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Actualité

19 juin 2004

Revue de presse de la semaine du 14 au 18 juin 2004
Daniel Garidan

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N°452
Du lundi, 14 juin 2004

Rapport de la Mission Internationale d’enquête de la FIDH au Togo Conférence de presse de la FIDH à Paris : La stratégie de la surenchère
Le directeur de la rédaction Lucien Messan, du journal Le Combat du Peuple qui a fait partie de la délégation des journalistes dépêchés à Paris pour, dit-on, couvrir la conférence de presse de la FIDH, après avoir présenté des extraits synthétisés des quatre intervenants à la conférence de presse, s’en est vivement pris à la FIDH qu’il n’a pas hésité à qualifier d’  « instrument politique dangereux au service des forces impérialistes » et au président de la LTDH qu’il traite de cynique.

« Qu’on nous dise qu’on viole les Droits de l’Homme au Togo, il n’y a rien d’extraordinaire et de surprenant, puisque aucun pays ne fait exception au phénomène des Droits humains.

Mais lorsque, au nom de la défense des droits de l’Homme, on verse systématiquement dans le mensonge et l’amalgame, il y a péril en la demeure.

Nous croyons, toute proportion gardée, que lorsqu’une organisation comme la FIDH veut dénoncer des faits, elle doit prendre soin de les vérifier et les situer dans le temps et dans l’espace. Elle ne doit pas faire sienne la stratégie de la surenchère et conjuguer le Togo au passé comme c’est le cas.

Qu’une telle organisation se contente de ressasser les faits passés et de les actualiser pour les besoins de ses causes, n’est pas de nature à permettre le dialogue nécessaire susceptible d’aboutir à la correction ou à l’amélioration des situations dénoncées », écrit-il. . Ainsi, pour lui, « le rapport de la FIDH, tel que présenté, est fortement tendancieux et totalement irresponsable », raison pour laquelle notre confrère affirme que « la FIDH est devenue un instrument politique dangereux au service des forces impérialistes qui cherchent à déstabiliser l’Afrique ». D’ailleurs, souligne-t-il «  au cours d’un aparté que j’ai eu avec la secrétaire générale, Mme Catherine Choquet, cette dernière a avoué implicitement que la FIDH est une organisation politique ». Dans ce cas, estime le ‘’Vieux’’ comme l’appellent ses confrères, « si donc la FIDH vise des buts politiques, sa démarche vis-à-vis du Togo s’expliquent et ses dénonciations doivent être prises avec des pincettes ». En tout cas, explique-t-il, « ce n’est pas par hasard si la publication a coïncidé avec les consultations de l’UE » Pour le ‘’Vieux’’, « le but visé est de mettre la pression et de rendre la tâche plus difficile pour le Togo », sinon « pourquoi cette démarche, dès lors que l’UE s’est donnée ses propres moyens de contrôle ? »

S’en prenant au président de la LTDH, le confrère écrit : « c’est qui nous a le plus scandalisé, c’est le cynisme de M. Adoté Ghandi Akwei, président de la LTDH. Cet homme, décidément est un cas. Autrement, comment peut-on distribuer à Paris la photo d’une victime d’accident de circulation pour justifier la violation des droits de l’homme. Alors que dans le dossier, la Justice a rendu son verdict. Les voies de recours devant les tribunaux, ce n’est pas un ministre. Comment expliquer le fait que le tribunal n’ayant pas suivi le parquet dans le cas de Marc Palanga et l’ayant condamné à une peine légère de 7 mois, on affirme qu’il y a un problème ? Donc M. Akwei serait plus content si le tribunal avait retenu le chef d’accusation d’atteinte à la sécurité de l’Etat et condamné M. Palanga à 20 ans d’emprisonnement ferme ? »

Ombre & lumière De la problématique du dialogue inertogotolais : Le verre d’eau a moitié ou à moitié vide
Le Combat du Peuple
note que l’engagement 1.1 connaît un début d’amorce par les consultations que le gouvernement a entamées la semaine dernière avec les différentes forces politiques du pays. Tirant donc un premier enseignement des déclarations des leaders de l’opposition traditionnelle, le journal constate que « nous sommes en présence de deux visions qui se résument par la formule du verre à moitié plein ou à moitié vide ».

D’un côté, relève-t-il « il y a ceux qui comme le CAR et l’UFC, dans leur logique, posent des préalables avant de franchir le pas », de l’autre, « on retrouve des partis comme la CPP et le PDR qui estiment que le respect des 21 autres engagements répondra, de facto, au moins à 90 % des exigences de l’opposition. Pour les tenants de cette thèse, le dialogue politique, dans ces conditions, sera réduit à la portion congrue ».

S’interrogeant sur le contenu et la finalité du prochain dialogue, notre confrère souligne que « dans notre pays, le problème majeur, celui sur lequel la classe politique a toujours buté, reste la transparence et la crédibilité des élections ». De ce point de vue, il souhaite que l’opposition s’implique davantage dans le processus vu que ce problème se retrouve dans les engagements 1.6, 1.5, 1.3, afin de pouvoir prétendre modifier l’équilibre après les locales et les législatives transparentes. De ce fait, souligne-t-il, « au regard des délais impartis, les partis de l’opposition, qu’elle soit traditionnelle ou constructive, doivent savoir raison garder et aller à l’essentiel ». Etant entendu que tout le monde est maintenant d’accord pour le dialogue, le confrère pense qu’il faut « dépassionner le débat et réfléchir sur la formule qui permettra à ce dialogue d’atteindre ses objectifs dans un laps de temps assez raisonnable ». Evoquant les difficultés que l’opposition traditionnelle aura à s’entendre sur « un canevas commun» du fait des partis qui la composent, Le Combat du Peuple propose de « recueillir les points de vue de chacun et créer des commissions qui auront pour rôle de synthétiser et de proposer les voies et moyens susceptibles de permettre d’évoluer ». Dans ce cas, estime –t-il, « il serait hautement indiqué d’éviter de revenir sur les questions qui figurent déjà parmi les 21 autres engagements pris par le gouvernement et qu’il est tenu de respecter puisque le gouvernement est comptable devant l’UE ».

MOTION d’Information N° 274
Du lundi, 14 juin 2004

Comment sortir du paradoxe et de l’incohérence ? Le RPT peut-il piloter sans parti pris, un dialogue entre l’opposition et lui-même ?
Se demande Motion d’Information. Rappelant les rencontres que la délégation gouvernementale a eues avec les partis politiques et situant le contexte du dialogue en cours, le journal note que le bras de fer qui a opposé pouvoir et opposition à l’ouverture solennelle du dialogue le 27 avril 2004 aura été une bonne chose car cette situation a permis de relever au moins trois avantages.

