité
aucune réaction officielle de la part du RPT
et de son chef, président de la République
qui ne manque pourtant aucune occasion de
mettre en exergue sa supposée politique de
la ‘’main tendue’’ ». Pour le
confrère, « l’indifférence affichée par le
pouvoir face à cette proposition de
Gilchrist Olympio de nouer le dialogue entre
le vainqueur présumé et celui autoproclamé
des élections présidentielles de 1998 et
2003 frise le mépris des souffrances du
peuple togolais ». Devant l’impasse du
dialogue national, La Tribune du Peuple
estime que « la mise à l’écart d’un homme
qui représente au moins 35% de l’électorat
togolais ressemble étrangement à une
tentative de suicide collectif ». En tout
état de cause, souligne-t-il, « le chef de
l’Etat soucieux de la cohésion nationale
aurait pu prendre au mot le leader de l’UFC
pour organiser rapidement une rencontre qui
aurait eu le mérite de décrisper
l’atmosphère de cette période de fin de
consultation avec l’UE ».
BAC II Confirmation d’une prédiction
d’apocalypse
Le Prof Agba avait annoncé l’hécatombe
L’éducation nationale étant un secteur
sensible et primordial pour un pays, on ne
saurait le reléguer au second. Et les
ministres en charge de ce secteur doivent le
gérer avec doigté et compétence. Depuis
quelques temps, le ministre de
l’enseignement supérieur le Prof. Charles
Agba s’illustre négativement dans la gestion
des crises universitaires par ses
déclarations à l’emporte-pièce. Dans une
série d’articles sur le sujet, La Tribune
du Peuple a attiré l’attention du
ministre sur certains de ses propos. Après
les résultats du BAC II dont le taux de
réussite ne dépasse pas les 30%, le journal
revient pour charger le ministre,
l’accusant d’avoir programmé cette
catastrophe par ses propos selon lesquels la
valeur du BAC devrait se mesurer au nombre
élevé d’échecs des candidats.
« Incompréhensible n’est-ce pas qu’on ait
fait d’une si fallacieuse idée une jauge de
la fin de tout le cursus pré- universitaire.
Mais alors à quelle fin, est-on tenté de le
dire », se demande-t-il.
Par ailleurs, notre confrère
relève les mots qui rongent l’école
togolaise. « Il est aujourd’hui acquis que
l’hécatombe observée depuis de nombreuses
années au BAC n’est pas à imputer aux seuls
candidats. Elle est le corollaire de toutes
les gangrènes qui rongent l’école togolaise.
Tout le système éducatif est vicié à la
base. Des programmes inappropriés et
inadaptés chaque fois renouvelés au gré des
humeurs des préposés à l’Education sont
imposés aux apprenants. Ce qui fait qu’ils
arrivent au BAC la tête pleine de
‘’rien’’. Depuis des années, les
candidats au BAC dénoncent une certaine
complaisance dans les corrections des
épreuves. Il y a la fameuse ‘’hache’’
qui découpe dans le tas sans scrupule pour
‘’serrer’’ les résultats au niveau
voulu ». En tout cas, indique-t-il « la
catastrophe programmée au BAC cette année
n’est rien d’autre qu’une atteinte aux biens
des parents. Ce sont des investissements
perdus sur l’autel de l’incompétence du
ministre de l’enseignement supérieur et de
la recherche pour un nouvel élan de l’Ecole
togolaise ».
Dans cet article également :
‘’Ces ministres de la République’’,
le journal relève que :
Le cas du ministre Agba n’est pas une
exception. A tous les niveaux, il y a des
anomalies dans le fonctionnement des
départements sur lesquels les ministres
trônent en maîtres absolus. Quand il y a des
couacs et qu’on parle d’eux, ils ne
réagissent jamais et pire n’en tiennent même
pas compte.
