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Revue de presse de la semaine
du
14 au
18 juin
2004
Daniel Garidan
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE COMBAT du peuple N°452
Du lundi, 14 juin 2004
Rapport de la Mission Internationale
d’enquête de la FIDH au Togo Conférence de
presse de la FIDH à Paris : La stratégie de
la surenchère
Le directeur de la rédaction Lucien Messan,
du journal Le Combat du Peuple
qui a fait partie de la délégation des
journalistes dépêchés à Paris pour, dit-on,
couvrir la conférence de presse de la FIDH,
après avoir présenté des extraits
synthétisés des quatre intervenants à la
conférence de presse, s’en est vivement pris
à la FIDH qu’il n’a pas hésité à qualifier
d’ « instrument politique dangereux au
service des forces impérialistes » et au
président de la LTDH qu’il traite de cynique.
« Qu’on nous
dise qu’on viole les Droits de l’Homme au
Togo, il n’y a rien d’extraordinaire et de
surprenant, puisque aucun pays ne fait
exception au phénomène des Droits humains.
Mais lorsque,
au nom de la défense des droits de l’Homme,
on verse systématiquement dans le mensonge
et l’amalgame, il y a péril en la demeure.
Nous croyons,
toute proportion gardée, que lorsqu’une
organisation comme la FIDH veut dénoncer des
faits, elle doit prendre soin de les
vérifier et les situer dans le temps et dans
l’espace. Elle ne doit pas faire sienne la
stratégie de la surenchère et conjuguer le
Togo au passé comme c’est le cas.
Qu’une telle
organisation se contente de ressasser les
faits passés et de les actualiser pour les
besoins de ses causes, n’est pas de nature à
permettre le dialogue nécessaire susceptible
d’aboutir à la correction ou à
l’amélioration des situations dénoncées »,
écrit-il. . Ainsi, pour lui, « le rapport de
la FIDH, tel que présenté, est fortement
tendancieux et totalement irresponsable »,
raison pour laquelle notre confrère affirme
que « la FIDH est devenue un instrument
politique dangereux au service des forces
impérialistes qui cherchent à déstabiliser
l’Afrique ». D’ailleurs, souligne-t-il «
au cours d’un aparté que j’ai eu avec la
secrétaire générale, Mme Catherine Choquet,
cette dernière a avoué implicitement que la
FIDH est une organisation politique ». Dans
ce cas, estime le ‘’Vieux’’ comme
l’appellent ses confrères, « si donc la FIDH
vise des buts politiques, sa démarche
vis-à-vis du Togo s’expliquent et ses
dénonciations doivent être prises avec des
pincettes ». En tout cas, explique-t-il, « ce
n’est pas par hasard si la publication a
coïncidé avec les consultations de l’UE »
Pour le ‘’Vieux’’, « le but visé est
de mettre la pression et de rendre la tâche
plus difficile pour le Togo », sinon « pourquoi
cette démarche, dès lors que l’UE s’est
donnée ses propres moyens de contrôle ? »
S’en prenant au
président de la LTDH, le confrère écrit : « c’est
qui nous a le plus scandalisé, c’est le
cynisme de M. Adoté Ghandi Akwei, président
de la LTDH. Cet homme, décidément est un cas.
Autrement, comment peut-on distribuer à
Paris la photo d’une victime d’accident de
circulation pour justifier la violation des
droits de l’homme. Alors que dans le
dossier, la Justice a rendu son verdict. Les
voies de recours devant les tribunaux, ce
n’est pas un ministre. Comment expliquer le
fait que le tribunal n’ayant pas suivi le
parquet dans le cas de Marc Palanga et
l’ayant condamné à une peine légère de 7
mois, on affirme qu’il y a un problème ?
Donc M. Akwei serait plus content si le
tribunal avait retenu le chef d’accusation
d’atteinte à la sécurité de l’Etat et
condamné M. Palanga à 20 ans
d’emprisonnement ferme ? »
Ombre & lumière De la problématique du
dialogue inertogotolais :
Le verre d’eau a moitié ou à moitié vide
Le Combat du Peuple
note que
l’engagement 1.1 connaît un début d’amorce
par les consultations que le gouvernement a
entamées la semaine dernière avec les
différentes forces politiques du pays.
Tirant donc un premier enseignement des
déclarations des leaders de l’opposition
traditionnelle, le journal constate que « nous
sommes en présence de deux visions qui se
résument par la formule du verre à moitié
plein ou à moitié vide ».
D’un côté,
relève-t-il « il y a ceux qui comme le CAR
et l’UFC, dans leur logique, posent des
préalables avant de franchir le pas », de
l’autre, « on retrouve des partis comme la
CPP et le PDR qui estiment que le respect
des 21 autres engagements répondra, de
facto, au moins à 90 % des exigences de
l’opposition. Pour les tenants de cette
thèse, le dialogue politique, dans ces
conditions, sera réduit à la portion congrue ».
S’interrogeant
sur le contenu et la finalité du prochain
dialogue, notre confrère souligne que « dans
notre pays, le problème majeur, celui sur
lequel la classe politique a toujours buté,
reste la transparence et la crédibilité des
élections ». De ce point de vue, il souhaite
que l’opposition s’implique davantage dans
le processus vu que ce problème se retrouve
dans les engagements 1.6, 1.5, 1.3, afin de
pouvoir prétendre modifier l’équilibre après
les locales et les législatives
transparentes. De ce fait, souligne-t-il,
« au regard des délais impartis, les partis
de l’opposition, qu’elle soit traditionnelle
ou constructive, doivent savoir raison
garder et aller à l’essentiel ». Etant
entendu que tout le monde est maintenant
d’accord pour le dialogue, le confrère pense
qu’il faut « dépassionner le débat et
réfléchir sur la formule qui permettra à ce
dialogue d’atteindre ses objectifs dans un
laps de temps assez raisonnable ». Evoquant
les difficultés que l’opposition
traditionnelle aura à s’entendre sur « un
canevas commun» du fait des partis qui la
composent, Le Combat du Peuple
propose de « recueillir les points de vue de
chacun et créer des commissions qui auront
pour rôle de synthétiser et de proposer les
voies et moyens susceptibles de permettre
d’évoluer ». Dans ce cas, estime –t-il, « il
serait hautement indiqué d’éviter de revenir
sur les questions qui figurent déjà parmi
les 21 autres engagements pris par le
gouvernement et qu’il est tenu de respecter
puisque le gouvernement est comptable devant
l’UE ». |
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MOTION d’Information
N° 274
Du lundi, 14 juin 2004
Comment sortir du paradoxe et de
l’incohérence ?
Le RPT peut-il
piloter sans parti pris, un dialogue entre
l’opposition et lui-même ?
Se demande Motion d’Information.