Le premier, selon notre confrère, « c’est qu’il aura permis à la mission d’évaluation de l’UE de constater et de faire comprendre ouvertement aux autorités togolaises que leur engagement numéro un d’une reprise ouverte et crédible du dialogue avec l’opposition traditionnelle n’est toujours effectif ».

Le deuxième, estime la publication, « c’est d’avoir clarifié les clivages politiques et défini les deux principaux groupes qui seront aux prises à l’occasion de ce dialogue national ; on sait à peu près maintenant qu’il y aura, d’un côté, les partis du front de refus (UFC, CAR, CDPA, UDS- Togo, ADDI) et de l’autre le groupe constitué par la délégation qui s’est rendue à Bruxelles le 14 avril dernier et dans lequel se retrouvent la CPP d’Edem Kodjo et le PDR de Zarifou Ayéva ».

Les clivages ainsi définis et dégagés vont, selon le journal, « aider à mieux situer le rôle et la place des organisations de la société civile » qui, «  devraient se sentir plus à l’aise dans leur rôle de force tampon entre les groupes politiques ayant pour vocation première, la conquête du pouvoir ».

Cependant, constate le journal, ces avantages ainsi relevés posent un certain nombre de problèmes : « Tout en clarifiant la situation, ils la rendent un peu plus complexe. En effet, on sait maintenant que la stratégie initiale du gouvernement comportait deux volets alternatifs ; le 1er volet consistait à maintenir le statu quo en faisant échouer le dialogue promis tout en imputant la responsabilité de cet échec à l’opposition démocratique constituée par le front de refus. Le second volet consistait à mener un simulacre de dialogue entre le RPT et une ‘’opposition’’ de circonstance taillée sur mesure ; cette parodie de dialogue devrait permettre au Général Président Eyadema de mettre en place un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement dit d’union nationale destiné à pérenniser les bases législatives actuelles dans le but de maintenir Eyadema au pouvoir ». En revanche, constatant que les circonstances actuelles ne se prêtent pas à ces deux schémas, le journal pense que le gouvernement est à la croisée des chemins car « il se trouve face à trois propositions ; celle de l’UFC, du CAR et de la CDPA demandant la mise en place d’un comité préparatoire mixe du dialogue ; celle de l’UDS-Togo demandant la désignation par l’UE, d’un médiateur chargé de rapprocher les positions et de définir une position de consensus et enfin la proposition de certains caciques du RPT qui tiennent à ce que le gouvernement garde la haute main sur le dialogue et en conduise le déroulement selon son propre schéma ».

Devant l’inquiétude que suscite la question essentielle du rôle et de la place du chef de l’Etat dans ce dialogue, le confrère se demande alors si « le RPT peut conduire en toute impartialité un dialogue entre l’opposition et lui-même » ; étant entendu que les jeux étaient déjà faussés dès le départ.

En l’absence de plate- forme commune : L’Opposition s’enferme dans des propositions pièges face au gouvernement
« Malgré l’optimisme apparent affiché par la classe politique togolaise suite à sa série de rencontres avec le gouvernement et les beaux discours sur la prééminence de l’intérêt national, tous les acteurs politiques sont unanimes à reconnaître en privé, que quelque chose ne tourne pas rond dans la démarche de l’opposition traditionnelle. En l’absence de cette fameuse plate-forme commune dont on parle depuis plusieurs mois, chacun se borne à plaider pour sa chapelle. Chacun se croit obligé d’ajouter quelque chose pour faire bonne figure. Du coup, on arrive à un ensemble de propositions qui risquent d’apparaître vite comme de véritables pièges dans lesquels l’opposition démocratique pourrait vite s’enfermer au profit du pouvoir RPT », souligne le journal. Relevant que de différentes réactions des leaders politiques, il se dégage une espèce d’unanimité autour d’un comité préparatoire et constant que la question de la conception même du dialogue annoncé fait l’objet de controverse, le confrère s’étonne qu’ « il ne vient à l’esprit d’aucun des ‘’experts togolais en dialogue national’’ de proposer au gouvernement de solliciter de Bruxelles, la désignation d’un ‘’facilitateur’’ pour conduire le dialogue annoncé », étant entendu qu’ « on ne peut raisonnablement pas demander au gouvernement de jouer lui-même le rôle de facilitateur dans un conflit qui le met aux prises avec l’opposition ». De plus, le journal n’est pas d’avis avec le CAR, la CDPA et l’UFC qui proposent un comité préparatoire. Pour le confrère, cette proposition « est dangereuse à plus d’un titre. Au mieux, ce comité préparatoire serait un CPS (Comité Paritaire de Suivi) bis voué à l’immobilisme ; au pire, il serait une simple caisse d’enregistrement pour le RPT compte tenu de la configuration actuelle des parties au dialogue ». En conséquence, le journal estime qu’il urge que les partis du front de refus « jettent leurs rancunes à la rivière et s’accordent sur le fond de ce dialogue de dernière chance ».

Discussions entre le pouvoir et la classe politique : Les leaders politiques réagissent à chaud et affichent leur disponibilité au dialogue
Motion d’Information
publie ici les réactions de M. Edem Kodjo de la CPP, M. Nicolas Lawson du PRR, M. Zarifou Ayéva du PDR, M. Patrick Lawson de l’UFC, M. Harry Olympio du RSDD, Me Joseph Koffigoh de la CFN et de M. Dogo Essodomna de l’UDPS recueillis la semaine dernière au sortir de leur rencontre avec la délégation gouvernementale.

Après de très grandioses funérailles d’Etat : Les Américains ont conduit Ronald Reagan à sa dernière demeure
Le journal rend compte ici de l’hommage rendu vendredi 11 juin dernier à la bibliothèque présidentielle de Simi Valley, en Californie par les Américains à leur ancien président et revient le parcours professionnel et politique du personnage qui a marqué l’opinion américaine par ses idées conservatrices et anticommunistes.

