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Revue de presse de la semaine
du
19 au 23 juillet
2004
Daniel Garidan
Le retour annoncé et avorté du leader de l’UFC,
la fin des consultations le 14 juillet
dernier entre l’UE et le Togo, Eyadema
–Bongo et la crise ivoirienne, le récurrent
dossier de Togo –Electricité, les leçons du
procès Me Agboyibo – Harry Olympio, les
résultas du BAC II, la marche de
protestation de la NDP, le rapport de la
LTDH sur la synthèse générale des
consultations, l’affaire des 11 militaires
togolais détenus au Bénin, le sort du Préfet
de la Kozah et de son agresseur sont les
principaux sujets abordés cette semaine par
la presse privée togolaise, proche de
l’opposition
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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MOTION d’Information N° 278
Du lundi, 19 juillet 2004
Contrairement aux affirmations du
gouvernement :
Gilchrist Olympio n’a obtenu ni carte
d’identité ni passeport
Malgré les déclarations optimistes du leader
de l’UFC de son désir de rencontrer le chef
de l’Etat togolais pour discuter des
problèmes de l’heure dès son retour à Lomé
et de la disponibilité des autorités
togolaises à délivrer à M. Gilchrist Olympio
son passeport conformément à la
réglementation en vigueur, Motion
d’Information nous apprend que le
président national de l’UFC a indiqué
vendredi dernier à la presse qu’il « n’avait
pas encore de réponse ferme des
autorités de son pays quant à son
déplacement à Lomé, la capitale togolaise,
en vue de l’obtention d’une carté d’identité
nationale ». Cependant, indique le journal,
« Gilchrist Olympio a dit être en contact
avec les ambassadeurs accrédités dans la
capitale ghanéenne, dont celui de l’UE » et
que « les signes donnés par les
ambassadeurs étaient promoteurs ». Ne
disposant aucun élément indicatif sur la
position officielle du pouvoir togolais sur
cette question- elle peut intervenir pendant
le week-end-, le confrère affirme que
« contrairement au communiqué officiel du
ministère togolais de l’intérieur, Gilchrist
Olympio n’a obtenu ni carte nationale
d’identité, ni passeport ». Qu’est-ce qui
justifie alors le refus des autorités
togolaises à délivrer à M. Gilchrist Olympio
des pièces d’identité ? Pour Motion
d’Information, « la question des pièces
d’identité de Gilchrist Olympio a toujours
été un casse tête chinois pour les autorités
togolaises. Pour le général président
Eyadema et les siens, délivrer à Gilchrist
Olympio, des papiers d’identité, c’est,
comme on dit, donner le bâton pour se faire
battre ou encore, introduire le coup dans la
bergerie. Pire, délivrer à Gilchrist Olympio,
des pièces nationales d’identité
signifierait pour les caciques du régime,
une reconnaissance de fait au fils de
Sylvanus Olympio, la nationalité togolaise
que le régime Eyadema, directement ou
indirectement,n’a cessé de contester ».
Fort de ce que le président
de l’UFC a produit tous les principaux
documents exigés, contrairement à ce qu’on
avait laissé croire, pour se voir délivrer
un laisser passer, le confrère affirme que
« dans ces conditions, les seules raisons
qui bloqueraient la délivrance de ses
papiers d’identité à Gilchrist Olympio
seraient, d’ordre politique et interprétées
par la communauté internationale comme une
véritable entrave à la libre circulation des
leaders politiques et donc une violation
flagrante des engagements pris par le
gouvernement togolais devant l’UE le 14
avril 2004 ». En tout état de cause
relève-t-il, « tout le monde au Togo sait
que si les autorités togolaises ne veulent
pas d’un retour de Gilchrist Olympio au
Togo, c’est par peur d’un enthousiasme
populaire qui pourrait très vite dégénérer
en un soulèvement national dont le régime
pourrait faire les frais »
On parle de la rencontre Eyadema- Gilchrist
Olympio :
L’entente impossible entre deux ennemis
héréditaires qui font semblant de se traiter
en adversaires politiques
« Il y a toujours eu au Togo, des naïfs qui
ont également toujours pensé qu’il suffirait
d’une rencontre entre Gilchrist Olympio et
Eyadema pour que la crise togolaise se
résolve définitivement. On peut à priori
penser que le premier de ces naïfs est sans
aucun doute Gilchrist Olympio lui-même. Les
choses sont beaucoup plus complexes qu’elles
n’y paraissent » écrit notre confrère suite
à la déclaration faite mercredi dernier par
Gilchrist Olympio et qui, fort
de la réponse que lui
aurait donnée un baron du RPT, se demande
si Eyadema est prêt à le rencontrer comme
il le désire.
Pour Motion d’Information,
« le président de l’UFC semble visiblement
parti pour commettre les mêmes erreurs qui
lui avaient valu l’humiliation du refus
opposé par Eyadema à la demande d’audience
de Gilchrist Olympio à Lomé2. On se souvient
qu’en pleines discussions inter togolaises,
le leader de l’UCF débarque à Lomé, se rend
à l’hôtel Corinthia et demande une
suspension de séance pour lui permettre
d’aller rencontrer Eyadema à Lomé2
considérant que le problème togolais est une
affaire entre Eyadema et lui et les autres
leaders n’avaient qu’à se mettre à l’écart
pour le laisser traiter seul avec Eyadema ».
En conséquence, le journal ne voit alors
aujourd’hui, en quoi une rencontre Eyadema –
Gilchrist pourrait débloquer la crise
sociopolitique que vit le pays depuis plus
de dix ans. Pour lui, « le problème de fond
de la crise, c’est d’abord et surtout le
refus par Eyadema de l’alternance politique
passant par des élections libres et
démocratiques ». Et il se demande alors
« par quels arguments Gilchrist Olympio
pourra-t-il convaincre Eyadema d’accepter
l’organisation d’élections libres et de
respecter le verdict des urnes ».
