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Revue de presse de la semaine
du
12 au 16 juillet
2004
Daniel Garidan
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE COMBAT du peuple
N° 455
Du lundi, 12 juillet 2004
Ombre & lumière Dialogue
national : Course d’obstacles,
La démocratie de débat
L’auteur de l’article note que le véritable
enjeu dans le débat politique togolais est
la démocratie qui malheureusement est sujet
à controverse. « Si on observe que les
articulations de dialogue inter togolais ne
se dessinent pas, c’est parce que chacune
des parties en présence a sa propre lecture
de la démocratie. Pour le pouvoir, c’est la
démocratie qui est en débat. Pour
l’opposition, c’est d’abord le pouvoir pour
conduire à la démocratie ». Fort de cette
double compréhension de la chose, le journal
affirme que « l’opposition risque de perdre
si elle ne s’organise pas pour agir sur les
événements mais se cantonne sur le terrain
des revendications ». Ainsi, souhaite-t-il
que les idées sur la démocratie tirées du
Livre Sandrine RU
La démocratie en débat, les citoyens face à
l’action publique,
qu’il publie de larges
extraits, puissent inspirer « nos hommes
politiques en cette période où le sort de
notre pays se joue par les Togolais et pour
les Togolais ».
Annonce de l’arrivée de M. Gilchrist Olympio
à Lomé ce mercredi:
Le passeport
togolais, un enjeu pour la démocratie au
Togo ?
Se demande notre confrère qui ne comprend
pas que chaque fois que le régime Eyadema
doit faire face à une importante échéance
politique, l’UFC et son leader s’amusent à
revenir à chaque fois sur cette affaire.
Pour le confrère qui considère ce dossier
comme un non sens politique, « tout se passe
comme si la délivrance d’un passeport
togolais à M. Gilchrist Olympio est devenu
un enjeu pour la démocratie au Togo ». Le
véritable enjeu au Togo aujourd’hui selon
lui, « c’est la démocratie. Comment faire
pour que la démocratie devienne une réalité
au Togo ».
Relevant que « contrairement
à l’illusion populaire, l’UFC s’est plutôt
illustré comme la caricature de l’amalgame,
de l’exagération, du populisme et du
mensonge » ne tirant jamais partie de la
confiance que le peuple a placée en lui, le
journal pense que Gilchrist Olympio de
retour, « doit rompre avec le folklore
politique » et « apporter un plus au débat
et aider à faire avancer les choses » car
estime-t-il, « c’est à ce seul prix que son
voyage aura une quelconque utilité pour
lui-même et pour les Togolais ».
« Nous pensons que Gilchrist
Olympio et son parti l’UFC éviteront de
commettre les erreurs du passé et tiendront
compte de véritables enjeux, c’est-à-dire,
l’amélioration des conditions de vie des
Togolais. Le défi reste de permettre aux
Togolais de conquérir plus d’espaces de
liberté aujourd’hui et tout de suite, pour
que la Démocratie à laquelle nous aspirons
tous, devienne une réalité avec ou sans
Gilchrist Olympio, avec ou sans Eyadema »,
conclut le confrère.
La quadrature du cercle
Le dossier du trafic illicite de la drogue :
Le Togo face aux cartels internationaux de
la drogue
Rappelant que la découverte du dossier noir
du trafic illicite de drogue au Togo remonte
en février 2004 grâce aux investigations
menées par les policiers français de
l’Office Central de Répression du Trafic
Illicite des Stupéfiants ( OCTRIS) qui
avaient alors établi l’implication de
certains hauts pontes du régime et relevant
que comparativement
à certains pays de la sous
région, le Togo n’est pas un
pays producteur ni consommateur de drogue,
Le Combat du Peuple
constate que le Togo n’est
qu’un pays de transit des cartels
internationaux qui profitent de la crise et
du laxisme des autorités pour développer
leurs réseaux. « Le problème du Togo, c’est
le laxisme observé au niveau de la
répression du trafic de drogue. En plus, les
cartels internationaux toujours à la
recherche de pays de transit, ont compris
que le Togo est un terrain fertile et donc
une proie facile, à cause de la crise et du
niveau de vie des Togolais », souligne le
confrère qui voit ainsi les Libanais au
centre de ce trafic, « c’est eux qui
corrompent et permettent que le trafic se
fasse et s’accroît sans accroc. Ils sont
toujours à pied d’œuvre. Ils constituent un
rouage bien huilé du trafic. Ils sont des
intermédiaires indispensables au
fonctionnement des réseaux ». Fort de cela,
le journal affirme alors le bateau PITEA
battant pavillon togolais sous le N° 178, à
bord duquel a été découverte une importante
quantité de cocaïne « a été simplement
enregistré au Togo. Ce n’est pas un bateau
togolais puis que, aucun togolais n’est de
près ou de loin lié à ce navire ». Pour
notre confrère, « on n’a pas besoin de
creuser loin pour découvrir des liens avec
des Libanais qui manipulent en amont et en
aval en toute tranquillité. Les
commanditaires sont connus. Il s’agit des
grands cartels qui ont pignon sur rue en
Amérique Latine ». Le journal interpelle les
autorités togolaises à en finir avec ce
dossier et à laver l’image du pays à
l’extérieur en sévissant les responsables
des services de sécurité identifiés et
compromis dans ce trafic et qui serviraient
de complices à ces cartels internationaux.
