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Actualité
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Revue de presse de
la semaine du 22 au
26 mars 2004
Daniel Garidan
Motion d'Information
parle d'une opposition togolaise au pied du
mur et se demande bien quelle stratégie
cette opposition mettra en oeuvre pour faire
face au régime RPT; Le Combat du peuple
désaprouve subtilement le rapport du
departement d'Etat americain sur la liberté
de presse au Togo; Le Regard donne la
parole a Zarifou Ayeva qui estime que: «La
reprise de la coopération est salutaire
parce qu’elle intéresse les classes faibles
de la société»
Le journal ajoute aussi que «La présence de l'ancien chef d'Etat
Major de Charles Taylor à Lomé pose problème
»;
Crocodile
reste sceptique
quant à l’issue des
consultations qui vont s’ouvrir le 15
avril 2004
entre le gouvernement
togolais et l’UE;
Carrefour quant à lui, abordant le
refus de l'UFC, de la CDPA et du CAR de
rencontrer les ambassadeurs ACP, se demande
si «Certains partis
souhaiteraient-ils le statu quo pour le
Togo ? » |
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Motion d’Information
N° 265
Du lundi 22 mars 2004
Eyadema et ses courtisans au pied du mur :
Ouverture des consultations entre le Togo et
l’UE vers le 15 avril
Titre notre confrère, qui
révèle que de sources proches de Bruxelles,
on indique que les consultations politiques
entre l’UE et notre pays ne s’ouvriront que
le 15 avril prochain et que la lettre
d’invitation sera envoyée au premier
ministre togolais le 30 mars prochain.
Rappelant les causes de la
suspension de la coopération intervenue en
1993, le journal souligne que l’Union
appréciera le bilan que présenteront les
autorités togolaises et qu’à cela « trois
attitudes sont possibles : si l’UE est
satisfaite du bilan présenté par l’Etat
togolais en matière de démocratie, des
droits de l’homme et des libertés
fondamentales, elle peut décider d’une levée
immédiate et inconditionnelle des
sanctions ; si elle considère que le bilan
présenté n’est pas satisfaisant, l’UE peut
fixer de nouveaux repères aux autorités
togolaises avec des engagements précis
assortis d’un calendrier clairement défini.
La levée totale ou progressive des sanctions
pourrait alors être liée au respect des
nouveaux engagements souscrits par les
autorités togolaises »
Sur ces schémas ajoute notre
confrère, « aussi bien au sein du
gouvernement que dans les cercles de soutien
extérieurs à la dictature togolaise, tout le
monde est conscient du fait que le Togo
n’aborde pas les prochaines consultations
sous les meilleurs hospices. La situation du
Togo en matière de démocratie, des droits de
l’homme et des libertés fondamentales est
plus catastrophique qu’en 1998 ».
Par ailleurs, évoquant la
question de la reprise de la coopération,
sujet au cœur de l’actualité, le journal
écrit, « de plus en plus d’observateurs
de la vie politique togolaise considèrent
que la question de la reprise de la
coopération est un sujet de chantage dont se
sert le régime du Général Eyadema pour se
dédouaner de son incompétence et de la
mauvaise gouvernance. Les recettes de
l’Etat, toutes sources confondues, devraient
permettre de se passer de l’aide de l’Union
Européenne et donc de payer régulièrement
les salaires des fonctionnaires, d’éponger
une partie de la dette intérieure et de
financer les investissements publics ».
Mission des ambassadeurs
ACP :
Un grand flop pour le Général Eyadema
Comme
les autres confrères de la
semaine dernière
« Motion d’Information »
est revenue cette semaine
sur la mission d’information des
ambassadeurs ACP au Togo et pense que le
gouvernement togolais a fait beaucoup de
publicité autour de cette mission qu’on a
présenté comme une mission officielle de
l’Union européenne qui, en fait n’était pas
une.
« Voulue et
initiée par les autorités togolaises avec la
complicité de certains responsables de
l’opposition dite modérée, cette scabreuse
mission aura été un véritable flop pour le
Général Eyadema. Le temps où il suffisait de
siffler pour qu’accourent de partout, les
partis politiques de l’opposition semble
bien révolu »,
écrit notre confrère qui souligne par
ailleurs que selon des sources proches de la
Commission européenne et du Conseil, ces
deux instances ne seraient pas au courant de
cette mission ou, en tout cas, ne se
sentiraient pas concernées par celle-ci et
pense pour cela qu’ « une mission de bons
offices se doit, pour réussir ou au tout
moins être crédible, au moins d’obtenir,
sinon le mandat, au moins la bénédiction
formelle des deux parties en conflit, à
savoir, l’Union européenne et le
gouvernement togolais. S’il s’agissait d’une
facilitation entre la mouvance
présidentielle et l’opposition, il aurait
fallu que l’objectif de la mission soit
clairement admis des deux parties en
présence …..On a très vite eu la conviction
que cette mission a été ‘’commandée’’ par le
gouvernement togolais dans le but de fixer
le cadre d’un éventuel futur dialogue
pouvoirRPT-Opposition. La liste des partis
que devait rencontrer la délégation n’a pas
été choisie au hasard ».