« Eyadema n’a
jamais vu en Gilchrist Olympio un adversaire
politique, mais un redoutable ennemi. Dans
son esprit, toute ouverture manifestée à son
endroit par Gilchrist Olympio n’est qu’une
stratégie pour l’endormir et le fragiliser
afin de mieux l’abattre. Eyadema n’imagine
sans doute pas que les choses puissent être
autrement, car, à la place de Gilchrist
Olympio, lui, Eyadema, aurait procédé ainsi.
Il est donc politiquement et
psychologiquement illusoire de penser qu’une
rencontre entre les deux hommes, pourrait
changer la face du Togo » explique le
confrère qui estime d’ailleurs que «Plus
qu’une rencontre avec Eyadema, ce que les
Togolais attendent inconsciemment de
Gilchrist Olympio, c’est une nouvelle
organisation du combat populaire pour la
conquête de la démocratie. En 1998 et 2003,
les Togolais ont massivement voté pour
Gilchrist Olympio et son parti. Mais, le
pouvoir est toujours aux mains d’Eyadema.
Aujourd’hui, Gilchrist Olympio est et reste
l’opposant historique au régime d’Eyadema et
les Togolais continuent de patauger dans
leurs misères. C’est cette situation qu’il
convient de changer. Gilchrist Olympio ne
peut indéfiniment se contenter de son grade
‘’d’opposant historique’’ et les
Togolais de leur situation de ‘’misère
permanente’’ ».
Procès Me Agboyibo- Harry Olympio :
‘’Le juge Kouyou confirme la justice du plus
fort’’
Estime pour sa part Motion d’Information
pour qui, « Tant que dans ce pays, des
Avocats continueront à jouer le double jeu
de recourir au pouvoir RPT pour emporter une
décision de justice au détriment du droit
lorsque cela les arrange et de se rebeller
contre cette même justice lorsqu’elle se
comporte comme un chien bien dressé qui
obéit aux ordres, le système judiciaire
togolais continuera de montrer le triste
visage qu’elle a montré mercredi dernier »
Cependant, le confrère note
un manque de courage chez les magistrats
qui « ont prêté serment de servir le droit
et de rendre la justice au nom du peuple ».
Un serment qui, estime-t-il , « les lie à
vie à la République ». En tout état de
cause, croit le journal, « un jour viendra
où chaque juge qui aura failli à son serment
dans l’exercice de ses charges, aura à en
répondre devant le peuple au nom duquel il
aura rendu injustice au lieu de rendre
justice ».
Infatigable combattant pour la liberté, la
justice et la dignité :
Nelson Mandela appelle le monde entier à se
mobiliser contre le sida
Titre notre confrère qui indique que « lors
de l’avant dernier jour de la 15ème
conférence internationale de Bangkok sur le
Sida, l’ancien président sud africain a
appelé chacun citoyen du monde à
financer la lutte contre cette maladie » ;
un appel visiblement entendu puis que selon
notre confrère, « la commission européenne a
décidé de porter sa contribution au Fonds
Mondial contre le sida à 371,95 millions
d’euros (plus de 244 milliards de francs
CFA). Pour notre confrère, « la présence
charismatique de Nelson Mandela, qui a
provoqué une ruée de photographes, a allégé
quelque peu le climat d'une conférence
bisannuelle assombrie par une polémique
persistante sur la politique antisida des
Etats-Unis, et diverses manifestations
bruyantes contre les grands laboratoires
pharmaceutiques, presque tous américains ». |
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LE COMBAT
du peuple
N° 456
Du lundi, 19 juillet 2004
Rencontre Eyadema – Gilchrist Olympio Gilchrist
Olympio et le courage politique
Analysant la situation politique du Togo
caractérisée par le comportement peu
recommandable de l’UFC et de son président
sur l’échiquier politique togolais et
relevant que la rencontre Eyadema –
Gilchrist « a toujours hypothéqué toutes les
initiatives que les bonnes volontés, à
travers le monde, ont tenté pour trouver une
solution à la crise togolaise », notre
confrère se demande finalement si la
rencontre Eyadema et Gilchrist est
nécessaire pour lever l’hypothèque qui a
toujours pesé sur le processus démocratique.
Dans l’affirmative, estime-t-il « à
condition que l’un n’impose pas son diktat à
l’autre et que le terrain soit d’abord
déblayé sans passion ». Pour Le Combat du
Peuple, « dans le souci de décrisper le
climat, l’UFC devrait normalement comme
signe de bonne volonté, accepter de prendre
part à l’ouverture solennelle du dialogue et
envoyer son représentant au Comité chargé
d’améliorer le Code Electoral. Deux pas qui
ne comportent pas de risque majeur
irréversible. Ces petits pas dégageront la
voie à d’autres contacts de haut niveau où
seront négociées les difficultés en marge
des effets d’annonce et des shows
médiatiques ; car en politique, il faut
faire croire à l’adversaire que l’on est là
où on n’est pas ». Après ces préalables qui,
de son avis devraient déblayer le terrain
pour une probable rencontre Eyadema
Gilchrist Olympio, le journal s’est lancé
dans un exercice de rappels des faits,
gestes et comportements du leader de
l’UFC pour rappeler qu’ « en dépit des
préjugés favorables dont jouit M. Olympio au
sein de l’opinion qui le considère comme une
victime, ce dernier est passé maître dans
des déclarations sans lendemain qui ne se
concrétisent jamais ».
A propos de la déclaration
du leader de l’UFC sur son intention de
rencontrer le chef de l’Etat tout en posant
des préalables, le journal estime que « si
M. Gilchrist veut rencontrer le Président
Eyadema, la démarche la plus rationnelle,
c’est de s’adresser officiellement à
Eyadema. Il y a aussi la voie diplomatique.
