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Revue de presse de la semaine
du
31 mai au 4 juin
2004
Daniel Garidan
L’ouverture du dialogue inter togolais la
semaine dernière, l’arrivée de la délégation
du Comité des ambassadeurs ACP et des
experts de l’UE pour évaluer les progrès
réalisés par le gouvernement togolais depuis
la signature en avril dernier des 22
engagements, sont
là
les principaux sujets qui ont retenu
l’attention des confrères de la presse
togolaise.
La semaine a enrégistré un nouveau journal
dénommé "Le Point de la semaine."
Le nouveau né de
la presse privée togolaise
qui
se veut un journal d’information et
d’analyse
dit
se situer
au centre du
clivage mouvance présidentielle et
opposition.
Le Point de la Semaine est une
transformation interne opérée au sein de
l’équipe rédactionnelle de L’Evénement
que nous avons souvent présenté
sur togoforum.
Le responsable explique cette transformation
par le besoin d’autonomie et de
souveraineté.
Bonne lecture et à la semaine prochaine ! |
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LE
COMBAT du peuple N°450
Du 01 juin 2004
Ouverture
solennelle du dialogue national :
Eyadema confond les trois mousquetaires du
front de refus
Reprenant pour ses lecteurs le discours que
le chef de l’Etat a prononcé à l’ouverture
du dialogue, un discours au style
gaullien, prononcé sur un ton lent, presque
las, mais pathétique qui tranche avec les
messages stéréotypes auxquels le président
Eyadema a habitué les Togolais, ‘’Le
Combat du Peuple’’ écrit : « il est
vrai que ceux qui refusent de voir autre
chose que leur image, nous diront que ce
discours ne contient rien de neuf. Cela se
comprend ; car ne dit-on pas qu’il n’y a
pas de pire sourd que celui qui ne veut pas
entendre ? »
Constant que la date du 27 mai 2004 marque
un repère tout en posant un problème de fond
qui est celui de l’attitude des trois partis
de l’opposition à savoir, l’UFC, le CAR et
la CDPA qui sont érigés en front de refus en
posant des préalables, le journal note qu’
« il est permis de dire que ce front de
refus a le bec dans l’eau et que la
politique de la chaise vide ne se justifie
guère en la circonstance. En confondant le
front de refus, Eyadema a démontré toute la
subtilité de sa nouvelle politique qui
consiste à occuper rationnellement le
terrain ».
« Comment peut-on comprendre que ceux qui,
durant des années, se battent pour le
dialogue, puissent le moment venu, se
dérober d’une façon aussi lamentable ? »,
s’interroge-t-il. Cette ‘’dérobade’’
n’est pas du goût du journal qui y voit une
certaine lassitude : « Nous pensons
sincèrement que ceux qui sont usés et qui
sont dépassés par l’allure que prend le
dialogue ont intérêt à se faire une raison.
Car rien n’explique le fait que des partis
de l’opposition demandent au RPT de fixer
seul le lieu du dialogue, d’en définir les
contours. Pour parler des préliminaires, il
faut que le dialogue s’ouvre. On ne peut et
ne doit discuter des préalables avant
l’ouverture du dialogue. Autrement on aura
du mal à situer le cadre dans lequel ces
préalables seront discutés ».
Et le journal de conclure : « Ceux qui
rêvent d’un dialogue aux allures de la
Conférence Nationale se trompent. Les temps
ont changé. Le régime Eyadema a aujourd’hui
une marge de manœuvre assez substantielle
d’autant que le pouvoir du président Eyadema
n’est pas en cause. Les 22 engagements ne
font pas obligation à Eyadema de remettre en
cause son mandat. Même l’assemblée nationale
ne sera dissoute que le moment voulu. Les
élections locales auront lieu dans un an et
ceux qui refuseront de s’impliquer dans le
processus resteront en marge ».
En prélude à l’arrivée de la mission
d’évaluation de l’UE au Togo :
Une délégation des ACP a séjourné à Lomé
Le journal annonce qu’une mission des
ambassadeurs conduite par son président
Jacques OBIA a séjourné les 29, 30 et 31 mai
dernier à Lomé et a eu des séances de
travail avec le gouvernement et animé une
conférence de presse le 31 mai à l’Hôtel 2
Février sur l’évolution de la situation
après les 22 engagements pris. Le journal
révèle qu’au cours des séances de travail
que la mission a eues avec le gouvernement,
celle-ci a approuvé le rapport présenté par
le gouvernement et l’a adopté comme le
rapport des ACP à soumettre à l’approbation
de l’UE.
Carine Frenk discrédite RFI
S’insurgeant contre
le reportage fait par notre consoeur à
l’occasion de la cérémonie d’ouverture du
dialogue national, le confrère relève que
« lorsqu’on est journaliste à une radio
comme RFI et qu’on se catalogue comme
spécialiste d’un pays ou d’une région, on a
le devoir d’avoir une maîtrise des données
réelles qui prévalent sur le terrain. Ce qui
suppose un travail de suivi permanent qui
consiste à s’informer soi-même au jour le
jour sur l’évolution de la situation et des
événements ». En effet, mentionne –t-il « à
l’occasion de l’annonce solennelle du
dialogue national le 27 mai dernier à
l’Hôtel Corinthia 2 Février, cette
journaliste de RFI a produit un reportage
dans lequel elle estimait que la cérémonie
s’était déroulée en l’absence des principaux
partis de l’opposition notamment le CAR, la
CDPA et l’UFC. Elle était même allée
jusqu’à traiter les formations politiques
présentes, de partis résiduels ». Estimant
que ce commentaire ne cadre pas avec les
réalités sur le terrain étant donné que la
CDPA du professeur Gnininivi ne vaut pas
plus que la CPP et le PDR (à titre
d’illustration, les scores que ce parti –CDPA-
a eu à différentes élections), le journal
souligne qu’ « en traitant des formations
politiques de partis résiduels, Carine Frenk
tient le raisonnement de l’UFC. Cela ne
paraît pas forcément fortuit ».
