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Revue de presse de la semaine
du
22 au 25 juin 2004
Daniel Garidan
Les consultations pour le
dialogue national sur fond de controverse,
le procès Agboyibo/Harry Olympio,
l’agression dont a été victime le Préfet de
la Kozah le 21 juin dernier à Pya Hodo, la
prochaine visite au Togo de la seconde
mission d’évaluation des experts de l’UE, la
victoire des Eperviers du Togo sur les Lions
de la Terrenga, sont les principaux sujets
traités cette semaine par les confrères de
la presse privée indépendante proche de
l’opposition.
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE
COMBAT du peuple N° 453
Du 22 juin 2004
Ombre et lumière
Procès Agboyibo c/ Harry Olympio Une
plaisanterie de mauvais
goût
Une querelle politique devant les tribunaux
pour quel résultat ?
Se demande l’auteur de l’article qui ne
comprend pas qu’au moment où les « Togolais
dans leur majorité, suivent de près
l’évolution du dialogue national dont le
début laborieux les préoccupe », des
responsables politiques, pour des raisons
qui leur sont propres, choissent de « faire
de la politique spectacle pour se mettre en
évidence ». S’en prenant au leader du CAR à
qui, il a certainement des comptes à
régler, notre confrère relève que « le
procès initié par Me Agboyibo et son parti
contre Harry Olympio, n’est que le fruit
d’un calcul politique destiné à s’attirer la
sympathie populaire » car, dit-il « en se
présentant devant l’opinion comme une
victime, Me Agboyibo, incontestablement, a
choisi le Tribunal comme une tribune
politique » Fort de sa connaissance des
deux hommes politiques et constatant que
cette situation à laquelle on a abouti
aujourd’hui est le résultat des relations
controversées, ou contre nature tissées par
les deux hommes, l’auteur de l’article note
que « alors que Harry Olympio voulait que
les relations entre lui et Me Agboyibo
s’affichent au soleil, au vu et au su de
tous, Me Agboyibo préférait plutôt des
relations discrètes, en catimini » .Toujours
était-il, poursuit-il « à les voir, on
sait qu’il s’agit de larrons en foire qui se
trompent entre eux ». Ainsi, conclut-il « Me
Agboyibo n’a pas besoin d’aller devant le
tribunal contre Harry Olympio tout
simplement parce qu’il est en train de
récolter ce qu’il a semé. Me Agboyibo n’a
pas besoin d’attaquer Harry Olympio au
Tribunal pour prouver son honnêteté ». Pour
notre confrère, « Me Agboyibo a entretenu
des relations ambiguës avec Harry Olympio
depuis que les deux hommes se connaissent.
C’est pour cela que Harry Olympio lui fait
des entourloupettes. Sinon pourquoi
n’ose-t-il pas faire la même chose avec Edem
Kodjo de la CPP, Léopold Gnininvi de la CDPA
ou encore Gilchrist Olympio de l’UFC ? ». En
tout état de cause et tirant une leçon de
cette affaire, notre confrère, tout en
désapprouvant ce procès qui est une
« plaisanterie de mauvais goût », pense que
« Me Agboyibo doit cesser de prendre tout le
monde pour des idiots » car, « à force de
chercher à jouer toujours au plus malin, on
finit par se brûler les doigts ».
Echo de la Kozah
Pya- Hodo :
Au cours de la cérémonie commémorative de la
journée des martyrs (21 juin)
Le Préfet de la Kozah, M. Pepa Yata a été
poignardé
C’est le gros titre à la Une du journal
Pour refus de paiement des honoraires à ses
avocats en 2001 :
La saisie- vente du véhicule RT - 0394 U de
Harry Olympio ordonnée
Révèle notre confrère
selon qui, « sur requête de Maîtres Apévon,
Devotsu, Amékoudji, Sokpo, tous avocats au
barreau de Lomé, et en vertu de l’Ordonnance
N°011/BAB/AML/2002 rendue le 18 novembre
2002 par Madame le bâtonnier de l’ordre des
avocats du Togo et confirmée par la Cour
d’Appel, la saisie vente du véhicule
immatriculé RT- 0394-U appartenant à M.
Harry Octavianus Olympio, ancien ministre
des Droits de l’Homme et président du RSDD,
est ordonnée pour refus de paiement des
honoraires à ses avocats ». Expliquant les
circonstances de la mise en forme de cette
ordonnance de saisie vente, revêtue de la
formule exécutoire le 15 juin 2004 par le
greffier en chef de la Cour d’Appel de Lomé,
le confrère indique que l’intéressé a
déclaré « qu’il ne paiera un seul rond à ces
avocats au motif que ceux-ci lui auraient
dit qu’ils l’ont défendu gratuitement ».
Mais, le journal mentionne que les avocats
considèrent de leur côté ces propos de M.
Harry comme « une plaisanterie de mauvais
goût » et se disent déterminés à « user de
tous les moyens légaux » pour avoir leurs
honoraires.
La Fraternité du Cœur
Cosmique :
Un ordre initiatique africain qui, depuis
bientôt un demi-siècle, aide les Humains à
s’épanouir sur les plans physique, social et
spirituel
Le confrère s’intéresse ici à cet ordre
initiatique (Fraternité du Cœur Cosmique)
typiquement africain fondé par un
compatriote togolais, M. Vincent Koffi
DISSOU enseignant de l’éducation nationale
à la retraite qui a consacré sa vie sur les
recherches mystiques, spirituelles et
curatives. Constatant que la spiritualité
est devenue au cours du 21ème
siècle un enjeu et un instrument de lutte
identitaire comme l’avait annoncé l’écrivain
français André Malraux, l’auteur de
l’article estime qu’ « il va falloir que
chaque peuple en général et les africains en
particulier s’engagent et s’impliquent à
fond dans les actions et les recherches
spirituelles et mystiques en se référant
aussi à leur propre histoire, à leur
environnement, à leur propre patrimoine et à
leur propre culture ». Faisant la genèse de
la Fraternité du Cœur Cosmique, sa vie, son
évolution ainsi que son extension au-delà
des frontières togolaises et vantant les
mérites de l’ordre, le confrère note : « La
Fraternité du Cœur Cosmique est
fondamentalement un Ordre mystique original.