Rappelant les rencontres que la délégation
gouvernementale a eues avec les partis
politiques et situant le contexte du
dialogue en cours, le journal note que le
bras de fer qui a opposé pouvoir et
opposition à l’ouverture solennelle du
dialogue le 27 avril 2004 aura été une bonne
chose car cette situation a permis de
relever au moins trois avantages.
Le premier,
selon notre confrère, « c’est qu’il aura
permis à la mission d’évaluation de l’UE de
constater et de faire comprendre ouvertement
aux autorités togolaises que leur engagement
numéro un d’une reprise ouverte et
crédible du dialogue avec l’opposition
traditionnelle n’est toujours effectif ».
Le deuxième,
estime la publication, « c’est d’avoir
clarifié les clivages politiques et défini
les deux principaux groupes qui seront aux
prises à l’occasion de ce dialogue
national ; on sait à peu près maintenant
qu’il y aura, d’un côté, les partis du
front de refus (UFC, CAR, CDPA, UDS-
Togo, ADDI) et de l’autre le groupe
constitué par la délégation qui s’est rendue
à Bruxelles le 14 avril dernier et dans
lequel se retrouvent la CPP d’Edem Kodjo et
le PDR de Zarifou Ayéva ».
Les clivages
ainsi définis et dégagés vont, selon le
journal, « aider à mieux situer le rôle et
la place des organisations de la société
civile » qui, « devraient se sentir
plus à l’aise dans leur rôle de force tampon
entre les groupes politiques ayant pour
vocation première, la conquête du pouvoir ».
Cependant,
constate le journal, ces avantages ainsi
relevés posent un certain nombre de
problèmes : « Tout en clarifiant la
situation, ils la rendent un peu plus
complexe. En effet, on sait maintenant que
la stratégie initiale du gouvernement
comportait deux volets alternatifs ; le 1er
volet consistait à maintenir le statu quo en
faisant échouer le dialogue promis tout en
imputant la responsabilité de cet échec à
l’opposition démocratique constituée par le
front de refus. Le second volet
consistait à mener un simulacre de dialogue
entre le RPT et une ‘’opposition’’ de
circonstance taillée sur mesure ; cette
parodie de dialogue devrait permettre au
Général Président Eyadema de mettre en place
un nouveau premier ministre et un nouveau
gouvernement dit d’union nationale destiné à
pérenniser les bases législatives actuelles
dans le but de maintenir Eyadema au pouvoir ».
En revanche, constatant que les
circonstances actuelles ne se prêtent pas à
ces deux schémas, le journal pense que le
gouvernement est à la croisée des chemins
car « il se trouve face à trois
propositions ; celle de l’UFC, du CAR et de
la CDPA demandant la mise en place d’un
comité préparatoire mixe du dialogue ; celle
de l’UDS-Togo demandant la désignation par
l’UE, d’un médiateur chargé de rapprocher
les positions et de définir une position de
consensus et enfin la proposition de
certains caciques du RPT qui tiennent à ce
que le gouvernement garde la haute main sur
le dialogue et en conduise le déroulement
selon son propre schéma ».
Devant
l’inquiétude que suscite la question
essentielle du rôle et de la place du chef
de l’Etat dans ce dialogue, le confrère se
demande alors si « le RPT peut conduire en
toute impartialité un dialogue entre
l’opposition et lui-même » ; étant entendu
que les jeux étaient déjà faussés dès le
départ.
En l’absence de plate- forme commune :
L’Opposition
s’enferme dans des propositions pièges face
au gouvernement
« Malgré l’optimisme apparent affiché par la
classe politique togolaise suite à sa série
de rencontres avec le gouvernement et les
beaux discours sur la prééminence de
l’intérêt national, tous les acteurs
politiques sont unanimes à reconnaître en
privé, que quelque chose ne tourne pas rond
dans la démarche de l’opposition
traditionnelle. En l’absence de cette
fameuse plate-forme commune dont on parle
depuis plusieurs mois, chacun se borne à
plaider pour sa chapelle. Chacun se croit
obligé d’ajouter quelque chose pour faire
bonne figure. Du coup, on arrive à un
ensemble de propositions qui risquent
d’apparaître vite comme de véritables pièges
dans lesquels l’opposition démocratique
pourrait vite s’enfermer au profit du
pouvoir RPT », souligne le journal. Relevant
que de différentes réactions des leaders
politiques, il se dégage une espèce
d’unanimité autour d’un comité préparatoire
et constant que la question de la conception
même du dialogue annoncé fait l’objet de
controverse, le confrère s’étonne qu’ « il
ne vient à l’esprit d’aucun des ‘’experts
togolais en dialogue national’’ de proposer
au gouvernement de solliciter de Bruxelles,
la désignation d’un ‘’facilitateur’’ pour
conduire le dialogue annoncé », étant
entendu qu’ « on ne peut raisonnablement pas
demander au gouvernement de jouer lui-même
le rôle de facilitateur dans un conflit qui
le met aux prises avec l’opposition ». De
plus, le journal n’est pas d’avis avec le
CAR, la CDPA et l’UFC qui proposent un
comité préparatoire. Pour le confrère, cette
proposition « est dangereuse à plus d’un
titre. Au mieux, ce comité préparatoire
serait un CPS (Comité Paritaire de Suivi)
bis voué à l’immobilisme ; au pire, il
serait une simple caisse d’enregistrement
pour le RPT compte tenu de la configuration
actuelle des parties au dialogue ». En
conséquence, le journal estime qu’il urge
que les partis du front de refus « jettent
leurs rancunes à la rivière et s’accordent
sur le fond de ce dialogue de dernière
chance ».
Discussions entre le
pouvoir et la classe politique : Les leaders
politiques réagissent à chaud et affichent
leur disponibilité au dialogue
Motion d’Information
publie ici les réactions de M. Edem Kodjo de
la CPP, M. Nicolas Lawson du PRR, M. Zarifou
Ayéva du PDR, M. Patrick Lawson de l’UFC, M.
Harry Olympio du RSDD, Me Joseph Koffigoh de
la CFN et de M. Dogo Essodomna de l’UDPS
recueillis la semaine dernière au sortir de
leur rencontre avec la délégation
gouvernementale.
Après de très grandioses funérailles d’Etat :
Les Américains ont conduit Ronald Reagan à
sa dernière demeure
Le journal rend compte ici de
l’hommage rendu vendredi 11 juin dernier à
la bibliothèque présidentielle de Simi
Valley, en Californie par les Américains à
leur ancien président et revient le parcours
professionnel et politique du personnage qui
a marqué l’opinion américaine par ses idées
conservatrices et anticommunistes. |
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LE
REGARD N° 391
Du mardi, 15 juin 2004
Le dialogue dans un cadre structuré et
transparent :
Le CAR, la CDPA et l’UFC suggèrent un comité
mixte préparatoire
« Le gouvernement togolais a
rencontré les partis politiques de
l’opposition pour consultation la semaine
dernière. Pour les autorités togolaises, ces
rencontres fortement médiatisées participent
déjà du dialogue national ouvert par le chef
de l’Etat. Mais pour les partis de
l’opposition, il s’est agi tout simplement
de rencontres préliminaires qui leur ont
permis d’expliquer leurs préoccupations au
sujet du dialogue tel qu’annoncé par les
conclusions de Bruxelles. Si l’on considère
que les partis politiques qui ont assisté à
la cérémonie d’ouverture du dialogue
gnassional sont déjà embarqués dans le
fameux train en marche sans savoir où il les
emmène, la rencontre du gouvernement avec
les ‘’trois durs de l’opposition’’,
CAR, UFC, CDPA est d’une importance
particulière dans la mesure où les autorités
togolaises avaient besoin de sonder leurs
intentions », mentionne Le Regard.
