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Actualité

5 juin 2004

Revue de presse de la semaine du 31 mai au 4 juin 2004
Daniel Garidan

L’ouverture du dialogue inter togolais la semaine dernière, l’arrivée de la délégation du Comité des ambassadeurs ACP et des experts de l’UE pour évaluer les progrès réalisés par le gouvernement togolais depuis la signature en avril dernier des 22 engagements, sont les principaux sujets qui ont retenu l’attention des confrères de la presse togolaise. La semaine a enrégistré un nouveau journal dénommé "Le Point de la semaine." Le nouveau né de la presse privée togolaise qui se veut un journal d’information et d’analyse dit se situer au centre du clivage mouvance présidentielle et opposition. Le Point de la Semaine est une transformation  interne opérée au sein de l’équipe rédactionnelle de L’Evénement que nous avons souvent présenté sur togoforum. Le responsable explique cette transformation par le besoin d’autonomie et de souveraineté.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

LE COMBAT du peuple N°450  
Du 01 juin 2004
Ouverture solennelle du dialogue national
 : Eyadema confond les trois mousquetaires du front de refus
Reprenant  pour ses lecteurs le discours que le chef de l’Etat a prononcé à l’ouverture du dialogue, un discours au style gaullien, prononcé sur un ton lent, presque las, mais pathétique qui tranche avec les messages stéréotypes auxquels le président Eyadema a habitué les Togolais, ‘’Le Combat du Peuple’’ écrit : « il est vrai que ceux qui refusent de voir autre chose que leur image, nous diront que ce discours ne contient rien de neuf. Cela se comprend ; car ne dit-on pas qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ?
 »

Constant que la date du 27 mai 2004 marque un repère tout en posant un problème de fond qui est celui de l’attitude des trois partis de l’opposition à savoir, l’UFC, le CAR et la CDPA qui sont érigés en front de refus en posant des préalables, le journal note qu’  « il est permis de dire que ce front de refus a le bec dans l’eau et que la politique de la chaise vide ne se justifie guère en la circonstance. En confondant le front de refus, Eyadema a démontré toute la subtilité de sa nouvelle politique qui consiste à occuper rationnellement le terrain ».

« Comment peut-on comprendre que ceux qui, durant des années, se battent pour le dialogue, puissent le moment venu, se dérober d’une façon aussi lamentable ? », s’interroge-t-il. Cette  ‘’dérobade’’ n’est pas du goût du journal qui y voit une certaine lassitude : « Nous pensons sincèrement que ceux qui sont usés et qui sont dépassés par l’allure que prend le dialogue ont intérêt à se faire une raison. Car rien n’explique le fait que des partis de l’opposition demandent au RPT de fixer seul le lieu du dialogue, d’en définir les contours. Pour parler des préliminaires, il faut que le dialogue s’ouvre. On ne peut et ne doit discuter des préalables avant l’ouverture du dialogue. Autrement on aura du mal à situer le cadre dans lequel ces préalables seront discutés ».

Et le journal de conclure : « Ceux qui rêvent d’un dialogue aux allures de la Conférence Nationale se trompent. Les temps ont changé. Le régime Eyadema a aujourd’hui une marge de manœuvre assez substantielle d’autant que le pouvoir du président Eyadema n’est pas en cause. Les 22 engagements ne font pas obligation à Eyadema de remettre en cause son mandat. Même l’assemblée nationale ne sera dissoute que le moment voulu. Les élections locales auront lieu dans un an et ceux qui refuseront de s’impliquer dans le processus resteront en marge ».

En prélude à l’arrivée de la mission d’évaluation de l’UE au Togo : Une délégation des ACP a séjourné à Lomé
Le journal annonce qu’une mission des ambassadeurs conduite par son président Jacques OBIA a séjourné les 29, 30 et 31 mai dernier à Lomé et a eu des séances de travail avec le gouvernement et animé une conférence de presse le 31 mai à l’Hôtel 2 Février sur l’évolution de la situation après les 22 engagements pris. Le journal révèle qu’au cours des séances de travail que la mission a eues avec le gouvernement, celle-ci a approuvé le rapport présenté par le gouvernement et l’a adopté comme le rapport des ACP à soumettre à l’approbation de l’UE.

Carine Frenk discrédite RFI
S’insurgeant contre le reportage fait par notre consoeur à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du dialogue national, le confrère relève que « lorsqu’on est journaliste à une radio comme RFI et qu’on se catalogue comme spécialiste d’un pays ou d’une région, on a le devoir d’avoir une maîtrise des données réelles qui prévalent sur le terrain. Ce qui suppose un travail de suivi permanent qui consiste à s’informer soi-même au jour le jour sur l’évolution de la situation et des événements ». En effet, mentionne –t-il « à l’occasion de l’annonce solennelle du dialogue national le 27 mai dernier à l’Hôtel Corinthia 2 Février, cette journaliste de RFI a produit un reportage dans lequel elle estimait que la cérémonie s’était déroulée en l’absence des principaux partis de l’opposition notamment le CAR, la CDPA et l’UFC. Elle était même  allée jusqu’à traiter les formations politiques présentes, de partis résiduels ». Estimant que ce commentaire ne cadre pas avec les réalités sur le terrain étant donné que la CDPA du professeur Gnininivi ne vaut pas plus que la CPP et le PDR (à titre d’illustration, les scores que ce parti –CDPA- a eu à différentes élections), le journal souligne qu’ « en traitant des formations politiques de partis résiduels, Carine Frenk tient le raisonnement de l’UFC. Cela ne paraît pas forcément fortuit ».