Ce n’est pas la Rose-Croix, ni de la
Franc-maçonnerie, ni une secte végétariste
ou fétichiste. Son originalité tient d’une
part à ses documents de base qu’on ne
saurait retrouver dans aucun autre Ordre, et
d’autre part, à l’esprit de ses
enseignements ». |
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LE REGARD N° 392
Du mardi, 22 juin
2004
Le dialogue tourne à la pagaille
·
L’intervention de l’UE urgente
« Vingt jours après la mission d’évaluation
de l’UE, le gouvernement togolais s’amuse à
faire défiler des représentants de partis et
associations fantoches à n’en finir »,
constate Le Regard qui
s’interroge sur le sens que le pouvoir veut
donner à ce dialogue qui ressemblerait fort
« étrangement au voyage à bord d’un train
dont seul le conducteur connaît la
destination » et note que dans ces
conditions, « on ne s’étonne pas que les
voyageurs sautent du train lorsqu’ils se
rendront à l’évidence que non seulement le
conducteur conduit mal mais il les conduit
aussi à l’abattoir ». Pour notre confrère,
« ce qui se fait actuellement doit se
définir comme un dialogue du RPT avec
lui-même et avec des partis politiques et la
société civile dans un cadre loufoque et
brumeux ». En tout état de cause,
affirme le journal « la pagaille qui
s’instaure au nom du dialogue va à coup sûr
le dépouiller de sa quintessence ». En
outre, remarque t-il « en y associant
indistinctement les partis politiques, le
gouvernement togolais a délibérément créé
une situation qui l’autorise à faire
intervenir tous les partis politiques
déclarés au ministère de l’intérieur comme
ce fut le cas lors de la conférence
nationale », histoire de contourner
l’engagement 1.1. Fort des différents
stratèges que le pouvoir tente de mettre en
œuvre pour saboter les consultations,
notamment les tractations souterraines pour
« imposer un premier ministre sous prétexte
de former un quelconque gouvernement
d’union pour parachever la mise en œuvre des
22 engagements », le journal pense que
« l’intervention de l’UE est urgente pour
recentrer le débat et mettre tout le monde
d’accord sur ce qu’il faut faire
concrètement pour la renormalisation de la
situation »
Lomé 2 instrumentalise la presse contre la
FIDH
C’est ce que constate Le Regard
après que certains journalistes envoyés
spéciaux au siège de la FIDH à Paris
aient pondu des articles critiques à l’égard
cette organisation internationale de défense
des droits de l’Homme après la publication
de son rapport. Rappelant qu’un avion avait
été mobilisé pour convoyer des journalistes
à Paris, le journal note que « comme il
fallait s’y attendre, les journalistes
envoyés pour porter la contradiction
ont beaucoup gesticulé. Ils ont dénoncé le
rapport avant même de prendre connaissance
de son contenu ». Ainsi, souligne-t-il, «
Ces journalistes dont on dit qu’ils sont
indépendants étaient perçus ce jour-là comme
des chiens de garde du pouvoir togolais. Et
dans leur acharnement contre la FIDH, ils
ont confirmé cette tendance des autorités
togolaises à l’instrumentalisation de la
presse à des fins politiques ». Le journal
relève en outre un paradoxe « lorsque les
envoyés spéciaux d’un pouvoir qui pue
le discrédit osent s’interroger sur la
crédibilité d’une organisation
internationalement reconnue aussi à l’ONU
qu’à l’Union Africaine ».
Actes d’intimidation
sur la FIDH en violation de l’engagement 3.2
« En dépit de
l’engagement N° 3.2 de
garantir sans délai aux médias, ONG et
représentant de la société civile l’absence
de tout harcèlement, censure ou intimidation
, la LTDH est soumise à un harcèlement qui
ne dit pas son nom », écrit le confrère.
Rappelant que c’est le président de
l’assemblée qui a déclenché les hostilités
en traitant les dirigeants de la LTDH et de
la FIDH de délinquants suivi de la
tentative de corruption du ministre Mawutoe
d’Almeida, le journal révèle qu’ « un groupe
de bitosards de même acabit que d’Almeida
Mawutoe rechercherait des membres de la LTDH
à corrompre. L’opération consisterait à
s’appuyer sur un ou des adhérents à la LTDH
pour réaliser un montage tendant à salir la
FIDH en faisant de fausses révélations
indiquant que le rapport de cette
organisation aurait été commandité par des
partis de l’opposition sous le couvert de la
Ligue »
Procès en diffamation Harry
Olympio à l’épreuve de la ‘’fessée
politique’’
Revenant à son tour sur le procès en
diffamation intenté par le CAR contre le
sieur Harry Olympio et rappelant que ce
n’est pas la première fois que M. Harry se
livre à ce sensationnel, le journal relève
que « aujourd’hui, il organise un autre
montage pour faire croire qu’il est victime.