Analysant les réactions de ces trois
formations politiques, le journal note que
« comme on peut le constater, les trois
partis ont exprimé leur préoccupation de
voir le dialogue se dérouler dans un cadre
structuré, transparent et méthodique pour
éviter l’improvisation et le cafouillage ».
Evoquant l’insistance du CAR sur
l’implication personnelle du chef de l’Etat
dans le dialogue, le journal relève que « l’expérience
a montré que quand il envoie ses courtisans
pour discuter avec l’opposition, cela ne
donne aucun résultat parce qu’en définitive,
c’est lui qui décide ».
Curieuse volonté de dialogue :
Lomé 2 mène une campagne de dénigrement
contre Me Agboyibo à l’étranger
Titre notre confrère qui signale que parmi
les journalistes envoyés à Paris au siège de
la FIDH pour porter la contradiction
se trouvait un certain Akpamou Kokouvi
Adokpo ; ex-militant du CAR. Ce
monsieur, selon notre confrère, « avait été
dépêché à Paris juste pour distribuer
plusieurs exemplaires d’un trac attentatoire
à l’honneur de Me Agboyibo et de son parti
le CAR ». Le document en question serait
édité par un mystérieux groupe Nouvelle
Presse inconnu au Togo et intitulé
Comment nous avons détruit notre pays tome
1. Selon notre confrère qui l’a certainement
parcouru, le tract « ne contient que
pour l’essentiel des insultes et des
mensonges grossiers déjà proférés à
l’encontre de toute l’opposition togolaise
et plusieurs fois diffusés sur les médias
d’Etat par des liseurs de motion stipendiés ».
Ce qui surprenant le plus notre confrère, « est
que celui qui a donné son nom au document ne
sait pas suffisamment lire et écrire pour
prétendre publier un ouvrage ». Plus
ubuesque, relève le confrère, « l’auteur ne
semble pas connaître sa date de naissance
réelle », et pour preuve, « sur les cartes
de membre publiées dans le tract, il est
mentionné sur l’une qu’il est ‘’né en
1944’’ et sur l’autre on lit : ‘’né
le novembre’’. Mais dans la biographie
de l’auteur, il est écrit que ce dernier est
‘’né le 14 avril 1942’’ ».
« C’est donc ce père de
famille, né trois fois et qui
paradoxalement s’est retrouvé comme
promoteur du CAR, que la dictature
instrumentalise pour dénigrer Me Agboyibo en
France au moment même où le pouvoir prétend
faire preuve de bonne volonté pour dialoguer
sincèrement avec ses adversaires politiques »,
regrette le journal.
Expliquant alors comment
l’affaire a débuté avec cette déclaration de
démission de M. Akpamou qui, au bout du
compte, a abouti à la publication de cet
ouvrage diffamatoire contre Me Agboyibo
Le Regard se demande si ce
sexagénaire, qui n’a pas peut-être pas
mesuré la portée de ce qu’il fait,
n’est-t-il pas à plaindre. « Comment nous
avons détruit notre pays, tome 1, signé
Akpamou Kokouvi Adokpo, le pauvre obnubilé
par des billets de banque amassés sur le dos
du ‘’peuple’’ ne peut mesurer le
lourd héritage de déshonneur qu’il laisse
ainsi à sa progéniture. Un homme de 62 ans
qui se laisse ainsi piétiner par des jeunes
d’une trentaine environ n’est-il pas à
plaindre ? », Écrit-il
Mission d’enquête de la FIDH : Le
rapport qui dérange les autorités togolaises
Sous ce titre Le Regard publie sur trois
pages une partie du rapport
de la FéDération
internationale des droits de l'homme (FIDH)
Trois ministres togolais bientôt à Paris
pour affronter la FIDH
Annonce Le Regard dans sa
manchette. Citant une source proche de la
FIDH, le journal indique que « le principe
d’une rencontre le 18 juin 2004 entre les
trois ministres Pitang Tchalla, Roland
Kpotsra et François Boko (indésirables lors
de la conférence de la FIDH) et le président
de la FIDH, Sidiki Kaba a été retenu ».
Par ailleurs, sur le
rapport proprement dit, le confrère a noté
une agitation de mauvais goût et
difficilement compréhensible: « Le pouvoir
RPT reste toujours égal à lui-même. Chaque
fois qu’un éclairage critique est porté sur
ses ‘’prouesses’’ en matière des
droits de l’homme, ses barons et ses griots
stipendiés ont toujours une réaction à fleur
de peau. Et parfois, sans avoir lu le
rapport sur les droits de l’homme qui
éclabousse le pouvoir, ils s’agitent à se
fendre le crâne. Ils déclarent que tout ce
qui est écrit sur les méthodes du régime est
faux, que les auteurs de rapports sont
manipulés par des partis politiques
‘’ennemis du peuple’’ et que sais-je
encore ? » ; Et pourtant, constate la
publication, « en lisant à tête reposée ce
nouveau rapport de la FIDH sur les droits
humains au Togo, on y découvre tout de suite
son caractère scientifique et technique. Ils
ont méticuleusement relevé ce qu’ils ont
constaté. C’est peut-être cela qui fait mal.
Les rares imperfections ne sauraient entamer
l’objectivité de ce rapport dans son
ensemble. Qui peut aujourd’hui nier, que le
Togo vit une paix de cimetière ? Qui peut
nier sans pincement au cœur que la peur et
l’intimidation sont ici, érigées en méthode
de gouvernement ? ». Et bien plus, « lorsque
des ministres font ressortir sans le savoir
la nature du régime en tentant de menacer et
d’influencer psychologiquement les experts à
travers des propos du genre ‘’ nous
pourrions vous faire attaquer dans la rue et
dire que ce sont les bandits’’ (Premier
ministre) ; ‘’ J’ai demandé au ministre
de l’intérieur de vous faire suivre et
d’assurer votre protection par peur d’un
coup’’ (Ministre de la justice) ou
encore ‘’personne n’est mort’’ (Ministre
de la communication), il n’y a pas meilleure
façon d’illustrer le caractère
subrepticement policier du pouvoir en
place » mentionne-t-il
Falsification de document et diffamation :
Harry
Olympio devant le tribunal correctionnel de
Lomé
Comme si l’occasion lui en a été offerte
dans cette affaire, Le Regard, n’a
pas de cadeau à Harry, qu’il qualifie
d’ailleurs de faussaire, d’autant
plus que depuis quelques temps, le
personnage est centre de controverses.