LE REGARD N° 391
Du mardi, 15 juin 2004

Le dialogue dans un cadre structuré et transparent :
Le CAR, la CDPA et l’UFC suggèrent un comité mixte préparatoire

« Le gouvernement togolais a rencontré les partis politiques de l’opposition pour consultation la semaine dernière. Pour les autorités togolaises, ces rencontres fortement médiatisées participent déjà du dialogue national ouvert par le chef de l’Etat. Mais pour les partis de l’opposition, il s’est agi tout simplement de rencontres préliminaires qui leur ont permis d’expliquer leurs préoccupations au sujet du dialogue tel qu’annoncé par les conclusions de Bruxelles. Si l’on considère que les partis politiques qui ont assisté à la cérémonie d’ouverture du dialogue gnassional sont déjà embarqués dans le fameux train en marche sans savoir où il les emmène, la rencontre du gouvernement avec les ‘’trois durs de l’opposition’’, CAR, UFC, CDPA est d’une importance particulière dans la mesure où les autorités togolaises avaient besoin de sonder leurs intentions », mentionne Le Regard. Analysant les réactions de ces trois formations politiques, le journal note que « comme on peut le constater, les trois partis ont exprimé leur préoccupation de voir le dialogue se dérouler dans un cadre structuré, transparent et méthodique pour éviter l’improvisation et le cafouillage ». Evoquant l’insistance du CAR sur l’implication personnelle du chef de l’Etat dans le dialogue, le journal relève que « l’expérience a montré que quand il envoie ses courtisans pour discuter avec l’opposition, cela ne donne aucun résultat parce qu’en définitive, c’est lui qui décide ».

Curieuse volonté de dialogue :
Lomé 2 mène une campagne de dénigrement contre Me Agboyibo à l’étranger

Titre notre confrère qui signale que parmi les journalistes envoyés à Paris au siège de la FIDH pour porter la contradiction se trouvait un certain Akpamou Kokouvi Adokpo ; ex-militant du CAR. Ce monsieur, selon notre confrère, « avait été dépêché à Paris juste pour distribuer plusieurs exemplaires d’un trac attentatoire à l’honneur de Me Agboyibo et de son parti le CAR ». Le document en question serait édité par un mystérieux groupe Nouvelle Presse inconnu au Togo et intitulé Comment nous avons détruit notre pays tome 1. Selon notre confrère qui l’a certainement parcouru, le tract « ne contient que pour l’essentiel des insultes et des mensonges grossiers déjà proférés à l’encontre de toute l’opposition togolaise et plusieurs fois diffusés sur les médias d’Etat par des liseurs de motion stipendiés ». Ce qui surprenant le plus notre confrère, « est que celui qui a donné son nom au document ne sait pas suffisamment lire et écrire pour prétendre publier un ouvrage ». Plus ubuesque, relève le confrère, « l’auteur ne semble pas connaître sa date de naissance réelle », et pour preuve, « sur les cartes de membre publiées dans le tract, il est mentionné sur l’une qu’il est ‘’né en 1944’’ et sur l’autre on lit : ‘’né le novembre’’. Mais dans la biographie de l’auteur, il est écrit que ce dernier est ‘’né le 14 avril 1942’’ ».

« C’est donc ce père de famille, né trois fois et qui paradoxalement s’est retrouvé comme promoteur du CAR, que la dictature instrumentalise pour dénigrer Me Agboyibo en France au moment même où le pouvoir prétend faire preuve de bonne volonté pour dialoguer sincèrement avec ses adversaires politiques », regrette le journal.

Expliquant alors comment l’affaire a débuté avec cette déclaration de démission de M. Akpamou qui, au bout du compte, a abouti à la publication de cet ouvrage diffamatoire contre Me Agboyibo Le Regard se demande si ce sexagénaire, qui n’a pas peut-être pas mesuré la portée de ce qu’il fait, n’est-t-il pas à plaindre. « Comment nous avons détruit notre pays, tome 1, signé Akpamou Kokouvi Adokpo, le pauvre obnubilé par des billets de banque amassés sur le dos du ‘’peuple’’ ne peut mesurer le lourd héritage de déshonneur qu’il laisse ainsi à sa progéniture. Un homme de 62 ans qui se laisse ainsi piétiner par des jeunes d’une trentaine environ n’est-il pas à plaindre ? », Écrit-il

Mission d’enquête de la FIDH : Le rapport qui dérange les autorités togolaises
Sous ce titre Le Regard publie sur trois pages une partie du rapport de la FéDération internationale des droits de l'homme (FIDH)

Trois ministres togolais bientôt à Paris pour affronter la FIDH
Annonce Le Regard dans sa manchette. Citant une source proche de la FIDH, le journal indique que « le principe d’une rencontre le 18 juin 2004 entre les trois ministres Pitang Tchalla, Roland Kpotsra et François Boko (indésirables lors de la conférence de la FIDH) et le président de la FIDH, Sidiki Kaba a été retenu ».

Par ailleurs, sur le rapport proprement dit, le confrère a noté une agitation de mauvais goût et difficilement compréhensible: « Le pouvoir RPT reste toujours égal à lui-même. Chaque fois qu’un éclairage critique est porté sur ses ‘’prouesses’’ en matière des droits de l’homme, ses barons et ses griots stipendiés ont toujours une réaction à fleur de peau. Et parfois, sans avoir lu le rapport sur les droits de l’homme qui éclabousse le pouvoir, ils s’agitent à se fendre le crâne. Ils déclarent que tout ce qui est écrit sur les méthodes du régime est faux, que les auteurs de rapports sont manipulés par des partis politiques ‘’ennemis du peuple’’ et que sais-je encore ? » ; Et pourtant, constate la publication, « en lisant à tête reposée ce nouveau rapport de la FIDH sur les droits humains au Togo, on y découvre tout de suite son caractère scientifique et technique. Ils ont méticuleusement relevé ce qu’ils ont constaté. C’est peut-être cela qui fait mal. Les rares imperfections ne sauraient entamer l’objectivité de ce rapport dans son ensemble. Qui peut aujourd’hui nier, que le Togo vit une paix de cimetière ? Qui peut nier sans pincement au cœur que la peur et l’intimidation sont ici, érigées en méthode de gouvernement ? ». Et bien plus, « lorsque des ministres font ressortir sans le savoir la nature du régime en tentant de menacer et d’influencer psychologiquement les experts à travers des propos du genre ‘’ nous pourrions vous faire attaquer dans la rue et dire que ce sont les bandits’’ (Premier ministre) ; ‘’ J’ai demandé au ministre de l’intérieur de vous faire suivre et d’assurer votre protection par peur d’un coup’’ (Ministre de la justice) ou encore ‘’personne n’est mort’’ (Ministre de la communication), il n’y a pas meilleure façon d’illustrer le caractère subrepticement policier du pouvoir en place » mentionne-t-il

Falsification de document et diffamation : Harry Olympio devant le tribunal correctionnel de Lomé
Comme si l’occasion lui en a été offerte dans cette affaire, Le Regard, n’a pas de cadeau à Harry, qu’il qualifie d’ailleurs de faussaire, d’autant plus que depuis quelques temps, le personnage est centre de controverses.