Lui qui disait qu’il allait administrer une
fessée politique à Me Agboyibo a plutôt
encaissé la fessée ». En outre, ajoute-il,
« ce spécialiste de fausses signatures et de
mensonges pris à son propre piège, espère
tirer profit de ses accointances avec Lomé 2
et s’attend à ce que le Tribunal fixe une
lourde caution que le plaignant ne pourra
pas payer » |
LE POINT de la semaine
N° 004
Du mercredi, 23 juin
2004
Menaces des officiels togolais contre la
LTDH et la FIDH
L’OMCT fustige les propos de Natchaba et
Pitang Tchalla
Titre à la Une
Le
Point de la semaine
avec les photos de M. Natchaba Fambaré,
président de l’assemblée nationale et de M.
Sidiki Kaba, président de la FIDH et publie
en page intérieure (03) le communiqué de l’OMCT
Mise en œuvre des 22 engagements :
Une seconde mission d’évaluation attendue
dans une semaine à Lomé
Annonce le journal qui,
constatant qu’ à une semaine de la nouvelle
mission d’évaluation, « la question des
nouveaux avancements après le 1er
juin fait l’objet de discussions », se
demande s’il y aura d’autres points nouveaux
devant faire l’objet d’évaluation. Tout
compte fait souligne-t-il, « à l’étape
actuelle il est difficile de se forger des
résultats inexistants ». Relevant que
quelque part des volontés d’entreprise ont
été constatées mais qui ne sont pas dans le
sens de rassurer tout le monde et notant
qu’à propos du dialogue, il y a eu
« beaucoup d’amusement et des gamineries
assimilables à une perte de temps pour ne
plus jamais rien organiser », le journal
s’interroge sur l’issue de cette seconde
mission : « la première mission avait trouvé
un terme diplomatique et technique pour
qualifier la première évaluation. Qu’en
sera-t-il pour la seconde et la dernière,
quel est le scénario prévu après cette
seconde mission si ce n’est la reconduction
de la suspension de la coopération ? ».
Convaincu que le gouvernement n’arrivera pas
à ce cynisme, il espère que « le
gouvernement a toute une semaine pour
accélérer le processus afin de disqualifier
tous les détracteurs du dialogue » et invite
par conséquent les partis de l’opposition
traditionnelle à « aider le gouvernement à
retrouver ses repères ».
Face à face avorté au Tribunal correctionnel
de Lomé :
Le procès Harry Olympio – Me Agboyibo
reporté au 28 juillet
Annonce Le Point de la semaine qui
publie à cet effet le communiqué du CAR
donnant les raisons de ce report.
SPORT
Eliminatoires CAN et Mondial 2006
Togo – Sénégal
3-1 Les Eperviers à
tire- d’ailes
« La bataille de la faune entre Eperviers et
Lions, a tourné à l’avantage des oiseaux
rapaces qui ont survolé leurs adversaires
dans un stade de Kégué en ébullition. La
volonté et la rage de vaincre des poulains
de Stephen Keshi, ont mis à genoux une
équipe sénégalaise, à l’image de son portier
Tony Sylva débordé par autant de culot et
d’efficacité de la part de Emmanuel Adébayor
Shéyi et Sénaya Seyram, auteurs des 3 buts
togolais dont un doublé en fin de match de
ce dernier, heureux remplaçant qui n’a
pourtant passé que 25 mn sur la pelouse »,
écrit notre confrère.
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LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 116
Du mercredi, 23 juin
2004
Négociations inter togolaises :
Koffi Sama noie le dialogue dans le folklore
C’est ce que croit notre
confrère après que plusieurs partis
politiques et associations de tout acabit se
soient succédés dans la salle Entente du
CASEF depuis le 10 juin pour y rencontrer
une délégation gouvernementale conduite par
le PM Koffi Sama dans le cadre du dialogue
national prévu à l’engagement 1.1 Estimant
que ces consultations se déroulent dans un
esprit qui ne respecte ni dans le fond ni
dans les formes de l’engagement 1.1 qui est
celui de mener un dialogue crédible,
structuré et transparent avec l’opposition
traditionnelle et la société civile, et
convaincu ce décor spectacle ne permettra
pas d’aboutir au résultat escompté,
c’est-à-dire obtenir la levée de sanctions,
le journal relève que « Koffi Sama a
volontairement entraîné le dialogue tant
espéré dans une impasse en essayant de
mettre sur le même pied, les partis
fantoches créés de toutes pièces pour faire
ombrage aux premiers dont les qualités de
partenaires au dialogue sont sujets à
caution », car estime-t-il « ces partis (RSDD,
PTJ, PUDES, PEP, UDPS, MOCEP et autres)
souvent regroupés en groupements à intérêt
économique ( CPOC, FOR) n’ont pour la
plupart jamais participé à une échéance
électorale sans avoir la certitude que les
vrais partis d’opposition n’y participaient
pas ». Bien plus, poursuit le journal,
« cela ne les empêche pourtant pas de se
réclamer de l’opposition tout en ayant
toujours proclamé leur indéfectible
soutien à la politique du chef de l’Etat ».
En outre, le journal relève un autre fait
dans ces rencontres que le PM initie depuis
le 10 juin dernier qui frise le ridicule et
qui prouve à suffisance qu’on ne peut rien
attendre de ce futur dialogue qui risque de
ressembler fort étrangement à la conférence
nationale. « La semaine écoulée a ainsi vu
dans les rencontres entrant dans le cadre du
dialogue, défiler des organisations aux noms
inconnus et imprononçables qui sont pour la
plupart dirigées par des baron(ne)s du RPT
ou par leurs proches familiaux. Le sommet du
ridicule a toutefois été atteint quand de
prétendus prêtres vodous et leurs bonnes
sœurs se sont tenus sur les marches du
CASEF pour faire des grimaces injurieuses
pour les authentiques pratiquants du culte
ancestral ».
