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31 juillet 2004

Revue de presse de la semaine du 26 juillet au 30 juillet 2004
Daniel Garidan

Le problème de l’énergie électrique au Togo, la rencontre manquée  Eyadema-Gilchrist, le dossier des 11 militaires togolais incarcérés au Bénin, la remise de nouveaux titres de voyage à Gilchrist Olympio, la prochaine visite du président Eyadema en France, les résultats du BAC II,  sont les quelque sujets traités par la presse privée togolaise proche de l’opposition démocratique. 

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N° 457
Du lundi, 26 juillet 2004

Les dessous d’une privatisation  piégée Larrons en foire, cancres et surenchères  Comment un groupe mafieux a bradé un patrimoine national (Eléments de preuve)
Le Combat du Peuple
revient, comme il l’avait mentionné dans sa précédente édition, à la charge dans un dossier de quatre pages consacré à la privatisation de la CEET avec des éléments de preuve pour montrer  que le consortium ELYO- HQI ne remplissait pas les conditions (incohérences entre les données techniques et l’offre financière) pour être retenu lors du dépouillement des offres. Ainsi attribue-t-il la responsabilité de cette privatisation bâclée sur fond de pots de vin à un groupe d’hommes qui étaient aux affaires à l’époque notamment, MM. Koffi Kadanga Walla, président de la Commission de Privatisations, Abdoul Hamid S. B. Tidjani Dourodjaye, Ministre de l’Economie et des Finances et Andjo Tchamdja, Ministre de l’Equipement, des Mines,  des Postes et Télécommunications, Ministre de tutelle. « Ces trois hommes et d’autres, puisque le Premier ministre d’alors, M. Agbéyomé Kodjo, ne peut pas ne pas  être informé, se sont organisés comme des larrons en foire pour sacrifier les intérêts supérieurs du peuple togolais », mentionne-t-il.

            Une  correspondance adressée par VIVENDI, concurrent de ELYO- HQI, au président de la République et au Premier ministre « pour attirer leur attention sur les incohérences entre les données techniques et l’offre financière », une lettre de « mise en garde » adressée à ces mêmes autorités par le président de la Haute Autorité de la Communauté Electrique du Bénin (CEB), deux  correspondances que le confrère publie en fac similé, un tableau synoptique avec des chiffres pour montrer que le groupe ELYO- HQI avait un paramètre d’efficacité plus élevé que les autres candidats à l’appel, ce qui lui disqualifiait,  le tout relevé dans cet article  par notre confrère

            Au regard de ces éléments d’appréciation, le confrère  estime qu’il faut « tirer les conséquences et  envisager sérieusement si on ne peut pas  trouver d’autres preneurs » car dit-il, « nous avons les preuves que la convention signée n’a pas été respectée et que le Groupe Suez Générale des Eaux, non seulement n’a pas l’expertise, mais se moque éperdument de notre pays ».

            En tout état de cause, le confrère invite la commission anti- corruption dont la cible privilégiée est les menus fretins à ouvrir le dossier de la CEET qui «  pénalise tout le Togo compte tenu de la place incontournable qu’occupe l’énergie électrique dans le développement d’un pays ».

Par ailleurs, le journal reprend pour les besoins de la cause et compte tenu de son caractère d’actualité, un article qu’il avait publié dans sa parution N°208 du 22 septembre 2002 sous le titre La privatisation de la CEET est dangereusement piégée au lendemain de la signature de la convention de concession et publie aussi quelques obligations du concessionnaire telles que prévues par la convention.  

Ombre & Lumière La démocratie en débat Gilchrist Olympio et le vertige des urnes
Titre notre confrère à propos du retour annoncé et annulé  du leader de l’UFC à Lomé.  Ainsi, le confrère ne comprend-il  pas que Gilchrist Olympio qui a lui-même annoncé son retour, ait rétracté en « noyant le poisson en ces termes : Je n’ai pas reçu une réponse ferme des autorités togolaises » alors que le communiqué du ministre de l’intérieur « ne souffre d’aucune ambiguïté puis qu’il explique clairement la position du gouvernement ». Et le journal de s’interroger alors : « en déclarant qu’il n’a reçu aucune réponse ferme des autorités togolaises, est-ce que M. Gilchrist Olympio veut signifier par-là, qu’en plus du laissez-passer qui lui a été délivré, il a besoin d’une autorisation spéciale du gouvernement pour rentrer dans son propre pays ? ». Ne comprenant rien « à cette attitude de la part d’un homme qui se veut chef de l’opposition », Le Combat du Peuple pense que le motif de l’annulation du voyage se trouvent ailleurs : « M. Gilchrist Olympio, de toute évidence, souffre du vertige des urnes. Persuadé qu’il a été privé de sa victoire à deux reprises, le président de l’UFC est toujours dans une logique électoraliste. Son parti l’UFC qui en a fait un icône se fait fort de le brandir à la veille des échéances électorales pour mettre les foules en branle. Son parti veut que chaque visite de M. Olympio à Lomé soit une occasion de grande mobilisation de masse. Or, le retrait d’un passeport à Lomé ne saurait mobiliser des foules autour d’un homme qui adore les harangues dans une ambiance de campagne électorale surchauffée. Sûrement que les stratèges de l’UFC ont compris qu’au lieu de banaliser l’arrivée de leur icône, il vaut mieux surseoir au voyage ».