Pour conclure, le journal
pense que « si Eyadema veut réellement
dialoguer avec l’opposition, il lui suffit
de lancer un appel dans ce sens et que, de
commun accord, mouvance présidentielle et
opposition mette sur pied un groupe de
travail chargé de préparer ce dialogue »
L’opposition
togolaise au pied du mur :
Quelle stratégie des forces démocratiques
face u RPT ?
Se demande « Motion
d’Information »
qui, analysant les différents plans proposés
par le CAR, la CDPA et l’UFC et face au
danger perceptible, du fait de cette
cacophonie qui ferait l’affaire du RPT,
propose deux grandes idées :
« La première consisterait à
reconnaître à Gilchrist Olympio, son
leadership sur l’opposition en vertu du
suffrage universel et à lui donner carte
blanche pour aller négocier avec Eyadema,
une sortie de la crise togolaise sur la
base de son plan. Cette option permettrait
de faire d’une pierre trois coup ; il
permettrait à Eyadema et à Gilchrist Olympio,
de régler une bonne fois pour toutes, le
contentieux historique qui les oppose et
autour duquel toute la vie nationale semble
cristallisée.
Il permettrait également de
donner à Gilchrist Olympio l’occasion de
faire preuve de ses capacités d’homme d’Etat
capable de dépassement et de compromis ; il
aurait ainsi l’occasion de montrer aux
Togolais que son combat contre Eyadema n’est
animé d’aucun esprit de vengeance et qu’au
contraire, tout ce qu’il cherche, c’est le
droit des Togolais à la liberté, à la
justice et à la prospéritLa deuxième grande
idée serait que le CAR et l’UFC renoncent à
leur exigence de paternité et se donnent la
main pour fusionner leurs deux plans pour en
faire un plan unique à soumettre à
l’adhésion des autres partis de
l’opposition. Se faisant, l’UFC et le CAR
qui apparaissent aujourd’hui comme les deux
principaux partis de l’opposition togolaise
joueraient pour une fois, ce rôle de
locomotive du courant démocratique qu’on a
toujours attendu d’eux, mais auquel ils ont
toujours su se dérober au profit des petites
querelles de personnes ».
Le journal s’est aussi
intéressé aux élections régionales en France
en titrant dans sa manchette : France :
Vote sanction contre la Droite aux élections
régionales.
Dans cet article, le confrère publie les
estimations des instituts de sondage qui
placent en tête la Gauche 40%, derrière la
Droite 34% et conclut que la grande inconnue
de ce scrutin reste la participation.
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LE
COMBAT du peuple N° 440
Du lundi 22 mars 2004
La passion du refus :
Mission des Ambassadeurs ACP au Togo :
Le tour de passe-passe de Me AGBOYIBO, un
politicien en mal de vedettariat
Notre confrère, après avoir
rendu compte des rencontres que la
délégation du Comité des Ambassadeurs ACP en
mission d’information au Togo a eu avec la
presse, certains partis politiques et la
société civile, s’en est vertement pris au
leader du CAR Me Agboyibo qui selon le
confrère, a trouvé matière à politiquer et
dans le mauvais sens.
« Contrairement à toutes
les règles et pratiques en usage en matière
d’échanges de correspondances
administratives ou autres, Me Agboyibo, au
lieu de répondre au Ministre de l’Intérieur
qui a lui a adressé une lettre d’invitation,
a, dans un tour de passe-passe, écrit
directement au Président de la Délégation
avec copie au Ministre de l’Intérieur »,une
attitude que notre confrère considère comme
« un manque de courtoisie regrettable »
et qui montre à suffisance que « Me
Agboyibo reste un nostalgique d’un passé
révolu, un politicien en mal de
vedettariat »
Pour le confrère, « nous
comprenons que Me Agboyibo qui depuis
quelque temps broie du noir cherche coûte
que coûte à créer l’événement et dans cette
quête effrénée de vedettariat, il s’est
comporté non en patriote mais en magicien
politique quitte à clamer sur toits qu’il a
évité le piège du pouvoir, comme si faire la
politique est un jeu d’enfants ou une partie
de plaisir’ »
Et le confrère d’enfoncer le
clou « Pour Me Agboyibo, le régime est
mauvais le jour mais la nuit on peut
toujours discuter avec ses représentants
pour se prévaloir ensuite d’être celui qui
fait des propositions pour sortir le pays de
la crise. Cette façon de concevoir la
politique est tout simplement puérile et
contre productive. Il est temps de changer
de disque »
Droit de l’Homme au Togo :
Le rapport du Département Américain recèle des
contrevérités et pose problème
« Il ne nous appartient
pas de porter des jugements de valeur sur un
rapport de cette nature. Mais le devoir de
vérité et d’honnêteté intellectuelle nous
commande de faire un certain nombre
d’observations qui s’imposent.
