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Actualité

26 juin 2004

Revue de presse de la semaine du 22 au 25 juin 2004
Daniel Garidan

Les consultations pour le dialogue national sur fond de controverse, le procès Agboyibo/Harry Olympio, l’agression dont a été victime le Préfet de la Kozah le 21 juin dernier à Pya Hodo, la prochaine visite au Togo de la seconde mission d’évaluation des experts de l’UE, la victoire des Eperviers du Togo sur les Lions de la Terrenga, sont les principaux sujets traités cette semaine par les confrères de la presse privée indépendante proche de l’opposition.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N° 453  
Du 22 juin 2004

Ombre et lumière Procès Agboyibo c/ Harry Olympio Une plaisanterie de mauvais goût  Une querelle politique devant les tribunaux pour quel résultat ?
Se demande l’auteur de l’article qui ne comprend pas qu’au moment où les « Togolais dans leur majorité, suivent de près l’évolution du dialogue national dont le début laborieux les préoccupe », des responsables politiques, pour des raisons qui leur sont propres, choissent de « faire de la politique spectacle pour se mettre en évidence ». S’en prenant au leader du CAR à qui,  il  a certainement des comptes à régler, notre confrère relève que « le procès initié par Me Agboyibo et son parti contre Harry Olympio, n’est que le fruit d’un calcul politique destiné à s’attirer la sympathie populaire » car, dit-il « en se présentant devant l’opinion comme une victime, Me Agboyibo, incontestablement, a choisi le Tribunal comme une tribune politique »  Fort de sa connaissance des deux hommes politiques et constatant que cette  situation à laquelle on a abouti aujourd’hui est le résultat des relations controversées, ou contre nature tissées par les deux hommes, l’auteur de l’article note que « alors que Harry Olympio voulait que les relations entre lui et Me Agboyibo s’affichent au soleil, au vu et au su de tous, Me Agboyibo préférait plutôt des relations discrètes, en catimini » .Toujours  était-il, poursuit-il  « à les voir, on sait qu’il s’agit de larrons en foire qui se trompent entre eux ». Ainsi, conclut-il « Me Agboyibo n’a pas besoin d’aller devant le tribunal contre Harry Olympio tout simplement parce qu’il  est en train de récolter ce qu’il  a semé. Me Agboyibo n’a pas besoin d’attaquer Harry Olympio au Tribunal pour prouver son honnêteté ». Pour notre confrère, « Me Agboyibo a entretenu des relations ambiguës avec Harry Olympio depuis que les deux hommes se connaissent. C’est pour cela que Harry Olympio lui fait des entourloupettes. Sinon pourquoi n’ose-t-il pas faire la même chose avec Edem Kodjo de la CPP, Léopold Gnininvi de la CDPA ou encore Gilchrist Olympio de l’UFC ? ». En tout état de cause et tirant une leçon de cette affaire,  notre confrère, tout en désapprouvant ce procès qui est une « plaisanterie de mauvais goût », pense que « Me Agboyibo doit cesser de prendre tout le monde pour des idiots » car, « à force de chercher à jouer toujours au plus malin, on finit par se brûler les doigts ».

Echo de la Kozah Pya- Hodo : Au cours de la cérémonie commémorative de la journée des martyrs (21 juin)
Le Préfet de la Kozah, M. Pepa Yata a été poignardé

C’est le gros titre à la Une du journal

Pour refus de paiement des honoraires à ses avocats en 2001 : La saisie- vente du véhicule RT - 0394 U de Harry Olympio ordonnée
Révèle notre confrère selon qui, « sur requête de Maîtres Apévon, Devotsu, Amékoudji, Sokpo, tous avocats au barreau de Lomé, et en vertu de l’Ordonnance N°011/BAB/AML/2002 rendue le 18 novembre 2002 par Madame le bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo et confirmée par la Cour d’Appel, la saisie vente du véhicule immatriculé RT- 0394-U appartenant à M. Harry Octavianus Olympio, ancien ministre des Droits de l’Homme et président du RSDD, est ordonnée pour refus de paiement des honoraires à ses avocats ». Expliquant les circonstances de la mise en forme de cette ordonnance de saisie vente, revêtue de la formule exécutoire le 15 juin 2004 par le greffier en chef de la Cour d’Appel de Lomé,  le confrère indique  que l’intéressé a déclaré « qu’il ne paiera un seul rond à ces avocats au motif que ceux-ci lui auraient dit qu’ils l’ont défendu gratuitement ». Mais, le journal  mentionne que les avocats considèrent de leur côté ces propos de M. Harry comme « une plaisanterie de mauvais goût » et se disent déterminés à « user de tous les moyens légaux » pour avoir leurs honoraires.   

La Fraternité du Cœur Cosmique :
Un ordre initiatique africain qui, depuis bientôt un demi-siècle, aide les Humains à s’épanouir sur les plans physique, social et spirituel

Le confrère s’intéresse ici à cet ordre initiatique (Fraternité du Cœur Cosmique)  typiquement africain fondé par un compatriote togolais, M. Vincent Koffi DISSOU enseignant  de l’éducation nationale à la retraite qui a consacré sa vie sur les recherches mystiques, spirituelles et curatives. Constatant que la spiritualité est devenue au cours du 21ème siècle un enjeu et un instrument de lutte identitaire comme l’avait annoncé l’écrivain français André Malraux, l’auteur de l’article estime qu’ « il va falloir que chaque peuple en général et les africains en particulier s’engagent et s’impliquent à fond dans les actions et les recherches spirituelles et mystiques en se référant aussi à leur propre histoire, à leur environnement, à leur propre patrimoine et à leur propre culture ». Faisant la genèse de la Fraternité du Cœur Cosmique, sa vie, son évolution ainsi que  son extension au-delà des frontières togolaises et vantant les mérites de l’ordre, le confrère note : « La Fraternité du Cœur Cosmique est fondamentalement un Ordre mystique original. Ce n’est pas la Rose-Croix, ni de la Franc-maçonnerie, ni une secte végétariste ou fétichiste. Son originalité tient d’une part à ses documents de base qu’on ne saurait retrouver dans aucun autre Ordre, et d’autre part, à l’esprit de ses enseignements ».