«  RFI est une station pour laquelle nous avons beaucoup de respect. Mais personne ne peut accepter que ses journalistes s’érigent en juges ou bourreaux », précise le confrère.  

LE REGARD N° 389  
Du 01 juin 2004


Les experts de l’UE rencontrent les partis politiques ce mercredi

« Le Regard »
révèle que les experts désignés par l’UE et qui sont arrivés au Togo ce 1er juin pour évaluer les progrès réalisés par le gouvernement togolais, ont déterminé, « selon des critères qui leur sont propres, les formations politiques qu’ils devront rencontrer ». Il s’agit selon le journal, de « tous les partis ayant présenté des candidats à l’élection présidentielle ». Mais, le confrère  note que ce critère fait déjà des mécontents : « dans une déclaration rendue publique vendredi dernier (28 mai NDLR), D’Almeida Mawutoè du MOCEP, se prenant pour le porte-parole de l’opposition parlementaire mais qui avait pourtant battu campagne pour le RPT a réclamé vainement d’être reçu par la mission ».

En fin de compte, signalons que ce parti en question a été reçu de même que certaines formations politiques qui n’étaient au départ sur la liste des experts de l’UE.

Le dialogue a commencé par le folklore
Titre « Le Regard » qui décrit ainsi ce qu’il a vu lors de la cérémonie d’ouverture et qui ressemble fort étrangement à ce qu’il appelle un remake parfait des congrès statutaires du RPT. « Et donc jeudi matin, des animateurs convoyés par camions entiers et des groupes folkloriques ont été déversés à l’Hôtel Corinthia 2Février. L’ambiance était celle des kermesses organisées à la gloire du Président Fondateur sans lequel le
‘’Togo serait perdu’’. L’Etat RPT était au grand complet. Des membres du Comité Central, du Bureau Politique, les représentants des ailes marchantes du RPT, UNFT, JRPT, les chefs coutumiers du RPT, dits chefs traditionnels, des prêtes vaudou protecteurs du ‘’Guide Bien Aimé’’ et bien d’autres courtisans du Timonier avaient rempli la salle. C’était un remake parfait des congrès statutaires du RPT qu’on organisait au temps fort de la dictature triomphante où tous les Togolais étaient obligés de regarder dans la même direction ». Analysant le discours d’ouverture du président Eyadema qu’il qualifie de véritablement ‘’gnassional’’, le confrère note qu’ « en fait, le discours du Général moraliste n’a annoncé rien de nouveau. Il n’y aura  donc pas comme certains l’entendent, une table ronde où les protagonistes seront face à face pour négocier quoi que ce soit. Il s’agira plutôt d’un dialogue démocratique qui va s’ouvrir dans les semaines à venir sous l’égide du Premier ministre. Ainsi donc le pouvoir RPT va se poser en arbitre attendant des autres formations politiques qu’elles lui fassent des propositions qui l’arrangent. En clair, les opposants sont invités à aider le Timonier à asseoir son régime et renouer avec la communauté internationale ».   

Des journalistes interdits d’accès à la salle de dialogue
C’est ce que révèle notre confrère, qui a dû, avec certains de ses confrères,  quitter le hall de l’Hôtel 2 Février après plusieurs heures d’attente : raison invoquée : ils n’ont pas de badges. Or, selon le confrère, « tout a été organisé de manière à empêcher certains journalistes ciblés d’accéder à la salle puis que les organisateurs se sont arrangés pour délivrer des badges à d’autres journalistes ». Loin de considérer cet incident comme anodin, le confrère note que ce qui s’est passé « témoigne du double langage des autorités qui, pour se donner bonne conscience, considèrent la presse privée comme incontournable quitte à la tourner en bourrique quand ils n’ont pas besoin d’elle ».

« Mais alors, comment comprendre qu’au moment où le pouvoir fait les yeux doux à la presse privée en insistant sur cette histoire de dépénalisation du délit de presse, on refuse à des journalistes de faire leur travail », se demande le journal.     

Le chef de la mission ACP fustige des partis politiques
C’est ce que constate le journal suite aux propos tenus par M. Jacques OBIA au cours de la conférence de presse qu’il a animée le 1er juin dernier à l’Hôtel Corinthia 2 Février après une séance de travail avec le gouvernement togolais.

Le Togo est en marche, je pense que les responsables qui prennent la dimension de s’isoler endossent leur responsabilité. Comme ils ne sont pas venus au dialogue, je pense que c’est une erreur parce que quand on refuse le dialogue qu’est-ce qu’on veut ? Est-ce que vous trouvez normal que des partis politiques refusent de dialogue avec la délégation ACP ? (…)  Nous ne pensons pas que comme pensent certains que, nous venons faire du tourisme. Nous venons sincèrement travailler aux côtés du peuple togolais. Mais si à ce moment là, il y a des forces politiques qui trouvent que ce que nous faisons n’est pas conforme à leur agenda politique, c’est leur responsabilité  propos de Jacques OBIA que rapporte notre confrère qui souligne par ailleurs que « manifestement, l’ambassadeur congolais s’est laissé envahir par ses états d’âme et ne réalise pas la complexité du problème togolais fait de suspicion et de méfiance »   

Exposé- débat devant le club 89  Agbéyomé Kodjo invité par des personnalités proches de Chirac
Le journal publie l’exposé que l’ancien PM a présenté le 28 mai à Paris devant le Club 89 sur le Thème La problématique de la démocratisation au Togo

MOTION d’Information N°272  
Du 01 juin 2004


Dialogue inter togolais
 : Jusqu’où ira le bras de fer entre ‘’le RPT réunifié’’ et nouvelle ‘’opposition traditionnelle’’ ?
C’est la question que se pose ‘’ Motion d’Information ‘’ au regard du nouveau paysage politique togolais qui s’est dessiné après l’ouverture du dialogue national.