« Lorsque Harry Olympio
avait été tiré de sa galère au Gabon pour
être nommé ministre juste pour embêter le
leader de l’UFC et tenter de banaliser la
mise en quarantaine du régime Eyadema par
l’opposition, ceux qui savaient de quoi
Harry-vi est capable ont été scandalisés
de constater que le pouvoir est tombé aussi
bas pour composer avec des foutriquets…
Notre pays est tellement maudit que
n’importe quel zouave peut se proclamer
leader politique pourvu qu’il ait la
bénédiction du dieu de la Terre »,
écrit-il.
Sur la procédure
judiciaire initiée par le CAR, Le
Regard estime que le « CAR n’a
besoin de faire une publicité gratuite à ce
garçon qui n’est que l’ombre de lui-même »
et se demande « s’il est opportun de se
retrouver devant elle (justice) pour
affronter des faussaires à la solde de qui
on sait », étant donné que « dans les
engagements pris à Bruxelles, le
gouvernement reconnaît subrepticement que la
justice togolaise n’est pas indépendante ».
Suite à sa
conférence de presse en France,
d es
menaces planent sur le président Adoté Akwei
de la LTDH
Rappelant que lors d’une intervention sur
une radio locale, le président de
l’assemblée nationale M. Fambaré Natchaba
s’était « violemment pris à la FIDH en
traitant ses membres de délinquants et de
malhonnêtes », Le Regard craint le
sort qui sera réservé au président de la
LTDH M. Adoté Akwei Gandhi à son retour au
pays, du fait qu’il était aux côtés des
membres de la FIDH lors de la conférence de
presse le 09 juin dernier à Paris. Fort de
cela, le journal indique que certains de ses
proches « souhaiteraient qu’il ne revienne
pas de sitôt au pays » car, « malgré les
engagements pris à Bruxelles, un accident
est vite arrivé ». Par ailleurs, le
journal révèle qu’au moment où il mettait
sous presse « M. Adoté Gandhi est
injoignable » et l’invite à ne plus céder à
l’intimidation en restant en exil de peur
que la LTDH ne sombre « dans la léthargie
comme ce fut le cas lorsque sous la menace,
l’ex-président de cette ligue, Me Jean Dégli
s’était retrouvé en exil ». |
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LE POINT
de la semaine
N° 003
Du mercredi, 16 juin 2004
Ce matin au tribunal :
Face à face
Agboyibo-Harry Olympio
Titre Le Point de la semaine
qui, situant l’affaire dans son contexte,
relève que c’est un procès qui fait parler
de lui. « Au sein de la population, la
surprise semble l’emporter à un moment du
débat politique national où les esprits sont
plutôt focalisés sur les consultations
ouvertes le 14 avril dernier entre l’UE et
le Togo », souligne le journal qui rapporte
ainsi les avis de certains citoyens sur
l’affaire : « Agboyibo semble
davantage ne plus avoir une réelle maîtrise
de son vaseux programme politique. On ne
peut comprendre qu’en ces périodes cruciales
de la vie politique de la nation, Agboyibo
se laisse aller à des vétilles sans nom,
s’exclame un étudiant exaspéré. Côté Harry
Olympio, une certaine opinion semble unanime
pour reconnaître que ‘’le laborantin des
démissions en série’’ devra payer pour ses
‘’manipulations des consciences fragiles’’.
Pour ce responsable politique qui a requis
l’anonymat, ‘’on ne peut indéfiniment se
permettre pareils écarts sans se brûler les
doigts’’ »
Droits de l’Homme :
Le rapport de la FIDH secoue le pouvoir RPT
Commentant pour sa part le rapport de la
FIDH, le journal note que « les autorités
togolaises gagneraient à coopérer avec la
Ligue et à étudier les voies et moyens dont
elles pourraient faire recours pour une sage
utilisation des recommandations contenues
dans le rapport, au lieu de s’éreinter à
démontrer que le pouvoir est blanc comme
neige » car, « si le gouvernement a pris des
engagements relatifs au respect des droits
de l’homme, c’est parce que, à coup sûr, il
y a violations de ces droits ».
Préparation du dialogue national :
Poursuite des consultations avec les forces
politiques et la société civile
Comme les autres publications de la semaine
dernière, Le Point de la semaine
traite ici les réactions des leaders
politiques ainsi les communiqués de
certaines formations politiques relatifs aux
consultations entre le gouvernement,
l’opposition et la société civile.
Meurtre à Djéta :
Une vieille bossue de 55 ans décapitée par
deux jeunes garçons
Fait divers horrible que le confrère
rapporte ici. Selon notre confrère, cette
bestialité a été commise le 09 juin dernier
dans le village de Djéta, une localité
située dans la préfecture des Lacs à une
soixantaine de Kilomètres à l’Est de Lomé.
Selon le confrère qui rapporte les faits, la
vieille femme bossue âgée de 55 ans revenait
d’une brousse non loin de son village où
elle était allée chercher du bois quand elle
a été approchée par deux jeunes qui lui ont
demandé de lui prêter son coupe- coupe. Sans
hésitation, elle leur remis son outil et les
jeunes hommes se sont précipités sur elle la
ligotant par derrière avant de lui trancher
la tête et prendre la fuite avec le butin
recherché, c’est-à-dire la tête décapitée ;
ils reviendront plus tard vers 23 heures
pour enlever la bosse et enterrer le corps
de leur victime. L’enquête diligentée a
permis de mettre la main sur les deux
malfrats qui se trouvaient à Lomé chez un
charlatan avec un homme qui s’apprêtait à
leur payer une somme de 400.000 francs pour
la sale besogne. Le journal indique aussi
que, une autre personne qui a été citée
comme étant le guide à Djéta a été lui aussi
arrêtée et les cinq personnes interpellées
ont été déférées à la prison civile d’Anèho
où ils répondront de leur crime. Le journal
profite pour interpeller
sur « les autorités à tout mettre en
œuvre pour mettre fin à ces bestialités
d’une autre génération ».
Droits de l’Homme :
Agbéyomé Kodjo confirme les allégations de
la FIDH
Titre à la Une notre confrère avec la photo
de l’ex chef du gouvernement togolais. A la
page 5 de son édition, le confrère publie le
communiqué de presse de M. Agbéyomé Kodjo
confirmant le rapport de la FIDH |
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LA TRIBUNE DU PEUPLE N°
115
Du mercredi, 16 juin 2004
C’est un numéro spécial
porté à 12 pages pour, nous dit-on,
permettre à nos lecteurs de disposer de
l’intégralité du Rapport 2004 de la FIDH sur
le Togo
Consultations entre les partis politiques et
le gouvernement Le dialogue désormais lancé
Constate La Tribune du Peuple.