S’agissant
particulièrement du volet consacré au
‘’Respect des libertés, y compris la liberté
d’expression et de presse’’, il nous a été
donné de relever beaucoup de contrevérités
qui, d’ailleurs n’ont pas manqué de
susciter des réactions dont celle de notre
confrère Kodjo Afantsa Siliadin de la
Tribune du Peuple »,
écrit notre confrère qui cependant conclut : « nous
continuons néanmoins la publication du
rapport afin que chacun puisse en analyser
le contenu au regard des réalités vécues »
Litige foncier entre la collectivité DOGBLA
et un groupe d’usurpateurs :
Le Cdt YARK sait-il que des individus
agissent en son nom ?
Le confrère s’est intéressé
ici à un problème récurent qui se pose dans
la partie méridionale du Togo et qui
entraîne souvent mort d’homme. Il s’agit du
problème de terrain, autrement dit, le
problème foncier. Selon notre confrère, il
s’agit de ce « litige foncier qui oppose
la collectivité Davié-Assomé représentée par
M. Yao Clément DOGBLA et une vingtaine de
familles qui ont assigné en justice, la
collectivité au sujet de l’immatriculation
d’un domaine de plus de 438 hectares
appartenant à cette dernière ».
Par ailleurs le journal
révèle que selon ses sources, les
‘’usurpateurs’’ agiraient sur ordre du Cdt
Yark, ce jeune officier de la Gendarmerie
nationale dont le nom défraie la chronique à
Lomé. |
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LE REGARD
N° 379
Du mardi 23 mars 2004
Le gouvernement togolais bientôt
invité pour des explications à Bruxelles
Citant le site de propagande
du gouvernement qui parle d’ « un
grand oral que le Togo devra
passer devant l’UE »
le 15 avril prochain, notre confrère fait
savoir qu’il « ne s’agira pas pour l’UE
de réparer une quelconque injustice qu’elle
a faite au Togo », mais « de voir et
d’évaluer au fil du temps, la mise en
pratique et le respect des engagements que
prendront les autorités togolaises lors des
consultations ». Une équation
difficile, constate le journal, pour le
pouvoir togolais qui « va devoir être
obligé d’abandonner certaines habitudes
attentatoires aux principes élémentaires de
l’Etat de droit, autant de pratiques dont
use le régime pour imposer la paix des
cimetières aux Togolais »
Bien plus, le confrère
redoute une quelconque concession de la part
du pouvoir togolais :
« La
virulence avec laquelle le Président de
l’Assemblée Nationale Fambaré Natchaba a
fustigé le délégué de l’UE au Togo M.
Desesquelles le 25 février 2004au sujet
des conditions pour la reprise de la
coopération, montre que la Commission
Européenne aura fort à faire pour obtenir
une quelconque concession du pouvoir plus
que trentenaire ». Cependant, conclut la
publication « On attend donc de voir
les signes visibles d’ouverture que
donnera le gouvernement togolais », puis
que « Quand le tam- tam résonne, on ne
clame pas qu’on sait danser ; on le
démontre ».
La présence de l'ancien chef d'Etat
Major de Charles Taylor à Lomé pose problème
Titre le journal, qui
affirme que, l’ex-chef d’Etat major de
Charles Taylor est actuellement au mess des
officiers de la gendarmerie nationale
officiellement sous surveillance pour sa
propre sécurité.
Cette propension du Togo à accueillir sur son sol des criminels et
autres individus indésirables dans leur
pays, n’est pas du goût du confrère
« Le Togo est suffisamment acculé
aujourd’hui par des problèmes de tous
genres. Notre pays est mis au ban de la
communauté internationale pour déficit
démocratique. Il est étiqueté comme plaque
tournante de la drogue. Il n’y a pas
longtemps, il a été cité dans une sombre
affaire de tentative de coup d’Etat au
Burkina Faso. S’il faut ajouter à tout ce
train de contradictions, ce que certains
appellent déjà « recel de criminel de
guerre », cela fait trop de fronts pour le
Togo »
La mission ACP au Togo était une
grosse blague
La mission d’information du
comité des ambassadeurs qui s’est déroulée
sur fond de tapages médiatiques et de
dénigrement des adversaires désignés, est
apparue pour « Le Regard » comme du
bluff, mieux une blague de mauvais goût.