Par la faute de Natchaba :
Eyadema se met à dos les défenseurs des
droits de l’homme
« La publication le 09 juin
dernier d’un rapport accablant sur la
situation des droits de l’homme au Togo a
fait l’effet d’une douche froide dans les
milieux proches du pouvoir togolais. Occupé
à convaincre les autorités européennes de sa
volonté d’appliquer sérieusement les 22
engagements auxquels il avait souscrits, le
régime ne s’attendait pas à ce rude coup sur
la question sensible des droits de l’Homme.
D’où les vives réactions enregistrées ici
et là parmi les partisans du Gal Eyadema.
Certaines de ces réactions ont
malheureusement pour leurs auteurs, dépassé
le cadre de la contestation politique pour
se porter sur le terrain du dénigrement et
de l’atteinte à l’intégrité morale des
dirigeants de la LTDH et de la FIDH. Le
président de l’assemblée nationale Fambaré
Natchaba a contribué d’une façon indigne de
son rang à mettre une fois de trop encore le
Togo sur le devant de la scène des droits de
l’Homme. En témoigne cette réaction de
l’observatoire pour la protection des droits
de Homme publiée à la suite des propos
controversés du président de l’assemblée
nationale », écrit le journal avant de
publier le communiqué de cet observatoire.
Nouveau report du procès
Harry Olympio/ Me Agboyibo:
Un test pour une justice indépendante au
Togo
Estime le journal. Rappelant
que parmi les 22 engagements figure un qui
concerne les mesures à prendre pour assurer
une justice indépendante du pouvoir
politique et fort de ce que deux mois après
la prise des engagements, les Togolais
attendent que la justice fasse la preuve de
son indépendance vis-à-vis du pouvoir, le
confrère note que « le litige qui oppose
aujourd’hui Me Yawovi Agboyibo à Harry
Olympio fait office de cas d’école sur
lequel les Togolais fonderont leur
jugement ». Ainsi, relève-t-il, « si
réellement la justice togolaise cherche
aujourd’hui les voies et moyens d’assurer
son indépendance vis-à-vis des pouvoirs
publics, elle dira dans cette affaire le
droit sans aucune considération
politicienne ».
« Les débordements observés
au Palais de Justice mercredi passé sont
aussi le résultat d’un déficit de confiance
des Togolais en leur justice. Si certains
sont allés jusqu’à répondre par la violence
physique aux provocations d’un politicien
business man, c’est que la majorité d’entre
eux doutaient encore sérieusement de la
capacité de la cour à dire le droit, juste
le droit, rien que le droit », explique
notre confrère.
Vers une ‘’fessée judiciaire’’ à Harry
Olympio
Titre La
Tribune du Peuple.
Selon notre confrère, « Harry Olympio avait
promis sur les ondes de Radio Métropolis
donner une ‘’fessée politique’’ à Me
Agboyibo devant la justice dans l’affaire
qui les oppose. Mais c’était plutôt lui qui
avait failli être lynché par la foule ».
Fort de cela, le confrère se demande si le
28 juillet prochain « le sieur Harry Olympio,
après avoir échappé à la correctionnelle il
y a huit jours sera présent » ce jour
« surtout que toutes les preuves sont contre
lui ». Et le confrère doute que le sieur
Harry puisse sortir de cette épreuve devant
« la pléiade d’avocats qui soutiennent le
CAR et Me Agboyibo ». Ainsi pense-t-il « il
y a des risques que Harry Olympio sorte de
cette confrontation comme d’un pressoir,
vidé de toute sa verve » et risque de
« recevoir une ‘’fessée de droit’’ le 28
juillet devant le tribunal correctionnel de
Lomé »
Meeting de sensibilisation :
L’UFC met à profit les 22 engagements de
Bruxelles
Le confrère rend compte du meeting de
sensibilisation que les responsables de l’UFC
ont aminé le samedi 19 juin dernier à
Atakpamé, chef lieu de la Région des
Plateaux, ville située à 150 km au nord de
Lomé, manifestation rendue possible grâce
aux engagements N°3.3 et 3.4. Selon notre
confrère, « à Atakpamé, la délégation de l’UFC
conduite par les vices présidents M. Patrick
Lawson et Mme Dopé Atakpaméto et le
secrétaire général M. JP Fabre, a entretenu
les populations de l’Ogou sur l’évolution de
la situation politique, les négociations en
cours entre l’UE et le Togo, les 22
engagements pris à Bruxelles par les
autorités togolaises et le dialogue national
qui se déroule actuellement au Togo ». En
conséquence, il nous apprend que les
nombreux militants « ont déclaré avoir bien
reçu le message et surtout œuvré pour
l’aboutissement heureux de ces
négociations »
Le Préfet de la Kozah poignardé à Pya – Hodo :
L’agresseur l’aurait pris pour le chef de
l’Etat
Révèle La Tribune du
Peuple qui indique que selon des sources
proches de la police, l’agresseur aurait
déclaré qu’ « il croyait s’en prendre au
chef de l’Etat, du moins, c’est lui qu’il
voyait en la personne du Préfet » et
« serait envoyé par les dieux pour exécuter
cette besogne ». Le confrère, estimant qu’il
est trop pour tirer une quelconque
conclusion, exclut a priori tout grief
personnel à l’encontre du préfet car,
dit-il, « le préfet Pépa Yata Walakiyem est
connu pour son calme légendaire et jouit de
la confiance de ses supérieurs et d’une
bonne notoriété. On le rencontre souvent au
volant de sa voiture personnelle à Kara ».
