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Revue de presse de la semaine
du
7 au 11 juin
2004
Daniel Garidan
Reprenant
un passage de notre article
(togoforum.com)
intitulé « Qui du gouvernement
togolais ou de l’UFC dit la vérité »
où nous parlions de « flou » et qui,
dit-il, nous a fait subir la foudre de
certains lecteurs qui ont trouvé nos propos
tendancieux, ‘’Motion d’Information’’ note
qu’ « Il y a comme une espèce
d’hypocrisie organisée dont personne n’ose
parler »,
au sujet des pièces d’identité du leader de
l’UFC. Sinon
« pourquoi cette fois-ci,
l’obtention de ces pièces semble relever de
l’impossible »
alors qu’en d’autres temps des interventions
extérieures avaient permis à Gilchrist
Olympio de les obtenir. Pour notre confrère,
« la réponse tient à une véritable unanimité
qui s’est faite au sein des partenaires
extérieurs du Togo et au sein du régime et
de ses affiliés pour que Gilchrist Olympio
ne revienne pas au Togo à l’occasion du
processus de dialogue. C’est là la vérité
que tout le monde sait, mais dont personne
n’ose parler ouvertement ».
(voir plus bas)
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE COMBAT
du peuple N°451
Du lundi 07 juin
2004
Consultations UE- Togo Fin de la mission
d’évaluation
Le chef de la délégation Mme Piergrossi
déclare : ‘’Avec un mois et demi,
vous ne pouvez pas changer le monde’’
Après avoir rapporté les
propos du chef de la délégation de l’UE au
sortir de l’audience avec le chef de l’Etat,
« Le Combat du Peuple » note que « Eu
égard à ce qui précède, il est permis de
dire que le processus de consultations entre
l’UE et le Togo est désormais lancé et que
le climat est plutôt à l’optimisme ».
OMBRE &
LUMIÈRE
De l’Union de l’opposition traditionnelle
Le Jeu des alliances désormais ouvert
Notant qu’avec l’ouverture des consultations
entre le Togo et l’UE, « l’opposition dite
traditionnelle a subi une mutation vers le
bas », le journal relève que « désormais,
l’illusion de l’union n’est plus acceptée
par certains partis qui considèrent qu’il
est temps de mettre un terme à la comédie
qui consiste à faire croire à l’opinion que
l’on se concerte alors qu’en réalité, chaque
parti affûte ses armes pour aller seul à la
bataille ». Pour le confrère, « pendant de
longues années, on a assisté à de faux
scénario d’union qui consiste à afficher une
synergie de circonstance face au RPT pour
finalement claquer la porte avec fracas en
imputant le tort à certains partis présentés
trop souvent péjorativement comme modérés ».
Citant les partis comme le CAR et l’UFC qui,
dit-il, « excellent dans cette stratégie »
et se référant aux expériences douloureuses
de 1993, 1994, 1998 et 2003, « Le Combat
du Peuple » s’en prend vivement à ceux
qui parlent aujourd’hui d’union :
« Aujourd’hui, des personnes comme Fabre
n’hésitent pas à évoquer sournoisement
l’éventualité d’une stratégie commune pour
amuser la galerie. On sait que pour M.
Fabre, ce qui compte en premier, c’est les
humeurs de son mentor M. Gilchrist Olympio.
C’est pour cela qu’il verse dans un
monolithisme à fleur de peau. Même lorsqu’on
discute des sujets d’intérêt national, ce
qui le préoccupe, c’est le passeport de M.
Olympio. Et pourtant, M. Olympio n’est pas
en résidence surveillée. Il circule
librement à travers le monde. Il arrive au
Togo quand cela l’arrange. Il crie au loup
lorsqu’il veut jouer à la victime ».
D’autre part, le journal pense qu’après plus
de dix ans de lutte sans succès,
l’opposition devrait pouvoir se remettre en
cause, prendre du recul et pour mieux sauter
car, « en politique, il faut tenir compte du
fait que l’adversaire est une réalité autant
que soi » et éviter de vivre sur le passé.
Constant que les choses bougent du côté du
pouvoir, alors que « l’opposition continue à
patauger dans ses propres contradictions »,
le confrère estime que le jeu des alliances
est ouvert et que pour arriver à al
démocratie tous les créneaux doivent être
exploités. « Ceux qui pensent que la
démocratie se fera seulement le jour où ils
seront au pouvoir, doivent se donner les
moyens de leur politique. Et ceux qui
pensent que la démocratie est possible par
jeu d’alliance doivent pouvoir tenter
l’expérience ».
Le
comble du ridicule :
Des dirigeants des partis de l’opposition
bourrés de complexe
C’est le constat que fait
notre confrère, qui dit ne pas comprendre
cette tendance des leaders de l’opposition
togolaise à se tourner vers les « Blancs »
pour résoudre leurs problèmes alors qu’ils
n’arrivent pas à se parler entre eux.
« Depuis le début du
processus démocratique au Togo, certains
hommes politiques bourrés de complexes
s’imaginent que la clé de nos difficultés se
trouve entre les mains des grandes
puissances occidentales qui ont d’autres
champs à fouetter. C’est parce qu’ils sont
dans cette logique qu’ils passent le plus
clair de leur temps à harceler les Européens
et les Américains comme pour leur demander
de venir chasser Eyadema du pouvoir. C’est
aussi et surtout parce qu’ils croient que le
salut viendra de l’extérieur, qu’ils ne font
rien entre eux pour renverser le rapport de
force », écrit-il.
Rappelant au passage le
refus de certains partis politiques,
notamment le CAR, la CDPA et l’UFC de
rencontrer la délégation des ACP en mission
exploratoire au Togo, de prendre part à un
atelier sur la décentralisation organisé par
le gouvernement togolais et d’assister à
l’ouverture solennelle du dialogue national,
le confrère se dit surpris de constater que
« ce front de refus a ridiculement gambadé
pour répondre à l’invitation de la mission
d’évaluation de l’UE ». Et il se pose alors
la question : « Est-il raisonnable que des
politiciens qui veulent dialoguer refusent
de répondre aux invitations de leur
adversaire et courent vers des étrangers
pour fustiger cet adversaire ? ». Pour le
confrère, « dans ce groupe, c’est surtout JP
Fabre de l’UFC qui s’est particulièrement
singularisé à travers des déclarations à
l’emporte-pièce du genre : Nous n’avons
aucune envie de participer au énième
folklore du régime Eyadema…M. Fabre
pour qui la délivrance de passeport à son
mentor passe avant tout le reste, commence
sérieusement à scandaliser certains
Togolais. En effet, face au comportement
arrogant et irresponsable de M. Fabre, un
lecteur nous a demandé si ce dernier est
vraiment animé d’un sentiment patriotique,
s’il a réellement de l’ambition pour le pays
ou s’il n’est guidé que par son propre ego
qui trouve ses racines dans un mélange,
libano-togolo-français ? ».
