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Actualité

7 mars 2004

Révue de presse de la semaine du 1er au 6 mars 2004
Daniel Garidan


La presse privée togolaise s’est intéressée à la proposition du CAR, proposition qui a suscité un tollé général au sein de la mouvance présidentielle avec pour conséquence la convocation du directeur du journal « Le Regard » et du leader du CAR, Me Agboyibo. La presse a aussi constaté la démission en cascade de certains militants de partis politiques de l’opposition. 

LE REGARD N°376 
Selon la FIDH
Des réfugiés togolais sont en danger à Cotonou 
« Dans la seconde moitié du mois  de février 2004, la Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a envoyé une mission à Cotonou en République du Bénin, aux fins de s’enquérir de la situation des droits  de l’homme dans ce pays. Au cours de cette mission, l’attention de la délégation a été particulièrement attirée par le cas de 11 réfugiés militaires togolais, arrêtés depuis le 12 janvier et gardés au Commissariat central de
Cotonou. Ils seraient accusés de tentative de coup d’Etat » écrit le journal de mardi qui révèle par ailleurs que selon la FIDH  « nos compatriotes sont détenus dans les conditions très précaires avant d’interpeller la conscience des dirigeants sur cette affaire

Maître Agboyibo se défend, Koffi Sama dément 
(cf. proposition du CAR)

« Devant le chef de l’Etat, le Premier Ministre Koffi Sama a nié avoir  reçu un tel courrier. Joint au téléphone hier au sujet des preuves apportées par le Président du CAR, le Premier Ministre Koffi Sama s’est dit surpris de constater que les lettres que Me Agboyibo prétend lui avoir envoyées ne sont  pas référencées, ni signées. Il a en outre remarqué une étrange ressemblance entre les écritures sur la feuille de décharge (surtout les deux dernières). « Aucun de mes secrétaires n’a déchargé un papier de ce genre », a t-il dit

            Le chef de l’Etat est en voyage.  A son retour, une confrontation s’impose entre Me Agboyibo et Koffi Sama afin qu’on sache qui des deux ment ».  pense notre confrère. 

Dossier togolais à l’UE  
Eyadéma sollicite l’aide de Chirac
 

« Quelques jours auparavant, l’Ambassadeur de France au Togo M. Alain Holleville a rencontré le chef de l’Etat. A sa sortie  de l’audience, il a déclaré que la France « pèse de tout son poids pour que la décision soit prise et si c’est le cas, il y aura selon la procédure de l’Accord de Cotonou une période de débat de 60 jours. C’est à l’issue de tout ce processus que sera examinée la question de la reprise de la coopération »
écrit « Le regard » qui pense en revanche que « S’il est une aide que Chirac peut apporter à son « frère et ami » dans cette affaire, c’est de  l’exhorter à prendre en compte les préoccupations de la commission européenne au lieu de continuer à crier à l’injustice. Il est clair que le président français ne rendra service ni à son « frère et ami » ni au togolais s’il encourage la fuite en avant les yeux fermés en se rendant complice de violation d’autres « paroles de  militaires » et d’autres Accords que viendrait à parrainer l’institution européenne. »

La TRIBUNE DU PEUPLE N° 101 

Agboyibo /Sama : Qui veut couler le dialogue ?
Selon La Tribune du Peuple, s’il y a une actualité qui fait couler beaucoup d’encre et de salive sur la scène politique togolaise, c’est bien le communiqué du CAR de la semaine dernière. Estimant que les faits sont têtus, le journal pense que  « Même si ont peut reprocher au CAR d’avoir eu des manquements dans sa démarche, l’on ne peut contester que celle-ci a  le mérite de remettre le dialogue au centre du jeu politique  puisque aucune mouvance de la classe politique togolaise ne remet en cause ( du moins publiquement) la nécessité du dialogue.