Alerte Péril sur les consultations UE-
Togo :
Des agents de la représentation de l’UE au
Togo vicient le débat
Outre le fait que depuis l’ouverture des
consultations politiques entre l’UE et le
Togo, le 14 avril dernier, « chaque partie
au débat utilise ses lobbies pour gagner des
points ou, tout simplement, couler
l’autre », Le Combat du Peuple révèle
que selon ses informations, « il y aurait un
groupe de fonctionnaires ou d’agents en
fonction au siège de la Délégation de l’UE
au Togo qui en violation de leur obligation
de réserve outrepassent leurs prérogatives
en s’érigeant parfois en interlocuteurs et
en donnant des avis pour, quelque part,
imposer leur vision des choses ». Pour
notre confrère qui voit l’ombre des agents
expatriés recrutés sur place, « cette façon
de faire compromet dangereusement l’issue du
dialogue qui s’annonce parce que, la plupart
du temps les informations qui partent de
Lomé vers l’UE et vers Accra où se trouve
la représentation de l’institution qui
couvre notre capitale sont viciées ».
Procès Agboyibo c/ Harry Olympio et consorts
Le délibéré renvoyé pour ce mercredi 14
juillet 2004 :
Un procès spectacle dont il fallait
faire l’économie
Après avoir rendu compte du déroulement du
procès et au « vu du spectacle désolant
qu’ils ont offert au public »,
le confrère se demande s’il « y aura encore
un déni de justice pour une affaire dont la
culpabilité est établie ». En tout état de
cause, conclut-il « au-delà de toutes
considérations, ce procès s’est avéré
finalement un spectacle désolant dont il
fallait faire l’économie » |
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MOTION d’Information N° 277
Du lundi, 12 juillet 2004
Après le renouvellement de
son passeport :
Gilchrist Olympio bientôt de retour au Togo
Annonce notre confrère qui relève que selon
un communiqué du ministère togolais de
l’intérieur, « l’ambassade du Togo en France
a délivré à Gilchrist Olympio jeudi dernier,
08 juillet le titre de voyage qu’il a
dûment demandé », un titre de voyage qui
permettrait au principal opposant au régime
togolais de rentrer au pays en attendant la
délivrance de son passeport conformément à
la réglementation en vigueur. Le journal
pense que l’acte posé par le pouvoir en ce
moment précis ne serait pas l’effet d’un
hasard mais « relèverait d’un savant calcul
politique » : « Au moment où le régime
éprouve les pires difficultés dans la
gestion des engagements qu’il a pris devant
l’UE, le retour au Togo de Gilchrist Olympio
pourrait constituer une bouée de sauvetage
pour le gouvernement. La grande ferveur
populaire que ne manquerait pas de susciter
ce retour permettrait au régime de déplacer
le problème togolais sur le terrain de
l’antagonisme Eyadema- Gilchrist Olympio
avec, en toile de fond, le contentieux
historique qui oppose les deux hommes »,
écrit-il. Motion d’Information estime
en revanche que cette volte-face du pouvoir
togolais est un défi lancé à Gilchrist
Olympio qui, depuis l’attentat de Soudou le
05 mai 1992 « est devenu ultra sensible aux
questions touchant à sa sécurité
personnelle » et à ses principaux
lieutenants qui « ont mis en avant le refus
de délivrance des papiers d’identité à
Gilchrist Olympio pour justifier sa non
participation effective au dialogue ».
Ainsi, indique-t-il « Gilchrist Olympio est
condamné au courage politique ; il n’a pas
aujourd’hui d’autre choix que de rentrer au
Togo. A bientôt 70 ans, il peut prétendre à
une retraite professionnelle bien méritée
pour enfin se consacrer à temps plein à la
politique et relever le défi que lui lance
Eyadema en venant s’installer définitivement
dans son pays ». Mais, souligne le confrère,
« le président de l’UFC sera très vite
confronté à un choix cornélien entre la
conquête de la démocratie pour les Togolais
et la conquête du pouvoir pour ses
partisans ». En tout état de cause estime le
journal, « c’est de sa capacité à gérer ce
dilemme que son retour prochain au Togo sera
pour les Togolais, un cadeau tombé du ciel
ou au contraire, une flamme de plus dans
l’enfer que vivent déjà ses compatriotes ».
Synthèse général des consultations
Koffi
Sama et Natchaba publient l’oraison funèbre
d’un dialogue national mort-né
Titre notre confrère qui, analysant le
document de 7 pages qu’un membre de la
mouvance RPT lui aurait remis, fait
d’entrée des observations sur le document
qui concernent entre autres la présence de
M. Natchaba au sein de la délégation
gouvernementale et l’absence de position
propre du gouvernement sur les sujets
évoqués par les différentes délégations.
