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Actualité

27 mars 2004

Revue de presse de la semaine du 22 au 26 mars 2004
Daniel Garidan

Motion d'Information parle d'une opposition togolaise au pied du mur et se demande bien quelle stratégie cette opposition mettra en oeuvre pour faire face au régime RPT; Le Combat du peuple désaprouve subtilement le rapport du departement d'Etat americain sur la liberté de presse au Togo; Le Regard donne la parole a Zarifou Ayeva qui estime que: «La reprise de la coopération est salutaire  parce qu’elle intéresse les classes faibles de la société» Le journal ajoute aussi que «La présence de l'ancien chef d'Etat Major de Charles Taylor à Lomé pose problème »; Crocodile reste sceptique quant à l’issue des consultations qui vont s’ouvrir le 15 avril 2004 entre le gouvernement togolais et l’UE; Carrefour quant à lui, abordant le refus de l'UFC, de la CDPA et du CAR de rencontrer les ambassadeurs ACP, se demande si «Certains partis souhaiteraient-ils le statu quo pour le Togo ? »

Motion d’Information N° 265
Du lundi 22 mars 2004

Eyadema et ses courtisans au pied du mur :

Ouverture des consultations entre le Togo et l’UE vers le 15 avril

Titre notre confrère, qui révèle que de sources proches de Bruxelles, on  indique que les consultations politiques entre l’UE et notre pays ne s’ouvriront que le 15 avril prochain et que la lettre d’invitation sera envoyée au premier ministre togolais le 30 mars prochain.

Rappelant les causes de la suspension de la coopération intervenue en 1993, le journal souligne que l’Union appréciera le bilan que présenteront les autorités togolaises et qu’à cela « trois attitudes sont possibles : si l’UE est satisfaite du bilan présenté par l’Etat togolais en matière de démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales, elle peut décider d’une levée immédiate et inconditionnelle des sanctions ; si elle considère que le bilan présenté n’est pas satisfaisant, l’UE peut fixer de nouveaux repères aux autorités togolaises avec des engagements précis assortis d’un calendrier clairement défini. La levée totale ou progressive des sanctions pourrait alors être liée au respect des nouveaux engagements souscrits par les autorités togolaises »

Sur ces schémas ajoute notre confrère, « aussi bien au sein du gouvernement que dans les cercles de soutien extérieurs à la dictature togolaise, tout le monde est conscient du fait que le Togo n’aborde pas les prochaines consultations sous les meilleurs hospices. La situation du Togo en matière de démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales est plus catastrophique qu’en 1998 ».

Par ailleurs, évoquant la question de la reprise de la coopération, sujet au cœur de l’actualité, le journal écrit, « de plus en plus d’observateurs de la vie politique togolaise considèrent que la question de la reprise de la coopération est un sujet de chantage dont se sert le régime du Général Eyadema pour se dédouaner de son incompétence et de la mauvaise gouvernance. Les recettes de l’Etat, toutes sources confondues, devraient permettre de se passer de l’aide de l’Union Européenne et donc de payer régulièrement  les salaires des fonctionnaires, d’éponger une partie de la dette intérieure et de financer les investissements publics ».  

Mission des ambassadeurs ACP : Un grand flop pour le Général Eyadema
Comme
les autres confrères de la semaine dernière « Motion d’Information » est revenue cette semaine sur la mission d’information des ambassadeurs ACP au Togo et pense que le gouvernement togolais a fait beaucoup de publicité autour de cette mission qu’on a présenté comme une mission officielle de l’Union européenne qui, en fait  n’était pas une.

« Voulue et initiée par les autorités togolaises avec la complicité de certains responsables de l’opposition dite modérée, cette scabreuse mission aura été un véritable flop pour le Général Eyadema. Le temps où il suffisait de siffler pour qu’accourent de partout, les partis politiques de l’opposition semble bien révolu », écrit notre confrère qui souligne par ailleurs que selon des sources proches de la Commission européenne et du Conseil, ces deux instances ne seraient pas au courant de cette mission ou, en tout cas, ne se sentiraient pas concernées par celle-ci  et pense pour cela qu’ « une mission de bons offices se doit, pour réussir ou au tout moins être crédible, au moins d’obtenir, sinon le mandat, au moins la bénédiction formelle des deux parties en conflit, à savoir, l’Union européenne et le gouvernement togolais. S’il s’agissait d’une facilitation entre la mouvance présidentielle et l’opposition, il aurait fallu que l’objectif de la mission soit clairement admis des deux parties en présence …..On a très vite eu la conviction que cette mission a été ‘’commandée’’ par le gouvernement togolais dans le but de fixer le cadre d’un éventuel futur dialogue pouvoirRPT-Opposition. La liste des partis que devait rencontrer la délégation n’a pas été choisie au hasard ».