« RFI est une station pour laquelle nous
avons beaucoup de respect. Mais personne ne
peut accepter que ses journalistes s’érigent
en juges ou bourreaux », précise le
confrère. |
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LE REGARD N° 389
Du 01
juin 2004
Les experts de l’UE
rencontrent les partis politiques ce
mercredi
« Le Regard »
révèle que les experts désignés par l’UE et
qui sont arrivés au Togo ce 1er
juin pour évaluer les progrès réalisés par
le gouvernement togolais, ont déterminé,
« selon des critères qui leur sont propres,
les formations politiques qu’ils devront
rencontrer ». Il s’agit selon le journal, de
« tous les partis ayant présenté des
candidats à l’élection présidentielle ».
Mais, le confrère note que ce critère fait
déjà des mécontents : « dans une déclaration
rendue publique vendredi dernier (28 mai
NDLR), D’Almeida Mawutoè du MOCEP, se
prenant pour le porte-parole de
l’opposition parlementaire mais qui
avait pourtant battu campagne pour le RPT a
réclamé vainement d’être reçu par la
mission ».
En fin de compte, signalons
que ce parti en question a été reçu de même
que certaines formations politiques qui
n’étaient au départ sur la liste des experts
de l’UE.
Le dialogue a commencé par le folklore
Titre « Le Regard » qui décrit
ainsi ce qu’il a vu lors de la cérémonie
d’ouverture et qui ressemble fort
étrangement à ce qu’il appelle un remake
parfait des congrès statutaires du RPT.
« Et donc jeudi matin, des animateurs
convoyés par camions entiers et des groupes
folkloriques ont été déversés à l’Hôtel
Corinthia 2Février. L’ambiance était celle
des kermesses organisées à la gloire du
Président Fondateur sans lequel le
‘’Togo serait perdu’’.
L’Etat RPT était au grand complet. Des
membres du Comité Central, du Bureau
Politique, les représentants des ailes
marchantes du RPT, UNFT, JRPT, les chefs
coutumiers du RPT, dits chefs traditionnels,
des prêtes vaudou protecteurs du
‘’Guide Bien Aimé’’
et bien d’autres courtisans du Timonier
avaient rempli la salle. C’était un remake
parfait des congrès statutaires du RPT qu’on
organisait au temps fort de la dictature
triomphante où tous les Togolais étaient
obligés de
regarder dans la même direction ».
Analysant le discours d’ouverture du
président Eyadema qu’il qualifie de
véritablement ‘’gnassional’’, le
confrère note qu’ « en fait, le discours du
Général moraliste
n’a annoncé rien de nouveau. Il n’y aura
donc pas comme certains l’entendent, une
table ronde où les protagonistes seront face
à face pour négocier quoi que ce soit. Il
s’agira plutôt d’un dialogue démocratique
qui va s’ouvrir dans les semaines à venir
sous l’égide du Premier ministre. Ainsi donc
le pouvoir RPT va se poser en arbitre
attendant des autres formations politiques
qu’elles lui fassent des propositions qui
l’arrangent. En clair, les opposants sont
invités à aider le Timonier à asseoir son
régime et renouer avec la communauté
internationale ».
Des journalistes interdits d’accès à la
salle de dialogue
C’est ce que révèle notre confrère, qui a
dû, avec certains de ses confrères, quitter
le hall de l’Hôtel 2 Février après plusieurs
heures d’attente : raison invoquée : ils
n’ont pas de badges. Or, selon le
confrère, « tout a été organisé de manière à
empêcher certains journalistes ciblés
d’accéder à la salle puis que les
organisateurs se sont arrangés pour délivrer
des badges à d’autres journalistes ». Loin
de considérer cet incident comme anodin, le
confrère note que ce qui s’est passé
« témoigne du double langage des autorités
qui, pour se donner bonne conscience,
considèrent la presse privée comme
incontournable quitte à la tourner en
bourrique quand ils n’ont pas besoin
d’elle ».
« Mais alors, comment
comprendre qu’au moment où le pouvoir fait
les yeux doux à la presse privée en
insistant sur cette histoire de
dépénalisation du délit de presse, on refuse
à des journalistes de faire leur travail »,
se demande le journal.
Le chef de la mission ACP fustige des partis
politiques
C’est ce que constate le journal suite aux
propos tenus par M. Jacques OBIA au cours de
la conférence de presse qu’il a animée le 1er
juin dernier à l’Hôtel Corinthia 2
Février après une séance de travail avec le
gouvernement togolais.
Le Togo est en marche, je
pense que les responsables qui prennent la
dimension de s’isoler endossent leur
responsabilité. Comme ils ne sont pas venus
au dialogue, je pense que c’est une erreur
parce que quand on refuse le dialogue
qu’est-ce qu’on veut ? Est-ce que vous
trouvez normal que des partis politiques
refusent de dialogue avec la délégation ACP ?
(…) Nous ne pensons pas que comme pensent
certains que, nous venons faire du tourisme.