En tout état de cause, souligne le journal,
« on ne peut pas concevoir que des hommes
qui veulent conquérir le pouvoir pour
l’exercer, puissent continuer à se comporter
de façon aussi servile dès qu’il s’agit des
‘’blancs’’ »
Litige
foncier et démolition d’immeuble en
construction à Agoenyivé
Le Dr Bayor au centre des intrigues
Le confrère s’est intéressé à ce dossier
pour, dit-il apporter sa part de vérité,
compte tenu de l’intérêt qu’il porte à la
justice togolaise et à l’intégrité des juges
chargés de dire le droit.
« Il y a quelques semaines,
un immeuble en chantier à Agoènyivé, non
loin de la bretelle qui part de la route
nationale de Lomé- Cinkassé vers Mission-
Tové, a été démoli. L’opération qui s’est
déroulée avec l’assistance d’éléments des
forces de l’ordre et qui, de ce fait,
devrait bénéficier d’une présomption de
régularité a suscité et continue de susciter
les commentaires les plus fous… Les
résultats de nos investigations et les
preuves que nous détenons indiquent que
l’immeuble en question appartient au Dr
Mohamed Bayor qui l’érigeait sur un terrain
litigieux, objet d’une procédure encore
pendante devant les tribunaux togolais. Et
c’est sur la base d’une Ordonnance de référé
N° 192/2004 rendue par le tribunal de
première instance de Lomé le 07 avril 2004
que la démolition est intervenue », écrit le
confrère qui, revenant sur l’origine du
litige, met en cause le ministre de la
justice qui dit-il, se serait fortement
impliqué dans cette affaire. Et le journal
de se demander : « Le ministre voudrait-il
se substituer à la justice ? Quel est au
juste son rôle dans cette affaire ? S’il
veut faire de son cabinet le lieu de procès,
pourquoi n’introduirait-il pas une demande
de transfert pour se voir confier le dossier
en lieu et place de la justice ? ». En tout
état de cause, souligne la publication « le
ministre Foli-Bazi qui s’implique dans cette
affaire et dont la couverture passive ou
active favorise certains comportements
malheureux doit faire attention pour ne pas
porter préjudice à l’institution qu’il est
appelé à servir ». |
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MOTION
d’Information N° 273
Du lundi 07 juin
2004
Mission
d’évaluation de l’UE : Les leaders
politiques tiraillés entre frustration,
colère et pessimisme
Le journal a recueilli les
réactions des leaders politiques à ce
sujet : lisez plutôt
Jean
Pierre Fabre (UFC) :
« Le gouvernement
cherche à contourner l’application des
engagements pris »
Nous avons donné notre sentiment sur
l’application des engagements. En ce qui
nous concerne, nous sommes très préoccupés ;
nous avons dit que le bilan n’est pas
satisfaisant et nous souhaiterions que
l’Union Européenne use de son influence sur
les autorités togolaises pour les amener à
respecter les engagements, notamment
l’engagement de libérer les prisonniers
politiques, l’engagement de laisser les
partis et responsables politiques circuler
librement, le cas des pièces d’identité de
M. Gilchrist Olympioet puis l’engagement
d’ouvrir un dialogue crédible avec
l’opposition.
Nous espérons avoir été
compris. Nous avons exposé à la mission
d’évaluation les raisons qui nous ont poussé
à ne pas participer à l’ouverture du
dialogue. Pour nous, on ne peut pas ouvrir
un dialogue et dire aux délégués d’attendre
que, l’on reprenne contact avec eux dans
quelques semaines pour leur dire de quoi on
va discuter. Ce n’est pas sérieux. Nous ne
pouvions cautionner cette façon de gérer les
choses. Nous avons attiré l’attention du
gouvernement sur la nécessaire préparation
du dialogue.
On a l’impression que le
gouvernement a été contraint de prendre des
engagements dont il cherche à contourner
l’application. Nous avons exigé la
libération des détenus politiques ; en
réponse, le gouvernement les fait juger
comme des détenus de droit commun et les
fait condamner à des peines très lourdes. Ce
n’est pas sérieux. L’on ne peut pas
prétendre rechercher l’apaisement et
adopter de telles attitudes de provocation.
Dama
Dramani (RPT) :
« Le RPT est
favorable au dialogue, et est prêt à
discuter de tous les sujets »
Le RPT est
venu comme toutes les autres formations
politiques rencontrer la mission de l’Union
Européenne. Nous sommes venus confirmer que
le RPT est le parti dont est issu le
gouvernement. Donc les 22 engagements pris
par le gouvernement togolais engagent le RPT
et le RPT est prêt à apporter son appui à la
mise en œuvre de ces engagements.
Nous sommes disposés au
dialogue sur toutes les questions pouvant
améliorer le cadre politique togolais. Nous
ne sommes pas pour les préalables ; le RPT
n’a pas de préalables au dialogue. Quels que
soient le cadre que le gouvernement aura
fixé, la structure et le sujet, nous serons
partie prenante au dialogue en tant que
formation politique. Le RPT est favorable au
dialogue, et est prêt à discuter de tous les
sujets. Aucun sujet n’est tabou pour nous.
Nous ne fuyons pas le dialogue et nous ne
cherchons pas à contourner quoi que ce
soit.
Zarifou
Ayéva (PDR) :
« Lorsqu’on
veut préparer la pâte, on ne se demande pas
avec quelle sauce on veut la manger »
Nous avons
tenu à manifester notre désaccord auprès de
nos amis de l’Union Européenne sur la
manière dont les choses se passent. Nous
n’avons pas voulu nous réfugier derrière les
problèmes de protocole. Mais il y a des
situations dans lesquelles, l’accessoire
prend le pas sur l’essentiel. L’essentiel de
rencontrer la mission, l’accessoire c’est de
savoir les conditions dans lesquelles on les
rencontre.
Lorsqu’on invite les partis
politiques et qu’on donne une heure à
certains et qu’on ne donne que trente
minutes à d’autres, ça pose problème. Nous
avons tenu à soulever ce problème devant la
délégation de l’UE. Si on invite des partis
politiques à une rencontre, on doit les
mettre sur les mêmes pieds d’égalité.