Reprenant les réactions des différents
leaders politiques, le confrère, fort de ce
que chaque parti a sa vision du dialogue,
exhorte le gouvernement à se transcender
pour satisfaire tous les protagonistes car,
« il est impérieux qu’à l’heure actuelle
chaque acteur politique joue un franc jeu
aux fins de juguler cette longue crise ».
FIDH Rapport 2004 sur le
Togo « L’arbitraire comme norme et 37 ans de
dictature » De l’opportunité de ce rapport
dans le contexte du dialogue UE- Togo
Kodjo Afatsao SILIADIN, directeur de la
rédaction de l’hebdomadaire La Tribune du
Peuple, membre de la délégation des six
journalistes ‘’bitosards’’ convoyés à
Paris pour la contre manif, rend
compte ici de la conférence de presse de la
FIDH et s’insurge contre l’organisation
internationale qui, au lieu d’aider les
autorités togolaises à engager des réformes
comme le fait l’UE, s’acharne contre elles.
Mieux, le confrère considère ce rapport
comme un ramassis des faits anciens. « Le
rapport de la FIDH 2004 sur le Togo pêche
par un certain acharnement sur les autorités
togolaises en faisant l’amalgame des faits
anciens, maintes fois dénoncés par la FIDH
elle-même, par d’autres organisations de
défense des droits de l’homme comme la
commission des droits de l’homme de l’ONU,
Amnesty International, et surtout par la
presse privée togolaise qui est très
remontée contre les violations des droits de
l’homme au Togo et plus particulièrement
contre la violation de la liberté
d’expression. Ce rapport ressasse des faits
déjà dénoncés à maintes reprises et dont le
traitement peut être considéré comme
l’aboutissement aux 22 engagements pris par
le gouvernement togolais le 14 avril 2004. A
ce titre, la FIDH aurait pu faire l’économie
d’un certain nombre de faits. En gonflant au
maximum les faits qui incriminent le Togo,
c’est à croire que l’organisation
internationale de défense des droits de
l’homme cherche à nuire aux autorités
togolaises et au pays tout entier par la
dramatisation de sa situation au moment où
la communauté internationale, au travers de
l’Union Européenne, cherche à pousser le
pays vers des réformes. La FIDH aurait dû
évoluer dans le même sens par des contacts
plus serrés avec les autorités togolaises au
lieu de les diaboliser », souligne-t-il. Le
confrère s’en prend aussi à la FIDH pour
n’avoir pas voulu associer la presse dans
ses enquêtes, alors que c’est elle qui
dénonce les différentes violations des
droits de l’homme dans le pays. « L’aberration
est à son comble quand on considère qu’une
mission d’enquête internationale de la FIDH
ait pu séjourner au Togo sans prendre
attache avec des organisations de presse en
place : le Conseil Togolais des Editeurs de
Presse (CTEP), l’Union des Radios et
Télévisions Libres (URATEL), Observatoire
Togolais des Médias (OTM) et l’Union des
Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).
Pour une organisation internationale ayant
la compétence et l’expérience de la FIDH,
c’est-à-dire capable de tirer sa réponse
d’un quelconque oui ou non, les
organisations et même les Journaux à titre
individuel sont des relais ». Quoi de plus
normal pour que notre confrère considère ce
manquement comme « une injure à la
corporation de la presse togolaise et au
travail qu’elle a abattu pour aboutir à la
dépénalisation du délit de presse quasiment
acquise ». Cependant note le confrère, « les
seuls faits récents que contient l’imposant
rapport 2004 de la FIDH sur le Togo » sont
les « événements survenus depuis
fin avril sur le campus de Lomé », et il est
donc permis de « considérer que la FIDH
cherche plutôt à nuire au Togo en le
diabolisant pendant qu’il cherche à négocier
sa sortie de crise avec l’UE ».
Examen : La tricherie
par le « bip »
En fait de tricherie par le « bip », le
confrère évoque ici le cas de ces jeunes
filles qui, au cours de l’année scolaire,
passent leur temps à envoyer des SMS (messageries)
enflammées aux garçons au lieu d’apprendre
leurs leçons et qui se retrouvent la tête
vide dans les centres d’examens. Afin de
pouvoir tricher, ces jeunes filles adoptent
des comportements indécents pour séduire les
surveillants qui n’arrivent pas à voir les
manèges qui se déroulent dans la salle.
« Les surveillants se voient offrir dans les
moindres détails la série des dessous
transparents qu’elle porte appuyés par des
œillades qui promettent le Nirvana si on se
laisse faire. Ce n’est pas souvent
fortuitement qu’on retrouve en plein examen
des filles, les jambes largement écartées en
toute indécence, laissant apparaître presque
toute leur anatomie. Les étirements aussi
servent à montrer le nombril et faire
ressortir les seins aux mamelons durs que ne
couvre que le petit corsage décolleté
transparent », écrit le confrère.
Akpamou Adokpo « sort » un livre
« Ne farfouillez pas dans nos têtes
pour coller ce nom à un illustre personnage
du gotha des écrivains togolais. En fait il
s’agit de ce pauvre hère, militant de
première heure du CAR de Me Agboyibo qui
avait provoqué une tempête dans un verre
d’eau en démissionnant de son parti.
Beaucoup se souviennent des péripéties de ce
malheureux événement que les médias d’Etat
avaient relayé à grand renfort de publicité.
A l’époque, le pauvre nous affirmait que
c’est ‘’Harry Vi qui s’est occupé de
tout’’. Il parlait de son retournement.
Cette affaire dans laquelle le CAR et Me
Agboyibo ont été accusés de tous les noms
d’oiseaux est d’ailleurs pendante devant la
justice » écrit le journal avant de revenir
au fameux livre au titre évocateur Comment
nous avons détruit notre pays qui, dit-il,
« pue la manipulation à mille lieux ».
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FORUM
DE LA SEMAINE N° 07
Du jeudi, 17 juin 2004
Procès Me Agboyibo/ Harry Olympio
Echauffourées avec plusieurs blessés :
Harry Olympio
se réfugie à la police
Le confrère rend compte de l’ambiance qui a
prévalu ce mercredi 16 juin 2004 au Palais
de justice de Lomé et note que la goûte
d’eau qui a débordé le vase est le fait que
« M. Harry Olympio ‘’encouragé’’ par
ses militants, est monté sur le piédestal du
côté où siège le procureur de la République,
pour ‘’faire le point’’ à la presse ».
C’est après cela qu’à sa sortie, « il est
poursuivi par un groupe de jeunes très
hostile à sa personne ».