Pour conclure,  le journal pense que « si Eyadema veut réellement dialoguer avec l’opposition, il lui suffit de lancer un appel dans ce sens et que, de commun accord, mouvance présidentielle et opposition mette sur pied un groupe de travail chargé de préparer ce dialogue »

L’opposition togolaise au pied du mur
 :
Quelle stratégie des forces démocratiques face u RPT ?
Se demande « Motion d’Information » qui, analysant les différents plans proposés par le CAR, la CDPA et l’UFC et face au danger perceptible, du fait de cette cacophonie qui ferait l’affaire du RPT, propose deux  grandes idées :

« La première consisterait à reconnaître à Gilchrist Olympio, son leadership sur l’opposition en vertu du suffrage universel et à lui donner carte blanche pour aller négocier avec Eyadema, une sortie de la crise togolaise  sur la base de son plan. Cette option permettrait de faire d’une pierre trois coup ; il permettrait à Eyadema et à Gilchrist Olympio, de régler une bonne fois pour toutes, le contentieux historique qui les oppose et autour duquel toute la vie nationale semble cristallisée.

Il permettrait également de donner à Gilchrist Olympio l’occasion de faire preuve de ses capacités d’homme d’Etat capable de dépassement et de compromis ; il aurait ainsi l’occasion de montrer aux Togolais que son combat contre Eyadema n’est animé d’aucun esprit de vengeance et qu’au contraire, tout ce qu’il cherche, c’est le droit des Togolais à la liberté, à la justice et à la prospéritLa deuxième grande idée serait que le CAR et l’UFC renoncent à leur exigence de paternité et se donnent la main pour fusionner leurs deux plans pour en faire un plan unique à soumettre à l’adhésion des autres partis de l’opposition. Se faisant, l’UFC et le CAR qui apparaissent aujourd’hui  comme les deux principaux partis de l’opposition togolaise joueraient pour une fois, ce rôle de locomotive du courant démocratique qu’on a toujours attendu d’eux, mais auquel ils ont toujours su se dérober au profit des petites querelles de personnes ». 

Le journal s’est aussi intéressé aux élections régionales en France en titrant dans sa manchette : France : Vote sanction contre la Droite aux élections régionales. Dans cet article, le confrère publie les estimations des instituts de sondage qui placent en tête la Gauche 40%, derrière la Droite 34% et conclut que la grande inconnue de ce scrutin reste la participation.

LE COMBAT du peuple N° 440
Du lundi 22 mars 2004

La passion du refus :
Mission des Ambassadeurs ACP au Togo 
: Le tour de passe-passe de Me AGBOYIBO, un politicien en mal de vedettariat

Notre confrère, après  avoir rendu compte des rencontres que la délégation du Comité des Ambassadeurs ACP en mission d’information au Togo a eu avec la presse, certains partis politiques et la société civile, s’en est  vertement pris au leader du CAR  Me Agboyibo qui selon le confrère,  a  trouvé matière à politiquer et dans le mauvais sens.


« Contrairement à toutes les règles et pratiques en usage en matière d’échanges de correspondances administratives ou autres, Me Agboyibo, au lieu de répondre au Ministre de l’Intérieur qui a lui a adressé une lettre d’invitation, a, dans un tour de passe-passe, écrit directement au Président de la Délégation avec copie au Ministre de l’Intérieur
 »,une  attitude que notre confrère considère comme « un manque de courtoisie regrettable » et qui montre à suffisance que « Me Agboyibo reste un nostalgique d’un passé révolu, un politicien en mal de vedettariat »

Pour le confrère, « nous comprenons que Me Agboyibo qui depuis quelque temps broie du noir cherche coûte que coûte à créer l’événement et dans cette quête effrénée de vedettariat, il s’est comporté non en patriote mais en magicien politique quitte à clamer sur toits qu’il a évité le piège du pouvoir, comme si faire la politique est un jeu d’enfants ou une partie de plaisir’ »

Et le confrère d’enfoncer le clou « Pour Me Agboyibo, le régime est mauvais le jour mais la nuit on peut toujours discuter avec ses représentants pour se prévaloir ensuite d’être celui qui fait des propositions pour sortir le pays de la crise. Cette façon de concevoir la politique est tout simplement puérile et contre productive. Il est temps de changer de disque » 

Droit de l’Homme au Togo :
Le rapport du Département Américain recèle des contrevérités et pose problème

« Il ne nous appartient pas de porter des jugements de valeur sur un rapport de cette nature. Mais le devoir de vérité et d’honnêteté intellectuelle nous commande de faire un certain nombre d’observations qui s’imposent.