« S’agit-il d’une délégation gouvernementale
ou d’une délégation du RPT ? Le principe de
la séparation de pouvoirs dont se prévaut
régulièrement M. Natchaba, ne peut être à
géométrie variable. A moins que le président
de l’assemblée monocolore RPT soit présent à
ces consultations en tant que simple
observateur afin de devancer le mouvement en
préparant d’ores et déjà les propositions de
lois idoines comme ce fut le cas lors du
fameux toilettage de la constitution…
En lisant la synthèse présentée par le
gouvernement, on a l’impression qu’il s’agit
d’un dialogue entre des partis et
associations qui s’opposent en présence du
gouvernement qui jouerait le rôle de
censeur. A aucun moment, le gouvernement
n’indique sa position propre sur les sujets
évoqués », souligne le journal qui note que,
par le biais de cette synthèse, « Koffi
Sama et Fambaré Natchaba ont tout
simplement prononcé l’oraison funèbre du
dialogue national mort- né », reniant ainsi
les engagements que le gouvernement a
lui-même pris devant l’Union européenne le
14 avril 2004. Pour le confrère, « la
synthèse publiée par le gouvernement a le
mérite de donner des éléments sur
l’orientation que les autorités togolaises
entendent donner au dialogue sur lequel
elles se sont engagées devant l’UE à
Bruxelles. Ce que veut le gouvernement,
c’est un type de dialogue qui ressemble à un
congrès du RPT et ses ailes marchantes
élargi à l’opposition démocratique qui
jouerait le rôle de dissidents noyés dans la
masse, sans droit à la parole »
A
l’ouverture du 3ème sommet de l’UA :
Kofi Annan dénonce les chefs
d’Etat africains qui modifient les
Constitutions pour s’accrocher au pouvoir
Notant qu’aucune raison officielle n’avait
été fournie par les autorités togolaises
pour expliquer l’absence du Général
Président togolais Gnassingbé Eyadema-
« grand friand de ces grandes messes
africaines » - lors du 3ème
sommet de l’UA tenu la semaine dernière dans
la capitale éthiopienne, sommet au cours
duquel le discours prononcé par le
Secrétaire Général a certainement levé un
coin de voile, Motion d’Information
révèle que selon certaines sources
diplomatiques, « le numéro un togolais qui a
inauguré la nouvelle vague des coups d’Etat
constitutionnels pour s’accrocher au
pouvoir, a sans doute eu vent de la teneur
du discours qu’allait délivrer le patron de
l’ONU à Addis-Abeba ». Pour cela
explique-t-il, « il a préféré déléguer à
Koffi Sama le calvaire de cette énième
humiliation ». Pour notre confrère, « le
discours de Kofi Annan est une première. En
raison des interdépendances économiques,
sociales et démographiques, c’est au niveau
mondial qu’il convient désormais de poser le
problème de la démocratie en Afrique. Notre
continent court à une catastrophe
humanitaire si on laisse se perpétuer des
pratiques moyenâgeuses de gestion du
pouvoir d’Etat. Le Togo d’Eyadema est
devenu en Afrique et même dans le monde, le
prototype du pouvoir à contre courant de
l’histoire. On comprend que le président
togolais ne soit pas allé à Addis-Abeba. Il
n’y a que la vérité qui blesse ». |
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LE REGARD N° 395
Du mardi, 13 juillet 2004
Gilchrist Olympio et le piège du « laissez-passer »
Fort de ce que les autorités togolaises ont
une « haine tenace à l’égard de M. Gilchrist
Olypmio au point de ne pas vouloir lui
délivrer un titre de voyage pour lui
permettre de venir dans son pays et d’en
ressortir quand il veut » et convaincu que
ce titre de voyage lui a été délivré à
contre cœur suite à d’intenses pressions,
Le Regard explique alors pourquoi ce
‘’laisser passer’’ serait à son avis un
piège. « Le tout n’est pas de rentrer au
pays mais il faut pouvoir en ressortir quand
on veut et en toute sécurité. Or, le
‘’laisser passer’’ autorise l’entrée
mais pas la sortie.
Il faut donc
prévoir le cas où le président de l’UFC
arrivera à Lomé pour se voir signifier qu’il
doit attendre que les autorités choisissent
la date qui leur plaira pour lui délivrer un
passeport. Il serait ainsi contraint d’obéir
au calendrier de ceux qui n’ont pas voulu
lui délivrer un passeport de leur propre
gré.
S’il choisit par
exemple de ne passer que quelques heures à
Lomé et que les autorités lui annoncent que
son passeport n’est pas toujours prêt, il
sera bloqué à Lomé et l’on pourrait faire de
lui ce qu’on veut. Alors, son ‘’laisser
passer’’ ne serait ni plus ni moins
qu’un guet-apens », écrit le confrère. En
revanche se demande-t-il, « la façon de
donner valant mieux ce que l’on
donne, la délivrance de ce passeport sur
pression mettra-t-elle fin à l’animosité qui
subsiste entre le pouvoir et le fils de l’ex
président du Togo dont la mémoire est
toujours profanée plus de 40 ans après sa
mort ? ».
·
Le Président de l’UFC incessamment attendu à
Lomé
Le confrère révèle qu’avant son retour à
Lomé, le leader de l’UFC devrait conférer
avec le délégué de l’UE au Togo en résidence
à Accra pour « s’assurer qu’il pourrait,
avec le concours de l’UE, rentrer au Togo et
en ressortir en toute sécurité et sans
aucune entrave ». En outre, le journal
indique M. Gilchrist Olympio ne devrait pas
passer une nuit à Lomé et qu’il devrait
mettre à profit son bref séjour pour
discuter avec les instances de son parti et
donner un point de presse ou animer un
meeting sur les sujets d’actualité
politique.
« Le gouvernement
va-t-il s’agiter pour confirmer le non
respect des engagements ? », se demande le
journal qui espère donc que « ce retour
apportera du nouveau à l’actualité politique
qui reste sans saveur ».