Reprenant les propos de M. Ayéva, président du PDR qui, selon lui, semblaient expliquer pourquoi il fallait que le dialogue s’ouvre malgré l’absence de certains partis politiques, le journal note que « selon certaines indiscrétions provenant de sources proches de la mouvance présidentielle, tout aurait été mis en œuvre dans l’entourage du général Eyadema pour encourager et même provoquer l’absence des principaux partis de l’opposition au processus de dialogue en cours ». Le confrère appuie cette thèse par un certain nombre d’éléments d’analyse d’abord : « l’attitude méprisante, arrogante, voire provocatrice du PM vis-à-vis de l’opposition démocratique »

Ensuite, la méthode utilisée ainsi que la suite réservée aux correspondances adressées au PM par les partis politiques : « le 12 mai dernier, sans aucun contact préalable, le PM envoie une lettre circulaire à un certain nombre de partis politiques et d’associations triés sur le volet pour leur annoncer l’intention du gouvernement de reprendre le dialogue avec l’opposition et la société civile conformément aux engagements pris le 14 avril 2004 devant l’UE ». En revanche, souligne la publication, « malgré la méthode peu respectueuse des usages en la matière, tous les partis destinataires de la lettre circulaire se sont réjouis de l’initiative gouvernementale….Des propositions avaient même été formulées dans ce sens ». Et le journal note un manque de volonté de dialogue de la part des autorités togolaises: « si les autorités togolaises avaient réellement l’intention à cœur de reprendre un vrai dialogue avec l’opposition dans le but de trouver une solution crédible à la crise qui mine le pays, elles auraient eu une attitude différente de celle qu’elles ont eu face aux demandes de l’opposition ». « Qu’est-ce que cela aurait coûté au PM de répondre aux correspondances qui lui sont adressées par les partis politiques à qui il a lui-même écrit ? », se demande le confrère. Pour le journal,  la précipitation avec laquelle le gouvernement a décidé d’organiser le dialogue n’est pas innocente : « Tout serait déjà prévu : du saupoudrage constitutionnel à la désignation  par acclamation d’un PM, en passant par un calendrier électoral commençant par les élections ». En conséquence souligne le journal, « le nouveau régime RPT réunifié issu de ce dialogue de dupe, prétend pouvoir compter sur des ralliements d’importantes personnalités issues des rangs de l’opposition traditionnelle attirées par l’appât du gain ou lassées par les positions extrémistes de leurs partis ».

Par ailleurs, poursuit le journal, « la diversité des exigences du front de refus qui vont de la délivrance des papiers d’identité à Gilchrist Olympio à la désignation d’un Médiateur ou encore, la limitation du dialogue aux seules parties initialement en négociation dans le cadre de l’ACL, peut vite paraître folklorique si elle ne se situe pas très rapidement dans une dynamique politique unitaire face au groupe compact qui se dessine entre le RPT et les sigles associés… Autant le RPT réunifié saura s’organiser pour conserver le pouvoir, autant la question se pose quant à la capacité des forces démocratiques à s’organiser pour conquérir le pouvoir ». 

Dialogue inter togolais : Après la CNSC et la DIATODE, la LTDH souhaite une plateforme de l’opposition
« Emboîtant le pas à la CNSC (Concertation Nationale de la Société Civile) et à la DIASTODE (Diaspora Togolaise pour la Démocratie), la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) vient de proposer aux partis politiques de l’opposition, de soumettre une plate-forme commune qui
prendra en compte les aspirations profondes du peuple togolais et de s’entendre sur une seule stratégie en vue de déboucher sur des solutions durables », écrit le journal, qui publie à la suite l’appel de la LTDH.

L’entreprise TABATI victime des déboires de la justice : Le comptable Jules Daté Dzramédo détenu à la prison civile s’est évadé.
« Il y a quelques années, l’entreprise de construction TABATI a déposé une plainte contre le nommé Dzramédo Daté Jules, le comptable de la société et en même temps directeur général adjoint. Le sieur Dzramédo, accusé d’avoir détourné la faramineuse somme de cinq cent millions de francs CFA à la société TABATI a été mis aux arrêts et jeté à la prison civile de Lomé en attendant qu’un jugement soit rendu pour que l’entreprise rentre dans ses droits. Au jour d’aujourd’hui, aucune décision n’a été encore rendue, mais le prévenu circule librement sans aucune inquiétude. D’après les informations proches de la justice, il n’y a ni échappement, si liberté provisoire. Au contraire, on comprend qu’il s’agit d’une évasion clandestine facilitée sans doute par la complicité de certaines hautes de la justice », mentionne le confrère  

Dix ans après sa mort : Le mystère persiste autour de l’assassinat du caissier principal de la BCEAO
Dix ans après l’assassinat du caissier principal de la BCEAO M. AGBAKPEM, et devant le silence autour de cette affaire malgré l’enquête diligentée, Motion d’Information revient sur ce dossier pour conclure à un assassinat politique puisque « le sieur AGBAKPEM était militant d’un parti de l’opposition démocratique »   

Agbéyomé Kodjo lance une nouvelle ‘’bombe’’ : Avec Eyadema, les accords et les engagements sont marché d’illusion
Titre le journal qui consacre trois pages pour l’exposé débat de l’ex PM togolais Agbéyomé Kodjo.