            En tout cas, et fort de ce que « M. Gilchrist Olympio poursuit une course sans fin qui paraît relever plus de l’agitation que de l’idéologie », le journal pense que celui-ci « doit faire l’effort de mettre en adéquation, ses déclarations publiques et les faits » car, « il ne sert à rien de faire croire que c’est les autres qui ont toujours tort, même lorsque la réalité démontre le contraire »     

Le nouveau Rapport du PNUD sur le Développement humain (2004) ‘’ La liberté culturelle dans un monde diversifié’’
« En elle-même, la diversité ethnique, raciale ou culturelle n’est pas la cause des conflits politiques et sociaux et n’entrave pas le développement. C’est la manipulation, le détournement et le blocage de cette diversité à des fins sectaires ou partisanes qui entraînent des conflits et perturbent le développement harmonieux des communautés et des pays. L’acceptation et l’utilisation raisonnables de la diversité culturelle peuvent même prévenir les conflits et favoriser le développement socio- économique des pays », écrit notre confrère qui résume ainsi le Nouveau rapport sur le Développement humain
2004 publié le 15 juillet dernier par le PNUD

LE REGARD N° 397
Du mardi, 27 juillet 2004

Le Bénin épinglé par une affaire de putsch contre Eyadema
Le Regard
constate que l’abracadabrante affaire de coup d’Etat contre le Général Eyadema qui serait fomenté par des militaires togolais réfugiés au Bénin, arrêtés et incarcérés dans un commissariat par les autorités  béninoises et dont la FIDH a dénoncé les conditions de détention  dans son dernier rapport consacré à la corruption de la justice et à la torture au Bénin est « en train de ternir l’image du Bénin cité parmi les pays africains qui connaissent une expérience heureuse en matière de démocratie et des libertés publiques ».  Pour le journal, « cette situation met à mal, les plus hautes autorités béninoises qui n’arrivent toujours pas à justifier cette mesure d’arbitraire dans un Bénin qui se veut un Etat de droit »  Ainsi constate-t-il « les habitudes de la maison qui prévalent au Togo, ont traversé la frontière pour souiller l’atmosphère chez le voisin de l’Est ».  Ne partageant pas  les raisons avancées par les officiels béninois  pour justifier la détention de ces 11 militaires togolais  parce que d’une part,  « il est totalement ridicule de prétendre protéger des gens qu’on emprisonne et qu’on soumet à des traitements inhumains et dégradants» et d’autre part « comment de misérables soldats dépourvus de moyens et soumis à des contrôles stricts puissent renverser un régime aussi puissant qui a des tentacules au-delà des frontières », le journal, fort du silence des autorités togolaises sur cette affaire, n’exclut pas une main invisible derrière cette persécution contre les 11 réfugiés togolais. Dans tous les cas, souligne-t-il « les autorités béninoises ne sauraient décliner leur responsabilité dans cette affaire en se fondant sur leur ignorance du problème. Car rien ne saurait justifier leur silence malgré que l’affaire ait été auparavant fortement médiatisée par la presse locale et que la ligue béninoise des droits de l’homme eût publié un communiqué pour tirer sur la sonnette d’alarme ».

« Les 11 détenus politiques sont devenus donc encombrants pour les autorités béninoises, suspendus qu’ils sont, sur la tête du pouvoir béninois comme une épée de Damoclès. Tant qu’ils ne seront pas libérés, les organisations internationales de défense des droits de l’homme n’arrêteront pas d’en parler et d’épingler le gouvernement béninois. Les extrader attirerait la foudre de la communauté internationale sur la démocratie béninoise. Les juger, n’arrangerait pas non plus la situation. Ce pays est donc condamné à subir les caprices et la médiocrité politique de son voisin et devra choisir soit de maintenir les 11 militaires en détention pour faire plaisir à un voisin discrédité et mis au ban de la communauté internationale pour violation des droits humains ou les libérer pour s’attirer le mécontentement des autorités togolaises », mentionne Le Regard qui note au passage que ce n’est pas la première fois que  le Bénin « est dérangé par nos togolaiseries »        

L’étrange histoire des soldats togolais qui auraient fomenté un putsch contre Eyadema
C’est le titre d’une dépêche de l’AFP sur cette affaire que notre confrère reprend.
 

Gilchrist, Agbéyomé, deux prénoms qui valent de l’or à Lomé 2
 C’est ce que remarque notre confrère au regard de l’agitation  observée la semaine écoulée chez les tenants du pouvoir dès l’annonce de l’arrivée de Gilchrist Olympio à Lomé et de la manière dont certains bitosards montent des histoires au  nom  de l’ancien PM Agbéyomé pour bénéficier des largesses du chef de l’Etat.  

A propos de la montée de la fièvre chez les gilchristophobes, Le Regard  se demande en fait ce « que vaut le président de l’UFC pour donner tant d’insomnie au régime du tout puissant Gnass 1er ». Pour lui « les autorités se sont fait de lui une fausse image et lui accordent par conséquent, une importance telle qu’ils en viennent même à surestimer l’influence de ‘’l’ennemi gnassional’’ sur les populations togolaises ». Alors, le confrère  remarque qu’en présentant Gilchrist Olympio  comme un homme pas comme les autres et en lui vouant une haine, le pouvoir a fait de lui un mythe qui profite aux bitosards de tout acabit.