            Pour notre confrère «  l’inquiétude est de voir que durant toute cette semaine le débat s’est focalisé autour d’inutile question de forme alors que personne ne s’est sérieusement penché sur le fond des propositions du CAR.. C’est à croire que personne dans les différents états-majors ne se préoccupé du sort de la majorité des togolais qui croupissent dans la misère. » 

Méli Mélo au CAR
AKPAMOU ADOKPO MILITANT DE 1ER HEURE
: DEMISSIONNE DE SON PARTI
           

            « Akpamou Kokouvi Kodjovi membre fondateur du CAR et militant actif du Parti de Me Agboyibo a présenté au Président national sa démission de ses responsabilités et du parti. Mieux, M. AKPAMOU affirme qu’il se retire avec « ses éléments »  c’est à dire avec des amis et des frères.

            On susurre dans les coulisses que dans le camp su sieur «  Harryvi » c’est un grand coup qui a été frappé. Le but ultime est de  servir ce plat avec d’autres ingrédients aux Togolais au moment opportun, gagnant du coup des points à Lomé 2. Gageons, à moins d’une anticipation de dernière minute, que dès le retour du chef de l’Etat de Paris, tout sera mis en branle. »  

L’UE face au casse-tête togolais :
La haine politique, source de nombreux blocages et d’inefficacité des hommes politiques

« Pour l’heure, les leaders de partis cherchent chacun de son côté, à faire admettre au public qu’il détient ou représente seul la voie du dialogue en se constituant en même temps l’agent déstabilisateur des autres. A  cette allure, le pouvoir togolais n’a pas de pression politique intérieure autre que celle qui résulte de la crise sociale que subissent les populations. C’est donc en considération de la condition sociale du peuple togolais qu’il serait souhaitable d’aller directement à la formation d’un gouvernement de large union qui fasse de tous les leaders politiques des ministres de la République, auxquels s’ajouteraient des technocrates pour diriger le Togo pendant quelque temps. Ce gouvernement engagerait des discussions en son sein pour arrêter un programme minimum de gouvernement avant d’aborder par la suite les questions politiques : les problèmes des institutions et ceux des élections »

L’EVENEMENT N° 192

Perspective des consultations  UE- Togo
: La décision attendue le 11 mars prochain
E
n effet, de sources proches de Bruxelles indiquent que l’ouverture des consultations entre l’UE et le Togo semble davantage accueillir des avis favorables de la majorité des Etats membres. L’Espagne qui est demeuré intransigeant sur sa position de refus  d’ouverture des consultations, est de plus en plus isolé et  tout  porte à croire que Madrid est loin de peser sur les décisions à la prochaine réunion. En effet, l’Espagne reste le pays le plus sceptique devant les progrès accomplis par le pouvoir en place au Togo. Madrid craint que le signal de lancement des consultations soit mal interprété par le pouvoir togolais dont elle critique le peu d’effort en matière d’ouverture démocratique. En revanche, les Etats membres sont dans leur grande majorité d’avis que, même si une reprise de la coopération avec le Togo, n’est pas encore à l’ordre du jour, l’ouverture des consultations devant permettre d’influer sur l’attitude des autorités togolaises en discutant de calendrier de retour à la bonne gouvernance, à l’organisation d’élections transparentes et démocratiques, conditions sine qua non d’une reprise de la coopération. Bruxelles exige de la part du pouvoir togolais, l’exercice de la bonne gouvernance et l’organisation d’élections transparentes. L’Allemagne a de son côté demandé qu’on lui donne jusqu’à jeudi pour étudier  dans les détails, la lettre de demande d’ouverture des consultations avec Lomé ». 

DZOLO/KEVE : Mort tragique du détenu Komi K. Tengué
La conclusion de l’autopsie dément la version de la Police

« L’épreuve de l’eau est négative, la mort est survenue dans un état de choc aigu »


Le 12 janvier 2004, M. Komi Kouma Tengué est retrouvé mort dans les locaux du Commissariat de Kévé. La police estimait qu’il s’est suicidé en se noyant dans la citerne d’eau du commissariat. La famille,  quant à elle, affirme la version contraire et estime que son fils a été torturé à mort. Le compte rendu d’expertise médico-légale vient départager les deux positions.