« Il est temps qu’on cesse de
jouer avec le problème togolais en invitant
des étrangers pour des farces de ce genre »,
écrit-il avant d’ajouter que « Si
les ACP veulent bien sauver leur pays
frère, ce n’est pas à travers des farces
qu’il faut le faire. Il leur suffit tout
simplement d’exhorter le gouvernement
togolais à satisfaire aux conditions posées
par les partenaires de l’UE au lieu de les
encourager à s’en moquer ».
Pour le confrère «Débarquer
au Togo pour demander aux Togolais s’ils
veulent ou non la reprise de la coopération
relève d’un faux problème car cela revient à
demander à un malade s’il a besoin de
guérison. Ce qui n’est pas sérieux. Pour
guérir, le malade doit d’abord prendre
conscience de son état et accepter le
remède que le médecin lui prescrit après un
diagnostic rigoureux. Dans le cas du Togo,
les ACP donnent l’air de curieux médecins
qui s’activent à guérir un cancéreux en lui
faisant avaler de l’aspirine. Au final, on
est tenté de croire que cette mission ACP a
été initiée pour des motifs alimentaires et
qui n’ont rien à voir avec les démarches
visant la reprise de la coopération ».
Le journal considère donc
cette mission comme un revers car « c’est
au moment où Jacques Obia et son équipe
continuaient leur gymnastique à Lomé que des
voix se sont élevées au niveau de
l’institution européenne pour dénoncer
l’attitude des autorités togolaises qui font
croire que les consultations qui
s’annoncent sont synonymes de reprise de la
coopération »
« Après la
mission des Ambassadeurs ACP, il va
falloir inventer autre chose. Abdoulaye Wade
ne croyait pas si bien dire quand il
déclarait en substance que
‘’ le Togo est champion en matière de
folklore ‘’.
Et si le folklore peut faire changer d’avis
à l’UE, on pourrait mobiliser les fameuses
‘’ forces vives de la nation ‘’
du RPT pour les faire marcher de Cinkassé à
Bruxelles pour une exhibition devant le
siège de la Commission Européenne »
, ironise le confrère
qui pense que pour ou contre, l’essentiel
c’est que le pouvoir fasse ce qu’on lui
demande.
Zarifou Ayéva a parlé
Rapportant les propos du président du PDR,
M. Zarifou Ayéva qui déclarait à la
sortie de sa rencontre avec le comité des
ambassadeurs :
‘’ J’ai toujours milité pour la reprise
progressive de la coopération. La reprise de
la coopération est salutaire parce qu’elle
intéresse les classes faibles de la société.
Ce sont les plus démunis qui sont
aujourd’hui frappés de plein fouet par la
suspension de la coopération et nous devons
nous employer pour trouver une solution à
cela’’,
notre confrère
écrit : ‘’ Le Regard’’ s’en réjouit. Il
y a environ quatre ans lorsque nous avions
écrit que Ayéva Zarifou demande la reprise
de la coopération, le PDR avait organisé
spécialement une conférence de presse pour
nous tirer dessus. Dieu merci, il le dit
lui-même aujourd’hui. Le hic c’est que
personne n’est contre la reprise de la
coopération pourvu qu’elle vise la
réhabilitation des infrastructures au grand
bonheur des sociétés comme Afrique Etanch.
Si
et seulement si Ayéva pouvait évaluer des
tonnes de CFA qui ont été investis dans
l’ostentation par Lomé 2 depuis 1993 à nos
jours ! »
Cependant, estime le journal
« il n’est pas interdit de profiter d’un non
événement pour se donner une quelconque
importance… politique »
L'étau se resserrer autour Président de
la LTDH et ses proches
Selon notre confrère
« dès l’annonce de l’élection du
‘’syndicaliste têtu’’ à la
tête de la Ligue Togolaise des Droits de
l’Homme (LTDH), l’étau semble se resserrer
sur l’homme indésirable, ses proches parents
et ses camarades de lutte ».