Nous venons sincèrement travailler aux côtés
du peuple togolais. Mais si à ce moment là,
il y a des forces politiques qui trouvent
que ce que nous faisons n’est pas conforme à
leur agenda politique, c’est leur
responsabilité
propos de Jacques OBIA que rapporte notre
confrère qui souligne par ailleurs que
« manifestement, l’ambassadeur congolais
s’est laissé envahir par ses états d’âme et
ne réalise pas la complexité du problème
togolais fait de suspicion et de méfiance »
Exposé- débat devant le club 89
Agbéyomé
Kodjo invité par des personnalités proches
de Chirac
Le journal publie l’exposé que l’ancien PM a
présenté le 28 mai à Paris devant le Club 89
sur le Thème
La problématique de la démocratisation au
Togo
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MOTION d’Information N°272
Du 01 juin 2004
Dialogue inter
togolais :
Jusqu’où ira le bras de fer entre ‘’le
RPT réunifié’’ et nouvelle
‘’opposition traditionnelle’’ ?
C’est la question que se pose ‘’ Motion
d’Information ‘’ au regard du nouveau
paysage politique togolais qui s’est dessiné
après l’ouverture du dialogue national.
Reprenant les propos de M. Ayéva, président
du PDR qui, selon lui, semblaient expliquer
pourquoi il fallait que le dialogue s’ouvre
malgré l’absence de certains partis
politiques, le journal note que « selon
certaines indiscrétions provenant de sources
proches de la mouvance présidentielle, tout
aurait été mis en œuvre dans l’entourage du
général Eyadema pour encourager et même
provoquer l’absence des principaux partis de
l’opposition au processus de dialogue en
cours ». Le confrère appuie cette thèse par
un certain nombre d’éléments d’analyse
d’abord : « l’attitude méprisante,
arrogante, voire provocatrice du PM
vis-à-vis de l’opposition démocratique »
Ensuite, la méthode utilisée ainsi que la
suite réservée aux correspondances adressées
au PM par les partis politiques : « le 12
mai dernier, sans aucun contact préalable,
le PM envoie une lettre circulaire à un
certain nombre de partis politiques et
d’associations triés sur le volet pour leur
annoncer l’intention du gouvernement de
reprendre le dialogue avec l’opposition et
la société civile conformément aux
engagements pris le 14 avril 2004 devant
l’UE ». En revanche, souligne la
publication, « malgré la méthode peu
respectueuse des usages en la matière, tous
les partis destinataires de la lettre
circulaire se sont réjouis de l’initiative
gouvernementale….Des propositions avaient
même été formulées dans ce sens ». Et le
journal note un manque de volonté de
dialogue de la part des autorités
togolaises: « si les autorités togolaises
avaient réellement l’intention à cœur de
reprendre un vrai dialogue avec l’opposition
dans le but de trouver une solution crédible
à la crise qui mine le pays, elles auraient
eu une attitude différente de celle qu’elles
ont eu face aux demandes de l’opposition ».
« Qu’est-ce que cela aurait coûté au PM de
répondre aux correspondances qui lui sont
adressées par les partis politiques à qui il
a lui-même écrit ? », se demande le
confrère. Pour le journal, la précipitation
avec laquelle le gouvernement a décidé
d’organiser le dialogue n’est pas
innocente : « Tout serait déjà prévu : du
saupoudrage constitutionnel à la désignation
par acclamation d’un PM, en passant par un
calendrier électoral commençant par les
élections ». En conséquence souligne le
journal, « le nouveau régime
RPT réunifié
issu de ce dialogue de dupe,
prétend pouvoir compter sur des ralliements
d’importantes personnalités issues des rangs
de l’opposition traditionnelle attirées par
l’appât du gain ou lassées par les positions
extrémistes
de leurs partis ».
Par ailleurs, poursuit le
journal, « la diversité des exigences du
front de refus qui vont de la délivrance
des papiers d’identité à Gilchrist Olympio à
la désignation d’un Médiateur ou encore, la
limitation du dialogue aux seules parties
initialement en négociation dans le cadre de
l’ACL, peut vite paraître folklorique si
elle ne se situe pas très rapidement dans
une dynamique politique unitaire face au
groupe compact qui se dessine entre le RPT
et les sigles associés… Autant le
RPT réunifié
saura s’organiser pour conserver le pouvoir,
autant la question se pose quant à la
capacité des forces démocratiques à
s’organiser pour conquérir le pouvoir ».
Dialogue inter togolais : Après la CNSC et
la DIATODE, la LTDH souhaite une plateforme
de l’opposition
« Emboîtant le pas à la CNSC (Concertation
Nationale de la Société Civile) et à la
DIASTODE (Diaspora Togolaise pour la
Démocratie), la Ligue Togolaise des Droits
de l’Homme (LTDH) vient de proposer aux
partis politiques de l’opposition, de
soumettre une plate-forme commune qui
prendra en compte les aspirations profondes
du peuple togolais et de s’entendre sur une
seule stratégie en vue de déboucher sur des
solutions durables »,
écrit le journal, qui publie à la suite
l’appel de la LTDH.
L’entreprise TABATI victime des déboires de
la justice :
Le comptable Jules Daté Dzramédo détenu à la
prison civile s’est évadé.
« Il y a quelques années, l’entreprise de
construction TABATI a déposé une plainte
contre le nommé Dzramédo Daté Jules, le
comptable de la société et en même temps
directeur général adjoint. Le sieur Dzramédo,
accusé d’avoir détourné la faramineuse somme
de cinq cent millions de francs CFA à la
société TABATI a été mis aux arrêts et jeté
à la prison civile de Lomé en attendant
qu’un jugement soit rendu pour que
l’entreprise rentre dans ses droits. Au jour
d’aujourd’hui, aucune décision n’a été
encore rendue, mais le prévenu circule
librement sans aucune inquiétude. D’après
les informations proches de la justice, il
n’y a ni échappement, si liberté provisoire.