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FLAMBEAU
des Démocrates N° 49
Du 24 juin 2004
Partis Politiques et Associations postiches
pour un dialogue bidon
Eyadema sera tenu pour responsable en cas
d’échec du processus
Titre
le journal pour qui, « lorsque le 14 avril
2004, le gouvernement togolais, par
l’entremise du PM Koffi Sama prenait
solennellement devant UE 22 engagements en
vue de pallier le déficit démocratique qui a
coûté à notre pays, plus de dix ans de
sanctions économiques, nombreux sont les
Togolais qui croyaient proche la fin de
leurs souffrances. Puis que logiquement, la
mise en application sans feinte par le
gouvernement de ces 22 engagements pourra
déboucher sur le rétablissement de la
coopération UE- Togo qui peut servir de
détonateur au redressement de la situation
socioéconomique vacillante de notre pays ».
Mais qu’à cela ne tienne, les Togolais ont
déchanté car, note le confrère, « dès le 30
avril dernier, les habitudes de la maison
ressurgissent pour battre en brèche les
engagements 2.1 et 2.2 ayant trait
respectivement aux cas de tortures et de
traitements inhumains et dégradants, et aux
cas de détention à caractère politique ».
Déplorant les conditions dans lesquelles se
déroulent les consultations en vue de la
préparation du dialogue national, le journal
relève qu’ « il est clair que dans ces
conditions, toute responsabilité en cas
d’échec de ce dialogue qui se veut national,
incombera au chef de l’Etat. Lui qui a
désigné le PM Koffi Sama pour piloter le
dialogue, lui qui devait rappeler à l’ordre
ce dernier en cas de dérive, mais qui
paradoxalement fait montre d’un mutisme
incompréhensible sur la question ».
Meurtre à Akoumapé (P/VO)
Lamble
Afiwa sauvagement battue meurt au
dispensaire de la localité
Il s’agit, selon
le confrère qui
rapporte certains témoignages, d’un meurtre
qui est intervenu à la veille d’un jugement
qui devait opposer l’époux de la défunte et
sept personnes soupçonnées d’avoir eu des
relations sexuelles avec cette femme qui
était entre temps accusée d’infidélité. Un
meurtre qui, selon toute vraisemblance, se
justifierait par le fait
que les
meurtriers voulaient empêcher la dame de
faire des révélations.
« Mariée à un occasionnel de l’IFG avec
lequel elle a eu 3 enfants, Afiwa, depuis
plusieurs mois, ne vivait plus sous le toit
conjugal. Il n’ y a pas longtemps, des
insanités étaient colportées sur sa personne
accusée d’infidélité et d’adultère. A en
croire, des sources proches de son époux,
celui-ci voudrait la ramener une nouvelle
fois sous son toit ; lui aurait proposé des
cérémonies de purification conformément à la
tradition. Pour ce faire, Afiwa devait
révéler l’identité de tous ceux qui avaient
couché avec elle au cours de son abandon du
foyer conjugal. Au total sept noms auraient
été révélés dont ceux des deux oncles et
d’un ami du cocu qui est vendeur de porc
rôti face à l’église catholique », précise
le journal qui indique par ailleurs que
« plusieurs personnes sur qui pèsent de
lourds soupçons ont été arrêtées, gardées à
la gendarmerie d’Akoumapé avant d’être
déférées à la garnison de Lomé » |
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FORUM
DE LA SEMAINEN° 08
Du jeudi, 24 juin
2004
Engagements du Togo à
Bruxelles : Seconde et ultime mission de
l’UE au Togo
Titre Forum de la
Semaine qui constate qu’ « à l’orée de
cette seconde et ultime mission, le
gouvernement parait sur ses gardes mais les
Togolais sont inquiets. Inquiets parce que
des efforts concrets supplémentaires n’ont
été ni perceptibles ni visibles ».
Constatant que depuis l’ouverture du
dialogue le 27 mai 2004 les choses se
piétinent par la faute du gouvernement qui,
au lieu de « planifier et étudier les
différentes préoccupations des uns et des
autres et organiser et préparer le cadre
pour le dialogue » se plaît à consulter des
« individus et associations sans
représentation effective » qui viennent
« chanter des louanges à la télévision
nationale, critiquent les auteurs des
rapports sur les violations des droits
humains, invectivent d’autres associations
et partis politiques » et notant qu’
« excepté l’entame des consultations, rien
n’a été encouragé depuis le départ de la
première mission », le journal se demande
finalement ce qu’ « on dira à la prochaine
mission d’évaluation qui arrivera le 1er
juillet ». Sinon estime le confrère, « que
tout est en chantier et que les 30 nouveaux
jours avaient été toujours insuffisants pour
accomplir le travail ». Comme il n’est
jamais trop tard pour mieux faire, et à une
semaine de l’arrivée de cette seconde
mission, Forum de la Semaine souhaite
que « le gouvernement consente à accepter
dès à présent des avancées notables pour
gagner du temps » à moins estime t-il
« qu’il ne soit prévu un scénario qu’un
dialogue avec l’opposition traditionnelle
n’ait jamais lieu ou qu’il dure toute une
éternité ».
Engagement n° 2.2 Qu’est devenu le
gendarme Bokobosso ?
Rappelant, selon la version officielle, que
le 24 avril 1967, soit dix jours après
l’arrivée au pouvoir du Général Eyadema, un
attentat, œuvre d’un petit gendarme du nom
de Bokobosso, a eu lieu au Palais de la
Présidence et qui visait la personne du chef
de l’Etat, et malgré les spéculations sur
les circonstances de sa disparition, le
confrère note que : « une chose est sûre :
le gendarme Bokobosso est un prisonnier
politique » et qu’à ce titre, « à l’heure du
bilan où l’engagement N°2.2 exige la
libération de tous les prisonniers
politiques sur toute l’étendue du
territoire, les Togolais veulent savoir ce
qu’est devenu le gendarme Bokobosso »
La LTDH publie une nouvelle liste de
prisonniers politiques militaires
Voici la liste en question présentée par la
LTDH comme liste additive
1-
Caporal AMEGNINOU Kovi
2-
Soldat de 1ère classe MESSENH K.