Demain nous lirons encore
dans la presse togolaise que les grands
partis ont eu une heure et les petits partis
n’ont eu que quelques minutes. Voilà pour
les problèmes de forme, mais pour les
problèmes de fond liés à la mise en œuvre
des engagements nous avons tenu à dire à la
délégation de l’Union Européenne que nous
sommes allés à Bruxelles parce que nous
croyons à ce que le pays devait faire pour
sortir de la crise et nous avons toujours
joué le jeu en allant à Colmar, en allant à
Ouaga, en nous battant pour que l’accord
cadre de Lomé soit signé à Lomé.
Donc nous devons rester sur
cette lancée et c’est ce que nous avons
fait. Maintenant, le gouvernement est la
pièce maîtresse des engagements. C’est le
gouvernement qui a pris un certain nombre
d’engagements. Sachant le gouvernement
s’emploiera dans l’intérêt de tous les
togolais à mettre en œuvre ces engagements,
nous avons dit à la mission de l’UE que nous
sommes allés à la séance d’ouverture du
dialogue pour monter notre bonne
disponibilité.
Notre bonne disposition
continuera tout au long du dialogue. Les
problèmes que nous avons en tant que partis
politiques, nous les poserons pendant le
déroulement du dialogue et nous devons le
faire sans poser des conditions. « Lorsqu’on
veut préparer la pâte, on ne se demande pas
avec quelle sauce on veut la manger ».
WOLOU
Komi (PSR) :
« Nous ne sommes
pas totalement satisfaits de ce qui se fait
…. »
Nous ne sommes qu’au début du dialogue et
nous pensons qu’il faudrait dès maintenant
corriger tout ce qui peut constituer un
obstacle au bon déroulement des discussions.
Nous ne sommes pas totalement satisfaits de
ce qui se fait ; il y a des imperfections ;
il aurait fallu que le gouvernement initie
des contacts multilatéraux préalables pour
bien préparer ce dialogue. Si cela avait été
fait, je crois qu’on aurait évité les
difficultés que nous connaissons
aujourd’hui.
Ce dialogue commence dans un
climat tendu. Nous avons fait part à la
mission de l’UE, de nos inquiétudes et des
insuffisances que nous avons relevées dans
la préparation du dialogue. Il est
souhaitable que le dialogue soit convoqué
dans d’autres conditions que celles qui ont
été faites. Nous avons donné à la
délégation, notre point de vue, sur la
manière de rectifier le tir.
Edem
Kodjo de la CPP :
« Les choses bougent
et il faut aider les choses à bouger
davantage. »
Nous avons été à Bruxelles
d’abord parce que comme nous avons eu
l’occasion de l’expliquer maintes fois,
cette initiative prise dans, le cadre de la
convention de Cotonou était la seule depuis
les élections présidentielles.
Le pays tournait à rond, rien ne
se passait et tout le monde se demandait ce
qu’on allait devenir ; cette initiative
était très importante et lorsque nous avons
été sollicités pour y prendre part, nous
n’avons pas hésité, nous sommes allés. Et je
répète que si c’était à refaire, nous le
referions. Il s’agissait d’aller et au fond
de prendre part à quelque chose d’historique
puisque tout le monde reconnaît
qu’aujourd’hui, je dis bien tout le monde,
que l’essentiel des revendications
traditionnelles de l’opposition sont prises
en charge par les 22 engagements. Alors,
je crois qu’on devait nous remercier plutôt
que de faire autre chose. Nous sommes fiers
d’avoir fait ce travail et je répète que si
c’était à recommencer je recommencerais avec
alacrité.
Nous avons demandé que tout soit
mis en œuvre pour que ce processus soit un
succès parce que les togolais ont besoin de
ce succès pour reprendre espoir. Il y a une
autre mission qui viendra pour un autre
rapport, c’est seulement après cette
mission que nous devons parler d’espoir ou
de pas d’espoir.
A mon humble avis, les premiers
pas sont positifs. Si je suis devant vous
aujourd’hui interviewé par vous, c’est déjà
la preuve que les choses changent et
bougent ; cela n’aurait pas été possible
peut-être avant hier. Mais aujourd’hui c’est
possible et ça se fait dans la décontraction
de tout le monde aussi bien vous même que
moi même ; et tout le monde est satisfait
c’est quelque chose d’intéressant pour notre
pays. Donc les choses bougent et il faut
aider les choses à bouger davantage. C’est
ça qu’il faut faire ; il ne faut pas rester
sur la touche, faut pas rester au bord de la
route pour prendre le train lorsqu’il a
commencé à marcher comme l’a dit mon
collègue Ayéva.
Martin Aduayom de la CDPA
« Les problèmes sont
politiques et c’est politiquement qu’il faut
les régler »
Nous
voudrions un dialogue qui puisse aboutir
réellement à des résultats correspondant
aux aspirations du peuple togolais. Par
conséquent nous préférons s’il est
nécessaire prendre le train en marche en
sachant ou il nous conduit plutôt que vde
nous précipiter dedans pour qu’il nous
conduise là où nous ne voulons pas ; c’est
ça le problème. Maintenant,
préparer un dialogue, cela signifie
clairement qu’il faut qu’ensemble nous
sachions qui et qui dialoguent. au jour
d’aujourd’hui nous voudrions être clair. Il
y a certains qui gouvernent avec le RPT mais
qui se disent opposant ; on ne peut pas être
au gouvernement et être opposant en même
temps. Ceux là il faut qu’ils s’arrangent
pour être dans la délégation du RPT.
Le dialogue
autrement dit doit mettre face à face
l’opposition et la mouvance présidentielle.
Nous notre approche, c’est contrairement à
ce que dit le président du comité des
ambassadeurs ACP M. OBIA ce dialogue n’est
pas du tout un dialogue technique. C’est un
dialogue politique. Les problèmes sont
politiques et c’est politiquement qu’il faut
les régler. Donc c’est entre les partis
politiques d’abord qu’il faut les régler.
Par conséquent, il est important que dans sa
phase préparatoire l’on puisse définir le
rôle qu’on attend de la société civile.
Lawson Nicolas du PRR.