L’Education nationale, un véritable panier à
crabe
Depuis que les vrais bâtisseurs de l’Ecole
togolaise sont passés aux oubliettes qu’une
nouvelle génération a pris les rennes de
l’Education Nationale, le secteur est devenu
un grand réservoir d’incompétence et
d’anarchie.
Le clientélisme est érigé en système, ce qui
fait que tout est sens dessus dessous. On
nomme des subalternes à des postes de
direction alors qu’on laisse au carreau des
anciens plus expérimentés et plus diplômés.
Tenez par exemple, le cousin, surveillant de
son état dans un lycée est parachuté
proviseur dans un autre à quelques
encablures
Des suicides à Tsévié
Le BAC 2004 a fait, comme on le sait,
beaucoup de recalés inconsolables. La rumeur
a fait état de nombreux drames survenus
après les résultats. A Tsévié par exemple,
on fait état de cas de suicides. Deux au
total d’après les oui dires. On affirme que
les malheureux n’avaient pas pu supporter la
sentence des résultats
Seuls les enfants
d’Eyadema
Les ministres successifs qui ont géré le
département de l’Education nationale depuis
la glorieuse époque où l’Ecole togolaise est
une référence, ont pourri bien de choses. Et
comme on devait s’y attendre, leurs rejetons
ne baignent pas dans la merde qu’ils
entretiennent. Ils sont dans les grandes
écoles en Europe ou aux Etats-Unis. Mais
chose curieuse, seuls les enfants du chef de
l’Etat font leurs études sur place. Au moins
jusqu’au secondaire. Pour les autres
gouvernants, on ne voit leurs marmots que
pendant les grandes vacances à bord de
rutilantes voitures, se défonçant dans les
boîtes de nuit
oquerie, les jeux de
l’ombre
C’est suite à l’audience que
le chef de l’Etat a accordée vendredi 23
juillet dernier au vice président de la
société mère le Groupe Suez Yves Thibault de
Silguy renforcé par le PDG de Togo-
Electricité Louis Santos et de l’ambassadeur
de France au Togo, audience au cours de
laquelle, il a été question de trouver une
solution pour dissiper les malentendus entre
la société et ses clients, que le confrère
est revenu sur ce dossier pour relever les
jeux qui se jouent pour maintenir la société
malgré ses limites avérées.
« La présence de son Excellence Alain
Holleville, l’ambassadeur de la France au
Togo aux côtés des gros pontes du groupe
Suez lors de l’audience du vendredi dernier
avait surpris plus d’un Togolais. Du coup,
certains ont vu le déplacement de
l’affaire Togo Electricité sur un autre
plan. Ils ne privent pas de ressasser que sa
présence, loin d’être fortuite, était un
poids mis dans la balance de persuasion du
chef de l’Etat que le groupe Elyo – Hydro
Québec était un bon choix. En effet, depuis
la cession de la défunte CEET, des bruits
avaient couru et faisaient cas de la manière
cavalière dont les choses se sont passées.
Il y avait sur le départ des candidats aux
cahiers de charge plus lords et plus
conséquents. Mais personne n’avait compris
comment la cession leur ait échu. On avait
parlé à l’époque d’un groupe aux tentacules
de pieuvre avec des ramifications
insoupçonnées. S’ils sont arrivés à avoir le
soutien du représentant de la France au
Togo, c’est assurément que les patrons de
Togo Electricité ont…les bras longs », écrit
le journal |
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LE POINT
de la semaine N° 007
Du mercredi, 28 juillet 2004
L’actualité ces deux
dernières semaines au Togo a été marquée par
l’annonce d’un document délivré par les
autorités togolaises au leader de l’UFC et
de son retour manqué ou avorté. Sur le
dernier point, des supputations sont allées
bon train et des gens se sont donné à cœur à
joie à toute sorte d’insinuations. Pour
avoir une idée précise sur ce retour manqué
de M. Gilchrist Olympio, Le Point de la
semaine a approché M. JP Fabre SG de l’UFC
qui apporte des informations sur ce retour
avorté et se prononce sur l’actualité
nationale. A notre confrère JP déclare :
‘’vous verrez Gilchrist Olympio bientôt
parmi nous’’
Le journal publie également
une interview que le journal de la
communauté togolaise en Allemagne Info-
Togo a accordée à l’ancien coordinateur
du MO5 M. Bassirou Ayéva sur la situation
politique au Togo. Dans cette interview M.