Selon les conclusions de l’autopsie, l’épreuve de l’eau est négative, la mort est survenue dans état de choc aigu » Révèle le journal qui conclut que le  rapport « met chacun devant ses responsabilités. Il revient aux autorités de notre pays de prendre toutes les mesures afin que les responsabilités soient situées dans cette affaire et que les veuves et orphelins laissés derrière par feu Tengué Komi Kouma soient dédommagés. Cela  y va de l’image de notre pays à l’extérieur. »

Du rififi au CAR
Des militants démissionnent en bloc du parti de Me Agboyibo
 

« Dans une lettre en date du 27 février 2004 adressée au Président National du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), deux responsables du parti ainsi que 52 autres membres viennent d’annoncer leur démission du parti. Tous les membres démissionnaires sont des « membres actifs de la deuxième circonscription électorale de Lomé » Les signataires reprochent au leader du CAR, sa « façon cavalière de diriger le parti » Ils fustigent également « le mensonge et la division » dont use Yawovi Agboyibo dans ses rapports avec les autres leaders de l’opposition ainsi que dans sa  gestion du parti. » 

CROCODILE N° 665

Le pouvoir togolais  a du pain sur la planche : Bruxelles prépare les dossiers de la consultation  

« La Commission de l’Union Européenne à Bruxelles est à pied d’œuvre pour apprêter les dossiers à discuter lors de la Consultation que l’UE devra engager avec le Togo au plus tard le 15 avril 2004

Le régime du régime Eyadéma a le dos au mur ; il ne peut  plus se dérober ni tromper  le peuple. Le fait qu’il accepte la consultation est à son honneur mais le gros du problème sera d’être digne et de reconnaître les torts qu’il a causé au peuple togolais et d’accepter les réparer pour le mieux. Les manigances, dilatoires et les entourloupettes ne seront plus payants  parce qu’ils n’ont plus d’effets sur la population. En tout état de cause, le pouvoir ne peut plus continuer la fuite en avant ou pratiquer la politique d’autruche »

Eyadema demande le secours de Jacques Chirac
« Eyadema sait plus que   quiconque que le Togo, à la suite des consultations, va connaître son sort qui se présente en deux éventualités. La première c’est qu’on imagine que ces consultations aboutissent à une reprise graduelle de la coopération de l’UE avec le Togo. La seconde c’est qu’on imagine que ces consultations échouent faute d’avoir convaincu l’UE de la bonne foi  des autorités togolaises du pays d’œuvrer pour la bonne gouvernance, l’organisation d’élections transparentes et démocratiques. Par rapport à la dernière éventualité il faut redouter des sanctions ciblées contre certaines autorités du pays. Ce sera la catastrophe. Eyadema, selon des observateurs  ne voudrait pas attendre le pire arriver et qu’il lui faut recourir à son ‘ ami’ Chirac » 


Environnement

Nos ministres sortent de leur tanière pour s’attaquer à l’insalubrité

L’épidémie de choléra qui sévit à Lomé semble avoir secoué la tanière des ministres. Ils sont quatre à organiser le 19 février dernier une réunion de concertation assortie d’une campagne médiatique pour attirer l’attention des uns et des autres sur l’insalubrité de Lomé.

Les ministres ont donc vu de leurs propres yeux ce que vivent au quotidien les Loméens ave les tas d’ordures. Qu’ont-ils dit ? Rien pratiquement. Le constat fait, les ministres n’ont rient proposé comme stratégie de réduction de l’insalubrité en question. On ne sait donc toujours pas ce que feront les autorités mais elles promettent d’agir. Elles ont quand même donné quelques conseils aux commerçants et gargotières à la lisière des endroits visités ».

Du Togo de crises à la crise
togolaise, il y a l’invisible mais visible France 

« On en est là, et cela a conduit à là où des Togolais sont aujourd’hui : de l’instabilité d’une politique générale d’un régime, à l’instabilité des partis politiques et à l’instabilité des partis avec eux-mêmes. Ils se désagrègent semblant tenir et tiennent sans pouvoir être encore : c’est l’image de la classe politique et le portrait des partis politiques togolais qui baignent dans une mare fréquemment troublée à volonté par l’invisible France.