3-
KOVE Sossouvi
4-
DOGNON Koffi Mawuli
5-
EGLY Kliko
6-
LAWSON Laté Akouété
7-
SERE K.
8-
GAMADO Koudjo
Avé /Kévé
Des
assassins assaillent la ville de Kévé
Le journal fait savoir que « depuis
plusieurs semaines, la ville de Kévé chef
lieu de la préfecture de l’Avé connaît de
tragiques moments d’insécurité. Des hommes
cruels venus on ne sait de quels horizons,
assaillent de nuit la ville et ses
banlieues, tuant de paisibles citoyens ».
Selon notre confrère cette insécurité a
entraîné déjà « au moins deux morts dans
l’espace de quelques jours et plusieurs
tentatives d’assassinat ». Cette situation
qui a contraint la population de cette
localité à adopter un « autre rythme de
vie : dormir à 19 heures et se lever à 06
heures » étonne notre confrère qui a du mal
à comprendre cet état de chose étant donné
que dans la seule ville de Kévé « on
dénombre au moins trois postes de corps
militaires et paramilitaires », lesquels
corps qui, au lieu d’assurer la sécurité de
la population sont « mis au service des
individus pour traiter de façon inhumaine
des citoyens ». Ainsi, le confrère
interpelle les autorités à s’ « impliquer
davantage dans cette affaire afin que des
mesures appropriées soient prises pour
démanteler ce réseau d’assassins ».
Agression du Préfet Pépa Yata
Règlements de compte ou rivalité tribale ?
Battant en brèche l’argument selon lequel
l’agresseur aurait confondu le Préfet au
président de la République, le journal nous
fait savoir que selon certaines sources,
« l’autorité du Préfet Yata est de plus en
plus contestée depuis un certain temps dans
la région ». La contestation selon l’auteur,
« aurait des mobiles à caractère ethnique.
Les autochtones se verraient mieux dans le
rôle que joue aujourd’hui M. Pépa Yata
originaire de Doufelgou ». A en croire
notre confrère, ce mobile expliquerait « la
facilité que l’agresseur a eue pour
s’approcher du Préfet pour commettre son
acte barbare » et pense qu’ « il est
inconcevable que cet acte soit isolé » car,
« même si l’artificielle unité nationale
développée et chantée par le pouvoir RPT
pouvait balayer d’un revers de main cette
piste, le récurrent problème de fracture
sociale avec incidences tribales n’est
qu’une évidence ».
Sport
Eliminatoires CAN/Mondial
2006 : Togo- Sénégal : 3-1
Le triomphe du cœur
« Le stade de Kégué a vibré dimanche dernier
au rythme du match de la 2e
journée des éliminatoires combinés des CAN
et Mondial 2006, opposant les Eperviers du
Togo aux Lions du Sénégal. Dépassés, les
visiteurs se sont montrés incapables de
casser les rêves de succès des joueurs
togolais. C’est le triomphe de la maîtrise
et du cœur. L’aventure commence réellement
pour les Eperviers dans ces deux
compétitions… », Note le journal
Où sont-ils, ces
Sénégalais ?
S’interroge le confrère qui indique qu’
« une forte colonie de Sénégalais venant des
paysans voisins, Bénin, Ghana, Burkina-Faso,
s’est mobilisée pour accueillir vendredi
dernier à l’aéroport de Lomé des lions de la
Terrenga à leur arrivée. La caravane
improvisée, qui a escorté la délégation
sénégalaise jusqu’à son hôtel promettait une
défaite « 2-0 » aux Togolais… » |
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CROCODILE N° 680
Du jeudi, 24 juin 2004
Mise en œuvre des 22 engagements :
Koffi Sama fabrique son dialogue avec des
partis et associations bidon
Titre dans sa manchette Crocodile.
Soulignant qu’il apparaît une volonté de
tenir le dialogue du côté du pouvoir avec
l’allure que prennent les consultations de
la délégation gouvernementale avec la
société civile, le journal se demande tout
de même de quel dialogue s’agit-il, eu égard
à ce qu’on a observé ces derniers jours à
la télévision nationale avec le défilé des
différents partis et associations qui se
rivalisaient d’ardeur. Pour le confrère,
certes, « on doit tenir un dialogue,
l’étendre à la société civile. Néanmoins, il
est capital de se demander avec quelles
sortes de figures de la société. Cela doit
amener à faire, des invités à la
consultation avec le gouvernement dans le
cadre du dialogue, le tour de leur
représentativité, de leur légalité, de leur
moralité et de leur aptitude à pouvoir
réfléchir rationnellement sur la chose
publique et politique de ce Togo où tout a
toujours été pièges en politique »
Un flou dans le système de facturation
TOGO- Electricité rançonne ses abonnés
Relevant des cas d’anomalies dans la
facturation mensuelle de l’énergie par Togo-
Electricité qui « s’apparentent étrangement
à des tricheries, voire du vol », le journal
demande à cette société distributrice de
l’énergie au Togo « l’honnêteté dans la
facturation de la consommation de l’énergie
au lieu de la tricherie et du flou
entretenu ». Ainsi souligne t-il « Togo-
Electricité doit fixer les abonnés sur ces
manœuvres de facturation. Si la facturation
doit être arrêtée à 28 jours, 30 jours ou 41
jours etc. il faut que Togo- Electricité le
dise pour éviter à l’avenir de faire payer
encore plus chère l’énergie qui leur coûte
depuis les yeux de la tête ».