La LTDH
répond aux propos
injurieux de Natchaba et dénonce une
tentative de corruption du ministre
d’Almeida Mawutoe
Voici pour vous les déclarations de la LTDH
Déclaration
Dénonciation d’une tentative de corruption
d’un dirigeant de la LTDH par le Ministre
Mawutoe d’ALMEIDA
Le 27 mai 2004, la LTDH a
rendu public un rapport sur les violations
des droits de l’Homme au Togo couvrant la
période 2003- avril 2004. C’est avec
indignation et horreur que les Togolais,
malgré leur conscience du phénomène, ont
accueilli les actes criminels et barbares
sont victimes des compatriotes en toute
impunité.
Au lieu de faire son
examen de conscience en sa qualité de membre
de gouvernement dont la responsabilité est
entière dans l’état scandaleux des droits
humains au Togo, le Ministre chargé des
Relations avec le Parlement, Mawutoe
d’ALMEIDA, s’est mis à harceler sans aucune
retenue et avec un rare cynisme un membre du
Bureau Exécutif de la LTDH.
Afin de donner du poids à
sa démarche, le Ministre d’Almeida a tout
d’abord recouru au mensonge en prétendant
que le Chef de l’Etat convoquait les
dirigeants de la LTDH à Lomé2. Le
rendez-vous aurait même été fixé, selon lui,
dans la matinée- du samedi 12 juin 2004 à
07heures.
C’est lorsque les membres
du Bureau Exécutif, avertis par leur
camarade, ont commencé à poser des questions
précises, que le ministre d’Almeida s’est
défilé pour solliciter une entrevue en
tête-à-tête entre lui et le membre du Bureau
Exécutif.
Celui-ci accepta de le
rencontrer dans le bureau de son ministère
pour avoir la très désagréable surprise
d’entendre d’Almeida lui tenir des propos
incohérents couvrant un large registre entre
les menaces voilées et la corruption. Comble
de l’indignité, le ministre a proposé à
notre camarade la création d’une autre Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme en lui
faisant miroiter monts et merveilles.
La LTDH exige du ministre
d’Almeida des excuses publiques.
La LTDH prend le peuple
togolais, la communauté internationale et
tout particulièrement l’UE à témoins quant
aux actes de malveillance que le sieur
Mawutoe d’Almeida pourrait être tenté de
poser à l’encontre des membres de son Bureau
Exécutif.
La LTDH tient à rappeler
au gouvernement togolais qu’il a pris 22
engagements dont une partie substantielle
concerne le respect des droits de l’Homme et
des principes démocratiques.
Fait à Lomé, le
14 juin 2004
Le Secrétaire Général
Ayayi Togoata APEDO-AMAH
Déclaration
La LTDH répond aux propos injurieux de
NATCHABA
Le 27 mai 2004,
la Ligue Togolaise pour les Droits de
l’Homme (LTDH) a présenté au peuple togolais
le catastrophique bilan des droits humains
au Togo.
Le 09 juin 2004, la
Fédération Internationale des Droits de
l’Homme (FIDH) a présenté à son tour son
rapport après son enquête sur le terrain au
mois de février 2004. Il faut préciser que
la FIDH s’est rendue au Togo à la demande de
la LTDH qui est l’une de ses ligues
affiliées.
Après la publication du
rapport de la FIDH, dont les médias
nationaux et internationaux se sont fait
l’écho, grands ont été la surprise et
l’écoeurement des Togolais en entendant les
propos orduriers et indignes tenus par le
président de l’Assemblée Nationale
monocolore Fambaré NATCHABA sur les antennes
de plusieurs radios.
Au lieu de reconnaître la
gravité de la situation dans laquelle se
trouvent les droits humains au Togo et de
s’engager à les améliorer, Natchaba a tenu
le lendemain des propos haineux qui
qualifient les dirigeants de la FIDH de « malhonnêtes »
et de « délinquants ». Puis
orientant sa rage sur la LTDH, il affirme
que la FIDH « s’appuie sur le président de
la LTDH » tout en qualifiant les dirigeants
de la LTDH de « délinquants ».
Entre les dirigeants de
la LTDH qui se dévouent au service du peuple
togolais et Natchaba, qui est le vrai
délinquant ?
Aucun membre de la LTDH
n’a eu à s’enfuir du pays comme un
délinquant à l’époque de la dictature
monopartisane, alors qu’il occupait de
hautes fonctions politiques.
Apparemment, Natchaba qui
insulte ceux qui lui déplaisent à tort et à
travers de délinquants, semble bien s’y
connaître en matière de délinquant.
Dans l’entendement de la
LTDH, la charge des hautes fonctions de la
République est inséparable d’un fort
sentiment de dignité.
La LTDH exige des excuses
publiques de Natchaba.
Fait à Lomé, le
14 juin 2004
Le Secrétaire Général
Ayayi Togoata APEDO-AMAH
Interview
Après les rapports de la LTDH et de
la FIDH sur le Togo
Adoté Akwei (Pdt
de la LTDH) :
« Il faut que les autorités
togolaises fassent l’effort d’entendre la
vérité… »
Le confrère
reprend ici l’interview que le président de
la LTDH a accordée à notre confrère
letogolais.com
Togo Electricité :
Le nouveau cauchemar des Togolais
Le confrère évoque ici les
désagréments que cette société de
distribution de l’énergie au Togo, Togo-
Electricité, cause à ses clients par ses
coupures intempestives et inopinées du
courant et se demande « ce qui
s’était passé dans la tête de nos décideurs
pour qu’ils bradent, en bons ‘’Negros’’,
la CEET à ces ‘’yovos’’ du Groupe
Elio, le même Groupe Elio qu’on disait avoir
mis à genoux la SENELEC, l’alter ego de la
CEET au Sénégal », et regrette comme
beaucoup de Togolais la privatisation de la
CEET, puis qu’ en son temps, « il n’y avait
pas autant de harcèlement des clients. On
pouvait gérer jusqu’à une certaine limite
ses arriérés de facturation. Disons que
c’était plus proche des réalités sociales.
Le pays est exsangue. C’est la débrouille
partout ». Mais, constate-t-il, « avec Togo-
Electricité, c’est l’enfer ».