LE REGARD N° 392  
D
u mardi, 22 juin 2004  

Le dialogue tourne à la pagaille
·
                L’intervention de l’UE urgente
«  Vingt jours après la mission d’évaluation de l’UE, le gouvernement togolais s’amuse à faire défiler des représentants de partis et associations fantoches à n’en finir », constate Le Regard qui s’interroge sur le sens que le pouvoir veut donner à ce dialogue qui ressemblerait fort « étrangement au voyage à bord d’un train dont seul le conducteur connaît la destination » et note que dans ces conditions, « on ne s’étonne pas que les voyageurs sautent du train lorsqu’ils se rendront à l’évidence que non seulement le conducteur conduit mal mais il les conduit aussi à l’abattoir ». Pour notre confrère, « ce qui se fait actuellement doit se définir comme un dialogue du RPT avec lui-même et avec des partis politiques et la société civile dans un cadre loufoque et brumeux ». En tout état de cause, affirme le journal « la pagaille qui s’instaure au nom du dialogue va à coup sûr le dépouiller de sa quintessence ».  En outre, remarque t-il « en y associant indistinctement les partis politiques, le gouvernement togolais a délibérément créé une situation qui l’autorise à faire intervenir tous les partis politiques déclarés au ministère de l’intérieur comme ce fut le cas lors de la conférence nationale », histoire de contourner l’engagement 1.1. Fort des différents stratèges que le pouvoir tente de mettre en œuvre pour saboter les consultations, notamment les tractations souterraines pour « imposer un premier ministre sous prétexte de former un quelconque  gouvernement d’union pour parachever la mise en œuvre des 22 engagements », le journal pense que « l’intervention de l’UE est urgente pour recentrer le débat et mettre tout le monde d’accord sur ce qu’il faut faire concrètement pour la renormalisation de la situation »  

Lomé 2 instrumentalise la presse contre la FIDH
C’est ce que constate  Le Regard après que certains journalistes envoyés spéciaux au siège de la FIDH à Paris aient pondu des articles critiques à l’égard cette organisation internationale de défense des droits de l’Homme  après la publication de son rapport. Rappelant qu’un avion avait été mobilisé pour convoyer des journalistes à Paris, le journal note que « comme il fallait s’y attendre, les journalistes envoyés pour porter la contradiction ont beaucoup gesticulé. Ils ont dénoncé le rapport avant même de prendre connaissance de son contenu ». Ainsi, souligne-t-il, «  Ces journalistes dont on dit qu’ils sont indépendants étaient perçus ce jour-là comme des chiens de garde du pouvoir togolais. Et dans leur acharnement contre la FIDH, ils ont confirmé cette tendance des autorités togolaises à l’instrumentalisation de la presse à des fins politiques ». Le journal relève  en outre un  paradoxe « lorsque les envoyés spéciaux d’un pouvoir qui pue le discrédit osent s’interroger sur la crédibilité d’une organisation internationalement reconnue aussi à l’ONU qu’à l’Union Africaine ».
  

Actes d’intimidation sur la FIDH en violation de l’engagement 3.2

« En dépit de l’engagement N° 3.2 de
garantir sans délai aux médias, ONG et représentant de la société civile l’absence de tout harcèlement, censure ou intimidation , la LTDH est soumise à un harcèlement qui ne dit pas son nom », écrit le confrère. Rappelant que c’est le président de l’assemblée qui a déclenché les hostilités en traitant les dirigeants de la LTDH et de la FIDH de délinquants suivi de la tentative de corruption du ministre Mawutoe d’Almeida, le journal révèle qu’ « un groupe de bitosards de même acabit que d’Almeida Mawutoe rechercherait des membres de la LTDH à corrompre. L’opération consisterait à s’appuyer sur un ou des adhérents à la LTDH pour réaliser un montage tendant à salir la FIDH en faisant de fausses révélations indiquant que le rapport de cette organisation aurait été commandité par des partis de l’opposition sous le couvert de la Ligue »

Procès en diffamation   Harry Olympio à l’épreuve de la ‘’fessée politique’’

Revenant à son tour sur le procès en diffamation intenté par le CAR contre le sieur Harry Olympio et rappelant que ce n’est pas la première fois que M. Harry se livre à ce sensationnel, le journal relève que « aujourd’hui, il organise un autre montage pour faire croire qu’il est victime. Lui qui disait qu’il allait administrer une fessée politique à Me Agboyibo a plutôt encaissé la fessée ». En outre, ajoute-il, « ce spécialiste de fausses signatures et de mensonges pris à son propre piège, espère tirer profit de ses accointances avec Lomé 2 et s’attend à ce  que le Tribunal fixe une lourde caution que le plaignant ne pourra pas payer »