Injures à l’encontre de la FIDH
Natchaba manque de courtoisie et d’élégance
Revenant à son tour
sur les propos désobligeants tenus par le
président de l’assemblée nationale sur Radio
Métropolis à l’encontre des dirigeants de
la LTDH et FIDH, notre confrère se demande :
« Comment un haut cadre d’un pays puisse
employer des mots aussi vulgaires et
orduriers à l’endroit de son prochain ? » En
se comportant ainsi, « M. Natchaba a manqué
de courtoisie et d’élégance ».
CAN et Mondial 2006 :
Les Eperviers se remettent en orbite
Estime le journal, au vu de la victoire des
Eperviers sur les Lions de la Terrenga et
des prestations des joueurs togolais
dimanche dernier au stade de Kégué. Selon le
confrère qui rapporte une source de la FTF,
« chacun des joueurs a perçu 700.000fcfa
suite à la victoire sur le Sénégal, après
avoir perçu 100.000fcfa chacun comme prime
d’encouragement avant le match ». |
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LE
CANARD
Indépendant
N° 07
Du vendredi, 25 juin 2004
Installation d’une commission technique sur
la CNDH
Le Ministre KPOTSRA abuse l’opinion sur une
représentation de l’opposition
·
Réaction de Cornélius Aïdam et du CAR
Titre notre confrère à la Une avec la photo
du ministre chargé de la promotion de la
Démocratie et de l’Etat de Droit, M. Yao
Roland Kpotsra. Rappelant que le 22 juin
dernier le ministre en question avait tenu
dans son cabinet une réunion de concertation
avec la commission technique chargée de
revoir le mandat de la CNDH, le confrère
souligne que « dans sa déclaration à la TVT,
le ministre chargé de la promotion de la
démocratie et de l’Etat de droit, présentant
la composition de la commission, a allégué
une représentation de l’opposition ». Bien
plus, précise-t-il, « Dans son édition N°
6804 du 23 juin 2004, Togo Presse le
quotidien gouvernemental a présenté M.
Cornélius Aïdam comme représentant de
l’opposition au sein de cette commission ».
Cette présentation, mentionne le journal,
« n’a pas manqué de soulever des réactions
de désapprobation
au niveau de certaines formations de
l’opposition démocratique ». « C’est une
manœuvre de plus du pouvoir pour semer la
confusion et abuser de l’UE au moment de
l’évaluation du niveau d’exécution des 22
engagements, a déclaré un responsable
d’un parti politique qui a cependant
souhaité garder l’anonymat », écrit notre
confrère.
Mais Cornélius Aïdam, que par notre confrère
dit avoir contacté, a indiqué avoir été
invité à participer à une commission dans le
cadre de l’engagement 2.5, les personnes
composant cette commission sont invitées à
titre personnel et individuel a-t-il
laissé entendre avant d’ajouter que …n’ayant
pas été désigné à l’issue d’une concertation
au sein de l’opposition, je ne peux pas
représenter l’opposition au sein de cette
commission. Et il poursuit : nous
sommes prêts à apporter toutes contributions
pour l’amélioration de la situation
sociopolitique dans notre pays à chaque fois
que nous aurons l’opportunité »
Confidentiel
Des partis s’apprêtent à suspendre leur
participation au dialogue national
« Certains partis de
l’opposition traditionnelle s’apprêtent à
signifier au PM, la suspension de leur
participation aux consultations initiées
dans le cadre du dialogue national », révèle
Le Canard Indépendant. Selon
notre confrère, cette nouvelle levée de
bouclier dans les rangs de l’opposition,
fait suite à l’invitation, signée du
ministre des affaires étrangères, M. Biossey
Kokou Tozoun, que le PM vient d’adresser aux
formations politiques, lettre dont la teneur
suit :
‘’ (…) A la suite du dialogue qui a été
lancé par le Président de la République et
dans le cadre de la procédure en cours avec
l’UE, vous avez bien voulu participer à une
première réunion dans mon Cabinet.
Pour poursuivre le dialogue ainsi initié,
j’ai l’honneur de vous demander de
participer le (…), à la salle Entente du
CASEF à une séance de travail sur la réforme
du Code électoral.
Je compte sur votre présence et vous prie
d’agréer Monsieur le (…), l’assurance de ma
considération distinguée’’
Rapportant les propos d’un
membre influent de parti de l’opposition qui
déclarait : nous ne pouvons pas continuer
à répondre à ces invitations alors même que
le gouvernement fait l’impasse sur les
préalables au dialogue, le journal
indique, selon ce membre contacté, « une
initiative est en cours pour permettre aux
partis de l’opposition de se mettre d’accord
sur un minimum en ce qui concerne l’approche
qu’il faut avoir du dialogue national ».
Les dépotoirs : un trésor pour les
désoeuvrés
Depuis qu’il est sur
le marché, Le Canard Indépendant a
initié une série d’articles sur les faits de
société, les problèmes d’insalubrité dans la
ville de Lomé,les inondations à Lomé, l’état
des routes, les animations à la page de
Lomé, l’émigration, etc., bref aucun sujet
n’est laissé. Aujourd’hui, le regard de
notre confrère a porté sur les dépotoirs
sauvages qui sont le nid des maladies, mais
une source de trésor pour une catégorie de
Togolais.
« La crise politico socio-
économique que connaît le Togo depuis une
dizaine d’années a affecté toutes les
couches de la société. La pauvreté, la
maladie, le chômage sont les maux quotidiens
dont souffre la population. Pour sortir de
cette misère criarde, beaucoup de jeunes
Togolais ne manquent pas d’initiatives. Bon
nombre se sont créés des ‘’emplois’’
pour subvenir à leurs besoins, assurer leur
gagne- pain. C’est ainsi que les dépotoirs à
Lomé sont devenus de véritables marchés
d’emploi.