S’agissant particulièrement du volet consacré au ‘’Respect des libertés, y compris la liberté d’expression et de presse’’, il nous a été donné de relever beaucoup de contrevérités qui, d’ailleurs n’ont pas manqué  de susciter des réactions dont celle de notre confrère Kodjo Afantsa Siliadin de la Tribune du Peuple », écrit notre confrère qui cependant conclut : « nous continuons néanmoins la publication du rapport afin que chacun puisse en analyser le contenu au regard des réalités vécues »

Litige foncier entre la collectivité DOGBLA et un groupe d’usurpateurs :
Le Cdt YARK sait-il que des individus agissent en son nom ?

Le confrère s’est intéressé ici à un problème récurent qui se pose dans la partie méridionale du  Togo et qui entraîne souvent mort d’homme. Il s’agit du problème de terrain, autrement dit, le problème foncier. Selon notre confrère, il s’agit de ce « litige foncier qui oppose la collectivité Davié-Assomé représentée par M. Yao Clément DOGBLA et une vingtaine de familles qui ont assigné en justice, la collectivité au sujet de l’immatriculation d’un domaine de plus de 438 hectares appartenant à cette dernière ».

Par ailleurs le journal révèle que selon ses sources, les ‘’usurpateurs’’ agiraient sur ordre du Cdt Yark, ce jeune officier de la Gendarmerie nationale dont le nom défraie la chronique à Lomé.

LE REGARD N° 379
Du mardi 23 mars 2004

Le gouvernement togolais bientôt invité pour des explications  à Bruxelles
Citant le site de propagande du gouvernement qui parle d’ « 
un grand oral que le Togo devra passer devant l’UE » le 15 avril prochain,  notre confrère fait savoir qu’il « ne s’agira pas pour l’UE de réparer une quelconque injustice qu’elle a faite au Togo », mais « de voir et d’évaluer au fil du temps, la mise en pratique et le respect des engagements que prendront les autorités togolaises lors des consultations ». Une équation difficile,  constate le journal,   pour le pouvoir togolais qui « va devoir être obligé d’abandonner certaines habitudes attentatoires aux principes élémentaires de l’Etat de droit, autant de pratiques dont use le régime pour imposer la paix des cimetières aux Togolais »

Bien plus, le confrère redoute une quelconque concession de la part du pouvoir togolais :

« La virulence avec laquelle le Président de l’Assemblée Nationale Fambaré Natchaba a fustigé le délégué de l’UE  au Togo M. Desesquelles   le 25 février 2004au sujet des conditions pour la reprise de la coopération, montre que la Commission Européenne aura fort à faire pour obtenir une quelconque concession du pouvoir plus que trentenaire »
. Cependant, conclut la publication « On attend  donc de voir  les signes visibles d’ouverture que donnera le gouvernement togolais », puis que «  Quand le tam- tam résonne, on ne clame pas qu’on sait danser ;  on le démontre »

La présence de l'ancien chef d'Etat Major de Charles Taylor à Lomé pose problème
Titre le journal, qui affirme que, l’ex-chef d’Etat major de Charles Taylor est actuellement au mess des officiers de la gendarmerie nationale officiellement sous surveillance pour sa propre sécurité.

Cette propension du Togo à accueillir sur son sol des criminels et autres individus indésirables dans leur pays, n’est pas du goût du confrère « Le Togo est suffisamment acculé aujourd’hui par des problèmes de tous genres. Notre pays est mis au ban de la communauté internationale pour déficit démocratique. Il est étiqueté  comme plaque tournante de la drogue. Il n’y a pas longtemps, il a été cité dans une sombre affaire de tentative de coup d’Etat au Burkina Faso. S’il faut ajouter à tout ce train de contradictions, ce que certains appellent déjà « recel de criminel de guerre », cela fait trop de fronts pour le Togo » 

La mission ACP au Togo était une grosse blague
La mission d’information du comité des ambassadeurs qui s’est déroulée sur fond de tapages médiatiques et de dénigrement des adversaires désignés, est apparue pour « Le Regard » comme du bluff, mieux une blague de mauvais goût. « Il est temps   qu’on cesse de jouer avec le problème togolais en invitant des étrangers pour des farces de ce genre », écrit-il avant d’ajouter que « Si les ACP veulent bien sauver leur pays frère, ce n’est pas à travers des farces qu’il faut le faire. Il leur suffit tout simplement d’exhorter le gouvernement togolais à satisfaire aux conditions posées par les partenaires de l’UE au lieu de les encourager à s’en moquer ».