Au contraire, on comprend qu’il s’agit d’une
évasion clandestine facilitée sans doute par
la complicité de certaines hautes de la
justice », mentionne le confrère
Dix ans après sa mort : Le mystère persiste
autour de l’assassinat du caissier principal
de la BCEAO
Dix ans après l’assassinat du caissier
principal de la BCEAO M. AGBAKPEM, et devant
le silence autour de cette affaire malgré
l’enquête diligentée, Motion
d’Information revient sur ce dossier
pour conclure à un assassinat politique
puisque « le sieur AGBAKPEM était militant
d’un parti de l’opposition démocratique »
Agbéyomé Kodjo lance une nouvelle
‘’bombe’’ : Avec Eyadema, les accords et les
engagements sont marché d’illusion
Titre le journal qui consacre trois pages
pour l’exposé débat de l’ex PM togolais
Agbéyomé Kodjo. |
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LE POINT
de la Semaine
N° 01
Du mercredi 02 juin 2004
Pour son premier numéro,
le Point de la semaine
a accordé une interview au SG de l’Union des
Forces de Changement M. Jean-Pierre
Fabre sur les derniers développements de
l’actualité politique togolaise.
« Nous n’avons aucune envie de participer au
énième folklore du régime Eyadema »
déclare JP Fabre au sujet du dialogue
national ouvert jeudi dernier.
Première mission d’évaluation de l’UE à
Lomé :
Cinq jours de suspens pour le pouvoir et
l’opposition
Annonçant l’arrivée
de deux experts de l’UE pour une mission
d’évaluation Le Point de la Semaine,
note qu’ « à Lomé, les
experts de l’UE auront des séances de
travail avec les membres du gouvernement,
ainsi que les responsables des partis
politiques, tels que le RPT, l’UFC, le CAR,
la CDPA, la CPP, le PDR, le RSDD, le PSR et
le PRR ». Sans prévoir l’issue de ces
consultations, le journal relève qu’ « A
Lomé, c’est le suspens. Le 27 mai dernier,
le chef de l’Etat a officiellement ouvert le
dialogue national. Mais trois partis
politiques de l’opposition dont le CAR, l’UFC
et la CDPA n’ont pas pris part à la
cérémonie d’ouverture, exigeant que des
préalables soient organisés au sein des
protagonistes du dialogue ». Parlant du
satisfecit de la mission du comité des
ambassadeurs ACP qui a séjourné au Togo du
29 au 31 mai dernier, le journal souligne
que « même si le Comité a trouvé le rapport
bon et demeure confiant que son point
de vue épousera celui des experts de l’UE,
il n’en demeure pas moins que le suspens est
de mise, au regard de la polémique qui
prévaut dans l’exécution des 22
engagements ».
Mission du Comité des ambassadeurs ACP :
Les contours du dialogue selon M. OBIA
Tout en regrettant la
mauvaise compréhension de l’accord de
Cotonou par l’opposition traditionnelle,
Jacques OBIA a, selon notre confrère, invité
celle-ci « à discuter davantage avec le
gouvernement sur les modalités de
réalisation du dialogue qui selon, est plus
thématique, plus sectoriel que politique ».
En clair, selon OBIA, le dialogue en cours
est un dialogue technique qui n’a pas besoin
de préalables.
Le Point de la Semaine
publie également le rapport 2004 d’Amnesty
International sur la situation des droits de
l’homme au Togo intitulé :
Les arrestations arbitraires et les actes de
torture se sont poursuivis |
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LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 113
Du mercredi 02 juin 2004
SORTIR DU DIALGUE DE SOURDS
Pour un vrai dialogue :
Le pouvoir a intérêt à faire venir Gilchrist
Olympio
Reprenant un passage du
discours prononcé par le chef de l’Etat le
29 juillet 1999 à la clôture du dialogue
inter togolais qui invitait les Togolais à
l’unité et à la réconciliation, La
Tribune du Peuple note que cinq
ans après « les Togolais sont plus divisés
qu’avant », d’où la nécessité de faire en
sorte que ce dernier rendez-vous ne soit pas
un fiasco. Bien plus, le confrère souligne
que « trop de juridisme nous éloigne du vrai
dialogue ». Pour cela, estime-t-il, « Il
faut faire revenir Gilchrist Olympio,
président du parti représentatif de 35% de
l’électorat togolais (pourcentage attribué
par le pouvoir togolais lors de l’élection
présidentielle de juin 2003). L’exemple de
l’implosion ivoirienne est à nos portes pour
nous dissuader de l’exclusion de personnages
politiques importants ».
Face à la mauvaise foi des acteurs
politiques :
L’UE devra s’impliquer pour la réalisation
des 22 engagements
Instruit par l’expérience passée marquée par
la duplicité, les parjures et le double
langage et les craintes d’une dénaturation
des 22 engagements par le gouvernement
togolais, le confrère pense que « l’UE
devrait remédier pendant qu’il est encore
temps aux imperfections du processus de
résolution du déficit démocratique
togolais. Dans ce cadre, il apparaît
opportun que les responsables européens ne
se limitent pas à une position
d’observateurs attendant la fin de la
période des consultations pour juger des
progrès du régime. Le bon sens voudrait que
face aux manœuvres des uns et des autres,
l’UE privilégie le peuple togolais en
accompagnant les acteurs que sont le
gouvernement, l’opposition traditionnelle et
la société civile dans l’application des 22
engagements. Concrètement, l’apport de l’UE
pourrait se faire par la nomination d’un
envoyé spécial permanent chargé du dossier
de l’application des 22 engagements.
Celui-ci serait plus à même de suivre les
soubresauts du difficile dossier togolais
que les épisodiques missions d’évaluations
menées par les fonctionnaires de
Bruxelles ».