« Lorsque Harry Olympio avait été tiré de sa galère au Gabon pour être nommé ministre juste pour embêter le leader de l’UFC et tenter de banaliser la mise en quarantaine du régime Eyadema par l’opposition, ceux qui savaient de quoi Harry-vi est capable ont été scandalisés de constater que le pouvoir est tombé aussi bas pour composer avec des foutriquets… Notre pays est tellement maudit que n’importe quel zouave peut se proclamer leader politique pourvu qu’il ait la bénédiction du dieu de la Terre », écrit-il.

Sur la procédure judiciaire initiée par le CAR, Le Regard estime que le « CAR n’a besoin de faire une publicité gratuite à ce garçon qui n’est que l’ombre de lui-même » et se demande « s’il est opportun de se retrouver devant elle (justice) pour affronter des faussaires à la solde de qui on sait », étant donné que « dans les engagements pris à Bruxelles, le gouvernement reconnaît subrepticement que la justice togolaise n’est pas indépendante ».

Suite à sa conférence de presse en France, des menaces planent sur le président Adoté Akwei de la LTDH
Rappelant que lors d’une intervention sur une radio locale, le président de l’assemblée nationale M. Fambaré Natchaba s’était « violemment pris à la FIDH en traitant ses membres de délinquants et de malhonnêtes », Le Regard craint le sort qui sera réservé au président de la LTDH M. Adoté Akwei Gandhi à son retour au pays, du fait qu’il était aux côtés des membres de la FIDH lors de la conférence de presse le 09 juin dernier à Paris. Fort de cela, le journal indique que certains de ses proches « souhaiteraient qu’il ne revienne pas de sitôt au pays » car, « malgré les engagements pris à Bruxelles, un accident est vite arrivé ». Par ailleurs, le journal révèle qu’au moment où il mettait sous presse « M. Adoté Gandhi est injoignable » et l’invite à ne plus céder à l’intimidation en restant en exil de peur que la LTDH ne sombre « dans la léthargie comme ce fut le cas lorsque sous la menace, l’ex-président de cette ligue, Me Jean Dégli s’était retrouvé en exil ».

LE POINT de la semaine N° 003
Du mercredi, 16 juin 2004

Ce matin au tribunal : Face à face Agboyibo-Harry Olympio
Titre Le Point de la semaine qui, situant l’affaire dans son contexte, relève que c’est un procès qui fait parler de lui. « Au sein de la population, la surprise semble l’emporter à un moment du débat politique national où les esprits sont plutôt focalisés sur les consultations ouvertes le 14 avril dernier entre l’UE et le Togo », souligne le journal qui rapporte ainsi les avis de certains citoyens sur l’affaire : «  Agboyibo semble davantage ne plus avoir une réelle maîtrise de son vaseux programme politique. On ne peut comprendre qu’en ces périodes cruciales de la vie politique de la nation, Agboyibo se laisse aller à des vétilles sans nom, s’exclame un étudiant exaspéré. Côté Harry Olympio, une certaine opinion semble unanime pour reconnaître que ‘’le laborantin des démissions en série’’ devra payer pour ses ‘’manipulations des consciences fragiles’’. Pour ce responsable politique qui a requis l’anonymat, ‘’on ne peut indéfiniment se permettre pareils écarts sans se brûler les doigts’’ »

Droits de l’Homme :
Le rapport de la FIDH secoue le pouvoir RPT

Commentant pour sa part le rapport de la FIDH, le journal note que « les autorités togolaises gagneraient à coopérer avec la Ligue et à étudier les voies et moyens dont elles pourraient faire recours pour une sage utilisation des recommandations contenues dans le rapport, au lieu de s’éreinter à démontrer que le pouvoir est blanc comme neige » car, « si le gouvernement a pris des engagements relatifs au respect des droits de l’homme, c’est parce que, à coup sûr, il y a violations de ces droits ». 

Préparation du dialogue national :
Poursuite des consultations avec les forces politiques et la société civile

Comme les autres publications de la semaine dernière, Le Point de la semaine traite ici les réactions des leaders politiques ainsi les communiqués de certaines formations politiques relatifs aux consultations entre le gouvernement, l’opposition et la société civile.

Meurtre à Djéta :
Une vieille bossue de 55 ans décapitée par deux jeunes garçons

Fait divers horrible que le confrère rapporte ici. Selon notre confrère, cette bestialité a été commise le 09 juin dernier dans le village de Djéta, une localité située dans la préfecture des Lacs à une soixantaine de Kilomètres à l’Est de Lomé. Selon le confrère qui rapporte les faits, la vieille femme bossue âgée de 55 ans revenait d’une brousse non loin de son village où elle était allée chercher du bois quand elle a été approchée par deux jeunes qui lui ont demandé de lui prêter son coupe- coupe. Sans hésitation, elle leur remis son outil et les jeunes hommes se sont précipités sur elle la ligotant par derrière avant de lui trancher la tête et prendre la fuite avec le butin recherché, c’est-à-dire la tête décapitée ; ils reviendront plus tard vers 23 heures pour enlever la bosse et enterrer le corps de leur victime. L’enquête diligentée a permis de mettre la main sur les deux malfrats qui se trouvaient à Lomé chez un charlatan avec un homme qui s’apprêtait à leur payer une somme de 400.000 francs pour la sale besogne. Le journal indique aussi que, une autre personne qui a été citée comme étant le guide à Djéta a été lui aussi arrêtée et les cinq personnes interpellées ont été déférées à la prison civile d’Anèho où ils répondront de leur crime. Le journal profite pour interpeller sur « les autorités à tout mettre en œuvre pour mettre fin à ces bestialités d’une autre génération ».