Du miracle :
M. Philippe AZIAWA, Mort Ecrasé dans un
accident puis ressuscité par un ange à la
morgue d’Akatsi-Abo
Le confrère reprend pour ses
lecteurs deux articles que son Directeur de
publication avait fait publier sur cette
affaire dans l’hebdomadaire L’Evénement
N° 124 du 08 mai 2002 et 127 du 26 juin
2002. Cette reprise de ces deux fait suite
aux témoignages que le miraculé a
fait sur une radio périphérique Radio X-Solaire
le 15 juin dernier, témoignages confirmant
effectivement qu’il a été ressuscité par un
ange et transporté jusqu’à Lomé par une
personne mystérieuse
vêtue d’un
habit blanc, coiffé d’une casquette blanche
et ayant deux gants blancs à ses mains
Sport: Interview avec Stéphen Kessi
Forum de la semaine dans sa page
sportive a accordé une interview au
sélectionneur de l’équipe nationale
togolaise, le Nigérian Stephen KESHI dont la
sélection se prépare à affronter dimanche
prochain les Lions de la Terrenga du
Sénégal dans un match décisif comptant pour
la 2ème journée des éliminatoires CAN/Mondial
2006 après avoir été battue en 1ère journée
à Lusaka par l’équipe zambienne. Espérant
aborder ce match avec précaution et
détermination, l’entraîneur déclare
cependant à notre confrère : « J’aurais
souhaité une meilleure préparation…, on va
rebondir quand même » |
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CROCODILE N° 679
Du jeudi, 17 juin 2004
Affaire CAR- Harry Olympio :
Echauffourées et confusion hier au Palais de
Justice de Lomé
Comme plusieurs de ses confrères qui
étaient au Palais de Justice ce mercredi 16
juin pour couvrir le procès, le journaliste
de Crocodile s’étonne
d’apprendre sur les antennes de la TVT que
le procès a été reporté pour cause de non
versement de caution –citation directe
oblige-, alors qu’il était dit que c’est par
manque de sonorisation et de la tension qui
prévalait dans la salle que le procès est
porté. « Comme quoi, la vraie version des
actes a priori publics se montre des fois
difficile à établir au Togo », mentionne.
Revenant sur les tristes
événements qui ont mis aux prises les
militants et sympathisants des deux camps
CAR- RSDD, le confrère signale qu’après les
échauffourées, au siège du CAR, une victime
blessée à la main a déclaré « avoir été
atteint par une pierre lancée par Harry
Olympio lui-même » alors qu’il était parti
au tribunal pour répondre au rendez-vous du
procureur de la République. Sur la
responsabilité des uns et des autres dans
ces événements, le journal souligne que le
CAR a décliné toute responsabilité
considérant ces accrochages comme un
« montage de Harry Olympio ». De son côté,
« M. Harry a déclaré avoir été victime
d’agressions verbale et physique de la part
des militants du CAR » et accuse directement
le leader du CAR d’ « avoir organisé et
prémédité ces accrochages ».
Sur un autre angle, se
référant aux propos de Harry qui déclarait
sur une Radio périphérique Radio Métropolis
quelques jours avant le procès qu’il donnera
une fessée politique à
Agboyibo, le confrère se demande ce que ces
propos peuvent bien vouloir signifier car
« tout de même, Harry Olympio ne peut pas
prendre Agboyibo sur ses genoux et lui
administrer des fessées ». Sûrement,
estime-t-il « il a donc des intentions non
révélées en tenant des propos pareils. Il
est reconnu pour ses ‘’talents’’ à jouer au
trouble- fête dans les événements politiques ».
Rencontre Gouvernement- Opposition :
Halte à la distraction place aux actes !
Devant la pléthore des partis politiques qui
ont défilé à la salle Entente du CASEF dans
le cadre des consultations et dont « la
représentation de leurs leaders ne dépassent
pas les concessions de ceux-ci »,
Crocodile pense que « les problèmes
qui assaillent le Togo et qui ont abouti aux
22 engagements pris par le gouvernement
togolais devant l’UE le 14 avril 2004 sont
si importants qu’il n’est pas besoin de
donner le spectacle de la distraction ».
Pour lui, on n’a pas besoin d’interroger les
5 millions de Togolais pour résoudre le mal
togolais, la solution étant « la volonté
politique et la culture de l’alternance ».
Bien plus, le confrère n’apprécie pas la
manière dont les choses se passent et
préconise un arbitre (facilitateur) qui
devra « enregistrer les doléances des deux
camps et même d’un troisième camp, la
société civile en vue de faire des
propositions au mieux de tous », car si « un
des protagonistes, c’est-à-dire la mouvance
présidentielle prend l’initiative d’écouter
les doléances de l’autre protagoniste » les
résultats sont déjà compromis.
IFG-Togo ou l’ex –OPT:
Où est l’audit annoncé par Eyadema
Se demande notre confrère. Se
souvenant de l’important discours que le
chef de l’Etat a prononcé le 12 janvier
dernier à l’occasion des 37 ans de la
Libération Nationale, discours dans
lequel il invitait les Togolais à proscrire
de leurs comportements quotidiens la
corruption et le sabotage économique et
ordonnait un audit international pour faire
la lumière sur la gestion de l’ex OTP, le
journal constate que « depuis cette annonce,
plus rien même la plus petite information
n’est venue éclairer ou satisfaire la
curiosité des Togolais » alors qu’une
rocambolesque affaire avait défrayé la
chronique impliquant M. Barry Moussa Barqué
dans une malversation financière de l’IFG-Togo.
« Barqué était-il vraiment impliqué dans la
malversation dont-on a parlé ou était-ce un
coup monté contre ? », s’interroge notre
confrère. Dans tous les cas, le journal
pense qu’ « au moment où le Togo est à court
d’argent, il est important que l’on sache ce
que génèrent les unités de production du
pays ».
Le prix ‘’Père magnanime de la Paix :
On porte sur le place publique les blagues
de couloir
L’événement n’avait apparemment semblé
intéresser aucun confrère de la place puis
que depuis le début de la semaine personne
n’a voulu aborder le sujet, certainement que
le sujet n’intéressera aucun lecteur, les
Togolais étant habitués à ce genre de
spectacles. Crocodile a, pour
sa part, voulu porter un regard critique sur
la manifestation de samedi qui a drainé
plusieurs personnes venues des six pays de
la sous région et des profondeurs du Togo
pour relever le caractère enfantin de
l’événement. « Cette cérémonie, malgré la
présence du Secrétaire exécutif de la CEDEAO
Dr. Ibn Chambas qui a remis la distinction,
a été hautement critiquée pour son ambiance
enfantine et son caractère atypique peu
conseillé à l’endroit d’un chef d’Etat »
car, « quelles valeurs présentent les
œuvres-cadeaux : œuf d’autruche monté sur un
éléphant en ivoire, une femme à cheval, une
canne en ivoire, des cornes d’antilope mâle,
un pagne ‘’kente’’ et un timbre présentant
Eyadema dans une image d’Afrique ? En quoi
une écharpe portant inscription ‘’
Magnanimous Father of Peace’’ et une pendule
du Togo au bout d’une bande sont elles une
distinction honorifique ? ».
Pour notre confrère, « un
chef d’Etat, le président d’une République,
ça se respecte. Il ne doit pas se plier au
désir et à tout programme de quelque
collaborateur ou proche que ce soit.