« Il paraît que pour amener le Timonier à changer d’humeur, il faut prononcer le nom Gilchrist  et ça y est. Il est braqué. Le Big Boss lui-même surestimerait la force de frappe de Gil au point qu’il suffit de fabriquer une histoire sans tête ni queue pour lui attribuer un complot et l’on est immédiatement reçu pour en sortir avec des liasses de CFA. Et quand Gilchrist arrive à Accra, il suffit pour un bitosard d’alerter le Big Boss pour lui révéler que le ‘’terroriste’’ s’apprête à lancer des assaillants puissamment armés sur Lomé et que les troupes sont positionnées quelque part non loin de Aflao ou Denou ou avoir vu tel ou tel Togolais se rendre à Accra pour l’accueillir et l’on est pris très au sérieux et fortement récompensé », explique notre confrère qui  indique par ailleurs  que Gilchrist n’est le seul à être un fonds de commerce pour les bitosards. « Il est secondé par Agbéyomé Kodjo.  Et quiconque voudrait noyer son prochain pour manger peut tout simplement inventer une histoire qui ferait croire au Big Boss que l’ex PM apporterait des soutiens financiers énormes à monsieur X pour lui prendre son fauteuil présidentiel ».

« Ainsi va le Togo où la politique a cessé d’être un débat d’idées pour n’être qu’une préoccupation centrée sur des personnes qui font peur malgré elles », conclut Le Regard          

La France, Togo- Electricité et les Togolais
Titre Le Regard qui se demande,  fort du soutien qu’a toujours apporté la France au Togo dans sa quête de la normalisation de ses relations avec ses partenaires au développement, si « celle-ci est réellement aux côtés du Togo et des Togolais ou bien il ne s’agit-là que des apparences pour des besoins diplomatiques ».

« Il y a quelques semaines, les Togolais s’étaient rendus compte qu’ils étaient victimes d’un vol organisé par Togo Electricité, filiale de la société Elyo elle-même fille du groupe français Suez. La situation a suscité d’autant plus d’indignations et de colère, que la société française qui a créé Togo Electricité après avoir remporté le marché de la privatisation de la CEET, n’avait pratiquement  tenu aucun des engagements contenus dans la convention signée dans le cadre de la privatisation. Au regard de la médiocrité des prestations de Togo Electricité et surtout des préjudices qu’elle porte aux consommateurs du courant électrique, de nombreux Togolais s’attendaient à ce que cette société soit disqualifiée pour la gestion de la distribution de l’énergie électrique comme ce fut le cas au Sénégal et au Cameroun. Mais  c’est compter sans la chiraquie qui n’a jamais écarté ses intérêts de ses relations avec les autres pays. Au  point d’autoriser ailleurs, ce qui est inacceptable en France», souligne notre le journal qui ne comprend pas alors pourquoi la diplomatie française- la présence de l’ambassadeur de France à l’audience que le chef de l’Etat a accordée au PDG de Togo Electricité et au vice président du groupe Suez en témoigne- soutient « la société issue d’une privatisation qui pénalise les Togolais »  alors que « l’évocation de la privatisation du secteur de l’énergie et du gaz en France a soulevé un tollé général qui a donné froid dans le dos des dirigeants et très rapidement, le projet  a été étouffé »

L’ATC est allée trop vite en besogne :   
Les clients vont-ils s’organiser contre les dérives de Togo- Electricité ?

Suite aux diverses critiques et protestations suscitées par le dernier épisode de la surfacturation, une séance de travail a réuni les responsables de Togo Electricité et une délégation de l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) dans le sens de trouver un compromis sur le règlement des factures, objet de contestation. A cette occasion,  l’association de défense des consommateurs a soumis  à Togo Electricité un certain nombre de doléances. Le Regard revient sur ces doléances suite aux réponses données par Togo Electricité à ses clients à travers un communiqué laconique, pour constater que  « l’ATC a péché par précipitation », car « en réalité, la rapidité avec laquelle les engagements ont été pris, n’inspire pas confiance, quand on sait que Togo Electricité rechigne à tenir ses promesses ». Pour notre confrère, « Lorsqu’on a affaire à une société comme Togo Electricité, il faut jouer la vigilance et rester sur ses gardes. Le problème de la surfacturation n’est qu’une infime portion de la partie visible de l’iceberg que constituent les mauvais traitements infligés par Togo Electricité à ses clients. Avant d’aller apposer sa signature au bas d’un procès verbal avec Togo Electricité, l’ATC aurait dû recenser tous les problèmes réels existant, pour les verser au dossier. En limitant le cas Togo Electricité au seul problème de règlement de la sur facturation, l’ATC donne l’impression de prendre la question à la légère et les clients finiront par la considérer comme complice de Togo Electricité plutôt que défenseur des droits des consommateurs ». En tout état de cause, conclut-il « Trop c’est trop. Les Togolais sont visiblement à bout, et si rien n’est fait pour les remettre en confiance, il y a fort à craindre qu’ils s’organisent pour marcher un de ces jours sur Togo Electricité »

Nelson Mandela, du ‘’terroriste’’ au libérateur
C’est un dossier que notre confrère Le Regard a préparé sur le parcours politique du   charismatique homme et ancien président sud africain, Nelson Mandela qui reste et restera dans la mémoire des africains une référence.

« Le … juillet, l’ancien Président Sud africain Nelson Mandela a célébré son anniversaire. Votre journal a bien voulu saisir cette occasion pour retracer son parcours politique.         