Bassirou Ayéva évoque entre autres, les
engagements pris le 14 avril dernier par le
gouvernement Koffi Sama, la bonne foi du
pouvoir, les contradictions et divisions de
l’opposition ainsi que les difficultés de
l’exil. Pour M. Ayéva,
« ….la bonne foi d’Eyadema est encore à
prouver… »
Perspective
Bientôt un front uni de l’opposition :
Le
point de vue de Me Yawovi Agboyibo
Le Point de la semaine
révèle, sur la base d’une
certaine opinion, que « des partis
politiques de l’opposition radicale seraient
actuellement en concertation pour la mise
sur pied d’un front en vue de mener des
actions susceptibles de créer une nouvelle
dynamique en ces moments de dialogue
national ». A en croire notre confrère, ce
front regrouperait les trois partis du
‘’front de refus’’ (CAR, CDPA UFC)
auxquels pourraient s’ajouter le PSR de Me
Abi Tchessa et les Rénovateurs. Afin
d’édifier les Togolais sur cette rumeur, le
confrère a approché un leader des partis
concernés, en l’occurrence Me Yawovi
Agboyibo qui laisse entendre qu’il s’agit
pour le moment d’une convergence de vue
tout en estimant que l’entreprise en soit
n’est pas mauvaise. Fort du précédent couac
de la CFD, Me Agboyibo déclare à notre
confrère, il ne s’agira pas, comme par le
passé, de se retrouver au sein d’une union
pour seulement remuer la rue, obtenir
quelques concessions, et ne plus s’entendre
à la fin, surtout en périodes pré-
électorales
Electricité au Togo :
L’ATC
est-elle complice des dérives de Togo
Electricité ?
C’est la question que
se pose pour sa part notre confrère au vu de
la précipitation avec laquelle l’Association
Togolaise des Consommateurs (ATC) a apposé
sa signature au bas du document ayant
sanctionné les séances de travail des 16 et
21 juillet dernier entre une délégation de
l’ATC et la direction générale de Togo
Electricité.
Sport Congrès
Ordinaire de l’Etoile Filante de Lomé
Un exemple de maturité et d’alternance sans
heurt
Le journal rend compte du congrès ordinaire
de l’Etoile Filante de Lomé qui s’est tenu
le samedi 24 juillet dernier dans les locaux
de l’Ecole Professionnelle de Lomé et qui a
vu l’élection d’un nouveau bureau de neuf
membres dirigé par M. HUKPORTIE Messan et se
jouit du caractère pacifique et serein qui a
marqué les travaux. Ainsi, constate-t-il,
« un grand pas a été fait vers le changement
de
comportement et de
mentalité ». |
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CROCODILE N° 684
Du jeudi, 29 juillet 2004
Affaire des détenus politiques au Togo :
L’UE commande une mission de vérification
déjà à Lomé
Crocodile annonce
qu’ « une mission de deux experts européens
en Droit séjourne depuis samedi dernier à
Lomé pour éclaircir la délicate affaire de
détenus politiques dans les prisons du
Togo ». Le journal indique en outre que
« cette mission conduite par M. Eric
PLOUVIER qu’accompagne Gilles LHUILIER a
déjà rencontré des délégations des partis
politiques ainsi que des associations des
avocats et poursuit ses investigations pour
apporter la preuve qu’au Togo il existe
réellement ou pas des détenus politiques
dans les geôles ». Par ailleurs,
précise-t-il, « ces deux experts, Président
et Vice président de l’ONG française Human
Rights Certification (HRC), sont arrivés au
Togo sur demande de l’UE aux fins de la
positionner sur l’épineux dossier de détenus
politiques togolais que le pouvoir
banalise »
Gilchrist Olympio reçoit son passeport
togolais à Rome
C’est l’information que nous rapporte
Crocodile. D’après donc notre confrère,
c’est hier mercredi 28 juillet 2004 à Rome