M. Adoté Ghandi Akwei , puis que c’est de
lui il est question, licencié de l’ex-Air
Afrique pour fait de grève, se retrouve
aujourd’hui sans salaire ni indemnités
malgré les promesses faites par le ministre
LALLE, des transports de faire payer les
droits aux travailleurs. Malgré cette
injustice faite à un citoyen, le journal
fait savoir que le frère aîné du président
de la LTDH serait lui aussi sous les coups
des projecteurs du pouvoir. « Pour une
affaire de vol d’ordinateur à l’ex-OTP, un
certain Adoté Y. Akué qui n’est autre que le
frère aîné du syndicaliste, convalescent
pour avoir subi il y a peu, deux
interventions chirurgicales, et deux autres
de leurs agents ont été interpellés le
vendredi 12 mars 2004 et gardés par des
gendarmes jusqu’au lundi 15 mars »
souligne le journal, qui indique par
ailleurs que « les agents ainsi malmenés
auraient été informés par la direction des
ressources humaines de leur entreprise
qu’ils devront se préparer à répondre à une
demande d’explication conformément à la
procédure interne prévue par le droit de
travail »
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LA TRIBUNE
DU PEUPLE
N° 103
Consultations UE-Togo le 14 avril 2004 :
Le régime doit donner des gages d’ouverture
démocratique
« On observe depuis
quelques semaines une grande effervescence
dans notre pays dans la perspective des
prochaines consultations que des sources
bien informées annoncent pour le 14 avril
2004 entre le gouvernement togolais et son
opposition. Des manœuvres ont commencé tant
au sein du pouvoir que du côté de
l’opposition en vue du positionnement des
uns et des autres dans le cadre de ces
consultations. Chaque clan politique veut
tirer le maximum de profit de la nouvelle
donne. Les déclarations entendues lors de la
récente visite d’une délégation des
Ambassadeurs ACP ont fait croire à beaucoup
que l’Union européenne envisagerait de
reprendre sa coopération à la fin de ces
consultations. Pourtant, au moment où les
Ambassadeurs des ACP se trouvaient encore à
Lomé, l’UE réitérait ses exigences de
démocratie, des droit de l’homme et des
libertés fondamentales,
écrit le confrère, qui
publie sous ce titre l’article de notre
confrère Didier SAMSON qui constate que le
‘’déficit démocratique persiste au Togo’’
Par la haine politique
La classe politique cultive la rivalité
Eyadéma-Olympio
Constate notre
confrère qui, remontant l’histoire du Togo
pour identifier les sources du mal togolais,
souligne que la rivalité entre Eyadema et
Olympio est née des événements du 13 janvier
1963 et que depuis cette date les deux
hommes et leurs entourages ont mis tout en
œuvre pour empêcher toute réconciliation.
Comme s’il fallait s’y attendre : La
rivalité entre le Général Eyadema et
Gilchrist Olympio a par ailleurs été
régulièrement utilisée depuis le début du
processus démocratique par certains
responsables de l’opposition qui ont tout
fait pour exacerber cette confrontation.
Certains, constate notre confrère, se sont
donnés à cœur joie pour alimenter la haine
tribale sur des préjugés ethniques et
régionalistes entraînant ainsi une attitude
suicidaire d’intolérance et de repli. Pour
notre confrère « plus que jamais le
problème de la haine politique interpelle
tous les acteurs politique togolaise.
L’attitude de nos dirigeants dans l’option
qu’ils ont faite depuis longtemps d’exclure
de leur agenda tout compromis avec
l’opposition est condamnable à plus d’un
titre. De même, est condamnable la
propension des leaders de l’opposition à
entretenir les petites querelles de
personnes qui ont fait tant de mal à la
lutte menée par nos compatriotes pour une
société plus démocratique. |
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CROCODILE
N°
668
Du jeudi 25 mars 2004
Consultation et respect des décisions :
Il faut encore des
pressions sur le pouvoir
C’est le sujet qui préoccupe la plupart des
publications, chacune allant de son
commentaire.
« Crocodile »
qui reste sceptique sur l’issue des
consultations qui vont s’ouvrir le 15 avril
entre le gouvernement togolais et l’UE pense
qu’il faut plus de pressions sur le pouvoir
car « Le régime Eyadema a démontré à
plusieurs reprises aux Togolais et à
l’opinion internationale qu’il fait peu de
cas des accords qu’il signe en vue de
permettre une vie politique normale dans le
pays. Les exemples sont si éloquents et
parlent d’eux-mêmes. De Colmar à
Ouagadougou, Paris et Lomé il y a bientôt 14
ans que les Togolais s’astreignent sans
succès à résoudre les mêmes problèmes de
démocratie, de respect des droits de l’homme
de bonne gouvernance, de l’équité et de
transparence dans les élections ». Pour
notre confrère, se sont les Togolais
eux-mêmes qui doivent décider de leur
destin : « Rien de bien n’arrivera au
Togo si les Togolais eux-mêmes ne prennent
sur eux de faire leur propre bonheur.
Aides-toi et le ciel t’aidera dit l’adage
mais on l’impression ces derniers temps que
les Togolais attendent que d’autres
viennent faire leur bonheur à eux. Les
consultations qui s’annoncent, peuvent
trouver une issue heureuse si le peuple se
soude comme un seul homme en obligeant le
pouvoir à faire rien que ce qui est bien
pour le pays. L’argent qu’on distribue
n’importe comment ne règlera pas la crise du
Togo sinon il l’accentuera. La reprise de la
coopération est soumise au respect des
droits individuels et collectifs, à la
liberté d’expression et de presse, à la
bonne gouvernance et à l’Etat de droit.