Quel distinguo y a-t-il entre un assaillant et un libérateur ? En fait, tout dépend de l’endroit où l’on se situe. Aujourd’hui, Nelson Mandela est devenu un monument de l’histoire en raison de tout ce qu’il a fait pour mettre un terme au régime de l’apartheid en Afrique du Sud. Mais pour en arriver là, il lui a fallu un long chemin de croix. La stratégie que Nelson Mandela et ses compagnons avaient adoptée était qualifiée de subversive et de terroriste. Accusé d’avoir recruté des personnes pour des actes de sabotage et de guérilla dans le but de déclencher une révolution violente, il a reconnu, lors de son procès, avoir joué un rôle très important dans la création du mouvement de lutte armée ‘’Umkhonto WE SIZWE’’ et organisé des actes de sabotage dans le but de mettre un terme à la tyrannie, l’exploitation et l’oppression de son peuple par le pouvoir raciste.

Retour sur le parcours émouvant d’un ‘’révolutionnaire’’ qui deviendra plus tard un personnage le plus adulé au plan international », introduit notre confrère.

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 121  
Du mercredi, 28 juillet 2004  

Gilchrist–Eyadema Encore une rencontre manquée pour faire avancer le dialogue inter togolais !
Titre La Tribune du Peuple dans sa manchette. Evoquant l’agitation observée la semaine après l’annonce du retour du leader de l’UFC, le journal relève que « c’est sa proposition d’une rencontre avec le chef de l’Etat Gnassingbé Eyadema qui a sonné le branle-bas de combat général dans les états majors politiques de Lomé », une proposition qui n’a malheureusement  pas « suscité aucune réaction officielle de la part du RPT et de son chef, président de la République qui ne manque pourtant aucune occasion de mettre en exergue sa supposée politique de la ‘’main tendue’’ ». Pour le confrère, « l’indifférence affichée par le pouvoir face à cette proposition de Gilchrist Olympio de nouer le dialogue entre le vainqueur présumé et celui autoproclamé des élections présidentielles de 1998 et 2003 frise le mépris des souffrances du peuple togolais ». Devant l’impasse du dialogue national, La Tribune du Peuple estime que « la mise à l’écart d’un homme qui représente au moins 35% de l’électorat togolais ressemble étrangement à une tentative de suicide collectif ». En tout état de cause, souligne-t-il, « le chef de l’Etat soucieux de la cohésion nationale aurait pu prendre au mot le leader de l’UFC pour organiser rapidement une rencontre qui aurait eu le mérite de décrisper l’atmosphère de cette période de fin de consultation avec l’UE ».  

BAC II Confirmation d’une prédiction d’apocalypse Le Prof Agba avait annoncé l’hécatombe
L’éducation nationale étant un secteur sensible et primordial pour un pays, on ne saurait le reléguer au second. Et les ministres en charge de ce secteur doivent le gérer avec doigté et compétence. Depuis quelques temps, le ministre de l’enseignement supérieur le Prof. Charles Agba s’illustre négativement dans la gestion des crises universitaires par ses déclarations à l’emporte-pièce.  Dans une série d’articles sur le sujet, La Tribune du Peuple a attiré l’attention du ministre sur certains de ses propos. Après les résultats du BAC II dont le taux de réussite ne dépasse pas les 30%, le journal  revient pour charger le ministre, l’accusant d’avoir programmé cette catastrophe par ses propos selon lesquels la valeur du BAC devrait se mesurer au nombre élevé d’échecs des candidats. « Incompréhensible n’est-ce pas qu’on ait fait d’une si fallacieuse idée une jauge de la fin de tout le cursus pré- universitaire. Mais alors à quelle fin, est-on tenté de le dire », se demande-t-il.

Par ailleurs, notre confrère  relève les mots qui rongent l’école togolaise. « Il est aujourd’hui acquis que l’hécatombe observée depuis de nombreuses années au BAC n’est pas à imputer aux seuls candidats. Elle est le corollaire de toutes les gangrènes qui rongent l’école togolaise. Tout le système éducatif est vicié à la base. Des programmes inappropriés et inadaptés chaque fois renouvelés au gré des humeurs des préposés à l’Education sont imposés aux apprenants. Ce qui fait qu’ils arrivent au BAC la tête pleine de ‘’rien’’. Depuis des années, les candidats au BAC dénoncent une certaine complaisance dans les corrections des épreuves. Il y a la fameuse ‘’hache’’ qui découpe dans le tas sans scrupule pour ‘’serrer’’ les résultats au niveau voulu ». En tout cas, indique-t-il « la catastrophe programmée au BAC cette année n’est rien d’autre qu’une atteinte aux biens des parents. Ce sont des investissements perdus sur l’autel de l’incompétence du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche pour un nouvel élan de l’Ecole togolaise ».

Dans cet article également : ‘’Ces ministres de la République’’, le journal relève que :  
Le cas du ministre Agba n’est pas une exception. A tous les niveaux, il y a des anomalies dans le fonctionnement des départements sur lesquels les ministres trônent en maîtres absolus. Quand il y a des couacs et qu’on parle d’eux, ils ne réagissent jamais et pire n’en tiennent même pas compte.

L’Education nationale, un véritable panier à crabe
Depuis que les vrais bâtisseurs de l’Ecole togolaise sont passés aux oubliettes qu’une nouvelle génération a pris les rennes de l’Education Nationale, le secteur est devenu un grand réservoir d’incompétence et d’anarchie.