LE POINT de la semaine N° 004
Du mercredi, 23 jui
n 2004  

Menaces des officiels togolais contre la LTDH et la FIDH  L’OMCT fustige les propos de Natchaba et Pitang Tchalla
Titre à la Une
Le Point de la semaine avec les photos de M. Natchaba Fambaré, président de l’assemblée nationale et de M. Sidiki Kaba, président de la FIDH et publie en page intérieure (03) le communiqué de l’OMCT

Mise en œuvre des 22 engagements : Une seconde mission d’évaluation attendue dans une semaine à Lomé
Annonce le journal qui, constatant  qu’ à une semaine de la nouvelle mission d’évaluation, « la question des nouveaux avancements après le 1er juin fait l’objet de discussions », se demande s’il y aura d’autres points nouveaux devant faire l’objet d’évaluation. Tout compte fait souligne-t-il, « à l’étape actuelle il est difficile de se forger des résultats inexistants ». Relevant que quelque part des volontés d’entreprise ont été constatées mais qui ne sont pas dans le sens de rassurer tout le monde et notant qu’à propos du dialogue, il y a eu  « beaucoup d’amusement et des gamineries assimilables à une perte de temps pour ne plus jamais rien organiser », le journal s’interroge sur l’issue de cette seconde mission : « la première mission avait trouvé un terme diplomatique et technique pour qualifier la première évaluation. Qu’en sera-t-il pour la seconde et la dernière, quel est le scénario prévu après cette seconde mission si ce n’est la reconduction de la suspension de la coopération ? ». Convaincu que le gouvernement n’arrivera pas à ce cynisme, il espère que « le gouvernement a toute une semaine pour accélérer le processus afin de disqualifier tous les détracteurs du dialogue » et invite par conséquent les partis de l’opposition traditionnelle à « aider le gouvernement à retrouver ses repères ». 

Face à face avorté au Tribunal correctionnel de Lomé :
Le procès Harry Olympio – Me Agboyibo reporté au 28 juillet

Annonce Le Point de la semaine qui publie à cet effet le communiqué du CAR donnant les raisons de ce report.

SPORT Eliminatoires CAN et Mondial 2006  
Togo – Sénégal
3-1
Les Eperviers à tire- d’ailes

« La bataille de la faune entre Eperviers et Lions, a tourné à l’avantage des oiseaux rapaces qui ont survolé leurs adversaires dans un stade de Kégué en ébullition. La volonté et la rage de vaincre des poulains de Stephen Keshi, ont mis à genoux une équipe sénégalaise, à l’image de son portier Tony Sylva débordé par autant de culot et d’efficacité de la part de Emmanuel Adébayor Shéyi et Sénaya Seyram, auteurs des 3 buts togolais dont un doublé en fin de match de ce dernier, heureux remplaçant qui n’a pourtant passé que 25 mn sur la pelouse », écrit notre confrère.

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 116  
Du mercredi, 23 jui
n 2004

Négociations inter togolaises : Koffi Sama noie le dialogue dans le folklore
C’est ce que croit notre confrère après que plusieurs partis politiques et associations de tout acabit se soient succédés dans la salle Entente du CASEF depuis le 10 juin pour y rencontrer une délégation gouvernementale conduite par le PM Koffi Sama dans le cadre du dialogue national prévu à l’engagement 1.1 Estimant que ces consultations se déroulent dans un esprit qui ne respecte ni dans le fond ni dans les formes de l’engagement 1.1 qui est celui de mener un dialogue crédible, structuré et transparent avec l’opposition traditionnelle et la société civile, et convaincu ce décor spectacle  ne permettra pas d’aboutir au résultat escompté, c’est-à-dire obtenir la levée de sanctions,  le journal relève que « Koffi Sama a volontairement entraîné le dialogue tant espéré  dans une impasse en essayant de mettre sur le même pied, les partis fantoches créés de toutes pièces pour faire ombrage aux premiers dont les qualités de partenaires au dialogue sont sujets à caution », car estime-t-il  « ces partis (RSDD, PTJ, PUDES, PEP, UDPS, MOCEP et autres) souvent regroupés en groupements à intérêt économique ( CPOC, FOR) n’ont pour la plupart jamais participé à une échéance électorale sans avoir la certitude que les vrais partis d’opposition n’y participaient pas ». Bien plus, poursuit le journal, « cela ne les empêche pourtant pas de se réclamer de l’opposition tout en ayant toujours proclamé leur indéfectible soutien à la politique du chef de l’Etat ». En outre, le journal relève un autre fait dans ces rencontres que le PM initie depuis le 10 juin dernier qui frise le ridicule et qui prouve à suffisance qu’on ne peut rien attendre de ce futur dialogue qui risque de ressembler fort étrangement à la conférence nationale. « La semaine écoulée a ainsi vu dans les rencontres entrant dans le cadre du dialogue, défiler des organisations aux noms inconnus et imprononçables qui sont pour la plupart dirigées par des baron(ne)s du RPT ou par leurs proches familiaux. Le sommet du ridicule a toutefois été atteint quand de prétendus prêtres vodous et leurs bonnes sœurs  se sont tenus sur les marches du CASEF pour faire des grimaces injurieuses pour les authentiques pratiquants du culte ancestral ».