Aucune autre solution n’est valable »
L’UE et le Togo :
deux compréhensions différentes des
consultations et c’est grave
Titre notre confrère,
qui constate qu’ « au fur et à mesure
que l’on s’approche des consultations entre
l’Union Européenne (UE) et le Togo, on se
rend compte que l’UE et le Togo n’ont pas la
même compréhension de ce qui va se passer
concrètement dans le sens de la reprise de
la coopération » et pense pour sa part
que « Peut-être que lors de ces
consultations à proprement parler, les
autorités togolaises vont s’approcher de
l’interprétation union européenne des
consultations ».
La présence du Comité des
ambassadeurs ACP a semé du trouble dans les
esprits :
La position de l’opposition se justifie
Faisant l’avocat des
partis qui ont boycotté la rencontre des
ambassadeurs ACP, notre confrère écrit :
C’est tout à fait normal que quand on est
dans un puits et qu’on vous tend une main,
on ne doit chercher à savoir s’il s’agit de
la main d’un lépreux. Néanmoins, on peut en
homme avisé de la situation togolaise se
demander si la main à vous tendue n’est du
fer ardent ou une corde datant de
millénaires. Un chat échaudé craint l’eau
froide, dit-on souvent. En ce sens, il a
fallu, pour comprendre le refus de l’UFC, du
CAR, de la CDPA, se poser mille et une
questions sur la nature de la mission du
Comité des ambassadeurs ACP, sur leur
audience auprès de l’Union Européenne, sur
le mandat que ce Comité doit avoir pour une
telle mission et aussi sur la démarche
élémentaire qui doit s’imposer quand il
s’agit d’un terrain de crise comme la
crise togolaise ». Par ailleurs, le
journal pense que le comité, au lieu de
contribuer à la résolution de la crise, a
péché par la méthode de peu de haut rang
dont elle a procédé. C’est pourquoi il
estime qu’ « on ne doit assez réfléchir,
qui qu’on soit, avant de donner raison aux
partis de l’opposition qui n’ont pas voulu
se comporter comme dans un bistrot » |
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CARREFOUR N° 389
Du jeudi, 25 mars 2004
Obligation de résultats pour
le RPT à Bruxelles le 14 avril 2004 :
Eyadema doit au préalable, composer avec
l’opposition dans un gouvernement
Après une analyse des causes de la
suspension de la coopération de l’UE avec le
Togo, causes dues à l’entêtement du pouvoir
togolais à l’ouverture démocratique et au
non respect des exigences de la communauté
internationale et des engagements souscrits,
« Carrefour » se demande si la reprise de
l’aide intéresse vraiment Eyadema et dans
l’affirmative, pourquoi celui-ci ne
franchirait-il pas le pas. Pour que l’UE
assouplisse ses positions afin de permettre
aux négociations d’aboutir à des résultats
positifs pour le bonheur des populations
togolaises, le journal estime que « beaucoup
de réformes doivent être engagées par le
président Eyadema dès à présent. Les
propositions de sortie de crise émanant des
partis politiques sont édifiantes. Mais il
importe de dire que le gouvernement dans sa
composition actuelle ne permettra pas à l’UE
de donner une réponse favorable au RPT.
Voilà pourquoi des observateurs avisés de la
politique togolaise et des diplomates
étrangers souhaitent voir le régime opter
pour la réforme du gouvernement avant le
début des consultations du 14 avril
prochain. Cette réforme passe par la
nomination d’un chef de l’Exécutif qui ne
sera ni du RPT, ni de l’opposition
traditionnelle afin d’éviter les blocages et
les rivalités tels qu’ils ont été observés
de par le passé, mais de trouver un homme de
consensus censé concilier les ardeurs de la
mouvance présidentielle et de canaliser les
ambitions à peine voilées de l’opposition.
Celui –ci doit tout de même sortir des
arcanes de l’opposition au régime Eyadema et
doit, pour apaiser les tensions, composer un
gouvernement où seront représentés, toutes
les sensibilités politiques et des
technocrates de la société civile »,
mentionne pour qui, le RPT est obligé
d’accepter cela, puisqu’il se trouve
actuellement en difficultés pour diriger le
pays.
Du
refus de l’UFC, du CAR et de la CDPA de
rencontrer la mission ACP : Certains partis
souhaiteraient-ils le statu quo pour le
Togo ?