LE POINT de la Semaine N° 01  
Du mercredi 02 juin 2004

Pour son premier numéro, le Point de la semaine a accordé une interview au SG de l’Union des Forces de Changement M. Jean-Pierre Fabre sur les derniers développements de l’actualité politique togolaise. « Nous n’avons aucune envie de participer au énième folklore du régime Eyadema » déclare JP Fabre au sujet du dialogue national ouvert jeudi dernier.

Première mission d’évaluation de l’UE à Lomé : Cinq jours de suspens pour le pouvoir et l’opposition
Annonçant l’arrivée de deux experts de l’UE pour une mission d’évaluation Le Point de la Semaine
, note qu’ « à Lomé, les experts de l’UE auront des séances de travail avec les membres du gouvernement, ainsi que les responsables des partis politiques, tels que le RPT, l’UFC, le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR, le RSDD, le PSR et le PRR ». Sans prévoir l’issue de ces consultations, le journal relève qu’ « A Lomé, c’est le suspens. Le 27 mai dernier, le chef de l’Etat a officiellement ouvert le dialogue national. Mais trois partis politiques de l’opposition dont le CAR, l’UFC et la CDPA n’ont pas pris part à la cérémonie d’ouverture, exigeant que des préalables soient organisés au sein des protagonistes du dialogue ». Parlant  du  satisfecit de  la mission du comité des ambassadeurs ACP qui a séjourné au Togo du 29 au 31 mai dernier, le journal souligne que « même si le Comité a trouvé le rapport bon et demeure confiant que son point de vue épousera celui des experts de l’UE, il n’en demeure pas moins que le suspens est de mise, au regard de la polémique qui prévaut dans l’exécution des 22 engagements ». 

Mission  du Comité des ambassadeurs ACP : Les contours du dialogue selon M. OBIA
Tout en regrettant la mauvaise compréhension de l’accord de Cotonou par l’opposition traditionnelle, Jacques OBIA a, selon notre confrère, invité celle-ci « à discuter davantage avec le gouvernement sur les modalités de réalisation du dialogue qui selon, est plus thématique, plus sectoriel que politique ». En clair, selon OBIA, le dialogue en cours est un dialogue technique qui n’a pas besoin de préalables.

Le Point de la Semaine publie également le rapport 2004 d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme au Togo intitulé : Les arrestations arbitraires et les actes de torture se sont poursuivis

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 113  
Du mercredi 02 juin 2004  

SORTIR DU DIALGUE DE SOURDS
Pour un vrai dialogue : Le pouvoir a intérêt à faire venir Gilchrist Olympio
Reprenant un passage du discours prononcé par le chef de l’Etat le 29 juillet 1999 à la clôture du dialogue inter togolais qui invitait les Togolais à l’unité et à la réconciliation, La Tribune du Peuple note que cinq ans après « les Togolais sont plus divisés qu’avant », d’où la nécessité de faire en sorte que ce dernier rendez-vous ne soit pas un fiasco. Bien plus, le confrère souligne que « trop de juridisme nous éloigne du vrai dialogue ». Pour cela, estime-t-il, « Il faut faire revenir Gilchrist Olympio, président du parti représentatif de 35% de l’électorat togolais (pourcentage attribué par le pouvoir togolais lors de l’élection présidentielle de juin 2003). L’exemple de l’implosion ivoirienne est à nos portes pour nous dissuader de l’exclusion de personnages politiques importants ».   

Face à la mauvaise foi des acteurs politiques : L’UE devra s’impliquer pour la réalisation des 22 engagements
Instruit par l’expérience passée marquée par la duplicité, les parjures et le double langage et les craintes d’une dénaturation des 22 engagements par le gouvernement togolais, le confrère pense que « l’UE devrait remédier pendant qu’il est encore temps aux imperfections du processus de résolution du déficit démocratique togolais. Dans ce cadre, il apparaît opportun que les responsables européens ne se limitent pas à une position d’observateurs attendant la fin de la période des consultations pour juger des progrès du régime. Le bon sens voudrait que face aux manœuvres des uns et des autres, l’UE privilégie le peuple togolais en accompagnant les acteurs que sont le gouvernement, l’opposition traditionnelle et la société civile dans l’application des 22 engagements. Concrètement, l’apport de l’UE pourrait se faire par la nomination d’un envoyé spécial permanent chargé du dossier de l’application des 22 engagements. Celui-ci serait plus à même de suivre les soubresauts du difficile dossier togolais que les épisodiques missions d’évaluations menées par les fonctionnaires de Bruxelles ». 