Par la faute de Natchaba :
Eyadema se met à dos les défenseurs des droits de l’homme

« La publication le 09 juin dernier d’un rapport accablant sur la situation des droits de l’homme au Togo a fait l’effet d’une douche froide dans les milieux proches du pouvoir togolais. Occupé à convaincre les autorités européennes de sa volonté d’appliquer sérieusement les 22 engagements auxquels il avait souscrits, le régime ne s’attendait pas à ce rude coup sur la question sensible des droits de l’Homme. D’où les vives réactions enregistrées  ici et là parmi les partisans du Gal Eyadema. Certaines de ces réactions ont malheureusement pour leurs auteurs, dépassé le cadre de la contestation politique pour se porter sur le terrain du dénigrement et de l’atteinte à l’intégrité morale des dirigeants de la LTDH et de la FIDH. Le président  de l’assemblée nationale Fambaré Natchaba a contribué d’une façon indigne de son rang à mettre une fois de trop encore le Togo sur le devant de la scène des droits de l’Homme. En témoigne cette réaction de l’observatoire pour la protection des droits de Homme publiée à la suite des propos controversés du président de l’assemblée nationale », écrit le journal avant de publier le communiqué de cet observatoire.

Nouveau report du procès Harry Olympio/ Me Agboyibo:
Un test pour une justice indépendante au Togo

Estime le journal. Rappelant que parmi les 22 engagements figure un qui concerne les mesures à prendre pour assurer une justice indépendante du pouvoir politique et fort de ce que deux mois après la prise des engagements, les Togolais attendent que la justice fasse la preuve de son indépendance vis-à-vis du pouvoir, le confrère note  que « le litige qui oppose aujourd’hui Me Yawovi Agboyibo à Harry Olympio fait office de cas d’école sur lequel les Togolais fonderont leur jugement ». Ainsi, relève-t-il, « si réellement la justice togolaise cherche aujourd’hui les voies et moyens d’assurer son indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics, elle dira dans cette affaire le droit sans aucune considération politicienne ».

« Les débordements observés au Palais de Justice mercredi passé sont aussi le résultat d’un déficit de confiance des Togolais en leur justice. Si certains sont allés jusqu’à répondre par la violence physique aux provocations d’un politicien business man, c’est que la majorité d’entre eux doutaient encore sérieusement de la capacité de la cour à dire le droit, juste le droit, rien que le droit », explique notre confrère.

Vers une ‘’fessée judiciaire’’ à Harry Olympio
Titre  
La Tribune du Peuple. Selon notre confrère, « Harry Olympio avait promis sur les ondes de Radio Métropolis donner une ‘’fessée politique’’  à Me Agboyibo devant la justice dans l’affaire qui les oppose. Mais c’était plutôt lui qui avait failli être lynché par la foule ». Fort de cela, le confrère se demande si le 28 juillet prochain « le sieur Harry Olympio, après avoir échappé à la correctionnelle il y a huit jours sera présent » ce jour « surtout que toutes les preuves sont contre lui ». Et le confrère doute que le sieur Harry puisse sortir de cette épreuve devant « la pléiade d’avocats qui soutiennent le CAR et Me Agboyibo ». Ainsi pense-t-il « il y a des risques que Harry Olympio sorte de cette confrontation comme d’un pressoir, vidé de toute sa verve » et risque de « recevoir une ‘’fessée de droit’’  le 28 juillet devant le tribunal correctionnel de Lomé »  

Meeting de sensibilisation :
L’UFC met à profit les 22 engagements de Bruxelles

Le confrère rend compte du meeting de sensibilisation que les responsables de l’UFC ont aminé le samedi 19 juin dernier à Atakpamé, chef lieu de la Région des Plateaux, ville située à 150 km au nord de Lomé, manifestation rendue possible grâce aux engagements N°3.3 et 3.4.  Selon notre confrère, « à Atakpamé, la délégation de l’UFC conduite par les vices présidents M. Patrick Lawson et Mme Dopé Atakpaméto et le secrétaire général M. JP Fabre, a entretenu les populations de l’Ogou sur l’évolution de la situation politique, les négociations en cours entre l’UE et le Togo, les 22 engagements pris à Bruxelles par les autorités togolaises et le dialogue national qui se déroule actuellement au Togo ». En conséquence, il nous apprend que les nombreux militants « ont déclaré avoir bien reçu le message et surtout œuvré pour l’aboutissement heureux de ces négociations »

Le Préfet de la Kozah poignardé à Pya – Hodo : L’agresseur l’aurait pris pour le chef de l’Etat
Révèle La Tribune du Peuple qui indique que selon des sources proches de la police, l’agresseur aurait déclaré qu’ « il croyait s’en prendre au chef de l’Etat, du moins, c’est lui qu’il voyait en la personne du Préfet » et « serait envoyé par les dieux pour exécuter cette besogne ». Le confrère, estimant qu’il est trop pour tirer une quelconque conclusion, exclut a priori tout grief personnel à l’encontre du préfet car, dit-il, « le préfet Pépa Yata Walakiyem est connu pour son calme légendaire et jouit de la confiance de ses supérieurs et d’une bonne notoriété. On le rencontre souvent au volant de sa voiture personnelle à Kara ».

