The Best Rates in America at 1 Cent per Minute!

Actualité

23 juillet 2004

Revue de presse de la semaine du 19 au 23 juillet 2004
Daniel Garidan

Le retour annoncé et avorté  du leader de l’UFC, la fin des consultations le 14 juillet dernier entre l’UE et le Togo, Eyadema –Bongo et la crise ivoirienne, le récurrent dossier de Togo –Electricité, les leçons du procès Me Agboyibo – Harry Olympio,  les résultas du BAC II, la marche de protestation de la NDP, le rapport de la LTDH sur la synthèse générale des consultations, l’affaire des 11 militaires togolais détenus au Bénin, le sort du Préfet de la Kozah et de son agresseur sont les principaux sujets abordés cette semaine par la presse privée  togolaise, proche de l’opposition  
Bonne lecture et à la semaine prochaine !

MOTION d’Information N° 278  
Du lundi, 19 juillet 2004  

Contrairement aux affirmations du gouvernement :
Gilchrist Olympio n’a obtenu ni carte d’identité ni passeport

Malgré les déclarations optimistes du leader de l’UFC de son désir de rencontrer le chef de l’Etat togolais pour discuter des problèmes de l’heure dès son retour à Lomé et de la disponibilité des autorités togolaises à délivrer à M. Gilchrist Olympio son passeport conformément à la réglementation en vigueur, Motion d’Information nous apprend que le président national de l’UFC a indiqué vendredi dernier à la presse qu’il « n’avait pas encore de réponse ferme des autorités de son pays quant à son déplacement à Lomé, la capitale togolaise, en vue de l’obtention d’une carté d’identité nationale ». Cependant, indique le journal, « Gilchrist Olympio a dit être en contact avec les ambassadeurs accrédités dans la capitale ghanéenne, dont celui de l’UE » et que  « les signes donnés par les ambassadeurs étaient promoteurs ».  Ne disposant aucun élément indicatif sur la position officielle du pouvoir togolais sur cette question- elle peut intervenir pendant le week-end-, le confrère affirme que « contrairement au communiqué officiel du ministère togolais de l’intérieur, Gilchrist Olympio n’a obtenu ni carte nationale d’identité, ni passeport ». Qu’est-ce qui justifie alors le refus des autorités togolaises à délivrer à M. Gilchrist Olympio des pièces d’identité ? Pour Motion d’Information, « la question des pièces d’identité de Gilchrist Olympio a toujours été un casse tête chinois pour les autorités togolaises. Pour le général président Eyadema et les siens, délivrer à Gilchrist Olympio, des papiers d’identité, c’est, comme on dit, donner le bâton pour se faire battre ou encore, introduire le coup dans la bergerie. Pire, délivrer à Gilchrist Olympio, des pièces nationales d’identité signifierait pour les caciques du régime, une reconnaissance de fait au fils de Sylvanus Olympio, la nationalité togolaise que le régime Eyadema, directement ou indirectement,n’a cessé de contester ».

Fort de ce que le  président de l’UFC a produit tous les principaux documents exigés, contrairement à ce qu’on avait laissé croire, pour se voir délivrer un laisser passer, le confrère affirme  que « dans ces conditions, les seules raisons qui bloqueraient la délivrance de ses papiers d’identité à Gilchrist Olympio seraient, d’ordre politique et interprétées par la communauté internationale comme une véritable entrave à la libre circulation des leaders politiques et donc une violation flagrante des engagements pris par le gouvernement togolais devant l’UE le 14 avril 2004 ». En tout état de cause relève-t-il, « tout le monde au Togo sait que si les autorités togolaises ne veulent pas d’un retour de Gilchrist Olympio au Togo, c’est par peur d’un enthousiasme populaire qui pourrait très vite dégénérer en un soulèvement national dont le régime pourrait faire les frais »

On parle de la rencontre Eyadema- Gilchrist Olympio : L’entente impossible entre deux ennemis héréditaires qui font semblant de se traiter en adversaires politiques
« Il y a toujours eu au Togo, des naïfs qui ont également toujours pensé qu’il suffirait d’une rencontre entre Gilchrist Olympio et Eyadema pour que la crise togolaise se résolve définitivement. On peut à priori penser que le premier de ces naïfs est sans aucun doute Gilchrist Olympio lui-même. Les choses sont beaucoup plus complexes qu’elles n’y paraissent » écrit notre confrère suite à la déclaration faite mercredi dernier par Gilchrist Olympio et qui,  fort
de la réponse que lui aurait donnée un baron du RPT,  se demande si Eyadema est prêt à le  rencontrer comme il le désire.

Pour Motion d’Information, « le président de l’UFC semble visiblement parti pour commettre les mêmes erreurs qui lui avaient valu l’humiliation du refus opposé par Eyadema à la demande d’audience de Gilchrist Olympio à Lomé2. On se souvient qu’en pleines discussions inter togolaises, le leader de l’UCF débarque à Lomé, se rend à l’hôtel Corinthia et demande une suspension de séance pour lui permettre d’aller rencontrer Eyadema à Lomé2 considérant que le problème togolais est une affaire entre Eyadema et lui et les autres leaders n’avaient qu’à se mettre à l’écart pour le laisser traiter seul avec Eyadema ». En conséquence, le journal  ne voit alors aujourd’hui, en quoi une rencontre Eyadema – Gilchrist pourrait débloquer la crise sociopolitique que vit le pays depuis plus de dix ans. Pour lui, « le problème de fond de la crise, c’est d’abord et surtout le refus par Eyadema de l’alternance politique passant par des élections libres et démocratiques ». Et il se demande alors « par quels arguments Gilchrist Olympio pourra-t-il convaincre Eyadema d’accepter l’organisation d’élections libres et de respecter le verdict des urnes ».