Droits de l’Homme :
Agbéyomé Kodjo confirme les allégations de la FIDH

Titre à la Une notre confrère avec la photo de l’ex chef du gouvernement togolais. A la page 5 de son édition, le confrère publie le communiqué de presse de M. Agbéyomé Kodjo confirmant le rapport de la FIDH

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 115
Du mercredi, 16 juin 2004

C’est un numéro spécial porté à 12 pages pour, nous dit-on, permettre à nos lecteurs de disposer de l’intégralité du Rapport 2004 de la FIDH sur le Togo

Consultations entre les partis politiques et le gouvernement Le dialogue désormais lancé
Constate La Tribune du Peuple. Reprenant les réactions des différents leaders politiques, le confrère, fort de ce que chaque parti a sa vision du dialogue, exhorte le gouvernement à se transcender pour satisfaire tous les protagonistes car, « il est impérieux qu’à l’heure actuelle chaque acteur politique joue un franc jeu aux fins de juguler cette longue crise ».

FIDH Rapport 2004 sur le Togo « L’arbitraire comme norme et 37 ans de dictature » De l’opportunité de ce rapport dans le contexte du dialogue UE- Togo
Kodjo Afatsao SILIADIN, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire La Tribune du Peuple, membre de la délégation des six journalistes ‘’bitosards’’ convoyés à Paris pour la contre manif, rend compte ici de la conférence de presse de la FIDH et s’insurge contre l’organisation internationale qui, au lieu d’aider les autorités togolaises à engager des réformes comme le fait l’UE, s’acharne contre elles. Mieux, le confrère considère ce rapport comme un ramassis des faits anciens. « Le rapport de la FIDH 2004 sur le Togo pêche par un certain acharnement sur les autorités togolaises en faisant l’amalgame des faits anciens, maintes fois dénoncés par la FIDH elle-même, par d’autres organisations de défense des droits de l’homme comme la commission des droits de l’homme de l’ONU, Amnesty International, et surtout par la presse privée togolaise qui est très remontée contre les violations des droits de l’homme au Togo et plus particulièrement contre la violation de la liberté d’expression. Ce rapport ressasse des faits déjà dénoncés à maintes reprises et dont le traitement peut être considéré comme l’aboutissement aux 22 engagements pris par le gouvernement togolais le 14 avril 2004. A ce titre, la FIDH aurait pu faire l’économie d’un certain nombre de faits. En gonflant au maximum les faits qui incriminent le Togo, c’est à croire que l’organisation internationale de défense des droits de l’homme cherche à nuire aux autorités togolaises et au pays tout entier par la dramatisation de sa situation au moment où la communauté internationale, au travers de l’Union Européenne, cherche à pousser le pays vers des réformes. La FIDH aurait dû évoluer dans le même sens par des contacts plus serrés avec les autorités togolaises au lieu de les diaboliser », souligne-t-il. Le confrère s’en prend aussi à la FIDH pour n’avoir pas voulu associer la presse dans ses enquêtes, alors que c’est elle qui dénonce les différentes violations des droits de l’homme dans le pays. « L’aberration est à son comble quand on considère qu’une mission d’enquête internationale de la FIDH ait pu séjourner au Togo sans prendre attache avec des organisations de presse en place : le Conseil Togolais des Editeurs de Presse (CTEP), l’Union des Radios et Télévisions Libres (URATEL), Observatoire Togolais des Médias (OTM) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT). Pour une organisation internationale ayant la compétence et l’expérience de la FIDH, c’est-à-dire capable de tirer sa réponse d’un quelconque oui ou non, les organisations et même les Journaux à titre individuel sont des relais ». Quoi de plus normal pour que notre confrère considère ce manquement comme « une injure à la corporation de la presse togolaise et au travail qu’elle a abattu pour aboutir à la dépénalisation du délit de presse quasiment acquise ». Cependant note le confrère, « les seuls faits récents que contient l’imposant rapport 2004 de la FIDH sur le Togo » sont les  «  événements survenus depuis fin avril sur le campus de Lomé », et il est donc permis de « considérer que la FIDH cherche plutôt à nuire au Togo en le diabolisant pendant qu’il cherche à négocier sa sortie de crise avec l’UE ».

Examen : La tricherie par le « bip »
En fait de tricherie par le « bip », le confrère évoque ici le cas de ces jeunes filles qui, au cours de l’année scolaire, passent leur temps à envoyer des SMS (messageries) enflammées aux garçons au lieu d’apprendre leurs leçons et qui se retrouvent la tête vide dans les centres d’examens. Afin de pouvoir tricher, ces jeunes filles adoptent des comportements indécents pour séduire les surveillants qui n’arrivent pas à voir les manèges qui se déroulent dans la salle. « Les surveillants se voient offrir dans les moindres détails la série des dessous transparents qu’elle porte appuyés par des œillades qui promettent le Nirvana si on se laisse faire. Ce n’est pas souvent fortuitement qu’on retrouve en plein examen des filles, les jambes largement écartées en toute indécence, laissant apparaître presque toute leur anatomie. Les étirements aussi servent à montrer le nombril et faire ressortir les seins aux mamelons durs que ne couvre que le petit corsage décolleté transparent », écrit le confrère.

Akpamou Adokpo « sort » un livre
« Ne farfouillez pas dans nos têtes pour coller ce nom à un illustre personnage du gotha des écrivains togolais. En fait il s’agit de ce pauvre hère, militant de première heure du CAR de Me Agboyibo qui avait provoqué une tempête dans un verre d’eau en démissionnant de son parti. Beaucoup se souviennent des péripéties de ce malheureux événement que les médias d’Etat avaient relayé à grand renfort de publicité. A l’époque, le pauvre nous affirmait que c’est ‘’Harry Vi qui s’est occupé de tout’’. Il parlait de son retournement. Cette affaire dans laquelle le CAR et Me Agboyibo ont été accusés de tous les noms d’oiseaux est d’ailleurs pendante devant la justice » écrit le journal avant de revenir au fameux livre au titre évocateur Comment nous avons détruit notre pays qui, dit-il, « pue la manipulation à mille lieux ».

FORUM DE LA SEMAINE N° 07
Du jeudi, 17 juin 2004

Procès Me Agboyibo/ Harry Olympio Echauffourées avec plusieurs blessés : Harry Olympio se réfugie à la police
Le confrère rend compte de l’ambiance qui a prévalu ce mercredi 16 juin 2004 au Palais de justice de Lomé et note que la goûte d’eau qui a débordé le vase est le fait que « M. Harry Olympio ‘’encouragé’’ par ses militants, est monté sur le piédestal du côté où siège le procureur de la République, pour ‘’faire le point’’ à la presse ». C’est après cela qu’à sa sortie, « il est poursuivi par un groupe de jeunes très hostile à sa personne ».