FLAMBEAU des Démocrates N° 49
Du 24 juin 2004

Partis Politiques et Associations postiches pour un dialogue bidon  
Eyadema sera tenu pour responsable en cas d’échec du processus
Titre le journal pour qui, « lorsque le 14 avril 2004, le gouvernement togolais, par l’entremise du PM Koffi Sama prenait solennellement devant UE 22 engagements en vue de pallier le déficit démocratique qui a coûté à notre pays, plus de dix ans de sanctions économiques, nombreux sont les Togolais qui croyaient proche la fin de leurs souffrances. Puis que logiquement, la mise en application sans feinte par le gouvernement de ces 22 engagements pourra déboucher sur le rétablissement de la coopération UE- Togo qui peut servir de détonateur au redressement de la situation socioéconomique vacillante de notre pays ». Mais qu’à cela ne tienne, les Togolais ont déchanté car, note le confrère, «  dès le 30 avril dernier, les  habitudes de la maison ressurgissent pour battre en brèche les engagements 2.1 et 2.2 ayant trait respectivement  aux cas de tortures et de traitements inhumains et dégradants, et aux cas de détention à caractère politique ». Déplorant les conditions dans lesquelles se déroulent les consultations en vue de la préparation du dialogue national, le journal relève qu’ « il est clair que dans ces conditions, toute responsabilité en cas d’échec de ce dialogue qui se veut national, incombera au chef de l’Etat. Lui qui a désigné le PM Koffi Sama pour piloter le dialogue, lui qui devait rappeler à l’ordre ce dernier en cas de dérive, mais qui paradoxalement fait montre d’un mutisme incompréhensible sur la question ».

Meurtre à Akoumapé (P/VO)  Lamble Afiwa sauvagement battue meurt au dispensaire de la localité
Il s’agit, selon
le confrère qui rapporte certains témoignages, d’un meurtre qui est intervenu à la veille d’un jugement qui devait opposer l’époux de la défunte et sept personnes soupçonnées d’avoir eu des relations sexuelles avec cette femme qui était entre temps accusée d’infidélité. Un meurtre qui, selon toute vraisemblance,  se justifierait par le fait que les meurtriers voulaient  empêcher la dame de faire des  révélations.

« Mariée à un occasionnel de l’IFG avec lequel elle a eu 3 enfants, Afiwa, depuis plusieurs mois, ne vivait plus sous le toit conjugal. Il n’ y a pas longtemps, des insanités étaient colportées sur sa personne accusée d’infidélité et d’adultère. A en croire, des sources proches de son époux, celui-ci voudrait la ramener une nouvelle fois sous son toit ; lui aurait proposé des cérémonies de purification conformément à la tradition. Pour ce faire, Afiwa devait révéler l’identité de tous ceux qui avaient couché avec elle au cours de son abandon du foyer conjugal. Au total sept noms auraient été révélés dont ceux des deux oncles et d’un ami du cocu qui est vendeur de porc rôti face à l’église catholique », précise le journal qui indique par ailleurs que  « plusieurs personnes sur qui pèsent de lourds soupçons ont été arrêtées, gardées à la gendarmerie d’Akoumapé avant d’être déférées à la garnison de Lomé »

FORUM DE LA SEMAINEN° 08  
D
u jeudi, 24 juin 2004

Engagements du Togo à Bruxelles : Seconde et ultime mission de l’UE au Togo
Titre Forum de la Semaine qui constate qu’ « à l’orée de cette seconde et ultime mission, le gouvernement parait sur ses gardes mais les Togolais sont inquiets. Inquiets parce que des efforts concrets supplémentaires n’ont été ni perceptibles ni visibles ». Constatant que depuis l’ouverture du dialogue le 27 mai 2004 les choses se piétinent par la faute du gouvernement qui,  au lieu de « planifier et étudier les différentes préoccupations des uns et des autres et organiser et préparer le cadre pour le dialogue » se plaît à consulter des « individus et associations sans représentation effective » qui viennent « chanter des louanges à la télévision nationale, critiquent les auteurs des rapports sur les violations des droits humains, invectivent d’autres associations et partis politiques » et notant qu’ « excepté l’entame des consultations, rien n’a été encouragé depuis le départ de la première mission », le journal  se demande finalement ce qu’ « on dira à la prochaine mission d’évaluation qui arrivera le 1er juillet ». Sinon estime le confrère, « que tout est en chantier et que les 30 nouveaux jours avaient été toujours insuffisants pour accomplir le travail ». Comme il n’est jamais trop tard pour mieux faire, et à une semaine de l’arrivée de cette seconde mission, Forum de la Semaine souhaite que « le gouvernement consente à accepter dès à présent des avancées notables pour gagner du temps » à moins estime t-il  « qu’il ne soit prévu un scénario qu’un dialogue avec l’opposition traditionnelle n’ait jamais lieu ou qu’il dure toute une éternité ».     

Engagement n° 2.2   Qu’est devenu le gendarme Bokobosso ?
 Rappelant, selon la version officielle, que le 24 avril 1967, soit dix jours après l’arrivée au pouvoir  du Général Eyadema, un attentat, œuvre d’un petit gendarme du nom de Bokobosso,  a eu lieu au Palais de la Présidence et qui visait la personne du chef de l’Etat, et malgré les spéculations sur les circonstances de sa disparition, le confrère note que : « une chose est sûre : le gendarme Bokobosso est un prisonnier politique » et qu’à ce titre, « à l’heure du bilan où l’engagement N°2.2 exige la libération de tous les prisonniers politiques sur toute l’étendue du territoire, les Togolais veulent savoir ce qu’est devenu le gendarme Bokobosso »   

La LTDH publie une nouvelle liste de prisonniers politiques militaires
Voici la liste en question présentée par la LTDH comme liste additive