« Eyadema n’a jamais vu en Gilchrist Olympio un adversaire politique, mais un redoutable ennemi. Dans son esprit, toute ouverture manifestée à son endroit par Gilchrist Olympio n’est qu’une stratégie pour l’endormir et le fragiliser afin de mieux l’abattre. Eyadema n’imagine sans doute pas que les choses puissent être autrement, car, à la place de Gilchrist Olympio, lui, Eyadema, aurait procédé ainsi. Il est donc politiquement et psychologiquement illusoire de penser qu’une rencontre entre les deux hommes, pourrait changer la face du Togo » explique le confrère qui estime d’ailleurs que «Plus qu’une rencontre avec Eyadema, ce que les Togolais attendent inconsciemment de Gilchrist Olympio, c’est une nouvelle organisation du combat populaire pour la conquête de la démocratie. En 1998 et 2003, les Togolais ont massivement voté pour Gilchrist Olympio et son parti. Mais, le pouvoir est toujours aux mains d’Eyadema. Aujourd’hui, Gilchrist Olympio est et reste l’opposant historique au régime d’Eyadema et les Togolais continuent de patauger dans leurs misères. C’est cette situation qu’il convient de changer. Gilchrist Olympio ne peut indéfiniment se contenter de son grade  ‘’d’opposant historique’’ et les Togolais de leur situation de  ‘’misère permanente’’ ».

Procès Me Agboyibo- Harry Olympio : ‘’Le juge Kouyou confirme la justice du plus fort’’
Estime  pour sa part Motion d’Information pour qui, « Tant que dans ce pays, des Avocats continueront à jouer le double jeu de recourir au pouvoir RPT pour emporter une décision de justice au détriment du droit lorsque cela les arrange et de se rebeller contre cette même justice lorsqu’elle se comporte comme un chien bien dressé qui obéit aux ordres, le système judiciaire togolais continuera de montrer le triste visage qu’elle a montré mercredi dernier »

Cependant, le confrère note un manque de courage chez les magistrats qui  « ont prêté serment de servir le droit et de rendre la justice  au nom du peuple ». Un serment qui,  estime-t-il , « les lie à vie à la République ». En tout état de cause, croit le journal, « un jour viendra où chaque juge qui aura failli à son serment dans l’exercice de ses charges, aura à en répondre devant le peuple au nom duquel il aura rendu injustice au lieu de rendre justice ».  

Infatigable combattant pour la liberté, la justice et la dignité :
Nelson Mandela appelle le monde entier à se mobiliser contre le sida

Titre notre confrère qui indique que « lors de l’avant dernier jour de la 15ème conférence internationale de Bangkok sur le Sida, l’ancien président sud africain a appelé chacun citoyen du monde à financer la lutte contre cette maladie » ; un appel visiblement entendu puis que selon notre confrère, « la commission européenne a décidé de porter sa contribution au Fonds Mondial contre le sida à 371,95 millions d’euros (plus de 244 milliards de francs CFA). Pour notre confrère, « la présence charismatique de Nelson Mandela, qui a provoqué une ruée de photographes, a allégé quelque peu le climat d'une conférence bisannuelle assombrie par une polémique persistante sur la politique antisida des Etats-Unis, et diverses manifestations bruyantes contre les grands laboratoires pharmaceutiques, presque tous américains ».

LE COMBAT du peuple N° 456  
Du lundi, 19 juillet 2004
 

Rencontre Eyadema – Gilchrist Olympio  Gilchrist Olympio et le courage politique
Analysant la situation politique du Togo caractérisée par le comportement peu recommandable de l’UFC et de son président sur l’échiquier politique togolais et relevant que la rencontre Eyadema – Gilchrist « a toujours hypothéqué toutes les initiatives que les bonnes volontés, à travers le monde, ont tenté pour trouver une solution à la crise togolaise », notre confrère se demande finalement si la rencontre Eyadema et Gilchrist est nécessaire pour lever l’hypothèque qui a toujours pesé sur le processus démocratique. Dans l’affirmative, estime-t-il « à condition que l’un n’impose pas son diktat à l’autre et que le terrain soit d’abord déblayé sans passion ». Pour Le Combat du Peuple, « dans le souci de décrisper le climat, l’UFC devrait normalement comme signe de bonne volonté, accepter de prendre part à l’ouverture solennelle du dialogue et envoyer son représentant au Comité chargé d’améliorer le Code Electoral. Deux pas qui ne comportent pas de risque majeur irréversible. Ces petits pas dégageront la voie à d’autres contacts de haut niveau où seront négociées les difficultés en marge des effets d’annonce et des shows médiatiques ; car en politique, il faut faire croire à l’adversaire que l’on est là où on n’est pas ». Après ces préalables qui, de son avis devraient déblayer le terrain pour une probable rencontre Eyadema Gilchrist Olympio, le journal s’est lancé dans un exercice de rappels des faits, gestes et comportements du leader de l’UFC pour rappeler qu’ « en dépit des préjugés favorables dont jouit M. Olympio au sein de l’opinion qui le considère comme une victime, ce dernier est passé maître dans des déclarations sans lendemain qui ne se concrétisent jamais ».