Le clientélisme est érigé en système, ce qui fait que tout est sens dessus dessous. On nomme des subalternes à des postes de direction alors qu’on laisse au carreau des anciens plus expérimentés et plus diplômés. Tenez par exemple, le cousin, surveillant de son état dans un lycée est parachuté proviseur dans un autre à quelques encablures  

Des suicides à Tsévié
Le BAC 2004 a fait, comme on le sait, beaucoup de recalés inconsolables. La rumeur a fait état de nombreux drames survenus après les résultats. A Tsévié par exemple, on fait état de cas de suicides. Deux au total d’après les oui dires. On affirme que les malheureux n’avaient pas pu supporter la sentence des résultats
 

Seuls les enfants d’Eyadema
Les ministres successifs qui ont géré le département de l’Education nationale depuis la glorieuse époque où l’Ecole togolaise est une référence, ont pourri bien de choses. Et comme on devait s’y attendre, leurs rejetons ne baignent pas dans la merde qu’ils entretiennent. Ils sont dans les grandes écoles en Europe ou aux Etats-Unis. Mais chose curieuse, seuls les enfants du chef de l’Etat font leurs études sur place. Au moins jusqu’au secondaire. Pour les autres gouvernants, on ne voit leurs marmots que pendant les grandes vacances à bord de rutilantes voitures, se défonçant dans les boîtes de nuit oquerie, les jeux de l’ombre

C’est suite à l’audience que le chef de l’Etat a accordée vendredi 23 juillet dernier au vice président de la société mère le Groupe Suez Yves Thibault de Silguy renforcé par le  PDG de Togo- Electricité Louis Santos et de l’ambassadeur de France au Togo, audience au cours de laquelle, il a été question de trouver une solution pour dissiper les malentendus entre la société et ses clients, que le confrère est revenu sur ce dossier pour relever les jeux qui se jouent pour maintenir la société malgré ses limites avérées.

« La présence de son Excellence Alain Holleville, l’ambassadeur de la France au Togo aux côtés des gros pontes du groupe Suez lors de l’audience du vendredi dernier avait surpris plus d’un Togolais. Du coup, certains ont vu le déplacement de l’affaire Togo Electricité sur un autre plan. Ils ne privent pas de ressasser que sa présence, loin d’être fortuite, était un poids mis dans la balance de persuasion du chef de l’Etat que le groupe Elyo – Hydro Québec était un bon choix. En effet, depuis la cession de la défunte CEET, des bruits avaient couru et faisaient cas de la manière cavalière dont les choses se sont passées. Il y avait sur le départ des candidats aux cahiers de charge plus lords et plus conséquents. Mais personne n’avait compris comment la cession leur ait échu. On avait parlé à l’époque d’un groupe aux tentacules de pieuvre avec des ramifications insoupçonnées. S’ils sont arrivés à avoir le soutien du représentant de la France au Togo, c’est assurément que les patrons de Togo Electricité ont…les bras longs », écrit le journal   

LE POINT de la semaine N° 007
Du mercredi, 28 juillet 2004

L’actualité ces deux dernières semaines au Togo a été marquée par l’annonce d’un document délivré par les autorités togolaises au leader de l’UFC et de son  retour manqué ou avorté. Sur le dernier point, des supputations sont allées bon train et des gens se sont donné à cœur à joie à toute sorte d’insinuations. Pour avoir une idée précise sur ce retour manqué de M. Gilchrist Olympio, Le Point de la semaine a approché M. JP Fabre SG de l’UFC qui apporte des informations sur ce retour avorté et se prononce sur l’actualité nationale. A notre confrère JP déclare : ‘’vous  verrez Gilchrist Olympio bientôt parmi nous’’ 

Le journal publie également une interview que le journal de la communauté togolaise en Allemagne Info- Togo  a accordée à l’ancien coordinateur du MO5 M. Bassirou Ayéva sur la situation politique au Togo. Dans cette interview M. Bassirou Ayéva évoque entre autres, les engagements pris le 14 avril dernier par le gouvernement Koffi Sama, la bonne foi  du pouvoir, les contradictions et divisions de l’opposition ainsi que les difficultés de l’exil. Pour M. Ayéva, « ….la bonne foi d’Eyadema est encore à prouver… »  

Perspective Bientôt un front uni de l’opposition : Le point de vue de Me Yawovi Agboyibo
Le Point de la semaine
révèle, sur la base d’une  certaine opinion, que « des partis politiques de l’opposition radicale seraient actuellement en concertation pour la mise sur pied d’un front en vue de mener des actions susceptibles de créer une nouvelle dynamique en ces moments de dialogue national ». A en croire notre confrère, ce front regrouperait les trois  partis  du ‘’front de refus’’ (CAR, CDPA UFC) auxquels pourraient s’ajouter le PSR de Me Abi Tchessa et les Rénovateurs. Afin d’édifier les Togolais sur cette rumeur, le confrère a approché un leader des partis concernés, en l’occurrence Me Yawovi Agboyibo qui laisse entendre qu’il s’agit pour le moment d’une convergence de vue tout en estimant que l’entreprise en soit n’est pas mauvaise. Fort du précédent couac de la CFD,  Me Agboyibo déclare à notre confrère, il ne s’agira pas, comme par le passé, de se retrouver au sein d’une union pour seulement remuer la rue, obtenir quelques concessions, et ne plus s’entendre à la fin, surtout en périodes pré- électorales     

Electricité au Togo : L’ATC est-elle complice des dérives de Togo Electricité ?
C’est la question que se pose pour sa part notre confrère au vu de la précipitation avec laquelle l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) a apposé sa signature au bas du document ayant sanctionné les séances de travail des 16 et 21 juillet dernier entre une délégation de l’ATC et la direction générale de Togo Electricité.