1-    Caporal AMEGNINOU Kovi 
2-    Soldat de 1ère classe MESSENH K.
3-    KOVE Sossouvi
4-
    DOGNON Koffi Mawuli
5-
    EGLY Kliko
6-
    LAWSON Laté Akouété
7-
    SERE K.
8-
    GAMADO Koudjo
 

Avé /Kévé Des assassins assaillent la ville de Kévé
Le journal fait savoir que « depuis plusieurs semaines, la ville de Kévé chef lieu de la préfecture de l’Avé connaît de tragiques moments d’insécurité. Des hommes cruels venus on ne sait de quels horizons, assaillent de nuit la ville et ses banlieues, tuant de paisibles citoyens ». Selon notre confrère cette insécurité a entraîné déjà  « au moins deux morts dans l’espace de quelques jours et plusieurs tentatives d’assassinat ». Cette situation qui a contraint la population de cette localité à adopter un « autre rythme de vie : dormir à 19 heures et se lever à 06 heures » étonne notre confrère qui  a du mal à comprendre cet état de chose étant donné que dans la seule ville de Kévé « on dénombre au moins trois postes de corps militaires et paramilitaires », lesquels corps  qui, au lieu d’assurer la sécurité de la population sont « mis  au service des individus pour traiter de façon inhumaine des citoyens ». Ainsi, le confrère interpelle les autorités à s’ « impliquer davantage dans cette affaire afin que des mesures appropriées soient prises pour démanteler ce réseau d’assassins ».    

Agression du Préfet Pépa Yata   Règlements de compte ou rivalité tribale ?
Battant en brèche l’argument selon lequel l’agresseur aurait confondu le Préfet au président de la République, le journal nous fait savoir que selon certaines sources, « l’autorité du Préfet Yata est de plus en plus contestée depuis un certain temps dans la région ». La contestation selon l’auteur, « aurait des mobiles à caractère ethnique. Les autochtones se verraient mieux dans le rôle que joue aujourd’hui M. Pépa Yata originaire de Doufelgou ».  A en croire notre confrère, ce mobile expliquerait « la facilité que l’agresseur a eue pour s’approcher du Préfet pour commettre son acte barbare » et pense qu’ « il est inconcevable que cet acte soit isolé » car, « même si l’artificielle unité nationale développée et chantée par le pouvoir RPT pouvait balayer d’un revers de main cette piste, le récurrent problème de fracture sociale avec incidences tribales n’est qu’une évidence ».

Sport  Eliminatoires CAN/Mondial 2006 : Togo- Sénégal : 3-1
Le triomphe du cœur

« Le stade de Kégué a vibré dimanche dernier au rythme du match de la 2e journée des éliminatoires combinés des CAN et Mondial 2006, opposant les Eperviers du Togo aux Lions du Sénégal. Dépassés, les visiteurs se sont montrés incapables de casser les rêves de succès des joueurs togolais. C’est le triomphe de la maîtrise et du cœur. L’aventure commence réellement pour les Eperviers dans ces deux compétitions… », Note le journal 

Où sont-ils, ces Sénégalais ?
S’interroge le confrère qui indique qu’ « une forte colonie de Sénégalais venant des paysans voisins, Bénin, Ghana, Burkina-Faso, s’est mobilisée pour accueillir vendredi dernier à l’aéroport de Lomé des lions de la Terrenga à leur arrivée. La caravane improvisée, qui a escorté la délégation sénégalaise jusqu’à son hôtel promettait une défaite « 2-0 » aux Togolais… »

CROCODILE N° 680  
Du jeudi, 24 juin 2004

Mise en œuvre des 22 engagements :
Koffi Sama fabrique son dialogue avec des partis et associations bidon

Titre  dans sa manchette Crocodile. Soulignant  qu’il apparaît une volonté de tenir le dialogue du côté du pouvoir avec l’allure que prennent les consultations de la délégation gouvernementale avec la société civile, le journal se demande tout de même de quel dialogue s’agit-il, eu égard à  ce qu’on a observé ces derniers jours à la télévision nationale avec le défilé des différents partis et associations qui se rivalisaient d’ardeur.  Pour le confrère, certes, « on doit tenir un dialogue, l’étendre à la société civile. Néanmoins, il est capital de se demander avec quelles sortes de figures de la société. Cela doit amener à faire, des invités à la consultation avec le gouvernement dans le cadre du dialogue, le tour de leur représentativité, de leur légalité, de leur moralité et de leur aptitude à pouvoir réfléchir rationnellement sur la chose publique et politique de ce Togo où tout a toujours été pièges en politique »

Un flou dans le système de facturation
TOGO- Electricité rançonne ses abonnés

Relevant des cas d’anomalies dans la facturation mensuelle de l’énergie par Togo- Electricité qui « s’apparentent étrangement à des tricheries, voire du vol », le journal demande à cette société distributrice de l’énergie au Togo « l’honnêteté dans la facturation de la consommation de l’énergie au lieu de la tricherie et du flou entretenu ». Ainsi souligne t-il « Togo- Electricité doit fixer les abonnés sur ces manœuvres de facturation. Si la facturation doit être arrêtée à 28 jours, 30 jours ou 41 jours etc. il faut que Togo- Electricité le dise pour éviter à l’avenir de faire payer encore plus chère l’énergie qui leur coûte depuis les yeux de la tête ».  