A propos de la déclaration du leader de l’UFC sur  son intention de rencontrer le chef de l’Etat tout en posant des préalables, le journal estime que   « si M. Gilchrist veut rencontrer le Président Eyadema, la démarche la plus rationnelle, c’est de s’adresser officiellement à Eyadema. Il y a aussi la voie diplomatique. Il n’a qu’à introduire sa demande et il aura la réponse. Ensuite, on peut toujours discuter des voies et moyens et des modalités pratiques du rendez-vous. Au lieu de faire des shows médiatiques, M. Gilchrist Olympio doit aller droit au but et faciliter la tâche à tout le monde ».

En tout état de cause, estime le confrère, « M. Gilchrist Olympio doit se débarrasser de sa peur bleue, se saisir de son courage, aller le voir et lui dire, face à face, ce qu’il veut. Un homme politique doit avoir une dose de courage et éviter chaque fois de se comporter comme une mauviette. Autrement, le héros n’est pas à la hauteur de l’enjeu ».

Consultation UE- Togo   Quiproquo autour du dialogue national
Reprenant le discours que le PM Koffi Sama a prononcé lors de l’installation le 12 juillet dernier du comité de réforme du code électoral et notant que des commissions ont été mises en place pour plancher notamment sur le code de la presse, la HAAC et la CNDH, Le Combat du Peuple affirme que « le gouvernement est en train de réviser le cadre électoral, puis que les textes de loi régissant l’ensemble des secteurs qui forme le cadre électoral sont concernés », excepté la « Constitution qui est une paire de manches ». Pour le confrère, « malgré tous les efforts réels dans les domaines des libertés et des droits de l’homme, les partis de l’opposition (CAR, CDPA, UFC, NDLR) continuent de tirer la sonnette d’alarme créant un quiproquo autour du dialogue ».  Ainsi, sur la forme du dialogue objet de controverse, le journal constate que la notion même de « l’opposition traditionnelle ne correspond plus à aucune réalité » du moment où « la CPP et le PDR ne sont plus disposés à marcher avec des partis qui n’ont aucun égard voire respect pour eux ». Alors relève-t-il, « ceux qui s’accrochent à cette coquille vide d’opposition traditionnelle qui ne correspond plus à aucune réalité, sont des hypocrites voire même des cyniques qui cherchent seulement à se servir des autres partis comme vernis pour assouvir leurs propres ambitions d’en découdre avec le régime ou à faire peur. L’hypocrisie en politique, c’est de dire que tout est grave alors que rien n’est grave ». En tout état de cause souligne le  confrère, « le quiproquo que l’on a délibérément créé pour donner l’impression que rien ne se fait, n’a pas sa raison d’être. Le débat est ouvert. Les partis qui ont une autre vision doivent en négocier la quintessence avec le gouvernement. C’est le lieu de rappeler que dans notre pays, personne n’a le monopole de la vérité ».

Procès CAR/ Harry Olympio  
La débâcle existentielle d’un politicien en mal de crédibilité
:  Me AGBOYIBO a joué et perdu

Revenant sur les faits de ce procès qu’il qualifie d’inutile et d’inopportun «  à un moment où on avait besoin d’énergie ailleurs », et  relevant que du point de vue stratégie politique, Me Agboyibo « a trop souvent péché en voulant prendre pour cible le chef de l’Etat » et donnant pour preuve  ce qu’il appelle des exemples d’actes  provocateurs, Le Combat du Peuple note « dans la vie politique, et dans la vie tout court, il y a des actes qu’il ne faut pas poser et que la provocation, sous toutes ses formes, a toujours un prix payer ». Ainsi, précise-t-il, « Me Agboyibo sait, plus que tout autre, que dans un procès comme  celui qu’il a initié, lorsqu’on commence à parler de l’argent du chef de l’Etat, l’affaire prend une connotation hautement politique échappant à toute démonstration. En intentant un  procès, qui n’en valait pas la peine, Me Agboyibo et les siens ont reçu un choc en retour. En fait de voir leur honneur lavé, ils n’ont réussi qu’à se faire humilier », donnant ainsi l’occasion à Harry Olympio de  « se livrer à un one man  show, à la limite de l’outrage ».

Constant la régression du leader du CAR par les scores qu’il a eu aux différents scrutins et qui sont à ses yeux est  « une débâcle existentielle », Le Combat du Peuple souligne que « si c’est pour se crédibiliser aux yeux des Togolais qu’il a initié ce procès…., nous exprimons une fois encore notre scepticisme car, honnêtement, nous ne saurons dire si aujourd’hui Me Agboyibo a convaincu l’opinion ou s’il s’est fait tout simple ridiculiser ».   

Surfacturation et dérives à Togo- Electricité : Les responsables de Togo- Electricité sont-ils en territoire conquis ?
Se demande Le Combat du Peuple au vu de ce qui se passe au niveau de Togo- Electricité. Revenant sur la convention de concession signée le 05 septembre 2000 entre les autorités togolaises et le groupe ELYO et au regard des mauvaises prestations de ce groupe au Sénégal, le journal se demande finalement pour quel intérêt les autorités togolaises ont accueilli cette pourriture vomie ailleurs. Relevant que le début de la piètre prestation de Togo- Electricité a commencé avec les « coupures intempestives et sauvages » pour atteindre le comble avec la surfacturation ces derniers temps, le journal regrette que face à tout cela « nos autorités gardent toujours un silence coupable laissant cette société se comporter chaque jour comme si elle est en territoire conquis ».

Les turpitudes d’une entreprise qui refuse de payer ses fournisseurs : Quand UDECTO devient une entreprise hors la loi
« Depuis un certain temps, rien ne va
plus entre l’UDECTO, ses fournisseurs et ouvriers.