Amalgames autour de la crise universitaire
Trouvant mauvaise la
décision des autorités de rouvrir
l’université, « sans résoudre au préalable
les problèmes posés par les étudiants », le
confrère note qu’ « au Togo, les
universitaires font l’amalgame des problèmes
des étudiants sans dissocier les problèmes
purement matériels des problèmes
académiques. Or tout le problème actuel est
essentiellement matériel. Dans l’ordre
normal des choses, le corps professoral
devrait suivre les étudiants. Si les
conditions matérielles des étudiants
s’améliorent, les enseignants donneront
aisément les cours. Ce qui permettra d’avoir
à coup sûr de bons résultats à la fin de
l’année. Mais il s’est fait que tout le
corps professoral est politisé et chacun
s’accroche à ses petits intérêts ».
Santé : «Cliniques sauvages » et « Services
parallèles »
C’est en effet, selon
le confrère, ces termes que la ministre de
la santé Mme Susanne AHO a utilisé pour
qualifier les petites unités qui poussent ça
et là à Lomé pour mettre en garde les
populations contre les dangers qu’elles
courent en fréquentant ces lieux.
Notre confrère ne s’étonne outre mesure :
« Quand dans un pays, l’Etat forme des
infirmiers, des médecins et des techniciens
de la santé à coup de millions et qu’à la
fin, il les laisse sur le carreau, qu’est-ce
qui peut se passer ? Ne sachant que
piquer les fesses et prescrire du
paracétamol mais au chômage, leur premier
réflexe serait de transformer leur chambre à
coucher en salle de soins ». |
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CARREFOUR N° 397
Du jeudi 03 juin 2004
Engagements du gouvernement togolais : Une
mission d’évaluation de l’UE à pied d’œuvre
à Lomé depuis hier
Carrefour
annonce que la mission
des experts de l’UE composée de Mme Anna
Silvia Piergrossi et M. Arend Bieserbroek
auxquels sont joints deux diplomates
européens MM. Stefan Frowein et Klaus Günter
Grohman, respectivement délégué de l’UE au
Togo et ambassadeur d’Allemagne au Togo,
sont à pied d’œuvre et devra, jusqu’à
samedi, rencontrer tous les acteurs de la
scène politique afin de se faire une idée
des réalités togolaises. Le journal note en
effet, que « cette mission intervient à un
moment où le gouvernement a déjà essayé de
mettre en œuvre la plupart des engagements
pris » principalement sur les droits de
l’homme et le liberté de la presse, mais
relève que « les difficultés, s’il faut les
appeler ainsi, se retrouvent sur le plan
politique et concerne le dialogue national,
objet de l’engagement 1.1 ».
Mission des Ambassadeurs ACP au Togo :
Diplomatie ou règlement de compte ?
S’interroge le
confrère qui constate que malgré le poids
politique considérable, les ACP sont
venus adopter des comportements d’humeur
contraires à l’objectif de leur mission.
« Pire, Jacques Obia, plus pour lui qu’au
nom de la délégation qu’il présidait,
avançait faussement des a priori sur des
partis politiques. En le faisant sans
diplomatie aucune (malgré son statut de
diplomate) il tient le discours du
gouvernement », souligne le confrère. Selon
Carrefour, « les propos qu’il
a eus vis-à-vis des partis de l’opposition
traditionnelle ont été interprétés dans
certains milieux comme une façon de régler
les comptes aux formations qui n’ont pas cru
devoir rencontrer sa délégation ».
Université de Lomé :
La reprise sous la surveillance policière
Le
confrère se demande à quoi à servi la
fermeture de l’Université de Lomé après les
troubles des 28 et 30 avril. Sinon à rien,
puis que « les étudiants sont encore à la
maison alors que le début des examens avait
fait l’objet de programmation par les
autorités universitaires ». Le journal
constate que le mot d’ordre de reprise du
chef de l’Etat n’a pas été entendu, les
étudiants ayant répondu par le boycott.
« Les amphithéâtres sont vides et parfois
vidés alors que le campus est truffé
d’agents de force de l’ordre en tenue et en
civil. Ils sont plus nombreux que les
étudiants. Dans ces conditions, la confiance
fait place à la méfiance », rapporte le
journal. La publication indique que des
tentatives pour briser le mouvement des
étudiants se sont soldées par des échecs,
car, les étudiants malgré leur diversité
aujourd’hui s’entendant « au moins sur le
respect de leur dignité et l’acceptation de
leurs légitimes doléances ». |
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CROCODILE N° 677
Du jeudi 03 juin 2004
Voyage inopportun en Côte d’Ivoire : Le PM
SAMA fuit ses responsabilités devant la
mission de l’UE
Crocodile
n’est pas d’avis avec le PM Koffi qui a
quitté Lomé à un moment où il ne fallait pas
(mission de l’UE oblige) pour Abidjan en
Côte d’Ivoire en vue d’aider les frères
ivoiriens à se réconcilier. Pour lui,
« certes, il faut voler au secours des
frères ivoiriens mais de là à négliger sa
propre population et son propre pays, des
Togolais l’ont mal ressenti ». Selon le
journal qui traduit les réactions des
Togolais, « le PM s’est dérobé pour ne pas
rencontrer la délégation de l’UE qui est en
mission d’évaluation sur les 22 engagements
à Bruxelles », puis que « depuis le 14
avril, le gouvernement n’a pas fait
grand-chose allant dans la consolidation de
la démocratie dans le pays »
Le
Togo à l’épreuve de la vérité : Les 22
engagements à la loupe de la mission
d’évaluation de l’UE
Rendant compte du
démarrage des travaux de la commission de
l’UE arrivée le 1er juin dernier
par les rencontres qu’elle a eues avec
certaines formations politiques, le confrère
espère « qu’après le 05 juin commence le
vrai dialogue politique entre le pouvoir,
l’opposition et la société civile avec à la
clé une conception claire du dialogue, une
définition de l’ordre du jour, une garantie
du respect des décisions qui seront prises
lors des assises »
Campagne des trouble- fêtes : Mission
lugubre de Scarbonchi et Obia au Togo
« On ne peut pas être plus clair que ça ;
l’euro- député Michel Scarbonchi et
l’ambassadeur ACP Jacques Obia ont fait la
démonstration, ces derniers jours à la
télévision, qu’ils étaient les avocats des
causes perdues contrairement à ce qu’ils ont
affiché : aider le Togo à sortir de la
crise. Il est vrai que lorsque les bonnes
volontés se démènent pour accompagner le
Togo à retrouver un cadre politique
civilisé, ils y viennent toujours des
personnages pour remettre en cause les
efforts consentis. C’est bien le cas des
sieurs Scarbonchi et Obia qui se passent
pour mieux que les Togolais eux-mêmes pour
solutionner les problèmes de leur pays »,
écrit Crocodile. Se référant
donc aux déclarations faites par MM.