Contrairement à
‘’ Crocodile’’
qui justifiait le front de refus de trois
partis de rencontrer la mission des
ambassadeurs ACP,
‘’
Carrefour ‘’
estime de son côté que les raisons avancées
par les partis pour justifier leur refus ne
convainquent pas ni dans la forme ni dans le
fond, puis que selon lui, « si les Etats
ACP n’ont qu’un avis consultatif dans le
litige qui oppose Lomé à Bruxelles, il n’en
demeure pas moins vrai que les Etats ACP
sont liés par un accord de partenariat avec
l’UE et que dans ce cas, leur avis joue
aussi dans la prise des
décisions de
Bruxelles »
Trouvant malhonnête
l’argumentation de ces trois partis, le
confrère se pose : « pourquoi alors cette
volonté manifeste de saboter toute
initiative allant dans le sens de
l’allègement des souffrances du
peuple ? » Pour le confrère,
cette rencontre était « une aubaine pour
les partis qui crient leur ras-le-bol face à
la détérioration de la situation
sociopolitique et économique et sur les
violations répétées des droits de l’homme,
de saisir la perche si bien tendue pour
accabler le régime RPT et réitérer leurs
propositions de sortie de crise », «
il n’ y a qu’au Togo où l’opposition adopte
de comportements aussi vils et répugnants »
renchérit notre confrère, qui se demande
alors comment peut-on vouloir le changement
et refuser d’approcher le pouvoir. Et en
guise de comparaison la publication écrit «
Au Bénin, au Gabon, au Sénégal et plus
récemment au Mali, c’est tout de cœur que
les opposants ont accepté de collaborer avec
leurs gouvernements respectifs pour
favoriser l’éclosion de leur économie et
assurer le développement humain durable des
populations. Est-ce à dire que ces leaders
politiques de l’opposition ne désirent pas
exercer la fonctionnelle ? »
Cependant, le confrère
invite le régime du Général Président à
faire des concessions édifiantes à
l’ouverture des consultations pour fléchir
la position de l’UE. |
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Nouvel
ECHO N°
283
Du vendredi 26 mars 2004
L’Union
Africaine ne reconnaîtra plus les régimes
assis sur la répression
« L’Union
Africaine, la nouvelle institution qui
regroupe les pays africains à l’image de
l’Union Européenne ne reconnaîtra plus les
régimes issus des coups d’Etat et ceux qui
dirigent dans la terreur »,
écrit le journal, se référant ainsi au
discours du président de l’Union Africaine
Alpha Omar Konaté qui disait : ‘’nous
n’avons pas l’intention de reconnaître les
pouvoirs issus des coups d’Etat ou assis sur
la répression’’. Pour notre confrère
« la déclaration du Président de l’Union
Africaine est-elle limitative ou prend-elle
en compte tous les coups de force ? »,
car, « s’il l’on veut ressembler à
quelqu’un, il faut faire comme lui. Si l’UA
veut traiter d’égal à égal avec l’UE, il
importe que les discours soient traduits
dans les faits ».
La
présence au Togo des Recherchés pour crimes
dans leur pays complique notre situation
Le confrère passant
en revue tous les chefs d’Etat et
personnalités ayant transité par le Togo,
fait remarquer que le Togo a trop de
problèmes pour encore héberger des hôtes
encombrants. « Hospitalité, oui, mais pas
avec n’importe quel quidam. Sous d’autres
cieux, ces criminels n’ont pas de chance.
C’est le cas de Jean-Bertrand Aristide qui
est en train d’errer sans trouver une terre
d’accueil définitive », souligne le
journal.
Les raisons pour lesquelles certains
militants démissionnent de leur parti
Notre confrère, après avoir passé en vue
toutes les démissions observées ces derniers
temps au sein de certains partis, constate
qu’en réalité, la démission d’un militant de
son parti est un événement politique qui
montre à suffisance que rien ne va dans ce
parti et qu’il faille lui donner une
nouvelle orientation, et constate cependant
que « le contexte actuel ne s’y prête
pas. Les problèmes de démission sont devenus
des phénomènes de société. C’est connu des
Togolais. On a l’impression que ces gens là
marchandent leur démission. Les médias
d’Etat en ont fait les unes de leurs
journaux. On en parle pendant longtemps.
Cela montre à suffisance qu’il y a des mains
invisibles derrière ces démissionnaires et
qui vont jusqu’à leur rédiger les
communiqués, déclarations et autres »,
écrit la publication, qui invite par
ailleurs les responsables politiques à
cesser de divertir les Togolais qui savent
distinguer le bon grain de l’ivraie.