Cette entreprise togolaise de construction de bâtiments qui a acquis plusieurs marchés de la place, s’illustre négativement dans sa prestation.


Plusieurs observateurs se demandent quel intérêt trouve-t-elle en piétinant ceux, grâce à qui, la société continue à vivre. Tout cela frise, de la part de ses responsables, la malhonnêteté, l’insouciance, l’inconscience et au bas mot, ce que l’on peut appeler ‘’l’esclavage moderne’’.

Le comble, c’est que l’UDECTO ne fait pas seulement parler d’elle au Togo. Ailleurs aussi, elle est également connue comme une entreprise qui exploite ses ouvriers comme des bêtes de somme », écrit notre confrère et en guise d’illustration, publie deux articles de deux confrères béninois La Tribune de la Capitale N° 152 du 29 juillet 2002 et togolais La Tribune du Peuple qui parlent des cas de recrutements à des conditions illégales, des licenciements abusifs et des cas  avérés de traitements dégradants et inhumains. L’occasion pour le journal d’en appeler à la responsabilité des dirigeants pour que telles anomalies qui se passent au mépris des règles en vigueur soient réparées.

LE REGARD N° 396
Du mardi, 20 juillet 2004  

Le Togo oublié à l’UE pour deux mois
Le Regard annonce que « le dossier togolais se retrouve dans les tiroirs de l’Union européenne en raison des vacances d’été » et que de source informée à Bruxelles, « l’unanimité semble faite au niveau de l’institution européenne que l’engagement 1.1 n’a toujours pas connu un début d’exécution » en dépit de tout le folklore auquel on a assisté.

          Reprenant les propos du SG du RPT, M. Dama Dramani qui, lors d’un meeting politique à l’intérieur du pays, indiquait que les engagements pris à Bruxelles « sont des mesures administratives que le gouvernement a l’habitude de prendre pour garantir par la passé, la paix, la sécurité et le respect des droits de l’home, mais comme certains ne sont pas toujours contents, ils prennent ça pour quelque chose qui est nouveau dans notre vie », le confrère constate que le SG du RPT a tout dit, « le pouvoir en place ne considère pas ces engagements comme quelque chose de nouveau. C’est la preuve que rien en changera et que les Togolais n’ont rien à espérer ».

          Aussi indique-t-il, « il semble qu’en dehors de la Chiraquie qui voudrait bien qu’on soit moins exigeant à l’égard des autorités togolaises, plusieurs observateurs européens, très au fait de la situation togolaise sont de plus en plus convaincus que les consultations entre l’UE et le Togo se termineront en queue de poisson »

          En attendant la décision de l’UE, « le gouvernement togolais est libre de faire ce qu’il veut jusqu’en septembre. A l’issue des deux mois de vacances d’été, on parlera peut-être du Togo pour savoir si le gouvernement a pris toutes les dispositions pour l’organisation consensuelle des élections démocratiques et transparentes »

Gilchrist Olympio
‘’Je n’ai pas reçu une réponse ferme des autorités togolaises’’

Titre Le Regard dans sa manchette avec la photo du leader de l’UFC en tenue pagne kente  traditionnel, reprenant ainsi la déclaration que ‘’Gil’’ (comme l’appellent ses collabo) a faite vendredi dernier à l’AFP à propos de ses papiers de voyage.

Soulignant qu’aucune date précise de l’arrivée de ‘’Gil’’ n’a été obtenue au moment où il mettait sous presse cette édition à cause de la précaution dont on entoure ce prochain retour, le journal relève un certain nombre d’indices qui  déterminent cette prudence de la part du président de l’UFC qui désire revenir au Togo en compagnie de l’ambassadeur de l’UE pour retirer sa carte d’identité  « Lors d’une rencontre entre une délégation de l’UFC et les membres du gouvernement, un ministre aurait menacé de traiter Gilchrist Olympio comme il traite les autres opposants. Dans la foulée, le téléphone du président de l’UFC a été coupé dans sa résidence d’Accra. On invoque une panne mais certains proches de Gilchrist y voient une manœuvre téléguidée depuis le Togo. Il faut également rappeler que dès l’annonce de l’arrivée de Gilchrist Olympio dans la capitale ghanéenne, les autorités togolaises n’ont pas résisté à l’envie de gesticuler. Ainsi, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement a fait appeler les journalistes pour assister à une conférence de presse du député européen en chômage, Michel  Scarbonchi. Ce monsieur qui a fait de la suspension de la coopération son fond de commerce, a débité des insanités sur les acteurs politiques togolais …», écrit le journal. Dans tous les cas, souligne-t-il, « cette agitation médiatique totalement insensée ajoutée au refus des autorités togolaises de donner une réponse claire aux préoccupations du leader de l’UFC dénote de la gilchristophobie qui hante le pouvoir togolais ». Ainsi estime-t-il «  Si les autorités togolaises continuent d’afficher cette agressivité vis-à-vis ce cet homme qui bénéficie d’une sympathie grandissante au plan international du fait de sa situation d’exilé, éternellement persécutée, elles présenteront l’image d’un Togo où on parle de bonne volonté de dialogue mais où un responsable politique que les ‘’urnes’’ ont rendu leader de l’opposition ne peut y rentrer en toute quiétude »