            ‘’Vous avez la chance d’avoir le plus bon des chefs d’Etat’’, les Togolais ont entendu de la bouche de ceux que les acteurs de la vie politique du Togo croient et doivent aider à résoudre ce qui s’appelle la crise togolaise qui est sur le tapis. La période du Togo de crises doit servir de leçon mais celle de la crise togolaise doit guider les pas ». 

Nouvel ECHO N° 280

Consultations UE-TOGO 
:
La France entre complaisance et complicité dans le malheur des Togolais

«  Les Togolais n’attendent plus rien de la France qui les mène en bateau. Le blocage actuel est orchestré par l’Hexagone. La chiraquie pipe constamment les dés au profit de l’ordre ancien. On annonce que les consultations entre l’UE et le Togo vont s’ouvrir dans les mois à venir. Dans l’Hexagone, on laisse croire que c’est la France qui a arraché au prix de son ‘’amour’’ pour les Togolais cette décision de l’UE…….. Mais la question qui revient sur les lèvres est de savoir si la France est prête à amener les autorités togolaises à traduire réellement dans les faits les décisions qui seront arrêtées au cours de ces consultations » 

Union Africaine :
Une armée pour protéger les chefs d’Etat en mal de légitimité ?

«  A croire que la démocratie n’est pas la chose la mieux partagée en Afrique. Les Africains ont besoin du pain, de l’eau et non d’une armée pour protéger les ‘’mal élus’’ et ceux qui se collent au pouvoir »  

Cascades de démission dans les partis de l’opposition :
Une tempête secoue l’UFC et le CAR

Le journal publie un mémorandum  des militants démissionnaires de l’UFC expliquant les causes et les raisons de leur démission qui sont entre autres le disfonctionnement de l’UFC, son machiavélisme, le boycott des élections. Pour toutes ces raisons disent-ils, ils ont décidé de quitter leur parti tout en restant dans l’opposition. Cependant, ils disent garder une pause tout en observant l’évolution de la situation politique dans le pays. Ce mémorandum est précédé d’une lettre de démission adressée au président national de l’UFC et signée de M. LAWSON-AVLA Barthélemy, président fédéral de l’UFC Lacs. Celui-ci démissionne selon notre confrère avec plus de 200 militants.

Le confrère publie également dans sa livraison la déclaration des militants démissionnaires du CAR  

M. GBONE du CAR dans le feu de l’action :  
Où est passé le million de FCFA du journal « Le Regard » ? 

« Messieurs du CAR, l’opinion attend que vous réagissez et que vous lui donnez votre position sur fameuse affaire de un million de F CFA entre vous et le journal « Le Regard » qui sait comment il se débat pour suivre. L’heure de vérité a sonné ». 

Le COMBAT du Peuple  N°437

Le clou de l’actualité:
 
Les arcanes du dialogue politique au Togo

Tête-à tête Eyadéma-Agboyibo à Lomé II, titre notre confrère  dans sa manchette à propos de l’audience  que le Général-Président a accordée au  leader du CAR  le 25 février dans sa résidence privée de Lomé2,  audience à laquelle devait être convié un parterre de journalistes parmi lesquels le directeur du journal « Le Regard ».

  Pour notre confrère, « La démarche n’a rien de condamnable. A notre avis, peut-être que Me Agboyibo, manifestement cherche à prendre les devants, à couper court aux rumeurs  pour éviter qu’à l’avenir, il ne soit accusé de négocier seul et en catimini avec le pouvoir »

En revanche,  poursuit le confrère « le fait que Me  Agboyibo  soit en contact avec M. Faure Gnassingbé ne prouve pas nécessairement qu’il y a un début de discussions sur la base des propositions du CAR.. Car nous savons tous que ces genres de contacts informels exploratoires se font avec d’autres partis politiques et que le RPT a toujours compartimenté ses contacts avec les différents partis politiques.