Il n’a qu’à introduire sa demande et il aura
la réponse. Ensuite, on peut toujours
discuter des voies et moyens et des
modalités pratiques du rendez-vous. Au lieu
de faire des shows médiatiques, M. Gilchrist
Olympio doit aller droit au but et faciliter
la tâche à tout le monde ».
En tout état de cause,
estime le confrère, « M. Gilchrist Olympio
doit se débarrasser de sa peur bleue, se
saisir de son courage, aller le voir et lui
dire, face à face, ce qu’il veut. Un homme
politique doit avoir une dose de courage et
éviter chaque fois de se comporter comme une
mauviette. Autrement, le héros n’est pas à
la hauteur de l’enjeu ».
Consultation UE- Togo
Quiproquo autour du dialogue national
Reprenant le discours que le PM Koffi Sama a
prononcé lors de l’installation le 12
juillet dernier du comité de réforme du code
électoral et notant que des commissions ont
été mises en place pour plancher notamment
sur le code de la presse, la HAAC et la CNDH,
Le Combat du Peuple affirme que « le
gouvernement est en train de réviser le
cadre électoral, puis que les textes de loi
régissant l’ensemble des secteurs qui forme
le cadre électoral sont concernés », excepté
la « Constitution qui est une paire de
manches ». Pour le confrère, « malgré tous
les efforts réels dans les domaines des
libertés et des droits de l’homme, les
partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC,
NDLR) continuent de tirer la sonnette
d’alarme créant un quiproquo autour du
dialogue ». Ainsi, sur la forme du dialogue
objet de controverse, le journal constate
que la notion même de « l’opposition
traditionnelle ne correspond plus à aucune
réalité » du moment où « la CPP et le PDR ne
sont plus disposés à marcher avec des partis
qui n’ont aucun égard voire respect pour
eux ». Alors relève-t-il, « ceux qui
s’accrochent à cette coquille vide
d’opposition traditionnelle qui ne
correspond plus à aucune réalité, sont des
hypocrites voire même des cyniques qui
cherchent seulement à se servir des autres
partis comme vernis pour assouvir leurs
propres ambitions d’en découdre avec le
régime ou à faire peur. L’hypocrisie en
politique, c’est de dire que tout est grave
alors que rien n’est grave ». En tout état
de cause souligne le confrère, « le
quiproquo que l’on a délibérément créé pour
donner l’impression que rien ne se fait, n’a
pas sa raison d’être. Le débat est ouvert.
Les partis qui ont une autre vision doivent
en négocier la quintessence avec le
gouvernement. C’est le lieu de rappeler que
dans notre pays, personne n’a le monopole de
la vérité ».
Procès CAR/ Harry Olympio
La débâcle existentielle d’un politicien en
mal de crédibilité:
Me
AGBOYIBO a joué et perdu
Revenant sur les faits de ce procès qu’il
qualifie d’inutile et d’inopportun « à un
moment où on avait besoin d’énergie
ailleurs », et relevant que du point de vue
stratégie politique, Me Agboyibo « a trop
souvent péché en voulant prendre pour cible
le chef de l’Etat » et donnant pour preuve
ce qu’il appelle des exemples d’actes
provocateurs, Le Combat du Peuple
note « dans la vie politique, et dans la vie
tout court, il y a des actes qu’il ne faut
pas poser et que la provocation, sous toutes
ses formes, a toujours un prix payer ».
Ainsi, précise-t-il, « Me Agboyibo sait,
plus que tout autre, que dans un procès
comme celui qu’il a initié, lorsqu’on
commence à parler de l’argent du chef de
l’Etat, l’affaire prend une connotation
hautement politique échappant à toute
démonstration. En intentant un procès, qui
n’en valait pas la peine, Me Agboyibo et les
siens ont reçu un choc en retour. En fait de
voir leur honneur lavé, ils n’ont réussi
qu’à se faire humilier », donnant ainsi
l’occasion à Harry Olympio de « se livrer à
un one man show, à la limite de
l’outrage ».
Constant la régression du leader du CAR par
les scores qu’il a eu aux différents
scrutins et qui sont à ses yeux est « une
débâcle existentielle », Le Combat du
Peuple souligne que « si c’est pour se
crédibiliser aux yeux des Togolais qu’il a
initié ce procès…., nous exprimons une fois
encore notre scepticisme car, honnêtement,
nous ne saurons dire si aujourd’hui Me
Agboyibo a convaincu l’opinion ou s’il s’est
fait tout simple ridiculiser ».
Surfacturation et dérives à Togo-
Electricité :
Les responsables de Togo- Electricité
sont-ils en territoire conquis ?
Se demande Le
Combat du Peuple au vu de ce qui se
passe au niveau de Togo- Electricité.
Revenant sur la convention de concession
signée le 05 septembre 2000 entre les
autorités togolaises et le groupe ELYO et au
regard des mauvaises prestations de ce
groupe au Sénégal, le journal se demande
finalement pour quel intérêt les autorités
togolaises ont accueilli cette pourriture
vomie ailleurs. Relevant que le début de
la piètre prestation de Togo- Electricité a
commencé avec les « coupures intempestives
et sauvages » pour atteindre le comble avec
la surfacturation ces derniers temps, le
journal regrette que face à tout cela « nos
autorités gardent toujours un silence
coupable laissant cette société se comporter
chaque jour comme si elle est en territoire
conquis ».
Les turpitudes d’une entreprise qui refuse
de payer ses fournisseurs : Quand UDECTO
devient une entreprise hors la loi
« Depuis un certain temps, rien ne va
plus
entre l’UDECTO, ses
fournisseurs et ouvriers.
Cette entreprise togolaise de construction
de bâtiments qui a acquis plusieurs marchés
de la place, s’illustre négativement dans sa
prestation.