Le vrai visage du comité de  la réforme du code électoral
 
Avec l’installation du comité  de la réforme du code électoral, Le Regard note que « le voile est entrain d’être levé sur la manière dont le pouvoir togolais veut dicter son code électoral à la classe politique en contournant l’engagement 1.3 ». Aussi, relève-t-il, « en scrutant le tableau ci-dessous (qu’il publie en bas de l’article), on constate que ses membres ont été désignés comme on invite des badauds dans la rue pour prendre part à un festin en guise d’offrande. En plus de ces partis fantaisistes et du chef traditionnel qui ne jurent que par Eyadema, on y trouve des associations comme le CTEP ou le GF2D/CRIFF qui, en principe, n’ont rien à voir avec le financement des partis politiques et les élections. A moins que ces associations ne soient des partis politiques déguisés sous d’autres appellations. Dans tous les cas, tout est organisé pour faire triompher les points de vue du pouvoir RPT ». Pour le confrère, « la participation de la CPP et du PDR ne change rien à la comédie dès lors que ces deux formations politiques adhèrent désormais à cette salade russe. Les deux partis sont donc logiquement solidaires du travestissement et du traficotage des engagements pris à Bruxelles au nom d’un intérêt politique qui ne tardera pas à se faire jour ».

En tout état de cause et face au  refus du pouvoir de prendre en considération les points de vue de l’opposition, le journal estime que la fin justifiant les moyens, « on verra qui du gouvernement ou de l’opposition traditionnelle aura raison lorsque l’UE se sera définitivement prononcé sur le rendement qu’auront fourni les autorités togolaises ».

La crise ivoirienne à l’épreuve des méthodes Bongo et Eyadema  La prochaine rencontre d’Accra en question
Le journal indique que selon ses sources, la rencontre du jeudi 29 juillet prochain sur la crise, est organisée à l’initiative du président gabonais qui aurait obtenu le quitus lors du 3ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Mais d’ores et déjà, le confrère redoute des difficultés à cause de l’implication dans cette crise dès les premières heures du président togolais, héritier du président Houphouët Boigny,  qui n’entendra pas alors jouer les seconds rôles.

Mais la question fondamentale dans cette guéguerre, c’est que,  « si les deux chefs d’Etat poursuivent les mêmes buts, leurs chemins et leurs méthodes divergent. A l’opposé du Timonier qui a souvent recours au folklore pour demander après, aux protagonistes, de signer des documents, d’agiter des mouchoirs blancs et de se donner l’accolade, le gabonais annonce une méthode pédagogique. Pour lui, il faut en premier lieu rechercher les causes du conflit avant d’en combattre les effets. Comme quoi, il ne s’agit pas de demander aux belligérants de déposer les armes, mais de chercher avant tout, à comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés à les prendre ».

          En tout cas, et  fort des atouts dont dispose le président gabonais dans la résolution de cette crise et de sa disponibilité à répondre au rendez-vous d’Accra et au cas où le président togolais devait s’y rendre, le journal indique que « si les deux hommes qui se disputent le titre de doyen d’Afrique se retrouvent à Accra, le risque que les protagonistes penchent pour l’un au détriment de l’autre pourrait plomber le débat »  

Affaire Me Agboyibo/ Harry Olympio  Le président du tribunal a opté pour l’impunité
« Que vous soyez du pouvoir ou de l’opposition, les jugements du tribunal vous rendront blancs ou noirs »

C’est par cette paraphrase tirée de La Fontaine que le confrère commence son article sur le verdict dans le procès opposant  Me Agboyibo et son parti au sieur Harry Olympio pour constater, contrairement à certains qui trouvaient ce procès inutile et inopportun, que « quoi qu’on dise, ce procès a eu le mérite de mettre à jour, le problème fondamental qui mine la justice togolaise. Ce jugement a été rendu probablement pour faire mal à un opposant au régime, mais les dégâts collatéraux sont énormes et dommageables pour l’avenir de ce pays. D’abord, l’histoire retiendra que pour des raisons politiques, on a consacré le mensonge et l’usage de faux et qu’on a choisi de protéger un faussaire, quitte à discréditer les tribunaux. Le précédent dangereux dans cette affaire, c’est que la justice sera confrontée à des cas où des individus soutiendront que leurs accusateurs sont en même temps leur propre témoin à charge comme Harry Olympio l’a dit de Me Agboyibo pour être pris au sérieux. En outre, le verdict qui vient d’être rendu  signifie que tous ceux qui défendent les intérêts politiques du Timonier sont désormais assurés d’être impunis et peuvent diffamer d’autres citoyens ayant une opinion contraire à celle du pouvoir, sans risquer le moindre reproche ».

Le piège de l’illusion commune
Les politiciens et le bonheur du ‘’peuple’’

Le Regard constate ici que « c’est à dessein que les politiciens font croire au ‘’peuple’’ que l’objectif premier de leur engagement politique est de faire le bonheur des populations » puisque le rôle d’un parti politique est la conquête et l’exercice du pouvoir pour les intérêts de ses membres. En revanche souligne -t-il, « dans les pays où les élections ont un sens, le parti au pouvoir peut penser au peuple en faisant des réalisations à caractères sociaux dans le but de bénéficier du suffrage populaire au prochain scrutin ».

Evoquant les récents appels lancés en direction de la classe politique togolaise pour qu’elle se surpasse en mettant en avant l’intérêt du peuple et relevant les tergiversations au sein de la classe dues à des intérêts mesquins et partisans, le journal relève que « il n’y a pas ici comme ailleurs de politiciens qui ne pensent à eux et à leurs partisans et courtisans avant le ‘’peuple’’. Le reste n’est que discours de propagandistes aux propagandés. Les politiciens ne pensent au peuple que quand celui-ci les y contraint en s’organisant pour faire pression sur eux et attirer leur attention sur la situation qu’ils vivent ».  