Pour le confrère «Débarquer au Togo pour demander aux Togolais s’ils veulent ou non la reprise de la coopération relève d’un faux problème car cela revient à demander à un malade s’il a besoin de guérison. Ce qui n’est pas sérieux.  Pour guérir, le malade doit d’abord prendre conscience de son état et accepter le remède  que le médecin lui prescrit après un diagnostic rigoureux. Dans le cas du Togo, les ACP donnent l’air de curieux médecins qui s’activent à guérir un cancéreux en lui faisant avaler de l’aspirine. Au final,   on est tenté de croire que cette mission ACP a été initiée pour des motifs alimentaires et qui n’ont rien à voir avec les démarches visant la reprise de la coopération ».

Le journal considère donc cette mission comme un revers car « c’est au moment où Jacques Obia et son équipe continuaient leur gymnastique à Lomé que des voix se sont élevées au niveau de l’institution européenne pour dénoncer l’attitude des autorités togolaises qui font croire que les consultations qui s’annoncent sont synonymes de reprise de la coopération »

« Après la mission des Ambassadeurs  ACP, il  va falloir inventer autre chose. Abdoulaye Wade ne croyait pas si bien dire quand il déclarait en substance que ‘’ le Togo est champion en matière de folklore ‘’. Et si le folklore peut faire changer d’avis à l’UE, on pourrait mobiliser les fameuses ‘’ forces vives de la nation ‘’  du RPT pour les faire marcher de Cinkassé à Bruxelles pour une exhibition devant le siège de la Commission Européenne » , ironise le confrère qui pense que pour ou contre, l’essentiel c’est que le pouvoir fasse ce qu’on lui demande.


Zarifou Ayéva a parlé
Rapportant les propos du président du PDR,  M. Zarifou Ayéva qui déclarait à la sortie de sa rencontre avec le comité des ambassadeurs :
‘’ J’ai toujours milité pour la reprise  progressive de la coopération. La reprise de la coopération est salutaire  parce qu’elle intéresse les classes faibles de la société. Ce sont les plus démunis qui sont aujourd’hui frappés de plein fouet par la suspension de la coopération et nous devons nous employer pour trouver une solution à cela’’, notre confrère écrit :  ‘’ Le Regard’’ s’en réjouit. Il y a environ quatre ans lorsque nous avions écrit que Ayéva Zarifou  demande la reprise de la coopération, le PDR avait organisé spécialement une conférence de presse pour nous tirer dessus. Dieu merci, il le dit lui-même aujourd’hui.  Le hic c’est que personne n’est contre la reprise de la coopération pourvu qu’elle vise la réhabilitation des infrastructures  au grand bonheur des sociétés comme Afrique Etanch.

 Si et seulement si Ayéva pouvait évaluer des tonnes de CFA qui ont été investis dans l’ostentation par Lomé 2 depuis 1993 à nos jours ! »

Cependant, estime le journal « il n’est pas interdit de profiter d’un non événement pour se donner une quelconque importance… politique »
 

L'étau  se resserrer  autour  Président de la LTDH et ses proches
Selon notre confrère « dès l’annonce de l’élection du ‘’syndicaliste têtu’’ à la tête de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), l’étau semble se resserrer sur l’homme indésirable, ses proches parents et ses camarades de lutte ». M. Adoté Ghandi Akwei , puis que c’est de lui il est question, licencié de l’ex-Air Afrique pour fait de grève, se retrouve aujourd’hui sans salaire ni indemnités malgré les promesses faites par le ministre LALLE,  des transports de faire payer les droits aux travailleurs. Malgré cette injustice  faite à un citoyen, le journal fait savoir que le frère aîné du président de la LTDH serait lui aussi sous les coups des projecteurs du pouvoir.  «  Pour une affaire de vol d’ordinateur à l’ex-OTP, un certain Adoté Y. Akué qui n’est autre que le frère aîné du syndicaliste, convalescent pour avoir subi il y a peu, deux interventions chirurgicales, et deux autres de leurs agents ont été interpellés le vendredi 12 mars 2004 et gardés par des gendarmes jusqu’au lundi 15 mars » souligne le journal,  qui indique par ailleurs que « les agents ainsi malmenés auraient été informés par la direction des ressources humaines de leur entreprise qu’ils devront se préparer à répondre à une demande d’explication conformément à la procédure interne prévue par le droit de travail »  