Sport Congrès Ordinaire de l’Etoile Filante de Lomé  Un exemple de maturité et d’alternance sans heurt
Le journal rend compte du congrès ordinaire de l’Etoile Filante de Lomé qui s’est tenu le samedi 24 juillet dernier dans les locaux de l’Ecole Professionnelle de Lomé et qui a vu l’élection d’un nouveau bureau de neuf membres dirigé par M. HUKPORTIE Messan et se jouit du caractère pacifique et serein qui a marqué les travaux. Ainsi, constate-t-il, « un grand pas a été fait vers le changement de
comportement et de mentalité ». 

CROCODILE N° 684
Du jeudi, 29 juillet 2004

Affaire des détenus politiques au Togo :
L’UE commande une mission  de vérification déjà à Lomé

Crocodile
annonce qu’ « une mission de deux experts européens en Droit séjourne depuis samedi dernier à Lomé pour éclaircir la délicate affaire de détenus politiques dans les prisons du Togo ». Le journal indique en outre que « cette mission conduite par M. Eric PLOUVIER qu’accompagne Gilles LHUILIER a déjà rencontré des délégations des partis politiques ainsi que des associations des avocats et poursuit ses investigations pour apporter la preuve qu’au Togo il existe réellement ou pas des détenus politiques dans les geôles ». Par ailleurs, précise-t-il, « ces deux experts, Président et Vice président de l’ONG française Human Rights Certification (HRC), sont arrivés au Togo sur demande de l’UE aux fins de la positionner sur l’épineux dossier de détenus politiques togolais que le pouvoir banalise »

Gilchrist Olympio reçoit son passeport togolais à Rome
C’est l’information que nous rapporte Crocodile. D’après  donc notre confrère, c’est hier mercredi 28 juillet 2004 à Rome  que les autorités togolaises ont remis officiellement à Gilchrist Olympio son passeport togolais par l’intermédiaire d’une communauté religieuse, la communauté Sant’Egidio basée à Rome en Italie. Cette remise du passeport à Gil se serait déroulée devant le corps diplomatique accrédité dans ce pays.  Estimant  que le  pouvoir togolais pouvait  faire l’économie de toutes les tractations   en remettant ce passeport  de Gilchrist Olympio à l’état major de son parti à Lomé, le journal souligne qu’ « en choisissant de le remettre à une communauté religieuse basée à Rome devant le corps diplomatique, les autorités togolaises donnent plus de valeur à l’opposant Gilchrist Olympio, le popularisent mais aussi lui font indirectement une campagne sur le plan national et international ».

« Avec cette campagne gratuite des autorités togolaises par la remise du passeport à Gilchrist Olympio à Rome, il faut s’attendre encore à un accueil triomphal, populaire et chaleureux au leader de l’UFC que ses partisans appellent orgueilleusement et fièrement Yovovia », avertit  Crocodile  

L’éventualité de la rencontre Gilchrist – Eyadema en présence de Kofi Annan à Accra

Le journal indique que de sources informées « l’éventualité de la rencontre entre l’opposant Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) et le président Eyadema se dessine en marge du sommet d’Accra », certainement en présence du SG de l’ONU Kofi Annan. Une  rencontre de tous les souhaits car, selon des observateurs de la scène politique togolaise,  elle permettra  de renouer à coup sûr le fil du dialogue et décrisper l’atmosphère politique tendue. Cependant, le journal observe que Gilchrist Olympio, parti à Rome pour recevoir son passeport, n’est pas encore arrivé à Accra.  

Le Baccalauréat 2004 fait pleurer parents et élèves.
Le journal  note que  les  résultats du baccalauréat publiés il y a deux semaines n’ont pas cesser  de faire pleurer les parents et élèves parce qu’ils étaient catastrophiques. Et fort  de ce que ce n’est pas en pleurant sur notre sort qu’on l’améliorera, le journal pense qu’ « au lieu de continuer à pleurer le sort des candidats recalés au BAC, il vaut mieux que les partenaires de l’éducation réfléchissent sur tout le système éducatif des cours primaires à l’université afin d’identifier les vraies causes des échecs et redoublements massifs au Togo ». En tout état de cause, Crocodile estime que les responsabilités sont partagées : pas de mesures incitatives de la part de l’Etat, les élèves n’apprennent pas et passent leur temps dans les cybers, parents d’élèves complices de la paresse de leurs enfants.     

Education au Togo :
Pourriture d’une tragédie à plusieurs actes
Le BAC au Togo : Du drame à la faillite

Le journal fait le bilan de l’année scolaire 2003 – 2004 et arrive au constat que d’une manière générale le système éducatif au Togo est malade. Aussi, relève-t-il les causes de cette déconfiture du système éducatif qui sont entre autres, l’environnement sociopolitique dans lequel évoluent les élèves et qui fait que tous veulent la facilité entraînant l’achat des consciences des enseignants, la démission de l’Etat devant ses responsabilités (infrastructures inadéquates, conditions de travail difficiles des enseignants) et le manque de rigueur à certains degrés avec des résultats flatteurs, par exemple des enfants qui réussissent au CEPD alors qu’ils sont incapables de trouver un périmètre d’un carré et de la baisse de moyenne aussi bien au CEPD qu’au BEPC

Affaire Togo Electricité 
De quoi se mêle la diplomatie française ?