« Il faut qu’on s’assoie
entre gens responsables »
C’est un exercice
difficile pour moi parce que cela me fait
mal de savoir que mon pays est en crise, mes
compatriotes souffrent, la misère est
partout et tout est dégradé et que ce soit
des gens de l’extérieur qui viennent nous
de faite ce que nous devons faire. C’est un
scandale. Nous ne devons pas accepter cet
état de choses. Il y a paraît-il 22
engagements qui ont été pris, il faut que le
gouvernement se mette au travail pour
respecter les 22 engagements. Si vous
acceptez les 22 engagement, vous les
réalisez. Vous n’avez pas besoin de dialogue
pour réaliser les 22 engagements si vous les
acceptez bien sûr. Si vous ne les acceptez
pas, c’est autre chose. Alors puisqu’ils ont
accepté les 22 engagements qu’ils se mettent
au travail et qu’ils les respectent. Le
problème de notre pays, c’est cela. Des gens
ne travaillent pas, les élites africaines ne
veulent pas travailler. Alors nos sommes
humiliés et c’est l’extérieur qui doit nous
dicter ce que nous allons faire pour que les
choses marchent chez nous ; c’est un
scandale.
J’ai dis aux membres de la
délégation de l’Union Européenne que je les
remercie parce qu’ils essaient d’aide notre
pays mais en fait la réalité c’est que le
gouvernement respecte les 22 engagements que
le gouvernement a pris et ça s’arrête là.
Ecoutez, le président Eyadéma envoie son
Premier ministre en Côte d’Ivoire pour
régler les problèmes de la Côte d’Ivoire.
Pourquoi il ne reçoit pas
ses opposants. Pourquoi il ne reçoit pas Me
Agboyibor, Kodjo et les autres.
Nous avons été
candidats comme lui à l’élection
présidentielle. Nous sommes des gens
responsables. Nous pouvons nous asseoir avec
lui pour discuter des problèmes de ce pays
avec lui et avec lui seulement. Parce que
c’est lui qui détient aujourd’hui le pouvoir
dans ce pays. Alors nous sommes prêts. Nous
sommes des gens responsables et il faut
qu’on s’assoie entre gens responsables, les
gens qui ont voulu assumer le destin de ce
pays et qu’on dise ce qui est bien et qu’on
fasse ce qui est bien.
On dit qu’il a
tendu la main à l’opposition, il a tendu la
main à qui ? Moi on m’a donné 0,2% après
toute cette campagne que j’ai faite. Ce
n’est pas réaliste ; on veut me ridiculiser,
m’humilier. Je demande qu’on me paie au
moins mon argent, mes 20 millions. On peut
me ridiculiser au moins qu’on me rende mon
argent que je suis aller trouver
difficilement quelque part. Je le dis et je
le répète, c’est le général Eyadéma qui a la
solution de ce pays ; c’est lui qui a la clé
comme il disait qu’ »il avait la clé de la
sécurité, aujourd’hui il a la clé de la
solution politique. Alors qu’il ne nous
envoie pas ces petits gars pour dire qu’ils
vont discuter avec nous. On ne veut pas
discuter avec eux.
Combévi
Agbodjan de la HAAC
« Quand on commet
une infraction, il faut l’assumer, l’exercer
dignement et avec performance ».
Nous avons rencontré la commission de
l’Union Européenne pour leur rappeler que
contrairement à ce qu’on dit, la HAAC est
une institution indépendante qui assume ses
responsabilités, qui a des attributions
propres en toute indépendance sans
intervention du gouvernement ni des
ministres. Les efforts ont été faits, le
ministre de la communication a réuni une
commission qui s’est occupée de la
dépénalisation de la presse, il appartient
maintenant aux journalistes de ne pas
continuer à injurier parce qu’on ne peut
pas injurier des citoyens, jeter leur
honneur dans la boue sans être inquiété. Si
l’Etat ne le fait pas, les citoyens le
feront. ET quand on commet une infraction,
il faut l’assumer, l’exercer dignement et
avec performance.
Mission
d’évaluation de l’UE :
Le contre rapport du CAR qui a mis à nu le
rapport gouvernemental
C’est ce rapport que
nous avons publié dans une des nos
précédentes éditions
Polémique autour de
pièces d’identité de Gilchrist Olympio :
Le régime RPT et ses associés ne veulent pas
d’un retour de Gilchrist Olympio au Togo
Reprenant un passage
de notre article (togoforum.com)
intitulé « Qui du gouvernement
togolais ou de l’UFC dit la vérité »
où nous parlions de « flou » et qui,
dit-il, nous a fait subir la foudre de
certains lecteurs qui ont trouvé nos propos
tendancieux, ‘’Motion d’Information’’
note qu’ « Il y a comme une espèce
d’hypocrisie organisée dont personne n’ose
parler »,
au sujet des pièces d’identité du leader de
l’UFC. Sinon
« pourquoi cette fois-ci, l’obtention
de ces pièces semble relever de
l’impossible » alors qu’en d’autres
temps des interventions extérieures avaient
permis à Gilchrist Olympio de les obtenir.
Pour notre confrère, « la réponse tient à
une véritable unanimité qui s’est faite au
sein des partenaires extérieurs du Togo et
au sein du régime et de ses affiliés pour
que Gilchrist Olympio ne revienne pas au
Togo à l’occasion du processus de dialogue.
C’est là la vérité que tout le monde sait,
mais dont personne n’ose parler
ouvertement ».
Par ailleurs, ’Motion d’Information’’ note
que les adversaires du président de l’UFC
s’appuient sur sa déclaration à l’annonce
des 22 engagements pris par le gouvernement
togolais, « il ne rentrerait pas au pays
parce que les conditions de sécurité ne lui
paraissaient pas suffisantes pour effectuer
ce déplacement », pour justifier leur refus.
En conséquence, se demande-t-il
« Gilchrist Olympio aurait-il, depuis cette
déclaration, reçu des assurances fermes pour
sa sécurité ? »
Outre cette déclaration prémâturée,
le confrère relève deux erreurs
fondamentales. La première selon lui, tient
à la façon de poser le problème. « Gilchrist
Olympio n’est pas le seul leader politique
de l’opposition togolaise à qui on refuse de
délivrer un passeport ». Le journal cite le
cas du leader de l’UDS-Togo Antoine Folly
qui, depuis deux ans, est privé de son
passeport togolais malgré toutes les
formalités administratives effectuées auprès
du service du passeport et qui sont restées
sans suite et « toutes les tracasseries
fiscales, administratives, professionnelles
et sécuritaires auxquelles sont soumis les
responsables politiques nationaux ou locaux
de l’opposition ».
La deuxième,
estime-t-il, est récurrente.
« L’exigence du retour de Gilchrist Olympio
serait facile à obtenir dans le cadre d’une
vaste coalition de l’opposition que dans le
cadre restreint de l’UFC seule. Les verdicts
populaires de juin 1998 et de juin 2003
imposent au leader de l’UFC, un devoir de
rassemblement de tous les démocrates
togolais », indique le journal, qui estime
que « le rassemblement des forces
démocratiques togolaises par Gilchrist
Olympio aurait eu la vertu de constituer
autour de lui, le bouclier
‘’sociopolitique’’ qui le sortirait de
l’isolement dans lequel il s’enfonce d’année
en année ».