Echec du comité mis en place par le Premier
ministre
En tout cas c’est ce qu’estime notre
confrère qui révèle que, malgré la décision
des principaux partis de n’envoyer personne
dans le fameux comité de réforme du code
pour ne pas se rendre complice de la
liquidation de l’engagement 1.3, « le
gouvernement continue de les courtiser à la
limite du harcèlement, les suppliant
d’envoyer leurs représentants à titre
conservatoire », ce qui justifie selon lui,
les rencontres que le PM a eu avec les
délégations de la CDPA et de l’UFC
respectivement le vendredi 09 et lundi 13
juillet 2004. Selon le journal, au cours des
différentes rencontres ces partis ont
réitéré au PM l’irrecevabilité de cette
demande. Fort de cette réponse, le confrère
note qu’il « est clair donc que ce fameux
comité de la mascarade est en panne dès lors
qu’il ne constitue qu’une caisse de
résonance du pouvoir destiné à faire adopter
un code fantaisiste ». En tout état de cause
se demande-t-il, « à quoi servirait un
comité mis en place pour des élections et
auquel les principaux partis ne participent
pas »
Le
gouvernement apporte la preuve de son rejet
des engagements pris à Bruxelles
Titre Le Regard, qui relève
que à travers son point sur les
consultations publié dans le quotidien
gouvernemental Togo Presse, « le
gouvernement vient de révéler qu’il s’est
définitivement éloigné des engagements pris
par le Premier ministre à Bruxelles ». Pour
le confrère, « il est clair que les
autorités togolaises ont remplacé le
dialogue avec l’opposition traditionnelle
par les consultations avec la classe
politique », se référant ainsi au
document qui indique qu’au total, plus de
100 partis politiques et associations ont
été consultés.
Relevant les manœuvres qui
consistent à rejeter les termes de
l’engagement 1.3 en faisant croire que
la plupart des participants
considèrent que l’ACL est un
anachronisme, le confrère se demande si « Koffi
Sama avait perdu le sens de la logique
lorsqu’il s’est engagé au nom de son
gouvernement devant l’UE ‘’de procéder en
partant de l’accord cadre de Lomé à une
révision du cadre électoral garantissant un
processus électoral, transparent,
démocratique et acceptable pour toutes les
parties dans un délai de six mois’’ ».
Convaincu que le pouvoir use de subterfuges
pour se soustraire à ses engagements, le
journal estime que « au lieu de perdre du
temps à chercher des formules maladroites
pour ne pas respecter les engagements pris à
Bruxelles, le gouvernement ferait mieux
d’indiquer clairement à ses partenaires
européens, qu’il n’a pas pris ces
engagements pour respecter mais pour amuser
la galerie pendant soixante jours »
Affaire Agboyibo contre Harry Olympio
Le Président du Tribunal entre le Droit et
l’impunité
Avant que le verdict dans cette affaire ne
soit connu, le confrère appelait à la
responsabilité du président du tribunal qui
doit infirmer ou confirmer ce que le PM a
reconnu devant l’UE à savoir que la justice
togolaise n’est pas indépendante. « Le
tribunal ne doit pas cautionner le faux et
l’usage du faux. Il ne devrait pas suivre
les pas du procureur qui a laissé croire que
politique et usage de faux vont de pair.
Quelle société allons nous léguer aux
générations futures si l’on consacre le faux
et l’usage de faux et la diffamation comme
fondement de la politique dans un pays ? »,
écrit Le Regard
Koffi Annan contre les chefs d’Etat
manipulateurs de constitution.
Le Regard
publie sous ce titre, un extrait du
discours que le Secrétaire Général de l’ONU
a prononcé le 06 juillet dernier à
Addis-Abeba, discours dans lequel le patron
de l’ONU s’était entre autres, élevé contre
les modifications apportées par certains
chefs d’Etat africains à leur loi
fondamentale pour se pérenniser au pouvoir.
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LE POINT
de la semaine N° 005
Du mercredi 14 juillet 2004
Interview de Gilchrist
Olympio :
‘’Je ne rentrerai dans mon pays
qu’accompagné des Ambassadeurs de l’Union
européenne’’
Titre à sa Une Le Point
de la semaine qui reprend ainsi
l’interview que Le Patriote
un journal ivoirien a
accordée au leader de l’UFC à quelques
heures de son départ de Paris pour Lomé via
Accra
Le pouvoir s’incline face aux injonctions de
l’UE :
Gilchrist Olympio annoncé à Lomé
Commentant le communiqué du ministre de
l’intérieur qui indique que l’ambassadeur
du Togo à Paris a délivré un titre de voyage
à Gilchrist Olympio pour lui permettre de
rentrer au pays, le journal constate que
« malgré les entourloupes du pouvoir RPT,
les autorités togolaises ont dû finalement
se plier aux injonctions de l’UE, en
acceptant, dans le cadre du dialogue
national annoncé au point 1.1 des
engagements de Bruxelles, de délivrer un
passeport à Gilchrist Olympio ». Selon notre
confrère, « si le régime de Lomé multiplie
les gestes d’ouverture pour répondre aux
engagements pris, c’est qu’il ne fait pas de
doute que les injonctions de l’UE deviennent
manifestes quant aux préalables en vue de la
reprise de la coopération ». Cependant,
souligne-t-il « si la délivrance du
passeport au leader de l’UFC, tout comme
certains points des engagements en cours de
réalisation, sont à comprendre dans un sens
d’ouverture et de bonne volonté, il demeure
que c’est dans l’exécution de tous les
points inscrits dans les engagements, que
réside l’espoir de voir le pays et son
peuple sortir de l’ornière ».
Réforme du code électoral :
Le comité de travail mis en place, a été
investi par le gouvernement
Le journal nous fait
savoir qu’un comité de travail chargé
d’étudier l’amélioration du code électoral
et le projet de financement des partis
politiques a été investi le 12 juillet
dernier par le PM Koffi Sama lors d’une
cérémonie officielle à l’Hôtel Corinthia 2
Février. Par ailleurs, le confrère indique
que « les principaux partis politiques de
l’opposition traditionnelle l’UFC, le CAR,
la CDPA, le PSR et les Rénovateurs », ne
font pas partie de ce comité qui compte 28
membres dont 19 partis politiques et 09
associations de la société civile.