            La grande question, c’est pourquoi à ce stade, Me Agboyibo a jugé indispensable de publier un communiqué au sujet de ses contacts avec le pouvoir jusque-là tenus secrets. Est-ce pour obtenir un effet d’annonce ou c’est pour anticiper sur d’éventuelles désinformations ou dénigrements ou encore c’est pour prendre date et s’assurer une forme de leadership » ? se demande l’auteur de l’article qui conclut que « des zones d’ombres subsistent et que dans un avenir plus ou moins proche nous serons tous fixés » 

La justice a infligé un désaveu cinglant à Assiongbon Follivi et à la Commission Anticorruption

En tout cas, c’est à la conclusion à laquelle est parvenu notre confrère après la libération des présumés escrocs haut de gamme.

Selon le journal, « Le 16 janvier 2004, le quotidien « Togo-presse » a publié dans ses colonnes, sur deux pages, un dossier de la Commission anti-corruption relatif à deux truands, hauts de gramme qui venaient d’être débusqués, arrêtés et écroués pour « une multitude de délits » notamment « faux et usages de faux », escroquerie, trafic d’influence, abus de confiance, vol de documents officiels, création frauduleuse d’adresses électroniques au nom des ministres togolais….


Ce qui aurait attiré son attention souligne le journal, c’est que, les faits reprochés aux truands en question n’avaient rien à voir avec la corruption et le sabotage économique. Le hic dans tout ça c’est que   « ces deux messieurs ont été remis en liberté tous simplement le 04 février 2004. Pour notre confrère qui ne cache pas sa colère face à cet état de chose «  Même s’ils ont bénéficié d’une liberté provisoire ou conditionnelle, il y a lieu de se poser des questions et de se demander dans quelle République  nous sommes. Comment-peut-on remettre en liberté deux truands hauts gamme après seulement six jours de détention ?

De deux choses l’une. Ou bien le dossier est vide et le juge pense que leur détention sera abusive et dans ce cas, c’est la Commission anti-corruption qui a inutilement et délibérément fait monter les enchères pour faire croire qu’elle travaille beaucoup. Dans le cas contraire, c’est la justice togolaise qui aura failli à sa mission, en remettant en liberté, après quelques jours de détention, deux truands hauts de  gamme, présentés comme tels par la télévision nationale. Et notre confrère de conclure :

S’il y a une chose claire aujourd’hui, c’est que la remise en liberté des deux malfrats hauts gamme constitue un désaveu cinglant infligé par la justice à Assiongbon Follivi et à la commission nationale anti-corruption ». 

KHADAFI LE « REVOLUTIONNAIRE ASSAGI » PEUT-IL ETRE LE PORTE FLAMBEAU DE L’AFRIQUE ?
C’est à la question que se pose « Le Combat du Peuple » après les résultats mitigés du Sommet extraordinaire de l’UA tenu du 26 au 28 février dernier à Syrthe en Libye sur l’initiative du Guide de la Grande Jamahiriya le Colonel Khadafi


 « Le révolutionnaire s’est tout  d’un coup « assagi » au point de devenir tout simplement « malléable » voire servile. Il fait des concessions, anticipe et donne tout pour éviter de connaître le sort de Saddam. Lui naguère si « orgueilleux », est devenu coopératif et ouvre les portes de ses laboratoires. Un tel homme peut-il aujourd’hui jouer le rôle de fédérateur qu’il  s’assigne, d’autant plus que ce sont les intérêts occidentaux qu’il privilégie en ce moment ?


La servilité au Guide de la Grande Jamahiriya arabe-libyenne populaire ne peut qu’indigner les Africains authentiques. Qui plus est, au cours de ce sommet, on nous parle avec force d’une armée africaine. Une armée à l’échelle du continent ? Pour quoi faire ? Contre qui ? Et pour qui ? Kadhafi et ses idéologues doivent se prendre un peu plus au sérieux. Le continent africain a d’autres priorités auxquelles il faut consacrer les énergies au lieu de s’occuper des chimères. »
écrit le journal.

Prisonniers  Po. de Kara

 

Marc PALANGA

Panamnawé BOBOLI

Amegninou Kovi

Mensan Kokou
Kové Sossouvi
Lawson Laté
Dognon Koffi
Kliko Eglo
Kamado Koudjo
Séké Koudjo
 

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