De
chaudes discussions attendent le pouvoir
togolais la mi-avril 2004 :
Pour apaiser les tensions, un nouveau
gouvernement s’impose
C’est ce que croit
« Nouvel Echo »,
qui affirme par ailleurs que la solution
pour un dénouement de la crise est à portée
de main. C’est pourquoi selon la
publication, à la veille de l’ouverture des
consultations, « il urge que le régime
Eyadema donne un signe fort aux Européens de
sa nouvelle détermination à améliorer ses
rapports avec l’UE « Et le confrère de
préconiser , « un nouveau cabinet
ministériel dirigé non par un cacique du
système actuel, ni par un membre de
l’opposition traditionnelle ou radicale,
mais par un homme de poigne, ayant des idées
réconciliatrices et conciliatrices,
permettra aux Togolais et à la communauté
internationale de souffler et de regarder
l’avenir avec sérénité »
Côte d'Ivoire:
La manifestation du 25 mars a tourné au
drame :
Plus de 30 morts dont 3 policiers, la France
appelle toutes les parties ivoiriennes « à
la retenue »
titre « Nouvel Echo » dans sa manchette.
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LE REPORTER
des temps nouveaux N° 255
Le Lt-Col TAKOUGNADI mis aux
arrêts de rigueur
« De source généralement bien informée,
confirmée par une source proche du Ministère
de l’Intérieur, le Lt-Col Néyo Takougnadi a
été mis aux arrêts de rigueur depuis le
mardi 16 mars »,
annonce le journal. Sans toutefois connaître
les raisons qui motivent la mise aux arrêts
de rigueur de cet officier proche du chef de
l’Etat, notre confrère déplore « la
passivité des plus hautes autorités du pays
suite aux accusations des agents français de
l’Office Central de Répression du Trafic
Illicite de Stupéfiants (OCTRIS) contre des
officiers de la Police Nationale » et
pense cependant que « la mise aux arrêts
de rigueur du Lt-Col Takougnadi, Directeur
Général de la DGPN, est une première
réaction des autorités »
Selon ‘’ Reporter ‘’, «
outre cette affaire d’implication
d’officiers de la Police Nationale dans les
trafics de drogues, une accusation a été
portée contre le Lt-Col Takougnadi, dans des
malversations commises dans la gestion des
fonds prélevés sur la vente des véhicules
d’occasion au profit de l’Interpol »
Lutte contre la
corruption et le sabotage économique :
L’ex-Premier ministre Adoboli et deux
anciens ministres bientôt devant la justice
« De sources proches de la justice, la
Commission Nationale de Lutte contre la
Corruption et le Sabotage Economique (CNLCSE),
s’apprête à porter plainte contre l’ancien
premier ministre Eugène
Adoboli ainsi que deux
membres de son gouvernement, Hope Agboli et
Saïbou Issa Samarou », annonce le
journal qui ajoute qu’ « il est reproché
aux anciens ministres Hope Agboli et Saïbou
Issa Samarou, d’avoir ‘’eux-mêmes acquis des
parcelles, deux lots pour le premier et six
lots pour le second sans payer ». Le
journal dit cependant ignorer ce qui est
reproché à celui qui aura laissé « dans
la mémoire des Togolais, l’image d’un
danseur ». « A l’opposé de l’ancien chef de
gouvernement, les Togolais ne sont guère
surpris des accusations portées contre Hope
Agboli et Saïbou Samarou. En son temps, la
presse avait dénoncé leur nomination jugée
complaisante », ajoute le journal.
Détournement de fonds à l’UTB :
Alexis Looky assigné à résidence à Paris, le
Malien Babani Sissoko bientôt extradé vers
Lomé ?
Sous ce titre, notre
confrère reprend le communiqué de la
Commission anti-commission sur les
détournements de fonds opérés par l’ancien
PDG de l’UTB, Alexis Looky de concert avec
un ressortissant malin M. Babani Sissoko
aujourd’hui député dans son pays avec la
complicité interne de certains responsables.
Selon la commission, Alexis et Babani ont
saigné à blanc l’UTB
Côte d’Ivoire :
Manifestation interdite des marcoussistes :
Plusieurs personnes tuées par balles à
Abidjan
Echec de la CEDEAO, barbares répressions
policières et rupture, le confrère a décrit
la situation avant-veille, celle qui a
prévalu ce 25 mars à Abidjan et annoncé la
décision des Forces Nouvelles, du PDR et du
PDCI de suspendre leur participation au
gouvernement de transition.
M. ASSAGBA Kokou
Patrice arrêté pour trafic de cocaïne
« M. Assagba
Kokou Patrice, un Togolais âgé de 29 ans, né
à Anfoin et conducteur de Télé taxi de
profession vient d’être arrêté par la police
nationale pour trafic de cocaïne, une drogue
dont le trafic est interdit par la loi au
Togo », écrit la journal |
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Prisonniers Po. de Kara |
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Marc PALANGA |
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Panamnawé BOBOLI |
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Amegninou Kovi
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Mensan Kokou
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Kové Sossouvi
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Lawson Laté
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Dognon Koffi |
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Kliko Eglo
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Kamado Koudjo |
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Séké Koudjo
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Appeler partout au monde à
moindre coût
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