Injures à l’encontre de la FIDH 
Natchaba manque de courtoisie et d’élégance

Revenant à son tour sur les propos désobligeants tenus par le président de l’assemblée nationale sur Radio Métropolis à l’encontre  des dirigeants de la LTDH et FIDH, notre confrère se demande : « Comment un haut cadre d’un pays puisse employer des mots aussi vulgaires et orduriers à l’endroit de son prochain ? » En se comportant ainsi, « M. Natchaba a manqué de courtoisie et d’élégance ».

CAN et Mondial 2006 :
Les Eperviers se remettent en orbite

Estime le journal, au vu  de la victoire des Eperviers sur les Lions de la Terrenga et  des prestations des joueurs togolais dimanche dernier au stade de Kégué. Selon le confrère qui rapporte une source de la FTF, « chacun des joueurs a perçu 700.000fcfa suite à la victoire sur le Sénégal, après avoir perçu 100.000fcfa  chacun comme prime d’encouragement avant le match ».

LE CANARD Indépendant N° 07  
Du vendredi, 25 juin 2004

Installation d’une commission technique sur la CNDH 
Le Ministre KPOTSRA abuse l’opinion sur une représentation de l’opposition


· Réaction de Cornélius Aïdam et du CAR
Titre notre confrère  à la Une avec la photo du ministre chargé de la promotion de la Démocratie et de  l’Etat de Droit, M. Yao Roland Kpotsra. Rappelant que le 22 juin dernier le ministre en question avait tenu dans son cabinet une réunion de concertation avec la commission technique chargée de revoir le mandat de la CNDH, le confrère souligne que  « dans sa déclaration à la TVT, le ministre chargé de la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit, présentant la composition de la commission, a allégué une représentation de l’opposition ». Bien plus, précise-t-il, « Dans son édition N° 6804 du 23 juin 2004, Togo Presse le quotidien gouvernemental a présenté M. Cornélius Aïdam comme représentant de l’opposition au sein de cette commission ». Cette présentation, mentionne le journal, « n’a pas manqué de soulever des réactions de désapprobation
au niveau de certaines formations de l’opposition démocratique ». « C’est une manœuvre de plus du pouvoir pour semer la confusion et abuser de l’UE au moment de l’évaluation du niveau d’exécution des 22 engagements, a déclaré un responsable d’un parti politique qui a cependant souhaité garder l’anonymat », écrit notre confrère.

Mais Cornélius Aïdam, que par notre confrère dit avoir contacté, a indiqué avoir été invité à participer à une commission dans le cadre de l’engagement 2.5, les personnes composant cette commission sont invitées à titre personnel et individuel a-t-il laissé entendre avant  d’ajouter que …n’ayant pas été désigné à l’issue d’une concertation au sein de l’opposition, je ne peux pas représenter l’opposition au sein de cette commission. Et il poursuit : nous sommes prêts à apporter toutes contributions pour l’amélioration de la situation sociopolitique dans notre pays à chaque fois que nous aurons l’opportunité »   

Confidentiel  
Des partis s’apprêtent à suspendre leur participation au dialogue national

« Certains partis de l’opposition traditionnelle s’apprêtent à signifier au PM, la suspension de leur participation aux consultations initiées dans le cadre du dialogue national », révèle Le Canard Indépendant. Selon notre confrère, cette nouvelle levée de bouclier dans les rangs de l’opposition, fait suite à l’invitation, signée du ministre des affaires étrangères, M. Biossey Kokou Tozoun, que le PM vient d’adresser aux formations politiques, lettre dont la teneur suit :
‘’ (…) A la suite du dialogue qui a été lancé par le Président de la République et dans le cadre de la procédure en cours avec l’UE, vous avez bien voulu participer à une première réunion dans mon Cabinet.

Pour poursuivre le dialogue ainsi initié, j’ai l’honneur de vous demander de participer le (…), à la salle Entente du CASEF à une séance de travail sur la réforme du Code électoral.


Je compte sur votre présence et vous prie d’agréer Monsieur le (…), l’assurance de ma considération distinguée’’

Rapportant les propos d’un membre influent de parti de l’opposition qui déclarait : nous ne pouvons pas continuer à répondre à ces invitations alors même que le gouvernement fait l’impasse sur les préalables au dialogue, le journal indique, selon ce membre contacté,  « une initiative est en cours pour permettre aux partis de l’opposition de se mettre d’accord sur un minimum en ce qui concerne l’approche qu’il faut avoir du dialogue national ».

Les dépotoirs : un trésor pour les désoeuvrés
Depuis qu’il est sur le marché, Le Canard Indépendant a initié une série d’articles sur les faits de société, les problèmes d’insalubrité dans la ville de Lomé,les inondations à Lomé, l’état des routes, les animations à la page de Lomé, l’émigration, etc., bref aucun sujet n’est laissé. Aujourd’hui, le regard de notre confrère a porté sur les dépotoirs sauvages qui sont le nid des maladies, mais une source de trésor pour une catégorie de Togolais.

« La crise politico socio- économique que connaît le Togo depuis une dizaine d’années a affecté toutes les couches de la société. La pauvreté, la maladie, le chômage sont les maux quotidiens dont souffre la population. Pour sortir de cette misère criarde, beaucoup de jeunes Togolais ne manquent pas d’initiatives. Bon nombre se sont créés des ‘’emplois’’ pour subvenir à leurs besoins, assurer leur gagne- pain. C’est ainsi que les dépotoirs à Lomé sont devenus de véritables marchés d’emploi.