Amalgames autour de la crise universitaire

Trouvant mauvaise la décision des autorités de rouvrir l’université,  « sans résoudre au préalable les problèmes posés par les étudiants », le confrère note qu’ « au Togo, les universitaires font l’amalgame des problèmes des étudiants sans dissocier les problèmes purement matériels des problèmes académiques. Or tout le problème actuel est essentiellement matériel. Dans l’ordre normal des choses, le corps professoral devrait suivre les étudiants. Si les conditions matérielles des étudiants s’améliorent, les enseignants donneront aisément les cours. Ce qui permettra d’avoir à coup sûr de bons résultats à la fin de l’année. Mais il s’est fait que tout le corps professoral est politisé et chacun s’accroche à ses petits intérêts  ».

Santé : «Cliniques sauvages » et « Services parallèles »
C’est en effet, selon le confrère,  ces termes que la ministre de la santé Mme Susanne AHO  a utilisé pour qualifier les petites unités qui poussent ça et là à Lomé pour mettre en garde les populations contre les dangers qu’elles courent en fréquentant ces lieux.

Notre confrère ne s’étonne outre mesure : « Quand dans un pays, l’Etat forme des infirmiers, des médecins et des techniciens de la santé à coup de millions et qu’à la fin, il les laisse sur le carreau, qu’est-ce qui peut se passer ? Ne sachant que piquer les fesses et prescrire du paracétamol mais au chômage, leur premier réflexe serait de transformer leur chambre à coucher en salle de soins ».

CARREFOUR N° 397  
Du jeudi 03 juin 2004

Engagements du gouvernement togolais : Une mission d’évaluation de l’UE à pied d’œuvre à Lomé depuis hier
Carrefour
annonce que la mission des experts de l’UE composée de Mme Anna Silvia Piergrossi et M. Arend Bieserbroek auxquels sont joints deux diplomates européens MM. Stefan Frowein et Klaus Günter Grohman, respectivement délégué de l’UE au Togo et ambassadeur d’Allemagne au Togo, sont à pied d’œuvre et devra, jusqu’à samedi, rencontrer tous les acteurs de la scène politique afin de se faire une idée des réalités togolaises. Le journal note en effet, que « cette mission intervient à un moment où le gouvernement a déjà essayé de mettre en œuvre la plupart des engagements pris » principalement sur les droits de l’homme et le liberté de la presse, mais relève que « les difficultés, s’il faut les appeler ainsi, se retrouvent sur le plan politique et concerne le dialogue national, objet de l’engagement 1.1 ».    

Mission des Ambassadeurs ACP au Togo : Diplomatie ou règlement de compte ?
S’interroge le confrère qui constate que malgré le poids politique considérable, les ACP sont venus adopter des comportements d’humeur contraires à l’objectif de leur mission. « Pire, Jacques Obia, plus pour lui qu’au nom de la délégation qu’il présidait, avançait faussement des a priori sur des partis politiques. En le faisant sans diplomatie aucune (malgré son statut de diplomate) il tient le discours du gouvernement », souligne le confrère. Selon Carrefour, « les propos qu’il a eus vis-à-vis des partis de l’opposition traditionnelle ont été interprétés dans certains milieux comme une façon de régler les comptes aux formations qui n’ont pas cru devoir rencontrer sa délégation ».

Université de Lomé : La reprise sous la surveillance policière
Le confrère se demande à quoi à servi la fermeture de l’Université de Lomé après les troubles des 28 et 30 avril. Sinon à rien, puis que « les étudiants sont encore à la maison alors que le début des examens avait fait l’objet de programmation par les autorités universitaires ». Le journal constate que le mot d’ordre de reprise du chef de l’Etat n’a pas été entendu, les étudiants ayant répondu par le boycott. « Les amphithéâtres sont vides et parfois vidés alors que le campus est truffé d’agents de force de l’ordre en tenue et en civil. Ils sont plus nombreux que les étudiants. Dans ces conditions, la confiance fait place à la méfiance », rapporte le journal. La publication indique que des tentatives pour briser le mouvement des étudiants se sont soldées par des échecs, car, les étudiants malgré leur diversité aujourd’hui s’entendant « au moins sur le respect de leur dignité et l’acceptation de leurs légitimes doléances ».

CROCODILE N° 677   
Du jeudi 03 juin 2004

Voyage inopportun en Côte d’Ivoire : Le PM SAMA fuit ses responsabilités devant la mission de l’UE
Crocodile
n’est pas d’avis avec le PM Koffi qui a quitté Lomé à un moment où il ne fallait pas (mission de l’UE oblige) pour Abidjan en Côte d’Ivoire en vue d’aider les frères ivoiriens à se réconcilier. Pour lui, « certes, il faut voler au secours des frères ivoiriens mais de là à négliger sa propre population et son propre pays, des Togolais l’ont mal ressenti ». Selon le journal qui traduit les réactions des Togolais, « le PM s’est dérobé pour ne pas rencontrer la délégation de l’UE qui est en mission d’évaluation sur les 22 engagements à Bruxelles », puis que « depuis le 14 avril, le gouvernement n’a pas  fait grand-chose allant dans la consolidation de la démocratie dans le pays »      

Le Togo à l’épreuve de la vérité : Les 22 engagements à la loupe de la mission d’évaluation de l’UE
Rendant compte du démarrage des travaux de la commission de l’UE arrivée le 1er juin dernier par les rencontres qu’elle a eues avec certaines formations politiques, le confrère espère « qu’après le 05 juin commence le vrai dialogue politique entre le pouvoir, l’opposition et la société civile avec à la clé une conception claire du dialogue, une définition de l’ordre du jour, une garantie du respect des décisions qui seront prises lors des assises »