Se demande pour sa part Crocodile qui observe que « de l’installation de la société Togo Electricité à la veille de la mise sur la place publique d’un vol systématisé des consommateurs abonnés, la diplomatie française n’a jamais visiblement fait figure officielle d’explication ni sur la présence d’une société de Français au Togo ni sur les coupures intempestives qui ont causé de torts ». Aussi s’interroge-t-il sur  la présence de l’ambassadeur de France au Togo aux audiences que le chef de l’Etat et le PM a accordées aux responsables de Togo Electricité, présence  qui plus est,  a plus semé de confusion dans les esprits. Pour notre confrère, « le contentieux entre Togo- Electricité et ses clients reste un problème de justice qui exige réparation et la révision du statut de cette société et sa compétence à continuer l’exploitation et la commercialisation du courant électrique »

Affaire de surfacturation de Togo Electricité : L’ATC est-elle en copinage avec la société ?
« L’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) était aux yeux de la presse, une association clairvoyante dans ses initiatives et activités, mais à suivre les événements qui se sont déroulés, le 21 juillet dernier, dans les locaux de Togo Electricité, il y a lieu de prendre du recul et de s’interroger sur les agissements de cette association dans l’affaire de surfacturation de la clientèle de Togo Electricité qui en ces moments, défraie la chronique », écrit pour sa part Crocodile
qui s’insurge contre la complaisance de l’ATC vis-à-vis de Togo Electricité

FORUM DE LA SEMAINE N° 13  
Du jeudi, 29 juillet 2004

Appât ou réelle volonté de décrispation ? Gilchrist Olympio a reçu son passeport à Rome
En tout cas, c’est la  grande question que se pose notre confrère après que les autorités togolaises aient enfin décidé,  après hésitation et tergiversation,  de remettre le passeport à Gilchrist Olympio, la restitution du passeport étant l’une des conditions posée par l’UFC pour sa participation au dialogue national. Selon le journal qui rapporte les propos de la communauté Sant’Egidio, la remise du passeport à Gilchrist Olympio est un « premier geste, fort et symbolique, sur la voie de la réconciliation » au Togo. Selon toujours notre confrère qui rapporte un communiqué de cette même communauté « Des pourparlers entre M. Gilchrist Olympio et la communauté de Sant’Egidio sont en cours afin de favoriser un nouvel et fructueux élan au dialogue dans ce pays ouest africain ».  « Il s’agit de faciliter un dénouement pacifique de la crise et d’appuyer les efforts de la communauté internationale et notamment de l’Union européenne, qui visent une reprise normale des relations avec le Togo », ajoute le communiqué.

En conséquence, Forum de la Semaine espère qu’avec l’obtention de ce titre de voyage, Gilchrist Olympio pourra être dans les tout prochains jours à Lomé en vue de participer au dialogue,  puis que c’était l’un des préalables posé par Gilchrist et son parti  pour son retour à Lomé.

Eyadema attendu en France mi- août  La question du dialogue national sur le tapis
Le journal annonce qu’en marge de la cérémonie du 60e anniversaire du débarquement allié de Provence qui aura lieu le 15 août prochain et de sources diplomatiques, « Le président Eyadema aura des entretiens avec son homologue français Jacques Chirac », et « au centre des discussions, l’évolution dans l’application des 22 engagements pris le 14 avril dernier à Bruxelles par le gouvernement togolais ». En attendant cette rencontre, le confrère espère comme les Togolais,  « que comme il l’a fait avec le Sénégalais Wade en soulevant directement le problème qui préoccupait les Sénégalais en ce moment, à savoir l’incarcération de Madiambal Diagne, Jacques Chirac évoquera ouvertement l’épineuse question des 22 engagements avec Eyadema »

Révision du Cadre électoral  Le RPT bloque les travaux  
Un premier couac avait été observé lors du démarrage des travaux du comité de réforme du code électoraux suite aux positions adoptées par le représentant du RPT, M. Solitoki Esso. Certains confrères avaient à l’époque, relevé cet incident qui avait entraîné une suspension des travaux. Aujourd’hui, Forum de la Semaine nous apprend que la commission de rédaction des amendements composée de MM. Solitoki Esso, Henri Kolani et Ahoomey- Zunu connaît les mêmes difficultés à cause des positions exprimées par  ce même Solitoki Esso. Selon notre confrère qui cite des sources, « M. Solitoki aurait tenu à imposer les mêmes propositions faites par son parti et rejetées au cours des plénières qui avaient précédé la rédaction proprement dite à ses deux compères du comité de la rédaction des amendements des textes, MM. Kolani Henri et Ahoomey- Zunu Arthème. Ceux-ci ayant refusé de se plier à son desiderata, cela a mis du sable dans le moteur du comité ». Le délai pour rendre la copie des amendements étant fixé au 2 août prochain, le confrère se demande « si ce n’est pas là encore une nouvelle stratégie adoptée par le RPT pour faire traîner les débats et pour qu’ensuite le gouvernement s’arroge les prérogatives de ce comité aux motifs que les partis n’arrivent pas à s’entendre »
        

Affaire des 11 militaires incarcérés au Bénin  La LTDH écrit à Kérékou
« Je vous exhorte à ne pas extrader ces militaires comme on vous prête l’intention »