La LTDH répond aux propos injurieux de Natchaba et dénonce une tentative de corruption du ministre d’Almeida Mawutoe
Voici pour vous les déclarations de la LTDH

Déclaration
Dénonciation d’une tentative de corruption d’un dirigeant de la LTDH par le Ministre Mawutoe d’ALMEIDA

Le 27 mai 2004, la LTDH a rendu public un rapport sur les violations des droits de l’Homme au Togo couvrant la période 2003- avril 2004. C’est avec indignation et horreur que les Togolais, malgré leur conscience du phénomène, ont accueilli les actes criminels et barbares sont victimes des compatriotes en toute impunité.

Au lieu de faire son examen de conscience en sa qualité de membre de gouvernement dont la responsabilité est entière dans l’état scandaleux des droits humains au Togo, le Ministre chargé des Relations avec le Parlement, Mawutoe d’ALMEIDA, s’est mis à harceler sans aucune retenue et avec un rare cynisme un membre du Bureau Exécutif de la LTDH.

Afin de donner du poids à sa démarche, le Ministre d’Almeida a tout d’abord recouru au mensonge en prétendant que le Chef de l’Etat convoquait les dirigeants de la LTDH à Lomé2. Le rendez-vous aurait même été fixé, selon lui, dans la matinée- du samedi 12 juin 2004 à 07heures.

C’est lorsque les membres du Bureau Exécutif, avertis par leur camarade, ont commencé à poser des questions précises, que le ministre d’Almeida s’est défilé pour solliciter une entrevue en tête-à-tête entre lui et le membre du Bureau Exécutif.

Celui-ci accepta de le rencontrer dans le bureau de son ministère pour avoir la très désagréable surprise d’entendre d’Almeida lui tenir des propos incohérents couvrant un large registre entre les menaces voilées et la corruption. Comble de l’indignité, le ministre a proposé à notre camarade la création d’une autre Ligue Togolaise des Droits de l’Homme en lui faisant miroiter monts et merveilles.

La LTDH exige du ministre d’Almeida des excuses publiques.

La LTDH prend le peuple togolais, la communauté internationale et tout particulièrement l’UE à témoins quant aux actes de malveillance que le sieur Mawutoe d’Almeida pourrait être tenté de poser à l’encontre des membres de son Bureau Exécutif.

La LTDH tient à rappeler au gouvernement togolais qu’il a pris 22 engagements dont une partie substantielle concerne le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques.

Fait à Lomé, le 14 juin 2004
Le Secrétaire Général
Ayayi Togoata APEDO-AMAH

Déclaration
La LTDH répond aux propos injurieux de NATCHABA

Le 27 mai 2004, la Ligue Togolaise pour les Droits de l’Homme (LTDH) a présenté au peuple togolais le catastrophique bilan des droits humains au Togo.

Le 09 juin 2004, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) a présenté à son tour son rapport après son enquête sur le terrain au mois de février 2004. Il faut préciser que la FIDH s’est rendue au Togo à la demande de la LTDH qui est l’une de ses ligues affiliées.

Après la publication du rapport de la FIDH, dont les médias nationaux et internationaux se sont fait l’écho, grands ont été la surprise et l’écoeurement des Togolais en entendant les propos orduriers et indignes tenus par le président de l’Assemblée Nationale monocolore Fambaré NATCHABA sur les antennes de plusieurs radios.

Au lieu de reconnaître la gravité de la situation dans laquelle se trouvent les droits humains au Togo et de s’engager à les améliorer, Natchaba a tenu le lendemain des propos haineux qui qualifient les dirigeants de la FIDH de « malhonnêtes » et de « délinquants ». Puis orientant sa rage sur la LTDH, il affirme que la FIDH « s’appuie sur le président de la LTDH » tout en qualifiant les dirigeants de la LTDH de « délinquants ».

Entre les dirigeants de la LTDH qui se dévouent au service du peuple togolais et Natchaba, qui est le vrai délinquant ?

Aucun membre de la LTDH n’a eu à s’enfuir du pays comme un délinquant à l’époque de la dictature monopartisane, alors qu’il  occupait de hautes fonctions politiques.

Apparemment, Natchaba qui insulte ceux qui lui déplaisent à tort et à travers de délinquants, semble bien s’y connaître en matière de délinquant.

Dans l’entendement de la LTDH, la charge des hautes fonctions de la République est inséparable d’un fort sentiment de dignité.

La LTDH exige des excuses publiques de Natchaba.

Fait à Lomé, le 14 juin 2004
Le Secrétaire Général
Ayayi Togoata APEDO-AMAH

Interview Après les rapports de la LTDH et de la FIDH sur le Togo Adoté Akwei (Pdt de la LTDH) : 

« Il faut que les autorités togolaises fassent l’effort d’entendre la vérité… »

Le confrère reprend ici l’interview que le président de la LTDH a accordée à notre confrère letogolais.com

Togo Electricité :
Le nouveau cauchemar des Togolais
Le confrère évoque ici les désagréments que cette société de distribution de l’énergie au Togo, Togo- Electricité, cause à ses clients par ses coupures intempestives et inopinées du courant et se demande  «  ce qui s’était passé dans la tête de nos décideurs pour qu’ils bradent, en bons ‘’Negros’’, la CEET à ces ‘’yovos’’ du Groupe Elio, le même Groupe Elio qu’on disait avoir mis à genoux la SENELEC, l’alter ego de la CEET au Sénégal », et regrette comme beaucoup de Togolais la privatisation de la CEET, puis qu’ en son temps, « il n’y avait pas autant de harcèlement des clients. On pouvait gérer jusqu’à une certaine limite ses arriérés de facturation. Disons que c’était plus proche des réalités sociales. Le pays est exsangue. C’est la débrouille partout ». Mais, constate-t-il, « avec Togo- Electricité, c’est l’enfer ».