Campagne des trouble- fêtes : Mission lugubre de Scarbonchi et Obia au Togo
« On ne peut pas être plus clair que ça ; l’euro- député Michel Scarbonchi et l’ambassadeur ACP Jacques Obia ont fait la démonstration, ces derniers jours à la télévision, qu’ils étaient les avocats des causes perdues contrairement à ce qu’ils ont affiché : aider le Togo à sortir de la crise. Il est vrai que lorsque les bonnes volontés se démènent pour accompagner le Togo à retrouver un cadre politique civilisé, ils y viennent toujours des personnages pour remettre en cause les efforts consentis. C’est bien le cas des sieurs Scarbonchi et Obia qui se passent pour mieux que les Togolais eux-mêmes pour solutionner les problèmes de leur pays », écrit Crocodile. Se référant donc aux déclarations faites par MM. Scarbonchi (selon qui, il n’est pas question de préalables avant le dialogue…) et Obia (le dialogue sera sectoriel, thématique et technique, il ne faut pas se faire l’illusion qu’on fera un dialogue du genre conférence nationale avec de grands déballages….) au sortir de l’audience du chef de l’Etat et après la conférence de presse, le journal constate que les postions de ces deux messieurs « sont un peu cavalières pour des gens qui veulent aider les Togolais », et au vu de la hargne qu’ils ont prise, se demande s’ « ils étaient en service commandé ». Pour le confrère, « il est vrai qu’en ce moment, le Togo a besoin de toutes les bonnes volontés pour l’aider à sortir de son impasse, de grâce, que n’importe quel individu ne vienne compliquer davantage la situation déjà très conflictuelle ».

Se prononçant sur le prochain dialogue inter togolais : Agbéyomé est sceptique et propose un gouvernement d’union devant conduire une transition
Le confrère analyse ici la communication que l’ancien PM Agbéyomé Kodjo a présentée le 28 mai dernier à Paris au lendemain de l’ouverture par le président du fameux dialogue devant le
Club 89 regroupant des personnalités politiques de la Droite Française, sur la problématique de la démocratisation au Togo

FORUM DE LA SEMAINE N° 05  
Du jeudi 03 juin 2004

L’engagement 4.2 mis en branle : Echos des émissaires de l’UE au Togo
 Au titre de l’engagement 4.2, il est stipulé la disponibilité des autorités togolaises à participer au dialogue sur place et à faciliter des missions éventuelles des fonctionnaires de la commission et de la présidence au Togo, dans le cadre du dialogue entamé. Ainsi, le confrère évoque ici les rencontres que la mission a eues avec certaines formations politiques depuis le mardi 2 juin et l’agenda qu’elle aura au cours de son séjour au Togo et note que les travaux se déroulent à huis clos.

Forum de la Semaine publie aussi l’intervention de M. Agbéyomé Kodjo devant le Club 89 

Question de priorité : Koffi Sama à Abidjan et le dialogue inter togolais ?

S’interroge notre confrère qui, tout en comprenant le souci de l’Apôtre de la Paix de ne pas laisser la maison de son voisin brûler au risque de voir la sienne subir le même sort, reste cependant perplexe comme beaucoup de ces Togolais, étant entendu que « le Togo, traverse depuis plus d’une décennie une crise discontinue. Et jamais les Togolais n’ont eu l’éclair de cette sagesse de leur président à régler les crises des autres se manifester chez eux ». Le déplacement du PM est d’autant plus incompréhensible qu’ « au moment où la mission européenne chargée de constater les efforts faits par le gouvernement dans l’application des 22 engagements pris le 14 avril dernier à Bruxelles, est arrivée dans la capitale togolaise, que le Premier ministre s’en était allé en Côte d’Ivoire ; lui qui était le représentant du Baobab et du gouvernement lors des discussions à Bruxelles ». Ce comportement selon le journal, « loin d’être une fuite de responsabilité, n’est que l’illustration du régime RPT, très malin dans ce genre d’exercice, celui de faire le pompier ailleurs après avoir mis le feu chez soi ».

            Il faut signaler sur ce sujet que le PM togolais est de retour au pays mercredi 2 juin dans la soirée, mais il ne pourra peut-être pas rencontrer les experts de l’UE puis que ceux-ci ont déjà rencontrer la délégation gouvernementale conduite par le président de l’Assemblée nationale Fambaré Outtara Natchaba ; celui-ci faisait partie de la délégation gouvernementale à Bruxelles.   

Jacques Obia, l’homme au double langage
« Cette fois-ci, nous serons très fermes avec le Togo »

Reprenant les propos tenus par le diplomate congolais lors de l’émission Business Africa diffusée le 27 mai dernier par la TVT, selon lesquels  cette fois-ci, nous serons très fermes avec le Togo, … Pourtant, le problème est de savoir si l’on peut avoir aussi le développement économique et social et la stabilité sans la démocratie,  Forum de la Semaine note que « le président du comité des ambassadeurs des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), le congolais Jacques Obia a fait une déclaration qui démarque sa personne et l’institution qu’il représente des pratiques totalitaires du pouvoir togolais, rompant ainsi une coutume qui a prévalu depuis longtemps ( soutien aveugle à notre pays le Togo). Mais curieusement constate-t-il, « en moins d’une semaine, le même Obia a tenu deux discours, contournant les ACP lorsqu’il avait mis les pieds sous le sol togolais et en bon diplomate devant les médias internationaux, il a parlé de la réelle situation togolaise ».