Plusieurs
observateurs se demandent quel intérêt
trouve-t-elle en piétinant ceux, grâce à
qui, la société continue à vivre. Tout cela
frise, de la part de ses responsables, la
malhonnêteté, l’insouciance, l’inconscience
et au bas mot, ce que l’on peut appeler
‘’l’esclavage moderne’’.
Le comble, c’est que l’UDECTO ne fait pas
seulement parler d’elle au Togo. Ailleurs
aussi, elle est également connue comme une
entreprise qui exploite ses ouvriers comme
des bêtes de somme », écrit notre confrère
et en guise d’illustration, publie deux
articles de deux confrères béninois La
Tribune de la Capitale N° 152 du 29
juillet 2002 et togolais La Tribune du
Peuple qui parlent des cas de
recrutements à des conditions illégales, des
licenciements abusifs et des cas avérés de
traitements dégradants et inhumains.
L’occasion pour le journal d’en appeler à la
responsabilité des dirigeants pour que
telles anomalies qui se passent au mépris
des règles en vigueur soient réparées. |
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LE REGARD N° 396
Du mardi, 20 juillet 2004
Le Togo oublié à l’UE pour deux mois
Le Regard
annonce que « le dossier togolais se
retrouve dans les tiroirs de l’Union
européenne en raison des vacances d’été » et
que de source informée à Bruxelles,
« l’unanimité semble faite au niveau de
l’institution européenne que l’engagement
1.1 n’a toujours pas connu un début
d’exécution » en dépit de tout le folklore
auquel on a assisté.
Reprenant les propos du SG du RPT,
M. Dama Dramani qui, lors d’un meeting
politique à l’intérieur du pays, indiquait
que les engagements pris à Bruxelles « sont
des mesures administratives que le
gouvernement a l’habitude de prendre pour
garantir par la passé, la paix, la sécurité
et le respect des droits de l’home, mais
comme certains ne sont pas toujours
contents, ils prennent ça pour quelque chose
qui est nouveau dans notre vie », le
confrère constate que le SG du RPT a tout
dit, « le pouvoir en place ne considère pas
ces engagements comme quelque chose de
nouveau. C’est la preuve que rien en
changera et que les Togolais n’ont rien à
espérer ».
Aussi indique-t-il, « il semble
qu’en dehors de la Chiraquie qui
voudrait bien qu’on soit moins exigeant à
l’égard des autorités togolaises, plusieurs
observateurs européens, très au fait de la
situation togolaise sont de plus en plus
convaincus que les consultations entre l’UE
et le Togo se termineront en queue de
poisson »
En attendant la décision de l’UE,
« le gouvernement togolais est libre de
faire ce qu’il veut jusqu’en septembre. A
l’issue des deux mois de vacances d’été, on
parlera peut-être du Togo pour savoir si le
gouvernement a pris toutes les dispositions
pour l’organisation consensuelle des
élections démocratiques et transparentes »
Gilchrist Olympio
‘’Je n’ai pas reçu une réponse ferme des
autorités togolaises’’
Titre Le Regard dans sa manchette
avec la photo du leader de l’UFC en tenue
pagne kente traditionnel, reprenant
ainsi la déclaration que ‘’Gil’’
(comme l’appellent ses collabo) a faite
vendredi dernier à l’AFP à propos de ses
papiers de voyage.
Soulignant qu’aucune date précise de
l’arrivée de ‘’Gil’’ n’a été obtenue
au moment où il mettait sous presse cette
édition à cause de la précaution dont on
entoure ce prochain retour, le journal
relève un certain nombre d’indices qui
déterminent cette prudence de la part du
président de l’UFC qui désire revenir au
Togo en compagnie de l’ambassadeur de l’UE
pour retirer sa carte d’identité « Lors
d’une rencontre entre une délégation de l’UFC
et les membres du gouvernement, un ministre
aurait menacé de traiter Gilchrist Olympio
comme il traite
les autres opposants. Dans la foulée, le
téléphone du président de l’UFC a été coupé
dans sa résidence d’Accra. On invoque une
panne mais certains proches de Gilchrist y
voient une manœuvre téléguidée depuis le
Togo. Il faut également rappeler que dès
l’annonce de l’arrivée de Gilchrist Olympio
dans la capitale ghanéenne, les autorités
togolaises n’ont pas résisté à l’envie de
gesticuler. Ainsi, le ministre de la
communication, porte-parole du gouvernement
a fait appeler les journalistes pour
assister à une conférence de presse du
député européen en chômage, Michel Scarbonchi.
Ce monsieur qui a fait de la suspension de
la coopération son fond de commerce, a
débité des insanités sur les acteurs
politiques togolais …», écrit le journal.
Dans tous les cas, souligne-t-il, « cette
agitation médiatique totalement insensée
ajoutée au refus des autorités togolaises de
donner une réponse claire aux préoccupations
du leader de l’UFC dénote de la
gilchristophobie qui hante le pouvoir
togolais ». Ainsi estime-t-il « Si les
autorités togolaises continuent d’afficher
cette agressivité vis-à-vis ce cet
homme qui bénéficie d’une sympathie
grandissante au plan international du fait
de sa situation d’exilé, éternellement
persécutée, elles présenteront l’image d’un
Togo où on parle de bonne volonté de
dialogue mais où un responsable politique
que les ‘’urnes’’ ont rendu leader de
l’opposition ne peut y rentrer en toute
quiétude »
Le vrai visage du comité de la réforme du
code électoral
Avec
l’installation du comité de la réforme du
code électoral, Le Regard note que
« le voile est entrain d’être levé sur la
manière dont le pouvoir togolais veut dicter
son code électoral à la classe politique en
contournant l’engagement 1.3 ». Aussi,
relève-t-il, « en scrutant le tableau
ci-dessous (qu’il publie en bas de
l’article), on constate que ses membres ont
été désignés comme on invite des badauds
dans la rue pour prendre part à un festin en
guise d’offrande. En plus de ces partis
fantaisistes et du chef traditionnel qui ne
jurent que par Eyadema, on y trouve des
associations comme le CTEP ou le GF2D/CRIFF
qui, en principe, n’ont rien à voir avec le
financement des partis politiques et les
élections. A moins que ces associations ne
soient des partis politiques déguisés sous
d’autres appellations. Dans tous les cas,
tout est organisé pour faire triompher les
points de vue du pouvoir RPT ». Pour le
confrère, « la participation de la CPP et du
PDR ne change rien à la comédie dès lors que
ces deux formations politiques adhèrent
désormais à cette salade russe. Les deux
partis sont donc logiquement solidaires du
travestissement et du traficotage des
engagements pris à Bruxelles au nom d’un
intérêt politique qui ne tardera pas à se
faire jour ».