A propos de l’installation
de ce comité, boycotté par l’opposition
traditionnelle, le journal a recueilli les
réactions de la CPP, du PDR membres dudit
comité et de certains partis qui l’ont
boycotté savoir : CAR UFC
Pour M. Ahoomez-Zunu de la CPP :
Nous
apporterons notre contribution à
l’amélioration de ce code électoral
M.
Henri Kolani du PDR :
Nous partirons de l’accord
cadre de Lomé
Me Yawovi Agboyibo du CAR
déclare :
Le PM voulait, par le biais de ce comité,
évacuer le dialogue national
Pour
M. JP Fabre,
Le gouvernement n’est pas
habileté à procéder, seul, à la mise en
place de cette commission
Rebondissement dans le
procès Harry Olympio / Me Yawovi Agboyibo :
‘’Harry
Olympio a produit un faux témoin’’
Verdict attendu ce matin
Titre Le Point de la
semaine et publie à côté de son
reportage sur le déroulement du procès du 07
juillet, le communiqué de presse du
collectif des avocats qui informe le public
que le sieur Harry a menti au tribunal, en
produisant un faux témoin
La jeunesse togolaise entre oisiveté et
paresse
A partir de trois exemples de jeunes qui
passent le plus de leur temps, faute de
boulot, à dormir, à fumer et à boire si
dame chance les souriait, le confrère
illustre ainsi la pauvreté, l’oisiveté et la
paresse de la jeunesse togolaise, une
situation que l’auteur attribue à la
« précarité de la situation sociale
togolaise » et non au bon vouloir des jeunes
togolais. « A côté de ce qui est vu comme de
la paresse de la jeunesse togolaise, c’est
le résultat de l’oisiveté créée, animée et
entretenue dans les esprits, dans le fait,
partout peut-être sciemment ou par
incapacité. Les jeunes ne travaillent plus,
pas pour leur incapacité à travailler ou à
créer mais l’esprit de créativité s’est
émoussé ou n’est pas encouragé : ce sont
les tenants de la République qui nous
l’imposent, disent-ils », souligne
l’auteur de l’article. |
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LA TRIBUNE
DU PEUPLE
N° 119
Du mercredi, 14 juillet 2004
Procès Me Agboyibo-
Harry Olympio :
Le scandale de la justice togolaise
« C’est incontestablement une première. De
mémoire de Togolais, jamais un procès n’a
opposé deux leaders de formations politiques
pour diffamation », estime La Tribune du
Peuple qui, dans son reportage,
s’indigne du comportement des magistrats
lors du déroulement du procès. « Quelle
justice togolaise ! », s’exclame-t-il. « Il
n’y a pas à douter, c’est à un véritable
scandale que les Togolais seront confrontés
à la fin de ce procès, à moins d’un miracle.
Les travers successifs qui jalonnent ce
procès sont trop flagrants pour l’éviter.
Mais n’est-ce pas qu’on ne pouvait pas y
échapper avec ces juges marrons ? Le malheur
du Togo est d’avoir fait faiseurs du Droit
d’anciens activistes du HaCAME, ce
tristement célèbre regroupement estudiantin
qui s’était fort illustré au début des
années 90 dans des violences sur le campus
universitaire de Lomé. Le parquet pullule de
ces quidams qui versaient de l’acide sur
leurs camarades étudiants. La promotion ne
vient pas souvent de la compétence au Togo,
‘’les diaboliquement géniaux’’
passent aussi », écrit notre confrère.
Gilchrist Olympio revient
Annonce
Tribune du Peuple,
qui indique que le président de l’UFC
pourrait, avec le laisser passer qui lui a
été délivré le 08 juillet 2004, revenir dans
toutes les prochaines heures à Lomé. Bien
plus, notre confrère publie sous ce titre un
article de Didier SAMSON de RFI intitulé :
Lomé s’incline devant l’UE
SIDA :
Les vitamines contribuent à réduire les
symptômes
C’est l’information rapportée par le
National Institue of Child Heath and Human
Development (NICHD) et le John E.Fogarty
International Center (FIC) dans un
communiqué diffusé le 1er juillet
que Tribune du Peuple relaye. Selon
le communiqué, l’absorption quotidienne
d’un supplément de vitamines a réduit les
symptômes du sida chez un groupe de
Tanzaniennes qui ont suivi ce traitement
pendant plus de cinq ans.