que les autorités togolaises ont remis
officiellement à Gilchrist Olympio son
passeport togolais par l’intermédiaire d’une
communauté religieuse, la communauté
Sant’Egidio basée à Rome en Italie. Cette
remise du passeport à Gil se serait
déroulée devant le corps diplomatique
accrédité dans ce pays. Estimant que le
pouvoir togolais pouvait faire l’économie
de toutes les tractations en remettant ce
passeport de Gilchrist Olympio à l’état
major de son parti à Lomé, le journal
souligne qu’ « en choisissant de le remettre
à une communauté religieuse basée à Rome
devant le corps diplomatique, les autorités
togolaises donnent plus de valeur à
l’opposant Gilchrist Olympio, le
popularisent mais aussi lui font
indirectement une campagne sur le plan
national et international ».
« Avec cette campagne
gratuite des autorités togolaises par la
remise du passeport à Gilchrist Olympio à
Rome, il faut s’attendre encore à un accueil
triomphal, populaire et chaleureux au leader
de l’UFC que ses partisans appellent
orgueilleusement et fièrement Yovovia »,
avertit Crocodile
L’éventualité de la rencontre Gilchrist –
Eyadema en présence de Kofi Annan à Accra
Le journal indique que de
sources informées « l’éventualité de la
rencontre entre l’opposant Gilchrist Olympio,
leader de l’Union des Forces de Changement
(UFC) et le président Eyadema se dessine en
marge du sommet d’Accra », certainement en
présence du SG de l’ONU Kofi Annan. Une
rencontre de tous les souhaits car, selon
des observateurs de la scène politique
togolaise, elle permettra de renouer à
coup sûr le fil du dialogue et décrisper
l’atmosphère politique tendue. Cependant, le
journal observe que Gilchrist Olympio, parti
à Rome pour recevoir son passeport, n’est
pas encore arrivé à Accra.
Le Baccalauréat 2004 fait pleurer parents et
élèves.
Le journal note que
les résultats du baccalauréat publiés il y
a deux semaines n’ont pas cesser de faire
pleurer les parents et élèves parce qu’ils
étaient catastrophiques. Et fort de ce que
ce n’est pas en pleurant sur notre sort
qu’on l’améliorera, le journal pense qu’
« au lieu de continuer à pleurer le sort des
candidats recalés au BAC, il vaut mieux que
les partenaires de l’éducation réfléchissent
sur tout le système éducatif des cours
primaires à l’université afin d’identifier
les vraies causes des échecs et
redoublements massifs au Togo ». En tout
état de cause, Crocodile estime que
les responsabilités sont partagées : pas de
mesures incitatives de la part de l’Etat,
les élèves n’apprennent pas et passent leur
temps dans les cybers, parents d’élèves
complices de la paresse de leurs enfants.
Education au Togo :
Pourriture d’une tragédie à plusieurs actes
Le BAC au Togo : Du drame à la faillite
Le journal fait le bilan de l’année scolaire
2003 – 2004 et arrive au constat que d’une
manière générale le système éducatif au Togo
est malade. Aussi, relève-t-il les causes de
cette déconfiture du système éducatif qui
sont entre autres, l’environnement
sociopolitique dans lequel évoluent les
élèves et qui fait que tous veulent la
facilité entraînant l’achat des consciences
des enseignants, la démission de l’Etat
devant ses responsabilités (infrastructures
inadéquates, conditions de travail
difficiles des enseignants) et le manque de
rigueur à certains degrés avec des résultats
flatteurs, par exemple des enfants qui
réussissent au CEPD alors qu’ils sont
incapables de trouver un périmètre d’un
carré et de la baisse de moyenne aussi bien
au CEPD qu’au BEPC
Affaire Togo Electricité
De quoi se mêle la diplomatie française ?