En tout état de cause et face au refus du
pouvoir de prendre en considération les
points de vue de l’opposition, le journal
estime que la fin justifiant les moyens,
« on verra qui du gouvernement ou de
l’opposition traditionnelle aura raison
lorsque l’UE se sera définitivement prononcé
sur le rendement qu’auront fourni les
autorités togolaises ».
La crise ivoirienne à l’épreuve des méthodes
Bongo et Eyadema
La prochaine rencontre
d’Accra en question
Le journal indique que selon ses sources, la
rencontre du jeudi 29 juillet prochain sur
la crise, est organisée à l’initiative du
président gabonais qui aurait obtenu le
quitus lors du 3ème sommet de
l’Union africaine à Addis-Abeba. Mais d’ores
et déjà, le confrère redoute des difficultés
à cause de l’implication dans cette crise
dès les premières heures du président
togolais, héritier du président Houphouët
Boigny, qui n’entendra pas alors jouer les
seconds rôles.
Mais la question fondamentale dans cette
guéguerre, c’est que, « si les deux chefs
d’Etat poursuivent les mêmes buts, leurs
chemins et leurs méthodes divergent. A
l’opposé du Timonier qui a souvent recours
au folklore pour demander après, aux
protagonistes, de signer des documents,
d’agiter des mouchoirs blancs et de se
donner l’accolade, le gabonais annonce une
méthode pédagogique. Pour lui, il faut en
premier lieu rechercher les causes du
conflit avant d’en combattre les effets.
Comme quoi, il ne s’agit pas de demander aux
belligérants de déposer les armes, mais de
chercher avant tout, à comprendre pourquoi
et comment ils en sont arrivés à les
prendre ».
En tout cas, et fort des atouts
dont dispose le président gabonais dans la
résolution de cette crise et de sa
disponibilité à répondre au rendez-vous
d’Accra et au cas où le président togolais
devait s’y rendre, le journal indique que
« si les deux hommes qui se disputent le
titre de doyen d’Afrique se retrouvent à
Accra, le risque que les protagonistes
penchent pour l’un au détriment de l’autre
pourrait plomber le débat »
Affaire Me Agboyibo/ Harry Olympio Le
président du tribunal a opté pour l’impunité
« Que vous soyez du pouvoir ou de
l’opposition, les jugements du tribunal vous
rendront blancs ou noirs »
C’est par cette paraphrase tirée de La
Fontaine que le confrère commence son
article sur le verdict dans le procès
opposant Me Agboyibo et son parti au sieur
Harry Olympio pour constater, contrairement
à certains qui trouvaient ce procès inutile
et inopportun, que « quoi qu’on dise, ce
procès a eu le mérite de mettre à jour, le
problème fondamental qui mine la justice
togolaise. Ce jugement a été rendu
probablement pour faire mal à un opposant au
régime, mais les dégâts collatéraux sont
énormes et dommageables pour l’avenir de ce
pays. D’abord, l’histoire retiendra que pour
des raisons politiques, on a consacré le
mensonge et l’usage de faux et qu’on a
choisi de protéger un faussaire, quitte à
discréditer les tribunaux. Le précédent
dangereux dans cette affaire, c’est que la
justice sera confrontée à des cas où des
individus soutiendront que leurs accusateurs
sont en même temps leur propre témoin à
charge comme Harry Olympio l’a dit de Me
Agboyibo pour être pris au sérieux. En
outre, le verdict qui vient d’être rendu
signifie que tous ceux qui défendent les
intérêts politiques du Timonier sont
désormais assurés d’être impunis et peuvent
diffamer d’autres citoyens ayant une opinion
contraire à celle du pouvoir, sans risquer
le moindre reproche ».
Le piège de l’illusion commune
Les politiciens et le bonheur du
‘’peuple’’
Le Regard
constate ici que « c’est à dessein que les
politiciens font croire au ‘’peuple’’
que l’objectif premier de leur engagement
politique est de faire le bonheur des
populations » puisque le rôle d’un parti
politique est la conquête et l’exercice du
pouvoir pour les intérêts de ses membres. En
revanche souligne -t-il, « dans les pays où
les élections ont un sens, le parti au
pouvoir peut penser au peuple en faisant des
réalisations à caractères sociaux dans le
but de bénéficier du suffrage populaire au
prochain scrutin ».
Evoquant les récents appels lancés en
direction de la classe politique togolaise
pour qu’elle se surpasse en mettant en avant
l’intérêt du peuple et relevant les
tergiversations au sein de la classe dues à
des intérêts mesquins et partisans, le
journal relève que « il n’y a pas ici comme
ailleurs de politiciens qui ne pensent à eux
et à leurs partisans et courtisans avant le
‘’peuple’’. Le reste n’est que
discours de propagandistes aux propagandés.
Les politiciens ne pensent au peuple que
quand celui-ci les y contraint en
s’organisant pour faire pression sur eux et
attirer leur attention sur la situation
qu’ils vivent ».