Dialogue inter togolais : La NDP propose son document de travail
Le confrère commente ici le document que le mouvement des jeunes (NDP), miné depuis quelques temps par une crise interne, a rendu public le 1er juin dernier en guise de sa contribution au dialogue inter togolais. Le document insiste sur la nécessité d’une réelle prise de conscience de l’ensemble de la classe politique et des Togolais face au nouvel enjeu.

LE CANARD Indépendant N° 04
Du vendredi 04 juin 2004  

Mission des experts UE au Togo : Evaluation à huis clos du rapport du gouvernement du Togo
Le Canard Indépendant
 souligne que la mission des experts de l’UE arrivée depuis le 02 juin au Togo poursuit ses consultations avec les différents acteurs de la politique togolaise et fera le point de toutes ces rencontres à la presse ce samedi 05 juin 2004. Le journal révèle que, selon certaines sources, « les discussions portent sur un rapport déposé lundi par le gouvernement togolais, relatif à la mise en œuvre des engagements pris le 14 avril à Bruxelles » ainsi que sur d’autres points des engagements non encore exécutés. En outre,   le confrère relève que « des réserves auraient été émises par plusieurs délégations sur l’accès des partis aux médias d’Etat, la question des prisonniers politiques ainsi que le dialogue (ses préparatifs, son déroulement, les garanties de l’exécution de ses décisions ». Par ailleurs, les travaux se déroulant en huis clos, loin des regards de la presse,  le confrère signale qu’aucune information ne filtre des membres de la mission : « Toutes les sources contactées sont prolixes. Les membres de la mission parlent peu lors des rencontres. Ils écoutent beaucoup plus qu’ils ne cherchent à convaincre ou à éclairer, nous a déclaré l’une d’elles », mentionne –t-il   

Après un séjour de 48 heures en Côte d’Ivoire : Koffi Sama retourne bredouille à Lomé
« Alors que le chef de l’Etat l’a désigné dans son discours d’ouverture du dialogue national, comme devant le mener, le Premier ministre a quitté Lomé pour Abidjan, le jour même où la mission de l’UE devrait démarrer sa mission d’évaluation au Togo. Plusieurs Togolais se sont montrés surpris.

            Après 48 h de séjour, le déplacement de M. Koffi Sama, se révèle un échec comme en témoigne cet article du confrère, Le Libéral  daté du 03 juin 2004. Tout porte à croire que les Ivoiriens en ont marre de voir des voisins se servir avec cynisme de leur drame comme un moyen diplomatique pour se positionner ou se faire valoir », écrit Le Canard Indépendant, et publie l’article du journal Le Libéral  

Violation des 22 engagements 3.2, 3.3, 3.5 La LTDH invite le gouvernement à rompre avec le griotisme
Il s’agit ici d’une vive protestation de la LTDH suite à un commentaire ‘’tendancieux’’ fait par les médias d’Etat, en l’occurrence la TVT le 28 mai après la présentation le 27 mai à la presse de son rapport 2003 – avril 2004 sur les violations des droits de l’homme au Togo.

Face à cet état de chose la LTDH proteste contre ces méthodes antidémocratiques, hostiles au pluralisme politique, dénonce la violation, par le ministère de la communication, des engagements 3.2, 3.3 et 3.5, invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour rompre avec le bricolage et le griotisme afin que les médias d’Etat soient au service du peuple togolais et non plus de la propagande gouvernementale, de la désinformation et du mensonge et émet le vœu que les 22 engagements pris par le gouvernement devant le peuple togolais et l’UE ne soient pas un marché de dupes.

Approche pédagogique ou position partisane : L’ambassadeur OBIA désapprouve les préalables au dialogue
Titre à son tour Le Canard Indépendant à propos des déclarations faites devant la presse togolaise le 1er juin dernier par le diplomate congolais en mission de soutien au pouvoir togolais. Le diplomate avait alors demandé aux partis boycotteurs du dialogue de se référer à l’article 8 (faire une bonne lecture de cet article) de la convention de Cotonou. A ce propos Le Canard Indépendant, ne voulant peut-être pas se prononcer sur cette position du diplomate congolais,  pense que « la mission de l’UE devant rencontrer l’ensemble des acteurs et protagonistes, les Togolais attendent pour se faire une opinion définitive : est-ce des partis d’opposition qui par méconnaissance, font une mauvaise appréciation du dialogue selon les termes des engagements ou M. Obia qui est partisan dans sa mission ? »