Se demande pour sa part Crocodile qui
observe que « de l’installation de la
société Togo Electricité à la veille de la
mise sur la place publique d’un vol
systématisé des consommateurs abonnés, la
diplomatie française n’a jamais visiblement
fait figure officielle d’explication ni sur
la présence d’une société de Français au
Togo ni sur les coupures intempestives qui
ont causé de torts ». Aussi s’interroge-t-il
sur la présence de l’ambassadeur de France
au Togo aux audiences que le chef de l’Etat
et le PM a accordées aux responsables de
Togo Electricité, présence qui plus est, a
plus semé de confusion dans les esprits.
Pour notre confrère, « le contentieux entre
Togo- Electricité et ses clients reste un
problème de justice qui exige réparation et
la révision du statut de cette société et sa
compétence à continuer l’exploitation et la
commercialisation du courant électrique »
Affaire de surfacturation de Togo
Electricité :
L’ATC est-elle en copinage avec la société ?
« L’Association Togolaise des Consommateurs
(ATC) était aux yeux de la presse, une
association clairvoyante dans ses
initiatives et activités, mais à suivre les
événements qui se sont déroulés, le 21
juillet dernier, dans les locaux de Togo
Electricité, il y a lieu de prendre du recul
et de s’interroger sur les agissements de
cette association dans l’affaire de
surfacturation de la clientèle de Togo
Electricité qui en ces moments, défraie la
chronique », écrit pour sa part Crocodile
qui s’insurge contre
la complaisance de l’ATC vis-à-vis de Togo
Electricité |
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FORUM
DE LA SEMAINE
N° 13
Du jeudi, 29 juillet 2004
Appât ou réelle volonté de
décrispation ?
Gilchrist Olympio a reçu son passeport à
Rome
En tout cas, c’est la grande question que
se pose notre confrère après que les
autorités togolaises aient enfin décidé,
après hésitation et tergiversation, de
remettre le passeport à Gilchrist Olympio,
la restitution du passeport étant l’une des
conditions posée par l’UFC pour sa
participation au dialogue national. Selon le
journal qui rapporte les propos de la
communauté Sant’Egidio, la remise du
passeport à Gilchrist Olympio est un « premier
geste, fort et symbolique, sur la voie de la
réconciliation » au Togo. Selon toujours
notre confrère qui rapporte un communiqué de
cette même communauté « Des pourparlers
entre M. Gilchrist Olympio et la communauté
de Sant’Egidio sont en cours afin de
favoriser un nouvel et fructueux élan au
dialogue dans ce pays ouest africain ».
« Il s’agit de faciliter un dénouement
pacifique de la crise et d’appuyer les
efforts de la communauté internationale et
notamment de l’Union européenne, qui visent
une reprise normale des relations avec le
Togo », ajoute le communiqué.
En conséquence,
Forum de la Semaine
espère
qu’avec l’obtention de ce
titre de voyage, Gilchrist Olympio pourra
être dans les tout prochains jours à Lomé en
vue de participer au dialogue, puis que
c’était l’un des préalables posé par
Gilchrist et son parti pour son retour à
Lomé.
Eyadema attendu en France mi- août La
question du dialogue national sur le tapis
Le journal annonce
qu’en marge de la cérémonie du 60e
anniversaire du débarquement allié de
Provence qui aura lieu le 15 août prochain
et de sources diplomatiques, « Le président
Eyadema aura des entretiens avec son
homologue français Jacques Chirac », et « au
centre des discussions, l’évolution dans
l’application des 22 engagements pris le 14
avril dernier à Bruxelles par le
gouvernement togolais ». En attendant cette
rencontre, le confrère espère comme les
Togolais, « que comme il l’a fait avec le
Sénégalais Wade en soulevant directement le
problème qui préoccupait les Sénégalais en
ce moment, à savoir l’incarcération de
Madiambal Diagne, Jacques Chirac évoquera
ouvertement l’épineuse question des 22
engagements avec Eyadema »
Révision du Cadre électoral Le
RPT bloque les travaux
Un premier couac avait été observé lors du
démarrage des travaux du comité de réforme
du code électoraux suite aux positions
adoptées par le représentant du RPT, M.