Silence complice du gouvernement devant le
vol organisé par Togo- Electricité
Titre Le Regard qui constate pour sa
part que, malgré les promesses mirobolantes
(réduction de courant électrique, extension
de réseau et sécurité énergétique) faites
par le groupe Elyo lors de la signature du
contrat de concession, les quatre années
d’existence de Togo- Electricité « sont un
cuisant échec ». Et le journal de se
demander : « La privatisation de la CEET,
s’est-elle opérée sur la base d’un contrat ?
Si oui, que devient ce contrat et pourquoi
Togo Electricité semble s’en moquer ?
Pourquoi nos gouvernants se taisent-ils ? ».
Questions que le confrère souhaite que les
autorités impliquées dans cette opération de
privatisation donnent des réponses claires
aux Togolais, faute de quoi ceux-ci « seront
obligés de croire que leurs dirigeants
tirent quelques bénéfices de cette
escroquerie organisée » |
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LA TRIBUNE
DU PEUPLE
N° 120
Du mercredi, 21 juillet 2004
Le pouvoir remet en cause les engagements de
Bruxelles
Estime La Tribune du Peuple qui
souligne qu’ « il n’est pas exagéré de dire
que le pouvoir a piégé l’opposition pour
s’offrir des discussions unilatérales autour
d’un nouveau cadre électoral ». Ainsi,
relève-t-il, « en proposant une commission
composée d’un représentant par parti
politique et par association, le pouvoir a
réussi d’une part à incommoder l’opposition
traditionnelle pour l’amener à refuser la
constitution d’une telle commission. D’autre
part, le pouvoir a réussi à se donner un
cadre de dialogue composé essentiellement de
partisans et courtisans, en somme une
majorité automatique. C’est un cadre de
discussion non propice et non indiqué à la
discussion politique et au sein duquel
l’opposition traditionnelle se trouverait
noyée ». Faisant l’écho des débats qui se
déroulent au sein de cette commission sur
fond de divergence entre le RPT et ses
alliés et qui dénotent de la volonté du
pouvoir de se pencher unilatéralement une
fois sur les textes qui organisent le cadre
électoral, le journal affirme qu’ « on est
loin du dialogue entre le pouvoir togolais
et son opposition » comme le prescrit
l’engagement 1.1.
Procès Me Agboyibo/ Harry Olympio
Sur l’engagement 2.7, le Gouvernement
togolais tourne l’UE en bourrique
Titre de son côté La
Tribune du Peuple pour qui, « le
déroulement du procès montre que le régime
tourne l’UE en bourrique sur
l’engagement 2.7 relatif à l’indépendance de
la justice »
Entre crise ivoirienne et crise togolaise :
Eyadema pris entre deux feux !
« Le chef de l’Etat
togolais n’a jamais raté une occasion de
proclamer son amour pour son pays. Pourtant,
à l’heure où celui-ci traverse une période
d’une extrême importance pour l’avenir de
ses relations avec ses partenaires
extérieurs, le Gal Eyadema a décidé de
s’inscrire aux abonnés des absents. Pendant
ce temps, il déploie une intense activité
diplomatique pour se faire voir comme le
super- médiateur de la crise qui secoue la
Côte- d’Ivoire », écrit le journal, pour
qui, la récente visite à Pya d’une
délégation de G7, un regroupement des partis
politiques ivoiriens opposés à Laurent
Gbagbo, est une « parfaite illustration de
la dichotomie de la vision que se fait le
Général Président Eyadema de son rôle
d’homme de paix ».
« Pendant que le
Gal Eyadema et ses hôtes se penchaient avec
passion sur la crise ivoirienne, la crise
togolaise faisait parler d’elle. Gilchrist
Olympio, le principal opposant au régime du
président Eyadema rentrait à Accra où il
rencontrait l’état major de l’UFC, son
parti, pour préparer son éventuel retour à
Lomé », constate-t-il
Au regard du
comportement du président Eyadema face à ce
qui se passe dans ce pays La Tribune du
Peuple pense qu’ « il ne serait pas
faux d’affirmer le Général Eyadema se sert
de la crise ivoirienne comme un paravent
pour fuir ses responsabilités dans la
résolution politique qui mine le Togo ».
Electricité
Les Togolais broient du noir
Togo- Electricité, du harcèlement au vol
organisé
Tricherie, vol, escroquerie, harcèlement,
que sais-je encore, tels sont les mots qui
assaillent actuellement la société de
production et distribution de l’énergie au
Togo. La Tribune du Peuple comme les
autres confrères analyse cette situation
sous ce titre
Alassane Ouattara et
Gilchrist Olympio :
Même aura, même déboire ?
En tout cas, l’article n’est pas de La
Tribune du Peuple, mais de Le
Patriote, un journal ivoirien proche de
Alassane Ouattara qui fait cette analyse que
notre confrère reprend pour ses lecteurs
togolais.
Parole de militaire : Négociations inter
togolaises : Eyadema est-il sincère ?
L’interminable crise togolaise ne laissent
pas indifférents certains confrères de la
sous région par les conséquences qu’elle
entraîne. Cette analyse que La Tribune du
Peuple reprend sous ce titre, est de ‘’Le
Pays’’ un confrère burkinabé. |
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LE POINT
de la semaine
N°
006
Du mercredi, 21 juillet 2004
Fin
des consultations UE- Togo : Le sort du Togo
sera connu en septembre
En attendant que le sort du Togo ne soit
connu en septembre prochain, notre confrère,
après analyse sur le niveau d’exécution des
22 engagements pris par le gouvernement
togolais, constate que la « volonté des
autorités togolaises à corriger le déficit
démocratique n’est qu’un trompe-l’œil ».
Ainsi, se pose-t-il la question de savoir,
« si le niveau actuel d’application des
engagements mérite de la part du pouvoir en
place, l’adjudication d’un quelconque
satisfecit de la part de l’UE ». Pour Le
Point de la semaine, « même si le
constat d’une bonne volonté ou d’une volonté
d’ouverture des autorités togolaises, est
établi, il demeure que cette volonté soit
concrétisée sur le terrain ».