« La dimension historique du
combat du fils de Sylvanus Olympio empêche
que la personnalité de Gilchrist soit
enfermée dans le cadre réduit d’un parti,
aussi important soit-il. Tout montre à
l’évidence que, plus on avance dans le
temps, moins la capacité de l’UFC à
affronter seule le rouleau compresseur du
RPT s’effrite », mentionne le journal.
Mission d’évaluation de l’UE à Lomé :
« Bruxelles refuse de se laisser abuser par
de simples annonces et attend des actes
concrets »
C’est la conclusion que tire
‘’Motion d’Information’’ après avoir
constaté que la déclaration laconique du
chef de la délégation de l’UE a suscité un
certain optimisme chez les autorités
togolaises qui y voient donc un premier
pas positif dans le sens d’une normalisation
des relations entre le Togo et l’UE.
« Les autorités togolaises
s’attendaient donc à un satisfecit de la
part de la délégation UE et même à l’annonce
d’une reprise prochaine de la coopération
entre Bruxelles et le Togo. Eyadema et ses
partisans ont dû très vite déchanter. La
mission d’évaluation a refusé d’emblée, de
s’enfermer dans le rapport gouvernemental,
préférant mener sur le terrain un véritable
travail d’investigations et de contrôle de
l’exécution des engagements pris par le
gouvernement. Le constat général fait par la
mission à l’issue de sa mission reflète
l’impression de la plupart des
observateurs ; le gouvernement togolais a
annoncé sa volonté d’œuvrer dans le sens du
respect des engagements pris ; il a posé
quelques timides actes symboliques ; mais,
pour l’essentiel, on relève peu d’actes
tendant à concrétiser les intentions
proclamées », souligne le confrère. En
conséquence, relève le journal, « la mission
européenne aurait clairement fait remarquer
aux autorités togolaises, que la reprise du
dialogue politique entre le pouvoir et
l’opposition figurant en tête des
engagements, n’est pas toujours effective
contrairement à ce que semble insinuer le
rapport gouvernemental ».
A l’analyse des actes
timides posés sur le terrain par le pouvoir
depuis le 14 avril, ‘’Motion
d’Information’’ s’aperçoit que la
démarche du gouvernement togolais « est plus
faite de ruses et de duperies que
d’honnêteté et de vérités ». Pour lui, cela
prouve à suffisance que « les autorités
togolaises ne veulent pas déroger à leurs
habitudes de toujours, celles consistant à
abuser les Togolais et les partenaires
extérieurs par des annonces et du
saupoudrage sans jamais poser aucun acte
concret pour traduire dans les faits, les
belles intentions annoncées ». Mais, précise
le journal, « cette fois-ci, il semble que
l’UE, échaudée, ne soit plus disposée à se
laisser abuser par de simples déclarations
d’un régime qui n’a jamais respecté aucun
engagement qu’il a pris dans le passé ».
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LE REGARD
N° 390
Du mardi 08 juin
2004
Application des engagements pris à
Bruxelles Ce que les partis politiques ont
dit aux experts de l’UE à Lomé
Reprenant les
déclarations des leaders des formations
politiques (RPT, PDR, PSR, CAR, PRR)
au sortir de leur rencontre avec la
délégation de l’UE, ‘’Le Regard’’
souligne qu’ « au sujet de l’application des
22 engagements, s’établit un schéma dicté
par l’attitude du pouvoir en place. D’un
côté, ‘’les bons’’ (RPT, ses
oppositions constructive- RSDD, MOCEP, UDPS,
JUVENTO- et préférée, CPP, PDR) la CNDH et
le MTDLDH se disent satisfaits de la manière
dont les engagements sont appliqués. De
l’autre, les ‘’mauvais’’, CAR, l’UFC,
CDPA, PSR, estiment que les résultats ne
sont pas satisfaisants et qu’il reste
efforts à faire. Tous ont invoqué des
exemples concrets pour étayer leur
argumentation. Le mot de fin appartient à
l’UE ».
Mme
Anna Sylvia Piergrossi, chef de la mission
d’évaluation UE
Il est trop tôt pour faire un bilan
Le confrère reprend ainsi les propos du chef
de la délégation de l’UE tenus au sortir de
l’audience samedi 05 juin dernier avec le
chef de l’Etat et interpelle l’opposition à
sortir de son mutisme en descendant sur le
terrain pour « mettre le gouvernement à
l’épreuve », que de se complaire « dans
l’inaction et le défaitisme » en se
contentant de murmurer dans son coin.
Cependant, estime la publication, « rien
n’est encore joué, pour l’instant. C’est
lorsqu’on arrivera sur les engagements
portant sur l’organisation des élections, la
révision des statuts de la CNDH et de la
HAAC, la révision du code électoral
en partant de l’Accord Cadre de Lomé et de
la révision de la Constitution qu’on pourra
mesurer le degré de volonté du gouvernement
togolais quant au respect des engagements
pris ».
Deux missions qui ne se ressemblent pas
C’est un petit billet de notre confrère que
nous vous faisons lire :
« La mission du comité des ambassadeurs ACP
avait débarqué à Lomé dans l’impréparation
sans informer les partis politiques avec
lesquels elle devrait conférer. Mais bien
avant l’arrivée de ses deux experts à Lomé,
la mission d’évaluation de l’UE avait pris
des dispositions pour informer directement
ses interlocuteurs.
Les membres de la
mission de l’UE ont parlé peu mais ils ont
surtout écouté. Ils ont pensé à leurs
mandants en évitant des commentaires hâtifs
avant leur rapport. Le chef de la délégation
de la mission UE a été circonspect dans ses
propos contrairement à Jacques Obia qui
s’est livré à des shows médiatiques.
La mission ACP était
invitée par le Premier ministre pour
soutenir le gouvernement tandis que celle de
l’UE a été mandatée par l’UE conformément à
l’engagement n° 4.2 »
Les
inconséquences d’un piètre diplomate : La
Mission ACP a pollué l’atmosphère politique
au Togo
Titre « Le Regard »
qui, comme nombre de Togolais, s’indigne des
propos tenus par ce diplomate congolais lors
de son dernier séjour à Lomé et trouve
regrettable que « la mission ACP arrivée en
pompier se transforme en pyromane ». Pour le
journal de mardi, « la rancœur que Jacques
Obia a étalée à l’égard des partis qui
n’avaient pas jugé nécessaire de le
rencontrer lors de sa première mission, l’a
sans doute, amené à polluer l’atmosphère
politique déjà très délicate ». En se
comportant comme il l’a fait, estime la
publication, « l’ambassadeur congolais a
donné l’impression qu’il était venu pour
régler ses comptes aux responsables de
partis qui n’avaient pas jugé opportun de
le rencontrer lors de sa première mission ».