Solitoki Esso. Certains confrères avaient à
l’époque, relevé cet incident qui avait
entraîné une suspension des travaux.
Aujourd’hui, Forum de la Semaine nous
apprend que la commission de rédaction des
amendements composée de MM. Solitoki Esso,
Henri Kolani et Ahoomey- Zunu connaît les
mêmes difficultés à cause des positions
exprimées par ce même Solitoki Esso. Selon
notre confrère qui cite des sources, « M.
Solitoki aurait tenu à imposer les mêmes
propositions faites par son parti et
rejetées au cours des plénières qui avaient
précédé la rédaction proprement dite à ses
deux compères du comité de la rédaction des
amendements des textes, MM. Kolani Henri et
Ahoomey- Zunu Arthème. Ceux-ci ayant refusé
de se plier à son desiderata, cela a mis du
sable dans le moteur du comité ». Le délai
pour rendre la copie des amendements étant
fixé au 2 août prochain, le confrère se
demande « si ce n’est pas là encore une
nouvelle stratégie adoptée par le RPT pour
faire traîner les débats et pour qu’ensuite
le gouvernement s’arroge les prérogatives de
ce comité aux motifs que les partis
n’arrivent pas à s’entendre »
Affaire des 11 militaires incarcérés au
Bénin La
LTDH écrit à Kérékou
« Je vous exhorte à ne pas extrader ces
militaires comme on vous prête l’intention »
C’est ce que relève notre
confrère dans la lettre que le président de
la LTDH a adressée le 28 juillet 2004 au
président béninois Mathieu Kérékou, lettre
dans laquelle M. Adoté AKwei exprime son
inquiétude sur les conditions de détention
de ces 11 militaires togolais
Tavio Amorin
Le berger tombé sous les armes de la
dictature
C’est un article sous la plume d’un
confrère, Ekoué Satchivi. Le confrère nous
rappelle ici les circonstances de son
assassinat, évoque le bref parcours
politique et reveint sur le personnage de ce
jeune talentueux imbu d’un courage sans
pareil qui a donné des sueurs froides au
régime du général Eyadema
Un Togolais en instance d’extradition
d’Allemagne
Le confrère évoque le cas du jeune homme
Togolais du nom de Esseh qui vit en
Allemagne depuis trois ans et qui est menacé
d’extradition pour situation irrégulière.
Estimant que, quoi qu’on dise, les
compatriotes vivant à l’étranger contribuent
pour une grande part dans le développement
du Togo, le confrère pense que leur
extradition ne doit pas être une source de
joie pour nos autorités comme cela se fait
sentir souvent. Aussi préconise-t-il que les
autorités prennent des mesures dissuasives
contre les autorités des pays qui extradent
nos compatriotes comme l’a fait le Sénégal
entre temps. |
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LE CANARD
Indépendant N° 12
Du vendredi 30 juillet 2004
* Le Togo délivre une
carte et un passeport à Gilchrist Olympio
* Sant’Egidio négocie
un fructueux élan au dialogue
Lit-on à la Une de Le
Canard Indépendant. « En marge des
consultations entre l’UE et le Togo,
d’autres bonnes volontés apportent leurs
contributions pour un dénouement heureux de
la crise togolaise. C’est dans ce cadre
qu’une carte d’identité et un passeport ont
été délivré le mercredi 28 juillet 2004, par
le gouvernement togolais à Gilchrist Olympio »,
souligne notre confrère
qui
précise par ailleurs que « contrairement à
certains médias qui ont parlé de
‘’restitution d’un passeport’’, il
s’agit bien de nouveaux documents de voyage
que le gouvernement à délivré au leader de
l’UFC ».