Scarbonchi (selon qui, il n’est pas question
de préalables avant le dialogue…) et Obia
(le dialogue sera sectoriel, thématique et
technique, il ne faut pas se faire
l’illusion qu’on fera un dialogue du genre
conférence nationale avec de grands
déballages….) au sortir de l’audience du
chef de l’Etat et après la conférence de
presse, le journal constate que les postions
de ces deux messieurs « sont un peu
cavalières pour des gens qui veulent aider
les Togolais », et au vu de la hargne qu’ils
ont prise, se demande s’ « ils étaient en
service commandé ». Pour le confrère, « il
est vrai qu’en ce moment, le Togo a besoin
de toutes les bonnes volontés pour l’aider à
sortir de son impasse, de grâce, que
n’importe quel individu ne vienne compliquer
davantage la situation déjà très
conflictuelle ».
Se
prononçant sur le prochain dialogue inter
togolais :
Agbéyomé est sceptique et propose un
gouvernement d’union devant conduire une
transition
Le confrère analyse ici la communication que
l’ancien PM Agbéyomé Kodjo a présentée le 28
mai dernier à Paris au lendemain de
l’ouverture par le président du fameux
dialogue devant le
Club 89
regroupant des personnalités politiques de
la Droite Française, sur
la
problématique de la démocratisation au Togo
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FORUM DE LA SEMAINE N° 05
Du jeudi 03 juin 2004
L’engagement 4.2 mis en branle :
Echos des émissaires de l’UE au Togo
Au titre de l’engagement 4.2, il est
stipulé la disponibilité des autorités
togolaises à participer au dialogue sur
place et à faciliter des missions
éventuelles des fonctionnaires de la
commission et de la présidence au Togo, dans
le cadre du dialogue entamé. Ainsi, le
confrère évoque ici les rencontres que la
mission a eues avec certaines formations
politiques depuis le mardi 2 juin et
l’agenda qu’elle aura au cours de son séjour
au Togo et note que les travaux se déroulent
à huis clos.
Forum de la Semaine
publie aussi l’intervention de M. Agbéyomé
Kodjo devant le Club 89
Question de priorité : Koffi
Sama à Abidjan et le dialogue inter
togolais ?
S’interroge notre
confrère qui, tout en comprenant le souci de
l’Apôtre de la Paix de ne pas laisser
la maison de son voisin brûler au risque de
voir la sienne subir le même sort, reste
cependant perplexe comme beaucoup de ces
Togolais, étant entendu que « le Togo,
traverse depuis plus d’une décennie une
crise discontinue. Et jamais les Togolais
n’ont eu l’éclair de cette sagesse de leur
président à régler les crises des autres se
manifester chez eux ». Le déplacement du PM
est d’autant plus incompréhensible qu’ « au
moment où la mission européenne chargée de
constater les efforts faits par le
gouvernement dans l’application des 22
engagements pris le 14 avril dernier à
Bruxelles, est arrivée dans la capitale
togolaise, que le Premier ministre s’en
était allé en Côte d’Ivoire ; lui qui était
le représentant du Baobab et du
gouvernement lors des discussions à
Bruxelles ». Ce comportement selon le
journal, « loin d’être une fuite de
responsabilité, n’est que l’illustration du
régime RPT, très malin dans ce genre
d’exercice, celui de faire le pompier
ailleurs après avoir mis le feu chez soi ».
Il faut signaler
sur ce sujet que le PM togolais est de
retour au pays mercredi 2 juin dans la
soirée, mais il ne pourra peut-être pas
rencontrer les experts de l’UE puis que
ceux-ci ont déjà rencontrer la délégation
gouvernementale conduite par le président de
l’Assemblée nationale Fambaré Outtara
Natchaba ; celui-ci faisait partie de la
délégation gouvernementale à Bruxelles.
Jacques Obia, l’homme au double langage
« Cette fois-ci, nous serons très fermes
avec le Togo »
Reprenant les propos tenus
par le diplomate congolais lors de
l’émission Business Africa diffusée le 27
mai dernier par la TVT, selon lesquels
cette fois-ci, nous serons très fermes avec
le Togo, … Pourtant, le problème est de
savoir si l’on peut avoir aussi le
développement économique et social et la
stabilité sans la démocratie,
Forum de la Semaine
note que « le président du comité des
ambassadeurs des pays d’Afrique, des
Caraïbes et du Pacifique (ACP), le congolais
Jacques Obia a fait une déclaration qui
démarque sa personne et l’institution qu’il
représente des pratiques totalitaires du
pouvoir togolais, rompant ainsi une coutume
qui a prévalu depuis longtemps ( soutien
aveugle à notre pays le Togo). Mais
curieusement constate-t-il, « en moins d’une
semaine, le même Obia a tenu deux discours,
contournant les ACP lorsqu’il avait mis les
pieds sous le sol togolais et en bon
diplomate devant les médias
internationaux, il a parlé de la réelle
situation togolaise ».