Du miracle :
M. Philippe AZIAWA, Mort Ecrasé dans un accident puis ressuscité par un ange à la morgue d’Akatsi-Abo

Le confrère reprend pour ses lecteurs deux articles que son Directeur de publication avait fait publier sur cette affaire dans l’hebdomadaire L’Evénement N° 124 du 08 mai 2002 et 127 du 26 juin 2002. Cette reprise de ces deux fait suite aux témoignages que le miraculé a fait sur une radio périphérique Radio X-Solaire le 15 juin dernier, témoignages confirmant effectivement qu’il a été ressuscité par un ange et transporté jusqu’à Lomé par une personne mystérieuse
vêtue d’un habit blanc, coiffé d’une casquette blanche et ayant deux gants blancs à ses mains

Sport: Interview avec Stéphen Kessi
Forum de la semaine dans sa page sportive a accordé une interview au sélectionneur de l’équipe nationale togolaise, le Nigérian Stephen KESHI dont la sélection se prépare à affronter dimanche prochain les Lions de la Terrenga du Sénégal dans un match décisif comptant pour la 2ème journée des éliminatoires CAN/Mondial 2006 après avoir été battue en 1ère journée à Lusaka par l’équipe zambienne. Espérant aborder ce match avec précaution et détermination, l’entraîneur déclare cependant à notre confrère : « J’aurais souhaité une meilleure préparation…, on va rebondir quand même »

CROCODILE N° 679
Du jeudi, 17 juin 2004

Affaire CAR- Harry Olympio :
Echauffourées et confusion hier au Palais de Justice de Lomé

Comme plusieurs de ses confrères qui étaient au Palais de Justice ce mercredi 16 juin pour couvrir le procès, le journaliste de Crocodile s’étonne d’apprendre sur les antennes de la TVT que le procès a été reporté pour cause de non versement de caution –citation directe oblige-, alors qu’il était dit que c’est par manque de sonorisation et de la tension qui prévalait dans la salle que le procès est porté. « Comme quoi, la vraie version des actes a priori publics se montre des fois difficile à établir au Togo », mentionne.

Revenant sur les tristes événements qui ont mis aux prises les militants et sympathisants des deux camps CAR- RSDD, le confrère signale qu’après les échauffourées, au siège du CAR, une victime blessée à la main a déclaré « avoir été atteint par une pierre lancée par Harry Olympio lui-même » alors qu’il était parti au tribunal pour répondre au rendez-vous du procureur de la République. Sur la responsabilité des uns et des autres dans ces événements, le journal souligne que le CAR a décliné toute responsabilité considérant ces accrochages comme un « montage de Harry Olympio ». De son côté, « M. Harry a déclaré avoir été victime d’agressions verbale et physique de la part des militants du CAR » et accuse directement le leader du CAR d’ « avoir organisé et prémédité ces accrochages ».

Sur un autre angle, se référant aux propos de Harry qui déclarait sur une Radio périphérique Radio Métropolis quelques jours avant le procès qu’il donnera une fessée politique à Agboyibo, le confrère se demande ce que ces propos peuvent bien vouloir signifier car « tout de même, Harry Olympio ne peut pas prendre Agboyibo sur ses genoux et lui administrer des fessées ». Sûrement, estime-t-il « il a donc des intentions non révélées en tenant des propos pareils. Il est reconnu pour ses ‘’talents’’ à jouer au trouble- fête dans les événements politiques ».

Rencontre Gouvernement- Opposition :
Halte à la distraction place aux actes !

Devant la pléthore des partis politiques qui ont défilé à la salle Entente du CASEF dans le cadre des consultations et dont « la représentation de leurs leaders ne dépassent pas les concessions de ceux-ci », Crocodile pense que « les problèmes qui assaillent le Togo et qui ont abouti aux 22 engagements pris par le gouvernement togolais devant l’UE le 14 avril 2004 sont si importants qu’il n’est pas besoin de donner le spectacle de la distraction ». Pour lui, on n’a pas besoin d’interroger les 5 millions de Togolais pour résoudre le mal togolais, la solution étant « la volonté politique et la culture de l’alternance ». Bien plus, le confrère n’apprécie pas la manière dont les choses se passent et préconise un arbitre (facilitateur) qui devra « enregistrer les doléances des deux camps et même d’un troisième camp, la société civile en vue de faire des propositions au mieux de tous », car si « un des protagonistes, c’est-à-dire la mouvance présidentielle prend l’initiative d’écouter les doléances de l’autre protagoniste » les résultats sont déjà compromis.

IFG-Togo ou l’ex –OPT:
Où est l’audit annoncé par Eyadema

Se demande notre confrère. Se souvenant de l’important discours que le chef de l’Etat a prononcé le 12 janvier dernier à l’occasion des 37 ans de la Libération Nationale, discours dans lequel il invitait les Togolais à proscrire de leurs comportements quotidiens la corruption et le sabotage économique et ordonnait un audit international pour faire la lumière sur la gestion de l’ex OTP, le journal constate que « depuis cette annonce, plus rien même la plus petite information n’est venue éclairer ou satisfaire la curiosité des Togolais » alors qu’une rocambolesque affaire avait défrayé la chronique impliquant M. Barry Moussa Barqué dans une malversation financière de l’IFG-Togo. « Barqué était-il vraiment impliqué dans la malversation dont-on a parlé ou était-ce un coup monté contre ? », s’interroge notre confrère. Dans tous les cas, le journal pense qu’ « au moment où le Togo est à court d’argent, il est important que l’on sache ce que génèrent les unités de production du pays ».

Le prix ‘’Père magnanime de la Paix :
On porte sur le place publique les blagues de couloir

L’événement n’avait apparemment semblé intéresser aucun confrère de la place puis que depuis le début de la semaine personne n’a voulu aborder le sujet, certainement que le sujet n’intéressera aucun lecteur, les Togolais étant habitués à ce genre de spectacles. Crocodile a, pour sa part, voulu porter un regard critique sur la manifestation de samedi qui a drainé plusieurs personnes venues des six pays de la sous région et des profondeurs du Togo pour relever le caractère enfantin de l’événement. « Cette cérémonie, malgré la présence du Secrétaire exécutif de la CEDEAO Dr. Ibn Chambas qui a remis la distinction, a été hautement critiquée pour son ambiance enfantine et son caractère atypique peu conseillé à l’endroit d’un chef d’Etat » car, « quelles valeurs présentent les œuvres-cadeaux : œuf d’autruche monté sur un éléphant en ivoire, une femme à cheval, une canne en ivoire, des cornes d’antilope mâle, un pagne ‘’kente’’ et un timbre présentant Eyadema dans une image d’Afrique ? En quoi une écharpe portant inscription ’ Magnanimous Father of Peace’’ et une pendule du Togo au bout d’une bande sont elles une distinction honorifique ? ».