A propos justement de
la délivrance de ces documents, JP Fabre
« Satisfait mais forcément », réagit à notre
confrère :
‘’La
délivrance du passeport et de la carte
nationale d’identité du gouvernement
togolais à notre président national
Gilchrist Olympio, serait à comprendre dans
le sens d’un geste d’ouverture, si celui-ci
traduit en même temps une disposition du
pouvoir à ouvrir un réel dialogue avec
l’opposition, tel que requis au point 1.1
des engagements. En délivrant le passeport à
Gilchrist Olympio, les autorités n’ont
peut-être fait que respecter les points 3.3
et 4.3 des engagements. Ceci étant, nous
demandons au pouvoir de faire preuve
davantage d’ouverture en organisant un
dialogue crédible et responsable avec
l’opposition traditionnelle et la société
civile. C’est également au nom de ce devoir
d’ouverture que nous demandons au pouvoir de
mettre fin aux travaux de la commission de
révision du cadre électoral et de
financement de partis politiques, pour
revenir au vrai dialogue tel que prescrit
dans les engagements’’
Pour une clarification dans
la polémique des prisonniers politiques
Une mission commise par l’UE est déjà à Lomé
Titre pour sa par Le Canard Indépendant
qui souligne que c’est suite à
l’impossibilité des ONG de défense des
droits de l’homme à se mettre d’accord sur
la définition de prisonniers politiques
après la mise sur pied d’un comité sur la
question par le ministre Roland Kpotsra des
droits de l’hommes, qu’une liste commune n’a
pas être arrêtée. Et en vue de « remédier à
cette situation, l’UE vient de commettre
avec l’accord du gouvernement togolais, une
mission de deux experts pour clarifier la
question de l’existence éventuelle de
prisonniers politiques dans les geôles au
Togo ». Le journal indique par ailleurs
qu’il a contacté certains milieux
d’organisation de défense des droits de
l’homme à Paris pour avoir une idée sur la
crédibilité de l’ONG Human Rights
Certification (HRC) en mission au Togo, mais
que ceux-ci ont refusé d’apporter un
jugement de valeur sur la crédibilité de
cette association, se contentant de préciser
qu’ ‘’il s’agit d’une mission de
consultant privé’’. En tout état cause,
« l’espoir est de mise chez certains »,
constate-t-il, « ‘’C’est la preuve que le
gouvernement est de bonne foi et ne cherche
pas à éluder ce point des engagements’’
nous a fait observer un
responsable d’une ONG jugée proche du
pouvoir. Cet optimisme est également partagé
par un responsable d’une autre ONG souvent
critique vis-à-vis du gouvernement. ‘’Si
ces experts sont commis par l’UE, on peut
leur accorder le bénéfice du doute.
Toutefois, nous ignorons dans quelles
conditions cette mission de consultation
leur a été octroyée’’ »
Fin des travaux du comité sur le code
électoral La montagne a accouché d’une
souris
« Annoncé en fanfare à travers une
installation présidée par le premier
ministre et présenté comme le début du
dialogue dans sa phase active exécutée de
façon thématique, le comité sur
l’amélioration du code électoral et le
financement des partis politiques a terminé
hier ses travaux sur fond de frustration
générale. Malgré les assurances données par
le chef du gouvernement, au bout de moult
remises en cause et blocages, le RPT a fini
par s’offrir des marges lui permettant
d’imposer son code électoral… », écrit notre
confrère qui indique par ailleurs que, après
le premier couac qui a surgi dès le 15
juillet et qui a fait arrêter les travaux
jusqu’à l’intervention du PM qui a permis
la mise sur pied un comité rédactionnel de
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