Dialogue inter togolais : La NDP propose son
document de travail
Le
confrère commente ici le document que le
mouvement des jeunes (NDP), miné depuis
quelques temps par une crise interne, a
rendu public le 1er juin dernier
en guise de sa contribution au dialogue
inter togolais. Le document insiste sur la
nécessité d’une réelle prise de conscience
de l’ensemble de la classe politique et des
Togolais face au nouvel enjeu. |
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LE
CANARD
Indépendant N° 04
Du vendredi 04 juin 2004
Mission des experts UE au Togo :
Evaluation à huis clos du
rapport du gouvernement du Togo
Le Canard Indépendant
souligne que la mission des
experts de l’UE arrivée depuis le 02 juin au
Togo poursuit ses consultations avec les
différents acteurs de la politique togolaise
et fera le point de toutes ces rencontres à
la presse ce samedi 05 juin 2004. Le journal
révèle que, selon certaines sources, « les
discussions portent sur un rapport déposé
lundi par le gouvernement togolais, relatif
à la mise en œuvre des engagements pris le
14 avril à Bruxelles » ainsi que sur
d’autres points des engagements non encore
exécutés. En outre, le confrère relève que
« des réserves auraient été émises par
plusieurs délégations sur l’accès des partis
aux médias d’Etat, la question des
prisonniers politiques ainsi que le dialogue
(ses préparatifs, son déroulement, les
garanties de l’exécution de ses décisions ».
Par ailleurs, les travaux se déroulant en
huis clos, loin des regards de la presse,
le confrère signale qu’aucune information
ne filtre des membres de la mission :
« Toutes les sources contactées sont
prolixes. Les membres de la mission
parlent peu lors des rencontres. Ils
écoutent beaucoup plus qu’ils ne cherchent à
convaincre ou à éclairer, nous a déclaré
l’une d’elles », mentionne –t-il
Après un séjour de 48 heures en Côte
d’Ivoire : Koffi Sama retourne bredouille à
Lomé
« Alors que le chef de l’Etat l’a désigné
dans son discours d’ouverture du dialogue
national, comme devant le mener, le Premier
ministre a quitté Lomé pour Abidjan, le jour
même où la mission de l’UE devrait démarrer
sa mission d’évaluation au Togo. Plusieurs
Togolais se sont montrés surpris.
Après 48 h de
séjour, le déplacement de M. Koffi Sama, se
révèle un échec comme en témoigne cet
article du confrère, Le Libéral
daté du 03 juin 2004. Tout porte à croire
que les Ivoiriens en ont marre de voir des
voisins se servir avec cynisme de leur drame
comme un moyen diplomatique pour se
positionner ou se faire valoir », écrit
Le Canard Indépendant, et publie
l’article du journal Le Libéral
Violation des 22 engagements 3.2, 3.3, 3.5
La LTDH invite le gouvernement à rompre avec
le griotisme
Il s’agit ici d’une vive protestation de la
LTDH suite à un commentaire ‘’tendancieux’’
fait par les médias d’Etat, en l’occurrence
la TVT le 28 mai après la présentation le 27
mai à la presse de son rapport 2003 – avril
2004 sur les violations des droits de
l’homme au Togo.
Face à cet état de chose la
LTDH proteste contre ces méthodes
antidémocratiques, hostiles au
pluralisme politique, dénonce la
violation, par le ministère de la
communication, des engagements 3.2, 3.3 et
3.5, invite le gouvernement à tout mettre en
œuvre pour rompre avec le bricolage et le
griotisme afin que les médias d’Etat soient
au service du peuple togolais et non plus de
la propagande gouvernementale, de la
désinformation et du mensonge et émet
le vœu que les 22 engagements pris par le
gouvernement devant le peuple togolais et
l’UE ne soient pas un marché de dupes.
Approche pédagogique ou position partisane :
L’ambassadeur OBIA désapprouve les
préalables au dialogue
Titre à son tour Le Canard Indépendant
à propos des déclarations faites devant la
presse togolaise le 1er juin
dernier par le diplomate congolais en
mission de soutien au pouvoir togolais.