LA TRIBUNE DU PEUPLE N° 103  

Consultations UE-Togo le 14 avril 2004
 : 
Le régime doit donner des gages d’ouverture démocratique

«  On observe depuis quelques semaines une grande effervescence dans notre pays dans la perspective des prochaines consultations que des sources bien informées annoncent pour le 14 avril 2004 entre le gouvernement togolais et son opposition. Des manœuvres ont commencé tant au sein du pouvoir que du côté de l’opposition en vue du positionnement des uns et des autres dans le cadre de ces consultations. Chaque clan politique veut tirer le maximum de profit de la nouvelle donne. Les déclarations entendues lors de la récente visite d’une délégation des Ambassadeurs ACP ont fait croire à beaucoup  que l’Union européenne envisagerait de reprendre sa coopération à la fin de ces consultations. Pourtant, au moment où les Ambassadeurs des ACP se trouvaient encore à Lomé, l’UE réitérait ses exigences de démocratie, des droit de l’homme et des libertés fondamentales,
écrit le confrère, qui publie sous ce titre l’article de notre confrère Didier SAMSON  qui constate que le ‘’déficit démocratique persiste au Togo’’

Par la haine politique
La classe politique cultive la rivalité Eyadéma-Olympio

Constate notre confrère qui, remontant l’histoire du Togo pour identifier les sources du mal togolais, souligne que  la rivalité entre Eyadema et Olympio est née des événements du 13 janvier 1963 et que depuis cette date les deux hommes et leurs entourages ont mis tout en œuvre pour empêcher toute réconciliation. Comme s’il fallait s’y attendre :   La rivalité entre le Général Eyadema et Gilchrist Olympio a par ailleurs été régulièrement utilisée depuis le début du processus démocratique par certains responsables de l’opposition qui ont tout fait pour exacerber cette confrontation. Certains, constate notre confrère, se sont donnés à cœur joie pour alimenter la haine tribale sur des préjugés ethniques et régionalistes entraînant ainsi une attitude suicidaire d’intolérance et de repli. Pour notre confrère  « plus que jamais le problème de la haine politique interpelle tous les acteurs politique togolaise. L’attitude de nos dirigeants dans l’option qu’ils ont faite depuis longtemps d’exclure de leur agenda tout compromis avec l’opposition est condamnable à plus d’un titre. De même, est condamnable la propension des leaders de l’opposition à entretenir les petites querelles de personnes qui ont fait tant de mal à la lutte menée par nos compatriotes pour une société plus démocratique.

CROCODILE N° 668  
Du jeudi 25 mars 2004

Consultation et respect des décisions :  
Il faut encore des pressions sur le pouvoir 

C’est le sujet qui préoccupe la plupart des publications, chacune allant de  son commentaire.

« Crocodile » qui reste sceptique sur l’issue des consultations qui vont s’ouvrir le 15 avril entre le gouvernement togolais et l’UE pense qu’il faut  plus de pressions sur le pouvoir car «  Le régime Eyadema  a démontré  à plusieurs reprises aux Togolais et à l’opinion internationale qu’il fait peu de cas des accords qu’il signe  en vue de permettre une vie politique normale dans le pays. Les exemples sont si éloquents et parlent d’eux-mêmes. De Colmar à Ouagadougou, Paris et Lomé il y a bientôt 14 ans que les Togolais s’astreignent sans succès à résoudre les mêmes problèmes de démocratie, de respect des droits de l’homme de bonne gouvernance, de l’équité et de transparence dans les élections ». Pour notre confrère, se sont les Togolais eux-mêmes qui doivent décider de leur destin : « Rien de bien n’arrivera au Togo si les Togolais eux-mêmes ne prennent sur eux de faire leur propre bonheur. Aides-toi et le ciel t’aidera dit l’adage mais on l’impression ces derniers temps que les Togolais attendent que d’autres viennent  faire leur bonheur à eux. Les consultations  qui s’annoncent, peuvent trouver une issue heureuse si le peuple se soude comme un seul homme en obligeant le pouvoir à faire rien que ce qui est bien pour le pays. L’argent qu’on distribue n’importe comment ne règlera pas la crise du Togo sinon il l’accentuera. La reprise de la coopération est soumise au respect des droits individuels et collectifs, à la liberté d’expression et de presse, à la bonne gouvernance et à l’Etat de droit. Aucune autre solution n’est valable » 