Silence complice du gouvernement devant le vol organisé par Togo- Electricité
Titre Le Regard qui constate pour sa part que, malgré les promesses mirobolantes (réduction de courant électrique, extension de réseau et sécurité énergétique) faites par le groupe Elyo lors de la signature du contrat de concession, les quatre années d’existence de Togo- Electricité « sont un cuisant échec ». Et le journal de  se demander : « La privatisation de la CEET, s’est-elle opérée sur la base d’un contrat ? Si oui, que devient ce contrat et pourquoi Togo Electricité semble s’en moquer ? Pourquoi nos gouvernants se taisent-ils ? ». Questions que le confrère souhaite que les autorités impliquées dans cette opération de privatisation donnent des réponses claires aux Togolais, faute de quoi ceux-ci « seront obligés de croire que leurs dirigeants tirent quelques bénéfices de cette escroquerie organisée »    

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 120
Du mercredi, 21 juillet 2004

Le pouvoir remet en cause les engagements de Bruxelles
Estime La Tribune du Peuple qui souligne qu’ « il n’est pas exagéré  de dire que le pouvoir a piégé l’opposition pour s’offrir des discussions unilatérales autour d’un nouveau cadre électoral ». Ainsi, relève-t-il, « en proposant une commission composée d’un représentant par parti politique et par association, le pouvoir a réussi d’une part à incommoder l’opposition traditionnelle pour l’amener à refuser la constitution d’une telle commission. D’autre part, le pouvoir a réussi à se donner un cadre de dialogue composé essentiellement de partisans et courtisans, en somme une majorité automatique. C’est un cadre de discussion non propice et non indiqué à la discussion politique et au sein duquel l’opposition traditionnelle se trouverait noyée ». Faisant l’écho des débats qui se déroulent au sein de cette commission sur fond de divergence entre le  RPT et ses alliés et qui dénotent de la volonté du pouvoir de se pencher   unilatéralement une fois sur les textes qui organisent le cadre électoral, le journal affirme qu’ « on est loin du dialogue entre le pouvoir togolais et son opposition » comme le prescrit l’engagement 1.1.

Procès Me Agboyibo/ Harry Olympio  
Sur l’engagement 2.7, le Gouvernement togolais tourne l’UE en bourrique
Titre  de son côté La Tribune du Peuple pour qui, « le déroulement du procès montre que le régime tourne l’UE en bourrique sur l’engagement 2.7 relatif à l’indépendance de la justice »  

Entre crise ivoirienne et crise togolaise : Eyadema pris entre deux feux !
« Le chef de l’Etat togolais n’a jamais raté une occasion de proclamer son amour pour son pays. Pourtant, à l’heure où celui-ci traverse une période d’une extrême importance pour l’avenir de ses relations avec ses partenaires extérieurs, le Gal Eyadema a décidé de s’inscrire aux abonnés des absents. Pendant ce temps, il déploie une intense activité diplomatique pour se faire voir comme le super- médiateur de la crise qui secoue la Côte- d’Ivoire », écrit le journal,  pour qui,  la récente visite à Pya d’une délégation de G7, un regroupement des partis politiques ivoiriens opposés à Laurent Gbagbo, est une  « parfaite  illustration de  la dichotomie de la vision que se fait le Général Président Eyadema de son rôle d’homme de paix ».

            « Pendant que le Gal Eyadema et ses hôtes se penchaient avec passion sur la crise ivoirienne, la crise togolaise faisait parler d’elle. Gilchrist Olympio, le principal opposant au régime du président Eyadema rentrait à Accra où il rencontrait l’état major de l’UFC, son parti, pour préparer son éventuel retour à Lomé », constate-t-il

            Au regard du comportement du président Eyadema face à ce qui se passe dans ce pays La Tribune du Peuple pense  qu’ « il ne serait pas faux d’affirmer le Général Eyadema se sert de la crise ivoirienne comme un paravent pour fuir ses responsabilités dans la résolution politique qui mine le Togo ».  

Electricité Les Togolais broient du noir  Togo- Electricité, du harcèlement au vol organisé
Tricherie, vol, escroquerie, harcèlement, que sais-je encore, tels  sont les mots qui assaillent actuellement  la société de production et distribution de l’énergie au Togo.  La Tribune du Peuple comme les autres confrères analyse cette situation sous ce titre

Alassane Ouattara et Gilchrist Olympio : Même aura, même déboire ?
En tout cas, l’article n’est pas de La Tribune du Peuple, mais de Le Patriote, un journal ivoirien proche de Alassane Ouattara qui fait cette analyse que notre confrère reprend pour ses lecteurs togolais.

Parole de militaire : Négociations inter togolaises : Eyadema est-il sincère ?
L’interminable crise togolaise ne laissent pas indifférents certains confrères de la sous région par les conséquences qu’elle entraîne. Cette analyse que La Tribune du Peuple reprend  sous ce titre,  est de ‘’Le Pays’’  un confrère burkinabé.  

LE POINT de la semaine  N° 006
Du mercredi, 21 juillet 2004  

Fin des consultations UE- Togo : Le sort du Togo sera connu en septembre
En attendant que le sort du Togo ne soit connu en septembre prochain, notre confrère, après analyse sur le niveau d’exécution des 22 engagements pris par le gouvernement togolais, constate que la  « volonté  des autorités togolaises à corriger le déficit démocratique n’est qu’un trompe-l’œil ». Ainsi, se pose-t-il la question de savoir, « si le niveau actuel d’application des engagements mérite de la part du pouvoir en place, l’adjudication d’un quelconque satisfecit de la part de l’UE ». Pour Le Point de la semaine, « même si le constat d’une bonne volonté ou d’une volonté d’ouverture des autorités togolaises, est établi, il demeure que cette volonté soit concrétisée sur le terrain ».