Togo : Du plomb dans la lutte contre le tabac
Le 31 mai dernier, le monde entier a célébré la journée internationale de lutte contre le tabac. Le thème de cette journée est Journée sans tabac. Malheureusement, note le confrère, « au Togo, la célébration de cette journée est passée inaperçue ». Le journal rapporte les propos d’un fumeur qui déclarait : c’est ce jour même que j’ai encore exagéré avant d’ajouter qu’il ignorait même le thème de cette journée : Journée sans tabac : Pour le confrère, « même si les marques de cigarettes ont diminué sur le marché, le Togo se révèle comme un marché privilégié pour les compagnies de cigarettes ». C’est ainsi qu’il constate malheureusement   qu’ «  Alors que dans certains pays, des dispositions légales sont prises pour atténuer le phénomène, au Togo, on assiste au contraire…Tableau géant, érection de kiosques le long des rues, concert géant avec la participation de vedettes de la chanson, promotion dans les lieux publics…, toutes les voies sont utilisées pour amener les jeunes à fumer ». Le confrère note que le silence observé par les officiels et les ONG à l’occasion de la célébration de cette journée, montre à suffisance qu’au Togo, « la lutte contre le tabac se révèle plombée »

Vente anarchique des produits aux vertus multiples : Un phénomène en vogue au Togo
« Il est maintenant fréquent à Lomé d’être tiré de son sommeil le matin de bonne heure ou pendant la sieste à midi par les bruits assourdissants de hauts- parleurs juchés sur de gros bus qui sillonnent les quartiers de Lomé et ses environs. Ce sont ces vendeurs de remèdes miracles venus du Ghana qui essaiment Lomé et ses banlieues proposant aux habitants des produits aux vertus multiples et ‘’infaillibles’’ », constate le journal. A côté de ceux-ci, se développe un autre phénomène qui prend des propositions inquiétudes, celui des tradithérapeutes qui inondent les radios et télévisions privées par des déclarations vantant les vertus thérapeutiques de leurs produits. « Ils donnent de la voix et ne cessent de rabattre les oreilles de paisibles citoyens avec des plantes médicinales et autres décoctions dont ils vantent les vertus contre toutes les maladies. Le phénomène prend des proportions inquiétantes mais on ne note aucune réaction ferme de la part de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Plutôt, ces tradithérapeutes semblent jouir d’une quasi bénédiction des autorités de la communication », souligne le confrère. L’hebdomadaire note que faute d’ « une politique sanitaire digne de ce nom » dans la plupart des pays africains,  ajoutée à la « paupérisation galopante de la population », les citoyens dans une « attitude de résignation et de fatalisme », ont plus recours à ces produits malgré les conséquences que la prise de ces  médicaments peut avoir sur la santé. Fort de tous les dangers que ces produits peuvent entraîner, le journal en appelle à la responsabilité des associations de consommateurs et des autorités sanitaires pour « sensibiliser la population sur la nécessité absolue de recourir à des produits sains, protégés par des brevets dont la provenance est clairement définie ».       

La plage de Lomé : Un lieu de distraction hors pair
Notre confrère, qui a certainement fait un tour sur les lieux, note que la plage de Lomé est un lieu d’attraction et de fête par excellence surtout les week end où toutes les activité s’y pratiquent : « La matinée, la plage tient donc lieu de terrain de sport mais elle se métamorphose l’après midi en véritable place de fête. Un coup d’œil vous informe que toutes les couches sociales et toutes les communautés présentes sur le sol togolais y sont représentées », souligne notre confrère qui rapporte par ailleurs, les propos de certains abonnés de la plage qui expliquent les raisons les mènent vers ce lieu. Cependant, constate-t-il, « dans cette ambiance, il y en a qui ne sont là que pour escroquer d’une manière ou d’une autre ».

NOUVEL ECHO N° 293    
Du vendredi 04 juin 2004

Mission des experts de l’UE : Le président de l’Assemblée nationale est-il devenu Premier ministre du Togo ?
S’interroge Nouvel Echo, qui a constaté qu’en lieu et place du PM embarqué pour la Côte d’Ivoire, c’est le président de l’assemblée nationale qui a conduit la gouvernementale pour rencontrer les experts de l’UE. « Un scandale dans la gestion des affaires de la cité », estime –t-il. « Le président de l’assemblée nationale est-il aujourd’hui le chef du gouvernement ? Le pouvoir législatif est-il le même que le pouvoir exécutif ? Eyadema n’a-t-il plus confiance en son premier ministre qui a signé les engagements à Bruxelles, en l’envoyant se balader en Côte d’Ivoire ? », Autant de questions que se pose le confrère.

Mépris, indifférence ou simple fuite de responsabilité : Les hautes autorités de l’Etat exposent dans la rue leur incapacité
En ces temps de pluie, les Togolais ne sauvent où donner  de la tête. Se rendre au service ou au marché, c’est un véritable parcours de combattant. Certaines voies étant devenues impraticables, les taximen refusent de les emprunter obligeant les usagers de ces voies à se débrouiller autrement. Le confrère évoque le cas d’une voie pourtant empruntée par deux hautes autorités de l’Etat pour montrer le peu souci des autorités aux problèmes du Togo.

 « Le cas du PM Sama et du PA Natchaba laisse à désirer. Si vous prenez l’avenue Jean-Paul II jusqu’au carrefour Novissi juste aux feux tricolores en face de la station Texaco, il y a un véritable marécage et les riverains grincent les dents à chaque passage. C’est révoltant de voir que ces 2 plus hautes autorités de l’Etat passent par là au moins quatre fois par jour soit pour se rendre à leur lieu de travail ou même à Lomé2 ».  Devant cette situation déplorable, le confrère  estime que c’est une fuite de responsabilité de ces deux autorités et cela lui donne  l’impression que « le PA et PM ferment les yeux lorsqu’ils passent au carrefour de Novissi en rentrant chez eux après le boulot »