Les collines
d’ordures qui nous encombrent sont des mines
d’or insoupçonnées. Les décharges de Bè
Aveto, de Gbadahonou, du Lycée Tokoin…
enregistrent une meute d’exploitants. Des
jeunes dont la tranche d’âge varie de 15 à
30 ans y travaillent quotidiennement. Ces
jeunes remuent du matin au soir les ordures
pour récupérer des plastiques, des
bouteilles, des cartons, de l’aluminium, des
vieilles godasses, des verres, des
cuisinières et mêmes des cadavres
d’animaux », écrit-il. Notre confrère
relève cependant la difficulté que ces
jeunes abonnés aux dépotoirs auront à
se trouver demain un emploi faute de
qualifications.
Levée de la limitation des mandats
présidentiels :
Une mode pour les chefs
d’Etat africains
Notre confrère constate cette tendance par
la remise en cause de certains chefs d’Etat
africains des lois fondamentales de leur
pays adoptées lors des conférences
nationales dont la dernière en date est
celle du Tchad et se demande « pourquoi les
mauvais exemples intéressent-ils les chefs
d’Etat africains, pourquoi parce que la
conférence nationale a réussi au Bénin, ils
n’ont pas recherché à copier cet exemple ».
Dans tous les cas, avertit-il, « Mathieu
Kérékou en ce qui le concerne, doit éviter
d’adhérer à une mode qui risque de lui être
fatale ».
Sport Eliminatoire
CAN et Mondial 2006 :
La claque de Stephen à Stephan
La victoire des Eperviers du Togo sur les
Lions de la Terrenga n’en finit pas de
susciter des commentaires chez nos confrères
sportifs.
« Le français Guy Stephan a débarqué à Lomé
dans l’intention de gagner. Il a mis en
place un dispositif tactique -4-3 -3, assez
osé à cette fin. Pourtant l’histoire est là
pour témoigner que les Lions de la Terrenga
ont toujours été battus à Lomé du moins ces
dix dernières années. Peut-être l’espionnage
commandité du match des Eperviers à Lusaka
a-t-il conduit le coach français de la
sélection sénégalaise sur une mauvaise
piste ? Ce ne sont sûrement pas les Togolais
qui vont s’en plaindre. Mais de toute
évidence, à Lomé, les Sénégalais se sont
trompés d’adversaire et donc de match… Petit
à petit, le coach nigérian est en train de
poser ses marques. Contre le Sénégal,
Stephen Keshi par la justesse de sa lecture
du jeu a administré une leçon à Guy
Stephan », commente pour sa part Le
Canard Indépendant |
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NOUVEL
ECHO
N° 296
Du vendredi, 25 juin 2004
Le Général est-il
indésirable par les diables à Pya Hodo ?
S’interroge à son tour notre confrère, suite
aux déclarations que l’agresseur du Préfet
de la Kozah aurait faites selon lesquelles,
il aurait été envoyé par les dieux pour
mettre fin à la vie du président Eyadema.
« Est-il réellement animé par les diables
qui lui ont recommandé de mettre fin à la
vie du chef de l’Etat ? Si tel est le cas,
cette affaire doit être prise au sérieux,
car en pays Kabyè, on ne badine pas avec les
histoires de diables (Alewa). Est-ce à dire
que les diables sont contre le Timonier
national ? », Autant de questions que se
pose le confrère autour de cette affaire.
Incompétence ou volonté de nuire
Les collaborateurs qui enfoncent le régime
Eyadema sur la question des droits de
l’Homme
« Ils s’appellent Fambaré Natchaba, Koffi
Sama, Akila Esso Boko, ou encore Foli- Bazi
Katari…Ils sont censés représenter les
meilleurs atouts actuels du président de la
République pour rester au pouvoir. Du moins,
ils se présentent souvent comme tel. Ces
messieurs doivent tout au Gal Eyadema qui a
fait d’eux des personnalités politiques du
Togo. Pourtant, eux qui devraient être des
travailleurs acharnés de celui qui leur a
conféré de nombreux privilèges, se font
surtout remarquer par des bourdes
étonnantes, qui à moins de révéler une
volonté de nuire au régime, dévoilent du
moins une immaturité criarde», écrit
l’auteur de l’article suite aux propos tenus
par ces hauts responsables politiques lors
de la mission d’enquête de la FIDH en
février 2004, propos que la FIDH a repris
dans son rapport. Sur la base de ces
maladresses, le confrère fort de des
rumeurs, entrevoit « une lutte de pouvoir
entre les éventuels présidentiables
du RPT qui tenteraient de pousser
sournoisement le Fondateur du parti vers la
sortie en se servant de la question des
droits de l’homme »
Eyadema tourne le dos à la crise togolaise à
une inconnue pour de nouveau s’occuper de la
crise ivoirienne plusieurs inconnues
L’auteur de l’article interpelle ici le chef
de l’Etat togolais à s’occuper plus de la
crise que traverse son pays qui est plus
simple à résoudre que celle de la Côte
d’Ivoire dans laquelle il s’investit depuis
deux ans sans parvenir à un résultat. « Par
rapport à la Côte d’Ivoire dont les
belligérants ne cessent de fouler le sol
togolais bientôt deux ans, le Togo présente
une crise à une inconnue celle de reprendre
le dialogue avec des acteurs politiques et
la société civile. Le vrai dialogue. Pour la
Côte d’Ivoire, la crise a plusieurs
inconnues ; il y a un groupe de rebelles
contre Gbagbo, armé et qui prend toute une
région en otage et y installe son quartier
général. On parle de désarmement qu’ils
n’entendent pas. On forme un gouvernement
d’union. Hier c’est les représentants des
rebelles qui boycottent les conseils des
ministres. Aujourd’hui, Gbagbo les chasse du
gouvernement en retirant leurs véhicules de
commandement et en coupant leur salaire »,
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