Méli-mélo autour des documents de voyage :
Difficile retour de Gilchrist Olympio à Lomé
Le confrère évoque ici les difficultés que
le leader de l’UFC a, depuis son arrivée le
13 juillet dernier à Accra, pour rentrer au
Togo malgré les instructions fermes
données par les autorités togolaises pour
qu’un passeport lui soit délivré
conformément aux dispositions en vigueur. Et
au regard de ce qui se trame, le confrère se
demande « si Gilchrist Olympio peut-être en
possession de sa carte d’identité et de son
passeport, aussitôt arrivé à Lomé ». Et en
dernière minute, le journal nous apprend
sans d’autres précisions que de sources
proches du parti de Gilchrist Olympio,
celui-ci ne sera plus à Lomé le vendredi 23
juillet comme prévu pour satisfaire aux
formalités d’obtention de ses papiers.
Violeurs de Constitution : Le coup de
‘’gueule’’ de Kofi Annan
C’est le titre d’un article de Sanfinna
du 19 au 25 juillet 2004 que Le Point
reprend pour ses lecteurs et en faisant
ce chapeau « …Se défendant de se nourrir
tout de même d’un pessimisme justifié, un
confrère demande à Kofi Annan de ne pas se
tromper d’interlocuteurs qui se préparent à
‘’rebeloter’’. Pour lui, il eût été
plus crédible et productif si des
recommandations nominatives avaient suivi
son discours ».
Conférence de presse du
Collège des Délégués Généraux et du Comité
de Soutien de l’UL Les délégués maintiennent
leurs mots d’ordre
Titre le journal qui publie la déclaration
liminaire ayant sanctionné cette conférence
qui a eu pour cadre le Foyer Pie XII de Lomé
le 15 juillet dernier, déclaration signée de
Jean Paul Oumolou président des délégués
généraux
Rapport de la LTDH sur la synthèse des
consultations ‘’Notre
délégation a eu le sentiment d’avoir été
piégée’’
Le journal publie une première partie de ce
rapport critique de la LTDH
Sida et traitement
antirétroviraux au Togo :
1,5 milliard pour soulager 1500 malades du
sida
Le journal indique que le déséquilibre
constaté entre les efforts consentis et les
résultats obtenus inquiète les autorités
sanitaires au plus haut niveau à telle
enseigne que le ministère de la santé a dû
signer l’année dernière un accord de
partenariat avec le Fond Mondial contre le
sida qui a abouti à l’acquisition par le
Togo d’un lot d’antirétroviraux (ARV) d’une
valeur de 1, 5 milliard de FCFA. Selon le
journal, « ces médicaments à effets
spectaculaires doivent permettre de
porter assistance à environ 1500 malades de
sida, sélectionnés à travers le territoire
national à partir des critères définis par
les spécialistes ». En croire notre
confrère, « les malades du sida qui
bénéficient de ce programme ne payent 5000
FCFA pour se traiter » contre une
trithérapie qui coûte aujourd’hui entre
18000F et 99000F.
Surfacturation des abonnés de Togo-
Electricité : La société se fourvoie dans
des arguments immatures
Titre de son côté
Le Point de la semaine dans ce dossier
de Togo- Electricité
Après la marche de
protestation :
La NDP demande au pouvoir d’ouvrir un vrai
dialogue avec l’opposition traditionnelle
Titre notre confrère au sujet de la marche
de la NDP |
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FORUM
DE LA SEMAINE N° 12
Du jeudi, 22 juillet 2004
Aux
confluences de l’histoire : Gilchrist
Olympio retourne à Paris et lance un défi à
Eyadema
Ainsi croit notre
confrère à propos de la déclaration que M.
Gilchrist Olympio a faite à l’AFP la semaine
dernière sur son intention de rencontrer
M. Eyadema pour discuter de la situation au
Togo. Pour
Forum de la Semaine
« cette
déclaration, loin d’être une de plus, est un
test ou mieux, un défi pour le président de
la République qui, pour démentir Gilchrist
Olympio qui l’accuse de faire preuve
d’un semblant d’ouverture doit saisir la
balle au bond pour faire feu de tout bois
pour que cette rencontre, que d’aucuns
qualifieraient d’historique, ait lieu ».
Aussi relève-t-il, « de la mémoire des
Togolais, jamais Gilchrist Olympio et
Gnassignbé Eyadema ne se sont rencontrés. Et
il va de soi que la seule chose qu’ils
peuvent avoir l’un de l’autre ne peut
qu’être des clichés prédéfinis élaborés par
ceux qui pensent que la rencontre des deux
hommes sera le début de la résolution de la
crise togolaise qui verra la fin de leurs
privilèges personnels et qui peaufinent des
alchimies pour diaboliser l’un et à l’autre
et qui malheureusement, sont des
collaborateurs ou appartenant à la même
mouvance de nos deux hommes ». En tout état
de cause, espère le confrère, « les
autorités togolaises saisiront la balle au
bond pour relever ce défi lancé par le
président national de l’UFC au président de
la République togolaise »
Jean Pierre Fabre
‘’Le retour de M. Olympio est inéluctable’’
A propos des rumeurs qui courent et selon
lesquelles, si Gilchrist Olympio n’est pas
arrivé à Lomé, c’est parce qu’il a peur,
Forum de la Semaine
a approché le SG de l’UFC M. JP Fabre pour
avoir sa version et qui réagit en ces
termes :
‘’Je n’aimerais pas être à la place de ceux
qui font de fausses prévisions lorsque leurs
prévisions s’avéreront fausses. Le retour de
M. Gilchrist Olympio est inéluctable. Ce
n’est pas parce que certains événements ont
fait reporter son retour qu’il ne reviendra
plus. L’enjeu c’est la fin de la crise au
Togo. Bientôt, tout le monde saura les
vraies raisons de son retour avorté. On ne
révèle pas l’histoire au moment où elle est
en train de s’accomplir. Ce n’est qu’un
report’’
Critique de la LTDH
concernant la synthèse générale des
consultations menées par le gouvernement
Levée du voile sur les dessous et les
manquements des consultations
Titre notre confrère à propos du rapport de
la LTDH concernant la synthèse des
consultations rendue publique par le
gouvernement togolais. En lieu et place
d’une publication intégrale du rapport, le
journal commente les points saillants dudit
rapport qui dénonce entre autres les menaces
proférées par le gouvernement à l’encontre
de la délégation de la LTDH le 18 juin
dernier et interpelle le chef de l’Etat pour
qu’il s’implique dans ce processus pour un
bon déroulement du dialogue.