L’UE et le Togo :
deux compréhensions différentes des consultations et c’est grave

Titre notre confrère, qui constate  qu’ « au fur et à mesure que l’on s’approche des consultations entre l’Union Européenne (UE) et le Togo, on se rend compte que l’UE et le Togo n’ont pas la même compréhension de ce qui va se passer concrètement dans le sens de la reprise de la coopération » et pense pour sa part que  « Peut-être que lors de ces consultations à proprement parler, les autorités togolaises vont s’approcher de l’interprétation union européenne des consultations ». 

La présence du Comité des ambassadeurs ACP a semé du trouble dans les esprits : La position de l’opposition se justifie
 Faisant l’avocat des partis qui ont boycotté la rencontre des ambassadeurs ACP, notre confrère écrit : C’est tout à fait normal que quand on est dans un puits et qu’on vous tend une main, on ne doit chercher à savoir s’il s’agit de la main d’un lépreux. Néanmoins,  on peut en homme avisé de la situation togolaise se demander si la main  à vous tendue n’est du fer ardent ou une corde datant de millénaires. Un chat échaudé craint l’eau froide, dit-on souvent. En ce sens, il a fallu, pour comprendre le refus de l’UFC, du CAR, de la CDPA, se poser mille et une questions sur la nature de la mission du Comité des ambassadeurs ACP, sur leur audience auprès de l’Union Européenne, sur le mandat que ce Comité doit avoir pour une telle mission et aussi sur la démarche élémentaire qui doit s’imposer quand il s’agit d’un terrain de crise comme la crise togolaise ». Par ailleurs, le journal pense que le comité, au lieu de contribuer à la résolution de la crise, a péché par la méthode de peu de haut rang dont elle a procédé. C’est pourquoi il estime qu’ « on ne doit assez réfléchir, qui qu’on soit, avant de donner raison aux partis de l’opposition qui n’ont pas voulu se comporter comme dans un bistrot »

CARREFOUR N° 389
Du jeudi, 25 mars 2004

Obligation de résultats pour le RPT à Bruxelles le 14 avril 2004 :
Eyadema doit au préalable, composer avec
l’opposition dans un gouvernement

Après une analyse des causes de la suspension de la coopération de l’UE avec le Togo, causes dues à l’entêtement du pouvoir togolais à l’ouverture démocratique et au non respect des exigences de la communauté internationale et des engagements souscrits, « Carrefour » se demande si la reprise de l’aide intéresse vraiment Eyadema et dans l’affirmative, pourquoi celui-ci ne franchirait-il pas le pas. Pour que l’UE assouplisse ses positions afin de permettre aux négociations d’aboutir à des résultats positifs pour le bonheur des populations togolaises, le journal estime que  « beaucoup de réformes doivent être engagées par le président Eyadema dès à présent. Les propositions de sortie de crise émanant des partis politiques sont édifiantes. Mais il importe de dire que le gouvernement dans sa composition actuelle ne permettra pas à l’UE de donner une réponse favorable au RPT. Voilà pourquoi des observateurs avisés de la politique togolaise et des diplomates étrangers souhaitent voir le régime opter pour la réforme du gouvernement avant le début des consultations du 14 avril prochain. Cette réforme passe par la nomination d’un chef de l’Exécutif qui ne sera ni du RPT, ni de l’opposition traditionnelle afin d’éviter les blocages et les rivalités tels qu’ils ont été observés de par le passé, mais de trouver un homme de consensus censé concilier les ardeurs de la mouvance présidentielle et de canaliser les ambitions à peine voilées de l’opposition. Celui –ci doit tout de même sortir des arcanes de l’opposition au régime Eyadema et doit, pour apaiser les tensions, composer un gouvernement où seront représentés, toutes les sensibilités politiques et des technocrates de la société civile », mentionne pour qui, le RPT est obligé d’accepter cela, puisqu’il se trouve actuellement en difficultés pour diriger le pays. 