Comité de réforme du code électoral :
L’UFC dénonce les manœuvres du Gouvernement
Le confrère commente ici la correspondance
datée du 08 juillet 204 que l’UFC a adressée
au PM au sujet de la mise en place d’une
commission de réforme du code électoral,
correspondance dans laquelle l’UFC rejette
la demande du gouvernement estimant que la
décision de la mise en place d’une telle
commission relève du dialogue national et ne
peut être de la seule compétence du
gouvernement, partie, tout comme
l’opposition à un dialogue qui, du reste,
n’a pas commencé et n’est même pas encore
préparé |
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CARREFOUR N° 401
Du jeudi, 15 juillet 2004
Des avancées du gouvernement à la fuite en
avant :
La réforme du code électoral à l’épreuve du
boycott de l’UFC, du CAR et de la CDPA
Carrefour
relève que « malgré la mise en place du
comité de réforme du code électoral et ses
réunions effectives, l’engagement concernant
l’amélioration du cadre électoral a toujours
du plomb dans l’aile. Et pour cause. Si le
principe de la réforme du code électoral est
acquis à l’unanimité, tel n’est pas le cas
du cadre dans lequel cette réforme va
s’opérer ». C’est ce qui justifierait selon
lui, le refus du CAR, de la CDPA et de l’UFC
d’envoyer leur représentant dans cette
structure. Par ailleurs, le journal constate
une divergence de point de vue sur la notion
même du dialogue, chaque camp ayant une
vision qui n’est pas forcément celle de
l’autre. Certes, note-t-il, des efforts ont
été constatés du côté du pouvoir dans les
domaines des droits de l’homme et des
libertés dont beaucoup reste à faire car
estime-t-il « au-delà des problèmes des
droits de l’homme, la quintessence de la
crise togolaise est politique et c’est le
volet politique des engagements qui
demandera le plus d’énergie. On ne peut
guère dire qu’en matière politique, on a
évolué, d’autant plus qu’on n’est même pas
d’accord sur ce que recouvre le vocable de
dialogue ». A propos de ceux qui
pensent que c’est le pouvoir qui a pris des
engagements et qu’à ce titre, il lui revient
de donner le sens qu’il veut au dialogue,
Carrefour, trouvant cette opinion
dangereuse, estime que le « RPT n’a pas pris
cet engagement pour lui-même. Il a besoin de
l’opposition, la vraie, pour dialoguer et
mettre en œuvre l’engagement 1.1 ». Ainsi
souligne-t-il, « nous sommes à un tournant
décisif du processus, il importe de
clarifier le débat en se mettant d’accord
sur les terminologies. Autrement, le
dialogue national deviendrait une véritable
Table de Babel faite d’incompréhensions et
de quiproquo où personne ne comprendrait
rien à ce que dit l’autre ». « Aujourd’hui,
on a l’impression que le pouvoir a la
volonté d’avancer. Mais une avancée
solitaire ne conduira pas le pays loin. Ce
serait plutôt une fuite en avant », poursuit
le confrère
Révision du code électoral et financement
des partis politiques : Le gouvernement
installe un comité de travail
Rendant compte de la cérémonie officielle
d’installation du comité de réforme du code
électoral qui a eu pour cadre l’Hôtel 2
Février, cérémonie marquée par l’absence des
partis CAR, CDPA, PSR, Rénovateurs et UFC,
le journal fort, des positions
inconciliables des deux parties sur la mise
en œuvre des engagements, écrit « Les
politiques ont leur logique et leur
compréhension mais c’est ce boycott qui
avait amené le parlement à se colorer
exclusivement RPT et à charcuter tous les
textes. Cela paraîtrait une nouvelle erreur
que de n’avoir pas pu s’entendre sur les
modalités de participation à ce comité
technique qui soumettra ses conclusions pour
adoption à l’Assemblée nationale. Cette
assemblée était encore monocolore quand les
textes politiques de l’Accord Cadre de Lomé
avaient été adoptés. Pourquoi ne
pouvaient-ils pas l’être cette fois. Certes,
les a priori peuvent se justifier par cette
compliquée crise de confiance, mais il est
primordial de franchir toutes ces étapes ».
Le journal publie par ailleurs la liste des
membres dudit comité
Bilan du respect des 22 engagements : Le
gouvernement de Lomé II se désengage du
dialogue et envisage la tenue d’élections
Après l’expiration le 14 juillet dernier de
la période impartie au gouvernement togolais
pour s’appliquer à l’exécution des 22
engagements auxquels il a librement souscrit
le 14 avril pour corriger son déficit
démocratique Carrefour, jetant un
regard rétrospectif sur les 60 jours marqués
par de timides avancées sur fond de
pagaille, de manigance et de fuite avant et
de controverse autour du dialogue, constate
que « le gouvernement du régime Eyadema ne
veut plus du tout d’un dialogue les yeux
dans les yeux avec des partis comme le CAR,
la CDPA et l’UFC » parce que dit-il, « il
lui résonne encore dans les oreilles les
déballages accablants de la Conférence
Nationale Souveraine de 1991, ainsi que les
discussions houleuses de l’Accord Cadre de
Lomé et du Comité Paritaire de Suivi de
1999 ». Selon notre confrère, en se
dérobant d’un dialogue crédible et
ouvert et en optant pour un dialogue
permanent, thématique et sectoriel, «le
gouvernement veut dribbler l’opposition
traditionnelle par le biais de la commission
de révision du code électoral, et précipiter
les élections législatives et locales. C’est
sa façon de respecter les engagements 1.5 et
1.6 ». Ainsi explique-t-il, avec
l’installation de la commission électorale
qui est déjà au travail, « le gouvernement
va s’appuyer sur ses conclusions pour
appeler le peuple aux élections. Ce faisant,
il compte sur la forte probabilité qu’aucun
parti ne s’aventurerait plus à boycotter un
scrutin, avec la garantie d’observateurs
internationaux crédibles, au risque de se
décrédibiliser devant ses sympathisants et
la Communauté Internationale. Ainsi, le tour
sera joué »
Avant son retour au Togo : Gilchrist Olympio
va rencontrer à Accra, l’Ambassadeur de l’UE
au Togo
Le journal indique que selon des sources
informées, le leader de l’UFC serait arrivé
depuis mardi à Accra où il devait rencontrer
M. Stefan Frowein pour faire le point sur
les consultations UE- Togo et la mise en
œuvre des 22 engagements et éventuellement
discuter avec le diplomate allemand des
questions liées à sa sécurité. « Espérons
qu’en ce moment où le dialogue national est
en train de prendre du plomb dans les ailes,
le retour de Gilchrist Olympio au Togo,
contribuera à faire avancer les débats »,
souligne –t-il
Trafic récurrent de stupéfiants :
Le Togo s’établit une réputation de
carrefour de drogues
Affirme notre confrère après la découverte
la semaine dernière d’une importante
quantité de cocaïne à bord d’un navire PITEA
battant pavillon togolais. Pour le journal,
« ce coup d’éclat réussi par nos services
anti- drogue ne fait que confirmer
l’évidence que le Togo est bel et bien une
plaque tournante de drogues de toutes
sortes ». Estimant en revanche, que les
trafiquants disposent de puissants moyens
pour faire passer leurs marchandises,
le confrère souhaite que soient mis à la
tête des services de l’ordre et de sécurité
des cadres intègres et compétents disposant
de moyens techniques conséquents et de
formation adéquate pour éviter que le Togo
ne soit classer parmi les nations bananières
régies par des narcotrafiquants.