En revanche, souligne le
journal, « quand on veut aider un pays à
résoudre une longue crise qui plonge ses
racines dans la méfiance et l’intolérance
politique, on n’y débarque pas comme un
éléphant dans un magasin de porcelaine pour
se livrer à de la provocation ».
En tout état de cause,
estime « Le Regard »,
« l’exhibition médiatique désobligeante à
laquelle s’est livrée le chef de la
délégation de la mission ACP n’est pas de
nature à arranger les choses. On ignore pour
quelle raison il a déclaré de façon
péremptoire que des partis s’excluent en
refusant le dialogue alors même que le chef
de l’Etat dans son discours avait dit que le
dialogue devra s’ouvrir dans les semaines à
venir. Comment sait-il que ces partis ont
refusé un dialogue qui n’a pas encore
démarré ? ».
« Au risque de se
ridiculiser. Jacques Obia est le prototype
de diplomate tel que perçu sous les
Républiques bananières d’Afrique », conclut
« Le Regard »
Document transmis à la mission
d’évaluation : Le CAR relève les
insuffisances dans l’application des
engagements
Le contre rapport du CAR en
question que nous avons publié |
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LE POINT
de la semaine N° 002
Du mercredi 09
juin 2004
Droits de l’Homme et Consultations UE-
Togo : La FIDH se prononce aujourd’hui à
Paris sur le cas du Togo
‘’Le Point de la
Semaine’’ annonce
qu’après son séjour au Togo du 07 au 14
février 2004, la FIDH s’apprête à publier un
rapport accablant sur le Togo intitulé :
Togo : l’arbitraire comme norme et 37 ans
de dictature et qu’en marge de cela,
une conférence de presse du président de la
LTDH est prévue ce 09 juin 2004 à Paris. Le
journal publie un texte publié par la FIDH
dans la perspective de cette conférence de
presse.
Réponse aux préalables ou début du dialogue
national : Koffi Sama invite enfin les
partis politiques pour des consultations
Annonçant que le
premier ministre Koffi Sama a adressé une
lettre d’invitation aux partis politiques
concernés par le dialogue national pour des
séries de discussions avec une délégation
gouvernementale, le confrère se demande si
le Front de refus constitué par le
CAR, la CDPA et l’UFC vont répondre à
l’invitation du premier ministre, eux
qui avaient boycotté la cérémonie
d’ouverture du dialogue posant des
préalables. Cependant, souligne le
confrère, « on ignore s’il est question de
discussions sur les préalables ou si c’est
le dialogue qui ainsi commence ».
Fin
de la mission d’évaluation des engagements :
L’UE attend des actes concrets
Titre à son tour
‘’Le Point de la Semaine’’. Partant du
décalage que la commission de l’UE aurait
relevé entre le contenu du rapport
gouvernemental et ses investigations faites
sur le terrain, notre confrère note que
« tout le vœu des Togolais est que le
gouvernement démente ce constat navrant en
donnant, exemples concrets à l’appui, la
preuve de sa bonne foi politique ». Même si
depuis la prise des engagements, le constat
d’une volonté de respect, ainsi que l’esprit
d’initiative sont établis, « il reste que
cette volonté soit doublée d’une politique
d’actions concrétisées, mesurables sur le
terrain ».
Dégradation de l’état des rues à Lomé après
la pluie : Nids de poule ou poches
d’accidents ?
C’est la question que
se pose le confrère au contact de la réalité
que vivent les populations de Lomé en ces
temps de pluie. Lomé la belle, Lomé la
capitale présente actuellement un état
piteux et déshonorant. Les rues sont
devenues des marres, voire des lacs et
presque impraticables. Deux cas ont attiré
l’attention de notre confrère.
Le premier cas, c’est le
tronçon de la Nationale N° 3 à partir du
rond point de Port de Lomé en allant à Anèho.
« En effet, dans ces environs, les routes
ont perdu de leur superbe pourtant, c’est
des routes hautement commerciales. Elles
ont fait place aux nids de poule qui
s’élargissent démesurément et au jour le
jour sous la pression des frottements
quotidiens et de l’érosion », constate-t-il
Le second cas selon notre
confrère, se situe au niveau de Gbadago,
jonction Boulevard des Armées Avenue Champs
de course : « C’est presque une impasse, le
passage côté nord à ce carrefour n’est plus
praticable. La permanence est occupée par un
lac puant. C’est une véritable jungle au
passage. A côté des mauvaises odeurs c’est
un grand trou qui est laissé par les eaux
issues des dernières pluies. Il reste qu’un
seul petit filet de route pour lequel
automobilistes, cyclistes et même les
piétons se battent pour occuper », décrit le
journal qui trouve « regrettable que
personne ne s’en soucie malgré les
multiplications des accidents ».
Sport Eliminatoires CAN/Mondial 2006 : 1ère
journée Valse des favoris et impuissance
des Eperviers
Revenant sur la
défaite des Eperviers en match comptant sur
les éliminatoires cumulés de la CAN et du
Mondial 2006, battus samedi 5 juin dernier à
Lusaka par un score étriqué de 1 but à zéro,
le journal relève que « même s’il n’y a pas
lieu de trop s’inquiéter pour ce nouveau
faux pas, les Togolais se sont tout de même
réveillés le samedi dernier avec une
certaine gueule de bois pour la simple
raison que beaucoup avaient misé sur une
victoire, au pire, sur un match nul de nos
représentants tant l’ossature emmenée à
Lusaka avait de l’allure avec à la pointe de
son attaque un certain Adébayor Shéyi
Emmanuel ». « Voilà le Togo qui commence
encore par se compliquer la situation dans
son groupe », ajoute-t-il. Par ailleurs, le
journal rapporte les résultats des autres
matchs tout en relevant les favoris des
différents groupes.