Du refus de l’UFC, du CAR et de la CDPA de rencontrer la mission ACP : Certains partis souhaiteraient-ils le statu quo pour le Togo ?
Contrairement à
‘’ Crocodile’’ qui justifiait le front de refus de trois partis de rencontrer la mission des ambassadeurs ACP, ‘’  Carrefour ‘’ estime de son côté que les raisons avancées par les partis pour justifier leur refus ne convainquent pas ni dans la forme ni dans le fond, puis que selon lui, « si les Etats ACP n’ont qu’un avis consultatif  dans le litige qui oppose Lomé à Bruxelles, il n’en demeure pas moins vrai que les Etats  ACP sont liés par un accord de partenariat avec l’UE et que dans ce cas, leur avis joue aussi dans la prise des décisions de Bruxelles »

Trouvant malhonnête l’argumentation de ces trois partis, le confrère se pose : « pourquoi alors cette volonté manifeste de saboter toute initiative allant dans le sens de l’allègement des souffrances du peuple ? » Pour le confrère,  cette rencontre était « une aubaine pour les partis qui crient leur ras-le-bol face à la détérioration de la situation sociopolitique et économique et sur les violations répétées des droits de l’homme, de saisir la perche si bien tendue pour accabler le régime RPT et réitérer leurs propositions de sortie de crise »,  « il n’ y a qu’au Togo où l’opposition adopte de comportements aussi vils et répugnants » renchérit notre confrère, qui se demande alors comment peut-on vouloir le changement et refuser d’approcher le pouvoir. Et en  guise de comparaison la publication écrit «  Au Bénin, au Gabon, au Sénégal et plus récemment au Mali, c’est tout de cœur que les opposants ont accepté de collaborer avec leurs gouvernements respectifs pour favoriser l’éclosion de leur économie et assurer le développement humain durable des populations. Est-ce à dire que ces leaders politiques de l’opposition ne désirent pas exercer la fonctionnelle ? »

 Cependant, le confrère invite le régime du Général Président à faire des concessions édifiantes à l’ouverture des consultations pour fléchir la position de l’UE.

Nouvel  ECHO N° 283  
Du vendredi 26 mars 2004

L’Union Africaine ne reconnaîtra plus les régimes assis sur la répression
« L’Union Africaine, la nouvelle institution qui regroupe les pays africains à l’image de l’Union Européenne ne reconnaîtra plus les régimes issus des coups d’Etat et ceux qui dirigent dans la terreur », écrit le journal, se référant  ainsi au  discours du président de l’Union Africaine Alpha Omar Konaté qui disait : ‘’nous n’avons pas l’intention de reconnaître les pouvoirs issus des coups d’Etat ou assis sur la répression’’.  Pour notre confrère « la déclaration du Président de l’Union Africaine est-elle limitative ou prend-elle en compte tous les coups de force ? », car, « s’il l’on veut ressembler à quelqu’un, il faut faire comme lui. Si l’UA veut traiter d’égal à égal avec l’UE, il importe que les discours soient traduits dans les faits ». 

La présence au Togo des Recherchés pour crimes dans leur pays complique notre situation
Le confrère passant en revue tous les chefs d’Etat et personnalités  ayant  transité par le Togo, fait remarquer  que le Togo a trop de problèmes pour encore  héberger des hôtes encombrants. « Hospitalité, oui, mais pas avec n’importe quel quidam. Sous d’autres cieux, ces criminels n’ont pas de chance. C’est le cas de Jean-Bertrand Aristide qui est en train d’errer sans trouver une terre d’accueil définitive », souligne le journal.

Les raisons pour lesquelles certains militants démissionnent  de leur parti
Notre confrère, après avoir passé en vue toutes les démissions observées ces derniers temps  au sein de certains partis, constate qu’en réalité, la démission d’un militant de son parti est un événement politique qui montre à suffisance que rien ne va dans ce parti et qu’il faille lui donner une nouvelle orientation,  et constate cependant que « le contexte actuel ne s’y prête pas. Les problèmes de démission sont devenus des phénomènes de société. C’est connu des Togolais. On a l’impression que ces gens là marchandent leur démission. Les médias d’Etat en ont fait les unes de leurs journaux. On en parle pendant longtemps. Cela montre à suffisance qu’il y a des mains invisibles derrière ces démissionnaires et qui vont jusqu’à leur rédiger les communiqués, déclarations et autres », écrit la publication, qui invite par ailleurs les responsables politiques à cesser de divertir les Togolais qui savent distinguer le bon grain de l’ivraie.