Nicolas Lawson écrit à Eyadema : ‘’Il est
impératif de modifier la Constitution’’
Dans cette lettre de trois pages que
CARREFOUR publie, le candidat malheureux
à la présidentielle de juin 2003 rumine sa
colère envers tout le monde.
Cette colère est
dirigée contre les partis politiques, les
Togolais, le chef de l’Etat et ses
collaborateurs. Il demande entre autre, la
modification de la fondamentale pour mettre
une ‘’nouvelle discipline’’ dans les
ambitions politiques. Il souhaite la
création de deux grands partis politiques
qui devront animer la vie politique
togolaise. A l’endroit du chef de l’Etat : ‘’vous
avez joué votre rôle et le moment est
venu pour organiser la relève’’. Le
bouillant Nicolas Lawson n’est pas à son
premier coup d’essai ; il a dans un passé
récent adressé au général Eyadema une
lettre avec également des propos d’une rare
virulence.
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CROCODILE N° 683
Du jeudi, 15 juillet 2004
Fin des consultations UE- Togo hier
L’Europe désabusée donne sa décision en
septembre
Crocodile
indique que d’après ses sources, « l’UE
n’est pas satisfaite des résultats issus des
consultations engagées le 14 avril dernier
entre elle et le Togo » et qu’en
conséquence, « elle fera connaître sa
décision finale en septembre prochain » dans
un rapport qui déterminera la position de la
commission à Bruxelles. Le journal relève en
outre, que la préoccupation fondamentale de
l’UE concerne le point 1.1 et qu’à ce titre,
« on affirme à la commission de l’UE que le
dialogue national n’a même pas commencé et
que la reprise de la coopération fut elle
progressive devra s’établir à l’aune du
consensus politique qui ouvre la voie à des
élections, libres, transparentes basées sur
un cadre électoral consensuel accepté par
tous les protagonistes ». Fort de ce que la
coopération ne pourra pas être rétablie si
les choses ne changent pas fondamentalement,
le confrère estime que la seule porte
d’issue pour le pouvoir togolais est qu’
« il revienne à de meilleurs sentiments en
engageant véritablement le dialogue national
avec les vrais partis politiques »
Gilchrist Olympio a rencontré son état major
hier à Accra
Il rentre à Lomé pour s’impliquer dans le
dialogue
Ecrit notre confrère dans sa manchette et
souligne que « le leader de l’UFC est
attendu au Togo où un dialogue de sourd se
déroule entre la mouvance présidentielle et
l’opposition au sujet de l’élaboration du
code électoral, du projet de financement des
partis politiques et du réel dialogue
politique ». Cependant il espère que « la
présence au Togo de Gilchrist Olympio dans
les jours à venir va contribuer à ressourcer
cette opposition traditionnelle qui est
seulement unie par le refus de prendre part
au dialogue à la manière du Gouvernement »
Togo- Electricité :
Un grain de sable dans les bottes des
abonnés
Les explications données et les excuses
présentées à ses abonnés par Togo-
Electricité ne sont que de la poudre aux
yeux. La société distributrice de l’énergie
au Togo continue ses manœuvres ; ce que
constate ici notre confrère. « Togo-
Electricité est devenue ni plus ni moins un
grain de sable dans les bottes des abonnés.
Outre les éternelles surfacturations
occasionnelles dont celle de mai qui est la
goutte d’eau qui a débordé le vase, il y a
des erreurs graves inexpliquées sur la
facturation de certains abonnés », écrit le
confrère qui relève en guise d’exemple ces
cas avérés. Face à cet état de chose, le
journal estime que la société a montré ses
limites tout comme la CEET et interpelle les
autorités du pays : « l’assemblée nationale
et les autorités doivent sérieusement voir
le cas Togo- Electricité
pour éviter qu’elle ne contribue davantage à
la paupérisation des Togolais qui sous
prétexte de traversée de périodes de vaches
maigres saignent régulièrement à blanc par
la faute des pratiques frauduleuses de
toutes sortes »
Crise togolaise
Un règlement à l’Américaine ?
S’interroge le journal qui note que des
reproches ont été faits à l’endroit de la
diaspora américaine, de ne pas faire assez
pour influer la nébuleuse politique qui a
pris place au Togo. Ainsi, il évoque dans
cet article des initiatives qui se prennent
au niveau de la diaspora, surtout en
Amérique du Nord pour mobiliser l’opinion
américaine contre la dictature togolaise.
L’auteur parle ici de la NACT (North
America Convention for Togo) qui se réunit
en convention les 16, 17 et 18 juillet pour
envisager des stratégies à mettre en œuvre
pour aider à la résolution de la crise. « Il
est temps que l’incurable gangrène qui ronge
le Togo bénéficie enfin d’un traitement
approprié. A l’américaine, pourquoi ? »,
note l’auteur de l’article.
Règlement du Conflit ivoirien :
Bongo ravit la vedette à Eyadema
Titre notre confrère à propos de
l’implication du président Bongo dans le
règlement de la crise ivoirienne en lieu et
place du Général Eyadema pourtant, désigné
comme le Coordinateur de haut niveau dans la
crise ivoirienne.