Méli-mélo autour des documents de voyage :
Difficile retour de Gilchrist Olympio à Lomé

Le confrère évoque ici les difficultés que le leader de l’UFC a, depuis son arrivée le 13 juillet dernier à Accra, pour rentrer au Togo malgré les instructions fermes données par les autorités togolaises pour qu’un passeport lui soit délivré conformément aux dispositions en vigueur. Et au regard de ce qui se trame, le confrère se demande « si Gilchrist Olympio peut-être en possession de sa carte d’identité et de son passeport, aussitôt arrivé à Lomé ». Et en dernière minute, le journal nous apprend sans d’autres précisions que de sources proches du parti de Gilchrist Olympio, celui-ci ne sera plus à Lomé le vendredi 23 juillet comme prévu pour satisfaire aux formalités d’obtention de ses papiers.  

Violeurs de Constitution : Le coup de ‘’gueule’’ de Kofi Annan
C’est le titre d’un article de Sanfinna du 19 au 25 juillet 2004 que Le Point  reprend pour ses lecteurs et en faisant ce chapeau « …Se défendant de se nourrir tout de même d’un pessimisme justifié, un confrère demande à Kofi Annan de ne pas se tromper d’interlocuteurs qui se préparent à ‘’rebeloter’’. Pour lui, il eût été plus crédible et productif si des recommandations nominatives avaient suivi son discours ».

Conférence de presse du Collège des Délégués Généraux et du Comité de Soutien de l’UL Les délégués maintiennent leurs mots d’ordre
Titre le journal qui publie la déclaration liminaire ayant sanctionné cette conférence qui a eu pour cadre le Foyer Pie XII de Lomé le 15 juillet dernier, déclaration signée de Jean Paul Oumolou président des délégués généraux

Rapport de la LTDH sur la synthèse des consultations   ‘’Notre délégation a eu le sentiment d’avoir été piégée’’
Le journal  publie une première partie de ce rapport critique de la LTDH

Sida et traitement antirétroviraux au Togo : 1,5 milliard pour soulager 1500 malades du sida    
Le journal indique que le déséquilibre constaté entre les efforts consentis et les résultats obtenus inquiète les autorités sanitaires au plus haut niveau à telle enseigne  que le ministère de la santé a dû signer l’année dernière un accord de partenariat avec le Fond Mondial contre le sida qui a abouti à l’acquisition par le Togo d’un lot d’antirétroviraux (ARV) d’une valeur de 1, 5 milliard de FCFA. Selon le journal, « ces médicaments à effets spectaculaires doivent permettre de porter assistance à environ 1500 malades de sida, sélectionnés à travers le territoire national à partir des critères définis par les spécialistes ». En croire notre confrère, « les malades du sida qui bénéficient de ce programme ne payent 5000 FCFA pour se traiter » contre une trithérapie qui coûte aujourd’hui entre 18000F et 99000F.

Surfacturation des abonnés de Togo- Electricité : La société se fourvoie dans des arguments immatures
Titre de son côté Le Point de la semaine dans ce dossier de Togo- Electricité

Après la marche de protestation :
La NDP demande au pouvoir d’ouvrir un vrai dialogue avec l’opposition traditionnelle

Titre notre confrère au sujet de la marche de la NDP

FORUM DE LA SEMAINE N° 12
Du jeudi, 22 juillet 2004

Aux confluences de l’histoire : Gilchrist Olympio retourne à Paris et lance un défi à Eyadema
Ainsi croit notre confrère à propos de  la déclaration que M. Gilchrist Olympio a faite à l’AFP la semaine dernière sur son intention de rencontrer M. Eyadema pour discuter de la situation au Togo. Pour
Forum de la Semaine  « cette déclaration, loin d’être une de plus, est un test ou mieux, un défi pour le président de la République qui, pour démentir Gilchrist Olympio qui l’accuse de faire  preuve d’un semblant d’ouverture doit saisir la balle au bond pour faire feu de tout bois pour que  cette rencontre, que d’aucuns qualifieraient d’historique, ait lieu ». Aussi relève-t-il, « de la mémoire des Togolais, jamais Gilchrist Olympio et Gnassignbé Eyadema ne se sont rencontrés. Et il va de soi que la seule chose qu’ils peuvent avoir l’un de l’autre ne peut qu’être des clichés prédéfinis élaborés par ceux qui pensent que la rencontre des deux hommes sera le début de la résolution de la crise togolaise qui verra la fin de leurs privilèges personnels et qui peaufinent des alchimies pour diaboliser l’un et à l’autre et qui malheureusement, sont des collaborateurs ou appartenant à la même mouvance de nos deux hommes ». En tout état de cause, espère le confrère, « les autorités togolaises saisiront la balle au bond pour relever ce défi lancé par le président national de l’UFC au président de la République togolaise »    

Jean Pierre Fabre ‘’Le retour de M. Olympio est inéluctable’’
A propos des rumeurs qui courent et selon lesquelles, si Gilchrist Olympio n’est pas arrivé à Lomé, c’est parce qu’il a peur,
Forum de la Semaine a approché le SG de l’UFC M. JP Fabre pour avoir sa version et qui réagit en ces termes : ‘’Je n’aimerais pas être à la place de ceux qui font de fausses prévisions lorsque leurs prévisions s’avéreront fausses. Le retour de M. Gilchrist Olympio est inéluctable. Ce n’est pas parce que certains événements ont fait reporter son retour qu’il ne reviendra plus. L’enjeu c’est la fin de la crise au Togo. Bientôt, tout le monde saura les vraies raisons de son retour avorté. On ne révèle pas l’histoire au moment où elle est en train de s’accomplir. Ce n’est qu’un report’’