Côte
d’Ivoire Grandes manœuvres pour reprendre la
guerre : Le plan d’attaque de Gbagbo
« Il est écrit quelque part, que sous le
règne de Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire ne
connaîtra difficilement la paix. En tout
cas, les actes quotidiens que pose le chef
de l’Etat ne sont pas de nature à amener les
Ivoiriens à vivre ensemble. A la tête d’un
pays divisé entre le Sud et le Nord, il
s’autorise des audaces. Même les plus
insensées », écrit ‘’Le Point de la
Semaine’’ avant de publier
l’article du quotidien ivoirien ‘’Le
Patriote’’ sur le plan d’attaque en
question. |
|
LA
TRIBUNE DU PEUPLE N° 114
Du mercredi 09
juin 2004
Un mois et demi après la signature des 22
engagements : Quel bilan peut-on établir ?
-
Les avancées sur le
terrain
-
Constat de la première
mission
« Le premier élément
fondamental, pour qu’il y ait dialogue, est
la volonté manifeste des uns et des autres,
des différents acteurs de la vie politique
togolaise. Mieux, tous les Togolais se
sentent concernés par le dialogue. Les uns
et les autres s’interrogent
quotidiennement : où en est-on, est-ce que
cela avance ? Les uns et les autres se
demandent pourquoi depuis l’ouverture
solennelle le 27 mai 2004, il ne se passe
plus rien. Le fait que les membres de la
mission de l’UE n’aient pas pu se prononcer
sur le bilan d’étape fait l’objet de
spéculations. En réalité, le dialogue a bel
et bien commencé et l’on peut parler du
début d’exécution des 22 engagements pris
par le gouvernement le 14 avril 2004 à
Bruxelles. Alors, quelle évaluation peut-on
faire de cette exécution ? », Écrit pour sa
part La Tribune du Peuple qui
souligne que « la facette la plus
impressionnante des progrès constatés sur le
terrain concerne l’évolution du paysage
médiatique », les autres domaines
enregistrant une lenteur déplorable dans
l’exécution des engagements.
La Tribune du Peuple
sous ce titre publie également la
déclaration du chef de la délégation de
l’UE, les réactions du CAR, de la CDPA, de
même que les documents du CAR et de l’UFC
remis à la mission de l’UE.
Scission consommée à la NDP Justin Yidi
crée la branche ‘’Démocratique’’
Fait nouveau pour notre confrère qui accepte
aujourd’hui de publier un communiqué venant
de la NDP. Il n’ y a pas si longtemps, ce
confrère n’avait pas hésité à traiter de
corrompus et de manipulés les organes qui
avaient ouvert leurs colonnes à ce mouvement
dont certains membres avaient osé porter des
critiques à l’endroit de leur parti. Peut-on
aussi voir à travers cette volte face une
autre forme de manipulation, un parti pris
ou tout simplement un devoir d’informer qui
passe nécessairement par l’acceptation de
toutes opinions, mêmes contraires à la ligne
éditoriale du journal ? Personne ne peut
pour l’instant le dire, mais toujours est-il
que le confrère publie ici une mise de la
NDP- Démocratique avec ce
chapeau : « La lutte d’influence qui
oppose Gilbert Atsu à son ancien porte-
parole pour le contrôle de la Nouvelle
Dynamique Populaire (NDP) a franchi un
palier supplémentaire. Justin Yidi, décidé à
annihiler toute influence de Gilbert Atsu
sur le mouvement, se décide à se démarquer
définitivement de celui qui continue de se
proclamer président de la NDP »
Dans sa rubrique
LUCARNE, Tribune du Peuple
écrit : Pour la paix des braves
Citant La Bruyère qui
disait : « Ne songer qu’à soi et au
présent, source d’erreur dans la
politique », le journal souligne que
« Incontestablement, Gnassingbé Eyadema, le
chef de l’Etat, président fondateur du RPT
et Gilchrist Olympio, le président national
de l’UFC sont de loin et à bien d’égards
les deux hommes qui sont en tête dans les
fantasmes politiques des Togolais ». Notant
qu’autour de ces deux personnages, des
hommes luttent d’un côté pour la
pérennisation du pouvoir et de l’autre pour
la fin du règne Eyadema, le confrère indique
qu’ « au-delà de toutes les agitations
politiques qu’on observe ici et là, l’enjeu
est clair. Il suffirait qu’un jour
Gnassingbé Eyadema et Gilchrist décident de
faire la paix des braves pour que tout se
mette en place pour un Togo nouveau.
Une question de volonté politique, de
compromis, de sacrifices mutuels, de pardon,
d’oubli du passé et d’amour des Togolais.
Tout ce qui manque à l’étape actuelle à nos
deux hommes quoique dans un camp comme de
l’autre, on pérore le contraire ». |
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CARREFOUR N° 398
Du jeudi 10 juin
2004
Démarrage du dialogue national ce jour : Des
consultations s’ouvrent avec les partis
politiques
Titre de son côté
Carrefour qui indique par ailleurs que
le dialogue qui s’ouvre ce jour se fera sur
la base de l’Accord de Cotonou signé le 23
juin 2000 et non sur la base de la
Convention de Lomé IV sur laquelle s’était
déroulé l’accord cadre de Lomé. Se référant
aux dispositions de l’article 8 de l’accord
de Cotonou qui stipule que ‘’le dialogue
est mené avec toute la souplesse nécessaire.
Il peut selon les besoins être formel ou
informel, se dérouler dans le cadre
institutionnel et en dehors de celui-ci’’
le journal semble donner raison au
gouvernement qui, dit-il, « a choisi des
dispositions intermédiaires (formel et
informel) selon que l’accord de Cotonou
instaure des discussions permanentes dans le
temps ». En conséquence, il pense
qu’apparemment, « il n’y aura pas un cadre
de discussions qui réunirait toutes les
catégories concernées par le dialogue dans
un lieu où les partenaires discuteraient
face à face comme cela a pu se faire à la
salle Fazao lors de la conférence nationale
en 1991 » et reproche alors au gouvernement
d’ « avoir admis dans ses engagements qu’il
organiserait ce dialogue dans un cadre
structuré et transparent ». « Pourvu
que les politiques en viennent à s’entendre
sur les concepts qui provoqueraient des
blocages inutiles et que ce dialogue
aboutisse à encourager la compréhension
mutuelle pour sauver la nation », avertit
Carrefour
Après
le passage de la mission d’évaluation : Le
plus important reste encore à faire
Constate La
Référence de la semaine (Carrefour)
qui note qu’au cours du passage de la
mission de l’UE, l’on a enregistré deux
tendances : la première ; les satisfaits
composée des partis de l’opposition
constructive et les associés à l’ouverture
des consultations UE- Togo à Bruxelles, la
CPP et le PDR et la deuxième ; les
insatisfaits c’est-à-dire ceux qui
pensent que très peu de choses seulement a
été fait, constituée des autres partis de
l’opposition traditionnelle et les
Rénovateurs. Analysant les documents du CAR
et de l’UFC remis à l’UE et qui relèvent un
certain nombre de manquements dans
l’application des 22 engagements,
« Carrefour » conclut qu’ « on
peut dire aujourd’hui que rien n’est encore
joué, même si l’optimisme est de mise pour
certains ». Pour notre confrère, « le
gouvernement vient de passer un examen et
attend les résultats. Mais au même moment,
il doit continuer la mise en œuvre des
engagements en tenant compte des manquements
relevés par les uns et les autres. Et c’est
bien ça le plus important ».