Formation du comité de révision du code
électoral:
Un acte qui sape la sortie de la crise
« La mise en place du comité chargé
d’élaborer un projet d’amélioration du code
électoral et un projet de financement des
partis politiques vient d’écrouler, comme un
château de sable frapper par un typhon,
l’espoir de nombreuses personnes qui avaient
encore à l’idée que le dialogue inter
togolais déclenché par les 22 engagements
pris à Bruxelles, déboucherait sur une
solution de crise » écrit Crocodile
qui voit par cet acte, la détermination du
pouvoir à « évoluer dans la logique de
préservation par tous les moyens des acquis
du régime Eyadema dont la légitimité est
contestée de toute part » |
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FORUM DE LA SEMAINE N° 11
Du jeudi, 15 juillet 2004
Affaire ‘’Lawson Tétévi’’ Quand
un ‘’mercenaire français’’ veut noyer
Gilchrist Olympio
Le confrère évoque une curieuse
correspondance que le leader de l’UFC aurait
adressée un certain Lawson Tévi pour le
féliciter du travail qu’il abat et continue
d’abattre pour la libération du Togo de la
dictature sanglante de M. Eyadema.
« Voyant son retour imminent
et décidé, les autorités togolaises
paniquent et tombent dans le faux et l’usage
de
faux. C’est ainsi que l’eurodéputé M. Michel
Scarbonchi, qui s’est fait depuis un certain
temps l’avocat défenseur du pouvoir togolais
a donné une conférence de presse le mardi 13
juillet dernier à l’Hôtel Mercure Sarakawa…..
A la fin de son blablabla, le mercenaire
parlementaire a évoqué le cas d’une
correspondance que M. Gilchrist Olympio
aurait adressée à un certain Tétévi
Lawson qui serait un responsable
d’un groupe de jeunes togolais réfugiés au
Ghana. Après des masturbations
intellectuelles, le vendeur d’illusion a
essayé de jeter le leader national de l’UFC
à la vindicte de Lomé2 », souligne
le journal
qui indique qu’en réalité,
il s’agit de
faux et usage de
faux. Pour Forum de la Semaine,
« cette lettre reprise par les journaux de
la mouvance présidentielle avec des
commentaires tendancieux n’est que le fruit
d’une imagination puérile pour accuser de
rage un chien que l’on veut noyer ». Il
explique alors le faux et usage de faux :
« le destinataire de ce courrier n’existe
pas et ne peut jamais exister d’autant plus
qu’à lire le nom, on sait en même temps
qu’il devait être un Minah (ressortissant d’Anèho)
de la coutume ‘’Fanté’’ des Lawson.
Or, un ‘’Lawson’’ ne se prénomme
jamais : Tétévi. Les Minah ou les
Guins respectent leurs lignées d’ascendance
et de descendance et respectent une logique
parfaite dans l’attribution de leurs noms »
Procès
Me AGBOYIBO-CAR/ Harry Olympio Le
verdict de la honte
Kouyou Tchodie,
Président du tribunal, dans un acte manqué :
‘’Le tribunal est suspendu…’’
« Le président du tribunal de Première
Instance de Lomé M. Kouyou Tchodié statuant
sur l’affaire Ministère public contre Harry
Olympio avec pour partie civile Me Yawovi
Agboyibo et le CAR, a prononcé hier un
verdict que d’aucuns n’ont pas hésité à
qualifier de verdict de la honte qui
stipule….Tout en tremblant, comme si le
microphone allait tomber de ses mains il
conclut : ‘’Le Tribunal est
suspendu’’ avant de se rattraper in
extremis : ‘’l’audience est suspendue…’’
Cet acte manqué, loin d’être anodin,
signifie beaucoup de choses : la fin
imminente de ce genre de justice dans notre
pays », écrit notre confrère qui note
que dans cette affaire, « le pouvoir n’a
aidé que son protégé », instrumentalisant
ainsi la justice alors que dans le point 2.7
des 22 engagements, il s’est engagé à faire
en sorte que « la justice soit libre,
vraiment indépendante et crédible ».
Consultations UE- Togo
Les 60 jours expirés sans dialogue réel sur
base du 1er engagement :
Les regrets de l’Union Européenne
A l’expiration de l’ordonnance de 60 jours
francs prescrite au gouvernement togolais,
Forum de la Semaine constate que la
principale question qui se retrouve sur les
lèvres des Togolais, est de savoir si les 22
engagements pris ont été tenus. En tout cas,
souligne le confrère, « la commission
européenne chargée de ce dossier doit être
en train de réunir ses dernières pièces à
conviction afin de les transmettre au
conseil européen tout en proposant peut-être
une reprise de la coopération économique ou
des mesures contraires qui iront du maintien
des sanctions actuelles à leur
durcissement ». Pour le journal, « la
principale fausse note relevée par la
plupart des 25 Etats membres de l’UE est le
retard que n’en finit pas de prendre le
démarrage du dialogue réel sur la base du 1er
engagement »
Kofi Annan rappelle Eyadema et ses amis
dictateurs à l’ordre
« Une chose d’une curiosité inouïe s’est
passée le 6 juillet dernier à Addis-Abeba
lors de l’ouverture du sommet de l’Union
Africaine. C’était après le discours du
Secrétaire Général de l’ONU Kofi Annan, dont
le contenu était comme une bombe de
démocratie lancée dans les vestes portées
par les dictateurs des temps contemporains
que sont les chefs d’Etat guinéen, Lansana
Conté, burkinabé Blaise Compaoré, gabonais
Omar Odimba Bongo, tchadien Idriss Déby et
leur guide éclairé, le Togolais Gnassingbé
Eyadema », écrit le confrère |
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