Le diplomate avait alors demandé aux partis
boycotteurs du dialogue de se référer
à l’article 8 (faire une bonne lecture de
cet article) de la convention de Cotonou. A
ce propos Le Canard Indépendant,
ne voulant peut-être pas se prononcer
sur cette position du diplomate congolais,
pense que « la mission de l’UE
devant rencontrer l’ensemble des acteurs et
protagonistes, les Togolais attendent pour
se faire une opinion définitive : est-ce des
partis d’opposition qui par méconnaissance,
font une mauvaise appréciation du dialogue
selon les termes des engagements ou M. Obia
qui est partisan dans sa mission ? »
Togo : Du plomb dans la lutte contre le
tabac
Le 31 mai dernier, le monde entier a célébré
la journée internationale de lutte contre le
tabac. Le thème de cette journée est
Journée sans tabac. Malheureusement,
note le confrère, « au Togo, la célébration
de cette journée est passée inaperçue ». Le
journal rapporte les propos d’un fumeur qui
déclarait : c’est ce jour même que j’ai
encore exagéré avant d’ajouter qu’il
ignorait même le thème de cette journée :
Journée sans tabac : Pour le confrère,
« même si les marques de cigarettes ont
diminué sur le marché, le Togo se révèle
comme un marché privilégié pour les
compagnies de cigarettes ». C’est ainsi
qu’il constate malheureusement qu’ «
Alors que dans certains pays, des
dispositions légales sont prises pour
atténuer le phénomène, au Togo, on assiste
au contraire…Tableau géant, érection de
kiosques le long des rues, concert géant
avec la participation de vedettes de la
chanson, promotion dans les lieux publics…,
toutes les voies sont utilisées pour amener
les jeunes à fumer ». Le confrère note que
le silence observé par les officiels et les
ONG à l’occasion de la célébration de cette
journée, montre à suffisance qu’au
Togo, « la lutte contre le tabac se révèle
plombée »
Vente anarchique des produits aux vertus
multiples : Un phénomène en vogue au Togo
« Il est maintenant fréquent à Lomé d’être
tiré de son sommeil le matin de bonne heure
ou pendant la sieste à midi par les bruits
assourdissants de hauts- parleurs juchés sur
de gros bus qui sillonnent les quartiers de
Lomé et ses environs. Ce sont ces vendeurs
de remèdes miracles venus du Ghana qui
essaiment Lomé et ses banlieues proposant
aux habitants des produits aux vertus
multiples et ‘’infaillibles’’ », constate le
journal. A côté de ceux-ci, se développe un
autre phénomène qui prend des propositions
inquiétudes, celui des tradithérapeutes qui
inondent les radios et télévisions privées
par des déclarations vantant les vertus
thérapeutiques de leurs produits. « Ils
donnent de la voix et ne cessent de rabattre
les oreilles de paisibles citoyens avec des
plantes médicinales et autres décoctions
dont ils vantent les vertus contre toutes
les maladies. Le phénomène prend des
proportions inquiétantes mais on ne note
aucune réaction ferme de la part de la Haute
Autorité de l’Audiovisuel et de la
Communication (HAAC). Plutôt, ces
tradithérapeutes semblent jouir d’une quasi
bénédiction des autorités de la
communication », souligne le confrère.
L’hebdomadaire note que faute d’ « une
politique sanitaire digne de ce nom » dans
la plupart des pays africains, ajoutée à la
« paupérisation galopante de la
population », les citoyens dans une
« attitude de résignation et de fatalisme »,
ont plus recours à ces produits malgré les
conséquences que la prise de ces
médicaments peut avoir sur la santé.
Fort de tous les dangers que ces produits
peuvent entraîner, le journal en appelle à
la responsabilité des associations de
consommateurs et des autorités sanitaires
pour « sensibiliser la population sur la
nécessité absolue de recourir à des produits
sains, protégés par des brevets dont la
provenance est clairement définie ».
La
plage de Lomé :
Un lieu de distraction hors pair
Notre confrère, qui a certainement fait un
tour sur les lieux, note que la plage de
Lomé est un lieu d’attraction et de fête par
excellence surtout les week end où toutes
les activité s’y pratiquent : « La matinée,
la plage tient donc lieu de terrain de sport
mais elle se métamorphose l’après midi en
véritable place de fête. Un coup d’œil vous
informe que toutes les couches sociales et
toutes les communautés présentes sur le sol
togolais y sont représentées », souligne
notre confrère qui rapporte par ailleurs,
les propos de certains abonnés de la
plage qui expliquent les raisons les mènent
vers ce lieu. Cependant, constate-t-il,
« dans cette ambiance, il y en a qui ne sont
là que pour escroquer d’une manière ou d’une
autre ». |
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NOUVEL ECHO N° 293
Du vendredi 04 juin 2004
Mission des experts de l’UE : Le président
de l’Assemblée nationale est-il devenu
Premier ministre du Togo ?
S’interroge Nouvel Echo, qui a
constaté qu’en lieu et place du PM
embarqué pour la Côte d’Ivoire, c’est le
président de l’assemblée nationale qui a
conduit la gouvernementale pour rencontrer
les experts de l’UE. « Un scandale dans la
gestion des affaires de la cité », estime
–t-il. « Le président de l’assemblée
nationale est-il aujourd’hui le chef du
gouvernement ? Le pouvoir législatif est-il
le même que le pouvoir exécutif ? Eyadema
n’a-t-il plus confiance en son premier
ministre qui a signé les engagements à
Bruxelles, en l’envoyant se balader en Côte
d’Ivoire ? », Autant de questions que se
pose le confrère.
Mépris, indifférence ou simple fuite de
responsabilité :
Les hautes autorités de l’Etat exposent dans
la rue leur incapacité
En ces temps de pluie, les Togolais ne
sauvent où donner de la tête. Se rendre au
service ou au marché, c’est un véritable
parcours de combattant. Certaines voies
étant devenues impraticables, les taximen
refusent de les emprunter obligeant les
usagers de ces voies à se débrouiller
autrement. Le confrère évoque le cas d’une
voie pourtant empruntée par deux hautes
autorités de l’Etat pour montrer le peu
souci des autorités aux problèmes du Togo.
« Le cas du PM Sama et du
PA Natchaba laisse à désirer. Si vous prenez
l’avenue Jean-Paul II jusqu’au carrefour
Novissi juste aux feux tricolores en face de
la station Texaco, il y a un véritable
marécage et les riverains grincent les dents
à chaque passage. C’est révoltant de voir
que ces 2 plus hautes autorités de l’Etat
passent par là au moins quatre fois par jour
soit pour se rendre à leur lieu de travail
ou même à Lomé2 ». Devant cette situation
déplorable, le confrère estime que c’est
une fuite de responsabilité de ces deux
autorités et cela lui donne l’impression
que « le PA et PM ferment les yeux
lorsqu’ils passent au carrefour de Novissi
en rentrant chez eux après le boulot » | | | | | |