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Littérature

Le premier
roman de
Edem Kodjo présenté au
public togolais
Daniel Garidan
L'ancien
Secrétaire Général de l’Organisation
de l'unité africaine (aujourd'hui Union africaine)
et ancien Premier ministre, M. Edem Kodjo a présenté son tout premier roman,
Au commencement était le glaive,
au public togolais. C’était le jeudi 16 décembre
dernier au cours d’une cérémonie de dédicace au
Centre Culturel Français (CCF)
de Lomé, Espace des
Spectacles,
devant un public des grands jours
composé de personnalités du monde politique,
diplomatique, littéraire, de parents, d’amis et des
amoureux des lettres.
C’est le directeur du Centre
Culturel Français qui a ouvert la cérémonie de cette
dédicace. Souhaitant la bienvenue au public, M.
Philippe Bebrion s’est réjoui du choix de son
institution pour
abriter cette cérémonie de dédicace
qui coïncide avec un autre événement culturel,
l'événement Lire en
Fête,
qui s’y est déroulé
il y a quelques semaines.
Après le mot de bienvenu du
directeur du Centre Culturel Français, l’écrivain
Edem Kodjo devait se soumettre, d’abord aux
questions de l’animateur de la soirée Guy Missodey,
et ensuite à celles du public. Suivra enfin une
longue séance de dédicaces.
Commencée à 19 heures, la soirée de
dédicace du 1er roman de Edem Kodjo s'est
terminé
en beauté vers 20h30 par un rafraîchissement.
Il convient de signaler qu’avant la
dédicace dans son pays le Togo,
Edem Kodjo
a eu de superbes dédicaces à Cotonou et à Dakar et
une bonne publicité à Abidjan. Il est également
prévu des dédicaces à Tunis, Addis-Abeba, Yaoundé et
Libreville.
Paru aux éditions de la Table Ronde
à Paris le 25 mars 2004, Au commencement était
le glaive est un ouvrage de fiction qui
fait promener son lecteur dans un pays imaginaire
situé dans la région des Grands Lacs. Le contenu de
ce roman est une série de paraboles des réalités
vivantes du continent noir, l’Afrique. Un continent
fait de violences de toute sorte, de guerres
ethniques, tribales et d'affrontements
fratricides qui l’empêchent de
décoller économiquement
et de réaliser son véritable
épanouissement. Cette situation difficile que vit le
continent africain se traduit à travers l’ouvrage
par les scènes extrêmement dures qu’il relate avec
des mots rares qui pourraient parfois décourager
certains lecteurs. Mais, l’auteur conseille de ne
pas s’arrêter aux mots et de continuer la lecture et,
dit-il, la compréhension
viendra:
J’ai
voulu faire un ouvrage à la fois dur, parce que
plusieurs scènes qu’il relate sont extrêmement dures
mais cette dureté rappelle la dureté des situations
que notre continent vit,
explique-t-il.
Cependant, dans le même ouvrage,
l’auteur amène le lecteur à découvrir les vertus
multiples de la fraternité de l’Afrique, berceau de
l’humanité. Il démontre à travers son œuvre que
l’Afrique n’est pas un continent de calamités mais
un continent de la vie et d’espoir où l’on trouve
des personnages respectables et honorables qui se
battent pour donner une autre image à l’Afrique
autre que celle des guerres et des violences. Une
autre image de l’Afrique relevée par l’auteur à
travers une description envoûtante de la femme
noire : « Ah la femme noire ! Elle
a pour
elle ce port de tête qui étonne, ce balancement des
hanches que souligne le creux des reins et qui
projette au-dehors les superbes fesses arrondies.
Elle a pour elle la nuit de sa face, la nuit de son
corps, la longue nuit d’un désir sans fin ».
Au commencement était le glaive
est un roman de fiction qui dépeint les réalités du
continent africain. L’auteur,
"un
humaniste convaincu",
dénonce à travers son œuvre toutes les difficultés
que connaît l’Afrique en ce moment par le fait des
malveillants. Il souhaite que très rapidement ces
hommes malveillants cèdent la place à des hommes de
bonne conduite et de bonnes mœurs pour une gestion
transparente des affaires de la cité.
Le livre est disponible dans
les librairies. Lors de la dédicace ce livre a été
vendu au prix de 4000 FCFA. C’est à ce même prix que
ce roman sera vendu dans les librairies et autres
magasins de la place.
Il faut rappeler que l’homme n’est
pas à son premier chef d’œuvre. Il a à son actif
deux essais : Et demain l’Afrique paru en
1985 et L’Occident, du déclin au défi, paru
en 1989. De l'essayiste
qu’il était, il a décidé de faire de la fiction
parce que, dit-il, la fiction lui confère davantage
de liberté que l’essai.
Plus à l’aise dans la fiction, M.
Edem Kodjo ne compte pas s’arrêter à ce premier
roman dont le succès a été on ne peut plus éclatant.
Il a alors laissé entendre lors de la dédicace de
son premier ouvrage qu’il est
en train
de préparer le 2e roman mais s’est refusé
à
avancer une date quelconque de sa parution. |