Lorsqu’il est au centre de n’importe quelle
blague qu’on peut se permettre dans les
couloirs, on peut digérer. Mais, lorsque la
comédie quitte le salon et les couloirs pour
la place publique, c’est la nation qui est
déshonorée » |
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LE CANARD Indépendant N°
06
Du vendredi, 18 juin 2004
Dialogue national : Deux tendances se
précisent
« A défaut d’une précision de l’UE sur la
façon dont le dialogue national doit être
mené conformément à l’engagement N° 1.1, le
dialogue national se présente pour le moment
comme un ‘’serpent de mer’’. Le
défilé des délégations conduites par des
individus inconnus pour être des outils de
diversion aux mains du pouvoir et leurs
déclarations déphasées délivrées à la presse
à leur sortie, indiquent qu’une fois encore,
on est loin d’une réelle volonté d’œuvrer
pour une sortie de crise », constate Le
Canard Indépendant qui relève que, des
déclarations des leaders des principaux
partis politiques, « il ressort deux
approches opposées pour le déroulement du
dialogue. Une partie réitère le préalable à
l’ouverture du dialogue pendant qu’une autre
soutient que le dialogue a déjà commencé
avec ces consultations et qu’il ne saurait
être question d’une conférence nationale bis ».
Analysant les positions de ces deux
tendances, le confrère pense que «
dans un souci de recentrage et de
clarification, l’UE doit lever l’équivoque.
Car on assiste ici au clivage déjà relevé
lors de la cérémonie d’annonce du dialogue
national ». Toutefois, indique le journal,
« un premier arbitrage est attendu du
gouvernement qui doit réagir à travers une
synthèse des différentes positions imprimées
par les délégations ». Mais, convaincu que
« l’arbitrage du gouvernement ne peut
ramener la sérénité et l’apaisement », le
gouvernement étant soupçonné de vouloir
garder la haute main sur le dialogue qu’il
entend mener à sa guise, Le Canard
Indépendant indique qu’ « il importe
donc que l’UE, avant même la fin des
consultations, joue à la médiation entre les
deux tendances qui s’expriment au sujet de
la conception et du déroulement du dialogue
au terme de l’engagement N°1.1 »
Pour soutien à la dictature au Togo :
Deux eurodéputés français mis à la touche
Rappelant que dimanche 13 juin
dernier se sont déroulées en Europe des
élections pour le renouvellement du
Parlement de Strasbourg, le journal indique
que « cette année, deux personnalités
françaises n’auront pas cet honneur. Fodé
Sylla et Michel Scarbonchi ne figuraient
même pas au départ sur les listes de leur
parti ». Se réjouissant certainement de la
mise à l’écart de ces deux personnalités, le
confrère note que « les deux ont en commun
d’être depuis peu, en service au profit du
Général Gnassingbé Eyadema, au pouvoir
depuis 36 ans et qui éprouve des difficultés
à engager un véritable processus
démocratique ». En plus, le journal signale
que de source proche de la diaspora
togolaise en France, « la mise à l’écart de
Fodé Sylla, tient au fait que non seulement
il traîne des casseroles mais également, il
n’était plus contrôlable »
lors de l’élection présidentielle de juin
2003. Malgré l’absence de ces deux
personnalités au parlement européen,
principaux soutiens du régime togolais, le
journal annonce que « la dictature au Togo
aura un avocat en la personne de Patrick
Gaubert au sein de cette institution ».
Echauffourées au Tribunal de Lomé :
De nombreux blessés de part et d’autre:
Le RSDD et le CAR se renvoient
les responsabilités
Titre notre confrère qui revient sur le
film de la journée de mercredi 16 juin
marquée par des échauffourées entre les
partisans des deux parties (CAR/RDD)
engagées dans « un procès pas comme les
autres », lesquelles échauffourées ont
entraîné des blessés de part et d’autre et
révèle que M. Harry a déclaré « avoir déposé
une plaine contre le CAR ». Le confrère
publie en encadré la déclaration du CAR
concernant la nouvelle mise en scène de M.
Harry Olympio
Emigration
massive vers l’occident :
Une source de problèmes pour les jeunes
couples
C’est le constat fait par notre confrère.
Selon notre confrère, « l’émigration massive
de la population togolaise (jeunesse surtout)
a commencé avec le début de la crise que
traverse notre pays ». Cette émigration qui
s’est amplifié avec le lancement de la
Loterie Visa vers les Etats-Unis pose des
problèmes pour les jeunes couples mariés ou
en voie de l’être. C’est ainsi que notre
confrère rapporte ici les propos des jeunes
hommes et filles qui vivent les moments
difficiles- faits de suspicion de toute
sorte- de cette séparation temporaire ou
définitive selon les cas. ‘’Si vous
n’êtes encore pas mariés, c’est très dur
parce que tu es encore jeune et attirante
après, il commence par douter si ce que tu
ressens pour lui est du vrai amour ou tout
simplement un intérêt quelconque de pouvoir
un jour le rejoindre. C’est un calvaire
comment faire comprendre à une personne à
milles lieues qu’elle compte tant pour soi.
Il doute de tout, de ma fidélité plus que
tout’’ : Annie secrétaire dont le fiancé
Jean vit aux Etats-Unis depuis plus d’un an
‘’Ce n’est pas facile
mais si l’affection d’un homme arrive à la
manquer, je ne peux admettre un seul instant
qu’elle se livre à un autre. Mais, je
n’arrive pas à me libérer de cette anxiété,
va-t-elle m’attendre. M’attend-elle ou a-t-elle
déjà commis une infidélité ? Moi, oh que oui ;
deux ans c’est beaucoup trop pour moi mais
pas pour elle’’. Coco 26 ans, le fiancé
de Diane qui vit en Belgique depuis deux ans
‘’Au début, tout
allait bien. Il appelait souvent, assez
souvent. Après 3 ans, il est même revenu et
est reparti, tout s’est très bien passé et
on s’est fait la promesse mutuelle de
s’attendre. Mais dès on retour, je ne sais
pourquoi il y a eu un revirement de
situation. Il a espacé ses appels, il était
plus bref dans nos communications qui se
sont finalement raréfiées. Puis j’ai appris
par une rumeur qu’il a épousé une femme
blanche. Dès cet instant, il a coupé les
ponts, plus de messages ni d’appels. Cela
fait pratiquement 6 ans que je partage sa
vie et je pensais le connaître assez mais
non. Quelle déception ! Ce fut dur, je n’en
suis pas encore remise et je n’envisage pas
encore me lier de nouveau avec un autre’’
Sonia, jeune femme étudiante de 22 ans
dont le fiancé Lazare est en Europe depuis
environ cinq ans.
Le confrère a recueilli
ces propos pour montrer les problèmes
qu’engendre ce phénomène d’émigration dans
les couples dû à la crise sociopolitique et
économique que traverse le Togo, une
situation qui doit interpeller la conscience
des leaders politiques.
Sport Togo- Sénégal :
Les Eperviers veulent griffer du lion !
« Après la défaite de Lusaka, la
réception à Lomé de la grande favorite du
groupe s’avère une tâche périlleuse. Mais
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