Bénin : Mathieu Kérékou : « Je ne
m’accrocherai pas au pouvoir »
Le journal publie un
article de notre confrère Francis
Kpatindé de Jeune Afrique
l’Intelligent J.A.I. N°2265 du 06 au
12 juin 2004 qui rapporte les
propos que le président Kérékou lui a
confiés, sur les spéculations au sujet
d’une éventuelle modification de la loi
fondamentale en vue de se pérenniser au
pouvoir, lors d’une récente audience
privée.
Campus de Lomé : Les forces de l’ordre
obligent les étudiants à composer sous les
gaz lacrymogènes
Le journal révèle que
des affrontements ont eu lieu mardi dernier
sur le campus universitaire de Lomé entre
forces de l’ordre et étudiants qui tentaient
de boycotter, en guise de solidarité avec
leurs camarades emprisonnés, les examens qui
s’y déroulaient. « Comme on le voit, les
autorités semblent avoir choisi la manière
forte pour résoudre à leur façon, la crise
universitaire », souligne le confrère, qui
invite par ailleurs les étudiants à revoir
leur « méthode de revendication et
contraindre les autorités à discuter en
allant directement vers elles » car dans
tous les cas, ils seront les perdants, les
autorités étant en position de force. |
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CROCODILE N° 678
Du jeudi 10 juin
2004
Dialogue inter togolais : Koffi Sama
commence ce jeudi les vraies consultations
avec le CAR, l’UFC, la CDPA…
Annonçant pour sa part que le Premier
ministre à la tête d’une équipe
gouvernementale va rencontrer les partis
constituant le ‘’Front du refus’’ à
savoir la CDPA, l’UFC le jeudi 10 juin et le
CAR le vendredi 11 juin, Crocodile
note que, « ce qui est déplorable dans
le dialogue qui va s’ouvrir entre le
pouvoir, l’opposition et la société civile
est qu’il s’ouvre juste pour satisfaire les
engagements pris devant l’UE et non pour
satisfaire les vraies aspirations du peuple
togolais », car souligne-t-il « si c’est
pour satisfaire les profondes aspirations
des Togolais, le pouvoir n’aurait pas
attendu Bruxelles pour permettre aux partis
politiques de circuler librement sur leur
propre territoire pour y battre campagne par
exemple, pour amener les détenus politiques
qui croupissent dans les geôles devant les
tribunaux, voire de libérer d’autres ».
Application des 22 engagements pris à
Bruxelles : Le pouvoir togolais tourne en
round
Au sujet du séjour
de la mission d’évaluation de l’UE dont
nombre de publications ont rendu compte sans
être plus affirmatif sur son impression,
Crocodile affirme pour sa part
que celle-ci est « repartie insatisfaite ».
Fort de cela, le journal interpelle le chef
de l’Etat qui, « au pouvoir depuis près de
40 ans se devra de faire son bilan pour
saisir cette occasion des 22 engagements
afin de colmater la brèche », pour,
dit-t-il, « une porte de sortie
honorable ».
Me
Agboyibo assigne Harry Olympio en justice
Le journal publie le communiqué du CAR qui
cite le sieur Harry Olympio à comparaître le
mercredi 16 juin devant le tribunal
correctionnel de Lomé pour diffusion par
voie de presse de document diffamatoire
falsifié
Crise
de l’Université de Lomé: Après l’arrestation
des ‘’casseurs’’, libérez des innocents
C’est le cri
d’alarme que lance notre confrère en
direction du pouvoir, et ne comprend pas que
les étudiants condamnés à de lourdes peines
puissent croupir encore en prison alors
que certains individus se sont présentés au
chef de l’Etat le 20 mai dernier pour
revendiquer la paternité des troubles et
casses survenus sur le campus de Lomé les 28
et 30 avril.
« Le 20 mai 2004, un groupe
de 7 jeunes gens se sont présentés au chef
de l’Etat et ont revendiqué la paternité des
troubles et des casses survenus sur le
campus les 28 et 30 avril. Ils voulaient se
prêter au jeu de lecture de motion et faire
des louanges de la ‘’clémence’’ et de la
‘’magnanimité’’ d’Eyadema, afin de sucer du
miel (argent) qui, dit-on, coule à flot à
Lomé 2…. Cette fois-ci, le président semble
avoir bouché les oreilles et les flatteurs
ont manqué leur appât. Les jeunes gens,
après leur aveu, ont été arrêtés et de nos
jours ils sont en prison et attendent de
répondre de leurs actes », écrit notre
confrère qui, au regard de tout cela, estime
que « les étudiants condamnés par la justice
devraient, si la justice a encore un sens au
Togo, recouvrer la liberté » puisqu’ils sont
« disculpés par les aveux de ceux qui ont
tenté de bénéficier de la ‘’magnanimité’’ et
de la ‘’clémence’’ du chef de l’Etat ». |
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FORUM
DE LA
SEMAINE
N° 06
Du jeudi 10 juin
2004
Le
temps des comptes : Me Agboyibo assigne
Harry Olympio en justice
Titre de son côté
Forum de la Semaine dans sa manchette
Nouveau rapport accablant de la FIDH sur le
Togo ‘’L’arbitraire comme norme et 37 ans
de dictature’’
La torture, une pratique
courante, au nom de ‘’l’ordre public’’
Titre à la Une notre confrère qui publie aux
pages 4, 5 & 8 le texte intégral du rapport
que les autorités togolaises qualifient de
scandaleux et de ridicule.
Dialogue
inter togolais : Reprise des hostilités :
Le gouvernement rencontre l’opposition à
partir d’aujourd’hui
Titre Forum de la Semaine qui
indique par ailleurs qu’ « aucun détail ne
permet de situer la nature des rencontres »,
ni de « dire s’il s’agit du démarrage du
dialogue proprement dit ou des travaux
préparatifs » et note qu’en tout état de
cause que, tous les partis de l’opposition,
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