Crise de l’Université de
Lomé
Les délégués de l’UL décidés à aller
jusqu’au bout
C’est ce ressort de la conférence de presse
que les délégués généraux de l’UL ont
organisé le 15 juillet dernier pour,
dresser, à l’orée des vacances, un bilan de
la lutte estudiantine enclenchée depuis le 1er
décembre 2003, relever les différentes
embûches qui l’ont émaillée, éclairer
l’opinion sur les mobiles des récentes
déclarations faites par certains dissidents
au cours d’une conférence de presse le 6
juillet 2004, déclarations dans lesquelles,
ces dissidents les accusaient d’être à la
solde de Me Agboyibo. Selon notre
confrère ailleurs, au cours de cette
conférence de presse, les délégués ont
réitéré leur détermination à aller au bout
de la lutte : Ce mouvement est un
processus, une fois engagé, est
irréversible. Nous sommes décidés à aller de
l’avant. Et afin de préserver notre cohésion
et d’agir plus efficacement. Nous comptons
nous organiser en une structure permanente
suivant les modalités à définir le moment
venu, a déclaré JP Omolou
NDP
La jeunesse reprend le flambeau de la
contestation
Par la marche de samedi 17 juillet dernier
organisée par la NDP,
Forum de la Semaine
estime que les jeunes ont repris le
flambeau de la contestation
Un WC crache du feu à Amoutivé
Un
homme brûlé au postérieur lors du besoin
Par ce fait divers, Forum de la Semaine
nous apprend qu’ « un homme d’une
cinquantaine d’année a été brûlé au
postérieur lorsqu’il allait faire des
besoins dans un WC à Amoutivé, un vieux
quartier populaire de Lomé situé au bord de
la lagune ». Le cabinet d’aisance crachait
du feu lorsque le pauvre vieil homme est
allé se soulager. L’origine de
l’incendie serait due, selon le journal au
fait que « les propriétaires de la latrine y
versent du carbure pour lutter contre
l’odeur insupportable qu’elle dégage… et
c’est au contact d’un mégot de cigarette non
éteint, jeté dans la fosse que le sinistre
est déclenché ». Voilà un fait déplorable
qui tire sa source dans la vétusté des
toilettes à Lomé, par manque de soins, à
cause de la crise ambiante qui ronge notre
société. Appareils génitaux, fesse gauche
et la partie supérieure de la cuisse
seraient les parties atteintes. |
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CARREFOUR N° 402
Du jeudi, 22 juillet 2004
Examen de fin
d’année :
Les résultats catastrophiques du Bac qui
poussent à la révolte
Lit-on en gros titre à la Une de
Carrefour
« Les résultats du baccalauréat, session de
juin 2004 ont été proclamés le lundi 19
juillet dernier. Dans presque toutes les
familles de candidats, on a plus assisté à
la déception, aux larmes et à des réactions
de révolte qu’à des réjouissances. C’est que
les résultats ont été catastrophiques et
indignes d’un Etat qui se veut véritablement
soucieux de la qualité intellectuelle de sa
jeunesse, artisan de l’avenir », écrit notre
confrère qui estime que ces résultats
catastrophiques sont la preuve patente de
la « faillite du régime RPT en matière
d’éducation ». En revanche, le journal tente
d’expliquer ce faible taux de réussite par
des informations faisant croire que les
autorités voudraient « freiner l’arrivée de
nouveaux bacheliers à l’université par des
critères arbitraires d’admissibilité au
BAC » en vue de limiter les mouvements de
revendication et de révolte qui ont cours à
l’Université. « Ce serait une lâche
politique de l’autruche », estime-t-il, car
« si revendications et révolte il doit y
avoir au Togo, ces crises politico –
sociales surviendront inéluctablement, que
les jeunes soient à l’Université ou non »
Par ailleurs, le journal indique que
les résultats au BAC laissent transparaître
des relents de deux poids deux mesures,
« les candidats de la partie septentrionale
auraient plus réussi que leurs camarades du
sud ».
En tout état de cause conclut-il « le
Togo est déjà économiquement, politiquement
et socialement assis sur une poudrière, et
il faut saluer le pacifisme légendaire de
nos peuples qui nous retient de basculer
dans l’irréparable. Le gouvernement a le
devoir de se garder de jeter de l’huile sur
le feu. Sa responsabilité dans l’état de
précarité que vit le pays est
déjà très grande. Qu’on laisse au moins la
jeunesse faire ses études en toute liberté.
C’est elle qui viendra corriger toutes les
bévues commises aujourd’hui »
14 avril 2004 – 14 juillet 2004 Quel bilan
pour les consultations UE –Togo
Aujourd’hui, 22 juillet 2004, 90 jours se
sont écoulés après la prise par le
gouvernement togolais des 22 engagements
pour corriger le déficit démocratique
qu’il a volontairement creusé. Pour se faire
une idée du chemin parcouru, Carrefour
classe en deux grandes catégories les 22
engagements. La première grande | | | | | |