De chaudes discussions attendent le pouvoir togolais la mi-avril 2004 :
Pour apaiser les tensions, un nouveau gouvernement s’impose

C’est ce que croit
« Nouvel Echo », qui affirme par ailleurs  que la solution pour un dénouement de la crise est à portée de main. C’est pourquoi selon la publication, à la veille de l’ouverture des consultations,  « il urge que le régime Eyadema donne un signe fort aux Européens de sa nouvelle détermination à améliorer ses rapports avec l’UE « Et le confrère de préconiser , « un nouveau cabinet ministériel dirigé non par un cacique du système actuel, ni par un membre de l’opposition traditionnelle ou radicale, mais par un homme de poigne, ayant des idées réconciliatrices et conciliatrices, permettra aux Togolais et à la communauté internationale de souffler et de regarder l’avenir avec sérénité »

Côte d'Ivoire:
La manifestation du 25 mars a tourné au drame :

Plus de 30 morts dont 3 policiers, la France appelle toutes les parties ivoiriennes « à la retenue » titre « Nouvel Echo » dans sa manchette.

LE REPORTER des temps nouveaux N° 255  
Le Lt-Col TAKOUGNADI mis aux arrêts de rigueur

« De source généralement bien informée, confirmée par une source proche du Ministère de l’Intérieur, le Lt-Col Néyo Takougnadi a été mis aux arrêts de rigueur depuis le mardi 16 mars »,
annonce le journal. Sans toutefois connaître les raisons qui motivent la mise aux arrêts de rigueur de cet officier proche du chef de l’Etat, notre confrère déplore « la passivité des plus hautes autorités du pays suite aux accusations des agents français de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCTRIS) contre des officiers de la Police Nationale » et pense cependant que « la mise aux arrêts de rigueur du Lt-Col Takougnadi, Directeur Général de la DGPN, est une première réaction des autorités »

Selon ‘’ Reporter ‘’, «  outre cette affaire  d’implication d’officiers de la Police Nationale dans les trafics de drogues, une accusation a été portée contre le Lt-Col Takougnadi, dans des malversations commises dans la gestion des fonds prélevés sur la vente des véhicules d’occasion au profit de l’Interpol » 

Lutte contre la corruption et le sabotage économique :
L’ex-Premier ministre Adoboli et deux anciens ministres bientôt devant la justice

« De sources proches de la justice, la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique (CNLCSE), s’apprête à porter plainte contre l’ancien premier ministre Eugène
Adoboli ainsi que deux membres de son gouvernement, Hope Agboli et Saïbou Issa Samarou », annonce le journal qui ajoute qu’ « il est reproché aux anciens  ministres Hope Agboli et Saïbou Issa Samarou, d’avoir ‘’eux-mêmes acquis des parcelles, deux lots pour le premier et six lots pour le second sans payer ». Le journal dit cependant ignorer  ce qui est reproché à celui qui aura laissé « dans la mémoire des Togolais, l’image d’un danseur ». « A l’opposé de l’ancien chef de gouvernement, les Togolais ne sont guère surpris des accusations portées contre Hope Agboli et Saïbou Samarou. En son temps, la presse avait dénoncé leur nomination jugée complaisante », ajoute le journal.

Détournement de fonds à l’UTB :
Alexis Looky assigné à résidence à Paris, le Malien Babani Sissoko bientôt extradé vers Lomé ?

Sous ce titre, notre confrère reprend  le  communiqué de la Commission anti-commission sur les détournements de fonds opérés par l’ancien PDG de l’UTB, Alexis Looky  de concert avec  un ressortissant malin M. Babani Sissoko aujourd’hui député dans son pays  avec la complicité interne de certains responsables. Selon la commission, Alexis et Babani ont saigné à blanc l’UTB

Côte d’Ivoire : Manifestation interdite des marcoussistes :
Plusieurs personnes tuées par balles à Abidjan

Echec de la CEDEAO, barbares répressions policières et  rupture, le confrère a décrit la situation avant-veille, celle qui a prévalu ce 25 mars à Abidjan et annoncé la décision des Forces Nouvelles, du PDR et du PDCI de suspendre leur participation au gouvernement de transition. 

M. ASSAGBA Kokou Patrice arrêté pour trafic de cocaïne
« M. Assagba Kokou Patrice, un Togolais âgé de 29 ans, né à Anfoin et conducteur de Télé taxi de profession vient d’être arrêté par la police nationale pour trafic de cocaïne, une drogue dont le trafic est interdit par la loi au Togo », écrit la journal

Prisonniers  Po. de Kara

 

Marc PALANGA

Panamnawé BOBOLI

Amegninou Kovi

Mensan Kokou
Kové Sossouvi
Lawson Laté
Dognon Koffi
Kliko Eglo
Kamado Koudjo
Séké Koudjo
 

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