Les collines d’ordures qui nous encombrent sont des mines d’or insoupçonnées. Les décharges de Bè Aveto, de Gbadahonou, du Lycée Tokoin… enregistrent une meute d’exploitants. Des jeunes dont la tranche d’âge varie de 15 à 30 ans y travaillent quotidiennement. Ces jeunes remuent du matin au soir les ordures pour récupérer des plastiques, des bouteilles, des cartons, de l’aluminium, des vieilles godasses, des verres, des cuisinières et mêmes des cadavres d’animaux », écrit-il. Notre confrère  relève cependant la difficulté que ces jeunes abonnés aux dépotoirs auront à se trouver demain un emploi faute de qualifications.

Levée de la limitation des mandats présidentiels :
Une mode pour les chefs d’Etat africains

Notre confrère  constate cette tendance par la remise en cause de certains chefs d’Etat africains des lois fondamentales de leur pays  adoptées lors  des conférences nationales dont la dernière en date est celle du Tchad et se demande « pourquoi les mauvais exemples intéressent-ils les chefs d’Etat africains, pourquoi parce que la conférence nationale a réussi au Bénin, ils n’ont pas recherché à copier cet exemple ». Dans tous les cas, avertit-il, « Mathieu Kérékou en ce qui le concerne, doit éviter d’adhérer à une mode qui risque de lui être fatale ». 

Sport Eliminatoire CAN et Mondial 2006 :
La claque de Stephen à Stephan

La victoire des Eperviers du Togo sur les Lions de la Terrenga n’en finit pas de susciter des commentaires chez nos confrères sportifs.

« Le français Guy Stephan a débarqué à Lomé dans l’intention de gagner. Il a mis en place un dispositif tactique -4-3 -3, assez osé à cette fin. Pourtant l’histoire est là pour témoigner que les Lions de la Terrenga ont toujours été battus à Lomé du moins ces dix dernières années. Peut-être l’espionnage commandité du match des Eperviers à Lusaka a-t-il  conduit le coach français de la sélection sénégalaise sur une mauvaise piste ? Ce ne sont sûrement pas les Togolais qui vont s’en plaindre. Mais de toute évidence, à Lomé, les Sénégalais se sont trompés d’adversaire et donc de match… Petit à petit, le coach nigérian est en train de poser ses marques. Contre le Sénégal, Stephen Keshi par la justesse de sa lecture du jeu a administré une leçon à Guy Stephan », commente pour sa part Le Canard Indépendant

NOUVEL ECHO N° 296
Du vendredi, 25 juin 2004


Le Général est-il indésirable par les diables à Pya Hodo ?

S’interroge à son tour notre confrère, suite aux déclarations que l’agresseur du Préfet de la Kozah aurait faites selon lesquelles, il aurait été envoyé par les dieux pour mettre fin à la vie du président Eyadema. « Est-il réellement animé par les diables qui lui ont recommandé de mettre fin à la vie du chef de l’Etat ? Si tel est le cas, cette affaire doit être prise au sérieux, car en pays Kabyè, on ne badine pas avec les histoires de diables (Alewa). Est-ce à dire que les diables sont contre le Timonier national ? », Autant de questions que se pose le confrère autour de cette affaire.

Incompétence ou volonté de nuire  
Les collaborateurs qui enfoncent le régime Eyadema sur la question des droits de l’Homme

« Ils s’appellent Fambaré Natchaba, Koffi Sama, Akila Esso Boko, ou encore Foli- Bazi Katari…Ils sont censés représenter les meilleurs atouts actuels du président de la République pour rester au pouvoir. Du moins, ils se présentent souvent comme tel. Ces messieurs doivent tout au Gal Eyadema qui a fait d’eux des personnalités politiques du Togo. Pourtant, eux qui devraient être des travailleurs acharnés de celui qui leur a conféré de nombreux privilèges, se font surtout remarquer par des bourdes étonnantes, qui à moins de révéler une volonté de nuire au régime, dévoilent du moins une immaturité criarde», écrit l’auteur de l’article suite aux propos tenus par ces hauts responsables politiques lors de la mission d’enquête de la FIDH en février 2004, propos que la FIDH a repris dans son rapport. Sur la base de ces maladresses, le confrère fort de des rumeurs, entrevoit « une lutte de pouvoir entre les éventuels présidentiables du RPT qui tenteraient de pousser sournoisement le Fondateur du parti vers la sortie en se servant de la question des droits de l’homme »

Eyadema tourne le dos à la crise togolaise à une inconnue pour de nouveau s’occuper de la crise ivoirienne plusieurs inconnues
L’auteur de l’article interpelle ici le chef de l’Etat togolais à s’occuper plus de la crise que traverse  son pays qui est plus simple à résoudre que celle de la Côte d’Ivoire dans laquelle il s’investit depuis deux ans sans parvenir à un résultat. « Par rapport à la Côte d’Ivoire dont les belligérants ne cessent de fouler le sol togolais bientôt deux ans, le Togo présente une crise à une inconnue celle de reprendre le dialogue avec des acteurs politiques et la société civile. Le vrai dialogue. Pour la Côte d’Ivoire, la crise a plusieurs inconnues ; il y a un groupe de rebelles contre Gbagbo, armé et qui prend toute une région en otage et y installe son quartier général. On parle de désarmement qu’ils n’entendent pas. On forme un gouvernement d’union. Hier c’est les représentants des rebelles qui boycottent les conseils des ministres. Aujourd’hui, Gbagbo les chasse du gouvernement en retirant leurs véhicules de commandement et en coupant leur salaire »,