Pour notre confrère, « un chef d’Etat, le président d’une République, ça se respecte. Il ne doit pas se plier au désir et à tout programme de quelque collaborateur ou proche que ce soit. Lorsqu’il est au centre de n’importe quelle blague qu’on peut se permettre dans les couloirs, on peut digérer. Mais, lorsque la comédie quitte le salon et les couloirs pour la place publique, c’est la nation qui est déshonorée »

LE CANARD Indépendant N° 06
Du vendredi, 18 juin 2004

Dialogue national : Deux tendances se précisent
« A défaut d’une précision de l’UE sur la façon dont le dialogue national doit être mené conformément à l’engagement N° 1.1, le dialogue national se présente pour le moment comme un ‘’serpent de mer’’. Le défilé des délégations conduites par des individus inconnus pour être des outils de diversion aux mains du pouvoir et leurs déclarations déphasées délivrées à la presse à leur sortie, indiquent qu’une fois encore, on est loin d’une réelle volonté d’œuvrer pour une sortie de crise », constate Le Canard Indépendant qui relève que, des déclarations des leaders des principaux partis politiques, « il ressort deux approches opposées pour le déroulement du dialogue. Une partie réitère le préalable à l’ouverture du dialogue pendant qu’une autre soutient que le dialogue a déjà commencé avec ces consultations et qu’il ne saurait être question d’une conférence nationale bis ». Analysant les positions de ces deux tendances, le confrère pense que «  dans un souci de recentrage et de clarification, l’UE doit lever l’équivoque. Car on assiste ici au clivage déjà relevé lors de la cérémonie d’annonce du dialogue national ». Toutefois, indique le journal, « un premier arbitrage est attendu du gouvernement qui doit réagir à travers une synthèse des différentes positions imprimées par les délégations ». Mais, convaincu que « l’arbitrage du gouvernement ne peut ramener la sérénité et l’apaisement », le gouvernement étant soupçonné de vouloir garder la haute main sur le dialogue qu’il entend mener à sa guise, Le Canard Indépendant indique qu’ « il importe donc que l’UE, avant même la fin des consultations, joue à la médiation entre les deux tendances qui s’expriment au sujet de la conception et du déroulement du dialogue au terme de l’engagement N°1.1 »

Pour soutien à la dictature au Togo :
Deux eurodéputés français mis à la touche

Rappelant que dimanche 13 juin dernier se sont déroulées en Europe des élections pour le renouvellement du Parlement de Strasbourg, le journal indique que « cette année, deux personnalités françaises n’auront pas cet honneur. Fodé Sylla et Michel Scarbonchi ne figuraient même pas au départ sur les listes de leur parti ». Se réjouissant certainement de la mise à l’écart de ces deux personnalités, le confrère note que « les deux ont en commun d’être depuis peu, en service au profit du Général Gnassingbé Eyadema, au pouvoir depuis 36 ans et qui éprouve des difficultés à engager un véritable processus démocratique ». En plus, le journal signale que de source proche de la diaspora togolaise en France, « la mise à l’écart de Fodé Sylla, tient au fait que non seulement il traîne des casseroles mais également, il n’était plus contrôlable » lors de l’élection présidentielle de juin 2003. Malgré l’absence de ces deux personnalités au parlement européen, principaux soutiens du régime togolais, le journal annonce que « la dictature au Togo aura un avocat en la personne de Patrick Gaubert au sein de cette institution ».

Echauffourées au Tribunal de Lomé :
De nombreux blessés de part et d’autre: Le RSDD et le CAR se  renvoient les responsabilités

Titre notre confrère qui revient sur le film de la journée de mercredi 16 juin marquée par des échauffourées entre les partisans des deux parties (CAR/RDD) engagées dans « un procès pas comme les autres », lesquelles échauffourées ont entraîné des blessés de part et d’autre et révèle que M. Harry a déclaré « avoir déposé une plaine contre le CAR ». Le confrère publie en encadré la déclaration du CAR concernant la nouvelle mise en scène de M. Harry Olympio

Emigration massive vers l’occident :
Une source de problèmes pour les jeunes couples

C’est le constat fait par notre confrère. Selon notre confrère, « l’émigration massive de la population togolaise (jeunesse surtout) a commencé avec le début de la crise que traverse notre pays ». Cette émigration qui s’est amplifié avec le lancement de la Loterie Visa vers les Etats-Unis pose des problèmes pour les jeunes couples mariés ou en voie de l’être. C’est ainsi que notre confrère rapporte ici les propos des jeunes hommes et filles qui vivent les moments difficiles- faits de suspicion de toute sorte- de cette séparation temporaire ou définitive selon les cas.  ‘’Si vous n’êtes encore pas mariés, c’est très dur parce que tu es encore jeune et attirante après, il commence par douter si ce que tu ressens pour lui est du vrai amour ou tout simplement un intérêt quelconque de pouvoir un jour le rejoindre. C’est un calvaire comment faire comprendre à une personne à milles lieues qu’elle compte tant pour soi. Il doute de tout, de ma fidélité plus que tout’’ : Annie secrétaire dont le fiancé Jean vit aux Etats-Unis depuis plus d’un an

‘’Ce n’est pas facile mais si l’affection d’un homme arrive à la manquer, je ne peux admettre un seul instant qu’elle se livre à un autre. Mais, je n’arrive pas à me libérer de cette anxiété, va-t-elle m’attendre. M’attend-elle ou a-t-elle déjà commis une infidélité ? Moi, oh que oui ; deux ans c’est beaucoup trop pour moi mais pas pour elle’’. Coco 26 ans, le fiancé de Diane qui vit en Belgique depuis deux ans

 ‘’Au début, tout allait bien. Il appelait souvent, assez souvent. Après 3 ans, il est même revenu et est reparti, tout s’est très bien passé et on s’est fait la promesse mutuelle de s’attendre. Mais dès on retour, je ne sais pourquoi il y a eu un revirement de situation. Il a espacé ses appels, il était plus bref dans nos communications qui se sont finalement raréfiées. Puis j’ai appris par une rumeur qu’il a épousé une femme blanche. Dès cet instant, il a coupé les ponts, plus de messages ni d’appels. Cela fait pratiquement 6 ans que je partage sa vie et je pensais le connaître assez mais non. Quelle déception ! Ce fut dur, je n’en suis pas encore remise et je n’envisage pas encore me lier de nouveau avec un autre’’ Sonia, jeune femme étudiante de 22 ans dont le fiancé Lazare est en Europe depuis environ cinq ans.

Le confrère a recueilli ces propos pour montrer les problèmes qu’engendre ce phénomène d’émigration dans les couples dû à la crise sociopolitique et économique que traverse le Togo, une situation qui doit interpeller la conscience des leaders politiques.

Sport Togo- Sénégal : Les Eperviers veulent griffer du lion !
« Après la défaite de Lusaka, la réception à Lomé de la grande favorite du groupe s’avère une tâche périlleuse. Mais