Critique de la LTDH concernant la synthèse générale des consultations menées par le gouvernement   Levée du voile sur les dessous et les manquements des consultations
Titre notre confrère à propos du rapport de la LTDH concernant la synthèse des consultations rendue publique par le gouvernement togolais. En lieu et place d’une publication intégrale du rapport, le journal commente les points saillants dudit rapport qui dénonce entre autres les menaces proférées par le gouvernement à l’encontre de la délégation de la LTDH le 18 juin dernier et interpelle le chef de l’Etat pour  qu’il s’implique dans ce processus  pour un bon déroulement du dialogue.   

Crise de l’Université de Lomé  Les délégués de l’UL décidés à aller jusqu’au bout
C’est ce ressort de  la conférence de presse que les délégués généraux de l’UL ont organisé le 15 juillet dernier pour, dresser, à l’orée des vacances, un  bilan de la lutte estudiantine enclenchée depuis le 1er décembre 2003, relever les différentes embûches qui l’ont émaillée, éclairer l’opinion sur les mobiles des récentes déclarations faites par certains dissidents au cours d’une conférence de presse le 6 juillet 2004, déclarations dans lesquelles, ces dissidents les accusaient d’être à la solde de Me Agboyibo. Selon notre confrère  ailleurs,  au cours de cette conférence de presse, les délégués ont réitéré leur détermination à aller au bout de la lutte : Ce mouvement est un processus, une fois engagé, est irréversible. Nous sommes décidés à aller de l’avant. Et afin de préserver notre cohésion et d’agir plus efficacement. Nous comptons nous organiser en une structure permanente suivant les modalités à définir le moment venu, a déclaré JP Omolou   

NDP La jeunesse reprend le flambeau de la contestation
Par la marche de samedi 17 juillet dernier organisée par la NDP,
Forum de la Semaine  estime  que les jeunes ont repris le flambeau de la contestation

Un WC crache du feu à Amoutivé  Un homme brûlé au postérieur lors du besoin
Par ce fait divers, Forum de la Semaine nous apprend qu’ « un homme d’une cinquantaine d’année a été brûlé au postérieur lorsqu’il allait faire des besoins dans un WC à Amoutivé, un vieux quartier populaire de Lomé situé au bord de la lagune ». Le cabinet d’aisance crachait du feu lorsque le pauvre vieil homme est allé se soulager. L’origine de l’incendie serait due, selon le journal au fait que « les propriétaires de la latrine y versent du carbure pour lutter contre l’odeur insupportable qu’elle dégage… et c’est au contact d’un mégot de cigarette non éteint, jeté dans la fosse que le sinistre est déclenché ». Voilà un fait déplorable qui tire sa source dans la vétusté des toilettes à Lomé, par manque de soins, à cause de la crise ambiante qui ronge notre société.  Appareils génitaux, fesse gauche et la partie supérieure de la cuisse seraient les parties atteintes.

CARREFOUR N° 402
Du jeudi, 22 juillet 2004


Examen de fin d’année
 : Les résultats catastrophiques du Bac qui poussent à la révolte

Lit-on  en gros titre à la Une de Carrefour

« Les résultats du baccalauréat, session de juin 2004 ont été proclamés le lundi 19 juillet dernier. Dans presque toutes les familles de candidats, on a plus assisté à la déception, aux larmes et à des réactions de révolte qu’à des réjouissances. C’est que les résultats ont été catastrophiques et indignes d’un Etat qui se veut véritablement soucieux de la qualité intellectuelle de sa jeunesse, artisan de l’avenir », écrit notre confrère qui estime que   ces résultats catastrophiques sont la preuve patente de  la « faillite du régime RPT en matière d’éducation ». En revanche, le journal tente d’expliquer ce faible taux de réussite par des informations faisant croire que les autorités voudraient  « freiner l’arrivée de nouveaux bacheliers à l’université par des critères arbitraires d’admissibilité au BAC » en vue de limiter les mouvements de revendication et de révolte qui ont cours à l’Université. « Ce serait une lâche politique de l’autruche », estime-t-il, car « si revendications et révolte il doit y avoir au Togo, ces crises politico – sociales surviendront inéluctablement, que les jeunes soient à l’Université ou non »

     Par ailleurs, le journal indique que les résultats au BAC laissent transparaître des relents de deux poids deux mesures, « les candidats de la partie septentrionale auraient plus  réussi que leurs camarades du sud ».

     En tout état de cause conclut-il « le Togo est déjà économiquement, politiquement et socialement assis sur une poudrière, et il faut saluer le pacifisme légendaire de nos peuples qui nous retient de basculer dans l’irréparable. Le gouvernement a le devoir de se garder de jeter de l’huile sur le feu. Sa responsabilité dans l’état de précarité que vit le pays est déjà très grande. Qu’on laisse au moins la jeunesse faire ses études en toute liberté. C’est elle qui viendra corriger toutes les bévues commises aujourd’hui »

14 avril 2004 – 14 juillet 2004  Quel bilan pour les consultations UE –Togo
Aujourd’hui, 22 juillet 2004, 90 jours se sont écoulés après la prise par le gouvernement togolais des 22 engagements pour corriger le déficit démocratique qu’il a volontairement creusé. Pour se faire une idée du chemin parcouru, Carrefour classe en deux grandes catégories les 22 engagements. La première grande