C’est ce que relève notre confrère  dans la lettre que le président de la LTDH a adressée le 28 juillet 2004 au président béninois Mathieu Kérékou, lettre dans laquelle M. Adoté AKwei exprime  son inquiétude sur les conditions de détention de ces 11 militaires togolais   

Tavio Amorin Le berger tombé sous les armes de la dictature
C’est un article sous la plume d’un confrère, Ekoué Satchivi. Le confrère nous rappelle ici les circonstances de son assassinat, évoque le bref parcours politique et reveint sur le personnage de ce jeune talentueux imbu d’un courage sans pareil qui a donné des sueurs froides au régime du général Eyadema

Un Togolais en instance d’extradition d’Allemagne
Le confrère évoque le cas du jeune homme Togolais du nom de Esseh qui vit en Allemagne depuis trois ans et qui est menacé d’extradition pour situation irrégulière. Estimant que, quoi qu’on dise, les compatriotes vivant à l’étranger contribuent pour une grande part dans le développement du Togo, le confrère pense que leur extradition ne doit pas être une source de joie pour nos autorités comme cela se fait sentir souvent. Aussi préconise-t-il que les autorités prennent des mesures dissuasives contre les autorités des pays qui extradent nos compatriotes comme l’a fait le Sénégal entre temps.

LE CANARD Indépendant N° 12  
Du vendredi 30 juillet 2004
 

* Le Togo délivre une carte et un passeport à Gilchrist Olympio
* Sant’Egidio négocie un fructueux élan au dialogue

Lit-on à la Une de Le Canard Indépendant. « En marge des consultations entre l’UE et le Togo, d’autres bonnes volontés apportent leurs contributions pour un dénouement heureux de la crise togolaise. C’est dans ce cadre qu’une carte d’identité et un passeport ont été délivré le mercredi 28 juillet 2004, par le gouvernement togolais à Gilchrist Olympio », souligne notre confrère  qui précise par ailleurs que « contrairement à certains médias qui ont parlé de ‘’restitution d’un passeport’’, il s’agit bien de nouveaux documents de voyage que le gouvernement à délivré au leader de l’UFC ».

      A propos justement de la délivrance de ces documents, JP Fabre « Satisfait mais forcément », réagit à notre  confrère :   ‘’La délivrance du passeport et de la carte nationale d’identité du gouvernement togolais à notre président national Gilchrist Olympio, serait à comprendre dans le sens d’un geste d’ouverture, si celui-ci traduit en même temps une disposition du pouvoir à ouvrir un réel dialogue avec l’opposition, tel que requis au point 1.1 des engagements. En délivrant le passeport à Gilchrist Olympio, les autorités n’ont peut-être fait que respecter les points 3.3 et 4.3 des engagements. Ceci étant, nous demandons au pouvoir de faire preuve davantage d’ouverture en organisant un dialogue crédible et responsable avec l’opposition traditionnelle et la société civile. C’est également au nom de ce devoir d’ouverture que nous demandons au pouvoir de mettre fin aux travaux de la commission de révision du cadre électoral et de financement de partis politiques, pour revenir au vrai dialogue tel que prescrit dans les engagements’’   

Pour une clarification dans la polémique des prisonniers politiques Une mission commise par l’UE est déjà à Lomé
Titre pour sa par Le Canard Indépendant qui souligne que  c’est suite à l’impossibilité des ONG de défense des droits de l’homme à se mettre d’accord sur la définition de prisonniers politiques après la mise sur pied d’un comité sur la question par le ministre Roland Kpotsra des droits de l’hommes, qu’une liste commune n’a pas être arrêtée. Et en vue de « remédier à cette situation, l’UE vient de commettre avec l’accord du gouvernement togolais, une mission de deux experts pour clarifier la question de l’existence éventuelle de prisonniers politiques dans les geôles au Togo ». Le journal indique  par ailleurs qu’il a contacté certains milieux d’organisation de défense des droits de l’homme à Paris pour avoir une idée sur la crédibilité de l’ONG Human Rights Certification (HRC) en mission au Togo, mais que ceux-ci ont refusé d’apporter un jugement de valeur sur la crédibilité de cette association, se contentant de préciser qu’ ‘’il s’agit d’une mission de consultant privé’’. En tout état cause, « l’espoir est de mise chez certains », constate-t-il, « ‘’C’est la preuve que le gouvernement est de bonne foi et ne cherche pas à éluder ce point des engagements’’
nous a fait observer un responsable d’une ONG jugée proche du pouvoir. Cet optimisme est également partagé par un responsable d’une autre ONG souvent critique vis-à-vis du gouvernement. ‘’Si ces experts sont commis par l’UE, on peut leur accorder le bénéfice du doute. Toutefois, nous ignorons dans quelles conditions cette mission de consultation leur a été octroyée’’ »

Fin des travaux du comité sur le code électoral  La montagne a accouché d’une souris
« Annoncé en fanfare à travers une installation présidée par le premier ministre et présenté comme le début du dialogue dans sa phase active exécutée de façon thématique, le comité sur l’amélioration du code électoral et le financement des partis politiques a terminé hier ses travaux sur fond de frustration générale. Malgré les assurances données par le chef du gouvernement, au bout de moult remises en cause et blocages, le RPT a fini par s’offrir des marges lui permettant d’imposer son code électoral… », écrit notre confrère qui indique par ailleurs que, après  le premier couac qui a surgi dès le 15 juillet et qui a fait arrêter les travaux jusqu’à l’intervention du PM  qui a permis la mise sur pied un comité rédactionnel de